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	<title>Archives des Maghreb - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Maghreb - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Abdelwahab Doukkali &#124; Le Maghreb perd une voix, une élégance&#8230;</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 09 May 2026 08:05:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelwahab Doukkali]]></category>
		<category><![CDATA[chanson arabe]]></category>
		<category><![CDATA[Maghreb]]></category>
		<category><![CDATA[Maroc]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Avec la disparition de Abdelwahab Doukkali s’éteint l’un des derniers grands représentants de la chanson maghrébine. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/09/abdelwahab-doukkali-le-maghreb-perd-une-voix-une-elegance/">Abdelwahab Doukkali | Le Maghreb perd une voix, une élégance&#8230;</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La disparition de Abdelwahab Doukkali, annoncée vendredi 8 mai 2026 à Casablanca à l’âge de 85 ans, dépasse le simple fait culturel. Avec lui s’éteint l’un des derniers grands représentants d’une génération d’artistes qui avaient donné à la chanson maghrébine sa profondeur, sa retenue et sa dignité esthétique.</em></strong></p>



<span id="more-18749821"></span>



<p>Dans le monde arabe, certaines voix finissent par devenir des repères intimes. Elles traversent les décennies sans perdre leur force parce qu’elles accompagnent les existences autant qu’elles habitent la mémoire collective. Celle de Doukkali appartenait à cette catégorie rare.</p>



<p>Depuis la fin des années 1950, le musicien marocain avait construit une œuvre singulière, loin des logiques de mode et des emballements médiatiques. Chanteur, compositeur, interprète et joueur de oud, il imposait une présence artistique fondée sur la sobriété et l’émotion juste. Chez lui, rien ne semblait fabriqué. La musique avançait avec lenteur, presque avec gravité.</p>



<p>Des titres comme <em>‘‘Mersoul El Hob’’, ‘‘Ma Ana Illa Bachar’’, ‘‘Kan Ya Ma Kan’’</em> ou <em>‘‘Aghar Alayk’’</em> ont traversé les générations et les frontières. Ils racontaient les fragilités humaines sans excès, avec cette mélancolie discrète qui caractérise les grandes œuvres populaires. Sa chanson <em>‘‘Souk Al Bachariya’’</em>, récompensée au Festival du Caire en 1997, reste l’un des symboles de cette capacité à mêler poésie, critique sociale et exigence musicale.</p>



<p>Mais l’importance de Doukkali ne résidait pas uniquement dans son répertoire. Elle tenait aussi à ce qu’il représentait culturellement : une fidélité à l’idée d’un art noble, travaillé, respectueux de son public et de sa langue musicale. À une époque dominée par l’immédiateté et la consommation rapide, il incarnait encore la patience des œuvres construites pour durer.</p>



<p>Le Maroc perd aujourd’hui un monument culturel. Le Maghreb, lui, voit disparaître une partie de sa mémoire sentimentale. Car les chansons de Doukkali ont vécu dans les maisons populaires, les radios anciennes, les cafés, les fêtes familiales et les longues nostalgies nocturnes de plusieurs générations.</p>



<p>Sa mort résonne enfin comme le signe d’une transition culturelle plus profonde : celle de l’effacement progressif des grandes figures qui avaient façonné l’âge classique de la chanson arabe moderne.</p>



<p>Il restera pourtant cette voix reconnaissable entre toutes. Une voix qui n’avait pas besoin de crier pour bouleverser.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Djamal Guettala</strong>&nbsp;</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/09/abdelwahab-doukkali-le-maghreb-perd-une-voix-une-elegance/">Abdelwahab Doukkali | Le Maghreb perd une voix, une élégance&#8230;</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Déclaration &#124; Un Maghreb des libertés est encore possible</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/04/declaration-un-maghreb-des-libertes-est-encore-possible/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 04 May 2026 05:49:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[libertés]]></category>
		<category><![CDATA[Maghreb]]></category>
		<category><![CDATA[Maroc]]></category>
		<category><![CDATA[Mauritanie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Déclaration finale de la Journée «5 heures pour les libertés et les droits humains au Maghreb» tenue le 2 mai 2026 à Paris. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/04/declaration-un-maghreb-des-libertes-est-encore-possible/">Déclaration | Un Maghreb des libertés est encore possible</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Nous publions ci-dessous la «Déclaration finale» de la Journée «&nbsp;5 heures pour les libertés et les droits humains au Maghreb» tenue le 2 mai 2026 à la&nbsp;Bourse de Travail à&nbsp;Paris. Cette IIIe édition a été organisée par des organisations maghrébines en hommage au militant et historien algérien Mohammed Harbi.</em></strong></p>



<span id="more-18727957"></span>



<p>Nos organisations à l’origine de cette journée s’étaient déjà données rendez-vous dans cette même salle pour débattre et échanger sur un sujet d’une importance capitale. Nous avions réuni les représentant.es d’organisations de défense des droits humains de tous les pays du Maghreb pour faire l’état des lieux des libertés qui sont piétinées et allègrement bafouées par les régimes en place. L’Ensemble avait salué l’initiative et la dynamique qui nous ouvraient le chemin vers d’autres perspectives. Nous avions mesuré l’immensité des attentes et de la tâche qui nous incombe pour poursuivre cette belle dynamique amorcée. </p>



<p>Voici les mots sur lesquels nous nous sommes quittés la dernière fois : <em>«Nous devons montrer aux régimes autoritaires de la région que nous serons toujours sur leur chemin pour faire barrage à leur politique répressive empreinte de haine, de chauvinisme, d’exclusion et d’intolérance. Nous ne les laisserons pas sévir impunément. Nous bâtirons des solidarités entre les peuples du monde et leurs forces vives, éprises de justice, pour les dénoncer et lever le voile sur leurs mensonges qu’ils distillent à la face du monde par rapport à leur soi-disant respect des engagements en matière des droits humains. Nous resterons unis pour leur tenir tête et leur dire que nous n’abandonnons pas nos peuples dans leur combat pour la liberté, la dignité, la justice et l’Etat de droit. UN AUTRE MAGHREB EST POSSIBLE, UN MAGHREB DES LIBERTÉS.»</em> </p>



<p>Nous nous retrouvons cette année, dans un contexte international très inquiétant, dominé par la poursuite du génocide que commet l’État criminel d’Israël contre le peuple palestinien et les agressions menées conjointement par les États-Unis d’Amérique et Israël contre l’Iran, en piétinant le droit international et faisant courir à toute la région le risque d’une guerre généralisée. Notre condamnation est totale. Notre soutien indéfectible à la cause palestinienne ainsi qu’aux peuples iranien, libanais et à tous les peuples dans leur lutte pour le droit de disposer d’eux-mêmes, a été et sera toujours au cœur de nos combats.&nbsp;</p>



<p>Nous restons par ailleurs toujours animés de la même volonté de donner un nouvel élan à notre dynamique pour porter et défendre l’idée d’un GRAND MAGHREB, un Maghreb sans frontières, sans haine, sans chauvinisme, sans racisme ni esclavage. Un Maghreb où la liberté, la justice, l’égalité, la dignité, la pluralité, la démocratie et l’État de droit sont respectés. Bref, un Maghreb comme le voulait l’historien anti-colonial algérien, le regretté Mohamed Harbi, à qui nous dédions cette rencontre d’aujourd’hui. </p>



<p>Nous voulons faire de cette journée un acte politique, un espace de convergence, de résistance et de construction d’un rapport de force à l’échelle maghrébine en hommage à Mohamed Harbi dont le parcours nous rappelle que les luttes pour la liberté sont indissociables et que l’histoire du Maghreb n’est qu’une histoire de combats partagés.</p>



<p>Si lors de la dernière édition, nous avions mis l’accent sur l’état des lieux des libertés et la situation des droits humains au Maghreb tout en se focalisant particulièrement sur la liberté de la presse et l’instrumentalisation de la justice, cette année nous avons jugé utile de débattre d’autres sujets se rapportant à la construction de ce Maghreb tant désiré. C’est pour cette raison qu’on a scindé la journée en deux parties. Le matin, la parole était donnée aux défenseur.es maghrébin.es pour relater la situation des droits humains dans la région. Leur constat est alarmant :</p>



<p>De la Mauritanie à la Libye, en passant par le Maroc, l’Algérie et la Tunisie, c’est un même système de répression qui frappe.</p>



