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	<title>Archives des Marco Rubio - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Marco Rubio - Kapitalis</title>
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		<title>Vance-Rubio &#124; Deux approches différentes de la crise au Moyen-Orient !</title>
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		<pubDate>Sun, 05 Jul 2026 07:17:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Malgré une étroite coordination entre JD Vance et Marc Rubio, leurs approches des négociations avec l'Iran divergent sur plusieurs points.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/05/vance-rubio-deux-approches-differentes-de-la-crise-au-moyen-orient/">Vance-Rubio | Deux approches différentes de la crise au Moyen-Orient !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le vice-président américain J.D. Vance et le conseiller à la sécurité nationale et secrétaire d’État Marco Rubio (qui cumule les deux postes) gèrent les dossiers diplomatiques complexes de manières différentes comme en témoignent leurs approches du conflit avec l’Iran et du Liban.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-19144717"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Dans <a href="https://www.theatlantic.com/national-security/2026/06/lebanon-israel-us-mou-vance-rubio/687715/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Atlantic</a>, Vivian Salama indique que Rubio a œuvré pendant des mois pour négocier un accord entre les gouvernements israélien et libanais afin de limiter l’influence du Hezbollah et de permettre à Israël de retirer ses forces du Sud-Liban. Or, l’avenir du Liban est devenu un élément central du nouvel accord américano-iranien, défendu par le vice-président Vance, conférant ainsi à Téhéran un rôle déterminant dans l’avenir du Liban. De ce fait, les États-Unis négocient désormais sur le même sujet selon deux axes distincts, menés par deux hommes aux styles et visions du monde opposés. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Salama décrit Rubio comme plus globaliste, privilégiant le dialogue intergouvernemental et la diplomatie. Vance, qui avait exprimé en privé des inquiétudes quant à un conflit avec l’Iran avant la guerre, se montre plus agressif et opportuniste. Par ailleurs, les deux hommes du président pourraient bien être les principaux candidats à sa succession.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par leurs efforts, Vance et Rubio visent à résoudre un problème qui entrave les efforts de paix américains depuis des générations mais la confusion s’installe déjà. Malgré une étroite coordination entre les deux hommes, leurs points de vue sur la place du Liban dans ce contexte semblent contradictoires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, leurs efforts conjoints pourraient déterminer non seulement l’issue de la situation au Liban mais aussi si une prochaine guerre entre le Hezbollah et Israël risque de faire dérailler l’ensemble du processus de paix avec l’Iran.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Initialement, les responsables américains ont refusé d’inclure le conflit libanais dans la liste des questions à résoudre avec l’Iran dont la plus importante était d’empêcher Téhéran de développer l’arme nucléaire. Toutefois, ils ont finalement cédé à la demande iranienne d’inscrire le Liban à l’ordre du jour de la reprise des négociations et d’aborder la question du recours par l’Iran à des groupes mandataires pour mener des attaques dans toute la région.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le premier paragraphe du mémorandum d’entente en 14 points signé par le président Trump mentionne le Liban à trois reprises dont une fois où il est énoncé verbatim : <em>«L’accord final confirmera la fin définitive de la guerre sur tous les fronts y compris au Liban»</em>.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Vance mène les négociations avec l’Iran qui consistent à persuader la République islamique de retirer son soutien au Hezbollah en échange d’une aide financière. Ni Israël ni le Liban ne participent à ces pourparlers.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un accord encore fragile</h2>



<p class="wp-block-paragraph">En même temps, les négociations menées séparément par Rubio à Washington entre Libanais et Israéliens visent à renforcer le gouvernement libanais, déjà fragilisé, et à fournir à Israël des garanties suffisantes pour un retrait.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les efforts de Rubio ont porté leurs fruits. De hauts diplomates israéliens et libanais ont signé un accord-cadre au Département d’État après quatre jours de discussions en présence de Rubio.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parallèlement, Vance adopte une approche plus pragmatique pour tenter de mettre fin à la guerre dont Trump souhaite désespérément tourner la page, selon des sources proches du président.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Vance semble également prêt à faire pression sur Israël pour qu’il accepte l’issue des négociations avec l’Iran. Il a clairement indiqué qu’il attend du gouvernement israélien qu’il maintienne sa position et cesse de critiquer les efforts américains.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Viviane Salama soutient que les efforts conjoints de Vance et Rubio pourraient échouer pour plusieurs raisons. Les forces israéliennes sont toujours confrontées au Hezbollah sur le territoire occupé par Israël. Que se passerait-il si Israël continuait d’occuper cinq zones en territoire libanais en invoquant la légitime défense ? Que se passerait-il si le Hezbollah attaquait le territoire israélien alors que les négociations entre l’Iran et les États-Unis sont toujours en cours ? Et si Israël reprenait ses attaques contre l’Iran ? Ou si l’Iran attaquait Israël ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré leurs divergences d’approche apparentes, les responsables américains insistent sur le fait que les objectifs de Vance et de Rubio sont identiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Viviane Salama rappelle toutefois des tentatives infructueuses entreprises par le passé. Après l’invasion israélienne du Liban en 1982, le secrétaire d’État de l’époque George Shultz mena une intense activité diplomatique pour négocier la paix. L’accord signé l’année suivante mit fin à la guerre et fut considéré comme une victoire diplomatique mais il s’effondra moins d’un an plus tard face aux violentes réactions dans la région. Le Liban sombra dans un chaos encore plus grand, des groupes soutenus par l’Iran prenant pour cible les forces américaines. En octobre 1983, un kamikaze se fit exploser à Beyrouth tuant 241 soldats américains.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mona Yacoubian, experte au Center for Strategic and International Studies à Washington, a déclaré : <em>«Il ne faut pas sous-estimer la complexité de la situation au Liban et la façon dont elle peut nuire aux différentes parties si l’on ne tient pas compte de toutes ces dynamiques et tensions sous-jacentes. C’est comme un Rubik’s Cube: comment concilier tous ces facteurs?»</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Deux approches de la gestion de la crise libanise</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Israël et le Liban se sont réunis à la table des négociations à quatre reprises depuis la création d’Israël en 1948. Les États-Unis ont joué un rôle de médiateur dans trois de ces pourparlers dont les négociations actuelles. Les deux parties ont convenu d’un cessez-le-feu fin 2024, dans les derniers jours de la présidence de Joe Biden mais les tensions persistent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Suite à la récente guerre contre l’Iran et à l’assassinat du guide suprême iranien Ali Khamenei, Téhéran a juré vengeance et a ordonné aux membres de ce qu’on appelle l’Axe de la résistance de se préparer à une escalade. Le Hezbollah a été le premier à réagir, lançant de nouvelles attaques contre Israël. Le président libanais Joseph Aoun a accusé le Hezbollah de fournir à Israël un prétexte pour attaquer le Liban. Israël a envahi le Sud-Liban en mars, une opération qui, selon les Nations Unies, a fait au moins 3 500 morts et plus d’un million de déplacés. Ce conflit a transformé la question libanaise, auparavant périphérique, en un enjeu central, éclipsant la guerre contre l’Iran et les négociations de paix naissantes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les responsables iraniens ont soutenu que la stabilité régionale, y compris les garanties relatives au Liban, était indissociable de tout accord durable avec Washington et devait impérativement être prise en compte dans leurs négociations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, Vance et Rubio ont tous deux insisté, pendant des semaines, sur le fait que le Liban constituait une question distincte des négociations avec l’Iran.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En avril, Vance a affirmé que ce serait <em>«insensé que l’Iran laisse les négociations s’effondrer alors qu’il a subi de lourdes pertes à cause du Liban»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Puis, début juin, l’Iran a lancé une attaque contre Israël, l’accusant d’avoir violé le cessez-le-feu d’avril en attaquant le Liban.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cet incident a marqué un tournant pour les négociateurs américains, y compris Vance. Ils ont conclu qu’un accord avec l’Iran est improbable tant que le conflit israélo-libanais n’est pas résolu, même si cela implique d’intégrer ce conflit de longue date à un accord à court terme visant principalement à rouvrir le détroit d’Ormuz et à instaurer les conditions de négociations sur le programme nucléaire iranien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, Rubio soutient que la question des relations entre Israël et le Liban doit être traitée séparément car <em>«le Liban est un État souverain»</em>, comme il l’a déclaré à la presse la semaine dernière à Abou Dhabi, et il a ajouté que toute démarche diplomatique doit se faire auprès du gouvernement libanais. Rubio a présenté le rôle de l’Iran à savoir son soutien au Hezbollah comme une question extérieure et non comme un élément central des négociations qu’il supervise. Il estime que négocier avec l’Iran risque de renforcer son influence au Liban et d’affaiblir le gouvernement libanais lui-même.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les responsables régionaux et les analystes interrogés par Vivian Salama soulignent qu’un accord plus large entre les États-Unis et l’Iran obligeant Téhéran à contenir ses alliés, notamment le Hezbollah, conférerait de fait à l’Iran un levier d’influence en le liant, pour le meilleur ou pour le pire, au sort du Liban. L’Iran a intérêt à maintenir une présence à la frontière israélienne mais il peut utiliser son influence sur le Hezbollah comme moyen de pression, sachant que les États-Unis devront persuader les gouvernements israélien et libanais d’accepter tout règlement définitif.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Elargissement du champ des désaccords</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Mona Yacoubian estime que l’approche de Rubio est essentielle au succès d’une telle initiative. <em>«Si elle est correctement mise en œuvre, cette approche pourrait permettre de réduire l’influence historique de l’Iran au Liban en diminuant le rôle du Hezbollah»</em>, a-t-elle déclaré, tout en renforçant le gouvernement de Beyrouth. Cependant, elle a noté qu’en excluant le gouvernement libanais des pourparlers américano-iraniens supervisés par Vance, cela affaiblit ce gouvernement ce qui est conforme à l’approche de l’Iran qui consiste essentiellement à le contourner.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Vance et Rubio ont pris des mesures pour éviter toute contradiction, Rubio rejetant publiquement toute suggestion de contradiction dans leurs efforts. Ils se sont entretenus cette semaine par téléphone avec le président libanais, l’informant des derniers développements des négociations américano-iraniennes et de la possibilité de mettre en place un mécanisme de surveillance conjoint pour appliquer le fragile cessez-le-feu récemment conclu qui vise à mettre fin aux hostilités au Liban.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Définir les objectifs des États-Unis et de l’Iran est devenu plus difficile à mesure que le champ des désaccords s’est élargi pour inclure des questions bien au-delà du nucléaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Contrairement aux précédentes négociations avec l’Iran sur son programme nucléaire, auxquelles les États-Unis n’étaient pas les seuls participants, la diplomatie de Vance et Rubio se déroule dans un contexte très différent. L’Iran, fort de sa capacité à résister à des semaines de bombardements intensifs américains et israéliens, est enhardi, et Washington négocie en grande partie seul, confronté à un éventail de problèmes beaucoup plus large.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’expérience des années Obama a montré que même des discussions ciblées sur le programme nucléaire iranien constituent un processus complexe. Des décennies d’efforts passés nous enseignent également qu’aucun conflit au Moyen-Orient ne se déroule de manière isolée. Les prochaines semaines révéleront si Vance et Rubio peuvent déjouer les pronostics.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Mondial Fifa &#124; Sous Trump et Rubio, la coupe est vide</title>
