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	<title>Archives des Martin Luther King - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Martin Luther King - Kapitalis</title>
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		<title>‘‘Robert Kennedy : His life’’ &#124; Le destin brisé d’un aristocrate, populiste par nécessité</title>
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		<pubDate>Thu, 11 Sep 2025 06:56:37 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Avec le recul, on peut se demander aujourd’hui si Robert Kennedy n’aurait été qu’un Donald Trump avant l'heure.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/11/robert-kennedy-his-life-le-destin-brise-dun-aristocrate-populiste-par-necessite/">‘‘Robert Kennedy : His life’’ | Le destin brisé d’un aristocrate, populiste par nécessité</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Avec le caractère flamboyant de Robert Kennedy, populiste, sportif, courageux, défenseur du nom de sa famille, mais compromis avec le FBI contre les droits civiques et animé par un désir de revanche contre l’establishment de Washington, on peut se demander aujourd’hui s’il n’aurait été qu’un Donald Trump avant l&rsquo;heure.</em></strong></p>



<p><strong>Dr Mounir Hanablia</strong> *</p>



<span id="more-17451531"></span>



<p>Dans les pays démocratiques, certaines règles établies en politique interdiraient&nbsp;le recours aux membres de sa propre famille par un homme d’État,&nbsp;sous peine de prêter le flanc à l&rsquo;accusation de népotisme. Le cas Robert Kennedy adoubé par son frère, le Président John Kennedy, et se voyant confier le poste considérable d’Attorney Général des Etats Unis d’Amérique à la tête du département de la Justice, contredit significativement cette idée.</p>



<p>Robert Kennedy avait certes été auparavant membre du Congrès, collaborateur du fameux sénateur Joseph Mc Carthy responsable de la chasse aux sorcières contre les communistes, membre de la commission contre la corruption. Il avait de surcroît démontré son efficacité lors de la campagne présidentielle ayant permis à son frère d&rsquo;accéder&nbsp;à la fonction suprême. Mais cette nomination avait eu pour objectif de brider&nbsp;le Directeur du FBI, Edgar Hoover, suspect afin d’éviter d’être démis de ses fonctions, de ressortir les vieux dossiers de la Prohibition impliquant le patriarche de la famille, Joe Kennedy, ou de dévoiler les imprudences du Président nouvellement élu dont certaines des maîtresses avaient des accointances avec la mafia ou auraient pu en avoir avec les services secrets communistes.</p>



<p>En fait, c’est Robert Kennedy qui, pour protéger le nom de sa famille finit par jouer entre les mains du Directeur du FBI en permettant notamment la mise sous écoute du leader du mouvement des droits civiques Martin Luther King, dont l’un des conseillers les plus en vue était un ancien membre du Parti Communiste. Ce fait est remarquable après la marche pour la liberté ou l’incident du Ole Miss, quand le gouvernement fédéral afin d’appliquer une décision de Justice enjoignant l’inscription universitaire d’étudiants noirs avait affronté l’hostilité des terroristes blancs.</p>



<p>On peut concevoir que ce sont les circonstances, quand ce ne sont pas des conseillers possédant le sens de l’Histoire, qui ont dicté au Président de téléphoner à Coretta King pour la soutenir, et à son frère de demander à un Juge la libération de son époux Martin Luther King,&nbsp;leader des Droits Civiques, malgré les conséquences sur les futures élections dans les Etats du Sud.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le désastre de la Baie des Cochons</h2>



<p>Dès lors, l’action projetée par l’Attorney Général contre le Milieu ou les syndicalistes corrompus dont il avait fait son cheval de bataille fut, elle, dès le départ, entravée par les réticences du Directeur qui niait l’existence de la Mafia. Pour faire bonne mesure, devenu concomitamment à ses responsabilités officielles, conseiller du Président, il fut impliqué dans le désastre de la Baie des Cochons, ce débarquement manqué des mercenaires cubains à la solde de la CIA rapidement encerclés et faits prisonniers par les troupes de Fidel Castro, et auxquels le Président refusa le soutien de l’armée américaine, et certains parmi leurs amis ne le lui pardonnèrent pas. C&rsquo;est la CIA qui dut en assumer la responsabilité au prix de limogeages dont la présidence crut profiter en plaçant à sa tête des personnalités sûres.</p>



