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	<title>Archives des mauvaise gestion - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des mauvaise gestion - Kapitalis</title>
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		<title>Le partage des sacrifices, principale condition de réussite du gouvernement Fakhfakh</title>
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		<pubDate>Mon, 16 Mar 2020 09:57:11 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Dans cette «Lettre ouverte a monsieur le chef du gouvernement», l’auteur, professeur de médecine à la retraire, explique que les Tunisiens seront d’autant plus disposés à faire des sacrifices pour sauver leurs finances publiques d’une déroute annoncée que le gouvernement aura suffisamment de courage et de fermeté dans la mise en œuvre des réformes visant...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/03/16/le-partage-des-sacrifices-principale-condition-de-reussite-du-gouvernement-fakhfakh/">Le partage des sacrifices, principale condition de réussite du gouvernement Fakhfakh</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/03/Elyes-Fakhfakh-Conseil-du-gouvernement.jpg" alt="" class="wp-image-284753"/></figure>



<p><strong><em> Dans cette «Lettre ouverte a monsieur le chef du gouvernement», l’auteur, professeur de médecine à la retraire, explique que les Tunisiens seront d’autant plus disposés à faire des sacrifices pour sauver leurs finances publiques d’une déroute annoncée que le gouvernement aura suffisamment de courage et de fermeté dans la mise en œuvre des réformes visant à assainir la gouvernance et à instituer une meilleure justice entre les composantes de la société. </em></strong></p>



<p> Par <strong>Ali Bakir </strong>*</p>



<span id="more-288360"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/03/Ali-Bakir.jpg" alt="" class="wp-image-288361"/></figure></div>



<p> Monsieur,</p>



<p> Nous entendons de plus en plus parler de sacrifice que vous demanderiez au peuple de consentir et qui consisterait à faire don d’une semaine de salaire pour renflouer les caisses de l’Etat.</p>



<p> J’en ai discuté avec plusieurs personnes salariées de l’Etat de toutes les catégories et je puis vous dire que la majorité d’entre elles tient à peu près le même discours, sauf évidemment les gens nécessiteux de la catégorie des petits fonctionnaires qui tirent le diable par la queue et qui refusent catégoriquement; ce qui est bien compréhensible.</p>



<p> Pour la majorité des fonctionnaires, dits de classe supérieure ou moyenne, est prête à ce sacrifice mais cela en contrepartie de certaines conditions.</p>



<p> Le premier constat est que ce sont toujours les fonctionnaires qui payent les pots cassés (pour l’Histoire je vous rappelle la lettre de Mazarin à Colbert et, si vous ne la connaissez pas, je vous en ferai parvenir la référence)</p>



<p> Alors, si vous voulez que nous consentions à ce sacrifice nous avons le droit de vous demander d’avoir le courage politique de prendre des mesures urgentes et nécessaires pour redresser l’économie et surtout les finances.</p>



<h3 class="wp-block-heading"> 1 &#8211; Commencer par diminuer les dépenses de l’Etat :</h3>



<p> Il faut donc commencer par baisser le budget de la présidence; baisser le salaire du président qui est deux à trois fois plus élevé que celui de certains chefs d’Etat occidentaux ; supprimer les voitures de fonctions dont le coût à l’achat, en consommation de carburants et en entretien grève une bonne partie des budgets des ministères.</p>



<p> Je ne vois pas pourquoi un haut fonctionnaire qui, pour aller de chez lui à son institution comme tout autre, a droit à une voiture gratuitement.</p>



<p> Plus grave et injustifié, les ministres disposent de 3 voitures !? Ces privilèges n’existent pas dans de nombreux pays hyper-développés qui ne se permettent pas de gaspillage.</p>



<p> Seules les voitures de services sont nécessaires pour les fonctionnaires qui ont des déplacements avec un ordre et rapport de mission (ingénieurs des travaux publics, ingénieurs agricoles, etc.) et ce avec un contrôle strict. Il est honteux de voir des voitures de service utilisées pour  promener la famille les weekends ou pour  participer aux cortèges lors des mariages !</p>



<p> Il faut supprimer aussi les avantages pour les députés et qui ne se justifient pas, surtout que dans leur grande majorité, ils ne sont point dans le besoin puisqu’ils ont déjà une fonction et très souvent une activité privée bien lucrative : avocats, médecins, homme d’affaires… et après tout, ils se sont portés candidats par leur propre choix.</p>



<h3 class="wp-block-heading">2 &#8211; La lutte contre la corruption:</h3>



<p> Si une réelle volonté politique existe au sein de votre gouvernement, il ne faut pas hésiter à prendre les mesures EVIDENTES qui permettraient immédiatement de renflouer les caisses de l’Etat.</p>



<p> Pour commencer il faut appliquer la loi à tout contrevenant quel que soit son rang ou son appartenance politique ; demander des comptes aux personnes devenues subitement du jour au lendemain milliardaires sans avoir eu auparavant une quelconque activité très lucrative et qui investissent des sommes immenses dans l’immobilier, les <em>«affaires»</em>, des flottilles de voitures de grand luxe, voire un  jet privé ! Pour échapper au fisc et au contrôle, ils payent le plus souvent en cash (des milliards en liquide circulent dans les coffres de leurs voitures). Ils doivent justifier la provenance de ces fortunes miracles et les achats qui sont évidemment du blanchiment d’argent de provenance plus que douteuse ! Parmi ces personnes il y a, et vous le savez bien, de<em> «très hauts personnages»</em> qui sévissent depuis 2011…</p>



<p> En matière de santé, le trafic est quotidien. Il serait judicieux, à l’instar des pays développés, de créer le système de carte sanitaire électronique qui permet de stocker un dossier clinique unique informatisé où sera enregistré tout l’historique du patient, ce qui rend possible le suivi de chaque citoyen qu’il soit traité dans une structure publique ou privée. Ce système couplé à la traçabilité des médicaments est quasi infaillible. La Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM) disposera de toutes les données concernant les frais et permettra ainsi de contrôler les abus et les tricheries fiscales.</p>