<p>En Algérie, on emprisonne les voix du Hirak et on interdit les associations de défense des droits humains ainsi que les médias indépendants. </p>



<p>Au Maroc,&nbsp;on condamne lourdement les figures des mouvements populaires comme ceux du Hirak du Rif et on emprisonne les jeunes de la génération Z pour briser toute contestation et toute voix critique.&nbsp;</p>



<p>En Tunisie, on criminalise l’opposition, l’action citoyenne et la solidarité, on muselle la presse, on instrumentalise la justice pour faire taire toute dissidence et on exacerbe le racisme contre les migrants subsahariens.</p>



<p>En Mauritanie, on piétine les libertés fondamentales et on réduit en esclaves les citoyen.nes d’origine haratine.</p>



<p>En Libye, on pratique la traite d’êtres humains et on exécute sommairement des citoyen.nes dans un contexte de guerre civile qui fait des ravages.</p>



<p>Ce ne sont malheureusement que quelques traits de la triste réalité car les autorités maghrébines s’attaquent plus généralement aux libertés collectives et individuelles en se basant sur des lois liberticides. Les violations des droits humains les plus élémentaires sont monnaie courante. Les prisons sont de plus en plus peuplées de militant·e.s politiques, associatif·ve.s, intellectuels, journalistes et syndicalistes. Ainsi, on voit que les régimes despotiques qui sévissent au Maghreb ne convergent que pour réprimer leurs peuples.<br>L’après-midi, lui, a été consacré à la question cruciale de l’intégration souhaitée du Maghreb.</p>



<p>Nos invités, qui sont des chercheur.es, des économistes et des universitaires, toutes et tous spécialistes du Maghreb, se sont penchés sur des sujets d’ordres géopolitiques et géostratégiques qui se rapportent à l’intégration régionale. À travers leurs riches interventions, elles /ils ont questionné cette intégration sous différents angles; historiques, politiques, géostratégiques et socio-économiques.<br>Les visées de l’État génocidaire d’Israël sur la région en signant les accords d’Abraham avec l’État marocain, la récente mainmise des États-Unis d’Amérique sur les négociations entre le Maroc et le Front Polisario concernant le Sahara Occidental, ainsi que le début dernièrement des manœuvres militaires African Lion 26, pilotés par les USA et le Maroc, et qui regroupent la Tunisie et d’autres pays du Sahel, n’augurent rien de bon pour la région.</p>



<p>L’idée d’un Maghreb uni trouve ses sources dans les années 1920 lorsque les mouvements de libération nationale se sont réunis au Caire, dans le cadre de leur lutte contre la colonisation, pour constituer une commission de libération du Maghreb. Trente ans après, la conférence de Tanger de 1958 a initié la création d’une union maghrébine.</p>



<p>La forme et le contenu géopolitique de cette union ont été modelés au gré des régimes qui ont pris le pouvoir après les indépendances. Celle qui a été livrée et imposée aux Maghrébins s’appelle l’Union du Maghreb Arabe qui a vu le jour en 1989 à Marrakech. Une coquille vide, sans aucun impact politique majeur et dont l’appellation même, étant non inclusive, pose problème. Elle est à l’image des pouvoirs qui sévissent depuis au Maghreb. Son temps est révolu. Les peuples maghrébins méritent mieux et aspirent à une vraie cohésion.</p>



<p>À travers les analyses et les interrogations de nos&nbsp;<a href="http://intervenant.es/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">intervenant.es</a>&nbsp;sur les raisons objectives et les obstacles qui se dressent devant l’intégration et la construction d’un Grand Maghreb, malgré tous les atouts économiques et géopolitiques dont dispose la région, nous pouvons déceler en filigrane une esquisse de réponse qui désigne comme responsable le déficit criant de l’État de droit dans tous les pays du Maghreb.</p>



<p>Les débats et les échanges d’aujourd’hui ont permis quelques réflexions et pistes à explorer pour le dépassement. Les sociétés civiles maghrébines ont un rôle primordial pour atteindre cet objectif. C’est à nous, forces vives de ces sociétés, qu’incombe cette tâche et d’en être le fer de lance. Nous savons que le pouvoir appelle l’abus de pouvoir comme disait Montesquieu. Nous devons donc rester ce que nous sommes aujourd’hui, c’est-à-dire des défenseur.es des droits humains éternellement insatisfaits. Nous devons rester vigilants et alertes pour jouer notre rôle de garde-fou, sensibilisés et mobilisés pour des changements démocratiques en vue de l’avènement de l’État de droit dans tous les pays du Maghreb, un préalable pour une intégration future dans un Grand Maghreb des peuples pour la liberté, la dignité, la justice, l’égalité, la pluralité, la démocratie – un grand Maghreb où toutes les frontières seront démantelées pour céder la place à la libre circulation des humains et des biens.</p>



<p>Nous sommes conscients que le chemin à parcourir est très long, mais nous avons l’intime conviction que le salut des peuples de la région se trouve au bout de cette voie que nous empruntons.</p>



<p>Il est temps de construire ensemble une solidarité active et transnationale pour refuser la résignation et les frontières qui nous sont imposées.</p>



<p>Nous appelons toutes les forces vives éprises de justice et de liberté à se mobiliser massivement avec nous pour :<br>&#8211; Briser le silence imposé par la répression<br>&#8211; Dénoncer publiquement et sans compromis les violations des droits<br>&#8211; Exiger la libération de tou.tes les détenu.es politiques et d’opinion<br>&#8211; Défendre ensemble la liberté d’expression et une justice indépendante</p>



<p><strong>Associations et organisations signataires :</strong></p>



<p>Association de défense des droits de l&rsquo;Homme au Maroc (ASDHOM)</p>



<p>Association Démocratique des Tunisiens en France (ADTF)</p>



<p>Association des Haratines de Mauritanie en Europe (A.H.M.E)</p>



<p>Association des Marocains en France (AMF)</p>



<p>Association marocaine des droits humains-Paris (AMDH-Paris)</p>



<p>Association de parents et amis de disparus au Maroc (APADM)</p>



<p>Association&nbsp;des&nbsp;travailleurs&nbsp;maghrébins&nbsp;de&nbsp;France&nbsp;(ATMF)</p>



<p>Association&nbsp;Le&nbsp;Pont&nbsp;de&nbsp;Genève&nbsp;[SUISSE]</p>



<p>Collectif des familles de disparus en Algérie (CFDA)</p>



<p>Collectif de sauvegarde de la Ligue Algérienne des Droits Humains (CS-LADDH) </p>



<p>Comité pour le respect des libertés et des droits de l’Homme en Tunisie (CRLDHT)</p>



<p>Coordination maghrébine des organisations des droits humains (CMODH)</p>



<p>Euro-Mediterraan Centrum Migratie &amp; Ontwikkeling (EMCEMO) [PAYS-BAS]</p>



<p>Femmes Plurielles</p>



<p>Fédération des Tunisiens citoyens des deux rives (FTCR)</p>



<p>Fondation Frantz Fanon (FFF)</p>



<p>Forum des organisations nationales des droits humains en Mauritanie (FONADH)</p>



<p>Forum marocain Vérité et Justice-France (FMVJ-France)</p>



<p>Institut&nbsp;Mehdi Ben&nbsp;Barka&nbsp;&#8211;&nbsp;Mémoire&nbsp;vivante</p>



<p>Libertés Algérie</p>



<p>Na’oura-Bruxelles</p>



<p>Observatory on Gender In Crisis (Libye)</p>



<p>Pour une alternative démocratique en Algérie (PADA)</p>



<p>Riposte internationale [ALGÉRIE]</p>



<p>SOS Migrants &#8211; Belgique</p>



<p>Union des travailleurs immigrés tunisiens (UTIT)</p>
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			</item>
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		<title>Au Maghreb, le sport devient un moteur de revenus numériques</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/28/au-maghreb-le-sport-devient-un-moteur-de-revenus-numeriques/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Apr 2026 10:41:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[MEDIA]]></category>
		<category><![CDATA[SPORT]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[économie numérique]]></category>
		<category><![CDATA[Football]]></category>
		<category><![CDATA[Maghreb]]></category>
		<category><![CDATA[mobile]]></category>
		<category><![CDATA[paiements digitaux]]></category>
		<category><![CDATA[paris sportifs]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Économie numérique au Maghreb: l’affiliation sportive progresse vite</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/28/au-maghreb-le-sport-devient-un-moteur-de-revenus-numeriques/">Au Maghreb, le sport devient un moteur de revenus numériques</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le basculement ne vient plus seulement des rédactions. Il vient du téléphone, du score live, du push, du réflexe d’ouvrir trois onglets avant même le coup d’envoi. Dans ce cycle court, où l’audience passe d’une preview à une composition probable puis à une grille de cotes en quelques secondes, l’affiliation sportive s’installe comme une extension logique de l’économie numérique régionale. </em></strong></p>



