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	<title>Archives des Maroc - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Maroc - Kapitalis</title>
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		<title>Sahel &#124; Le come-back de l’Algérie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 22 Oct 2026 07:18:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L'Algérie oeuvre à faire face à l’influence régionale grandissante de l’Axe Rabat-Abou Dhabi-Tel Aviv dans les pays du Sahara et du Sahel.  </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><strong><em>Face à l’influence régionale grandissante de l’Axe Rabat-Abou Dhabi-Tel Aviv dans les pays du Sahel, Alger qui considère cette espace géographique comme sa sphère d’influence essaye ces derniers temps de prendre des initiatives afin d’améliorer ses relations avec des pays comme le Niger et le Mali qui ont traversée une phase de turbulence ces dernières années. En ouvrant une nouvelle page avec ces pays, l’Algérie entend de nouveau jouer un rôle dans cette région afin de contenir le rôle de plus en plus intense et multiforme de l’Axe concurrent qui l’agace beaucoup et qui a atteint son paroxysme le mois dernier avec la rupture des relations diplomatiques entre Alger et Abou Dhabi.</em></strong></em></strong> <em>(Photo : Combattants du Front de libération de l’Azawad à Kidal, au Mali).</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong><strong></strong></p>



<span id="more-19837342"></span>



<p class="wp-block-paragraph">La revue américaine <a href="https://foreignpolicy.com/2026/10/14/algeria-sahel-african-politics-security/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><u>Foreign Policy</u></a> a publié une analyse de Nosmot Gbadamosi indiquant que l’Algérie cherche à retrouver son rôle de médiateur dans les questions de sécurité au sein de la région instable du Sahel. Elle suggère qu’Alger pourrait avoir joué un rôle dans la reprise récente de la ville de Kidal par l’armée malienne et ses alliés russes aux dépens des séparatistes touaregs. Ces derniers avaient procédé à un retrait tactique de cette ville stratégique dont ils avaient pris le contrôle en avril.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces développements interviennent dans un contexte de reprise des relations bilatérales avec l’Algérie, qui a rouvert son espace aérien à Bamako en juillet, mettant ainsi fin à une rupture de 15 mois. Cette rupture faisait suite à un différend provoqué par l’abattage par l’Algérie d’un drone malien près de leur frontière commune.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Algérie, qui constitue la deuxième puissance militaire d’Afrique après l’Égypte, a joué pendant des décennies un rôle de médiateur dans le processus de paix entre les rebelles touaregs et le gouvernement malien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces derniers mois, Alger s’est efforcée de reconquérir ce rôle, ainsi que sa position traditionnelle de médiateur en matière de sécurité au Sahel, alors que les menaces sécuritaires s’intensifient dans toute la région.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien qu’elle prône une politique de non-ingérence dans les affaires intérieures d’autres États, l’Algérie a toujours considéré le Sahel et l’Afrique de l’Ouest comme faisant partie de sa zone d’influence.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La question touarègue et la lutte contre le terrorisme</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Intissar Fakir, chercheuse principale et directrice fondatrice du programme Afrique du Nord et Sahel au Middle East Institute, a déclaré : <em>«L’Algérie a toujours perçu le Sahel comme faisant partie de l’espace géopolitique global au sein duquel elle exerce son influence. Il existe de nombreux intérêts communs avec le Mali, notamment en ce qui concerne la question touarègue et la lutte contre le terrorisme»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon plusieurs analystes, l’Algérie craint tout particulièrement une extension de la rébellion vers ses régions méridionales au sein de sa propre population touarègue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, ces dernières années, face au déclin de son rôle dans la région du Sahel, l’Algérie s’inquiète de plus en plus de la présence de nombreux acteurs étrangers —notamment la Russie et les Émirats arabes unis— qui cherchent à y renforcer leur influence.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«L’Algérie commence à se retrouver largement isolée dans son voisinage»</em>, souligne Fakir. Alger a d’ailleurs régulièrement dénoncé le recours du Mali à des mercenaires russes, et ce, malgré ses bonnes relations avec Moscou. Cette situation a conduit le Mali, en 2024, à mettre fin à l’Accord d’Alger, un traité de paix négocié par l’Algérie en 2015 entre le gouvernement malien et une coalition séparatiste menée par les Touaregs de l’Azawad.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les relations entre l’Algérie et les pays du Sahel se sont davantage dégradées l’an dernier à la suite de l’affaire du drone abattu. Cet incident qui a poussé l’Alliance des États du Sahel (regroupant le Burkina Faso, le Mali et le Niger) à rappeler ses ambassadeurs en poste à Alger.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Algérie éprouve également une vive inquiétude vis-à-vis d’Abou Dabi. En septembre, elle a rompu ses relations diplomatiques avec les Émirats, accusant ces derniers d’<em>«actes provocateurs et hostiles»</em>&nbsp;et de déstabiliser la région en soutenant des factions rebelles au Soudan, en Libye et au Sahel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En juillet, le président algérien Abdelmadjid Tebboune a déclaré, au sujet des Émirats : <em>«Partout où ils mettent les pieds, le sang coule»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon les analystes, l’Algérie joue désormais un rôle croissant, tant sur le plan militaire qu’économique, dans les affaires de ses voisins. Cette mutation se manifeste clairement au Niger. En août, l’Algérie a dépêché auprès du gouvernement militaire nigérien quatre avions de combat Soukhoï-30, un avion de ravitaillement en vol et un avion de transport militaire ce qui est une démonstration de force inédite visant à aider les autorités à déjouer une tentative de coup d’État.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au cours du même mois, Sonatrach, la compagnie énergétique publique algérienne, a entamé des opérations d’exploration sur le gisement pétrolier de Kafra, au Niger, relançant ainsi un projet resté en suspens pendant des années.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le mois dernier, lors de l’Assemblée générale des Nations unies, le Premier ministre nigérien, Ali Mahaman Lamine Zeine, a salué l’Algérie, qualifiée d’État frère et voisin, affirmant que le Niger est aujourd’hui <em>«sur pied»</em>&nbsp;grâce au soutien algérien.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Algérie n’est pas le seul pays d’Afrique du Nord à avoir intensifié son implication au Sahel et dans les régions avoisinantes. En 2023, l’Égypte a fourni des équipements militaires au Niger pour appuyer la lutte contre les groupes djihadistes. Par ailleurs, le Nigeria cherche actuellement à conclure un accord avec l’Égypte portant sur le transfert de technologies militaires.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le</strong> prisme de la rivalité entre l’Algérie et le Maroc</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, la principale dynamique en direction de la région émane du Maroc —rival de l’Algérie— qui espère que des relations régionales solides viendront soutenir son plan pour le Sahara occidental. L’Algérie, quant à elle, héberge le Front Polisario, mouvement qui milite pour l’indépendance de ce territoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les relations historiques du Maroc avec les pays d’Afrique de l’Ouest remontent à des siècles mais elles se sont tendues dans les années 1980 en raison d’un soutien croissant à l’indépendance du Sahara occidental. Depuis sa réintégration au sein de l’Union africaine en 2017, Rabat s’est tourné de plus en plus vers la diplomatie économique pour renforcer sa position dans la région.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La construction d’un gazoduc reliant le Nigeria au Maroc devrait débuter au cours des deux prochaines années. Ce projet vise à acheminer le gaz naturel nigérian à travers 12 pays avant qu’il n’atteigne le Maroc, qui se chargera ensuite de l’exporter vers l’Europe. Par ailleurs, le Maroc collabore avec la Mauritanie à des projets visant à relier les pays enclavés du Sahel à l’océan Atlantique via le port marocain de Dakhla situé au Sahara occidental.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, selon Fakir, réduire ces évolutions régionales au seul prisme de la rivalité entre l’Algérie et le Maroc serait une simplification excessive. Elle ajoute :<em>&nbsp;«Le Maroc n’est plus le seul acteur impliqué dans la sécurité de la région du Sahel. Par conséquent, toute mesure prise par l’Algérie ne constitue pas nécessairement une réaction au Maroc mais répond plutôt à un ensemble de circonstances changeantes et variées»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Performance de navigation web mobile &#124; La Tunisie en tête des pays à PIB par habitant  comparable</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/21/performance-de-navigation-web-mobile-la-tunisie-en-tete-des-pays-a-pib-par-habitant-comparable/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 Oct 2026 12:28:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[MEDIA]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Maroc]]></category>
		<category><![CDATA[navigation web mobile]]></category>
		<category><![CDATA[nPerf]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie 1ère sur la performance de navigation web mobile parmi 5 pays dont le PIB par habitant est compris entre 3 800 et 6 500 dollars.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Selon les données <a href="https://www.nperf.com/fr/publications-list" target="_blank" rel="noreferrer noopener">nPerf</a>, la Tunisie se classe 1<sup>ère</sup> sur la performance de navigation web mobile entre juillet et septembre 2026, parmi les 5 premiers pays dont le PIB par habitant est compris entre 3 800 et 6 500 dollars. Avec un indice de 62,15 %, elle affiche la meilleure fluidité pour consulter les sites les plus visités du pays, devant le Maroc (60,76 %) et l&rsquo;Indonésie (54,4 %).</em></strong></p>



<span id="more-19839419"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Cet indice mesure la rapidité et la stabilité de l’affichage des pages des 5 sites les plus consultés dans le pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les performances varient significativement : la Tunisie devance l’Indonésie de près de 8 points, et l’Ukraine (51,84 %) de plus de 10 points. Ces différences se traduisent par des temps de chargement plus ou moins longs pour les utilisateurs, influençant directement leur expérience de navigation.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://www.nperf.com/fr/publications-list">nPerf</a> est une plateforme indépendante de mesure des performances Internet, basée sur l’expérience réelle des utilisateurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En transformant des millions de tests de connexion en analyses exploitables, nPerf aide les opérateurs à améliorer leurs réseaux et contribue à bâtir un Internet plus rapide et plus fiable pour tous.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<item>
		<title>A la recherche du bonheur en Tunisie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/07/a-la-recherche-du-bonheur-en-tunisie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 07 Oct 2026 09:29:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[indice global de bonheur]]></category>
		<category><![CDATA[Maroc]]></category>
		<category><![CDATA[Sadok Zerelli]]></category>
		<category><![CDATA[World Happiness Report]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie est classée au 105e rang sur 147 pays avec un indice global de bonheur de 4,798/10. Mais c'est quoi le bonheur ? </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/07/a-la-recherche-du-bonheur-en-tunisie/">A la recherche du bonheur en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><strong><em>L’autre jour, en naviguant sur le Web, histoire de</em></strong></em></strong> <strong><em><strong><em>«tuer»&nbsp;le temps (une expression courante chez nous mais qui est à mon avis la plus stupide qui puisse exister puisque le temps est par définition la ressource la plus rare de la vie et que chaque heure et chaque minute que nous vivons ne se renouvelleront pas et sont perdues à jamais), je suis tombé sur une information qui m’a fait tiquer&nbsp;: selon le&nbsp;World Happiness Report 2026, publié par le Wellbeing Research Centre de l’Université d’Oxford avec Gallup et le réseau des Nations Unies, la Tunisie est classée au 105</em></strong><sup><strong><em><sup>e</sup></em></strong></sup><strong><em>&nbsp;rang sur 147 pays avec un indice global de bonheur de 4,798/10 , alors que la Finlande où l’hiver dure pourtant six mois par an avec des températures qui descendent jusqu’à-15 C° ou -30 C°, arrive au premier rang et ce depuis plusieurs années consécutives, &nbsp;avec un indice global de bonheur de 7,764/10.</em></strong></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dr. Sadok Zerelli</strong><strong>&nbsp;*</strong></p>