<p> Il convient, également, de généraliser le système informatisé, qui permettra de bien limiter les dégâts surtout au niveau des structures sensibles telles que les douanes, les contrôles fiscaux, les travaux publics, etc., où la corruption règne toujours. </p>



<p> Le système fiscal est à revoir entièrement car, actuellement, il permet et même encourage la tricherie et la corruption à cause des contrôles et surtout des redressements aléatoires abusifs et qui finissent par des <em>«arrangements à l’amiable»</em> bien évidemment au détriment de l’Etat… </p>



<h3 class="wp-block-heading">3 &#8211; La restructuration de l’administration :</h3>



<p> Bien qu’elle ne fût pas parfaite, notre administration a prouvé au lendemain de la <em>«révolution» </em>(le 14 janvier 2011, Ndlr) au moins le sérieux de la majorité des fonctionnaires puisque toutes les  institutions ont continué à servir le citoyen. Cette administration, déjà surchargée en nombre de fonctionnaires, tend à s’écrouler depuis les inutiles recrutements<em> «en masse»</em> de <em>«bras cassés»</em> sans aucune formation et donc sans expérience. Elle est devenue une machine à retarder et à bloquer à cause de l’incompétence et de la corruption de certains agents.</p>



<p> Il convient de faciliter et simplifier les formalités administratives qui ne font que décourager bon nombre de jeunes entrepreneurs et de potentiels investisseurs étrangers et qui, par ailleurs, favorisent la corruption.</p>



<p> Ai-je besoin de vous parler des tracasseries subies par les exportateurs et les importateurs à cause des formalités douanières et de la gestion calamiteuse des ports ? Ce qui se passe au port de Radès, malgré les réformes introduites au système, est-il normal ??</p>



<p> Les appels d’offre sont traités si lentement qu’ils entravent la bonne marche des entreprises et il arrive même que les produits de haute technologie sont déjà obsolètes à la date de leur livraison…</p>



<p> La numérisation permettrait plus de transparence, d’économiser en paperasserie, et surtout un contrôle en aval plus efficace.   </p>



<p> Vous devez également nous réconforter quant à notre sécurité en réorganisant les forces de l’ordre et surtout en remettant en place les services de renseignements qui sont une nécessité pour toute nation qui se respecte, car il ne faut pas oublier que contrebande et terrorisme font bon ménage !  </p>



<p> Vous savez vous-même qu’il y a beaucoup à faire dans ce domaine.</p>



<h3 class="wp-block-heading"> 4 &#8211; La restructuration des grandes entreprises étatiques :</h3>



<p> Cette réforme dont on parle depuis longtemps doit passer par l’amélioration de la gouvernance et la nomination dans la direction de personnes du domaine bien compétentes et irréprochables. Pour ne citer que la Steg, la Sonede, la SNCFT et Tunisair.</p>



<p> Elle doit passer aussi par la suppression des privilèges, notamment la gratuité de la consommation de l’électricité et de l’eau pour les fonctionnaires et les agents qui en abusent. J’en connais un certain nombre qui font fonctionner en permanence 24h/24h le chauffage ou la climatisation selon les saisons. Il m’a même été rapporté que certains agents <em>«prêtent» </em>des raccordements aux voisins !!! Nous pourrions agréer au maximum une remise de 10% sur leurs factures.</p>



<p> On doit aussi reconsidérer les recrutements abusifs des fonctionnaires, des agents et des ouvriers. À titre d’exemple, à Tunisair, le nombre d’employés/avion est (avec un service médiocre) deux fois plus élevé que dans de grandes compagnies européennes, américaines et mêmes africaines. </p>



<p> Ne parlons pas des mines de phosphate où le recrutement est plus qu’abusif puisqu’on compte un nombre d’employés trois fois plus que nécessaire. Ajoutez à cela que bon nombre d’entre eux sont en grève pratiquement en permanence et entravent la production tout en étant rétribués !!</p>



<p> Monsieur le chef du gouvernement, en attendant la restructuration de l’administration et celle des entreprises qui demandent du temps, si vous mettez tout de suite en application les mesures qui permettraient de diminuer les dépenses de l’Etat et de vraiment lutter contre la corruption, je peux vous assurer que nous accepterons de consentir ce sacrifice que vous nous demandez. </p>



<p> Ceci dit, nous exigerons d’être informés de l’utilisation des fonds ainsi collectés avec un contrôle de la Cour des Comptes. Nous refusons des dépenses pour des raisons fallacieuses comme les indemnisations de certains qui auraient été emprisonnés pour soi-disant avoir voulu défendre leurs idées politiques alors qu’ils l’ont été pour avoir commis des actes terroristes et pour avoir tenté de commettre un coup d’Etat ! Ceci sans parler de ceux qui ont eu un exil doré…</p>



<p> Monsieur le chef du gouvernement, nous avons accompli notre devoir avec abnégation et avec des salaires juste corrects, sans avantages en nature, mais avec la fierté de contribuer à la continuité de l’édification et au développement de notre chère Tunisie moderne initiés par nos aînés et qui ont permis de la classer parmi les meilleurs pays émergents malgré certaines failles.</p>



<p> Alors, avec la déception de voir le recul que le pays accuse ces dernières années à cause de politiciens et d’administrateurs qui ont prouvé leur incompétence et, dont certains, sont aussi compromis avec les grands destructeurs de notre économie et de nos finances que sont les hommes d’affaires véreux et les contrebandiers, je ne vois pas pourquoi nous serions prêts à accepter de<em> «payer la facture»</em> à la place des principaux auteurs de cette déroute. </p>



<p> À la retraite depuis 2005, aujourd’hui avec la cherté de la vie et ne pouvant contracter un prêt bancaire au vu de mon âge, il ne m’est même pas envisageable d’acheter la plus petite des voitures comme bon nombre de mes semblables…</p>



<p> Alors, monsieur le chef du gouvernement, allez-y et ayez le courage d’agir avec la fermeté dont doit faire preuve un capitaine qui veut réellement, contre vents et marées, mener à bon port son bateau et éviter une mutinerie…</p>



