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	<title>Archives des main-d’œuvre - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des main-d’œuvre - Kapitalis</title>
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		<title>La migration est un supermarché et les migrants des produits!</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Oct 2025 08:57:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La migration temporaire est un moyen de servir les besoins du marché du travail des pays de destination pour une période déterminée.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/27/la-migration-est-un-supermarche-et-les-migrants-des-produits/">La migration est un supermarché et les migrants des produits!</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<p><strong><em>La migration temporaire, surnommée également dans certains médias la migration choisie, est un moyen de servir les besoins du marché du travail des pays de destination pour une période déterminée à l’issue de laquelle le migrant retourne chez lui. Son séjour dépend uniquement de son utilité dans un secteur bien déterminé.</em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-17753715"></span>



<p>Cette migration prend de plus en plus d’ampleur surtout dans les pays dirigés par la droite et l’extrême droite. La question migratoire est un sujet permanent de surenchère électoraliste pour arriver au pouvoir mais une fois cet objectif atteint, ils se servent des migrants comme des acheteurs dans un supermarché, ils prennent ceux dont ils ont besoin pour la période qui leur convient et les autres, ils ne sont pas les bienvenus. Un modèle migratoire égoïste et cynique qui est assumé sans aucun complexe par ces gouvernements européens. Les ressources humaines des pays en développement sont intéressantes quand elles sont utiles voire vitales à certains secteurs économiques sinon elles sont un fardeau dont il faut se débarrasser.&nbsp;</p>



<p>Dans une enquête intitulée <em>«Comment rendre l’immigration acceptable à l’ère du populisme?», </em>le magazine britannique <em><a href="https://www.economist.com/finance-and-economics/2025/10/22/how-to-make-immigration-palatable-in-a-populist-age" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Economist</a></em> indique que les programmes d’accueil des travailleurs migrants temporaires connaissent un essor mondial remarquable, offrant des avantages considérables aux pays d’accueil et aux travailleurs eux-mêmes, qui, de toute façon, sont contents de prendre ce qu’on leur propose.</p>



<p>Ces programmes sont devenus la solution politique et économique adoptée par les pays riches pour faire face aux pénuries de main-d’œuvre résultant des changements démographiques, tout en satisfaisant la tendance populiste à s’opposer à l’immigration permanente.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des migrants à la carte </h2>



<p>L’enquête examine la propagation de ce modèle migratoire dans les pays dirigés par des gouvernements de droite comme l’Italie et la Hongrie en particulier et dans les pays occidentaux en général. Elle souligne également qu’en dépit du discours d’extrême droite, la présidente du Conseil italien Giorgia Meloni a annoncé la délivrance de 165 000 visas de travail d’ici 2026 contre seulement 30 000 il y a cinq ans. Elle a également signé un accord avec l’Inde pour promouvoir la mobilité professionnelle.</p>



<p>Le Premier ministre hongrois Viktor Orbán, malgré ses déclarations selon lesquelles l’économie de son pays n’a pas besoin de migrants, a discrètement adopté des plans d’accueil temporaire de travailleurs. Le nombre de travailleurs migrants en Hongrie devrait atteindre environ 78 000 en 2024, soit une hausse de 92 % par rapport à 2019.</p>



<p><em>The Economist</em> a également noté que le nombre de travailleurs temporaires en France, en Espagne et au Japon a augmenté, atteignant 2,5 millions dans les pays de l’OCDE en 2023 contre 1,5 million en 2014. Cela reflète l’expansion mondiale de ce modèle économique qui fait la renommée des États du Golfe et de Singapour.</p>



<p>Le magazine britannique a souligné que, compte tenu des besoins de main-d’œuvre des pays riches, la montée de l’extrême droite ne les a pas empêchés de mener des politiques anti-immigration permanente, contribuant ainsi au succès de ces programmes.</p>