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		<pubDate>Wed, 24 Jun 2026 06:11:34 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>L’équipe nationale des Etats-Unis de football possède les plus grandes chances de remporter le Mondial 2026. Et pour cause. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/24/mondial-fifa-sous-trump-et-rubio-la-coupe-est-vide/">Mondial Fifa | Sous Trump et Rubio, la coupe est vide</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>En toute objectivité, indépendamment de ses qualités intrinsèques, l’équipe nationale des Etats-Unis de football possède les plus grandes chances de l’emporter. Elle a d&rsquo;autant plus de chance que, après la calamiteuse campagne iranienne, Donald Trump en a un pressant besoin, et que son ami Gianni Infantino, le patron de la Fifa, ne le décevra certainement pas.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dr Mounir Habablia</strong> * &nbsp;</p>



<span id="more-19031090"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Si on s’en réfère au précédent le plus célèbre de machination ayant conduit une équipe&nbsp;nationale du pays hôte au succès final, la Coupe du monde de 1966 en Angleterre, alors il ne faudra pas s’étonner si un tacle trop appuyé met un de ces jours le célèbre Lionel Messi hors de combat, privant l’Argentine, le candidat le plus sérieux à la victoire finale, d’un de ses meilleurs arguments.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le fan le plus célèbre de l’équipe nationale de la République démocratique du Congo, le sosie&nbsp;de Patrice Lumumba, est finalement présent en Amérique pour soutenir son équipe nationale. On ne saura pas qui sponsorise son voyage. Après un premier refus, lié semble-t-il à l’Ebola, il a finalement obtenu son visa.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le plus étonnant, sous Trump et le secrétaire d’Etat Marco Rubio, c’est finalement&nbsp;que les autorités américaines ne se soient pas souvenues que l’ancien Premier ministre élu congolais, assassiné au début des années 60 à l’instigation des Belges, des Français, de la CIA, fût une figure de proue du socialisme et du tiers-mondisme, comparable à Fidel Castro dont il fut d’ailleurs l’ami. Que se serait-il passé si un sosie de Che Guevara s’était présenté au consulat américain de Buenos Aires pour une demande de séjour ? On ne dira pas de la Havane puisque le célèbre révolutionnaire était argentin, et cela fait plus de 60 ans que le gouvernement américain n’assure aucune présence à Cuba, mis à part la célèbre caserne-prison de Guantanamo.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une fois débarrassé de sa douloureuse épine iranienne, le président américain n’aura que l’embarras du choix entre envahir Cuba, le Groenland, ou pourquoi pas, le Mexique, et à ce titre, une victoire de sa sélection peut stimuler la fibre nationaliste yankee dans le sens qui servirait ce dessein.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Heureusement que l’Amérique actuelle a la&nbsp;mémoire courte. Qui sait, peut-être dans 60 ans,&nbsp;un sosie de Ali Khamenei, de Kadhafi, ou de Ben Laden, pourra-t-il assister au Superbowl.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Médecin de libre pratique. &nbsp;</em></p>
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			</item>
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		<title>Démonstration de force des Évangéliques à Washington</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/20/demonstration-de-force-des-evangeliques-a-washington/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 20 May 2026 09:24:04 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Trump et les Evangéliques ravivent un vieux débat : l’Amérique est-elle fondamentalement une nation chrétienne ?</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/20/demonstration-de-force-des-evangeliques-a-washington/">Démonstration de force des Évangéliques à Washington</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Dimanche 17 mai 2026, une foule de milliers de chrétiens conservateurs dominée par les Évangéliques -noyau dur de l’électorat trumpiste- a transformé le National Mall en un lieu de culte évangélique, lors d’un événement intitulé « Rededicate 250 » organisé dans le cadre du 250<sup>e</sup> anniversaire de États-Unis et soutenu par Donald Trump.&nbsp;</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18792344"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Le <a href="https://www.washingtonpost.com/religion/2026/05/17/thousands-expected-rededicate-250-prayer-jubilee/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Washington Post</a> a estimé que cet immense rassemblement religieux tenu dans le centre de Washington, D.C., avec le soutien du président américain, ravive l’un des débats les plus anciens et les plus sensibles de la vie politique américaine : l’Amérique est-elle fondamentalement une nation chrétienne ? Et où tracer la ligne de démarcation entre l’Église et l’État ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le <em>WP</em> indique que l’évènement ayant rassemblé des milliers de participants dans une ambiance a mêlé culte évangélique et meeting politique national. Au programme : hymnes religieux, prières collectives et lectures bibliques, ainsi que des discours de hauts responsables de l’administration qui ont directement lié l’identité américaine au christianisme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des écrans en forme de vitraux ont diffusé tour à tour des images des pères fondateurs des États-Unis et des vidéos de responsables de l’administration Trump à l’instar du secrétaire d’État à la Guerre Pete Hegseth, du secrétaire d’État Marco Rubio, du vice-président J.D. Vance et évidemment du président Trump lui-même ! Il a lu un passage des Écritures tiré du chapitre 7 du deuxième livre des <em>Chroniques</em>, issu de l’<em>Ancien Testament</em>. Cet extrait est régulièrement cité par les personnes estimant que les États-Unis sont une nation chrétienne à l’origine et qu’elle devrait revenir à cette identité.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Si mon peuple, sur lequel porte mon nom, s’humilie, prie, cherche mon visage et se détourne de ses travers alors je l’exaucerais depuis les cieux, je lui pardonnerais son péché et je guérirais son pays»</em>, a notamment lu Trump.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="njmhpqPSgU"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/14/pour-les-evangeliques-dieu-est-derriere-le-retour-au-pouvoir-de-donald-trump/">Pour les Évangéliques, Dieu est derrière le retour au pouvoir de Donald Trump!</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Pour les Évangéliques, Dieu est derrière le retour au pouvoir de Donald Trump! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/14/pour-les-evangeliques-dieu-est-derriere-le-retour-au-pouvoir-de-donald-trump/embed/#?secret=USxwv0wdaU#?secret=njmhpqPSgU" data-secret="njmhpqPSgU" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Erosion de la séparation de l’Église et de l’État</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les fils des célèbres pasteurs évangéliques Billy Graham (surnommé le Pape des Évangéliques), Jerry Falwell et Pat Robertson ont également pris la parole. Parmi les personnalités les plus en vue de la culture populaire contemporaine figuraient Sadie Robertson Huff, 28 ans, podcasteuse et star de l’émission Duck Dynasty et Jonathan Roumie, vedette de la série télévisée <em>The Chosen</em> qui retrace la vie de Jésus.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si les partisans de l’événement y voyaient une réaffirmation nécessaire de l’identité spirituelle américaine, ses détracteurs y voyaient un signe inquiétant de l’érosion de la séparation constitutionnelle de l’Église et de l’État.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le recours à ce type de discours religieux en public par de hauts responsables américains était rare dans la vie politique américaine contemporaine. Cependant, la seconde administration Trump a insisté sur la nécessité de présenter le christianisme non seulement comme une foi personnelle mais aussi comme le fondement spirituel même de l’État américain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cet événement révèle également l’influence croissante de ce que l’on appelle le&nbsp;<em>«nationalisme chrétien»</em> au sein du mouvement conservateur américain. Cette idéologie repose sur la conviction que les États-Unis ont été fondés comme une nation chrétienne et doivent le rester politiquement et culturellement.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un événement religieux financé par des fonds publics</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Parallèlement, des manifestants rassemblés devant le site du festival brandissaient des pancartes proclamant :<em> «L’Amérique n’est pas un pays chrétien»</em>, exprimant leur opposition à l’utilisation de fonds publics pour financer un événement religieux de cette ampleur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une manifestante, Karen Irwin, a déclaré : <em>«Je ne veux pas vivre dans un pays qui me dicte comment je pratique ma religion»</em>. Elle a décrit le festival comme <em>«l’antithèse de ce que signifie être Américain, voire chrétien»</em>.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le débat porte sur la Constitution américaine et le principe de la séparation de l’Église et de l’État. Bien que la Constitution garantisse la liberté de religion et interdise l’établissement d’une religion d’État officielle, les Américains sont divisés depuis des siècles sur le degré de séparation entre le pouvoir politique et les institutions religieuses.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les partisans de cet événement ont soutenu que la reconnaissance du rôle historique du christianisme n’est pas contraire à la Constitution et les organisateurs ont souligné que nombre des Pères fondateurs des États-Unis étaient croyants.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="kh21cWBt1W"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/06/avec-trump-lamerique-fait-le-choix-de-lignorance-de-la-xenophobie-et-de-loutrance/">Avec Trump, l’Amérique fait le choix de l’ignorance, de la xénophobie et de l’outrance</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Avec Trump, l’Amérique fait le choix de l’ignorance, de la xénophobie et de l’outrance » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/06/avec-trump-lamerique-fait-le-choix-de-lignorance-de-la-xenophobie-et-de-loutrance/embed/#?secret=sVZVfj7jX2#?secret=kh21cWBt1W" data-secret="kh21cWBt1W" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">Un récit simplifié et déformé</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, des historiens interrogés par le <em>WP</em> ont affirmé que l’événement présentait un récit simpliste et déformé de l’histoire américaine, riche de sa diversité religieuse et culturelle. L’historien Matthew Sutton a critiqué l’utilisation par Trump de symboles bibliques, arguant que cela lui conférait une image politique quasi-sainte.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rassemblement a également révélé des mutations au sein du christianisme américain contemporain. Le journal américain a noté que de nombreux participants confondaient la foi évangélique avec le nationalisme américain, les théories du complot voire certaines croyances spirituelles non conventionnelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce n’était pas un simple rassemblement religieux mais une manifestation politique et culturelle d’une opinion de plus en plus répandue selon laquelle le christianisme est l’essence même de l’identité américaine. Si ses partisans y voient un projet de <em>«renaissance morale»</em>, ses détracteurs avertissent qu’il menace l’un des fondements les plus importants de l’expérience démocratique américaine : la séparation de la religion et de l’État.</p>