<p> Ces derniers jours, un sentiment de scepticisme nous envahit car nous constatons des décisions  contradictoires au sein de votre gouvernement vis-à-vis des mesures prises pour essayer de limiter les dégâts causés par le coronavirus ! Est-il normal que le<em> «ministre»</em> du culte refuse de fermer les mosquées où des centaines de personnes s’entassent alors qu’on interdit les grands rassemblements de sport et culturels comme l’ont décidé le ministre de la Santé et le ministre de l’Intérieur ?? Est-ce que vous n’avez pas osé froisser vos associés islamistes obscurantistes ou croyez-vous comme eux que la mosquée est protégée du virus qui ne pourra pas y pénétrer grâce à Dieu. Alors qu’en sera-t-il pour la décision de déterrer les dossiers <em>«brûlants»</em> bloqués depuis des années ??</p>



<p> Dans notre cas il s’agit d’un sauvetage pour éviter que notre pays finisse comme <em>‘‘Le bateau ivre’’</em>, lé célèbre poème d’Arthur Rimbaud : </p>



<p><em> «Echouages hideux au fond des golfes bruns<br> Où les serpents géants dévorés des punaises<br> Choient des arbres tordus avec des noirs parfums». </em></p>



<p><em>* Professeur en médecine. </em></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Entreprises publiques : La privatisation ne doit pas être une liquidation</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2018/09/17/entreprises-publiques-la-privatisation-ne-doit-pas-etre-une-liquidation/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 17 Sep 2018 08:58:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Aux responsables qui projettent de privatiser certaines entreprises publiques, il convient de rappeler gentiment qu’une vache à lait frappée de salmonellose demeure invendable tant qu’elle n’est pas convenablement soignée, à moins qu’on décide de la vendre à la casse. Par Mohamed Chawki Abid * Le gouvernement Youssef Chahed semble être décidé à exécuter les consignes...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-174220" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/09/Cession-privatisation.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Aux responsables qui projettent de privatiser certaines entreprises publiques, il convient de rappeler gentiment qu’une vache à lait frappée de salmonellose demeure invendable tant qu’elle n’est pas convenablement soignée, à moins qu’on décide de la vendre à la casse.</strong></em></p>
<p>Par <strong>Mohamed Chawki Abid</strong> *</p>
<p><span id="more-174217"></span></p>
<p><img decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-70465 alignleft" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/10/Mohamed-Chawki-Abid-1.jpg" alt="" width="200" height="200" />Le gouvernement Youssef Chahed semble être décidé à exécuter les consignes du FMI en matière de cession d’actifs. À ce titre, un certain nombre d’entreprises publiques a été identifié pour en planifier la privatisation. Le pouvoir exécutif pense que s’il privatisait ces entreprises, plusieurs avantages seront recueillis notamment l’allègement du fardeau des subventions injectées dans les établissements en difficulté; l’évitement de l’affrontement avec le personnel, de plus en plus revendiquant et de moins en moins productif; le perfectionnement économique et rééquilibrage financier et, <em>last but not least</em>, la garantie d’une solvabilité avec l’administration fiscale et les caisses sociales.</p>
<h3>Une privatisation doit viable économiquement et rentable financièrement</h3>
<p>Cependant, la privatisation d’une entreprise publique n’est intéressante que lorsqu’au moins les conditions suivantes sont réunies : l’affaire viable économiquement et rentable financièrement; l’entreprise opérant dans un secteur concurrentiel; sa valorisation permettant de rapporter une enveloppe consistante au trésor public ; sa cession subordonnée à la mise en œuvre d’un plan développement ; sa vente non-accompagnée par un plan social sévère et brutal et le bilan en devises de l’opération positif sur le long terme.</p>
<p>En outre, la privatisation d’une entreprise publique ne doit pas être motivée par ses contre-performances structurelles, ou ses pertes cumulées l’exposant au risque de faillite, ou les préjudices causés par la montée des revendications syndicales.</p>
<p>Dans l’une ou l’autre de ces circonstances, une privatisation précipitée et irréfléchie sera dramatique, dans la mesure où elle s’inscrira dans le cadre d’un projet de vente à la casse.</p>
<h3>La cession d’une entreprise ne doit pas être assimilée à une liquidation</h3>
<p>En effet, si la valorisation de l’entreprise publique se fait dans les circonstances organisationnelles défavorables, ou dans une atmosphère social contaminée par le sabotage syndical, ou dans une période marquée par du laxisme gouvernemental, la cession sera assimilée à une liquidation, ne pouvant générer que des miettes aux caisses de l’Etat.</p>
<p>Ainsi, sans assainissement, sans restructuration, sans diagonalisation, et sans galvanisation, la vente sera inféconde.</p>
<p>En revanche, avant d’envisager la privatisation d’une entreprise publique, des préalables minimalistes sont requis, dont notamment un audit global pour identifier les carences procédurales et les lacunes de gestion; un diagnostic stratégique (SWOT analysis) pour identifier les faiblesses et les menaces; une restructuration du plan d’affaires, axée sur un ajustement du busines selon le marché; un assainissement financier, à la faveur d’opérations de consolidation en haut-de-bilan; une réorganisation des structures fonctionnelles, opérationnelles et managériales de l’entreprise.</p>
<p>Déjà, la première action est généralement riche en enseignements, devant justifier la genèse et les causes des difficultés dans lesquelles l’entreprise se bat. Certes, on recense des causes exogènes, mais la plupart sont généralement endogènes à l’entreprise : retard d’investissement, non-conformité des livrables, actes de malversation, etc. Tous les dysfonctionnements identifiés et les carences inventoriées relèvent de la responsabilité du management de l’entreprise.</p>
<h3>La «mauvaise gestion» doit être sévèrement sanctionnée</h3>
<p>Alors pourquoi chez le privé la <em>«mauvaise gestion»</em> est sévèrement sanctionnée, tandis que chez le public elle est tolérée quand elle n&rsquo;est pas protégée?</p>