<span id="more-19763775"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Certes il y a des pays où les habitants se déclarent plus malheureux que nous, tels que le Maroc (112<sup>e</sup>) ou l’Égypte (139<sup>e</sup>) mais c’est une maigre consolation lorsqu’on sait qu’à côté de chez nous, l’Algérie nous surclasse de loin et arrive, on ne sait par quel miracle,&nbsp;à la 83<sup>e</sup>&nbsp;position.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Intrigué par ces résultats, j’ai poussé ma recherche plus loin pour essayer de comprendre comment cet indice du bonheur dans un pays est calculé et quelle est sa valeur scientifique si jamais il en a une.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Modalités de calcul et signification </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il s&rsquo;est avéré que le rapport utilise une question appelée <em>«Cantril Ladder»</em>&nbsp;: on demande aux personnes de situer leur vie sur une échelle de 0 à 10, de la pire vie possible à la meilleure vie possible. Le classement 2026 utilise la moyenne des réponses recueillies entre 2023 et 2025.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour expliquer les différences entre pays, six grands facteurs sont étudiés :</p>



<p class="wp-block-paragraph">1. PIB par habitant — niveau matériel et économique;</p>



<p class="wp-block-paragraph">2. soutien social — possibilité de compter sur des proches en cas de difficulté;</p>



<p class="wp-block-paragraph">3. espérance de vie en bonne santé;</p>



<p class="wp-block-paragraph">4. liberté de choisir sa vie;</p>



<p class="wp-block-paragraph">5. générosité — notamment le fait de donner à des œuvres caritatives;</p>



<p class="wp-block-paragraph">6. perception de la corruption — confiance dans les institutions et les entreprises.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport précise une chose très importante : ces six facteurs ne sont pas additionnés pour fabriquer le classement. Le classement est directement fondé sur l&rsquo;évaluation que les personnes donnent de leur propre vie. Les six facteurs servent principalement à expliquer pourquoi les évaluations diffèrent d’un pays à l’autre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour la Tunisie, le chiffre 4,798/10 est assez parlant : il signifie que l’évaluation moyenne de leur vie par les Tunisiens est inférieure au milieu de l’échelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais cela ne signifie pas nécessairement que les Tunisiens sont <em>«malheureux»</em>&nbsp;au sens psychologique. Le bonheur dépend aussi de dimensions que le classement ne saisit pas complètement : famille, amitié, sentiment d’appartenance, sécurité, espoir dans l’avenir, dignité, sentiment d’être utile, liberté réelle, confiance dans l’avenir, etc.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Définition du bonheur&nbsp;</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Chacun(e) peut avoir sa propre définition du concept de bonheur.&nbsp;Pour moi, je distinguerais d’abord bonheur et satisfaction.&nbsp;Quelqu&rsquo;un peut être très satisfait de sa vie parce qu’il possède une bonne situation, une famille, une sécurité matérielle et de bonnes institutions, tout en ressentant intérieurement un grand vide.&nbsp;Inversement, quelqu’un qui connaît des difficultés matérielles peut connaître de véritables moments de bonheur grâce à l’amour, à l’amitié, à la solidarité ou simplement à la beauté d’un moment.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette distinction étant faite, le bonheur est pour moi un état intérieur dans lequel une personne peut regarder sa vie, avec ses joies, ses pertes, ses regrets et ses incertitudes, et se dire : <em>«Malgré tout, ma vie mérite d</em><em>’</em><em>être vécue.»</em><em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il comporte, à mes yeux, plusieurs dimensions :</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&#8211;</em> <em>l</em><em>e plaisir</em>&nbsp;: les petits moments agréables, un repas, une musique, un paysage, un rire;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&#8211;</em> <em>l’</em><em>amour et les liens</em>&nbsp;: avoir quelqu’un avec qui partager ce que l’on ressent;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&#8211;</em> <em>l</em><em>e sens</em>&nbsp;: sentir que son existence n’est pas complètement vaine;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&#8211;</em> <em>l</em><em>a liberté intérieure</em>&nbsp;: pouvoir penser et choisir sans être entièrement prisonnier du regard des autres;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&#8211;</em><em>&nbsp;l</em><em>a paix avec soi-même</em> : accepter progressivement ce que l’on a été, ce que l’on n’a pas réussi à être et ce que l’on ne sera jamais;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&#8211;</em> <em>l</em><em>a gratitude :</em>&nbsp;savoir encore voir ce qui est beau au milieu de ce qui ne l’est pas;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&#8211;</em> <em>l’</em><em>espérance :</em>&nbsp;avoir une raison de se lever demain, même petite.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ma conception du bonheur rejoint celle des plus grands philosophes, tels qu’Épicure qui dit en substance : je n&rsquo;ai pas besoin de beaucoup de choses pour être heureux&nbsp;: l’amitié, la tranquillité, quelques plaisirs simples et l’absence de souffrance peuvent suffire, ou Spinoza qui va encore plus loin : le bonheur n’est pas simplement quelque chose que nous recevons ; c’est quelque chose que nous comprenons et construisons intérieurement. Plus nous comprenons pourquoi nous sommes ce que nous sommes et pourquoi nous désirons ce que nous désirons, plus nous devenons libres.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Mon expérience du bonheur avec Karen Polenski</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour illustrer mon propos et la définition que j’ai donnée du bonheur, je voudrais partager avec les lecteurs et lectrices l’expérience personnelle et réelle que j’ai vécue en la matière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lorsque j’étais enseignant-invité (Visiting Scholar) au Massashuttes Institut of Technology (MIT) à Boston aux USA, durant l’année universitaire 1983-1984, j’avais fait la connaissance, parmi d’autres enseignants, de Professor Keren Polensky, une vieille fille d’une cinquantaine d’années, qui a consacré toute sa vie à la recherche et à la publication d’un grand nombre d’articles et de livres sur les modèles de planification régionale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous avions sympathisé parce qu’elle s’intéressait beaucoup à la Tunisie, un pays dont elle n’avait jamais entendu parler, et me posait beaucoup de questions sur notre modèle de planification régionale, notre stratégie de développement, notre niveau de vie, nos habitudes et traditions, etc.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quelques mois après mon retour des USA, je l’avais invitée à venir découvrir la Tunisie, ce qu’elle accepta avec plaisir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je me rappelle qu’elle était arrivée à l’aéroport de Tunis-Carthage, habillée d’un vieux jean et d’une vieille veste et ayant un sac à dos comme seul bagage.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je lui avais proposé de faire le circuit touristique classique : visite des souks de la médina, de Sidi Bou Saïd, des ruines de Carthage, du musée du Bardo, etc., ce qu’elle refusa tout net, et m’informa qu’elle était venue uniquement pour découvrir les oiseaux de la Tunisie !</p>



<p class="wp-block-paragraph">En fait, il s’était avéré qu’elle était une passionnée du «<em>bird-watching</em>», une passion, comme la chasse ou la pêche chez nous, très en vogue parmi les intellectuels américains.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle m’avait demandé de la balader en voiture dans les campagnes des différentes régions de notre pays, ce que nous avions fait pendant toute la semaine de son séjour.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je la vois encore, assise à côté de moi, un gros livre répertoriant toutes les espèces d’oiseaux dans le monde entier, avec leur nom et photo, observant le ciel avec de grosses jumelles et me criant de temps à autre subitement : «<em>Stop, Stop, please !</em>»</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je donnais un coup de frein sec en croyant que j’allais écraser un chien ou un chat et me mettais sur le bas-côté de la route. Elle se mettait alors à rechercher frénétiquement le nom de l’oiseau qu’elle venait de voir avec ses jumelles et, lorsqu’elle le trouvait, elle sautillait de joie comme une petite fille ou comme si elle avait obtenu le Prix Nobel d’économie !</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="u3qUuvGWtq"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/15/selon-lia-dans-quel-monde-nos-enfants-vont-ils-vieillir/">Selon l’IA, dans quel monde nos enfants vont-ils vieillir ?</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Selon l’IA, dans quel monde nos enfants vont-ils vieillir ? » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/15/selon-lia-dans-quel-monde-nos-enfants-vont-ils-vieillir/embed/#?secret=taZpCazTh7#?secret=u3qUuvGWtq" data-secret="u3qUuvGWtq" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Je me rappelle qu’après son départ, très heureuse d’avoir vu et identifié un grand nombre d’oiseaux, je m’étais donné une belle gifle en me disant : <em>«Imbécile de Sadok, tu cherches partout le bonheur sans l’avoir jamais trouvé, alors qu’il est si facile à atteindre : il suffit de lever les yeux vers le ciel !»</em><em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette expérience avec Karen Polensky m’a prouvé que le bonheur n’est pas dans l’amour avec un petit <em>«a»</em>&nbsp;ou un grand <em>«A»</em>, ni dans un compte bancaire bien garni, ni d’habiter dans une grosse villa, ni de rouler dans une voiture Mercedes, ni de porter une montre Rolex, ni de posséder un iPhone, etc. : <em>le bonheur est en chacun de nous et il appartient à chacun de nous de le chercher au fond de lui-même et non pas dans les biens matériels ou dans la compagnie des autres.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">En conclusion, je n’irais pas jusqu’à recommander aux Tunien(ne)s de devenir amateur(ce)s de <em>«Bird-watching»</em>, car se balader seul(e))s dans les champs d’oliviers de Sfax ou de tomates du Cap Bon avec un gros livre sous le bras et des jumelles braquées sur le ciel et sauter de temps à autre de joie pour avoir reconnu une espèce d’oiseau comporte un risque très élevé de se faire embarquer dans l’Isusu du premier paysan qui passe par là et de se retrouver interné à l’hôpital Razi à Manouba&nbsp;!</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais, la recherche du bonheur mérite de prendre ce risque, non&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Economiste universitaire, consultant d’institutions internationales. &nbsp;</em><em></em></p>
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		<item>
		<title>La Tunisie assure 13 % de la valeur des exportations mondiales de dattes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 01 Oct 2026 11:43:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[dattes algériennes]]></category>
		<category><![CDATA[dattes tunisiennes]]></category>
		<category><![CDATA[Deglet nour]]></category>
		<category><![CDATA[Maroc]]></category>
		<category><![CDATA[Onagri]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie conforte sa position de leader africain des exportations de dattes en valeur, avec des recettes de 347 millions de dollars en 2025. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La Tunisie confirme sa position de leader africain des exportations de dattes en valeur, avec des recettes s’élevant à 347 millions de dollars en 2025 — soit plus d’un milliard de dinars ou environ 300 millions d’euros (sur la base d’un taux de change de 1 euro pour 3,33 dinars) — tout en se classant au premier rang du continent pour les quantités exportées.</em></strong></p>