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		<title>Donald Trump envoie les migrants en Afrique !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Apr 2026 07:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Des milliers de migrants expulsés par l’Amérique de Donald Trump se retrouvent dans des centres de détention en Afrique.   </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Une migrante expulsée des États-Unis s’est retrouvée au Cameroun détenue dans un centre de rétention dans ce pays avec lequel elle n’a aucun lien ! Voilà un exemple vivant de ce qu’endurent des milliers de migrants expulsés par l’Amérique de Donald Trump. Après l’Amérique latine, c’est désormais vers l’Afrique que l’administration Trump dirige ses expulsions de masse dans des conditions où la dignité humaine est complètement bafouée. </em></strong><em>(Photo : Une prison du Salvador où de nombreux Vénézuéliens ont été envoyés après avoir été expulsés des États-Unis.)</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18598511"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que le président Trump est à la recherche partout dans le monde de pays disposés à accueillir des milliers de migrants expulsés des États-Unis, il se trouve que certains des dirigeants les plus réceptifs à cette politique sont ceux qui sont à la tête de régimes autoritaires et qui sont connus pour être des auteurs de violations des droits humains. C’est ce qu’indique une enquête du <a href="https://www.nytimes.com/2026/04/04/world/africa/trump-deportation-africa-migrants.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">New York Times</a> menée par Eileen Sullivan, Hamed Aleaziz, Megha Rajagopalan et Pranav Baskar.  </p>



<p class="wp-block-paragraph">Des documents révèlent que les diplomates américains subissent d’intenses pressions de la Maison-Blanche pour conclure des accords, au point qu’ils envisagent pratiquement toutes les options. Les États-Unis pourraient financer des forces de sécurité de ces pays, assouplir les restrictions de visas ou les droits de douane, financer des services de santé publique ou même revoir le classement d’un pays sur les listes de surveillance américaines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un télégramme datant de février et consulté par le <em>NYT</em>, le bureau du secrétaire d’État Marco Rubio a donné des instructions aux diplomates sur la manière d’obtenir des offres initiales.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Si vous êtes prêts à accueillir davantage de personnes, nous pouvons vous apporter un soutien accru»</em>, stipulait le télégramme. Une autre formule suggérée était : <em>«Sans prendre d’engagements, que pouvez-vous proposer?»</em>.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une liste de <em>«pays préoccupants»</em></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le télégramme n’imposait aucune restriction quant aux pays avec lesquels les États-Unis pouvaient négocier. Concernant une liste non précisée de <em>«pays préoccupants»</em>, les diplomates américains ont été informés que l’accueil de migrants <em>«pourrait contribuer à améliorer les relations de ces pays avec les États-Unis»</em>.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces négociations illustrent comment Trump a transformé les expulsions massives, l’une de ses initiatives phares en matière de politique intérieure, en un pilier central de la politique étrangère américaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’administration Trump a expulsé des milliers de personnes vers une douzaine de pays, souvent vers des lieux avec lesquels elles n’ont aucun lien. Face à la complexité politique croissante de la question de la détention massive aux États-Unis, l’administration cherche à conclure davantage d’accords d’expulsion.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces arrangements sont particulièrement visibles en Afrique, où Trump a lancé une nouvelle approche diplomatique privilégiant la conclusion d’accords au détriment du respect des droits humains et de la promotion de la démocratie, sous le slogan <em>«America First en Afrique»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des documents montrent que l’administration est en pourparlers pour renvoyer des migrants en République centrafricaine et en République démocratique du Congo, deux pays dont les systèmes judiciaires sont dysfonctionnels et où les forces gouvernementales sont impliquées dans des actes de torture et des disparitions forcées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les États-Unis ont déjà conclu des accords avec des dirigeants autoritaires au Cameroun et au Rwanda. Des migrants sont détenus en vertu d’un accord avec la Guinée équatoriale, un État autoritaire où la torture est systématique. D’autres sont détenus en Eswatini, un royaume marqué par un passé de violations des droits humains et au Soudan du Sud qui est au bord de la guerre civile.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Mot d’ordre : plus de migrants expulsés</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Nombre de ces migrants vivaient aux États-Unis sous protection légale, ce qui empêchait leur retour dans leur pays d’origine en raison du risque de persécution politique, religieuse ou ethnique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Département d’État a refusé de commenter ses échanges avec d’autres pays. Le <em>NYT</em> a basé son enquête sur des câbles diplomatiques, des documents relatifs au financement, de la correspondance gouvernementale et d’autres documents, ainsi que sur des entretiens avec des responsables américains et des migrants. Certains responsables ont témoigné sous couvert d’anonymat.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le programme est encore en cours de finalisation mais le Département d’État est sous pression pour accélérer sa mise en œuvre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que l’administration réduit les expulsions civiles et militaires dans les grandes villes américaines, le chef de cabinet adjoint de la Maison Blanche Stephen Miller a fait part de sa frustration face à la lenteur des accords conclus avec les pays tiers lors de ses échanges avec le Département d’État, selon des sources proches du dossier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le message de la Maison Blanche est clair : plus d’accords, plus vite, et plus de migrants expulsés.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Qui est concerné par les expulsions dans le cadre de ce programme ?</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les États-Unis sont confrontés depuis longtemps à un dilemme migratoire : que faire des étrangers sans droit de séjour mais qui ne peuvent être renvoyés dans leur pays d’origine par crainte de persécution ou de mort ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au cours de la dernière décennie, marquée par la plus importante vague d’immigration de l’histoire américaine, des milliers de migrants ont affirmé appartenir à cette catégorie. Faute de solution claire, les autorités les ont autorisés à rester sans statut légal.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’année dernière, l’administration Trump a trouvé une nouvelle option : confier la gestion de ces expulsions à un autre pays. Elle n’a pas divulgué le nombre de personnes renvoyées vers des pays tiers mais le groupe le plus important –environ 14 000– a été envoyé en Amérique latine et dans les Caraïbes, selon Human Rights First.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les autorités affirment se concentrer sur l’expulsion des personnes ayant un casier judiciaire. <em>«Nous travaillons avec d’autres pays pour leur dire: nous voulons vous envoyer certains des pires criminels, êtes-vous prêts à le faire?»</em>, a déclaré Rubio l’année dernière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si certaines des personnes expulsées ont un casier judiciaire, beaucoup n’ont pas de condamnation antérieure. Après la diffusion par le président salvadorien Nayib Bukele d’une vidéo montrant des centaines de Vénézuéliens dans une prison de haute sécurité en 2025, il est apparu que nombre d’entre eux n’avaient pas de casier judiciaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des documents judiciaires révèlent que beaucoup de personnes visées par une procédure d’expulsion n’ont pas non plus de casier judiciaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Début mars, quelque 560 migrants étaient détenus dans l’attente d’une expulsion vers un pays autre que le leur. Seuls 139 d’entre eux avaient été condamnés, notamment pour des crimes tels que meurtre, viol et agression.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’administration envisage d’expulser 7 600 migrants supplémentaires qui ne sont pas détenus, dont seulement un sixième environ a un casier judiciaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Je suis venue aux États-Unis chercher protection»</em>, a déclaré une femme détenue dans un centre de rétention au Cameroun. Elle a ajouté avoir été appréhendée alors qu’elle tentait d’entrer sur le territoire américain et avoir obtenu une protection judiciaire l’empêchant de retourner dans son pays d’origine.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Je ne sais pas quoi faire dans ce pays. Je ne sais pas comment je suis arrivée ici»</em>,&nbsp;a-t-elle déclaré sous couvert d’anonymat.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Pourquoi des personnes sont-elles emprisonnées à l’étranger ?</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’administration Trump privilégie deux options. Premièrement, envoyer des personnes dans d’autres pays et leur permettre d’y demander l’asile, comme c’est le cas en Ouganda. Deuxièmement – ​et c’est actuellement la priorité– les expulser vers des pays qui n’offrent aucune garantie de sécurité et où ils sont temporairement réinstallés puis de nouveau expulsés, ce qui entraîne leur détention dans des systèmes juridiques défaillants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au Cameroun, des migrants sont détenus dans un complexe gouvernemental de la capitale, Yaoundé, où certains ont contracté le paludisme. Au Soudan du Sud, ils sont détenus dans une maison fermée à clé près de Juba, dans des conditions déplorables. En Eswatini, ils sont détenus dans une prison de haute sécurité. En Guinée équatoriale, ils sont détenus dans un hôtel sous la surveillance de gardes armés. Au Ghana, certains ont été placés dans un camp d’entraînement militaire. <em>«Nous sommes comme des prisonniers ici»</em>, a déclaré un détenu.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Qu’obtiennent ces pays en retour ?</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Chaque accord est différent. Les États-Unis ont versé des millions de dollars au Salvador et ont relevé leur note de voyage. Ils ont temporairement levé les sanctions imposées au vice-président de la Guinée équatoriale et ont transféré 7,5 millions de dollars au pays. Les restrictions de visa imposées au Ghana ont été levées. Les États-Unis ont versé 5,1 millions de dollars à l’Eswatini. Ils travaillent actuellement à un accord de 1,5 million de dollars avec la Sierra Leone. Ils ont octroyé 85 millions de dollars à une organisation internationale pour soutenir un accord avec la République centrafricaine. 50 millions de dollars ont également été alloués à des dispositifs similaires en République démocratique du Congo.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un contournement des obligations légales</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Est-ce légal ? La question la plus controversée demeure la suivante : les États-Unis instrumentalisent-ils d’autres pays pour faire ce qu’ils ne peuvent légalement faire à savoir renvoyer des migrants dans leur pays d’origine malgré leur protection juridique ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans certains cas, cela s’est déjà produit. Selon des témoignages, certains migrants de Guinée équatoriale ont été renvoyés dans leur pays contre leur gré. Au Cameroun, des migrants ont été informés de leur renvoi imminent et certains ont déjà été expulsés.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«L’administration sait pertinemment que ce sont des pays où l’État de droit est faible et où les migrants peuvent être renvoyés dans leur pays d’origine»</em>, a déclaré un avocat.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De son côté, le Département de la Justice a déclaré que les États-Unis ne peuvent pas contrôler les actions des autres pays après l’arrivée des migrants. <em>«Cela semble constituer un contournement des obligations des États-Unis»</em>, a déclaré la juge fédérale Tanya Chutkan, tout en reconnaissant que son autorité était limitée.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="b2AuDCkXJM"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/12/la-police-de-limmigration-est-elle-devenue-une-milice-de-trump/">La police de l’immigration est-elle devenue une milice de Trump ?</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La police de l’immigration est-elle devenue une milice de Trump ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/12/la-police-de-limmigration-est-elle-devenue-une-milice-de-trump/embed/#?secret=OWYmGx8flD#?secret=b2AuDCkXJM" data-secret="b2AuDCkXJM" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Conseil de la paix &#124; Le projet fou de Trump pour dynamiter l’Onu !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 Jan 2026 08:45:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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		<category><![CDATA[Conseil de la paix]]></category>