<p>Robert Kennedy n’eut dès lors de cesse de monter des scénarios pour l’assassinat du <em>«lider maximo»</em>, y compris les plus farfelus avec la participation de personnages douteux, souvent d’anciens marines, auxquels l’agence ne se fit évidemment pas faute de se prêter. Tous demeurèrent à l’état de projets, et&nbsp;quelques-uns apportèrent même de l’eau au moulin du FBI lorsque la CIA y fut impliquée dans une collaboration avec le milieu du banditisme réputé avoir des accointances à Cuba. Cela se passait en 1961.</p>



<h2 class="wp-block-heading">A deux doigts d’un conflit nucléaire</h2>



<p>En 1962, il y eut l’affaire des missiles, qui mit le monde à deux doigts d’un conflit nucléaire. Il semble que Robert Kennedy y joua un rôle fondamental, celui d’éminence grise, dans la solution pacifique du conflit, grâce à des contacts établis depuis des mois avec un agent soviétique, qui fit parvenir officieusement à Khrouchtchev une promesse de retrait des fusées nucléaires américaines de Turquie contre celles soviétiques installées à Cuba. Fidel Castro s’y voyait garantir l’abstention de toute intervention militaire américaine pour renverser son régime contre le respect des zones alliées à Berlin. Des contacts officieux établis avec l’ennemi au moment où l’état-major de l’armée préconisait un bombardement massif de l&rsquo;île ?</p>



<p>Le plus étonnant est que dans leur recherche effrénée de dossiers contre la famille Kennedy, le FBI, les ennemis politiques, ou les journalistes adoubés par ces derniers ne lui en firent jamais grief. Ainsi Robert Kennedy fut celui qui véritablement épargna à l’humanité une catastrophe nucléaire.</p>



<p>On ne saurait naturellement faire abstraction du rôle éventuel joué dans le renversement du dictateur dominicain Trujillo,&nbsp;l’assassinat du président sud vietnamien Diem, ou même celui de Patrice Lumumba dont la survenue immédiatement après l’intronisation du Président Kennedy implique plutôt l’administration précédente, celle d’Eisenhower.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Dans un contexte de guerre froide</h2>



<p>Naturellement tout cela se passait dans un contexte de guerre froide et on peut créditer Robert Kennedy qu’il fut une fois encore l’homme qui comprit que la lutte contre le communisme ou contre l’insurrection impliquait plus que les conflits armés, la solution de la question raciale malgré toute sa complexité qui menaçait d’amener le pays au bord de la guerre civile à l’intérieur, et le développement du tiers-monde issu de la décolonisation grâce à l&rsquo;aide américaine à l&rsquo;extérieur.</p>



<p>C’était le temps où les Etats Unis d’Amérique ne supprimaient pas les agences d’aide au développement&nbsp;ainsi qu’ils le font actuellement et envoyaient aux quatre coins du monde les volontaires du Peace Corps. Cela rejoint l’idée que l’ère de la décolonisation fut aussi une conséquence de la vision du monde des frères Kennedy, dans la continuité de celle d’Eisenhower, dont l’accès aux marchés des pays nouvellement indépendants faisait partie intégrante.</p>



<p>C’est évidemment au Vietnam que la politique américaine serait mise à l’épreuve. Mais il semble que celle de la Maison Blanche était au désengagement. Autrement dit, il fallait aider les sud-vietnamiens mais sans envoyer de troupes américaines se battre. L’assassinat du Président, officiellement et contre toute évidence un acte isolé, engagea l’Amérique résolument dans la guerre en Asie du Sud-Est.</p>



<p>D’aucuns ont prétendu que c’est l’Attorney Général qui le 22 novembre 1963 à Dallas fut visé à travers son frère, Robert Kennedy, dont l’aversion au président Johnson n’avait d’égale que celle que ce dernier lui portait, fut remplacé par Ramsey Clark et élu au Sénat. C’est à ce moment-là qu’il aborda le virage populiste de sa carrière en accordant son soutien aux droits civiques, aux petits fermiers, et en engageant des actions de réhabilitation des cités défavorisées et des ghettos, mobilisant quelques hommes d’affaires, toujours dans l’optique de mettre un terme aux conflits raciaux et sociaux qui favoriseraient la diffusion du communisme.</p>