<span id="more-19733276"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Sur l&rsquo;année, la Tunisie a exporté 147 000 tonnes de dattes, contre 185 000 tonnes pour l’Algérie. Bien que les exportations algériennes — représentant 38 000 tonnes de plus que celles de la Tunisie — génèrent 184 millions de dollars de recettes, ce chiffre reste bien inférieur à celui enregistré par la Tunisie. L’Égypte, la Libye et l’Afrique du Sud complètent le groupe des cinq principaux exportateurs africains en volume.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La différence réside avant tout dans la valorisation du produit. La valeur moyenne des exportations tunisiennes s’est établie autour de 2 400 dollars la tonne, contre un peu moins de 1 000 dollars pour les exportations algériennes. Cet écart s’explique notamment par la forte présence de la Deglet Nour, une variété prisée cultivée principalement dans les oasis des gouvernorats méridionaux de Kébili et de Tozeur, et largement destinée aux marchés internationaux. Bien qu’elle produise des quantités de dattes inférieures à celles des principaux producteurs africains, la Tunisie parvient ainsi à afficher un poids commercial plus important grâce à son positionnement sur les marchés étrangers, à la sélection, au conditionnement et à la valeur unitaire plus élevée du produit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie représente environ 13 % de la valeur des exportations mondiales de dattes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette tendance se confirme pour la campagne 2025-2026. Au cours des dix premiers mois, selon l’Observatoire national de l’agriculture (Onagri), la Tunisie a exporté 144 100 tonnes de dattes — soit une hausse de 13,3 % par rapport à la même période de la campagne précédente — pour un chiffre d’affaires de 908,4 millions de dinars (environ 272,8 millions d’euros), en progression de 12,2 %. La variété Deglet Nour représentait à elle seule environ 84 % des volumes exportés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les dattes tunisiennes sont aujourd&rsquo;hui présentes sur quelque 86 marchés. L’Union européenne demeure le principal débouché commercial, tandis que le Maroc, l’Italie et l’Allemagne figurent en tête des pays importateurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le segment du bio joue également un rôle croissant : au cours des dix premiers mois de la campagne 2025-2026, il a généré un chiffre d’affaires de 82,2 millions de dinars (environ 24,7 millions d’euros).</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Festival Aflam 2026 &#124; Réparer l’image, retrouver les mémoires</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/30/festival-aflam-2026-reparer-limage-retrouver-les-memoires/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 30 Sep 2026 07:16:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[archives]]></category>
		<category><![CDATA[cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Festival Aflam]]></category>
		<category><![CDATA[Maroc]]></category>
		<category><![CDATA[Marseille]]></category>
		<category><![CDATA[mémoire]]></category>
		<category><![CDATA[Moussa Haddad]]></category>
		<category><![CDATA[Nabil Djedouani]]></category>
		<category><![CDATA[Rania Rafei]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les archives algériennes, tunisiennes et les mémoires minoritaires au cœur de la 13e édition du festival Aflam, à Marseille. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/30/festival-aflam-2026-reparer-limage-retrouver-les-memoires/">Festival Aflam 2026 | Réparer l’image, retrouver les mémoires</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Les archives algériennes, tunisiennes et les mémoires minoritaires sont au cœur de la 13<sup>e</sup> édition du festival « Aflam. Cinémas des mondes arabes » qui se tiendra du 10 au 18 octobre 2026, à Marseille, France, sous le thème «Réparer l’image». Réparer l’image, c’est d’abord refuser qu’une mémoire soit condamnée au silence.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Djamal Guettala&nbsp;</strong></p>



<span id="more-19727423"></span>



<p class="wp-block-paragraph">L’association Aflam, organisatrice de l’événement, a tenu une conférence de presse, le 10 septembre, au cinéma Les Variétés à Marseille, au cours de laquelle elle a dévoilé le programme de la 13<sup>e</sup> édition qui fera dialoguer cinéma, archives, mémoire et création contemporaine, avec une attention particulière portée aux œuvres longtemps restées dans l’ombre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aflam, qui œuvre depuis 2000 à la diffusion des cinémas des mondes arabes, propose cette année 52 films, 40 invité·es et 35 événements-séances.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La programmation ne considère pas les archives comme de simples traces du passé : elle cherche à les remettre en circulation et à interroger les récits que les images ont conservés, mais aussi ceux qu’elles ont laissés disparaître.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’Algérie au cœur de la mémoire cinématographique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le dimanche 11 octobre sera particulièrement important pour le cinéma algérien. À 16h30, au Polygone Étoilé, Nabil Djedouani, à la tête des Archives numériques du cinéma algérien, présentera une sélection de films restaurés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis 2012, ce spécialiste formé à l’INA mène un travail de sauvegarde et de diffusion d’œuvres algériennes devenues difficiles d’accès. Numériser une pellicule ne suffit pourtant pas. Encore faut-il lui redonner un public et une place dans l’histoire du cinéma.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le même soir, à 20h, Aflam proposera&nbsp;<em>‘‘Boualem Zid El Goudam’’</em> de Moussa Haddad, réalisé en 1980, en présence de Nabil Djedouani.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le film met en scène Boualem et Sekfali, deux hommes qui traversent le désert algérien. Une charrette chargée de vieux livres, d’images, de reliques et de souvenirs accompagne leur étrange voyage. Deux hommes, deux visions de l’existence et deux rapports à l’histoire de l’Algérie se confrontent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Boualem demeure attaché à l’idéal égalitaire et émancipateur issu de la guerre de libération. Sekfali, aristocrate cultivé, porte un regard sceptique sur cette utopie. Entre fable politique, réflexion philosophique et absurdité beckettienne, le film interroge les promesses de l’indépendance et les contradictions de l’Algérie postcoloniale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quarante-six ans après sa réalisation, la redécouverte de <em>‘‘Boualem Zid El Goudam’’</em> prend une résonance particulière. Le film ne revient pas seulement du passé : il revient poser des questions au présent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Algérie sera également présente à travers <em>‘‘Petite Casbah’’</em>, film d’animation d’Antoine Colomb, programmé le 14 octobre aux Variétés. À travers Malika, une fillette vivant dans la Casbah d’Alger dans les années 1950, le film fait entrer l’histoire coloniale dans le regard de l’enfance.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La Tunisie, par les traces et les images</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie occupe une place plus discrète, mais elle n’est pas absente de cette réflexion sur les archives.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 17 octobre, au Mucem, une courte archive consacrée à Sousse, tournée en 1971 en 8 mm, sera présentée dans le cadre de la programmation consacrée aux Archives Bouanani. Une image modeste en apparence, mais qui acquiert avec le temps une autre valeur : celle d’un fragment de Tunisie devenu trace patrimoniale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie apparaît également dans la dynamique de WarshatAflam, résidence d’écriture de scénarios destinée aux jeunes cinéastes du monde arabe. La mémoire ne se limite donc pas aux films anciens : préserver les images signifie aussi accompagner celles et ceux qui fabriqueront les images de demain.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Palestine, Maroc, Liban : filmer contre l’effacement</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La Palestine occupe une place forte dans cette édition avec, le 15 octobre à La Baleine, la rencontre <em>«Les révolutionnaires ne meurent jamais : cinéastes solidaires du peuple palestinien»</em>, en présence notamment de Kassem Hawal et Mohanad Yaqubi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La caméra devient ici un instrument de mémoire. Les archives palestiniennes témoignent d’une histoire politique et culturelle constamment menacée par les guerres, les déplacements et les destructions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au Liban, <em>‘‘Le Jour de colère : Contes de Tripoli’’</em> de Rania Rafei remontera le fil de l’histoire contemporaine, des manifestations de 1943 aux mobilisations populaires de 2019.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Maroc sera représenté par les Archives Bouanani, avec Touda Bouanani et Marie Pierre-Bouthier. Le travail de sauvegarde entrepris après l’incendie de 2006, qui avait détruit une partie des archives familiales, rappelle la fragilité de ces patrimoines.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les mémoires minoritaires sortent de l’ombre</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Aflam élargit cette réflexion aux mémoires minoritaires. Une exposition consacrée au cinéma amazigh au Maroc, conçue et commentée par Sarah Mounia Kachiri, réunira films, vidéos amateurs et installations autour de l’identité culturelle, de la transmission orale et des formes de résistance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 18 octobre, au Mucem, une table ronde intitulée <em>«Ce que le patrimoine culturel national invisibilise»</em> réunira Chantal Partamian, Pauline Tucoulet et Sarah Mounia Kachiri autour des archives arméniennes, kurdes et amazighes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question dépasse alors le cinéma : qui décide de ce qui mérite d’être conservé dans la mémoire collective ? Quelles images deviennent patrimoine et lesquelles restent en dehors des récits officiels ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">À ces archives répond une création contemporaine avec notamment Alea Jacarandas de Hassen Ferhani, L’Entente – La face cachée d’Alexandrie de Mohamed Rashad et Yunan d’Ameer Fakher Eldin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec <em>«Réparer l’image»</em>, Aflam propose ainsi bien davantage qu’un festival de cinéma. À Marseille, les films anciens dialoguent avec les œuvres nouvelles, les archives nationales avec les mémoires minoritaires, le Maghreb avec le Machrek.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Réparer l’image, c’est peut-être d’abord refuser qu’une mémoire soit condamnée au silence.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/30/festival-aflam-2026-reparer-limage-retrouver-les-memoires/">Festival Aflam 2026 | Réparer l’image, retrouver les mémoires</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Le coût de l’inaction face à la pollution plastique en Afrique du Nord</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/30/le-cout-de-linaction-face-a-la-pollution-plastique-en-afrique-du-nord/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 30 Sep 2026 06:48:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Egypte]]></category>
		<category><![CDATA[Greenpeace Mena]]></category>
		<category><![CDATA[Maroc]]></category>
		<category><![CDATA[pollution plastique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Greenpeace Mena vient de publier une étude sur le coût de la pollution plastique au sud de la Méditerranée (Égypte, Maroc et Tunisie). </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/30/le-cout-de-linaction-face-a-la-pollution-plastique-en-afrique-du-nord/">Le coût de l’inaction face à la pollution plastique en Afrique du Nord</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Greenpeace Mena vient de publier une étude intitulée <a href="https://mena.greenpeace.org/plastics-report" target="_blank" rel="noreferrer noopener">«Évaluer le coût de la pollution plastique. Le coût de l’inaction et les retombées d’une action immédiate»</a>, consacrée à la pollution plastique sur la rive sud de la Méditerranée : en Égypte, au Maroc et en Tunisie, où ce fléau est devenu l&rsquo;un des enjeux environnementaux et économiques majeurs de la décennie, ses conséquences dépassant largement le cadre des plages jonchées de déchets pour affecter les budgets municipaux, les moyens de subsistance des populations côtières et la santé publique.</em></strong></p>