<p>Si les trois rapports de «full audit» relatifs aux banques publiques (BNA/STB/BH) étaient adressés à l’appareil judiciaire, des responsables auraient été placés en taule et de bons enseignements auraient été tirés.</p>
<p>Il en est de même pour les divers rapports de la Cour des comptes traitant des principales entreprises publiques (énergie, transport, santé, éducation, industrie, téléphonie, etc.), s’ils étaient adressés à une justice intègre pour suite à donner, ces entreprises auraient enregistré une inflexion dans la qualité de gestion et surtout dans la bonne gouvernance et dans les performances.</p>
<p>En outre, il y a lieu de rappeler que toutes ces entreprises publiques boiteuses étaient viables économiquement bénéficiaires financièrement, quand le pays fut gouverné par des Hommes responsables, honnêtes, patriotes, persévérants et combatifs.</p>
<p>Il apparaît clairement que le premier responsable du malaise des entreprises publiques réside dans sa gouvernance.<br />
Aussi, ne serait-il pas grand temps que l’État mette un terme à son laxisme désastreux?</p>
<p>Enfin, il faudrait rappeler gentiment à nos princes qu’une vache à lait frappée de salmonellose demeure invendable tant qu’elle n’est pas convenablement soignée, à moins qu’on décide de la vendre à la casse.</p>
<p><em>* Ingénieur économiste.</em></p>
<p><em><strong>Articles liés: </strong></em></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="PQsr7UQPTK"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/09/14/tunisie-tarak-cherif-plaide-pour-la-privatisation-des-entreprises-publiques/">Tunisie : Tarak Cherif plaide pour la privatisation des entreprises publiques</a></p></blockquote>
<p><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : Tarak Cherif plaide pour la privatisation des entreprises publiques » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/09/14/tunisie-tarak-cherif-plaide-pour-la-privatisation-des-entreprises-publiques/embed/#?secret=LymVAhAmVJ#?secret=PQsr7UQPTK" data-secret="PQsr7UQPTK" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="pI3YmJYfXv"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/09/10/entreprises-publiques-ne-pas-privatiser-les-profits-et-socialiser-les-pertes/">Entreprises publiques : Ne pas privatiser les profits et socialiser les pertes</a></p></blockquote>
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<p><em><strong>Articles du même auteur dans Kapitalis :</strong></em></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="5biBfAfs1W"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/09/07/pour-une-moralisation-des-pratiques-bancaires-en-tunisie/">Pour une moralisation des pratiques bancaires en Tunisie</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Pour une moralisation des pratiques bancaires en Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/09/07/pour-une-moralisation-des-pratiques-bancaires-en-tunisie/embed/#?secret=Z8RhaLeCXL#?secret=5biBfAfs1W" data-secret="5biBfAfs1W" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="BQ0sQhoKJW"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/03/tunisie-pourquoi-cherche-t-on-a-demolir-la-filiere-du-lait/">Tunisie : Pourquoi cherche-t-on à démolir la filière du lait?</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : Pourquoi cherche-t-on à démolir la filière du lait? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/03/tunisie-pourquoi-cherche-t-on-a-demolir-la-filiere-du-lait/embed/#?secret=UHP8GAhJUr#?secret=BQ0sQhoKJW" data-secret="BQ0sQhoKJW" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/09/17/entreprises-publiques-la-privatisation-ne-doit-pas-etre-une-liquidation/">Entreprises publiques : La privatisation ne doit pas être une liquidation</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>À propos de la mauvaise gestion du secteur de l’énergie en Tunisie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2018/09/10/a-propos-de-la-mauvaise-gestion-du-secteur-de-lenergie-en-tunisie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 10 Sep 2018 08:07:55 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[mauvaise gestion]]></category>
		<category><![CDATA[pétrole]]></category>
		<category><![CDATA[Stir]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Cent litres d’essence représentent 10,34% du smic français contre 52,3% du smic tunisien. Cette situation est la conséquence de plusieurs décennies de mauvaise gestion du secteur de l’énergie, qui appauvrit les citoyens et remplit les poches d’une horde de corrompus. Vite, un balai… Par Mohamed Rebai * De décembre 2010 à septembre 2018, deux dates...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/09/10/a-propos-de-la-mauvaise-gestion-du-secteur-de-lenergie-en-tunisie/">À propos de la mauvaise gestion du secteur de l’énergie en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-173148" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/09/Essence-contrebande.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Cent litres d’essence représentent 10,34% du smic français contre 52,3% du smic tunisien. Cette situation est la conséquence de plusieurs décennies de mauvaise gestion du secteur de l’énergie, qui appauvrit les citoyens et remplit les poches d’une horde de corrompus. Vite, un balai…</strong> </em></p>
<p>Par <strong>Mohamed Rebai</strong> *</p>
<p><span id="more-173147"></span></p>
<p>De décembre 2010 à septembre 2018, deux dates significatives dans l&rsquo;histoire de la Tunisie ou si vous préférez avant et après la destitution de Ben Ali, le prix de l&rsquo;essence a grimpé de 1,370 DT à 1,985 DT le litre, soit une augmentation de 45%. Curieusement, durant la même, période le prix du baril Brent est passé en Bourse de 94,75$ (décembre 2010) à 78,01 $ (septembre 2018) soit une régression de 18%.</p>
<p>Rien qu&rsquo;en 2018 le prix de l’essence a été augmenté quatre fois : il a été porté successivement à 1,800 DT en janvier, 1,850 DT en avril, 1,925 DT en juin et, tout récemment, en septembre, à 1,985 D.</p>
<h3>Pour la construction d’une nouvelle raffinerie</h3>
<p>Au lieu de trouver l’argent dans l’évasion fiscale et douanière et au lieu d’investir dans la construction d’une nouvelle raffinerie qui devient plus que nécessaire, on cherche des solutions de facilité qui grèvent davantage le budget du simple usager tunisien. C’est là un flop retentissant dans un pays au bord du précipice.</p>