<p>Le magazine a cité l’exemple de l’Allemagne, qui a récemment supprimé une voie d’accès accélérée à la citoyenneté, et du Royaume-Uni, qui prévoit d’augmenter la durée de résidence requise pour l’obtention de la citoyenneté de cinq à dix ans, renforçant ainsi le recours à ces contrats temporaires qui répondent aux besoins du marché sans accorder la résidence permanente aux immigrés.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Main-d’œuvre temporaire</h2>



<p>L&rsquo;enquête identifie l’agriculture, la santé, la construction, les technologies, les emplois qualifiés et les aides publiques comme des secteurs clés dépendant de la main-d’œuvre temporaire.</p>



<p>Elle souligne que ces programmes bénéficient également aux travailleurs, citant le chercheur Lant Pritchett de la London School of Economics, qui affirme que le travail temporaire aux États-Unis pourrait augmenter les salaires des travailleurs de 11 pays en développement jusqu’à 424%.</p>



<p>Selon l&rsquo;enquête, l’augmentation de la proportion de travailleurs temporaires pourrait compenser le ralentissement économique dû à la décroissance démographique dans des pays comme la Corée du Sud où une augmentation de la proportion de travailleurs étrangers temporaires de 3% à 15% –comme ce fut le cas en Australie – pourrait stimuler le PIB, selon les estimations de l’Université George Mason.</p>



<p>S’appuyant sur des données de la Banque mondiale, l’enquête indique que les avantages de la migration temporaire vont au-delà des transferts de fonds. Des études montrent que les migrants de retour sont plus susceptibles de créer leur propre entreprise, ce qui stimule l’entrepreneuriat et le développement économique dans leur pays d’origine.</p>



<p>Les pays en développement soutiennent donc avec enthousiasme cette tendance dans les pays riches. Des pays comme l’Inde et l’Ouzbékistan ont conclu des accords bilatéraux d’exportation de main-d’œuvre avec des garanties que les travailleurs seront renvoyés à l’expiration de leurs visas, tandis que le Vietnam vise à envoyer 130 000 travailleurs cette année.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Difficulté d’intégration</h2>



<p>L’enquête a fait part toutefois de deux problèmes majeurs à savoir la difficulté d’intégration des migrants dans les pays d&rsquo;accueil et la facilité avec laquelle ils sont exploités.</p>



<p><em>The Economist</em> cite l&rsquo;expérience de l’Allemagne de l’Ouest dans les années 1950, qui a accueilli environ 1,4 million de travailleurs étrangers, principalement turcs. Nombre d’entre eux sont restés longtemps sans possibilité d’obtenir la nationalité, ce qui a compliqué leur intégration sociale.</p>



<p>L’enquête indique aussi que le ministère japonais de la Santé a constaté en 2022 que 74% des entreprises employant des travailleurs migrants violaient le droit du travail, notamment en exigeant des migrants qu’ils effectuent des heures supplémentaires non rémunérées.</p>



<p>Certaines entreprises néerlandaises ont eu recours au recrutement de travailleurs via de faux bureaux dans d’autres pays européens, exploitant ainsi la liberté de circulation au sein de l’Union européenne, laissant les migrants à la merci d’intermédiaires et de fausses entreprises, ignorant les lois qui leur sont applicables.</p>



<p>Selon le magazine britannique, des études indiquent que la migration temporaire réduit la productivité des travailleurs et les avantages pour l’entreprise et le pays d’accueil. Les entreprises considèrent la formation des employés temporaires comme un gaspillage de ressources, tandis que les travailleurs ne peuvent pas quitter l&rsquo;entreprise qui les recrute et changer d&#8217;emploi, ce qui est essentiel au développement des compétences.</p>



<p>Les économistes proposent donc l’adoption de visas permettant aux travailleurs de changer librement d’entreprise. Des pays comme l’Australie, le Canada et le Japon ont commencé à faciliter la circulation des travailleurs au sein de différents secteurs.</p>