<span id="more-19727298"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Ces trois pays bordent une mer qui reçoit chaque année environ 229 000 tonnes de plastique et dont les fonds marins en recèlent déjà plus d’un million de tonnes. Ils se situent dans une région générant plus de 155 millions de tonnes de déchets par an — dont les deux tiers sont mal gérés — et où ce volume devrait presque doubler d’ici 2050. Par ailleurs, ils occupent une position similaire dans l’économie mondiale du plastique en tant qu’importateurs nets de ce matériau qu’ils doivent ensuite gérer ; l’Afrique a ainsi importé quelque 117,6 millions de tonnes de polymères et de produits plastiques entre 1990 et 2017, l’Égypte et le Maroc représentant à eux deux plus d’un quart de ce total.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Chaque année, la pollution plastique pèse sur l’économie de ces trois pays, sans pour autant apparaître explicitement dans les lignes budgétaires. Ce rapport chiffre ce coût. Il répond à trois questions : quel est le coût annuel de la pollution plastique pour chaque pays si la situation reste inchangée ? Quelles retombées (emplois, revenus, valeur ajoutée) ces trois pays tirent-ils du plastique qu’ils produisent, importent et consomment ? Enfin, quels bénéfices chaque pays pourrait-il retirer d’une réduction de la consommation de plastique et d’une meilleure gestion des déchets associés ? Les réponses sont présentées sous forme de fourchettes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Vers un traité mondial sur les plastiques</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce rapport a été rédigé en vue d’une décision qui n’a pas encore été prise. En 2022, l’Assemblée des Nations Unies pour l’environnement a mandaté la négociation d’un instrument international juridiquement contraignant sur la pollution plastique, couvrant l’ensemble du cycle de vie du plastique, de la production et de la conception jusqu’à l’élimination. La question qui divise les négociations est de savoir si cet instrument — désigné dans le rapport sous le nom de traité mondial sur les plastiques — s’attaquera au volume de plastique produit, et non uniquement à sa gestion en tant que déchet.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour l&rsquo;Égypte, le Maroc et la Tunisie, un traité ambitieux réduisant la production de plastique ne nuirait pas à leurs économies. Il ouvrirait plutôt l’accès aux financements dont leurs systèmes de gestion des déchets ont besoin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les données indiquent que la pollution plastique coûte aux trois pays entre 1,7 et 5,5 milliards de dollars américains par an. Ce chiffre a été obtenu en appliquant des estimations publiées — relatives aux dommages causés en mer par chaque tonne de plastique — aux quantités de plastique déversées par chaque pays dans ce milieu. Par <em>«dommages marins»</em>, on entend la perte de valeur de la mer elle-même et des services qu’une mer saine procure, évaluée en fonction du coût par tonne de plastique qui y pénètre. Ces estimations portent sur la Méditerranée car c’est la seule mer pour laquelle les fuites de plastique ont été modélisées selon une méthodologie identique pour les trois pays, et parce que ces économies sont étroitement liées à ce bassin : 85 % des Tunisiens et 65 % des Marocains vivent à moins de 100 km du littoral, et la majeure partie des activités touristiques et halieutiques de l’Égypte s’y concentre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce chiffre n’inclut pas les coûts directs pour le tourisme, la pêche, le transport maritime ou la santé humaine. Il ne comptabilise ni les hospitalisations, ni les journées de pêche perdues, ni les factures municipales impayées ; par ailleurs, toutes les hypothèses retenues pour son élaboration visaient à produire une estimation prudente (fourchette basse) plutôt que surestimée. Les secteurs exclus sont loin d’être négligeables : le tourisme côtier représente environ 95 % de l’activité touristique tunisienne, les zones côtières génèrent 59 % du PIB du Maroc, et la valeur des secteurs de la pêche et de l’aquaculture en Égypte s’élève à environ 3,7 milliards de dollars américains.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si la situation actuelle perdure, le flux de plastique déversé en Méditerranée doublera d’ici 2040, et le coût cumulé de l’inaction pour les trois pays s’élèvera à une fourchette comprise entre 30 et 98 milliards de dollars US. Environ un quart de ces dommages pourrait être évité grâce à une meilleure gestion des déchets, pour un coût de transition équivalent, tandis que des mesures de réduction permettraient d’abaisser encore davantage ce coût pour les trois pays.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Chiffres clés de l’étude :</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>1,7 à 5,5 milliards de dollars US par an</em></strong> : le coût actuel de la pollution plastique pour les trois pays, en ne comptabilisant que les dommages marins en Méditerranée et en excluant les côtes de la mer Rouge et de l’Atlantique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>30 à 98 milliards de dollars US</em></strong> : le coût cumulé pour les trois pays d’une absence d’action d’ici 2040, alors que les fuites de plastique doubleront.</p>



<p class="wp-block-paragraph">25 % de ces dommages peuvent être évités pour un coût de transition équivalent et ces mêmes dépenses permettent d’obtenir un air plus pur, de réduire les inondations et de diminuer les frais de nettoyage, des bénéfices qui ne sont pas comptabilisés dans le retour sur investissement.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La Tunisie supporte le coût du plastique sans en percevoir les revenus de production</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie dispose d’une véritable industrie de transformation des plastiques, qui mérite d’être pleinement prise en compte. Le registre national des entreprises recensait, en 2023, 1 931 entreprises et 23 463 salariés du secteur formel dans la fabrication de produits en caoutchouc et en plastique, dont environ 30 % travaillaient pour des entreprises à capitaux étrangers (INS, 2024). Ces travailleurs génèrent une valeur ajoutée annuelle estimée entre 280 et 330 millions de dollars US — soit la valeur créée par le secteur après déduction du coût des intrants. Cette estimation repose sur la valeur ajoutée manufacturière par travailleur du secteur manufacturier tunisien pour la borne inférieure, et sur le PIB par personne occupée pour la borne supérieure.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La modélisation montre ainsi que la contribution annuelle totale de l’industrie du plastique à l’économie tunisienne se situe dans la fourchette des coûts engendrés par la pollution plastique pour le pays au cours de la même année (soit entre 170 et 560 millions de dollars US), et plus précisément dans la moitié inférieure de cette fourchette. Il s’agit là de l’industrie dans son ensemble — y compris le tiers détenu par des capitaux étrangers — comparée à un coût qui ne comptabilise que les dommages causés au milieu marin. En clair, la pollution plastique coûte probablement à la Tunisie autant que ce que l’ensemble de son industrie du plastique génère en un an, voire davantage si l’on se réfère à l’estimation centrale de 0,4 milliard de dollars US.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En revanche, la Tunisie ne produit pas de plastique en tant que tel. La note technique de la Banque mondiale sur l’ensemble de la chaîne de valeur du plastique en Tunisie ne fait état d’aucune production pétrochimique nationale ; la principale taxe sur les plastiques est un droit à l’importation, et les prévisions d’importation de matières plastiques — 70 000 tonnes, contre 1,2 million de tonnes pour le Maroc — témoignent d’un marché de consommation plutôt que de production.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est cette distinction qui détermine la situation de la Tunisie. Une mesure conventionnelle plafonnant ou réduisant la production de polymères vierges affecte les producteurs auprès desquels la Tunisie s’approvisionne, et non les transformateurs qu’elle emploie. La Tunisie supporte le coût du plastique sans en percevoir les revenus de production ; une réduction mondiale de la production diminue ce coût sans pour autant faire disparaître son industrie. Toutefois, un resserrement du marché mondial des polymères pourrait renchérir les coûts d’approvisionnement des transformateurs tunisiens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il s’agit là d’un coût de transition bien réel, mais qui pèse de la même manière sur tous les pays importateurs ; il est appelé à diminuer à mesure que les matériaux recyclés et la réutilisation se substituent aux matières vierges. C’est donc une raison de soutenir les transformateurs durant cette transition, plutôt que de continuer à payer le prix de la pollution.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://mena.greenpeace.org/plastics-report" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lire l&rsquo;étude en anglais. </a></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/30/le-cout-de-linaction-face-a-la-pollution-plastique-en-afrique-du-nord/">Le coût de l’inaction face à la pollution plastique en Afrique du Nord</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Afrique du Nord &#124; L’Égypte possède le plus d’avions militaires, suivie de l’Algérie et du Maroc</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 28 Sep 2026 13:08:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique du Nord]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[avions militaires]]></category>
		<category><![CDATA[drones]]></category>
		<category><![CDATA[Egypte]]></category>
		<category><![CDATA[Global FirePower]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’Égypte possède la flotte d’aviation militaire conventionnelle la plus importante d’Afrique du Nord, suivie de loin par l’Algérie. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/28/afrique-du-nord-legypte-possede-le-plus-davions-militaires-suivie-de-lalgerie-et-du-maroc/">Afrique du Nord | L’Égypte possède le plus d’avions militaires, suivie de l’Algérie et du Maroc</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’Égypte possède la flotte d’aviation militaire conventionnelle la plus importante d’Afrique du Nord, suivie de loin par l’Algérie et le Maroc, tandis que la Tunisie et la Libye disposent d’équipements bien plus réduits. Un décompte qui n’intègre pas les drones, désormais une composante centrale de la guerre aérienne contemporaine.</em></strong></p>