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		<category><![CDATA[Tony Blair]]></category>
		<category><![CDATA[Ukraine]]></category>
		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Conseil de la paix est la dernière trouvaille de Donald Trump dans sa prédication illimitée et sa quête de domination totale du monde.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/21/conseil-de-la-paix-le-projet-fou-de-trump-pour-dynamiter-lonu/">Conseil de la paix | Le projet fou de Trump pour dynamiter l’Onu !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>C’est la dernière trouvaille du président américain Donald Trump dans sa prédication illimitée et sa quête de domination totale du monde. Après l’enlèvement d’un chef d’État et sa volonté agressive de s’emparer de territoires qui ne lui appartiennent pas, le voilà qui annonce un «Conseil de la paix» dont la première mission est la mise sous tutelle de Gaza avant de s’étendre aux autres zones de conflits et in fine de se substituer aux Nations Unies.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18263247"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Pour être membre permanent de ce nouveau <em>«machin»</em>, il faudra verser un milliard de dollars par an, l’ordre du jour est soumis à l’approbation de Trump qui est d’ailleurs le seul à disposer d’un droit de veto, et le seul habilité à interpréter la charte de cette nouvelle institution qui a vocation à faire de lui le maître incontesté et incontestable du monde. Ubu roi dans toute sa splendeur!&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une enquête de Lauren Kaori Gurley et Michael Birnbaum parue dans le <a href="https://www.washingtonpost.com/national-security/2026/01/18/trump-peace-board/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Washington Post</a> rappellent les appels répétés lancés par Trump ce week-end aux dirigeants mondiaux pour qu’ils rejoignent ce nouveau <em>«Conseil de la paix»</em>, qu’il présente comme une organisation internationale de consolidation de la paix.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un responsable américain a confirmé que la cotisation d’un milliard de dollars représente le coût d’une adhésion permanente mais a précisé qu’aucune contribution n’est requise pour y adhérer et que les pays qui ne s’acquitteront pas de cette cotisation bénéficieront d’une adhésion de seulement trois ans.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce responsable américain, qui a partagé ces informations sous couvert d’anonymat, a confirmé l’existence d’un projet de charte pour le conseil proposé mais la Maison-Blanche ne l’a pas rendu public. <em>Times of Israel</em> en a publié une copie en ligne dimanche.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Vendredi, la Maison-Blanche a annoncé en grande pompe la création d’un nouveau conseil dans le cadre du plan de Trump visant à superviser la reconstruction de la bande de Gaza dévastée. Cependant, le projet de charte diffusé ne fait aucune mention directe du territoire palestinien. Cette absence de mention a alimenté les spéculations selon lesquelles Trump chercherait à établir une alternative aux Nations Unies sous l’égide des États-Unis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des dirigeants du monde entier, dont ceux de l’Argentine, du Canada, de l’Égypte, de la France, de la Hongrie, de l’Inde, de l’Italie et de la Turquie, ont été invités à rejoindre cette charte internationale pour la consolidation de la paix. Le roi Abdallah de Jordanie a également été invité, d’après une annonce du ministère jordanien des Affaires étrangères dimanche. L’Égypte et la Turquie ont confirmé avoir reçu l’invitation mais n’ont pas encore indiqué si elles y adhéreraient. Jusqu’à lundi 19 janvier 2026, 60 pays ont reçu de invitations pour rejoindre la nouvelle organisation internationale de Trump.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un organe «plus souple et plus efficace»</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le projet de charte publié par <em>Times of Israel</em> semble conférer au Conseil des pouvoirs bien plus étendus que ceux envisagés par Trump en octobre dernier, lorsqu’il a contribué à négocier le cessez-le-feu à Gaza. Le mois suivant, le Conseil de sécurité de l’Onu a approuvé le plan de Trump visant à créer un Conseil chargé de superviser les efforts de reconstruction de Gaza.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le projet, la mission du Conseil est de <em>«promouvoir la stabilité, rétablir une gouvernance saine et légitime et garantir une paix durable dans les zones touchées ou menacées par un conflit»</em>.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La charte souligne également <em>«la nécessité d’un organe international de consolidation de la paix plus souple et plus efficace»</em> et appelle à la formation d’une <em>«coalition d’États disposés et engagés dans une coopération concrète et une action efficace»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;Un haut responsable européen, s’exprimant sous couvert d’anonymat, a indiqué que les dirigeants européens se consultent actuellement sur les ambitions de Trump pour ce Conseil et que la plupart sont peu susceptibles d’approuver sa composition actuelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, ces mêmes dirigeants hésitent à déclencher un nouveau conflit avec Trump, compte tenu de leur confrontation actuelle au sujet du Groenland et de leur besoin urgent de soutenir l’Ukraine qui subit simultanément un hiver rigoureux et l’escalade des attaques russes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le responsable européen a ajouté qu’il existe une réticence à contribuer de manière substantielle à une nouvelle organisation dominée par la vision de Trump d’un nouvel ordre mondial, même si les Européens restent engagés à financer la reconstruction de Gaza.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le <em>WP</em> cite un responsable américain qui a déclaré que les fonds seraient directement utilisés pour mettre en œuvre la mission du Conseil de paix, à savoir la reconstruction complète de Gaza.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Conseil veillerait à ce que la quasi-totalité des fonds soit utilisée à cette fin et non gaspillée dans les <em>«lourdeurs administratives qui affectent de nombreuses autres organisations internationales»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un conseil «tape-à-l’œil»</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’ancien diplomate américain Aaron David Miller a qualifié le Conseil de Trump de <em>«tape-à-l’œil»</em> et a mis en doute sa capacité à agir efficacement sur la scène internationale. Il a déclaré : <em>«Nous avons besoin d’une diplomatie de terrain, pas de comités de façade ni de l’inclusion d’un grand nombre de pays et de personnalités dans un processus où la plupart d’entre eux n’auront aucun rôle réel. Nous avons besoin de Trump, de Netanyahu, des dirigeants du Hamas à Gaza et ceux présents à l’étranger, du Qatar et de la Turquie»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le projet de la Charte, le Conseil de paix tiendra des réunions de vote au moins une fois par an et son ordre du jour sera soumis à l’approbation du président Trump.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un monde imaginaire lointain</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Miller a ajouté : «Le Conseil de la paix est un concept qui semble relever d’un monde imaginaire lointain, totalement déconnecté des réalités de notre planète. <em>Le Conseil de la paix ne parviendra pas à résoudre le conflit au Soudan. Il n’accomplira pas non plus ce que les médiateurs américains et européens n’ont pas réussi à faire : obtenir un cessez-le-feu en Ukraine»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon la charte, Trump décidera qui sera invité à siéger au conseil. Etvendredi, les sept membres fondateurs du conseil exécutif ont été annoncés, parmi lesquels son gendre Jared Kushner, le secrétaire d’État Marco Rubio, l’envoyé spécial pour le Moyen-Orient et homme fort de la diplomatie américaine Steve Witkopf et l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair. S’y ajoutent trois autres membres : le président de la Banque mondiale Ajay Banga, le conseiller adjoint à la sécurité nationale Robert Gabriel et le milliardaire Mark Rowan.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La charte stipule que les décisions seront prises à la majorité des voix, chaque membre disposant d’une voix. Cependant, le président Trump conserve un droit de veto et possède <em>«l’autorité finale quant à la signification, l’interprétation et l’application de la présente charte»</em>, ce qui place Trump en position de leader incontesté et incontestable.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parallèlement au Conseil de paix, la Maison-Blanche a annoncé vendredi la création d’un comité d’opérations secondaire, le Conseil exécutif de Gaza. Ce conseil comprend Jared Kushner, John Wittkov, Tony Blair, le ministre turc des Affaires étrangères Hakan Fidan et le diplomate qatari Ali Al-Thawadi. Des responsables israéliens ont déjà exprimé leur opposition au plan de Donald Trump. Le bureau de Benyamin Netanyahu a déclaré que l’annonce de ce conseil <em>«n’avait pas été coordonnée avec Israël et contredit sa politique»</em>, en raison de la controverse entourant la présence de diplomates turc et qatari.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les Palestiniens complètement oubliés &nbsp;</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Khaled Elgindy, chercheur palestinien au Centre d’études arabes contemporaines de l’Université de Georgetown, a également critiqué la proposition. Il a écrit sur la plateforme X : <em>«Il n’est fait mention ni des Palestiniens ni de leurs droits ni de leurs intérêts ni même d’un futur État palestinien. Des questions qui ne sont pas une priorité pour Blair ni pour Trump ni pour ce soi-disant Conseil de paix»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Premier ministre canadien Mark Carney a déclaré que Trump lui avait présenté l’idée du Conseil de paix il y a plusieurs semaines et qu’il y avait donné son accord de principe. Il a toutefois indiqué avoir plusieurs questions quant à son fonctionnement. Il a déclaré dimanche à la presse à Doha : <em>«Concernant les modalités du Conseil de la paix, nous n’avons pas encore abordé tous les détails relatifs à sa structure, son fonctionnement, ses sources de financement, etc. Nous discuterons de ces questions dans les prochains jours»</em>.</p>
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		<title>Les Etats-Unis, un pays hors-la-loi</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 12 Jan 2026 07:01:45 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>L’enlèvement s du Nicolas Maduro par les Américains est un avertissement à tous les dirigeants insubordonnés à travers le monde.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’enlèvement sans précédent dans les annales du monde, par la manière dont cela s’est produit, du président vénézuélien Nicolas Maduro, constitue non seulement une intervention militaire dans un pays souverain et indépendant en violation des principes du droit international, mais aussi un avertissement clair à la planète entière. Un avertissement à tout dirigeant insubordonné de chaque pays.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Isidoros Karderinis *</strong></p>