<p><em>The Economist</em> prédit que la migration temporaire des travailleurs expatriés se poursuivra malgré la montée de la droite en Occident, à un moment où les besoins en main-d’œuvre augmentent. La migration s’apparente alors davantage à une porte permettant aux travailleurs d’entrer et de sortir selon leurs besoins, plutôt qu’à une échelle menant à la résidence permanente et à la citoyenneté.</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="v0q1ndrfqX"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/29/beaucoup-de-tunisiens-revent-de-partir-lexpatriation-est-elle-la-solution/">Beaucoup de Tunisiens rêvent de partir&nbsp;: l’expatriation est-elle la solution&nbsp;?</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Beaucoup de Tunisiens rêvent de partir&nbsp;: l’expatriation est-elle la solution&nbsp;? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/29/beaucoup-de-tunisiens-revent-de-partir-lexpatriation-est-elle-la-solution/embed/#?secret=iJ8IDqHRyg#?secret=v0q1ndrfqX" data-secret="v0q1ndrfqX" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Les défis émergents du marché de l&#8217;emploi en Tunisie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/15/les-defis-emergents-du-marche-de-lemploi-en-tunisie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Jan 2025 09:32:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Au cours des 5 prochaines années, la Tunisie connaîtra un changement structurel de 22% sur le marché du travail. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/15/les-defis-emergents-du-marche-de-lemploi-en-tunisie/">Les défis émergents du marché de l&#8217;emploi en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Au cours des 5 prochaines années, la Tunisie connaîtra un changement structurel  de 20% sur le marché de l&#8217;emploi (contre 22% sur le plan international), et les spécialistes de l’intelligence artificielle (IA) et de l’apprentissage automatique (e-learning) figurent en tête de liste des emplois à forte croissance.</em></strong></p>



<span id="more-15188015"></span>



<p>C’est ce qui ressort de la 15<sup>e</sup> édition du rapport sur l’avenir de l’emploi du Forum économique mondial (2025), et notamment de l’enquête intitulée : <em><a href="https://iace.tn/future-of-jobs-survey-presentation/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">«L’avenir de l’emploi : focus sur la Tunisie»</a></em> menée par l’Institut arabe des chefs d’entreprise (Iace), comme partenaire officiel du Forum.</p>



<p>L’étude montre qu’en Tunisie, les emplois qui connaîtront la croissance la plus rapide, dont la plupart sont liés à la technologie, seront destinés aux ingénieurs spécialistes du big data, de l’IA, de la cyber-sécurité et de la robotique, ainsi qu’aux talents en leadership et influence sociale, en gestion environnementale.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les pénuries de compétences</h2>



<p>D’un autre côté, la plupart des emplois en déclin rapide concernent principalement les ouvriers et les comptables, en raison de l’automatisation, de la numérisation des processus et de l’évolution des besoins du marché. Cela inclut également les auditeurs, les ouvriers d’assemblage et d’usine, le personnel comptable et de paie.</p>



<p>En Tunisie, en effet, le taux de rotation des emplois devrait atteindre 20% d’ici 2030, tandis que 80% des entreprises opérant dans le pays identifient les pénuries de compétences comme le principal obstacle à la transformation des entreprises d’ici 2030 et l’objectif de 86% est de perfectionner leur main-d’œuvre en réponse aux principales tendances commerciales.</p>



<p>Selon le rapport du Forum économique mondial, les entreprises interrogées (au niveau international, dans la région Mena et en Tunisie) citent l’accès croissant au numérique comme la tendance la plus susceptible de transformer leur organisation, mais aussi les tendances macroéconomiques (augmentation du coût de la vie et ralentissement de la croissance économique).</p>



<p>L’impact des investissements visant à s’adapter au changement climatique est considéré comme la quatrième tendance macroéconomique la plus importante pour les entreprises tunisiennes. Viennent ensuite les questions sociales et du travail et les conflits géopolitiques.</p>



<p>L’enquête a également révélé une demande claire de la part des entreprises pour un investissement public plus important dans le développement des compétences. L’objectif est d’assurer une meilleure adéquation entre la main-d’œuvre disponible et l’évolution des besoins de l’économie et des entreprises.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’automatisation des processus<strong><em></em></strong></h2>