<span id="more-19715913"></span>



<p class="wp-block-paragraph">C’est ce qui ressort des données 2026 de <a href="https://www.globalfirepower.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Global Firepower</a>, une plateforme spécialisée dans la comparaison des capacités militaires mondiales. Ce classement doit toutefois être interprété avec prudence : le décompte englobe les avions à voilure fixe et les hélicoptères des différentes branches des forces armées, mais exclut les drones — désormais un élément central de la guerre aérienne moderne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon Global Firepower, l’Égypte dispose au total de 1 088 avions militaires, ce qui la place au neuvième rang mondial en termes de taille de flotte. L’inventaire comprend 242 avions de chasse, 90 appareils spécifiquement destinés à l’attaque, 53 avions de transport, 344 avions d’entraînement, 11 plateformes pour missions spéciales et 348 hélicoptères, dont 100 hélicoptères d’attaque.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces chiffres témoignent d’une force aérienne numériquement très vaste et diversifiée, mais ils incluent également des appareils d’entraînement et de transport et ne reflètent pas, en soi, le nombre de plateformes réellement disponibles pour des opérations de combat.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Algérie suit avec 620 aéronefs, seizième au niveau mondial dans le classement quantitatif de Global Firepower. La flotte algérienne comprend 111 avions de chasse, 42 avions d’attaque, 63 avions de transport, 90 avions d’entraînement, 10 plateformes pour missions spéciales, quatre avions ravitailleurs et 300 hélicoptères, dont 74 d’attaque.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Près de la moitié de l’inventaire algérien est donc constituée d’appareils à voilure tournante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Maroc occupe la troisième place régionale avec 271 aéronefs. Global Firepower attribue aux Forces armées royales 84 avions de chasse, 31 avions de transport, 77 avions d’entraînement, 4 plateformes pour missions spéciales, 2 avions ravitailleurs et 73 hélicoptères, dont 6 d’attaque. Ce chiffre concernant le Maroc est particulièrement significatif car la composante pilotée ne représente qu’une partie de la capacité aéronautique croissante de Rabat : les drones militaires ne sont en effet pas inclus dans ce décompte.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rôle croissant des systèmes sans pilote constitue l&rsquo;une des principales limites de cette comparaison. Le Maroc investit de plus en plus dans l’utilisation des drones et la formation à leur pilotage : lors de l’exercice African Lion 2026, les forces marocaines ont participé à des activités spécifiques portant sur les systèmes aériens sans pilote et, en juillet dernier, Rabat et le Commandement des États-Unis pour l’Afrique (Africom) ont signé un mémorandum visant à développer au Maroc un centre multi-domaines incluant également une Drone Academy. Ces capacités ne sont pas prises en compte dans les 271 aéronefs attribués au pays par Global Firepower.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La flotte tunisienne est plus modeste, évaluée à 155 aéronefs. Seuls 10 appareils sont classés comme avions de chasse, tandis que 101 sont des hélicoptères, ce qui représente environ les deux tiers de l’inventaire total.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon la plateforme, la Tunisie dispose en outre de 12 avions de transport, 28 avions d’entraînement et 4 appareils destinés à des missions spéciales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le cas de la Libye est encore plus complexe. Global Firepower attribue au pays 83 aéronefs militaires : 10 avions de chasse, 1 avion d’attaque, 12 avions de transport, 35 avions d’entraînement et 22 hélicoptères.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce chiffre est nettement inférieur aux 143 appareils indiqués dans certaines infographies diffusées par les médias libyens, lesquelles se référaient à des éditions antérieures de la base de données.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour 2026, la plateforme a donc revu sensiblement à la baisse l’effectif nominal de la flotte libyenne. Toutefois, dans le cas de la Libye, le simple décompte national reflète encore moins bien les capacités réelles présentes sur le terrain. Les structures militaires du pays restent divisées entre l’Est et l’Ouest, et des moyens étrangers opèrent également sur le territoire sans pouvoir être automatiquement attribués aux forces armées libyennes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, l’exclusion des drones de la base de données laisse de côté une composante qui, ces dernières années, a joué un rôle décisif dans les opérations militaires menées dans le pays, tant pour les forces occidentales soutenues par la Turquie que dans la zone contrôlée par les forces de l’Est.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Global Firepower précise en outre que plusieurs valeurs sont estimées en l’absence de données officielles complètes. Le classement donne donc avant tout une indication sur l’importance numérique des parcs aériens conventionnels, sans permettre à lui seul d’établir la supériorité aérienne réelle d’un pays : celle-ci dépend également de la qualité et de l’âge des appareils, des systèmes d’armes, de l’entraînement des équipages, de la maintenance, de la disponibilité opérationnelle, des capacités radar et de guerre électronique ainsi que, de plus en plus, de la composante sans pilote.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’après <a href="https://www.agenzianova.com/news/egitto-primo-in-nord-africa-per-velivoli-militari-algeria-seconda-e-marocco-terzo/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Agenzia Nova</a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>L’Algérie dit non à la diplomatie du chéquier des Émirats</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 21 Sep 2026 08:16:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
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		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
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		<category><![CDATA[Sahel]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L'Algérie rompt ses relations avec les Emirats arabes unis pour protester contre la stratégie de déstabilisation qu'ils mènent à ses frontières. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/21/lalgerie-dit-non-a-la-diplomatie-du-chequier-des-emirats/">L’Algérie dit non à la diplomatie du chéquier des Émirats</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Ancrée dans une diplomatie du chéquier et adossée à une alliance de revers avec Israël et le Maroc, la monarchie d’Abou Dhabi multiplie les ingérences du Yémen au Sahel. Face à cette stratégie de déstabilisation et à la guerre hybride menée contre ses frontières, l’Algérie oppose une doctrine intangible de souveraineté, de non-alignement et de résilience historique.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dr Abderrahmane Cherfouh&nbsp;*</strong></p>



<span id="more-19679172"></span>



<p class="wp-block-paragraph">À titre de rappel, les Émirats et Israël ont établi leurs relations diplomatiques le 15 septembre 2020 lors de la signature des Accords d’Abraham à la Maison-Blanche. Curieusement, par pure coïncidence ou parce que parfois le hasard fait mal les choses, il y a moins d’un siècle à peine, Israël et les Émirats arabes unis n’existaient pas. Ils ont surgi le premier du néant et le deuxième du désert et ont fait du chemin. L’histoire diplomatique du Moyen-Orient moderne reste profondément marquée par le retrait britannique au début du siècle dernier : de cette même empreinte sont nés deux États aux trajectoires diamétralement opposées, Israël en 1947 et les Émirats arabes unis en 1971.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui, Israël fait partie des puissances nucléaires de fait et dispose de plus de 300 ogives nucléaires. C’est un État surarmé qui compte sur le soutien quasi total des États-Unis, lesquels lui fournissent les armes les plus modernes et les plus ultrasophistiquées. Le territoire sur lequel se trouve cet État a été spolié à la Palestine. Après le retrait de la Grande-Bretagne, qui avait renoncé à son mandat en 1947, les Nations unies avaient partagé le territoire pour donner naissance à un État juif et un État arabe avec la bénédiction de Washington. La première guerre israélo-arabe (1948-1949) avait permis à cet État d’agrandir encore son territoire au détriment de celui de l’État arabe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Émirats arabes unis, quant à eux, ont été créés il y a tout juste 55 ans, en 1971. Issus du regroupement d’un noyau de peuplades et de confédérations tribales dispersées le long de la Côte des Trèves, les Émirats n’éveillaient, jusqu’aux années 1960, que peu d’intérêt international. Comme d’autres régions de la péninsule, cette société n’avait connu que la tyrannie de la pauvreté ; désormais, elle doit s’accommoder de celle de la richesse. Non point cette richesse qui provient d’une révolution industrielle ou de cet effort gigantesque qu’accomplit une société sur elle-même pour se soustraire au déterminisme de la nature — du génie de ses ingénieurs et de ses ouvriers comme en Europe ou au Japon lors de leurs révolutions industrielles —, mais celle-là même qui est le produit direct de la rente pétrolière. À partir de cette époque, événements politiques et pétroliers vont se succéder à une allure vertigineuse, telle une machine en folie que personne ne pouvait plus arrêter. Avec la manne pétrolière, les Émiratis ont vu se multiplier leurs richesses, leurs partisans et leurs courtisans.</p>



<h2 class="wp-block-heading">De la tente bédouine à la démesure géopolitique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour comprendre la trajectoire actuelle des Émirats arabes unis, il faut d’abord saisir le vertige psychologique qui a saisi ce pouvoir. En l’espace d’une seule génération, les Émiratis sont passés d&rsquo;un dénuement pastoral absolu — celui des tentes et des caravanes de chameaux — à une opulence insolente matérialisée par des gratte-ciels de cent étages. Cette métamorphose fulgurante a engendré une véritable euphorie de la puissance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce saut temporel et technologique sans transition a nourri un besoin viscéral de reconnaissance, compensant la jeunesse de l’État par une verticalité architecturale et financière spectaculaire. Porté par cette richesse monumentale, le pouvoir d’Abou Dhabi s’est laissé griser par une forme d’hubris géopolitique. Ce sentiment d’invulnérabilité pousse aujourd’hui ses dirigeants à croire que la puissance financière permet de tout régenter, des alliances économiques aux destins des nations millénaires du monde arabe. C’est précisément ce tournis de la richesse qui explique l’agressivité de leur diplomatie et leur volonté de bousculer des équilibres régionaux complexes, au risque de la démesure.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette diplomatie de la démesure ne surgit pas du néant ; elle réactive, sous des formes modernes, des codes comportementaux profondément ancrés dans l’histoire de la péninsule. Avant l’ère pétrolière, la survie dans ce désert hostile dictait des règles strictes, où la razzia et le contrôle forcé des routes commerciales et des caravanes constituaient la norme. L’adage populaire <em>«Chassez le naturel, il revient au galop»</em> trouve ici une résonance singulière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Derrière les paravents technologiques et les fonds souverains d’Abou Dhabi, subsiste le réflexe atavique de s’accaparer les richesses d’autrui par la force ou l’ingérence. Qu’il s’agisse de monopoliser la gestion des ports stratégiques de la mer Rouge et d’Afrique, d’exploiter les ressources de pays en crise comme le Yémen ou le Soudan, ou de déstabiliser des économies régionales, la logique demeure identique. La prédation économique contemporaine n’est que la continuation, en costume de diplomate et en col blanc, des anciennes traditions de brigandage du désert.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Derrière la vitrine financière de Dubaï et les investissements technologiques étalés par Abou Dhabi se cache ainsi un activisme régional qui s’apparente à une véritable métastase géopolitique. Du Yémen à la Libye, en passant par le Soudan et le Sahel, la diplomatie émiratie s’est traduite par une méthode constante : la déstabilisation et la fragmentation des États souverains. Cette ingérence permanente a fini par provoquer une onde de choc au Maghreb : le 10 septembre 2026, l’Algérie a officiellement rompu ses relations diplomatiques avec les Émirats arabes unis, sommant leur ambassadeur de quitter le territoire sous 48 heures et fermant son espace aérien aux appareils émiratis. En dénonçant une accumulation d’actes hostiles, Alger tirait les conséquences logiques d’une doctrine devenue incompatible avec la stabilité de la région.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette projection extérieure ne repose pourtant sur aucun socle national réel. Dépourvue de profondeur démographique et d’armée pléthorique, la monarchie d’Abou Dhabi a dû sous-traiter l’intégralité de sa sécurité et de sa projection de force : recrutement de mercenaires étrangers, cadres militaires occidentaux intégrés au commandement et financement massif de milices locales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce modèle d’interventionnisme par procuration a connu une accélération brutale dans le sillage des soulèvements populaires de 2011, vécus à Abou Dhabi comme une menace existentielle pour la survie du régime. Pour étouffer dans l&rsquo;œuf toute dynamique démocratique ou alternative politique dans le monde arabe, la monarchie a projeté son appareil hybride bien au-delà du Golfe. La normalisation scellée avec Israël en 2020 est venue parachever cette construction : un calcul d’un pragmatisme froid visant à s’adosser au bouclier sécuritaire et technologique de l’axe israélo-américain pour poursuivre ses ingérences régionales sans en payer le prix diplomatique.</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="tSqx8enX71"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/15/les-dessous-de-la-rupture-entre-lalgerie-et-les-emirats/">Les dessous de la rupture entre l’Algérie et les Émirats</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les dessous de la rupture entre l’Algérie et les Émirats » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/15/les-dessous-de-la-rupture-entre-lalgerie-et-les-emirats/embed/#?secret=fPhJRr1rJI#?secret=tSqx8enX71" data-secret="tSqx8enX71" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">Le devoir de soumission et la faillite du parapluie sécuritaire</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce système qui sévit dans la région du Proche-Orient affiche une apparence institutionnelle — des gouvernements et des assemblées aux ordres —, mais il recouvre une réalité géopolitique tangible : un axe américano-israélien omniprésent et omniscient. Vers cette réalité convergent en fait, tous les fils qui animent et motivent les gesticulations des hommes et des rouages apparemment investis du pouvoir de décision au Proche-Orient. Cette convergence constitue la matrice du système américano-israélien. Elle fut longtemps recouverte d’un flou artistique savamment entretenu, destiné à donner l’illusion d’une répartition rationnelle des rôles dans la gestion des affaires régionales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’axe américano-israélien n’a pas d’alliés au Proche-Orient ; il n’a que des vassaux. La plupart des États arabes semblent avoir oublié cette réalité historique, ignorant le célèbre avertissement d’Henry Kissinger : <em>«Être l’ennemi de l’Amérique peut être dangereux, mais être son ami est fatal.»</em>.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sous les pressions conjointes de Washington et de Tel-Aviv — qui les contraignent à s’aligner contre l’Iran —, des pays en principe souverains se laissent réduire à la triste condition de satellite. Face à cet axe, beaucoup de dirigeants arabes ont adopté un réflexe de vassal et une attitude de servile soumission. En bradant leur indépendance et leur souveraineté nationales, ils ont franchi la ligne qui sépare le partenaire de l’inféodé, l’allié de la simple marionnette.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, une question fondamentale se pose aujourd’hui : en quoi a réellement servi cette prétendue protection ? L’épreuve des récents développements régionaux en dévoile toute l’illusion. Conçues à l’origine pour dissuader l’Iran et protéger les monarchies du Golfe, des installations comme la base aérienne d’Al Dhafra ou la base d’Al Minhad aux Émirats arabes unis accueillent d’importants contingents et équipements américains. Dans le cadre des escalades actuelles, ces infrastructures se sont transformées, malgré elles, en rampes de lancement et en plateformes de soutien logistique ou opérationnel pour les forces américaines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La réplique iranienne ne s’est pas fait attendre. Bien que le président iranien, Masoud Pezeshkian, ait explicitement déclaré que Téhéran n’avait <em>«aucun problème»</em> avec ses voisins du Golfe comme les Émirats, la présence militaire américaine à leurs frontières est perçue par l’Iran comme une menace directe et une justification légitime pour cibler ces installations en guise de représailles aux attaques américano-israéliennes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les conséquences stratégiques de cet engrenage sont cinglantes : au lieu de constituer un bouclier protecteur, les bases américaines ont agi comme de véritables aimants à missiles. Cette situation pousse désormais les Émirats arabes unis et d’autres États du Golfe à réévaluer leur dépendance sécuritaire vis-à-vis de Washington. Constatant l’extrême vulnérabilité de leur territoire, plusieurs pays de la région explorent aujourd’hui de nouvelles options diplomatiques et tentent d’initier des discussions directes avec Téhéran pour préserver leur propre sécurité nationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les états-majors de Tel-Aviv, le constat demeure purement comptable : les Émirats arabes unis ne constitueront jamais la moindre menace militaire. Sans profondeur stratégique et bridée par une population nationale numériquement marginale, la monarchie ne risquera jamais de contester la suprématie israélienne. Pour l’État hébreu, la normalisation ne relève donc aucunement d’une alliance entre égaux, mais de l’intégration d’un auxiliaire financier et diplomatique parfaitement aligné.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En laissant Abou Dhabi étendre ses tentacules au Yémen, au Soudan ou dans la Corne de l’Afrique, Israël applique une politique de laisser-faire méthodique. Ce rôle de sous-traitant sert les intérêts de Tel-Aviv : la diplomatie émiratie s’attelle à morceler les États arabes centraux, traquer l’opposition politique et verrouiller les voies maritimes, accomplissant la besogne sans qu’Israël n’ait à exposer ses propres soldats. En contrepartie, l’appareil sécuritaire israélien fournit à Abou Dhabi ses technologies de surveillance et son parapluie d’influence à Washington.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette convergence s’appuie sur une alliance d’intérêts où la ressource financière du Golfe offre la logistique matérielle à une logique de domination et de démantèlement des souverainetés. Comment les Émirats ne fascineraient-ils pas ? Pour séduire les cœurs et les esprits, Abou Dhabi se présente avec le visage affable d’une société accueillante, jouissant d’une opulence qui éclaire le monde arabe et promet la prospérité. Devenu maître des symboles, cet État se présente avec la séduisante apparence des enchanteurs de toujours. Mais derrière ce discours sur sa prétendue stature géopolitique se dessine la réalité d’un simple exécutant, au service d’une stratégie qui divise les pays arabes, neutralise la cause palestinienne et consolide l’hégémonie de son nouvel allié.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’Afrique comme laboratoire de l&rsquo;ingérence émiratie</h2>