<span id="more-18226782"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Isidoros-Karderinis.jpg" alt="" class="wp-image-15466286" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Isidoros-Karderinis.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Isidoros-Karderinis-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Isidoros-Karderinis-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Lors d’une conférence de presse concernant l’opération militaire et l’<em>«arrestation»</em> de Maduro, le 3 janvier 2026, Donald Trump a proféré des menaces contre le président colombien Gustavo Petro, déclarant : <em>«Il ferait bien d’être prudent»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le même temps, le président américain a laissé entendre que Cuba pourrait être un sujet de discussion dans le cadre de la politique américaine plus large dans la région, soulignant ainsi la capacité de Washington à étendre son champ d’action au-delà du Venezuela.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le secrétaire d’État américain Marco Rubio, qui est originaire de Cuba, a même déclaré que le gouvernement cubain devrait s’inquiéter après l’arrestation de Maduro. Il a notamment affirmé&nbsp;: <em>«Si je vivais à La Havane et que j&rsquo;étais membre du gouvernement, je serais au moins inquiet»</em>, ajoutant que <em>«Cuba est un désastre»</em> et que le pays est<em> «dirigé par des hommes incompétents et dépravés»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">400 interventions à l’étranger depuis 1776</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’histoire des États-Unis est par ailleurs marquée par de nombreuses interventions impérialistes. Plus précisément, on dénombre environ 400 interventions depuis 1776, date à laquelle le Second Congrès continental adopta la Déclaration du 4 juillet, proclamant l’indépendance des treize colonies américaines vis-à-vis de l’Empire britannique, un événement qui marqua la fondation officielle des États-Unis d’Amérique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Qui pourrait oublier que, du 15 au 19 avril 1961, 1&nbsp;400 combattants anticastristes, entraînés et financés par la CIA, tentèrent de débarquer à la baie des Cochons, à 250 kilomètres de La Havane, sans parvenir à renverser le régime communiste cubain. Ces combats firent une centaine de morts de chaque côté.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Avec la victoire de Salvador Allende aux élections du 4 septembre 1970 au Chili et la présence déjà de Fidel Castro à Cuba, nous allons nous retrouver avec un sandwich rouge en Amérique latine qui deviendra inévitablement entièrement rouge»</em>, craignait Richard Nixon, et sa crainte fut bientôt confirmée par les résultats des élections.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à cette réalité déplaisante pour les États-Unis, une solution s’était imposée. Elle fut trouvée le matin du 11 septembre 1973, lorsqu’un coup d’État militaire fut fomenté sous la direction du général Augusto Pinochet, avec le soutien des États-Unis, mais aussi du Brésil, dont le régime militaire était parfaitement ami et coopératif avec les États-Unis. Les putschistes ont encerclé, bombardé et pris d’assaut le palais présidentiel. Allende et ses proches collaborateurs furent tués après une résistance acharnée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les États-Unis ont également envahi le Panama à la mi-décembre 1989, sous la présidence de George Bush père. L’objectif de cette invasion militaire était de destituer le dirigeant de facto du Panama, le général Manuel Noriega, accusé par les autorités américaines d’extorsion et de trafic de drogue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, si l’on cherche un parallèle historique où les Américains ont arrêté le dirigeant de facto d’un pays et l’ont extradé vers les États-Unis pour y être jugé, l’affaire Noriega est la plus caractéristique. Et cela s’est produit après une véritable invasion militaire, c’est-à-dire dans le contexte d&rsquo;une intervention armée coordonnée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Noriega parvint à s’échapper et se réfugia à l’ambassade du Vatican à Panama, la capitale du pays, où il resta onze jours. Il y subit une intense guerre psychologique pour le contraindre à se rendre. L’armée américaine installa un mur de son assourdissant devant l’ambassade. Une flotte de Humvees équipés de haut-parleurs diffusait en permanence du hard rock et, parfois, du heavy metal. On y passait notamment le titre<em> ‘‘Panama’’</em> du groupe Van Halen.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Saint-Siège s’en est plaint à juste titre auprès du président Bush, et la guerre musicale prit fin après trois jours. Le 3 janvier 1990, le général accepta de se rendre.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les vraies raisons d’une intervention militaire</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Mais quelles sont les raisons profondes de l’intervention militaire américaine au Venezuela et du renversement du régime insubordonné en place ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Venezuela possède, on le sait, les plus importantes réserves prouvées de pétrole au monde, estimées à environ 303,8 milliards de barils en 2021. À titre de comparaison, les principaux pays producteurs de pétrole disposent de réserves plus modestes. L’Arabie saoudite, par exemple, en possède environ 267 milliards de barils et le Koweït 101,5 milliards.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le même temps, les réserves prouvées de gaz naturel du pays ont dépassé 5,6 billions de mètres cubes en 2021. Il convient de noter, par ailleurs, que dans l’hémisphère occidental, seuls les États-Unis disposaient de réserves plus importantes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les réserves totales de minerai de fer du Venezuela sont estimées à 4,5 milliards de tonnes et le pays se classe deuxième dans la région après le Brésil pour ses réserves en ce métal.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, le Venezuela possède certaines des plus importantes réserves mondiales de bauxite, un minerai utilisé pour la production d’aluminium. Ses réserves totales de ce minerai s’élèvent à 950 millions de tonnes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est donc clair pour tout observateur objectif que les États-Unis convoitent les ressources naturelles du Venezuela. Des ressources qu’ils ne peuvent obtenir avec le régime actuel, partenaire politique et militaire et allié de Moscou, Pékin et Téhéran, mais aussi principal fournisseur de pétrole de la Chine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les États-Unis, la solution pour asseoir leur suprématie dans la compétition internationale impitoyable réside dans le renversement du régime vénézuélien actuel et l’installation d’un président et d’un gouvernement parfaitement complaisants et à leur service. Le reste – à savoir la légalité d’une intervention militaire – leur importe peu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Que conclure de cette affaire sinon que les dirigeants d’un pays ne doivent être renversés que par leur peuple, c’est-à-dire par des soulèvements populaires et des révolutions, comme cela s’est produit dans divers pays par le passé. Ils ne doivent pas être renversés par l’intervention militaire d’une puissance étrangère.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par conséquent, l’invasion militaire américaine du Venezuela et l’enlèvement de son président sont absolument condamnables pour tout citoyen du monde attaché à la démocratie et à la liberté de pensée.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Journaliste grec.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="9eJPjIg0OT"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/10/comment-trump-va-t-il-avaler-le-groenland/">Comment Trump va-t-il avaler le Groenland ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Comment Trump va-t-il avaler le Groenland ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/10/comment-trump-va-t-il-avaler-le-groenland/embed/#?secret=yLQGXyd4Bz#?secret=9eJPjIg0OT" data-secret="9eJPjIg0OT" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Impérialisme américain &#124; Chassez le naturel, il revient au galop !</title>
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		<pubDate>Thu, 08 Jan 2026 08:32:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>L'approche néo-colonialiste de Donald Trump, parfois appelée «politique de la canonnière», a suscité une condamnation internationale quasi générale.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’enlèvement de Nicolás Maduro par les forces américaines, survenue le 3 janvier 2026 lors de l’opération dite «Absolute Resolve» (Détermination absolue), a provoqué une onde de choc mondiale, probablement en raison de son caractère spectaculaire et aventureux. Car il s’agit bien d’une extraction forcée d’un dirigeant en exercice par une puissance étrangère, en dehors de tout cadre légal international classique.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ridha Ben Slama</strong> *</p>



<span id="more-18211196"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/Ridha-Ben-Slama-2.jpg" alt="" class="wp-image-16957652" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/Ridha-Ben-Slama-2.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/Ridha-Ben-Slama-2-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/Ridha-Ben-Slama-2-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Cet évènement est entouré de fortes suspicions de trahisons internes au sein de l’élite dirigeante et militaire vénézuélienne. Le fils du président enlevé, Nicolás Maduro Guerra, a ouvertement dénoncé une trahison au sein du cercle rapproché de son père. Des rapports suggèrent que la localisation précise de Maduro dans une maison sécurisée a pu être livrée par des membres de sa propre garde ou de son entourage direct.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, avant sa chute, Maduro avait multiplié les mesures (en vain) pour prévenir toute défection, notamment en renforçant la surveillance des généraux par des agents de contre-espionnage cubains. Malgré cela, l’efficacité de l’opération américaine laisse supposer un effondrement ou une passivité suspecte d’une partie de la hiérarchie militaire au moment de l’assaut.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Retour de la politique de la canonnière</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’histoire et la géopolitique contemporaine, particulièrement au regard de ce qui se manifeste actuellement, confirment que la cohésion nationale d’un pays demeure le facteur déterminant de la souveraineté d’un État. Lorsqu’un <em>«front intérieur»</em> se fissure, à cause des erreurs et des abus du pouvoir en place, il cesse d’être un bouclier, ce qui favorise toutes sortes d’interventions extérieures.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Néanmoins, cette approche néo-colonialiste, parfois appelée<em> «politique de la canonnière»</em>, a suscité une condamnation internationale quasi générale. Les arguments avancés pour justifier cet enlèvement font effectivement l’objet de vives critiques, de nombreux observateurs les qualifiant de prétextes juridiques fragiles ou de motivations cachées. Des points de contestation majeurs sont soulevés par les commentateurs et les juristes. Les griefs avancés de <em>«narcoterrorisme»</em> ne sont pasprouvés. Le président Trump a affirmé que Maduro utilisait des gangs criminels (comme le <em>Tren de Aragua</em>) pour terroriser les communautés américaines. Or, des rapports de renseignement américains d’avril 2025 indiquaient que le régime de Maduro ne dirigeait pas ces opérations vers les États-Unis.Des élus américains ont souligné que si la lutte contre le narcotrafic était le seul motif, des actions similaires auraient dû être menées contre les cartels mexicains, ce qui n’est pas le cas.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les États-Unis invoquent l’auto-défense contre le trafic de drogue, mais le droit international (malmené sans cesse) ne reconnaît ce droit que face à une attaque armée cinétique. Sans mandat du Conseil de sécurité de l’Onu, l’opération est largement considérée comme une violation de la souveraineté vénézuélienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, bien que Maduro soit contesté dans son pays, il restait le chef d’État de facto et sa destitution concerne les Vénézuéliens seuls. L’idée que cet enlèvement restaurerait la démocratie est fallacieuse, ce qui risque de se passer c’est une fragmentation du pays et une perte de souveraineté.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">En fait, l’argument du narcotrafic masque l’objectif réel : reprendre le contrôle des plus grandes réserves pétrolières au monde. Alors que les administrations précédentes cherchaient souvent un consensus (même minimal) avec le Congrès ou les alliés régionaux, l’opération de 2026 a été menée dans le secret total. Le Secrétaire d’État Marco Rubio (dont la famille est d’origine cubaine) a d’ailleurs justifié l’absence d’information préalable du Congrès par le caractère de <em>«maintien de l’ordre»</em> (<em>law enforcement</em>) plutôt que d’acte de guerre.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce mode d’intervention directe pour enlever un dirigeant étranger sur son propre sol n’est pas une action inédite, elle s’inscrit dans une lignée historique d’actions américaines. Le cas de Nicolás Maduro présente des similitudes frappantes, tout au moins, avec des cas précédents.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au cours de l’opération <em>«Just Cause»</em>, 26 000 soldats américains ont envahi le Panama (1989). Les États-Unis avaient inculpé aussi le général Manuel Noriega pour <em>«narcoterrorisme»</em>, il a été jugé et condamné par un tribunal de Miami à 40 ans de prison.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les prédécesseurs de Trump (comme Bush ou Obama) avaient utilisé des méthodes similaires par l’usage d’opérations extralégales ou secrètes (assassinats ciblés/opérations secrètes) face à des cibles. L’opération en Irak sous la présidence de George W. Bush visait à renverser le régime de Saddam Hussein dans son ensemble, pas seulement à l’éliminer par une frappe ciblée ponctuelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’invasion a débuté en mars 2003 dans le but déclaré de désarmer l’Irak de ses prétendues armes de destruction massive, qui se sont avérées inexistantes. La détention de Saddam Hussein a eu lieu plus tard, lors d’une opération terrestre, suite à une trahison.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Volonté d’expansion et d’intervention directe</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’appétence de Donald Trump charrie avec elle des perspectives inquiétantes, marquée par une volonté d’expansion et d’intervention directe à travers des menaces lancées concernant d’autres pays :</p>