<p>La solution serait de renforcer la capacité de raffinage de la Société tunisienne des industries de raffinage (Stir) et la relance du projet d&rsquo;une nouvelle raffinerie à Skhira initiée par le groupe Qatar Petroleum (QP) d’un coût initial de 2500 millions de dinars tunisiens (MDT) et d’une capacité de traitement de 120.000 barils/jour.</p>
<p>Par ailleurs, d’autres groupes (britannique, turc et émirati) sont toujours intéressés par ce projet qui pourrait multiplier par quatre la capacité de raffinage de la Tunisie puisque la Stir, dont l’équipement, devient obsolète ne produit que 34.000 barils/j.</p>
<p>Ironie du sort, à ma connaissance, ce sont les habitants de Skhira qui ont bloqué en 2012 la construction de cette grande raffinerie. Ils ont exigé la cession du terrain à des prix exorbitants et l’emploi de leur progéniture. Et depuis, le projet piétine et ne se réalise pas. Pour le moment, ce sont les contrebandiers qui supplantent l’Etat et trouvent le créneau largement porteur.</p>
<p>Un petit pays émergent comme Singapour (514 km2) est aujourd’hui le troisième centre de raffinage le plus important au monde (1.100.000 barils/j) contre la Stir qui ne produit que 34.000 barils/j.</p>
<p>On aurait dû y penser depuis quarante ans au moins. Pourquoi on ne l’a pas fait ? Parce que tout simplement nous manquons de vision et de stratégie. C’est aussi un dossier de <em>«fassad»</em> (corruption), puisqu’il y a des personnes qui profitent de cette situation et des poches qui se remplissent sur le dos des consommateurs tunisiens.</p>
<p>Il n’y a pas que le pétrole. Il y a aussi le gaz naturel, le phosphate, le sel, l’huile d’olive, les dattes et les agrumes dont l’exportation pourrait être boostée et développée. Maintenant, on comprend mieux pourquoi tant de gens se bousculent au portillon de la politique et de la contrebande. C’est un investissement florissant, particulièrement après la révolution. La preuve : les sales affaires de corruption dans le monde mirifique des hydrocarbures commencent à sortir de l’ombre touchant le gratin du monde politique. Le ministère de tutelle vient d’ailleurs de sauter comme un fusible sans solution <em>«subito presto»</em>.</p>
<p>En 2015, le Fonds monétaire international (FMI), l’apôtre de la libéralisation économique, a demandé à la Tunisie de baisser le prix de l’essence jugé excessif. Les stations d’essence sont devenues en Tunisie des boutiques de luxe inaccessibles aux couches défavorisées. Pour visiter l’endroit le plus chic et le plus cher, il ne faut plus aller se trimbaler dans un shopping mall, il faut prendre la direction d’une station d’essence.</p>
<h3>L&rsquo;essence en passe de devenir un produit de luxe</h3>
<p>Je pense aux pauvres cols blancs, cols bleus, cols durs et cols cassés qui ont acheté des voitures populaires dont les prix augmentent par paliers entiers et deviennent prohibitifs. La Polo populaire qui coûtait il y a 7 ans 15.000 DT vaut aujourd&rsquo;hui 3 fois plus soit 45.000 DT. Avec l’assurance, les frais d’entretien et de réparation, ils vont être dépouillés à volonté. On paiera le plein avec les <em>«barakat»</em> de nos deux cheikhs. Ensuite, plus personne ne pensera à s’immoler par le feu.</p>
<p>Il est indéniable que les augmentations intempestives de l’essence profitent aux contrebandiers parrainés par certains politiques véreux. La mafia continue d’agir de plus en plus pernicieusement.</p>
<p>En France, le prix du litre de l’essence tourne autour de 1,55 Euro. Cent litres d’essence représentent 10,34% du smic français (1.498,47 Euros). Le smigard tunisien (379,564 DT) en déboursera 52,3% de ses revenus. Pour se faire déplumer totalement, il faudrait qu’il consomme 191 litres/mois (6 litres/jour). C’est suicidaire et rien d’autre. Faites des coupes sur votre budget de vêtements, d’alimentation et de logement pour vous procurer quelques précieuses gouttes d&rsquo;essence.</p>
<p>Toutefois, il y a des questions qui restent lancinantes : combien la Tunisie produit de pétrole et de gaz? Quelle est le nombre de permis de recherche accordés à des firmes tunisiennes et étrangères? Qui en sont les propriétaires? Quel est le nombre de puits de pétrole découverts et explorés en Tunisie? Quelle est la part de la Tunisie? Qu’est-ce qu’elle gagne et qu’est-ce qu’elle perd? À quel niveau se situe la consommation nationale? Quel est le déficit énergétique? On ne le sait pas précisément depuis des décades. C’est un secteur complètement verrouillé où rien ne filtre.</p>
<p><em>* Economiste.</em></p>
<p><em><strong>Articles du même auteur dans Kapitalis:</strong></em></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="HeJN44sbLW"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/08/20/le-tourisme-talon-dachille-de-leconomie-tunisienne/">Le tourisme, talon d’Achille de l’économie tunisienne</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le tourisme, talon d’Achille de l’économie tunisienne » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/08/20/le-tourisme-talon-dachille-de-leconomie-tunisienne/embed/#?secret=6F3AIVmmGs#?secret=HeJN44sbLW" data-secret="HeJN44sbLW" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="lXXcIJ0Vqz"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/05/02/tribune-les-municipales-tunisiennes-ou-le-vote-inutile/">Tribune : Les municipales tunisiennes ou le vote inutile</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tribune : Les municipales tunisiennes ou le vote inutile » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/05/02/tribune-les-municipales-tunisiennes-ou-le-vote-inutile/embed/#?secret=G5EBO9Xy2M#?secret=lXXcIJ0Vqz" data-secret="lXXcIJ0Vqz" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="9iwttAFGEP"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/06/10/la-grande-bretagne-le-terrorisme-islamiste-et-nous/">La Grande-Bretagne, le terrorisme islamiste et nous</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Grande-Bretagne, le terrorisme islamiste et nous » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2017/06/10/la-grande-bretagne-le-terrorisme-islamiste-et-nous/embed/#?secret=VxlAskEsfF#?secret=9iwttAFGEP" data-secret="9iwttAFGEP" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Festivals : La gratuité et les privilèges en question</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 01 Aug 2017 14:07:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[députés]]></category>