<p class="wp-block-paragraph">C’est sur le continent africain que l’expansionnisme émirati déploie ses effets les plus destructeurs. Sous le couvert d’investissements, d’aide humanitaire ou de coopération sécuritaire, Abou Dhabi a méthodiquement étendu son ombre sur le Soudan, la Libye et la Corne de l’Afrique. La méthode ne varie jamais : repérer des factions armées ou des hommes forts en rupture de ban, les inonder de capitaux et d’équipements militaires, puis verrouiller en échange les infrastructures névralgiques et les ressources du sous-sol.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au Soudan, cette politique de parrainage a viré au désastre. Le soutien logistique et armé massif accordé aux Forces de soutien rapide (FSR) du général Hemedti alimente un conflit d’une violence inouïe. Les rapports d’experts des Nations unies et des ONG documentent un circuit économique parfaitement rodé : Dubaï sert de plaque tournante pour le blanchiment et le commerce de l’or extrait des zones de combat, dont les revenus financent de nouvelles cargaisons d’armes, tout en visant le contrôle direct du littoral de Port-Soudan sur la mer Rouge. Parallèlement, l’injection de fonds souverains émiratis dans les économies occidentales sert de bouclier diplomatique pour acheter la complaisance internationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette réputation de plaque tournante du blanchiment et des capitaux suspects déborde désormais largement le continent africain et le Moyen-Orient : le rappel récent de l’ambassadeur de Bulgarie aux Émirats, sur fond d’enquêtes anticorruption visant des sociétés écrans et des vols en jet privé au profit d’oligarques sanctionnés, en offre une illustration européenne frappante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En Libye, le choix d’Abou Dhabi s’est porté sur le maréchal Khalifa Haftar. Au mépris des embargos de l’Onu, la monarchie a financé des ponts aériens, livré des drones de combat et acheminé des contingents de mercenaires pour appuyer l’offensive contre Tripoli, cherchant à bloquer toute transition démocratique et à mettre la main sur les mannes pétrolières.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la Corne de l&rsquo;Afrique, l’ingérence prend la forme d’un verrouillage portuaire et sécuritaire. En contournant l’État central somalien pour signer des accords directs avec les régions du Somaliland et du Puntland, Abou Dhabi a sciemment fragilisé l’équilibre politique local afin de contrôler le détroit de Bab-el-Mandeb et d’assujettir le commerce maritime régional à ses propres intérêts.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="qzS4DnhzRZ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/08/la-tres-controversee-politique-etrangere-des-emirats-arabes-unis/">La très controversée politique étrangère des Émirats arabes unis</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La très controversée politique étrangère des Émirats arabes unis » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/08/la-tres-controversee-politique-etrangere-des-emirats-arabes-unis/embed/#?secret=a2Wo3fgseU#?secret=qzS4DnhzRZ" data-secret="qzS4DnhzRZ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">L’Axe de revers : Israël-Émirats-Maroc</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Après le Soudan et la Libye, le pouvoir émirati a étendu ses manœuvres au Sahel. Du Mali au Niger, Abou Dhabi s’est immiscé dans un espace frontalier hautement inflammable, instrumentalisant la fragilité des juntes militaires locales pour y installer ses réseaux d’influence. Sous couvert d’aide financière, la monarchie injecte des capitaux qui ravivent les tensions communautaires, contraignant Alger à maintenir une vigilance militaire constante sur un périmètre stratégique immense : l’Algérie partage en effet plus de 6 385 kilomètres de frontières terrestres avec ses sept pays voisins.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tous ces pays limitrophes connaissent une période de grande instabilité — conflits fratricides, tensions ethniques, prolifération de groupes terroristes et crises migratoires d’une ampleur dramatique. Cette ceinture d’instabilité représente une menace permanente pour la région subsaharienne et le Maghreb. Pour préserver son intégrité territoriale, l’Algérie doit mobiliser des ressources considérables afin de contrecarrer les effets déstabilisateurs subis par ces populations déplacées et contenir les flux d&rsquo;insécurité importés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Alger, ces agissements s’inscrivent dans la réalité matérielle d’une alliance de revers formalisée dans le sillage des Accords d’Abraham de 2020. La répartition des rôles s’y opère avec une rigueur limpide. D’une part, Israël assure la fourniture d’équipements de pointe, notamment des logiciels d’infiltration cybernétique comme Pegasus, des drones de combat et des systèmes de guerre électronique. D’autre part, Abou Dhabi assume le rôle de bailleur de fonds global en mobilisant sa manne pétrolière pour financer ces contrats tout en activant ses relais diplomatiques. Enfin, le Maroc offre son territoire pour maintenir une pression politique et militaire continue sur la frontière occidentale de l’Algérie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette stratégie de fait s’est matérialisée par des actes précis visant à imposer un fait accompli contraire au droit international : ouverture de représentations diplomatiques fictives à Laâyoune, accords de défense autorisant la présence de cadres militaires israéliens au Maroc et soutien financier à des foyers d’instabilité au Sahel. Face à cette géopolitique du fait accompli, l’Algérie oppose la force du droit international : le principe inaliénable de l’intangibilité des frontières héritées de la décolonisation, le respect des résolutions de l’Onu et le refus absolu de toute ingérence étrangère.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’activisme d’Abou Dhabi ne réussit pas à masquer les faiblesses structurelles du modèle émirati. La diplomatie du chéquier et la sous-traitance sécuritaire ne fabriquent pas une puissance géopolitique durable. Dépourvu de profondeur territoriale et de légitimité historique, l’État émirati repose sur un équilibre extrêmement fragile. Son économie dépend entièrement du dessalement d’eau de mer, des flux logistiques internationaux et de sa réputation bancaire. Il suffirait d’une étincelle dans le Golfe pour que la narration de la stabilité s’effondre et que les capitaux s’envolent. Dès qu’il se heurte à des États nationaux structurés, le modèle révise d’ailleurs rapidement ses prétentions. L’arbitrage saoudien en a offert la preuve : lorsque Riyad a exigé la fin de ses manœuvres autonomes, Abou Dhabi s’est exécuté et s’est retiré sans résistance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face aux tentatives d’encerclement de cet axe de revers, l’Algérie cherche à desserrer l’étau et à éviter de se retrouver prise en tenaille en déployant une stratégie de neutralisation rigoureuse — le voisin marocain à l’Ouest, les milices libyennes sous perfusion à l’Est et les brasiers sahéliens au Sud. Au Sahel, la diplomatie algérienne a réactivé ses canaux avec Niamey et Bamako, rappelant aux décideurs locaux que la sécurité durable du Sahara dépend de la coopération transfrontalière et non de promesses financières volatiles. Sur le flanc oriental, elle arrive à colmater la brèche : un dispositif militaire étanche le long de la frontière libyenne a contenu tout risque de débordement. Dans ce schéma, la Tunisie s’affirme comme un partenaire souverain et indéfectible : la convergence entre Alger et Tunis consolide un axe de stabilité au nord-est du Maghreb et contribue à préserver cet espace de toute tentative d’ingérence ou de déstabilisation.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le bouclier algérien :  souveraineté et dignité</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les analyses suggérant que l&rsquo;Algérie devrait renoncer à son soutien à la cause palestinienne pour se replier sur ses enjeux intérieurs méconnaissent profondément les fondements de sa doctrine. Hérité de la guerre de libération de 1962, cet engagement envers la justice et la libération des peuples est consubstantiel à l&rsquo;identité politique du pays. Une diplomatie fondée sur des principes demeure le meilleur rempart contre l&rsquo;isolement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;Algérie s&rsquo;est forgée à travers les tempêtes de son histoire. Ce ne sont certainement pas les manœuvres d’un État récent, dépendant de capitaux et de prestataires privés, qui entameront sa trajectoire. En tranchant par la décision du 10 septembre 2026 — la rupture des canaux diplomatiques, l’expulsion de l’ambassadeur émirati et la fermeture de l’espace aérien —, l’Algérie a rappelé une vérité fondamentale : sa souveraineté ne s’achète pas, elle ne se négocie pas et elle ne cédera devant aucun marchand d’illusion.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&nbsp;* Médecin algérien au Canada.</em></p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="172Nm6xu3d"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/05/israel-vole-au-secours-des-emirats-pendant-la-guerre-diran/">Israël vole au secours des Émirats pendant la guerre d’Iran</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Israël vole au secours des Émirats pendant la guerre d’Iran » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/05/israel-vole-au-secours-des-emirats-pendant-la-guerre-diran/embed/#?secret=2AETitoiC1#?secret=172Nm6xu3d" data-secret="172Nm6xu3d" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/21/lalgerie-dit-non-a-la-diplomatie-du-chequier-des-emirats/">L’Algérie dit non à la diplomatie du chéquier des Émirats</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Révélations &#124; Hassan II derrière la victoire d&#8217;Israël de 1967</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 19 Sep 2026 07:02:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un ex-chef du Mossad revient sur l’appui de Hassan II à Israël lors d'un sommet de la Ligue arabe en 1965 à Casablanca.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/19/revelations-hassan-ii-derriere-la-victoire-disrael-de-1967/">Révélations | Hassan II derrière la victoire d&rsquo;Israël de 1967</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le rapprochement entre le Maroc et Israël franchit une nouvelle étape. Les deux pays, qui ont renoué leurs relations diplomatiques en 2020, prévoient d’ouvrir chacun une ambassade. Cette nouvelle étape a été annoncée mercredi 16 septembre 2026 à New York, sous l’égide des États-Unis.</em></strong> <strong><em>Les relations entre Rabat et Tel Aviv, dont beaucoup d’observateurs sous ces cieux se disent encore choquées, ne datent pourtant pas d’aujourd’hui. Elles remontent aux années… soixante du siècle dernier, en plein conflit entre l’Etat hébreu et l’Egypte. Les langues se délient et l’histoire remonte à la surface. </em></strong><em>(Photo : Hassan II recevant Nasser à Casablanca en 1965).</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Habib Glenza</strong></p>