<p class="wp-block-paragraph">1. Intensification des revendications de Trump sur le Groenland, affirmant le 4 janvier 2026 que les États-Unis en ont <em>«absolument besoin»</em> pour leur sécurité nationale et l’accès aux minéraux critiques. La Première ministre danoise, Mette Frederiksen, a exigé l’arrêt de ces <em>«fantasmes d’annexion»</em>, rappelant que le territoire n’est pas à vendre.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">2. Pressions sur le président colombien Gustavo Petro que Trump a qualifié d’<em>«homme malade»</em> impliqué dans la production de cocaïne.&nbsp;Il a déclaré qu’une opération militaire en Colombie lui <em>«semblait une bonne idée»</em> si le flux de stupéfiants vers les États-Unis ne s’arrêtait pas.</p>



<p class="wp-block-paragraph">3. Guerre commerciale contre le Canada qui fait face à des menaces principalement économiques, mais la rhétorique de Trump touche également à la souveraineté : il a imposé ou menacé d’imposer des tarifs de 25% (voire plus) sur les produits canadiens pour forcer le Canada à durcir le contrôle de sa frontière contre le fentanyl (un analgésique qui interagit principalement sur les récepteurs du cerveau). Des observateurs s’inquiètent de ses références répétées au Canada comme le <em>«51<sup>e</sup> État»</em> de l’Amérique, suggérant une remise en cause des normes internationales de souveraineté.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">4. Il a prédit aussi que le gouvernement cubain était<em> «prêt à tomber»</em> suite à l’action au Vénézuéla.</p>



<p class="wp-block-paragraph">5. Des frappes militaires ciblées contre les cartels de la drogue sur le sol mexicain restent une option sérieusement envisagée par son administration.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un goût démesuré pour le spectacle</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le personnage de Trump, homme d’affaires médiatique devenu un homme politique atypique, témoigne d’un goût démesuré pour le spectacle, les rodomontades, une communication grandiloquente et souvent controversée, s’appuyant sur une image d’anti-establishment, tout en cultivant des positions conservatrices qui divergent parfois du parti républicain classique. Son slogan politique populiste <em>«Make América Great Again»</em> prône un retour à un passé idéalisé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Outre cet aspect, il ne faut pas omettre qu’il y a des plans déjà <em>«programmés»</em>, par les administrations précédentes et les services de renseignements, qui reposent sur une part de réalité institutionnelle de longue date, tout en marquant une rupture radicale dans l’exécution. L’administration Biden avait augmenté la prime pour la capture de Maduro à 25 millions de dollars début janvier 2025. Trump a doublé cette mise à 50 millions en août 2025 après avoir désigné le régime comme organisation terroriste. Le refus de reconnaître la légitimité de Maduro après l’élection de 2024 était une position partagée par l’administration Biden.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Certains analystes notent que la chute de Maduro était <em>«conceptualisée»</em> dans les documents de sécurité nationale de la Maison Blanche depuis des années, prévoyant une reprise en main du continent.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La nature du système américain est donc fondamentalement le même. Malgré les alternances politiques et les crises apparentes, ses fondements restent constants. Cette approche s’appuie sur plusieurs piliers structurels, les agences fédérales et l’appareil militaire (le <em>«Deep State»</em> pour certains, la <em>«bureaucratie permanente»</em> pour d’autres) assurent une continuité dans les dossiers de sécurité nationale et de politique étrangère.&nbsp;Les simulacres ou les changements d’hommes et de styles, le système américain (politique, militaire, économique ou culturel) demeure constant, souvent lié au pragmatisme, à l’action, au capitalisme libéral, même si des tensions et des conflits internes existent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qu’il ne faut pas négliger aussi, concernant cet évènement et d’autres à venir, c’est que l’action présidentielle est souvent pré-configurée par des cercles d’influence extérieurs au gouvernement. En 2026, le rôle des think tanks (comme l’Heritage Foundation ou le Center for American Progress) reste central pour rédiger les programmes politiques et fournir les cadres administratifs prêts à l’emploi dès l’entrée en fonction d’une administration.&nbsp;Sans oublier le rôle du lobby pro-israélien aux États-Unis qui reste un pilier central de la politique étrangère américaine. Une constellation d’organisations aux sensibilités diverses s’active, dont l’American Israel Public Affairs Committee, les chrétiens évangéliques, et la Zionist Organization of America qui adopte des positions plus radicales et proches de la droite israélienne.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">En résumé, si les motifs juridiques (narcoterrorisme) étaient effectivement prêts et <em>«programmés»</em> par l’État profond américain depuis des années, le passage à l’acte militaire et l’enlèvement physique de Maduro sont des décisions propres à la doctrine de 2026 <em>«Trump Corollary»</em>, à travers un recentrage hémisphérique et une Europe reléguée au rang de zone secondaire.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’horizon politique aux États-Unis est dominé par la préparation des élections de novembre 2026. Trump utiliserait des dossiers internationaux pour détourner l’attention des affaires intérieures ou des tensions sociales. Les prochains mois de 2026 s’annoncent marqués par une accélération de la <em>«rupture»</em> trumpiste, tant par des actions unilatérales à l’étranger que par une refonte profonde de la bureaucratie américaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Écrivain.</em></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="wZDPlzgqnp"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/06/limperialisme-du-xxie-siecle-ou-le-nouveau-primitivisme-des-puissances/">L’impérialisme du XXIe siècle ou le nouveau primitivisme des puissances</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’impérialisme du XXIe siècle ou le nouveau primitivisme des puissances » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/06/limperialisme-du-xxie-siecle-ou-le-nouveau-primitivisme-des-puissances/embed/#?secret=aN9RiulOR9#?secret=wZDPlzgqnp" data-secret="wZDPlzgqnp" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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			</item>
		<item>
		<title>Steve Witkoff est-il le véritable chef de la diplomatie américaine ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 26 Dec 2025 07:46:26 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Trump n’a pas oublié que Rubio, son secrétaire d'Etat, a été son adversaire coriace lors de la primaire républicaine de 2016.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/26/steve-witkoff-est-il-le-veritable-chef-de-la-diplomatie-americaine/">Steve Witkoff est-il le véritable chef de la diplomatie américaine ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Au début, son périmètre d’action devait être le Moyen-Orient, il s’est élargi à la guerre russo-ukrainienne, il est envoyé au chaudron partout et rencontre tous les chefs d’État. Steve Witkoff a complètement éclipsé le secrétaire d’État américain Marco Rubio. Il faut dire que pour le président américain Donald Trump, la loyauté et la confiance priment sur tout. Entre le gamin du Queens (Trump) et le gamin du Bronx (Witkoff), c’est une très longue amitié new-yorkaise. Par contre, avec le descendant de migrants cubains anticastristes de Floride (Rubio), la défiance a toujours été de mise. Trump n’a pas oublié que Rubio a été son adversaire coriace lors de la primaire républicaine de 2016.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18138320"></span>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://edition.cnn.com/2025/03/21/politics/rubio-competition-for-role-of-americas-top-diplomat" target="_blank" rel="noreferrer noopener">CNN</a> a rapporté que le secrétaire d’État américain Marco Rubio est concurrencé de la part de Steve Witkoff, l’envoyé spécial du président américain pour le Moyen-Orient et négociateur dans le dossier de la guerre russe-ukrainienne. La chaîne a affirmé que les activités des deux hommes au cours des deux derniers mois ont soulevé des questions quant à leur influence et leurs positions respectives au sein du cercle rapproché du président Donald Trump.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon les sources de CNN, Rubio était pleinement conscient des difficultés qui l’attendaient lorsqu’il a pris ses fonctions, sachant que travailler avec Trump ne serait pas chose aisée compte tenu de la propension du président à limoger de hauts fonctionnaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Rubio a eu le poste prestigieux de chef de la diplomatie américaine alors que Trump lui préféré J. D. Vance pour la vice-présidence. Cependant, il n’avait pas anticipé la possibilité d’être mis à l’écart au profit de l’un des plus proches amis de Trump, le promoteur immobilier et milliardaire Witkoff.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’influence grandissante de Witkoff</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au cours des deux premiers mois de l’administration Trump, Rubio s’est, à certains égards, effacé de la scène internationale au profit de Witkoff, dont les responsabilités ont largement dépassé le cadre de son titre officiel d’envoyé spécial pour le Moyen-Orient.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Witkoff a joué un rôle déterminant dans les dossiers les plus importants traités par l’administration Trump, notamment l’accord de cessez-le-feu à Gaza, les négociations pour mettre fin à la guerre en Ukraine et le retour de l’Américain Mark Fogel de Russie après son déplacement à Moscou pour finaliser les négociations en vue de sa libération.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon une source de CNN, Witkoff parcourt le monde en exerçant de facto les fonctions de secrétaire d’État, bénéficiant d’un atout unique : la confiance absolue de Trump.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’inverse, Rubio s’est rendu en Amérique centrale pour discuter d’immigration, ainsi qu’au Moyen-Orient, en Europe et au Canada pour aborder les conflits à Gaza et en Ukraine et rencontrer les partenaires de son pays au sein du G7.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La frustration du secrétaire d’Etat</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Face à l’influence grandissante de Witkoff, des questions se posent quant au pouvoir et à l’avenir de Rubio au sein de l’administration Trump. Un sénateur proche de Rubio a déclaré que le secrétaire était frustré, tandis que des sources bien informées ont confirmé que Rubio était mal à l’aise face à la manière dont la Maison-Blanche a réduit son influence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’après CNN, plusieurs signes du malaise de Rubio face aux actions récentes de l’administration Trump sont apparus. Ces sources ont cité, par exemple, son désaccord avec Elon Musk, président du Comité sur l’efficacité gouvernementale, lors d’une réunion du cabinet, et son attitude distante et réservée lors de la désormais célèbre rencontre entre le président américain et son homologue ukrainien, Volodymyr Zelensky, à la Maison Blanche.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La chaîne américaine a rapporté que Rubio ne bénéficiait pas de la même notoriété et de la même influence que ses prédécesseurs et ne s’attendait pas à devoir faire face à la rude concurrence de Witkoff.</p>