<span id="more-18702276"></span>



<p>L’enjeu n’est pas d’ajouter un lien de plus; l’enjeu est de transformer une attention déjà chaude en revenu mesurable, sans casser la confiance éditoriale. Le contexte joue en faveur de ce modèle: l’usage d’Internet continue de progresser, tandis que l’économie mobile pèse de plus en plus lourd dans la croissance africaine.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une lecture simple du marché</h2>



<p>L’analyse du sujet repose sur quatre filtres concrets : mobile first, régularité du calendrier sportif, qualité de la conversion et signaux de confiance. C’est ce qui sépare un simple trafic de passion d’un actif monétisable. Un site peut avoir de l’audience et perdre de l’argent. Un autre, plus modeste, peut mieux convertir parce qu’il comprend le moment exact où le lecteur passe de l’information à l’intention.</p>



<p>Au Maghreb, cette logique est encore plus visible parce que l’usage du sport est fragmenté. On lit une alerte sur WhatsApp, on regarde un résumé sur TikTok, on revient sur un média pour vérifier une absence de dernière minute, puis on consulte les lignes juste avant le match. L’affiliation performe quand elle suit ce rythme au lieu d’essayer de le forcer.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le mobile a changé la grammaire du trafic</h2>



<p>Le téléphone n’est plus un support secondaire. C’est la porte d’entrée principale pour le contenu sportif, la comparaison des marchés et la prise de décision rapide. Pour un éditeur, cela change tout : vitesse de chargement, lisibilité des cotes, hiérarchie des ligues, tunnel d’inscription, clarté des règles de paiement et de vérification deviennent des variables commerciales, pas seulement techniques.</p>



<p>Le signal macro va dans le même sens. La GSMA estime que le secteur mobile a contribué à hauteur de 220 milliards de dollars, soit 7,7% du PIB africain en 2024, tandis que le Maroc a officiellement accéléré sa stratégie numérique 2024-2026 autour de la fibre, du cloud, des centres de données et de l’IA. Même la Banque mondiale résume le défi tunisien par une formule nette: mieux connecter pour mieux croître. L’affiliation sportive prospère précisément dans cet espace où connectivité, paiement et usage mobile cessent d’être des sujets séparés.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pourquoi le football garde l’avantage</h2>



<p>Le football reste la matière première la plus rentable parce qu’il combine fréquence, tension et habitude. Ligue des champions, Serie A, Premier League, Ligue 1, compétitions CAF, sélections nationales : le calendrier ne s’arrête presque jamais. Pour les médias et les éditeurs SEO, cela crée une mécanique de retour permanent. Chaque match apporte une nouvelle fenêtre de monétisation.</p>



<p>Cette dynamique favorise les formats utiles. Les articles qui convertissent ne sont pas les plus emphatiques. Ce sont ceux qui répondent vite: absents, forme récente, historique face-à-face, lecture tactique, évolution des prix, scénarios live. Le lecteur qui consulte ces éléments n’est plus dans la découverte. Il est déjà dans l’intention.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ce qui transforme l’audience en revenu</h2>



<p>L’affiliation sportive fonctionne quand l’éditeur traite son contenu comme un produit de décision. En pratique, quatre éléments font la différence:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Pages de service: previews, calendriers, résultats live, blessés, compositions probables.</li>



<li>Segmentation claire: football, tennis, basketball, esport; prématch et live séparés.</li>



<li>Discipline UX: peu de friction mobile, marchés bien rangés, informations lisibles.</li>



<li>Pilotage analytique: source de trafic, appareil, heure, article d’entrée, FTD, rétention.</li>
</ul>



<p>Le vieux modèle du volume brut s’essouffle. Envoyer beaucoup de clics vers une offre moyenne ne suffit plus. Les meilleurs résultats viennent d’un contenu qui arrive au bon moment et d’une promesse simple: moins de bruit, plus d’information exploitable.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Quand la newsroom croise le pari sportif</h2>



<p>Un média qui publie déjà des previews, des analyses tactiques et des suivis de matchs possède l’actif le plus rare du secteur: une audience qui revient avant le coup d’envoi. Cette audience ne cherche pas un slogan; elle cherche des marchés lisibles, des cotes compétitives, un accès rapide au live et un cadre assez clair pour gérer son bankroll sans perdre du temps. À cet endroit précis, <a href="https://melbetpartners.com/fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">MelBet affiliation</a> s’intègre comme une extension crédible d’un contenu sport, pas comme une bannière qui tombe du ciel. La logique reste éditoriale: relier l’analyse, la donnée de match et le moment de décision sans casser le parcours mobile. Quand ce lien est bien placé, ce sont surtout les formats de service qui poussent la conversion: compos probables, variations de ligne, discipline de mise et lecture des marchés live.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La confiance se vérifie avant de s’acheter</h2>



<p>Dans l’affiliation, le vrai filtre n’est pas la promesse de commission. C’est l’origine du domaine, la cohérence des points de contact et la capacité à vérifier qu’on parle bien d’un écosystème officiel. Le guidebook officiel MelBet indique que MelBetPartners.com et MelBetAffiliates.com sont les sites officiels du programme partenaire. MelBetPartners.com publie un blog actif; MelBetAffiliates.com affiche une rubrique d’actualités; et les pages de contact de l’écosystème MelBet renvoient vers des adresses partenaires rattachées à ces domaines. La documentation fournie pour ce brief rattache aussi ces accès au footer de melbet.com, ce qui compte pour un éditeur qui fait sa due diligence avant d’ouvrir un canal d’acquisition.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les erreurs qui coûtent cher aux éditeurs</h2>



<p>La première erreur consiste à croire que tout le Maghreb répond au même message. Ce n’est pas vrai. Langue, habitudes de paiement, poids du mobile, timing de consommation, rapport au live: chaque variable déplace la conversion. Un contenu efficace en français peut sous-performer s’il oublie le comportement bilingue d’une partie de l’audience ou s’il néglige la logique mobile.</p>



<p>La deuxième erreur est plus classique: pousser une offre avant d’avoir produit un contexte. Quand un lien arrive avant l’analyse, il ressemble à une interruption. Quand il apparaît après une info utile, il ressemble à une suite logique. Toute la différence est là.</p>



<p>La troisième erreur touche à la mesure. Trop d’éditeurs regardent le clic et s’arrêtent là. Or la vraie lecture commence après: inscription, premier dépôt, activité, retour, valeur par article. Sans cette couche, l’affiliation reste une intuition. Avec elle, elle devient une branche réelle de l’économie média.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ce que le Maghreb peut monétiser maintenant</h2>



<p>Les opportunités les plus nettes se trouvent dans les formats déjà présents dans l’écosystème éditorial régional: previews de match, pages clubs, hubs compétitions, newsletters sport, vidéo courte, live blogs, comparatifs de marchés et contenus data avant les grands rendez-vous. Ce sont des produits éditoriaux familiers. Ils n’ont pas besoin d’être réinventés; ils ont besoin d’être mieux reliés au moment de conversion.</p>