<span id="more-19668668"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Les révélations d’anciens généraux israéliens sur les liens entre le Maroc et leur pays se succèdent depuis quelque temps. Cette fois, c’est au&nbsp;tour de Shlomo Gazit, ex-chef du renseignement militaire, de revenir sur l’appui de Hassan II au Mossad à l’occasion de la tenue d’un sommet de la Ligue arabe en septembre 1965 à Casablanca.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après Meir Amir, le chef du Mossad (1963-1968), c’est un autre haut cadre du renseignement israélien qui évoque le soutien de Hassan II à ses services.&nbsp;<a href="http://www.ynetnews.com/articles/0,7340,L-4866702,00.html" target="_blank" rel="noopener">Le général Shlomo Gazit avance</a>, dans des déclarations au quotidien&nbsp;<em>Yedioth Ahronoth</em>, que l’appui du monarque a été déterminant pour l&rsquo;armée israélienne&nbsp;pendant la guerre des Six Jours, du 5 au 10 juin 1967.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans son témoignage, l’ancien chef du renseignement militaire souligne que le royaume a permis aux Israéliens de suivre minute par minute le sommet de la Ligue arabe de 1965, tenu du 13 au 18 septembre à Casablanca, consacré exclusivement à l’examen des conditions de préparation des armées arabes dans la perspective d’une nouvelle confrontation avec Israël. La réunion était réservée aux chefs d’Etat, aux chefs des renseignements et aux généraux des armées.</p>



<h2 class="wp-block-heading">A Casa, les chefs d&rsquo;Etat arabes sur table d&rsquo;écoute israélienne </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Grâce à ces informations, Tel-Aviv avait pu se rendre compte de la faiblesse des armées de ses<em> «voisins»</em>.&nbsp;<em>«Cette rencontre a non seulement révélé que les rangs arabes étaient divisés – d’importantes disputes ont éclaté, par exemple, entre le président égyptien Gamal Abdel Nasser et le roi Hussein de Jordanie – mais aussi que les pays arabes étaient mal préparés à la guerre»</em>, raconte Shlomo Gazit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Israël a préparé la guerre des Six Jours en s’appuyant sur la masse considérable de renseignements issus des enregistrements effectués par les Marocains à Casa, et les commandants de Tsahal étaient convaincus de pouvoir l’emporter.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Ces enregistrements, qui constituaient une véritable prouesse en matière de renseignement, nous ont montré deux choses : d’une part, que les États arabes se dirigeaient vers un conflit auquel nous devions nous préparer ; d’autre part, que leurs discours sur l’unité arabe et la formation d’un front uni contre Israël ne reflétaient pas une réelle unanimité entre eux»</em>, a déclaré le général de division Gazit, alors chef du département de recherche du renseignement militaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Grâce à ces enregistrements, conjugués à d’autres sources, <em>«nous savions à quel point ils étaient mal préparés à la guerre.</em> <em>Nous en avons conclu que le corps blindé égyptien se trouvait dans un état lamentable et n&rsquo;était pas prêt au combat»</em>, a poursuivi Gazit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon Gazit, les informations contenues dans ces enregistrements confirmaient <em>«notre conviction, au sein du haut commandement de Tsahal, que nous allions remporter une guerre contre l’Égypte. Si les prédictions funestes et le sentiment d’une défaite imminente prévalaient chez la majorité des Israéliens ainsi que chez les responsables extérieurs à l’appareil de défense, nous, nous avions confiance en notre force.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Deux ans après cette opération, qualifiée par le chef du Mossad de l’époque comme «<em>l’une des gloires suprêmes du renseignement israélien»</em>, le Premier ministre Levi Eshkol (21 juin 1963-26 février 1969) donnait l’ordre à son aviation de bombarder les aéroports égyptiens et jordaniens. Une opération couronnée de succès pour la partie israélienne&nbsp;; presque tous les avions de chasse de l’Egypte avaient été détruits. Ces raids rapides avaient également balisé le terrain aux corps de blindés, leur permettant d’occuper d’un seul coup la Bande de Gaza, le Sinaï, le Golan et Jérusalem-Est.</p>



<h2 class="wp-block-heading">En contrepartie : la tête de Mehdi Ben Barka</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’appui du Maroc, dont fait état le général Shlomo Gazit, n’a pas été sans contrepartie. Un mois après le sommet de la Ligue arabe à Casablanca, des agents du Mossad étaient impliqués dans l’opération d’enlèvement et d&rsquo;assassinat de Mehdi Ben Barka, le 29 octobre 1965 à Paris. Ils avaient suivi les déplacements de l’opposant de Hassan II, mission rendue possible grâce à la présence d&rsquo;une antenne du Mossad sur le territoire français, depuis cinq années, avec&nbsp;la bénédiction de Charles de Gaulle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est justement ce bureau qui avait permis de piéger Ben Barka avec le projet de film historique d’une part&nbsp;; de faciliter aux agents des services secrets marocains l&rsquo;entrée en France avec de faux passeports d’autre part. Dans cette opération, l’aide israélienne au Maroc avait été autorisée par le&nbsp;Premier ministre, Levi Eshkol et le&nbsp;chef du Mossad, Meir Amir.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>L’autoroute Donald J. Trump, colonne vertébrale du Sahara occidental</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/18/lautoroute-donald-j-trump-colonne-vertebrale-du-sahara-occidental/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 18 Sep 2026 07:57:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Autoroute Donald Trump]]></category>
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		<category><![CDATA[Sahara Occidental]]></category>
		<category><![CDATA[voie express Tiznit-Dakhla]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>«La voie express Tiznit-Dakhla a été baptisée Autoroute Donald J. Trump» par le roi Mohammed VI. Derrière la flatterie, des calculs politiques. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/18/lautoroute-donald-j-trump-colonne-vertebrale-du-sahara-occidental/">L’autoroute Donald J. Trump, colonne vertébrale du Sahara occidental</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>«La voie express Tiznit-Dakhla a été baptisée Autoroute Donald J. Trump», l’annonce a été faite par Maghreb Arabe Presse (MAP), l’agence de presse officielle marocaine, quand elle a rendu publique une lettre envoyée par le roi Mohammed VI le 2 juillet 2026 au président américain pour annoncer sa décision. Le souverain y souligne vouloir ainsi remercier M. Trump pour sa «reconnaissance historique de la souveraineté du Maroc en 2020 sur son Sahara qui restera à jamais gravée dans la mémoire des Marocains. En hommage à ce témoignage d’amitié et de paix, j’ai pris la décision de baptiser l’une des infrastructures routières les plus importantes du royaume du nom d’Autoroute Donald J. Trump». L’ouvrage s’étend sur 1055 kilomètres, ce qui en fait la plus longue infrastructure routière d’Afrique. Suffisant pour satisfaire la folie de grandeur du président américain.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-19664374"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Il convient de rappeler qu’en décembre 2020, Trump avait apporté son soutien à un plan d’autonomie sous souveraineté marocaine pour le Sahara occidental, en contrepartie d’une normalisation des relations du Maroc avec Israël dans le cadre des Accords d’Abraham.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le magazine américain <a href="https://www.politico.com/news/magazine/2026/09/13/morocco-trump-highway-middle-east-01041989" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Politico</a> a publié une enquête de Memphis Barker intitulée <em>«L’avenir du Sahara occidental passe par l’autoroute Donald J. Trump»</em>, une voie de 1 055 kilomètres qui semble jouer un rôle inhabituel dans la stratégie du président pour le Moyen-Orient. Pour le Royaume chérifien, cette autoroute au nom du président américain qui a reconnu sa souveraineté sur le Sahara occidental est une illustration de la domination exercée sur ce territoire et du bras de fer que le royaume est en train de remporter à l’international concernant cet épineux dossier. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette voie, anciennement connue sous le nom de Route Nationale 1, est la plus longue du Maroc et d’Afrique. Elle a été rebaptisée en l’honneur de Trump par le roi Mohammed VI, en signe de reconnaissance au président américain qui a reconnu la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental en 2020.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lors de son voyage sur cette route, qui porte encore son nom d’origine, l’autoroute Tiznit-Dakhla, dont la première phase débute dans la région de Guelmim-Oued Noun, le journaliste américain n’a remarqué ni le nom de Trump ni un drapeau américain. <em>«Oui, j’en ai entendu parler dans les journaux»</em>, a déclaré le propriétaire d’un café routier où s’arrêtent les camions. Un autre homme, Ibrahim, a grommelé : <em>«C’est la politique»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Barker indique que parmi tous les hôtels, lieux de divertissement et cryptomonnaies portant le nom de Donald J. Trump, aucun n’égale cette autoroute en termes d’importance géopolitique.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Derrière le discours flatteur se cache un rêve plus grand</h2>