<p>Robert Kennedy ne mit jamais en doute publiquement la version officielle de l’assassinat de son frère, quoiqu’il fût parfaitement conscient qu’il pouvait constituer la prochaine cible, ainsi que l’avait prévu sa belle-sœur, la veuve du Président. Et il avait considéré les thèses du procureur Jim Garrison, de la Nouvelle-Orléans, sur le complot, comme étant fantaisistes issues d’un esprit à la recherche de la célébrité.</p>



<p>Naturellement, ses adversaires politiques, à compter du Président Johnson qui le soupçonnait de briguer la présidence lors d’élections ultérieures, insinuèrent&nbsp;que l’assassinat du Président Kennedy fut l’œuvre de Fidel Castro en réponse aux tentatives dont lui-même aurait fait l’objet à l’instigation de Robert Kennedy. Il est vrai que ce dernier toujours par des voies détournées avait réussi à faire libérer de Cuba les 1100 combattants détenus depuis la Baie des Cochons contre l’équivalent de 50 millions de dollars livrés essentiellement sous forme de médicaments, et pour 2 millions de dollars, en cash. Il avait ainsi soldé ses comptes avec les Cubains, pro et anti castristes réunis. Mais sous la pression de son entourage, en particulier de son épouse, il s’était lancé en 1968 dans la campagne pour la présidence et avait remporté 3 primaires du Parti démocrate, en particulier celle de Californie, contre le candidat surprise Eugène Mc Carthy dont on se demande s’il ne lui avait pas été sciemment opposé par le Président Johnson. Ce dernier, quoique ayant annoncé qu’il ne se représenterait pas, était peu désireux de laisser le champ libre à son ennemi.</p>



<p>Robert Kennedy voulait arrêter la guerre au Vietnam devenue très impopulaire dans laquelle les Etats-Unis s’étaient engagés après la mort du Président&nbsp; Kennedy sans possibilité de la remporter et l’establishment américain était peu désireux de voir un nouveau président mobilisant les foules dans et en dehors des ghettos ainsi qu’il avait commencé à le faire lors de sa campagne électorale au nom autant de la justice sociale et des droits constitutionnels contestés par les racistes, que de la paix que le complexe militaro-industriel s’obstinait à éviter. La victoire en Californie avait brusquement rendu probable son accession à la Maison Blanche. Son assassinat en juin 68 au moment même où il préparait les primaires du Wisconsin s’était donc situé dans un certain ordre des choses, celui de l’élimination violente de tous les tribuns populaires qui de Malcolm X à Martin Luther King, abattu quelques semaines plus tôt, avaient commencé à ébrécher l’infranchissable barrière raciale qui divisait depuis toujours la société américaine.</p>



<p>Le caractère singulier de cet assassinat se situait dans son auteur, Sirhan Sirhan, un Palestinien prétendument déséquilibré dont on peut logiquement se poser la question de savoir comment il avait pu se faufiler vers les cuisines de l’Hôtel dont rien ne laissait prévoir qu’elles seraient traversées par le candidat à la Présidence afin d’éviter la pression de la foule.</p>



<p>Robert Kennedy avait annoncé sa volonté d’armer Israël après la guerre des Six jours, mais en cela il ne différait en rien des autres candidats et le conflit du Proche-Orient n’avait jusque-là constitué aucun sujet de controverse dans la campagne présidentielle américaine.&nbsp;</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="538" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Robert-F-Kennedy-Junior-Donald-Trump-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-17451577" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Robert-F-Kennedy-Junior-Donald-Trump-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Robert-F-Kennedy-Junior-Donald-Trump-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Robert-F-Kennedy-Junior-Donald-Trump-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Robert-F-Kennedy-Junior-Donald-Trump-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Robert-F-Kennedy-Junior-Donald-Trump-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Robert-F-Kennedy-Junior-Donald-Trump-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Robert-F-Kennedy-Junior-Donald-Trump.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Robert F. Kennedy Junior, ministre de la Santé de Donald Trump 2.</figcaption></figure></div>