		<category><![CDATA[Festival de Carthage]]></category>
		<category><![CDATA[mauvaise gestion]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La question de la gratuité des spectacles pour certains privilégiés de la république doit être sérieusement posée, car on est là face à des cas de mauvaise gestion voire de corruption. Par Noura Borsali * Un communiqué du syndicat des forces de sécurité de Sfax publié le dimanche 30 juillet 2017 sur le site du...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-108582" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/08/Festival-de-Hammamet.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>La question de la gratuité des spectacles pour certains privilégiés de la république doit être sérieusement posée, car on est là face à des cas de mauvaise gestion voire de corruption.</strong> </em></p>
<p>Par <strong>Noura Borsali</strong> *</p>
<p><span id="more-108581"></span></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-108613 alignleft" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/08/Noura-Borsali.jpg" alt="" width="200" height="165" />Un communiqué du syndicat des forces de sécurité de Sfax publié le dimanche 30 juillet 2017 sur le site du syndicat informe ses membres qu’un accord a été trouvé avec le festival de Sfax afin d’assurer sa sécurité.</p>
<p>Le communiqué évoque le contenu de cet accord : 400 billets gratuits pour chacun des spectacles, destinés aux familles des agents de sécurité, et le versement à ces derniers d’une indemnité&#8230;</p>
<p><strong>Grève ou insoumission des forces de l’ordre ?</strong></p>
<p>Selon Oussema Helal, juriste universitaire, ce refus des forces de l’ordre ne peut avoir que <em>«deux qualifications juridiques : la première est une grève. Or, l’article 36 de la constitution l’exclut clairement et stipule que ‘‘le droit de grève ne comprend pas les forces de sécurité intérieure et la douane.’’ La deuxième qualification possible est l’insoumission. Dans les deux cas, il s’agit d’une infraction grave qui, si elle se poursuit et surtout vu qu’elle est commise par une caste entière, peut aussi signifier une rébellion masquée!»</em>, a-t-il écrit sur sa page Facebook.</p>
<p>Cet état de fait pose une question importante et devenue préoccupante pour nous autres citoyens : celle de la gratuité et des privilèges (invitations pour tous les spectacles) accordés à des «<em>personnalités politiques</em>» et autres ainsi qu’aux députés de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP). Rappelons que ces derniers (les députés) avaient demandé au ministre des Affaires culturelles de leur accorder la gratuité pour toutes les manifestations culturelles. Bien sûr, le ministre s’était vite exécuté.</p>
<p>Et allez demander pourquoi, au festival de Carthage cette année, et pour les «<em>grands</em>» spectacles, le nombre de billets vendus est bien supérieur aux places disponibles. Ce qui a suscité, selon de nombreux témoignages, une mauvaise organisation et des protestations de spectateurs qui n’avaient pas réussi à disposer de leurs places pourtant payés à un prix fort (50DT).</p>
<p>Et allez demander, à l’occasion et à la lumière du témoignage d’un spectateur dans l’émission <em>‘‘360 degrés’’</em> de la chaîne Al-Hiwar Ettounsi, comment certains caissiers vendent une partie des billets.</p>
<p>Et allez demander pourquoi le ministre des Affaires culturelles, qui, avouons-le, n’a pas fait de grandes réalisations pour la culture, a obtenu un bon nombre de voix lors de son tout récent passage devant l&rsquo;ARP pour une convention avec l’Union européenne (UE) pourtant bien critiquée par les députés intervenant au cours du débat.</p>
<p><strong>«Mauvaise gestion» et «corruption»</strong></p>
<p>Et enfin allez comprendre pourquoi aucune enquête n’a été faite sur cette gratuité dénoncée par Amel Moussa, directrice démissionnaire du festival de Carthage, qui a relevé les sommes importantes que cela coûte aux contribuables et qu&rsquo;elle a taxée de <em>«mauvaise gestion»</em> voire de «<em>corruption</em>» dans ce contexte prétendument anti-corruption. Puisque, relève-t-on, ce privilège est, en réalité, une <em>«aberration».</em></p>
<p>En effet, ce nombre important d’invitations gratuites <em>«constituent, en fait, des avantages en nature accordés aux personnalités politiques ou autres et aux députés, ces avantages devant être considérés comme un complément de leurs primes et salaires et donc soumis à l&rsquo;impôt»</em>. (M.B.H.)</p>
<p>Et allez comprendre en vertu de quel principe et pour quelles raisons le festival de Carthage a organisé, en présence du ministre des Affaires culturelles, une grande réception pour les personnalités politiques et le monde diplomatique lors de la soirée du spectacle de l’Egyptienne Shirine. Comment les organisateurs justifieront-ils cette dépense du festival?</p>
<p>Et enfin allez comprendre pourquoi les prix des billets des spectacles s’affolent de plus en plus. Et ceci dans le plus grand silence des <em>«élus du peuple»</em>.</p>
<p>Face à cet état de faits, il serait utile, voir édifiant de rappeler que, dans certains pays nordiques, il est habituel qu’un Premier ministre achète lui-même et comme n’importe quel citoyen, son billet qui, parfois, faute de places, lui réserve un simple strapontin.</p>
<p>En conséquence, nous sommes en droit de nous poser cette question : Où en sommes-nous, en fait, par rapport à de tels comportements civiques renonçant aux privilèges, respectant les contribuables et encourageant la culture?</p>
<p>Et jusqu&rsquo;à quand, nous autres les contribuables continuerons-nous à tolérer l’injuste et l’intolérable ?</p>
<p>Et, pour finir, de quelle culture parle-t-on face à des programmations de certains festivals ? Et quelle crise financière peut-on évoquer quand des spectacles sont payés chèrement <em>«en monnaie sonnante et trébuchante»</em> et en devises ? Qu’en pense la Banque centrale qui observe, impuissante, la dévaluation incessante du dinar?</p>