<p>Le gagnant de ce cycle ne sera pas le plus bruyant. Ce sera l’éditeur capable de relier son trafic football à une architecture claire: contenu utile, mobile propre, signaux de confiance vérifiables, segmentation par compétition et lecture froide des cohortes. Dans l’économie numérique maghrébine, la monétisation sportive ne se joue plus dans le volume. Elle se joue dans la précision.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/28/au-maghreb-le-sport-devient-un-moteur-de-revenus-numeriques/">Au Maghreb, le sport devient un moteur de revenus numériques</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie &#124; 70 ans d’indépendance et de… recherche de la stabilité  </title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 Mar 2026 06:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[contrebande]]></category>
		<category><![CDATA[Elyes Kasri]]></category>
		<category><![CDATA[immigrés subsahariens]]></category>
		<category><![CDATA[indépendance]]></category>
		<category><![CDATA[Maghreb]]></category>
		<category><![CDATA[terrorisme]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie doit agir pour l'instauration d'un Maghreb des démocraties et des peuples et non pas d'un Maghreb de régimes contestés.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Alors qu’elle s’apprête à célébrer, malheureusement avec de moins en moins de panache, le soixante-dixième anniversaire de son indépendance, la Tunisie se trouve confrontée depuis plusieurs décennies, en plus de ses contradictions internes, aux effets pervers des choix politiques et économiques de ses voisins terrestres qui ont montré leurs nombreuses limites malgré ou peut-être à cause de la manne des pétrodollars.</em></strong></p>



<p><strong>Elyes Kasri </strong>*</p>



<span id="more-18494547"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/06/Elyes-Kasri.jpg" alt="" class="wp-image-352204"/></figure>
</div>


<p>De la vague corrosive de la contrebande au phénomène du terrorisme sous toutes ses formes, y compris l’épisode inoubliable de Gafsa, en 1980, fomenté par ces chers voisins, à la métastase de l’argent sale, s’est ajoutée au cours des dernières années les vagues successives d’immigrés subsahariens qui, pour atteindre les frontières tunisiennes, parcourent, miraculeusement sans être refoulés, plusieurs centaines de kilomètres dans les territoires des deux pays voisins et frères.</p>



<p>La réflexion sur les scénarios de sortie de crise d’une Tunisie fortement éprouvée semble se limiter jusqu’à présent aux causes endogènes sans poser la question des facteurs de déstabilisation importés des pays voisins par simple impuissance ou à dessein pour l’utiliser comme une soupape de sécurité à une gestion sociopolitique et économique calamiteuse dont la manne des pétrodollars n’arrive pas à masquer les effets pervers.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une Tunisie trop ambitieuse qui dérange</h2>



<p>Certains vont jusqu’à suspecter une volonté délibérée d’affaiblir et peut-être même d’asservir une Tunisie trop ambitieuse qui dérange et donne <em>«le mauvais exemple»</em> socio-démocratique.</p>



<p>Au-delà des réformes douloureuses qui s’imposent avec une acuité croissante, le salut de la Tunisie est en fait lié à la stabilité de ses voisins terrestres non pas par le feu et le sang, le règne des milices armées d’un côté et l’instrumentalisation répressive du terrorisme de l’autre, mais par un véritable processus de réformes démocratiques et économiques à travers toute la région.</p>



<p>En fait, le Maghreb est confronté à deux visions diamétralement opposées, celle d’un Maghreb des régimes avec leurs dérives despotiques et kleptocratiques opposée à celle d’un Maghreb espace de réformes, de prospérité des peuples, de liberté et de démocratie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le luxe de la temporisation et de l’expectative</h2>



<p>Cette question fondamentale pour la sécurité, la stabilité et la prospérité de la Tunisie pose le dilemme de la passivité avec son corollaire d’attente à la Godot d’un déclenchement aléatoire de ce processus démocratique et réformiste chez ses voisins ou le considérer comme faisant partie intégrante de la sécurité nationale en y jouant un rôle plus actif afin de favoriser l’émergence d’un véritable Maghreb des démocraties et des peuples et non pas un Maghreb de régimes contestés et à certains égards désavoués par leurs propres peuples.</p>



<p>Ce choix difficile et lourd de responsabilités et de risques pèsera sur le sort et les chances de relance et même de survie de la Tunisie au cours des prochaines décennies si la conjoncture internationale et les bouleversements géostratégiques qui semblent s’accélérer lui donnent le luxe de la temporisation et de l’expectative.</p>



<p><em>* Ancien ambassadeur.</em></p>
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		<title>Restaurer les cycles de l’eau pour régénérer le Sahara</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/10/restaurer-les-cycles-de-leau-pour-regenerer-le-sahara/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Mar 2026 06:19:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[crise hydrique]]></category>
		<category><![CDATA[cycles de l’eau]]></category>
		<category><![CDATA[El Habib Ben Amara]]></category>
		<category><![CDATA[foggaras]]></category>
		<category><![CDATA[Maghreb]]></category>
		<category><![CDATA[ruissellement]]></category>
		<category><![CDATA[Sahara]]></category>
		<category><![CDATA[systèmes oasiens]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Face à la crise hydrique au Maghreb, il convient de restaurer les petits cycles de l’eau et d’adopter des pratiques de captation des pluies. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/10/restaurer-les-cycles-de-leau-pour-regenerer-le-sahara/">Restaurer les cycles de l’eau pour régénérer le Sahara</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Dans un Maghreb déjà aride et de plus en plus assoiffé, l’eau n’est plus simplement une ressource : elle devient un révélateur des fragilités communes, un marqueur de tensions, et peut — si un choix collectif s’opère — devenir le point de départ d’une nouvelle ère de coopération écologique. L’auteur explore les enjeux de la crise hydrique au Maghreb, en mettant en lumière la nécessité de restaurer les petits cycles de l’eau, de valoriser les eaux usées, de réaménager le territoire et d’adopter des pratiques de captation des pluies dans un cadre intégré. Il combine analyse écologique, technique et socioculturelle, et propose des solutions concrètes pour renforcer la souveraineté hydrique et la résilience des territoires sahariens.</em></strong> <em>(Photo : corvée de l&rsquo;eau dans la campagne tunisienne). </em></p>



<p><strong>El Habib Ben Amara</strong> *</p>



<span id="more-18458201"></span>



<p>Dans le Sud-Ouest algérien, là où les reliefs de l’Atlas saharien rencontrent les vastes étendues désertiques, l’eau a longtemps été l’élément structurant des territoires, des systèmes oasiens et de l’occupation humaine.</p>



<p>Aujourd’hui, ces équilibres sont profondément perturbés par les changements climatiques : raréfaction des précipitations, irrégularité des saisons, épisodes de sécheresse prolongée suivis de crues soudaines.</p>



<p>Ces phénomènes affectent l’ensemble du Maghreb, et une observation soutenue du sud-ouest algérien a permis de noter que les oueds alimentant Béchar, Kenadsa ou Abadla connaissent des écoulements de plus en plus irréguliers, révélant un cycle hydrologique sous pression.</p>



<p>La modification des écoulements naturels en amont, notamment sur le versant marocain du Haut Atlas, a fragilisé un équilibre déjà précaire. Le barrage de Jorf Torba en fournit un exemple frappant : resté presque vide pendant deux années consécutives, il s’est rempli de manière spectaculaire lors des crues exceptionnelles de 2024. Les pluies de cette année encore nous confirment que ce n’est pas seulement la pluie qui manque, mais la capacité du territoire à retenir et valoriser l’eau disponible.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Restaurer les petits cycles de l’eau : la clé de la résilience</h2>



<p>Autrefois, les terres vivaient grâce à un cycle local finement régulé : infiltration lente, recharge progressive des nappes, humidité du sol maintenant la végétation et les microclimats.</p>



<p>Aujourd’hui, ce cycle est rompu&nbsp;: les sols, appauvris et fragilisés, retiennent peu l’eau. L’urbanisation effrénée et l’imperméabilisation généralisée des territoires aggravent le problème, si bien que les pluies ruissellent sans s’infiltrer. La végétation recule, et les conditions arides se renforcent progressivement. Restaurer ces petits cycles de l’eau, devient une priorité absolue pour stabiliser les écosystèmes, renforcer la sécurité hydrique et lutter contre la désertification.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Trois leviers pour une stratégie nationale de souveraineté hydrique</h2>



<p><strong>Valoriser les eaux usées par la phytoépuration&nbsp;: </strong>dans les régions arides, les eaux usées domestiques représentent une ressource hydrique à part entière.</p>



<p>La phytoépuration, technologie naturelle utilisant des plantes filtrantes, permet de réduire la pression sur les nappes, d’irriguer une agriculture de proximité, de reverdir des espaces dégradés et de créer de véritables îlots de fraîcheur. Simple, peu coûteuse et robuste, cette solution est parfaitement adaptée aux zones sahariennes et rurales.</p>