<p>Les mesures les plus susceptibles d’améliorer l’accès aux talents entre 2025 et 2030 comprennent le financement du perfectionnement et de la reconversion (55% des entreprises), une plus grande flexibilité dans les pratiques d’embauche et de licenciement (50%), des modifications de la législation du travail concernant le télétravail (41%) et des améliorations des systèmes d’éducation publique (41%).</p>



<p>Une grande majorité des entreprises tunisiennes interrogées ont également déclaré que l’investissement dans l’apprentissage et la formation sur le lieu de travail et l’automatisation des processus sont les stratégies de main-d’œuvre les plus courantes qui seront adoptées pour atteindre les objectifs commerciaux de leur organisation au cours des cinq prochaines années.</p>



<p><a href="https://iace.tn/future-of-jobs-survey-presentation/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lire le rapport. </a></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/15/les-defis-emergents-du-marche-de-lemploi-en-tunisie/">Les défis émergents du marché de l&#8217;emploi en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Formation d’agriculteurs tunisiens pour pouvoir travailler en Italie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/24/formation-dagriculteurs-tunisiens-pour-travailler-en-italie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 24 Oct 2024 10:46:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[agriculteurs]]></category>
		<category><![CDATA[Confagricoltura]]></category>
		<category><![CDATA[ESA Mograne]]></category>
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		<category><![CDATA[projet Tanit]]></category>
		<category><![CDATA[sécurité alimentaire]]></category>
		<category><![CDATA[Zaghouan]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le projet «TANdem italo-tunisien» (Tanit) vise à former des agriculteurs tunisiens susceptibles d’aller travailler en Italie.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/24/formation-dagriculteurs-tunisiens-pour-travailler-en-italie/">Formation d’agriculteurs tunisiens pour pouvoir travailler en Italie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em><a href="https://www.confagricoltura.it/ita/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Confagricoltura</a>, la Confédération italienne des agriculteurs, participe au projet «TANdem italo-tunisien» (Tanit), une initiative pilote du Plan Mattei pour l’Afrique visant à former des agriculteurs tunisiens susceptibles d’aller travailler en Italie.</em></strong></p>



<span id="more-14364070"></span>



<p>Le programme, fruit des rencontres bilatérales de l’année dernière entre le ministre des Affaires étrangères Antonio Tajani, le ministre de l’Agriculture Francesco Lollobrigida et la ministre du Travail, Marina Elvira Calderone, avec la délégation tunisienne conduite par l’ex-ministre de l’Agriculture, Abdelmonem Belaati, vise à améliorer la sécurité alimentaire en Tunisie, lit-on dans un communiqué de la Confagricoltura, qui précise qu’une délégation italienne conduite par Luca Ginestrini, directeur de l’Enapra, l’organisme de formation de ladite Confédération, était présent à la visite technique qui s’est déroulée à Zaghouan, où se trouve l&rsquo;Ecole supérieure d&rsquo;agriculture de Mograne (ESA Mograne), mercredi 23 octobre 2024.</p>



<p>En outre, considérant que les besoins en main-d’œuvre des entreprises agricoles italiennes qui sont de plus en plus comblés par l’embauche de travailleurs non européens, Confagricoltura met en œuvre, en Tunisie, un projet pour former des travailleurs tunisiens, qui pourront ensuite entrer en Italie déjà qualifiés et embauchés par les entreprises de ce pays.</p>



<p>Dans cette perspective, le renforcement des partenariats entre les deux pays est encore plus important également sur les questions de développement économique et infrastructurel et de lutte contre l’insécurité alimentaire.</p>