<p>Que de questions encore et encore&#8230;</p>
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			</item>
		<item>
		<title>UGTT : Bruits de mauvaise gestion et de corruption</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2017/06/03/ugtt-bruits-de-mauvaise-gestion-et-de-corruption/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 03 Jun 2017 07:51:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Houcine Abassi]]></category>
		<category><![CDATA[Lassaad Yaakoubi]]></category>
		<category><![CDATA[mauvaise gestion]]></category>
		<category><![CDATA[Union générale tunisienne du travail]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La dénonciation des privilèges, passe-droit et malversations atteint la direction de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT). Ambiance. Par Abderrazek Krimi Le bureau exécutif de la centrale syndicale vient de mettre à la disposition de 8 de ses membres des voitures neuves récemment acquises. Outre ces 8 membres, Lassaad Yaakoubi, le secrétaire général du syndicat...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/06/03/ugtt-bruits-de-mauvaise-gestion-et-de-corruption/">UGTT : Bruits de mauvaise gestion et de corruption</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-84659" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/02/Bureau-executif-UGTT.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>La dénonciation des privilèges, passe-droit et malversations atteint la direction de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT). Ambiance.</strong> </em></p>
<p>Par <strong>Abderrazek Krimi</strong></p>
<p><span id="more-99750"></span></p>
<p>Le bureau exécutif de la centrale syndicale vient de mettre à la disposition de 8 de ses membres des voitures neuves récemment acquises.</p>
<p>Outre ces 8 membres, Lassaad Yaakoubi, le secrétaire général du syndicat de l’enseignement secondaire, qui a beaucoup fait parler de lui ces derniers mois à l’occasion de la «guerre» qu’il a menée pour le limogeage de l’ex-ministre de l’Education Neji Jalloul, s’est vu lui aussi «<em>offrir</em>» l’une de ces nouvelles acquisitions de l’UGTT.</p>
<p>Les nouvelles voitures, des limousines de la marque Volkswagen Passat, ont suscité une vague de mécontentement parmi les autres membres du bureau exécutif et les secrétaires généraux des syndicats, qui n’ont pas bénéficié de ce privilège accordé à leurs collègues. Ils dénoncent, dans leurs petits cercles, ce qu’ils qualifient de complaisance à l’égard de certains membres aux dépens des autres.</p>
<p>Certains critiquent même cette propension à la dépense de part de l’UGTT, au moment où la Tunisie traverse une situation économique difficile et vit une conjoncture sociale marquée par des tensions dans plusieurs régions où les jeunes réclament simplement des emplois pour survivre.</p>
<p>Une ambiance tendue règne actuellement parmi les cadres de l’UGTT qui commencent, et c’est connu dans de pareilles circonstances, à évoquer une mauvaise gestion des ressources de la centrale syndicale et certains parlent même de corruption.</p>
<p>La situation de l’ex-secrétaire général Houcine Abassi (Prix Nobel de la Paix 2015), qui continue de bénéficier des privilèges du poste qu’il occupait au sein de l’UGTT (une villa louée par la centrale syndicale à la Marsa et deux voitures mises à sa disposition, outre le dispositif de sécurité, payé par l’UGTT, qui continue à assurer sa protection), alimente aussi les débats.</p>
<p>Ce dernier, qui ne semble pas prêt à se séparer de ces privilèges et de remettre à la centrale syndicale des biens qu’il n’est plus en droit de bénéficier, se met dans une position d’illégalité susceptible même de poursuites judiciaires.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Chedly Ayari ou la vertu en politique</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2016/08/20/chedly-ayari-ou-la-vertu-en-politique/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 20 Aug 2016 06:55:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[argent]]></category>
		<category><![CDATA[banque centrale]]></category>
		<category><![CDATA[Chedly Ayari]]></category>
		<category><![CDATA[détournement de fonds]]></category>
		<category><![CDATA[islamistes]]></category>
		<category><![CDATA[mauvaise gestion]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Chedly Ayari, loin d’être un modèle de vertu, a manqué d’apprécier la bonne mesure; le «juste milieu» toujours difficile à atteindre. Par Yassine Essid Suffit-il d’apprendre le montant du salaire d’un individu pour en connaître son niveau de vie, les médiations familiales, les personnes à charge? De combien de personnes sa famille est-elle composée :...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2016/08/20/chedly-ayari-ou-la-vertu-en-politique/">Chedly Ayari ou la vertu en politique</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-62022" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/08/Chedly-Ayari-Ban.jpg" alt="Chedly-Ayari-Ban" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Chedly Ayari, loin d’être un modèle de vertu, a manqué d’apprécier la bonne mesure; le «juste milieu» toujours difficile à atteindre.</strong></em></p>
<p>Par <strong>Yassine Essid</strong></p>
<p><span id="more-62021"></span></p>
<p>Suffit-il d’apprendre le montant du salaire d’un individu pour en connaître son niveau de vie, les médiations familiales, les personnes à charge? De combien de personnes sa famille est-elle composée : conjoint, enfants, petits-enfants, parents et grand parents? Faute de connaître dans le détail toutes ces informations il est impossible d’établir quelque lien que ce soit sur la décence ou l’indécence de gagner plus de 28.000 dinars par mois !</p>
<p><strong>Une confortable rente </strong></p>
<p>Par conséquent, comment peut-on adresser au gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT) l’inconvenant reproche public de vouloir s’enrichir sur le dos des contribuables en quintuplant son salaire?</p>
<p>Comment ose-ton lui signifier par une campagne médiatique calomnieuse sur ce qui est devenu un délit pour les deux sous de satisfaction vaniteuse que lui procure son exorbitant salaire d’administrateur en chef?</p>