<p><strong>Réaménager le territoire pour qu’aucune goutte ne se perde : </strong>la résilience hydrique ne repose pas uniquement sur les grands barrages : elle s’appuie également sur une série de micro-aménagements tels que les puits d’infiltration, les diguettes en pierre, les micro-barrages, les bassins de rétention naturels, les zones d’infiltration et les mares temporaires, ainsi que sur les techniques de recharge artificielle des nappes.</p>



<p>Ces dispositifs restaurent les sols, reconstituent l’humidité locale et ramènent la vie dans les paysages. L’absence d’entretien du barrage de Jorf Torba montre à quel point la gestion fine des infrastructures est essentielle.</p>



<p><strong>Envisager l’ensemencement des nuages comme levier complémentaire&nbsp;: </strong>l’ensemencement des nuages, déjà utilisé dans des pays arides (Arabie Saoudite, Émirats, Chine), peut optimiser les précipitations.</p>



<p>Le Maghreb bénéficie d’un vaste territoire alliant montagnes et zones sahariennes, de couloirs atmosphériques favorables, ainsi que d’une infrastructure de barrages capable de stocker d’importants volumes d’eau.</p>



<p>Intégré dans un plan national coordonné, ce dispositif pourrait renforcer la sécurité hydrique, à condition de l’accompagner d’une gestion intelligente des bassins et de leur entretien.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La récupération des eaux pluviales : un changement culturel</h2>



<p>La crise hydrique est également culturelle. La résilience dépend de notre capacité à considérer chaque toit, chaque rue, chaque édifice comme une surface de captation de l’eau.</p>



<p>Un symbole fort : le jour où les eaux de pluie tombant sur les terrasses des mosquées seront récupérées plutôt que dirigées vers les égouts, un cap civilisationnel aura été franchi.</p>



<p>Même les eaux des ablutions, une fois traitées simplement, peuvent servir à irriguer les jardins, alimenter les arbres d’ombrage et soutenir des circuits urbains économes en eau. La souveraineté hydrique commence par retenir l’eau là où elle tombe.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Réanimer les territoires : une stratégie intégrée</h2>



<p>Pour préserver durablement les zones sahariennes et pré-sahariennes, il faut agir sur plusieurs fronts. Il s’agit de restaurer les sols dégradés, de revitaliser les systèmes oasiens et de réhabiliter les foggaras et khettaras. La captation locale de l’eau et la diffusion lente de l’humidité sont tout aussi essentielles.</p>



<p>Cette démarche ne peut réussir qu’avec une collaboration étroite entre institutions, scientifiques, collectivités et communautés locales. Elle combine aspects écologiques, techniques, politiques et civilisationnels pour redonner vie et fonctionnalité à des territoires fragilisés.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Reconstruire la pluie, pas seulement l’attendre</h2>



<p>Face au changement climatique, il ne s’agit plus de subir les sécheresses, mais de recréer les conditions naturelles pour que l’eau revienne, s’infiltre et fasse revivre les écosystèmes.</p>



<p>Le Maghreb possède les compétences, le territoire et les technologies pour devenir un modèle régional de régénération hydrique.</p>



<p>Le reverdissement progressif du Sahara, la renaissance des oasis et la souveraineté hydrique ne relèvent pas de l’utopie, mais d’une vision stratégique fondée sur un principe simple : faire en sorte que chaque goutte compte.</p>



<p>Le Maghreb peut encore choisir la Paix Verte.</p>



<p><em>* Chercheur d’eau en milieu aride. Traducteur du livre « The New Water Paradigm » de&nbsp;Michal Kravcick et al, français et arabe.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="sICwW3Q2Wm"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/05/eau-et-securite-au-moyen-orient-lecons-de-la-crise-iranienne/">Eau et sécurité au Moyen-Orient | Leçons de la crise iranienne</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Eau et sécurité au Moyen-Orient | Leçons de la crise iranienne » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/05/eau-et-securite-au-moyen-orient-lecons-de-la-crise-iranienne/embed/#?secret=n21KqLHMJD#?secret=sICwW3Q2Wm" data-secret="sICwW3Q2Wm" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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			</item>
		<item>
		<title>L’Allemagne expulse 498 migrants vers la Tunisie en 2025</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/19/lallemagne-expulse-498-migrants-vers-la-tunisie-en-2025/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 19 Feb 2026 09:56:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[Allemagne]]></category>
		<category><![CDATA[expulsions]]></category>
		<category><![CDATA[Maghreb]]></category>
		<category><![CDATA[Maroc]]></category>
		<category><![CDATA[migrants]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’Allemagne a expulsé 498 migrants irréguliers vers la Tunisie au cours de l'année 2025, sur un total de 1914 vers les pays du Maghreb. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/19/lallemagne-expulse-498-migrants-vers-la-tunisie-en-2025/">L’Allemagne expulse 498 migrants vers la Tunisie en 2025</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’Allemagne a expulsé 1914 migrants vers les pays du Maghreb (Tunisie, Algérie et Maroc) en 2025, selon les données publiées par le gouvernement fédéral en réponse à des questions d’un groupe parlementaire de gauche, 785 migrants vers le Maroc, 631 vers l’Algérie et 498 vers la Tunisie, dont le nombre reste le plus élevé rapporté à la population du pays.</em></strong></p>



<span id="more-18380898"></span>



<p>Ces chiffres risquent d’augmenter au cours de l’année en cours suite à l’approbation par le Parlement européen, le 10 février courant, d’un ensemble de règles permettant aux États membres de l’Union européenne de rejeter les demandes d’asile et d’expulser les demandeurs ayant transité ou provenant de pays dits «sûrs», parmi lesquels la Tunisie le Maroc. Mesures qui, rappelons-le, entreront en vigueur en juin dans le cadre du Pacte européen plus large sur la migration et l’asile.</p>



<p>L’Allemagne a procédé à 22 787 expulsions en 2025. Ce nombre a fortement augmenté ces dernières années, passant d’environ 13 000 cas en 2022 à 16 430 en 2023, puis à plus de 20 000 en 2024.</p>



<p>En 2025, la plupart des expulsions ont eu lieu vers la Turquie, avec 2 297 personnes, suivie de la Géorgie avec 1 690.</p>



<p>Dans la région arabe, l’Irak a enregistré une augmentation notable des expulsions de ses ressortissants, avec 793 personnes en 2025.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B. &nbsp;</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/19/lallemagne-expulse-498-migrants-vers-la-tunisie-en-2025/">L’Allemagne expulse 498 migrants vers la Tunisie en 2025</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>PCF et Maghreb &#124; Radicalisme d&#8217;apparat et rendez-vous manqué</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/05/pcf-et-maghreb-radicalisme-dapparat-et-rendez-vous-manque/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 Feb 2026 07:09:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Chokri Ben Fradj]]></category>
		<category><![CDATA[Front populaire]]></category>
		<category><![CDATA[Internationale communiste]]></category>
		<category><![CDATA[Maghreb]]></category>
		<category><![CDATA[Parti communiste français]]></category>
		<category><![CDATA[PCF]]></category>
		<category><![CDATA[question coloniale]]></category>
		<category><![CDATA[Révolution russe]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Parti communiste français face à la question coloniale : le cas du Maghreb – Militantisme politique et errance idéologique. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/05/pcf-et-maghreb-radicalisme-dapparat-et-rendez-vous-manque/">PCF et Maghreb | Radicalisme d&rsquo;apparat et rendez-vous manqué</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Fondé en 1920, le Parti communiste français (PCF) se présentait comme la force radicale capable de porter la révolution et de combattre l’impérialisme. Mais lorsque le parti se tourne vers le Maghreb français, son idéal se heurte à la réalité du terrain et à la complexité des sociétés locales. L’historien Chokri Ben Fradj retrace dans son dernier ouvrage, ‘‘Le Parti communiste français face à la question coloniale : le cas du Maghreb – Militantisme politique et errance idéologique entre deux rives 1920-1939’’, les espoirs, les erreurs et les limites d’un engagement qui restera marqué par un rendez-vous manqué avec les nationalistes maghrébins.</em></strong></p>



<p><strong>Djamal Guettala</strong></p>



<span id="more-18324492"></span>



<p>Dès ses débuts, le PCF se définit par un radicalisme affirmé. Inspiré par la Révolution russe et l’Internationale communiste, il prône la révolution prolétarienne et rejette le patriotisme comme incompatible avec la solidarité internationale. La démocratie parlementaire bourgeoise est critiquée, jugée illusoire et oppressive.</p>