<p>Le partenariat entre l’Italie et la Tunisie est de plus en plus stratégique pour le secteur, étant donné que les entreprises agricoles italiennes font appel à des travailleurs originaires de notre pays. C’est dans cette optique qu’est mis en œuvre un projet de formation en Tunisie pour former la main-d’œuvre locale pouvant travailler dans les entreprises italienne, précise Confagricoltura. </p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong> (avec <a href="https://www.ansa.it/ansamed/it/notizie/rubriche/economia/2024/10/24/piano-mattei-confagricoltura-partecipa-a-tanit-in-tunisia_e0e4d450-b5cb-4898-bcba-e6728e59dfa6.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Ansamed</a>).</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/24/formation-dagriculteurs-tunisiens-pour-travailler-en-italie/">Formation d’agriculteurs tunisiens pour pouvoir travailler en Italie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie : l’économie à l’épreuve de la démographie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/05/tunisie-leconomie-a-lepreuve-de-la-demographie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 Sep 2024 06:35:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[chômage]]></category>
		<category><![CDATA[croissance démographique]]></category>
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		<category><![CDATA[main-d’œuvre]]></category>
		<category><![CDATA[urbanisation]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Des niveaux d’éducation élevés maintiennent la croissance démographique en Tunisie à des niveaux faibles par rapport aux normes régionales.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/05/tunisie-leconomie-a-lepreuve-de-la-demographie/">Tunisie : l’économie à l’épreuve de la démographie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>The Economic intelligence unity (EIU) a publié, mercredi 4 septembre 2024, un rapport alarmant au sujet du choc démographique en Tunisie. Le blog <a href="https://www.facebook.com/groups/375846620757494/permalink/1020255142983302/?paipv=0&amp;eav=AfbRYDpygQrJ6hmNl8Fwz2BOwwRDpbcA12xCaEezNdU5qCZj75gktYzlP0YX5vrorhI&amp;_rdr" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Economics for Tunisia (E4T)</a> de l’économiste universitaire Moktar Lamari en a traduit les extraits reproduits ci-dessous.  </em></strong><em>(Illustration: migrants tunisiens débarqués en Italie). </em></p>



<span id="more-13929679"></span>



<p>Des niveaux d’éducation élevés maintiennent la croissance démographique à des niveaux faibles par rapport aux normes régionales.</p>



<p>L’EIU s’attend à ce que la population tunisienne augmente de 0,5% par an en moyenne au cours de la période de prévision, pour atteindre 12,4 millions en 2028.</p>



<p>Ce taux est bien inférieur à celui de la plupart des pays en développement et comparable aux taux de nombreux pays occidentaux. La croissance démographique a ralenti de 3% par an en 1966, en raison des niveaux d’éducation plus élevés (en particulier chez les femmes), de l’entrée d’un plus grand nombre de femmes sur le marché du travail et du succès des programmes nationaux de contrôle des naissances depuis la création de l’Office national de la famille et de la population (la première organisation nationale de planification familiale dans le monde arabe).</p>



<p>Le nombre de personnes par ménage continuera de baisser pendant la période de prévision (2024-28). Le dernier recensement complet en 2014 a montré que le nombre de ménages était passé à 2,7 millions, contre 2,2 en 2004 – un taux de croissance annuel moyen de 2,1%, soit plus du double du taux de croissance démographique.</p>



<p>La taille moyenne de la famille est passée de 4,5 personnes en 2004 à un peu plus de 4 personnes en 2014. Cela reflète de grands changements dans la société tunisienne, notamment la lente dégradation des unités familiales élargies incorporant trois générations ou plus et l’augmentation du nombre d’unités unifamiliales, qui est également entraînée par l’urbanisation.</p>



<p>La structure démographique tunisienne est ainsi devenue de plus en plus similaire à celle d’un pays occidental – un processus qui est accéléré par l’urbanisation.</p>



<p>Le chômage élevé continuera d&rsquo;éclipser la stabilité sociale</p>



<p>Même avec un taux relativement faible de croissance de la main-d’œuvre, prévu en moyenne 1,1% par an au cours de la période de prévision, les niveaux élevés de chômage seront l’une des plus grandes menaces pour la stabilité sociale au cours de cette période.</p>