<h2 class="wp-block-heading">Un Donald Trump avant l&rsquo;heure</h2>



<p>La partie la plus remarquable de cette biographie est évidemment la transformation de Robert Kennedy issu d’une famille de riches irlandais mais catholiques, qui de serviteur chargé de couvrir les arrières de son frère à la Maison Blanche, s’était transformé en candidat crédible à la Présidence en mobilisant la fraction de la plèbe qui avait toujours été exclue du jeu politique. Son passé issu d’une nation opprimée par les Anglais l’y a peut-être aidé. Son obstination à ignorer la thèse du complot ayant conduit à l’assassinat de son frère ne pouvait être que de la dissimulation conférant à ses motivations secrètes pour accéder à la Présidence leur caractère plausible. Il avait sans doute été mû par la volonté d’en châtier les commanditaires si tant est qu’il eût dû auparavant les démasquer, mais ces derniers ne lui en avaient pas laissé l’occasion.</p>



<p>Abstraction faite du caractère flamboyant du personnage, sportif, courageux, défenseur du nom de sa famille, mais compromis avec le FBI contre les droits civiques, il avait commencé à forger son personnage de tribun de la plèbe en Pologne communiste, puis en Afrique du Sud en butte au régime ségrégationniste de l’Apartheid,&nbsp;sur les toits des voitures défoncées de l’ambassade américaine. Mais il ne faut peut-être pas s’y leurrer. La participation actuelle de son fils Robert Jr au gouvernement de Donald Trump à la tête du département de la Santé et ses prises de positions contre la vaccination et la recherche médicale ont suscité des appels à sa démission dans la communauté scientifique. Se situe-t-elle en droite ligne de l’action de son père elle-même née d’un désir de revanche contre l’establishment de Washington ?&nbsp;En dépit des différences notables dans les personnalités des deux hommes, et dans leurs parcours, il est légitime de se demander si Robert Kennedy à la Présidence n’aurait été qu’un Donald Trump avant l’heure.&nbsp; &nbsp;&nbsp;</p>



<p><strong><em>‘‘Robert Kennedy: His Life’’ de&nbsp;Evan Thomas, éd. </em></strong><strong><em>Simon &amp; Schuster, 10 septembre 2002, 512 pages.</em></strong></p>
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		<title>Kaïs Saïed dans une scène rare, presque historique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 24 Jul 2025 10:28:14 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p> Kaïs Saïed a reçu l’émissaire de Donald Trump pour le monde arabe sans discours officiels ni formules diplomatiques rodées.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Cela s’est passé mardi 22 juillet 2025 au Palais de Carthage, en quelques minutes, mais ces minutes-là, il faudra bien les inscrire quelque part. Dans un livre d’histoire, peut-être. Ou dans la mémoire de ceux qui savent encore distinguer le courage de la complaisance.</em></strong></p>



<p><strong>Khémaïs Gharbi</strong> *</p>



<span id="more-17093007"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi.jpg" alt="" class="wp-image-14682166" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure></div>


<p>Le président tunisien, Kaïs Saïed, recevant l’émissaire de Donald Trump pour le monde arabe Massad Boulos, n’a pas attendu les discours officiels ni les formules diplomatiques rodées. À peine l’entrevue entamée, debout face à son interlocuteur, il sort une série de photos. Des clichés en couleur. Mais la couleur ici, c’est celle du sang, de la poussière, de la détresse des Palestiniens.</p>



<p>Il ne montre pas des paysages. Il tend les images d’un peuple supplicié : des enfants affamés, une fillette réduite à manger du sable, des visages creusés par la faim et la peur.&nbsp;<em>«Je crois que ces photos, vous les connaissez bien»,</em>&nbsp;dit-il. Puis, commentant chaque image, il dénonce un&nbsp;<em>«crime contre l’humanité entière»</em>, et réclame qu’on y mette fin — que&nbsp;<em>«l’humanité tout entière se réveille»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une gifle assénée au nom des enfants de Gaza</h2>