<p>Dans cette logique, le Maghreb devient un <em>«laboratoire» </em>où la révolution pourrait s’ancrer avant même la métropole. Le PCF cherche à organiser les masses coloniales, soutenir la lutte anticoloniale et s’imposer comme leader sur le terrain. Pour ce faire, il s’appuie sur des militants européens et maghrébins partageant un même idéal révolutionnaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Incohérences et limites</h2>



<p>Mais la réalité est vite plus complexe. Répression, manque de moyens et méconnaissance des sociétés locales freinent l’action du parti. Les nationalistes maghrébins, bien qu’ayant des affinités idéologiques, déplorent l’absence d’un dialogue stratégique et d’une alliance durable. Chokri Ben Fradj parle d’<em>«errance idéologique»</em> : le parti peine à adapter ses principes universels aux réalités locales.</p>



<p>L’histoire du PCF au Maghreb illustre la difficulté de concilier audace et efficacité. Les militants européens ont souvent considéré les populations locales comme une masse à encadrer, tandis que les nationalistes revendiquaient d’être entendus dans leurs priorités. Les malentendus se multiplient, limitant l’impact des initiatives communistes malgré l’énergie et l’enthousiasme des militants.</p>



<p>L’arrivée du Front populaire en 1934 change les priorités. La lutte antifasciste devient centrale, reléguant l’anticolonialisme au second plan. La proposition Blum-Viollette, qui offre la citoyenneté à quelques milliers d’Algériens, illustre ces tensions : le PCF critique certaines mesures réformistes mais collabore ponctuellement avec radicaux et socialistes.</p>



<p>À cela s’ajoutent des contraintes externes : répression coloniale, faiblesse des moyens humains et matériels. Ces facteurs, combinés aux divisions internes et à la méconnaissance des cultures locales, compromettent la capacité du PCF à créer une véritable alliance avec les nationalistes maghrébins.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Leçons d’un rendez-vous manqué</h2>



<p>Pour Chokri Ben Fradj, l’histoire du PCF au Maghreb est celle d’un rendez-vous manqué. Les ambitions et le dévouement des militants se heurtent aux malentendus, rivalités et priorités divergentes. Les nationalistes maghrébins n’ont pas rejeté totalement le parti, mais l’absence d’un dialogue authentique et d’une stratégie commune a empêché la réussite des objectifs communs.</p>



<p>L’ouvrage dépasse l’analyse historique. Il montre que même des idéologies radicales peuvent se heurter à des réalités sociales et culturelles complexes. La leçon est claire : un engagement politique durable exige audace, stratégie et compréhension mutuelle.</p>



<p>Publié aux Éditions L’Harmattan le 4 septembre 2025 dans la collection <em>Histoire et Perspectives Méditerranéennes</em>, l’ouvrage s’adresse aux historiens, étudiants et lecteurs curieux de la mémoire coloniale et des dynamiques révolutionnaires en Méditerranée.</p>



<p>Chokri Ben Fradj est historien et ancien enseignant-chercheur à l’université de Tunis. Titulaire d’un doctorat en histoire contemporaine du XX<sup>e</sup> siècle consacré à l’itinéraire de l’immigration maghrébine en France avant la Seconde Guerre mondiale, il est également l’auteur d’études sur la laïcité en milieu colonial et l’histoire de l’olivier et de l’oléiculture en Tunisie.</p>



<p>Avec ce livre, il propose une plongée passionnante dans les ambitions et limites du PCF au Maghreb, rappelant que l’histoire aurait pu prendre un autre cours si l’écoute et la compréhension mutuelle avaient prévalu.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/05/pcf-et-maghreb-radicalisme-dapparat-et-rendez-vous-manque/">PCF et Maghreb | Radicalisme d&rsquo;apparat et rendez-vous manqué</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Dynamique pour un Maghreb sans féminicide</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 30 Nov 2025 10:26:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[féminicides]]></category>
		<category><![CDATA[Maghreb]]></category>
		<category><![CDATA[Maroc]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Des femmes alertent contre l’aggravation du phénomène de violence à l’égard des femmes et des crimes de féminicide au Maghreb,</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Des organisations féministes, des alliances militantes et des défenseures des droits des femmes d’Algérie, du Maroc et de Tunisie se sont réunies à Tunis, les 28 et 29 novembre 2025, dans le cadre de la dynamique «Pays du Maghreb sans féminicide», pour tirer la sonnette d’alarme face à l’aggravation du phénomène de violence à l’égard des femmes, et notamment des crimes de féminicide, dans les trois pays. Elles ont publié la déclaration suivante, complétée par une série de recommandations pour les gouvernements et la société civile dans la région.</em></strong></p>



<span id="more-18005330"></span>



<p><em>«En l’absence de statistiques officielles, les associations féminines tunisiennes ont recensé 27 cas de féminicides jusqu’en octobre 2025, contre 26 en 2024. En Algérie, ces mêmes associations ont enregistré plus de 48 cas en 2024. Quant au Maroc, selon les données du parquet pour 2023, on a dénombré 65 homicides volontaires et 18 homicides par coups et blessures ayant entraîné la mort.</em></p>



<p><em>«Les violences faites aux femmes dans la région ne sauraient être considérées comme des incidents isolés&nbsp;; elles sont profondément ancrées dans un système social qui tolère, justifie et perpétue les violences masculines. Chaque meurtre commis contre une femme révèle l’échec du système de protection et l’absence d’un engagement institutionnel global et efficace. Cela reflète également le silence et l’inaction délibérés des décideurs face à ce phénomène.</em></p>



<p>Ce constat s’inscrit dans un contexte mondial où Onu Femmes rapporte que 137 femmes ou filles sont tuées chaque jour par un membre de leur famille, soit une femme toutes les dix minutes.</p>



<p><em>«L’inaction des pays de la région face à la violence à l’égard des femmes et des filles persiste, car ils ne considèrent pas sa prise en compte comme une priorité nationale nécessitant des mesures urgentes, des politiques cohérentes, des stratégies intégrées, des plans nationaux efficaces, des budgets suffisants et une véritable volonté politique.</em></p>



<p><em>«Les pays de la région continuent de ne pas lutter contre les violences faites aux femmes et aux filles, faute de les considérer comme une priorité nationale exigeant des mesures urgentes, l’élaboration de politiques cohérentes, l’adoption de stratégies intégrées et de plans nationaux efficaces, l’allocation de budgets suffisants et, surtout, la démonstration d’une véritable volonté politique.»</em></p>
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		<title>Niveau d’anglais &#124; La Tunisie, championne du monde arabe</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 26 Nov 2025 08:08:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[EF-EPI]]></category>
		<category><![CDATA[Français]]></category>
		<category><![CDATA[francophonie]]></category>
		<category><![CDATA[Maghreb]]></category>
		<category><![CDATA[monde arabe]]></category>
		<category><![CDATA[niveau d’anglais]]></category>
		<category><![CDATA[tunisiens]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie se classe en tête des pays arabes en matière de maîtrise de la langue anglaise par la population active nationale. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Selon le dernier classement international EF-EPI, publié le 19 novembre dernier, la Tunisie se classe une nouvelle fois en tête des pays arabes en matière de maîtrise de la langue anglaise par la population active nationale, devançant ainsi toutes les anciennes colonies britanniques du monde arabe, mais aussi largement la Chine et le Japon. Un résultat qui démontre bien que le caractère francophone du pays ne l’empêche nullement de maîtriser la langue anglaise, contrairement aux affirmations de certains commentateurs.</em></strong></p>