<p>Selon l’Institut national de la statistique, le chômage a atteint en moyenne 16,2 % au premier trimestre de 2024, soit plus qu’avant la révolution de 2011, bien que cela varie considérablement selon l’âge, le sexe et le lieu.</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="bCBehNHEYV"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/24/aggravation-de-la-crise-economique-en-tunisie-la-preuve-par-la-demographie/">Aggravation de la crise économique en Tunisie : la preuve par la démographie</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Aggravation de la crise économique en Tunisie : la preuve par la démographie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/24/aggravation-de-la-crise-economique-en-tunisie-la-preuve-par-la-demographie/embed/#?secret=QFzvnBqanv#?secret=bCBehNHEYV" data-secret="bCBehNHEYV" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>L’économie devrait croître d’environ 6% par an sur une période prolongée pour absorber les 90 000 nouveaux entrants sur le marché du travail chaque année et faire une brèche majeure dans les taux de chômage persistants du pays. Nous nous attendons à ce que le taux de chômage reste supérieur à 15% en 2024-28, car l’incertitude politique, l’insuffisance des investissements privés et la faible situation budgétaire du gouvernement continuent de restreindre les politiques efficaces de création d’emplois.</p>



<p>Il y a un décalage croissant entre le besoin de l’économie en main-d’œuvre semi-qualifiée et l’offre croissante de diplômés.</p>



<p>L’échec du secteur privé à créer suffisamment d’emplois de niveau supérieur a conduit la plupart des diplômés dans le secteur public, où 60% d’entre eux sont maintenant employés, mais ce n’est pas une solution à long terme, compte tenu des pressions fiscales. Le chômage des jeunes reste l’un des défis les plus urgents du gouvernement.</p>



<p>Selon le bureau des statistiques du pays, 39,2% des Tunisiens âgés de 15 à 24 ans étaient au chômage au premier trimestre de 2024. En outre, de nombreux Tunisiens ont cherché un emploi à l’étranger, encore une fois au détriment du potentiel économique de la Tunisie.</p>



<p>Face à l’opposition des partis de gauche et des puissants syndicats, le gouvernement aura du mal à adopter des réformes pour accroître la flexibilité du marché du travail, réaligner les compétences de la population active et réformer les politiques salariales et les procédures de licenciement.</p>



<p>Les taux de migration resteront plus faibles qu’en 2023-24 en raison de l’affaiblissement des perspectives d’emploi en Europe et de la faiblesse de la croissance de l’UE, mais reprendront à moyen terme.</p>



<p>Cela stressera les relations avec l’Europe, qui est la destination de la grande majorité des migrants, mais cela permettra au président tunisien, Kaïs Saïed, d’obtenir des plans de financement à court terme et des subventions pour renforcer la sécurité des frontières – quelque chose qu’il tiendra à exploiter.</p>



<p>L’urbanisation va augmenter, en raison des possibilités limitées d’emploi rural.</p>



<p>Les grands écarts dans la répartition des revenus entre le nord et l’est plus prospères et urbanisés du pays d’une part et le sud et l’ouest appauvris d’autre part resteront un problème et susciteront parfois des manifestations, bien que celles-ci soient pour la plupart localisées.</p>



<p>Depuis la révolution, les gouvernements ont reçu des sommes substantielles d’aide étrangère, et la majeure partie de celle-ci continuera d’aller au développement des infrastructures et à de nouveaux projets dans le sud et l’ouest.</p>



<p>Nous nous attendons à ce que la dérive démographique du sud et de l’ouest vers le nord et l’est se poursuive pendant la période de prévision, malgré les dépenses d’infrastructure dans le sud et l’ouest, car ces régions continueront d’offrir les meilleures opportunités d’emploi.</p>



<p>La population sera de plus en plus concentrée le long du littoral nord-est de Bizerte à Sfax, où vivent actuellement les deux tiers de la population. La population deviendra également plus urbanisée. Les citadins reprenaient 67,8% du total en 2014, contre 60% en 1990. Nous estimons que ce chiffre a légèrement augmenté en 2016-21 et nous nous attendons à ce qu’il continue d’augmenter pendant la période de prévision.  </p>
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		<title>La crise de l’emploi informel en Tunisie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/01/la-crise-de-lemploi-informel-en-tunisie/</link>
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		<pubDate>Thu, 01 Jun 2023 12:41:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La crise économique post-Covid en Tunisie a mis en lumière une autre crise liée à l’emploi. </p>
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<p><strong><em>Un plan visant à faciliter la transition des travailleurs vers l’économie formelle est essentiel pour parvenir à un travail décent pour tous et à un développement inclusif en Tunisie.</em></strong> <em>(Illustration: les zones rurales restent particulièrement dépendantes de l’économie informelle).</em></p>