<p class="wp-block-paragraph">En 2015, le roi Mohammed VI annonçait son projet de construction d’une autoroute plus longue que toutes celles existantes dans le pays. Il affirmait que cette voie renforcerait la position du Sahara comme pôle économique et reconnecterait le Maroc à ses racines africaines mais elle poursuivait également un objectif plus ambitieux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le cadre du <em>«Plan de développement des régions du Sud»</em>, nom officiel donné par le régime au Sahara occidental, le roi a présenté un plan visant à consolider le contrôle marocain sur le territoire. Il a également promis de construire des ports, de lancer des programmes de protection sociale et d’intégrer les Sahraouis au tissu social marocain.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Politico</em> ajoute que derrière ce discours flatteur pour les Nations Unies se cache un rêve plus grand. Depuis que la France et l’Espagne ont abandonné leurs protectorats marocains dans les années 1950, la dynastie alaouite au pouvoir, dont le roi Mohammed VI est le vingt-troisième monarque, a une priorité : la reconquête du Sahara occidental.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La région est riche en ressources naturelles, du phosphate aux poissons mais cette volonté de reconquête du Sahara occidental trouve son origine dans le sentiment que les colonisateurs européens, en se retirant, ont tracé arbitrairement les frontières du Maroc, les jugeant trop étroites pour un pays dont la domination s’étendait autrefois au sud (à travers le Mali, la Mauritanie et le Sénégal) et à l’est (à travers des parties de l’Algérie actuelle).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans son discours de 2015 commémorant le 40<sup>e</sup> anniversaire de la Marche Verte, lors de laquelle 350 000 personnes ont franchi la frontière pour se réfugier au Sahara occidental et ont contraint l’Espagne, qui contrôlait le territoire depuis longtemps, à accélérer son retrait, le roi Mohammed VI a déclaré : <em>«J’ai décidé de consacrer tous les moyens disponibles à la restauration de l’intégrité territoriale du Royaume»</em>. Grâce à ces dépenses massives, totalisant environ 8 milliards de dollars, il espère surmonter le principal obstacle qui freine encore l’expansion du Maroc à&nbsp;savoir la réticence du peuple sahraoui à rejoindre le Maroc.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le Sahara occidental gardé par 100 000 soldats marocains</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La région est le théâtre d’une guerre intermittente menée par le Maroc contre le Front Polisario, qui revendique l’indépendance du territoire. Les affrontements militaires se déroulent généralement à l’abri des regards, derrière une digue de sable de trois mètres de haut qui traverse le désert. Construite dans les années 1980 et toujours gardée par 100 000 soldats marocains, cette zone est l’une des plus minées au monde.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans sa lettre à Trump confirmant le nouveau nom de l’autoroute, le roi Mohammed VI a exprimé sa profonde gratitude. Il a écrit que la décision du président en 2020 de reconnaître la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental <em>«restera à jamais gravée dans la mémoire des Marocains»</em>. En retour, le roi a normalisé les relations avec Israël dans le cadre des accords d’Abraham, une mesure controversée dans un pays où la population soutient fortement la cause palestinienne. Cependant, cette initiative s’est avérée bien plus fructueuse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avant l’intervention de Trump, la question de la souveraineté définitive sur le Sahara occidental restait en suspens sous l’égide des Nations Unies, qui avaient tenté, sans succès, de réunir les conditions d’un référendum après avoir négocié un cessez-le-feu en 1991. Suite à la reconnaissance de Trump, la situation a commencé à évoluer en faveur du Maroc. La France, l’Espagne, le Royaume-Uni et l’Union européenne soutiennent désormais le projet du roi d’accorder <em>«l’autonomie»</em> au Sahara occidental sous son autorité. La plupart des États africains et arabes ont déjà donné leur accord.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En baptisant la route du nom de Trump, le roi a rappelé aux derniers opposants, notamment le Front Polisario et ses alliés algériens, le soutien de la Maison-Blanche à la revendication de souveraineté du Maroc. Le président américain a écrit sur Truth Social : <em>«J’espère emprunter un jour cette grande route et j’espère bientôt!»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Politico a également indiqué que le Maroc interdisait depuis des années l’accès au Sahara occidental aux journalistes étrangers non accompagnés. En mai 2025, deux journalistes italiens, déguisés en touristes, ont été arrêtés à l’entrée de Laâyoune, capitale administrative de la région, puis conduits vers le nord et expulsés. Un journaliste espagnol avait subi le même sort quelques semaines auparavant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, les autorités marocaines ont récemment commencé à inviter des personnalités politiques occidentales à visiter la ville et la compagnie aérienne low-cost Ryanair propose désormais des <em>«aventures marocaines»</em> à Dakhla, la péninsule située à l’extrémité sud de l’Autoroute Donald Trump, qui se positionne comme une destination prisée des kitesurfeurs. À la surprise générale des Sahraouis, le réalisateur britannico-américain Christopher Nolan y a tourné des scènes de son film <em>‘‘Odyssey’’</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une atmosphère pesante dans les «territoires du Sud»</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis des décennies, le gouvernement attire les Marocains vers le sud grâce à des impôts plus bas, des salaires plus élevés, des subventions sur l’alimentation et le carburant, et la promesse d’un meilleur niveau de vie. On estime aujourd’hui que la majorité des quelque 600 000 habitants de la région sont originaires du nord. Cela suffirait, si le droit de vote à un éventuel référendum était étendu aux personnes arrivées après 1974, comme le souhaite Rabat, afin de faire basculer le vote en sa faveur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Memphis Barker a constaté une atmosphère pesante à Laâyoune, malgré les affirmations du gouvernement selon lesquelles tous ces investissements portent leurs fruits, même si les <em>«territoires du Sud»</em> ne représentent qu’un faible pourcentage de l’économie globale, estimé à environ 4% du PIB. Ce pourcentage est toutefois en augmentation, la région de Laâyoune a enregistré la plus forte croissance économique parmi les régions du pays en 2024, 7,4 %, selon les chiffres officiels. Elle affiche également le taux de pauvreté le plus bas du Maroc.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le PIB par habitant s’élève à 74 000 dirhams (7900 dollars américains), soit plus de deux fois et demie celui de la région de Marrakech, qui attire chaque année un grand nombre de touristes. Les critiques soulignent que plus d’un tiers de cette somme est alloué aux forces de sécurité. Bien que l’on dise généralement que les Sahraouis qui se sont retirés de la vie politique ne subissent aucune discrimination sur le marché du travail, beaucoup peinent encore à trouver un emploi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le chômage dans la région a atteint 22% en 2024, un taux nettement supérieur à la moyenne nationale de 13%. Un Sahraoui a déclaré : <em>«C’est une farce. Ils construisent tout ça mais nous n’en profitons pas. Ni du phosphate ni du poisson ni des tomates»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le nord du pays, certains Marocains se demandent si toutes ces dépenses consacrées aux régions du sud n’ont pas contribué au désespoir qui s’est emparé d’autres parties du pays, poussant de nombreux jeunes à traverser la frontière à la nage pour rejoindre Ceuta.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le mouvement indépendantiste du Sahara s’essouffle</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Concrètement, le mouvement indépendantiste du Sahara occidental s’essouffle. En 2010, Rabat a écrasé le dernier grand défi à son autorité : un immense campement de protestation rassemblant 20 000 personnes aux abords de Laâyoune. Ses leaders étudiants sont désormais emprisonnés. Il ne reste du mouvement de protestation populaire dans la ville que des graffitis effacés à la hâte –<em>«Libérez les prisonniers»</em>– et de brefs rassemblements menés par des femmes, comme les chants qui ont suivi l’élimination du Maroc de la Coupe du monde en juillet.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Militairement, le Front Polisario est lui aussi en perte de vitesse. Il est impuissant face aux drones marocains, qui anéantissent facilement les combattants qui sillonnaient les dunes à bord de Land Cruisers équipés de lance-roquettes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 28 juillet, l’ambassadeur des États-Unis au Maroc, Richard Duke Buchan, fut l’un des premiers hauts responsables américains à fouler le sol de Laâyoune. Sur sa plateforme X, il publia une photo de lui devant le grand et impeccable McDonald’s de la ville, accompagnée du message suivant : <em>«Des tajines du désert aux doubles hamburgers américains, Laâyoune a tout pour plaire»</em>. Il conclut sa publication par : <em>«Sahara marocain, j’adore !»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À terme, Rabat espère obtenir davantage –peut-être un consulat américain à part entière à Laâyoune– mais surtout, la poursuite du dialogue diplomatique pour résoudre le conflit persistant concernant le statut contesté du Sahara occidental.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Riccardo Fabiani, directeur pour l’Afrique du Nord à l’International Crisis Group, affirme que le projet de rattachement du Sahara occidental accapare <em>«80 à 90 % de l’attention de tous les ministères»</em> et que les pressions américaines détermineront la suite des événements étant donné que Washington est le principal interlocuteur sur la question du Sahara occidental aux Nations Unies et le renouvellement du mandat de la mission, prévu le 31 octobre, pourrait mettre un terme définitif à cette opération de maintien de la paix vieille de 35 ans.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Massad Boulos, envoyé spécial du président Trump pour les affaires arabes et africaines, mène des négociations directes et rares, entre l’Algérie, le Maroc et le Front Polisario. Il pourrait exercer une pression accrue sur les opposants à Rabat pour qu’ils acceptent le plan d’autonomie du roi, allant jusqu’à menacer de désigner le Front comme organisation terroriste, l’excluant ainsi de facto du processus de négociation. Il pourrait même relancer la demande du Maroc d’un vote sur le statut du Sahara occidental à l’AG de l’Onu, un vote que des années d’efforts diplomatiques ont déjà assuré au Maroc une victoire probable. Le mois dernier encore, la Colombie a déclaré son soutien total à la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2021, Rabat a poussé 8 000 migrants à travers la frontière vers Ceuta pour protester contre la prise en charge médicale par l’Espagne de Brahim Ghali, le dirigeant de 76 ans du Front Polisario. <em>Politico</em> indique que le dernier afflux datant de cet été, bien plus important, semble être spontané cependant, la décision du Maroc de ne pas entraver le passage des migrants suggère une volonté de satisfaire et de plaire à la Maison-Blanche qui considère le Premier ministre socialiste espagnol Pedro Sánchez comme l’incarnation de tous les maux de l’Europe : partialité anti-israélienne, soutien à l’immigration et insuffisance des dépenses de défense.</p>



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