<p><strong>Ilyes Zouari</strong> *</p>



<span id="more-17983368"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/05/Ilyes-Zouari.jpg" alt="" class="wp-image-8115282" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/05/Ilyes-Zouari.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/05/Ilyes-Zouari-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/05/Ilyes-Zouari-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Selon les résultats de la dernière et vaste enquête annuelle publiée par l’organisme Education First,&nbsp;communément appelée <em>«Classement EF-EPI»</em> (<em>Education First, English proficiency index</em>) et constituant la référence mondiale en la matière, la Tunisie se classe à la 66e place pour ce qui est de la maîtrise de la langue anglaise par la population active. Elle devance ainsi tous les pays du monde arabe, et notamment les anciennes colonies britanniques, comme les Émirats arabes unis, classés en troisième position (et au 72<sup>e</sup> rang mondial), le Qatar (81<sup>e</sup> mondial), l’Égypte (89<sup>e</sup>), le Koweït (93<sup>e</sup>), la Jordanie (105<sup>e</sup>), ou encore le Soudan (106<sup>e</sup>), l’Irak (113<sup>e</sup>), le Yémen et la Somalie (respectivement 116<sup>e</sup> et 119<sup>e</sup>, et partiellement anciennes colonies britanniques). La Tunisie devance également très largement l’Arabie saoudite, classée 115<sup>e</sup> (qui n’était pas une colonie britannique, mais qui est sous très forte influence anglo-saxonne depuis plus d’un siècle).</p>



<p>Par ailleurs, la Tunisie arrive loin devant la Chine et le Japon, qui occupent respectivement les 86<sup>e</sup> et 96<sup>e</sup> places mondiales. Ces deux pays se situent ainsi, comme chaque année, autour de la 90<sup>e</sup> place.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La domination maghrébine du monde arabe</h2>



<p>Ce classement démontre également une nouvelle fois la domination du Maghreb arabo-berbéro-francophone au niveau du monde arabe. En effet, le Maroc figure en deuxième position, après la Tunisie (et au 68<sup>e</sup> rang mondial), tandis que l’Algérie, qui a pourtant été le dernier des pays du Maghreb à généraliser l’enseignement de l’anglais, se classe déjà en sixième position au sein du monde arabe, et au 82<sup>e</sup> rang mondial (une promotion de l’enseignement de l’anglais accompagnée, parfois, de certaines mesures irrationnelles et contre-productives, essentiellement motivées par des considérations politiques, notamment depuis la reconnaissance par la France de la marocanité du Sahara occidental, pourtant pleinement justifiée historiquement). L’Algérie devance donc, elle aussi et parfois très largement, des pays arabes comme l’Égypte, le Koweït, la Jordanie ou l’Arabie saoudite, ainsi que la Chine et le Japon.</p>



<p>Contrairement aux contrevérités maintes fois répétées par certaines parties, le caractère francophone des pays du Maghreb ne les empêche donc nullement de maîtriser la langue anglaise, et même de dépasser les pays arabes anciennement colonisés par les Britanniques, et où l’anglais est souvent une quasi deuxième langue officielle. Par contre, toutes les études démontrent que l’apprentissage de la langue anglaise en tant que première langue étrangère, empêche de maîtriser une seconde langue étrangère. Ce qui, dans le cas de la Tunisie, constituerait un handicap majeur et un danger pour les intérêts supérieurs du pays.</p>



<p>En effet, cela couperait progressivement la Tunisie de son vaste espace francophone voisin et des immenses opportunités qu’il présente (et notamment de la vaste Afrique francophone, qui vient de dépasser les 500 millions d’habitants, cette année, et qui est globalement la partie économiquement la plus dynamique du continent), la rapprocherait culturellement, lentement mais sûrement, des pays du Moyen-Orient (entraînant, à terme, une explosion de l’intégrisme religieux, et notamment du port du niqab), et réduirait les débouchés migratoires pour les Tunisiens (compte tenu de l’hostilité des pays non francophones à l’égard de l’immigration arabe, et notamment des pays anglo-saxons qui accordent systématiquement la priorité à l’immigration asiatique, comme le Royaume-Uni où l’immigration arabe, marginalisée, ne représente que 10% de la population musulmane du pays). Enfin, cela ne devrait même pas permettre à la Tunisie d’améliorer son niveau d’anglais… qui devrait même baisser, probablement, à terme. En effet, rien ne permet de penser que le pays ne finirait pas par s’aligner sur le niveau, plus faible en anglais, des pays arabes anglophones.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’anglais en 1<sup>er</sup> n’est pas synonyme de développement accéléré</h2>



<p>Si la connaissance de toute langue étrangère est toujours bénéfique, et notamment de la langue anglaise, il convient toutefois de ne pas se laisser piéger par la très forte propagande dont bénéficie cette dernière, comme par exemple de la part de ce même organisme Education First, qui agit en véritable agent de propagande, multipliant les affirmations erronées en vue de pousser à une anglicisation généralisée de tous les pays et peuples du monde. En effet, toutes les études économiques comparatives et sérieuses démontrent clairement que l’apprentissage de l’anglais en tant que première langue étrangère n’apporte aucun gain en matière de développement économique et social, par rapport à des pays voisins n’ayant pas fait le même choix.</p>



<p>Ainsi, et au niveau arabe par exemple, les études démontrent bien la supériorité des pays arabes francophones en matière économique et sociale par rapport aux autres pays du monde arabe, hors pays pétroliers bien sûr (car on ne peut comparer ce qui n’est pas comparable). Ainsi le Maghreb est globalement plus développé que les pays du Moyen-Orient, et la Mauritanie et Djibouti le sont davantage que le Soudan, la Somalie ou le Yémen. À titre d’exemple, le Maroc arrive chaque année en tête des pays arabes dans le classement du magazine Jeune Afrique relatif aux 500 plus grandes entreprises africaines, devant l’Égypte qui est pourtant trois fois plus peuplée (avec, par exemple, 56 entreprises dans le classement 2023, contre 46, tandis que la Tunisie était représentée par 21 entreprises, alors que sa population est neuf fois inférieure à celle de l’Égypte&nbsp;!). Par ailleurs, le Maroc produit plus de 500 000 véhicules par an, contre environ 60 000 seulement pour l’Égypte, malgré la taille considérable de son marché intérieur, à lui seul. Le Maroc est également l’unique pays arabe et africain à disposer d’un train à grande vitesse (en l’occurrence, le TGV français, et hors Arabie saoudite pétrolière), et se classe régulièrement, avec la Tunisie, en tête des pays arabes en matière d’innovation (hors pays pétroliers, également, qui ne manquent pas de moyens et qui ont généralement recours à des chercheurs et experts étrangers).</p>



<p>Enfin, il convient de rappeler les cas forts intéressants du Liban et de la Syrie, deux pays anciennement francophones. Leur passage à l’anglais, entamé dans les années 1950 pour la Syrie et au début des années 1990 pour le Liban (administration, vie économique, puis enseignement), ne leur apporta absolument aucun bénéfice économique. La Syrie ne s’est jamais développée, et le Liban s’est même totalement effondré en 2019 et 2020, ce qui provoqua un exode massif de population, et notamment vers l’Afrique francophone subsaharienne, ou des milliers de Libanais se sont installés pour nourrir leur famille.</p>



<p>Quant au niveau africain, les différentes études comparatives démontrent également la supériorité de la partie francophone du continent. À titre d’exemple, l’Afrique francophone subsaharienne a été en 2024 la championne de la croissance africaine pour la onzième année consécutive, tout en réalisant encore une fois les meilleures performances en matière de maîtrise de l’inflation et de l’endettement. Sur la décennie 2014-2023 (les données globales pour 2024 étant encore incomplètes), cet ensemble de 22 pays francophones a réalisé une croissance annuelle globale de 3,9 % en moyenne, contre seulement 2,0 % pour le reste de l’Afrique subsaharienne. De même, il a affiché un taux d’inflation annuel de seulement 4,1 % en moyenne, contre 17,2 % pour la partie non francophone. Par ailleurs, sept des dix pays africains ayant réalisé les plus forts taux de croissance économique sur cette même décennie étaient des pays francophones, et les pays les plus pauvres et moins développés du continent demeurent le Soudan du Sud et la Somalie, deux pays anglophones.</p>



<p>Et sur la décennie 2015-2024, la Côte d’Ivoire, qui s’impose comme l’économie la plus dynamique et la plus solide d’Afrique, au vu de son rythme de croissance et en tenant compte du niveau de richesse déjà atteint (avec un PIB/habitant de 2 723 dollars en 2024 selon le FMI, soit, par exemple, plus de deux fois plus que l’Éthiopie), et qui est en train de construire la plus haute tour d’Afrique (qui sera inaugurée en 2026 et culminera à 403 mètres), a réalisé une croissance annuelle de 6,1 % en moyenne. Très loin, donc, et comme d’autres pays francophones (Sénégal, Bénin, Togo, Guinée, RDC, Cameroun, Djibouti…), du taux de 0,7 % réalisé par l’Afrique du Sud, ou du taux de 1,7 % enregistré par le Nigeria, deux pays anglophones régulièrement présentés comme dynamiques, mais qui ne sont, en réalité, même pas des pays émergents (compte tenu de leur faible croissance, de surcroît inférieure à leur niveau de croissance démographique).</p>