<p>Par <strong>Manel Dridi</strong> *</p>



<span id="more-8151237"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/06/Manel-Dridi.jpg" alt="" class="wp-image-8151398" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/06/Manel-Dridi.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/06/Manel-Dridi-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/06/Manel-Dridi-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>La crise économique post-Covid en Tunisie a mis en lumière une autre crise liée à l’emploi, notamment la faible participation des femmes au marché du travail et la précarité de l’emploi informel, en particulier pour les indépendants et ceux qui travaillent pour les petites entreprises.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Démographie de l’emploi informel</h2>



<p>En 2019, l’emploi informel a atteint 44,8% de l’emploi total en Tunisie, ce qui représente environ 1,6 million de personnes sur une population active totale d&rsquo;environ 3,6 millions.(1) Ce pourcentage indique la capacité très limitée de l’économie formelle à créer suffisamment d’emplois pour l’augmentation de l’offre de main-d’œuvre, y compris un excédent de main-d’œuvre non qualifiée – en particulier parmi les populations analphabètes et sous-éduquées – qui ne répond pas aux besoins du marché. Le résultat de ce déficit a été dévastateur pour la population rurale, les jeunes et les femmes, qui constituent une grande partie du secteur informel.</p>



<p>En général, l’emploi informel se caractérise par de faibles niveaux de capital humain. 45% des employés de ce secteur n’ont achevé que l’enseignement primaire, 35% n’ont achevé que l’enseignement secondaire et 12 % sont analphabètes, alors qu’une minorité de 8% (soit environ 128 000 personnes) a poursuivi des études supérieures. Notamment, les 128 000 personnes hautement éduquées sont majoritairement des femmes, qui constituent 80 000 membres de ce groupe.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ujoXx62qjS"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/11/15/en-tunisie-le-secteur-informel-emploie-464-du-total-des-occupes/">En Tunisie, le secteur informel emploie 46,4% du total des occupés</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« En Tunisie, le secteur informel emploie 46,4% du total des occupés » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/11/15/en-tunisie-le-secteur-informel-emploie-464-du-total-des-occupes/embed/#?secret=kThIpincsO#?secret=ujoXx62qjS" data-secret="ujoXx62qjS" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Les jeunes, qui représentent 23% de la main-d’œuvre totale du pays, représentent 32% des travailleurs du secteur informel. Cela dénote un manque d’accès et de sensibilisation au travail décent chez les jeunes, y compris les diplômés universitaires. Touchés par un taux de chômage supérieur à 30%, beaucoup perçoivent l’emploi informel comme une voie temporaire qui permettra plus tard la transition vers l’emploi formel. Ils acceptent l’emploi informel afin de préserver leur statut de primo-demandeurs d’emploi, qui leur offre des avantages tels que la formation professionnelle, l’aide à la recherche d’emploi et des subventions aux micro-entreprises dans le cadre des politiques actives du marché du travail du gouvernement.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Conditions d’emploi informel</h2>



<p>En ce qui concerne les types de rôles exercés dans le secteur informel, près de 55% des membres du secteur informel sont des employés, dont la plupart vivent dans la précarité sociale tandis que les employeurs et les indépendants travaillent souvent dans de meilleures conditions.</p>



<p>Les employés du secteur informel sont soumis à des conditions de travail difficiles, à de faibles revenus et au non-respect des réglementations de la loi sur la sécurité et la santé au travail de la part de leurs employeurs. Par exemple, les employés, en particulier les femmes, n’ont pas droit aux congés payés, aux congés de maladie ou de maternité. En outre, ils sont souvent licenciés et privés de leurs droits en cas de conflits du travail ou de problèmes économiques rencontrés par leurs employeurs.</p>