<p class="wp-block-paragraph">CNN explique que la confiance affichée par Trump envers Witkoff avait déjà alimenté les spéculations à Washington quant à la durée du mandat de Rubio. Des sources ont confirmé que Rubio avait accepté ce poste pour renforcer sa crédibilité et qu’il nourrissait toujours des ambitions présidentielles inassouvies après son échec face à Trump en 2016.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces mêmes sources ont indiqué que Rubio considérerait son mandat comme une réussite s’il durait entre 18 mois et deux ans, ce qui lui laisserait le temps de préparer une éventuelle campagne présidentielle en 2028.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Interrogé par CNN, Rubio a déclaré : <em>«Witkoff était l’une des personnes avec lesquelles je travaille le plus étroitement au sein de notre équipe»</em>. Witkoff, de son côté, a affirmé entretenir d’excellentes relations de travail avec Rubio, le décrivant comme <em>«un grand secrétaire d’État et qui restera dans l’histoire comme l’un des plus grands !»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les louanges appuyées cachent mal le malaise</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Steve Witkoff a insisté sur le fait qu’il n’y a absolument aucun conflit entre lui et Rubio. Il a encore renchéri : <em>«C’est un secrétaire d’État exceptionnel et nous travaillons en parfaite harmonie. Ce que CNN a rapporté est totalement faux. Je ne sais pas d’où les médias tirent ces histoires ridicules. Tous les dossiers sur lesquels je travaille sont traités en collaboration avec Marco Rubio»</em>. Il n’y a peut-être pas de conflits mais M. Witkoff marche sur les plates-bandes de Rubio et c’est bel et bien lui l’homme fort de la diplomatie américaine.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La porte-parole du département d’État Tammy Bruce, voulant lui aussi sauver les apparences, a déclaré à CNN : <em>«Votre affirmation est fausse. Le secrétaire d’État Rubio et l’envoyé spécial Witkoff entretiennent d’excellentes relations et travaillent ensemble pour faire avancer le programme du président Trump»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Trump a fait l’éloge de l’éthique professionnelle de Rubio, déclarant spontanément aux journalistes dans le Bureau ovale : <em>«Il a travaillé très dur. Il a déjà voyagé dans de nombreux pays. C’est un homme formidable. Je pense qu’il a toutes les chances d’être le meilleur secrétaire d’État que nous ayons jamais eu»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sauf que ces louanges ne dissipent pas le malaise persistant dans la galaxie Trump où les rôles ne sont pas clairement délimités et les confusions assez fréquentes.</p>
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		<title>Susie Wiles tire à boulets rouges sur l’administration Trump</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 19 Dec 2025 07:42:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Donald Trump]]></category>
		<category><![CDATA[J.-D. Vance]]></category>
		<category><![CDATA[Marco Rubio]]></category>
		<category><![CDATA[Stephen Miller]]></category>
		<category><![CDATA[Susie Wiles]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Susie Wiles, la très puissante chef de cabinet de la Maison-Blanche, révèle des détails inédits sur le cercle rapproché du président Trump.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/19/susie-wiles-tire-a-boulets-rouges-sur-ladministration-trump/">Susie Wiles tire à boulets rouges sur l’administration Trump</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><a href="https://www.vanityfair.com/news/story/trump-susie-wiles-interview-exclusive-part-1?srsltid=AfmBOoqO1KfhiQ4GaGAmbH42RBzqbPuLWSgSLLvH4_ow-mdWIvy-aLkJ" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Vanity Fair</a> a publié mardi une longue enquête de Chris Whipple basée sur une série d’entretiens avec Susie Wiles, la très puissante Chief of Staff de la Maison-Blanche (le chef de cabinet de la Maison-Blanche est le membre de plus haut rang du Bureau exécutif du président des États-Unis), révélant des détails inédits sur le cercle rapproché du président Donald Trump durant sa première année de second mandat.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18108953"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Décrite comme la figure la plus influente de l’administration après le président lui-même,</p>



<p class="wp-block-paragraph">Susan Summerall Wiles dite Susie Wiles et surnommée la Dame de glace a été l’architecte de la victoire de Trump et de son retour au pouvoir. Elle tient d’une main de fer la Maison-Blanche pour éviter le chaos et l’instabilité qui ont caractérisé l’administration Trump lors de son premier mandat et de ce fait, elle est capable d’imposer son style et d’orienter les décisions dans des moments de chaos et d’impulsivité. Cette femme de l’ombre a pour habitude de ne jamais parler mais cette fois-ci elle a dérogé à la règle et a été très prolixe.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Regard sans fard sur les rouages ​​du pouvoir</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Whipple a mené une série d’entretiens avec Wiles à chaque moment de crise durant la première année du second mandat de Trump, offrant un regard sans fard et intime sur les rouages ​​du pouvoir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Wiles apparaît dans ce récit comme une force d’équilibre entre une faction intransigeante au sein de l’aile ouest et un président qui repousse les limites légales et politiques du pouvoir exécutif.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’enquête s’ouvre sur la description d’une scène marquante du matin du 4 novembre. Wiles se trouvait dans le Bureau ovale pour une réunion avec Trump et trois de ses plus proches conseillers, qu’elle considère comme son équipe de base : le vice-président J.-D. Vance, le secrétaire d’État Marco Rubio et le chef de cabinet adjoint Stephen Miller. Selon Willes, l’ordre du jour comportait deux objectifs principaux : sortir de l’impasse au Congrès et obtenir la destitution du président vénézuélien Nicolás Maduro.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au cours de la longue discussion avec Trump, Wiles se leva et se dirigea vers la sortie. Trump le remarqua et lui demanda sèchement :<em> «Est-ce une urgence qui vous oblige à&nbsp; partir?»</em>. Welles répondit que ce n’était pas une urgence, mais ajouta après : <em>«C’est une urgence et cela ne vous regarde pas»</em>. Elle quitta ensuite le Bureau ovale, une scène qui, d’après l’enquête, témoigne de sa capacité à dialoguer avec le président d’une manière que peu de membres de l’administration oseraient adopter.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’auteur souligne que la plupart des hauts responsables de la Maison-Blanche pèsent leurs mots et s’expriment de manière anonyme dans la presse. Cependant, Wiles a répondu à la plupart des questions qui lui étaient posées par le biais d’enregistrements, une pratique rare à ce niveau d’autorité.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Trump a une personnalité d’un alcoolique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Lors d’une conversation privée, Wiles a dressé un portrait choquant de Trump : <em>«Il a une personnalité d’un alcoolique»</em>, faisant référence à un trait de caractère caractérisé par une confiance excessive en soi et un fort sentiment de droit à outrepasser les limites. Wiles affirme que le fait que son père Pat Summerall, ancien joueur puis commentateur de football américain, fut alcoolique lui permet aujourd’hui de gérer Donald Trump. Il est à indiquer que le président américain ne fume pas et ne boit d’alcool, choses qu’il a toujours interdit à ses enfants mais bien qu’il ne soit pas alcoolique, il en a les traits de personnalité selon sa Chief of Staff.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle a également porté des jugements sévères sur certaines personnalités de l’administration ou de son entourage. Wiles a jugé <em>«remarquable»</em> le revirement de Vance, passé d’anti-Trump qui l’insultait à partisan exalté. Elle explique ce revirement par son opportunisme et son arrivisme. Elle le décrit aussi comme un adepte du complotisme depuis une décennie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Wiles a qualifié Russell Vought, directeur du Bureau de la gestion et du budget, d’extrémiste de droite absolu. Interrogée sur le retweet par Elon Musk d’un message comparant les employés du secteur public à des criminels notoires, elle a répondu :<em> «Je pense que ça arrive quand il consomme»</em> , sous-entendant sa consommation de drogues, tout en soulignant qu’elle n’en avait pas connaissance directe. Elle le décrit comme très étrange, destructeur et drogué à la kétamine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’interview s’appuie sur des analyses au sein du camp républicain pour confirmer que Wiles est une figure clé du fonctionnement quotidien du pouvoir exécutif.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’auteur cite un ancien chef de cabinet républicain : <em>«Des décisions aux conséquences considérables sont prises au gré du président et la seule personne capable de contrôler ses caprices est Susie Wiles»</em>. Il ajoute qu’elle est la plus influente parmi ses pairs successifs qui se sont succédé à ce poste.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le secrétaire d’État Marco Rubio estime que <em>«personne au monde n’est actuellement capable d’assumer cette fonction comme Wiles»</em>, décrivant sa relation avec Trump comme une relation de confiance acquise. Vance, quant à elle, présente sa philosophie de travail différemment. Au lieu de chercher à contrôler ou manipuler le président pour servir l’intérêt national, Wiles se considère comme une facilitatrice, et puisque l’Amérique a élu Trump, sa mission est de concrétiser sa vision.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les entretiens la replacent dans un contexte plus large, mettant en lumière les décisions et les enjeux majeurs liés à l’administration Trump, tels que l’extension des pouvoirs présidentiels, la déclaration unilatérale de guerre aux cartels de la drogue, l’imposition de droits de douane arbitraires, la fermeture de la frontière sud, la négociation d’un cessez-le-feu et la libération des otages à Gaza ainsi que les pressions exercées sur les alliés de l’Otan pour qu’ils augmentent leurs dépenses de défense.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’inverse, l’enquête met en lumière un aspect intérieur plus conflictuel : la guerre menée par Trump contre ses opposants politiques, les grâces accordées aux condamnés et le limogeage de ceux impliqués dans des enquêtes et des poursuites, les accords à l’amiable de plusieurs millions de dollars imposés aux entreprises de médias, les poursuites contre des responsables gouvernementaux et les pressions exercées sur les universités pour qu’elles se conforment à son programme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’enquête aborde également le langage offensant utilisé contre les femmes, les minorités et divers opposants, notant que l’assassinat de Charlie Kirk en septembre a accéléré une campagne de représailles. Révélation de taille, Wiles affirme que Trump veut un accord pour mettre un terme à la guerre d’Ukraine afin de cultiver sa stature d’homme de paix mais il pense que Poutine veut avaler toute l’Ukraine.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Concernant l’affaire Epstein, elle estime que Trump n’a rien à se reprocher sur le plan pénal mais qu’il en paiera politiquement le prix lors des élections de mi-mandat qui auront lieu en 2026.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les entretiens évoquent le rôle historique du Wiles comme garant de l’information et défenseur des vérités difficiles, citant des exemples d’administrations précédentes, comme le rôle de James Baker auprès de Ronald Reagan sur la sécurité sociale. Ceci soulève la question centrale : dans quelle mesure Trump pourrait-il s’écarter des normes démocratiques ? Wiles fera-t-elle quelque chose pour le contenir ? Et, surtout, le souhaite-t-elle ?</p>