<p>Face à lui, l’envoyé américain subit un réquisitoire visuel, implacable. Sans cris, sans fioritures, mais avec la force nue des images et des mots justes. Ce n’est pas un simple geste. C’est une audace rare dans le monde feutré de la diplomatie. Une gifle silencieuse, assénée au nom des enfants de Gaza.</p>



<p>Car il ne s’agit pas seulement de clichés. Il s’agit d’une vérité que beaucoup taisent, que d’autres enveloppent dans les euphémismes : celle d’un génocide mené en temps réel, avec le soutien sans faille du principal allié militaire et diplomatique d’Israël — les États-Unis d’Amérique.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="JUBpSH0YOO"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/24/kais-saied-et-la-palestine-un-discours-de-courage-et-de-lucidite/">Kaïs Saïed et la Palestine | Un discours de courage et de lucidité</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Kaïs Saïed et la Palestine | Un discours de courage et de lucidité » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/24/kais-saied-et-la-palestine-un-discours-de-courage-et-de-lucidite/embed/#?secret=RssjvlwcpD#?secret=JUBpSH0YOO" data-secret="JUBpSH0YOO" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Cette scène, inédite dans le monde arabe contemporain, résonne comme un écho des grandes heures du courage politique. On pense à la déclaration de Patrice Lumumba face au roi Baudouin en 1960 :&nbsp;<em>«Entre l’esclavage et la liberté, il n’y a pas de compromis.»</em>&nbsp;On entend aussi le souffle de Martin Luther King, lançant son rêve à la face de l’Amérique ségrégationniste.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Echo des grandes heures du courage politique</h2>



<p>Aujourd’hui, c’est un président arabe qui, sans armée conquérante ni appuis massifs, a dit non. Par les images. Par la dignité. Par la vérité nue.</p>



<p>Il a montré qu’on peut être grand, même lorsqu’on est seul. Qu’on peut être fort, même sans violence. Et qu’à défaut de frapper avec des armes, on peut frapper avec sa conscience — et l’exposer au regard du monde entier.</p>



<p>Car dans ce siècle saturé d’images, une seule photo peut devenir une arme. Non pas une arme de destruction, mais une arme de révélation. Une arme qui dérange. Qui accuse. Qui réveille.</p>



<p>Et à ceux qui, dans l’ombre ou à la tribune, bravent la peur, les menaces, l’isolement, pour défendre la dignité humaine et nommer les injustices par leur nom — à ceux-là, va notre reconnaissance profonde.</p>



<p>Car ce sont eux qui, par leur courage, empêchent le monde de sombrer tout à fait dans la nuit.</p>



<p>* <em>Ecrivain et traducteur. </em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="01EiIzTALk"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/23/kais-saied-rappelle-aux-americains-leur-devoir-moral-envers-les-palestiniens/">Kaïs Saïed rappelle aux Américains leur devoir moral envers les Palestiniens</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Kaïs Saïed rappelle aux Américains leur devoir moral envers les Palestiniens » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/23/kais-saied-rappelle-aux-americains-leur-devoir-moral-envers-les-palestiniens/embed/#?secret=4DJ0d5tCF0#?secret=01EiIzTALk" data-secret="01EiIzTALk" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Trump : une politique du déni et du bouc-émissaire</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 02 Jun 2020 07:26:27 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Expert de la communication politique et de la téléréalité, Donald Trump dessine aux Américains un monde de merveilles, avec les diables qu’il se choisit et non ceux qui les hantent. Par Hassen Zenati «Je suis un jeune noir, qui fait ce qu’il peut pour rester debout, mais quand je regarde autour de moi et que...</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/06/Emeutes-Etats-Unis-George-Floyd.jpg" alt="" class="wp-image-301707"/></figure>



<p><strong><em>Expert de la communication politique et de la téléréalité, Donald Trump dessine aux Américains un monde de merveilles, avec les diables qu’il se choisit et non ceux qui les hantent.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Hassen Zenati</strong></p>



<span id="more-301706"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/11/Hassen-Zenati-2.jpg" alt="" class="wp-image-253792"/></figure></div>