<p>Le secteur informel se caractérise par une productivité limitée fortement liée aux faibles niveaux d’éducation et de formation des travailleurs. Elle s’explique aussi par la petite taille des entreprises, qui ne leur permet pas de bénéficier d’économies d’échelle. En effet, 85% des micro-entreprises emploient 5 salariés ou moins, et près de 60% d’entre elles n’ont qu’un ou deux salariés. Ces petites entreprises ont des difficultés à accéder aux avancées financières et technologiques, ce qui pourrait les aider à se transformer en entreprises compétitives.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Effets régionaux</h2>



<p>L’emploi informel affecte les régions rurales et urbaines de la Tunisie de différentes manières, les zones rurales restant particulièrement dépendantes de l’économie informelle. Dans les zones urbaines, seulement 26% de tous les emplois relèvent de l’économie informelle. Les régions de l’ouest et du sud de la Tunisie sont les plus touchées par l’emploi informel, mais les taux varient de 68% dans le centre-ouest à 48% dans le nord-ouest, 47% dans le sud-ouest et 44% dans le sud-est. Le Grand Tunis et le nord-est ont les taux les plus bas avec des valeurs égales à 22% et 31%, respectivement.</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="CYSlZuJY4s"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/12/21/banque-mondiale-en-tunisie-60-des-travailleurs-occupent-des-emplois-informels/">Banque mondiale : En Tunisie, 60% des travailleurs occupent des emplois informels</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Banque mondiale : En Tunisie, 60% des travailleurs occupent des emplois informels » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/12/21/banque-mondiale-en-tunisie-60-des-travailleurs-occupent-des-emplois-informels/embed/#?secret=55fYsSQXK2#?secret=CYSlZuJY4s" data-secret="CYSlZuJY4s" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>Les régions les plus dépendantes de l’emploi informel sont en retard par rapport au reste du pays et affichent de faibles niveaux de croissance économique. Ils reçoivent également la part la plus faible des investissements publics et privés, une disposition qui empêche leur développement durable. Leur structure sectorielle n’est pas très diversifiée et l’activité économique la plus répandue est l’agriculture, qui représente 61% de l’emploi informel dans les régions rurales. Par conséquent, leur faible capacité d’adaptation les rend très vulnérables aux effets dévastateurs de la crise.</p>



<p>Un plan visant à faciliter la transition des travailleurs vers l’économie formelle est essentiel pour parvenir à un travail décent pour tous et à un développement inclusif. Cela nécessite la mise en œuvre de politiques axées sur le développement qui favorisent les activités productives, l’entrepreneuriat et l’innovation afin de parvenir à une croissance économique qui stimule la création d’emplois. </p>



<p>Parallèlement, le gouvernement doit progressivement renforcer sa compréhension des complexités du secteur informel existant, ainsi que son autorité sur ce secteur, pour garantir le respect de la loi et la sécurité de tous les travailleurs tunisiens au cours de cette transition.</p>



<p class="has-text-align-right"><em>Traduit de l&rsquo;anglais.</em></p>



<p><strong><em>Note:</em></strong></p>



<p><em>* Docteur en développement économique, associée de recherche senior au Laboratoire de prévisions et stratégies de développement durable (PS2D) de l&rsquo;Université de Tunis El Manar.</em></p>



<p><em>1. Toutes les statistiques sont basées sur les calculs de l’auteur et les données de l’Institut national de la statistique de Tunisie et de l’Observatoire national de l’emploi et des qualifications. </em></p>



<p><strong><em>Source</em></strong> : <a href="https://carnegieendowment.org/sada/89031" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Carnegie Endowment</a>. </p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="287JZfrfKU"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/01/05/tunisie-lutte-contre-la-contrebande-et-formalisation-des-barons-informels/">Tunisie : Lutte contre la contrebande et formalisation des barons informels</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : Lutte contre la contrebande et formalisation des barons informels » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/01/05/tunisie-lutte-contre-la-contrebande-et-formalisation-des-barons-informels/embed/#?secret=6V3Rny5nj3#?secret=287JZfrfKU" data-secret="287JZfrfKU" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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