<p>Autre exemple, et grâce à leur dynamisme économique nettement supérieur, la majorité des pays francophones d’Afrique de l’Ouest dépasse désormais le Nigéria en matière de PIB par habitant, malgré de bien plus faibles richesses naturelles, même proportionnellement à leur population. Ainsi, le Sénégal a affiché un PIB par habitant de 1 759 dollars en 2024, contre seulement 1 084 pour le Nigeria, alors qu’il n’a produit aucune goutte de pétrole et aucun mètre cube de gaz naturel cette même année. Il en va de même pour le Bénin (1 480 dollars, et un pays les plus dynamiques du continent), ou encore pour le Cameroun (1 868 dollars), qui dépasse également le Nigeria malgré une production pétrolière 20 fois inférieure en 2024. Quant à la Côte d’Ivoire, celle-ci affiche désormais un PIB par habitant 2,5 fois supérieur à celui du Nigeria, malgré une production pétrolière 37 fois inférieure en 2024 (37 000 barils par jour, contre 1,34 million&nbsp;!). La Côte d’Ivoire a également dépassé le Ghana, malgré des niveaux de production pétrolière et aurifère respectivement 4,6 fois et 2,4 fois inférieurs en 2024, tout comme elle devrait dépasser cette année l’Angola, qui produit presque autant de pétrole que le Nigeria et qui est le quatrième producteur mondial de diamants. De même, elle devance désormais largement le Kenya, pays le plus prospère d’Afrique de l’Est continentale (hors Djibouti), mais qui n’a réalisé qu’un modeste taux de croissance annuel de 4,6 % sur la décennie 2014-2023, comparable aux 4,4 % du Ghana.</p>



<p>À tout cela, s’ajoute également le fait que l’Afrique francophone est historiquement et globalement la partie la du continent la moins touchée par les inégalités sociales, la corruption et les violences (conflits interethniques, guerres civiles, ou criminalité). La terrible guerre civile qui ensanglante actuellement le Soudan, qui a fait en seulement deux ans et demi plus de 150 000 morts (soit déjà plus de victimes que dans l’ensemble des conflits observés dans les anciennes colonies françaises d’Afrique subsaharienne depuis 1960&nbsp;!), la brutale répression des manifestants pour la démocratie qui eut lieu en octobre dernier en Tanzanie (faisant environ 1 000 morts en seulement trois jours, alors que celle ayant eu lieu quelques semaines plus tôt à Madagascar fit une vingtaine de morts en trois semaines…), ou encore les plus de 25 000 meurtres annuels enregistrés en Afrique du Sud et les milliers d’assassinats et d’enlèvements enregistrés chaque année au Nigeria, ne font que démontrer, une fois de plus, cette claire spécificité francophone.</p>



<p>Quant au Rwanda, souvent cité en exemple par les promoteurs de la langue anglaise, malhonnêtement ou par méconnaissance de la réalité, il convient de rappeler que ce pays fait toujours partie des pays les plus sous-développés du continent africain (en dehors du centre-ville de sa capitale, qui sert de propagande au régime). En effet, et trente ans après le début du processus d’anglicisation, mené par des dirigeants anglophones venus de l’Ouganda voisin, lui-même anglophone, le pays se classe à la 37e position continentale en matière de PIB par habitant en 2024 (1 028 dollars seulement), et ce, malgré les importantes aides accordées par les États-Unis, et surtout malgré le pillage massif et criminel des richesses de l’est de la RDC, qui représentent désormais près de 50% des exportations rwandaises&nbsp;! Un cas unique au monde et une terrible injustice, accompagnée de massacres réguliers de populations civiles congolaises (ayant déjà fait quelques millions de morts), s’appuyant sur une féroce et agressive protection diplomatique et financière américaine, et faisant de ce pays prédateur (et, par ailleurs, premier client africain des agences de communication internationales…) un véritable Israël africain…&nbsp;</p>



<p>Globalement, les pays francophones dépassent donc largement les pays anglophones en matière de dynamisme économique, malgré des richesses naturelles souvent largement inférieures. Pourtant, il est presque certain que si l’inverse était vrai, nombreux seraient les commentateurs qui imputeraient ce retard à la langue française, comme par exemple, si des pays anglophones africains dépassaient en richesse par habitant un pays francophone voisin produisant 37 fois plus de pétrole… Par conséquent, il conviendrait donc de conclure, en suivant le même raisonnement, que la maîtrise en premier de la langue anglaise est un frein au développement économique…</p>



<p>* <em>Président du Centre d&rsquo;étude et de réflexion sur le monde francophone (CERMF).</em></p>



<p><strong><em>Du même auteur dans Kapitalis : </em></strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="1s0DT1owv3"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/11/10/la-tunisie-un-faux-petit-pays-peu-peuple-et-en-declin/">La Tunisie, un faux «petit pays», peu peuplé et en déclin</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Tunisie, un faux «petit pays», peu peuplé et en déclin » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/11/10/la-tunisie-un-faux-petit-pays-peu-peuple-et-en-declin/embed/#?secret=VJnSuFo6Ok#?secret=1s0DT1owv3" data-secret="1s0DT1owv3" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p> </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/26/niveau-danglais-la-tunisie-championne-du-monde-arabe/">Niveau d’anglais | La Tunisie, championne du monde arabe</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Colloque à Carthage sur les échanges arabo-hispaniques</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/13/colloque-a-carthage-sur-les-echanges-arabo-hispaniques/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Nov 2025 11:13:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Académie tunisienne]]></category>
		<category><![CDATA[Beït Al-Hikma]]></category>
		<category><![CDATA[civilisation andalouse]]></category>
		<category><![CDATA[Espagne]]></category>
		<category><![CDATA[Institut Cervantes]]></category>
		<category><![CDATA[Maghreb]]></category>
		<category><![CDATA[monde arabe]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Colloque international à Beit Al-Hikma à Carthage portera sur les «Recherches, débats et réflexions sur les échanges arabo-hispaniques».</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/13/colloque-a-carthage-sur-les-echanges-arabo-hispaniques/">Colloque à Carthage sur les échanges arabo-hispaniques</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’Académie tunisienne des sciences, des lettres et des arts (Beït Al-Hikma) organise, les jeudi 20 et vendredi 21 novembre 2025, à son siège à Carthage-Hannibal, un colloque international qui portera sur les «Recherches, débats et réflexions sur les échanges arabo-hispaniques».</em></strong> <em>(Photo : Andalousie, six siècles de présence arabe en Espagne). </em></p>



<span id="more-17897023"></span>



<p>Cette rencontre scientifique, organisée en partenariat avec l’ambassade du Royaume d’Espagne et de l’Institut Cervantes à Tunis, réunira des chercheurs et universitaires venus, entre autres pays, de Tunisie, d’Algérie, d’Espagne, de France, qui débattront d’un thème historique majeur du pourtour méditerranéen : les interactions culturelles, intellectuelles et artistiques entre le monde arabe et l’Espagne, du Moyen-Âge à l’époque moderne.</p>



<p>Le programme comporte cinq sessions couvrant un large éventail de sujets tels que les échanges en Méditerranée à travers des figures historiques et religieuses, la richesse de la civilisation andalouse et ses apports au dialogue interculturel, les transferts de savoirs scientifiques et techniques entre le Maghreb et la péninsule ibérique, ainsi que l’influence durable de la pensée et de la culture andalouses sur la littérature et la musique arabes contemporaines.</p>



<p>Ce colloque offrira un espace de réflexion et de discussion pluridisciplinaires, associant spécialistes de littérature, d’histoire, de philosophie, de sciences religieuses et d’arts. Le but étant de raviver la mémoire commune arabo-hispanique et à approfondir la recherche sur les passerelles culturelles qui ont façonné la Méditerranée à travers les siècles.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/13/colloque-a-carthage-sur-les-echanges-arabo-hispaniques/">Colloque à Carthage sur les échanges arabo-hispaniques</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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