<p><em>«Je suis un jeune noir, qui fait ce qu’il peut pour rester debout, mais quand je regarde autour de moi et que je vois ce qui est fait aux gens comme moi, je me sens chassé comme une proie. Je veux juste vivre»</em>. C’est le cri de cœur déchirant d’un adolescent de 12 ans, Keetron Bryant, qui s’est échappé du fond de ses tripes, lorsqu’il a appris le meurtre de son frère de couleur George Floyd, 46 ans, étouffé lors d’une interpellation musclée sous le genou d’un agent de police qui lui refusait le droit de respirer.</p>



<p>Le clip a fait le tour des réseaux sociaux. Il a été partagé de millions de fois par des followers scandalisés par la brutalité de cette police qui en prétendant défendre l’ordre ne fait que créer le désordre.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Une Amérique plus que jamais polarisée</h3>



<p>Les protestations, déclenchées il y a une semaine à Minneapolis, lieu du crime, se sont développées en émeutes, en gagnant plusieurs autres villes. Au croisement de la 38e rue et de l’avenue de Chicago, un musée en plein air a été improvisé à la mémoire du supplicié. Son portrait peint avec des couleurs pop est affiché sur la façade de briques d’un grand magasin. Un tournesol géant encadre son visage, pareil à un soleil, couvert en son cœur de dizaines de noms de noirs tués par la police. Sur le trottoir, des centaines de gerbes de fleurs et des bougies en hommage au défunt.</p>



<p><em>«I can’t breathe»</em> (Je n’arrive plus à respirer). Ce sont les tout derniers mots prononcés par George Floyd, soupçonné d’avoir voulu écouler un faux billet de 20 dollars, avant de succomber sous le genou implacable de Derek Chauvin, un policier blanc de la ville. La séquence a été filmée par Darnella Frazier, une adolescente de 17 ans qui passait par là. Devenue virale dans une Amérique polarisée plus que jamais à l’approche de l’élection présidentielle de novembre, la vidéo est à l’origine d’une flambée de violence portée par un slogan devenu culte : <em>«I can’t breathe»</em>, placardé sur les murs et hurlé par des milliers de manifestants, noirs et blancs, descendus dans la rue pour dénoncer ce nouveau drame du racisme aux États-Unis. La liste macabre des victimes noires de la violence policière ne cesse de s’allonger d’année en année.</p>



<h3 class="wp-block-heading">La police débordée par les émeutiers et les casseurs</h3>



<p>Les affrontements ont touché New York, Philadelphie, Los Angeles, Atlanta, Miami et Chicago, Dallas, Houston, ville d’origine de la victime, Las Vegas, Des Moines, Memphis et Portland, avant de déborder sur la capitale, Washington, où l’Eglise des présidents, faisant face à la Maison Blanche, a été incendiée, tandis que le président Trump était poussé par mesure de sécurité à se <em>«confiner»</em> dans le PC ultra-sécurisé de lutte contre le terrorisme. Des couvre-feux ont été imposés un peu partout, là où la police a été débordée par les émeutiers et les casseurs. Signant la gravité de la situation, la Garde Nationale, force militaire de réserve, a été appelée à la rescousse. Une première. Des unités de la police militaire ont été par ailleurs mises en alerte pour pouvoir le cas échéant intervenir à Minneapolis dans un délai de quatre heures, a indiqué le Pentagone.</p>