<h2 class="wp-block-heading">Musk a engendré une crise humanitaire</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les détails les plus sensibles des entretiens figure le récit de Wiles sur l’émergence d’un centre de pouvoir parallèle au sein de l’administration : Elon Musk. Wiles le décrit comme un acteur totalement isolé, expliquant avoir été choquée par la suppression de l’Agence américaine pour le développement international (USAID) par Musk. Elle souligne que si un décret présidentiel de Trump exemptait les programmes vitaux du gel de l’aide étrangère, la réalité, selon son témoignage, a été la fermeture et la suspension de ces programmes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Wiles révèle qu’elle n’avait pas initialement saisi l’ampleur des conséquences pour l’action humanitaire mais qu’elle a commencé à recevoir des appels paniqués de responsables d’agences d’aide et d’anciens fonctionnaires l’avertissant que des milliers de vies étaient en danger, notamment après l’arrêt des programmes de vaccination en Afrique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’enquête conclut implicitement que Wiles possède des qualités rares à Washington : la capacité d’évoluer dans un milieu profondément masculin, le talent pour gérer une équipe intransigeante et l’aptitude à être proche du président sans être sous les feux de la rampe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De fait, selon <em>Vanity Fair</em>, le nom de Susie Wiles est devenu synonyme d’une force puissante agissant dans l’ombre, à un moment qui, selon les critiques, redéfinit la nature même de la gouvernance aux États-Unis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces révélations de <em>Vanity Fair</em> ont provoqué une onde de choc à Washington mais le président Trump, interrogé sur les propos de Wiles, lui a renouvelé sa confiance indiquant ne pas avoir lu l’article et qu’elle était une <em>«fantastique Chief of Staff»</em>. Ceci indique qu’il tient absolument à Wiles, architecte de son retour au pouvoir et dont le départ plongerait l’administration dans le chaos.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’ailleurs, la Maison-Blanche par la voix de sa porte-parole a indiqué que Wiles a œuvré à tout ce qui a été accompli lors des onze premiers mois de ce mandat. Quant à la principale concernée, elle estime que la rédaction de <em>Vanity Fair</em> a publié ce qui lui convenait et n’a pas publié le reste. Une seconde salve de révélations est prévue.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/19/susie-wiles-tire-a-boulets-rouges-sur-ladministration-trump/">Susie Wiles tire à boulets rouges sur l’administration Trump</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Trump ordonne à la CIA de mener des opérations secrètes au Venezuela</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Oct 2025 07:55:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Après avoir encerclé le Venezuela, Donald Trump a ordonné à la CIA d’y mener des opérations secrètes. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/20/trump-ordonne-a-la-cia-de-mener-des-operations-secretes-au-venezuela/">Trump ordonne à la CIA de mener des opérations secrètes au Venezuela</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Après avoir encerclé le Venezuela le mois dernier par la marine américaine, Donald Trump a ordonné à la CIA d’y mener des opérations secrètes, révèle le </em>New York Times<em>. Trump accuse le président Nicolás Maduro d’avoir libéré de prison un dangereux gang et de l’avoir envoyé aux États-Unis. Il accuse même celui qui est qualifié de «narcoterroriste» par l’administration américaine d’être à la tête de ce gang. Maduro dénonce de faux prétextes pour faire tomber son régime. Dans tous les cas, l’opération de la CIA réveille de très mauvais souvenirs d’une époque où les États-Unis soufflaient le chaud et le froid sur l’Amérique latine qu’elle considérait comme son arrière-cour. </em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-17698707"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Le <a href="https://www.nytimes.com/2025/10/15/us/politics/trump-covert-cia-action-venezuela.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">New York Times</a> cite des responsables américains affirmant que l’administration Trump avait autorisé la CIA à mener des opérations secrètes au Venezuela. Il s’agit d’une escalade dans la campagne de Washington contre le président Maduro, ajoutent ces responsables qui ont requis l’anonymat.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces nouveaux pouvoirs confèrent à la CIA la capacité de mener des <em>«opérations meurtrières»</em> au Venezuela, ainsi qu’une série d’activités dans les Caraïbes, soit unilatéralement, soit en coordination avec des opérations militaires plus vastes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On ignore si l’agence de renseignement prévoit des opérations spécifiques ou si ces pouvoirs constituent une mesure de précaution. Cependant, ils interviennent dans un contexte de pression croissante menée par Washington contre le gouvernement Maduro.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les documents de renseignement récélés par le journal indiquent que ces pouvoirs, connus sous le nom de <em>«rapport présidentiel classifié»</em>, ont été signés après que Trump a ordonné la suspension des négociations diplomatiques avec le gouvernement Maduro, suite aux accusations croissantes des États-Unis concernant son implication dans le trafic de drogue et ses liens avec un groupe criminel connu sous le nom de <em>«Train d’Aragua»</em>, allégations qui ont été remises en question par des évaluations du renseignement interne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si les opérations militaires américaines sont généralement rendues publiques, celles de la CIA restent secrètes, ce qui soulève des questions quant au contrôle parlementaire limité de ces décisions.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des navires de guerre dans les Caraïbes</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La semaine dernière, le Venezuela a demandé une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’Onu pour discuter de <em>«l’escalade de l’agression»</em> des États-Unis qui ont déployé des navires de guerre dans les Caraïbes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une lettre adressée aux Nations Unies, le Venezuela a décrit la situation comme <em>«une dangereuse escalade de l’agression américaine et un déploiement militaire sans précédent des États-Unis dans les Caraïbes»</em>. Le gouvernement du président Maduro n’excluant pas une attaque armée américaine contre le Venezuela à très court terme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette demande vénézuélienne intervient au lendemain du vote des membres du Congrès contre une loi qui aurait restreint la capacité du président américain à recourir à la force militaire létale contre les narcotrafiquants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a plus d’un mois, Washington a déployé huit navires de guerre et un sous-marin nucléaire dans le sud de la mer des Caraïbes, au large des côtes vénézuéliennes, dans le cadre d’une mission présentée comme visant à lutter contre le trafic de drogue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À ce jour, l’administration Trump a lancé plusieurs frappes militaires contre des bateaux soupçonnés d’être utilisés dans ce trafic , tuant au moins 21 personnes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le président Maduro a dénoncé une <em>«agression armée»</em> accusant Washington d’utiliser le trafic de drogue comme prétexte pour <em>«imposer un changement de régime»</em> et s’emparer des richesses d’un pays possédant l’une des plus grandes réserves de pétrole au monde.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le <em>NYT</em> précise que la CIA est habilitée depuis longtemps à collaborer avec les gouvernements d’Amérique latine sur les questions de sécurité et de partage de renseignements. Cela lui a permis de collaborer avec les autorités mexicaines pour cibler les cartels de la drogue. Cependant, ces autorisations ne lui permettent pas de mener des opérations létales directes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Evincer Maduro du pouvoir</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La stratégie de l’administration Trump concernant le Venezuela, élaborée par le secrétaire d’État Marco Rubio avec l’aide de John Ratcliffe, directeur de la CIA, vise à évincer Maduro du pouvoir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">M. Ratcliffe a peu parlé des activités de son agence au Venezuela. Il a toutefois promis que, sous sa direction, la CIA deviendrait plus agressive. Lors de son audition pout confirmer sa nomination, il a déclaré qu’il rendrait la CIA moins réticente au risque et plus disposée à mener des actions secrètes sur ordre du président et à aller là où personne d’autre ne peut aller et faire des choses que personne d’autre ne peut faire. </p>



<p class="wp-block-paragraph">La CIA a refusé de commenter cette autorisation de mener des opérations secrètes au Venezuela, cependant mercredi 15 octobre et après les révélations du <em>NYT</em>, M. Trump a déclaré avoir donné cette autorisation car le Venezuela avait vidé ses prisons pour envoyer les délinquants aux États-Unis, rapporte le <em>NYT</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le président semblait faire référence aux allégations de son administration selon lesquelles des membres du gang de la prison Tren de Aragua avaient été envoyés aux États-Unis pour commettre des crimes. En mars, M. Trump a proclamé que le gang, fondé dans une prison vénézuélienne, était une organisation terroriste menant une <em>«guerre irrégulière»</em> contre les États-Unis sous les ordres du gouvernement Maduro.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une évaluation des services de renseignement réalisée en février a contredit cette affirmation, expliquant pourquoi les agences d’espionnage ne pensaient pas que le gang était sous le contrôle du gouvernement Maduro, bien que le FBI ait partiellement exprimé son désaccord. Un haut responsable de l’administration Trump a insisté pour que l’évaluation soit révisée. L’évaluation initiale a été confirmée par le Conseil national du renseignement. Par la suite, le directeur par intérim du Conseil, Michael Collins, a été démis de ses fonctions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les États-Unis ont offert 50 millions de dollars pour toute information menant à l’arrestation et à la condamnation de M. Maduro pour trafic de drogue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">M. Rubio, qui est également conseiller à la sécurité nationale de M. Trump, a qualifié M. Maduro d’illégitime et l’administration Trump le qualifie de <em>«narcoterroriste»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">M. Maduro a empêché le gouvernement démocratiquement élu l’année dernière de prendre le pouvoir. Cependant, les accusations de l’administration Trump selon lesquelles il aurait profité du trafic de drogue et que son pays serait un important producteur de drogue pour les États-Unis ont été débattues.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien que l’administration Trump ait publiquement avancé des justifications juridiques peu convaincants pour sa campagne, M. Trump a déclaré au Congrès qu’il avait décidé que les États-Unis étaient en conflit armé avec des cartels de la drogue qu’ils considèrent comme des organisations terroristes. Dans une note au Congrès publiée à la fin du mois dernier, l’administration Trump a déclaré que les cartels de la drogue étaient des <em>«groupes armés non étatiques dont les actions constituent une attaque armée contre les États-Unis»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La CIA intensifie ses efforts de lutte contre les stupéfiants depuis des années. Gina Haspel, deuxième directrice de la CIA sous M. Trump lors de sa première administration, a consacré davantage de ressources à la traque de drogue au Mexique et en Amérique latine. Sous William J. Burns, directeur de la CIA sous Biden, l&rsquo;agence a commencé à faire voler des drones au-dessus du Mexique, à la recherche de laboratoires de fentanyl, opérations que M. Ratcliffe a ensuite étendues.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Actions secrètes de la CIA en Amérique latine</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’autorisation d’opérations secrètes de Trump pourrait paraître comme une évolution naturelle de ces efforts antidrogue mais l’histoire des actions secrètes de la CIA en Amérique latine et dans les Caraïbes est, pour le moins, mitigée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 1954, l’agence a orchestré un coup d’État qui a renversé le président Jacobo Árbenz du Guatemala, inaugurant des décennies d’instabilité. L’invasion de Cuba par la Baie des Cochons, soutenue par la CIA, en 1961, s’est soldée par un désastre et l’agence a tenté à plusieurs reprises d’assassiner Fidel Castro. La même année, la CIA a fourni des armes aux dissidents qui ont assassiné Rafael Leónidas Trujillo Molina, le dirigeant autoritaire de la République dominicaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’agence a également été impliquée dans le coup d’État de 1964 au Brésil, la mort de Che Guevara et d’autres machinations en Bolivie, le coup d’État de 1973 au Chili et la lutte des Contras contre le gouvernement sandiniste de gauche du Nicaragua dans les années 1980.</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="nMSgextKs1"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/06/les-etats-unis-vont-ils-envahir-le-venezuela/">Les États-Unis vont-ils envahir le Venezuela ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les États-Unis vont-ils envahir le Venezuela ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/06/les-etats-unis-vont-ils-envahir-le-venezuela/embed/#?secret=Iigt9mna71#?secret=nMSgextKs1" data-secret="nMSgextKs1" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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