<p>Dans un pays où bakchichs, pots-de-vin, dessous de table sont devenus des pratiques courantes de plus en plus difficiles à cerner, et donc plus difficiles à combattre, l’auto-attribution par le gouverneur de la BCT d’une confortable rente devrait provoquer tout au plus des froncements de sourcils désapprobateurs et assez visibles pour lui infliger quelques remords sur un déficit d’appréciation de la valeur réelle de sa force de travail et se rendre compte si le mode de détermination de ses émoluments est lui-même cohérent avec ses performances.</p>
<p>Briser toute une carrière politique, accabler une personne sans ménagement, jusqu’à lui faire sentir qu’elle n’a même plus le droit d’exister, est éminemment condamnable. Chedly Ayari a peut-être de l’argent mais il ne roule pas sur l’or.</p>
<p>En fait, tout ce charivari est symptomatique de notre rapport à l’argent. L’importance et le sens que nous accordons aux échanges sont révélateurs des fondements de nos nouvelles valeurs culturelles et sociales. La vieille tradition de méfiance et de discrétion face à la richesse s’est transformée en attitude positive de la fortune, de l’opulence et de leur visibilité. Dans ce registre, la connaissance de la personne et de ses motivations nous permettent de mieux comprendre ses actes.</p>
<p><strong>Des casseroles embarrassantes </strong></p>
<p>Chedly Ayari traine derrière lui des casseroles suffisamment embarrassantes pour l’empêcher de prétendre à jamais une quelconque fonction officielle. Sa carrière est jalonnée de scandales financiers : mauvaise gestion, corruption, détournement de fonds. Chedly Ayari, qui a perdu il y a bien longtemps toute appréciation d’une conduite vertueuse, pour qui l’intérêt général et la loi n’ont jamais constitué un frein incommode aux intérêts particuliers et qui ne possède plus la faculté d’apprécier les principes déontologiques de sa fonction, est devenu la victime expiatoire et consentante d’une culture passée de l’argent-tabou à l’argent culte.</p>
<p>Sa pathologie n’est souvent que l’exagération de tendances sociales désormais frappées du sceau de la <em>«normalité»</em>. Car on s’enrichit plus par le travail, et l’utilisation de l’argent n’est plus replacée en faveur de la production de biens mais de la spéculation, des transactions occultes ou exhibées. Cela va du dérisoire mais bien profitable empiétement sur la voie publique, du commerce illégal, des constructions sans permis, jusqu’à l’évasion fiscale. Soustraire ses revenus aux fourches caudines du fisc est même devenu un art et une science. Bref, c’est tout le résultat d’un dysfonctionnement qui s’observe avec démesure et outrecuidance et qui gangrène la société à tous les niveaux, entraînant le peuple dans sa ruine et impliquant industriels, hommes dits «<em>d’affaires</em>», serviteurs de l’Etat, jusqu’au simple citoyen. Chacun agissant selon ses besoins, chacun procédant selon ses moyens. Le problème est que dans la majorité des cas, comme celui des salaires abusifs, cela ne relève malheureusement pas de la justice mais des principes de la morale individuelle.</p>
<p><strong>La politique est un commerce grassement payé </strong></p>
<p>On a coutume de croire que la corruption ne concerne que les Etats pauvres ou autoritaires dont le régime politique favorise une oligarchie au détriment de la population. Or, on a constaté sous le gouvernement de la Troïka, l’ancienne coalition gouvernementale dominée par le parti islamiste Ennahdha qui a gouverné la Tunisie entre janvier 2012 et janvier 2014, que la démocratie n’est pas en reste ni synonyme d’honnêteté et de haute valeur morale.</p>
<p>De même qu’on présumait qu’avec l’arrivée d’un gouvernement d’obédience religieuse, la richesse serait licite tant qu’elle était acquise selon les règles de la probité et dépensée sur le chemin de dieu; la rétribution n’étant retenue qu’au niveau symbolique et non pas à celui de sa jouissance substantielle. Que celui qui s’enrichit par son travail reçoit les signes de la bénédiction d’Allah et de reverser l’argent dans le circuit marchand en faveur de la production et pour le bien de la collectivité.</p>
<p>On s’attendait en effet que durant son mandat, Ennahdha serait plus regardant en matière de gestion des dépenses publiques, de respect des transactions et d’assistance aux démunis.</p>
<p>Pure démagogie ! Les islamistes ne l’entendaient pas de cette oreille. Opportunément, l’exercice du pouvoir exerça sur eux l’effet d’un commerce grassement payé : c’était de l’or en barre ! Leur tendance à tout subordonner aux affaires d’argent, leurs manœuvres frauduleuses, le financement occulte de la politique et le détournement des biens publics sur la base du principe du butin, étaient presque devenus leur étalon de mesure.</p>
<p>Le degré de corruption en Tunisie est tel qu’il est pris officiellement en charge par une entité gouvernementale dédiée à la lutte contre ce phénomène. En fait par un ministère de l’impossible. L’amplitude des manœuvres frauduleuses, de l’enrichissement sans cause, du financement caché des partis, agissent tous comme un baromètre de la vertu de la nation.</p>
<p>Ces pratiques s’avèrent pourtant très onéreuses pour une communauté de contribuables résignés parce qu’impuissants, qui se voient ponctionnés chaque jour davantage pour financer un système qui engraisse une clique d’individus sans scrupules.</p>
<p><strong>Le masque de la vertu </strong></p>
<p>En politique, la vertu, indispensable à tout homme de pouvoir, est de nature double: celle naturelle et innée, qui porte l’homme à l’empathie pour ses semblables; et la vertu républicaine, inflexible, pour laquelle l’amour de la patrie tient lieu de lien affectif et social.</p>
<p>Depuis la révolution française, le problème crucial fut de distinguer l’homme politique, motivé par cette vertu authentique, de celui qui n’en portait que le masque. Dans le cas des appointements du gouverneur de la BCT, Chedly Ayari, loin d’être un modèle de vertu, a manqué d’apprécier la bonne mesure; le <em>«juste milieu»</em> toujours difficile à atteindre parce qu’il suppose la maîtrise de soi et l’aptitude du jugement moral pratique qui, dans les circonstances où les règles générales font défaut, sait reconnaître la décision adéquate.</p>
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