<p>Englué dans son déni de la pandémie du coronavirus, dont le nombre de victimes a franchi le seuil tragique de 104.000 morts et 1.788.000 cas confirmés aux Etats-Unis, sans infléchissement notable de la courbe de contamination, Donald Trump continue à faire ce qu’il sait faire le mieux : tourner le dos à la réalité pour chercher des boucs émissaires. Après la Chine, accusée à longueur de twitts vengeurs d’avoir laissé se propager le virus sciemment ou par négligence, et d’être ainsi responsable du <em>«massacre»</em> actuel à travers le monde, il est parti bille en tête contre les Démocrates, ses prochains adversaires à l’élection présidentielle, pointés du doigt comme des fauteurs de troubles ou pour le moins comme des complices des casseurs. Pourtant, dès sa première intervention sur le sujet, le candidat démocrate Joe Biden, a fermement condamné la violence, en déclarant <em>«comprendre»</em> la colère des émeutiers, attisée par la passivité des autorités à l’égard des policiers mis en cause. Il a fallu attendre plusieurs jours en effet pour que l’auteur de la <em>«bavure»</em> fatale soit arrêté et présenté à la justice qui l’a inculpé d’<em>«homicide volontaire, avec préméditation»</em> et d’avoir <em>«commis un acte cruel et dangereux ayant causé la mort»</em>. Ses trois co-équipiers ont été licenciés sans poursuites judiciaires.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/06/Maison-Blanche-Bunker.jpg" alt="" class="wp-image-301708" width="500"/><figcaption><em>Donald Trump dans son bunker de la Maison Blanche. </em></figcaption></figure></div>



<h3 class="wp-block-heading">Donald Trump avec ses grands sabots </h3>



<p>Dans ses premières réactions, Donald Trump n’a manifesté aucune empathie pour la victime, ni pour sa famille. Homme d’ordre d’abord, manifestant des penchants troubles pour les <em>«supremacistes»</em>, laudateurs de la race blanche, il s’est porté spontanément au secours des forces de sécurité, contre ceux qui n’étaient pas encore des émeutiers, seulement des protestataires. Sa seule préoccupation : stopper les actes de violence, sans s’étendre sur ce qui les a motivés : les brutalités policières répétitives et impunies. <em>«Nous ne pouvons pas et nous ne devons pas laisser un petit groupe de criminels et de vandales détruire nos villes et saccager nos communautés. Mon administration va stopper la violence collective. Et nous allons la stopper net»</em>, a averti le président. <em>«Nous pouvons leur envoyer nos soldats très rapidement»</em>, a-t-il menacé, à partir de la pelouse de la Maison-Blanche, en estimant que les responsables locaux manquaient de fermeté et qu’il leur fallait <em>«être plus durs». «La violence et le vandalisme sont menés par Antifa (anti-fachistes) et d’autres groupes de l’extrême gauche radicale», </em>a-t-il dit en ajoutant que les émeutiers déshonoraient la mémoire de la victime, George Floyd.</p>



<p>Sur la même ligne que lui, Timoty James Walz, novice gouverneur démocrate du Minnesota, élu en 2019, estime que les émeutiers ne pouvaient être que des membres de groupes anarchistes, des supremacistes blancs et des trafiquants de drogue, souvent venus d’autres villes.<em> «Notre objectif est de décimer aussi vite que possible cette force qui veut instiller la peur et déstabiliser nos grandes villes</em>», a-t-il statué.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Les supremacistes blancs ont le vent en poupe</h3>



<p>Malgré la vigoureuse action du pasteur Martin Luther King, assassiné en 1968 à Memphis, en faveur de la déségrégation raciale et des droits civiques, le fléau racial continue à peser lourdement sur la société américaine. Mais, rares sont ceux qui veulent le reconnaître ouvertement pour expliquer la violence récurrente entre populations noires et policiers. Ils préfèrent se retrancher derrière les phénomènes sociaux : chômage, pauvreté, drogue. Les supremacistes sont réapparus en force ces dernières années, inspirés par un théoricien résolu de la<em> «Droite alternative» </em>(l’alt-Right), Richard Spencer, appelant à une <em>«épuration ethnique»</em>, qui ne concernerait pas seulement les noirs, mais aussi les latinos-américains, les musulmans et les asiatiques. Avec le néo-nazisme, c’est une des tendances fortes de l’extrême droite, minoritaire dans le pays. <em>«Heil Trump, Heil notre peuple, Heil la victoire»</em>, fait partie de ses slogans.</p>



<p>Les supremacistes ont été propulsés au cœur de l’actualité américaine après la manifestation de Charlottesville (Virginie) en 2017, qui se voulait le creuset du rassemblement des droites extrêmes. Elle s’est soldée par la mort d’une contre-manifestante antiraciste, ainsi que de trois policiers qui ont péri dans la chute de leur hélicoptère.</p>
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