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	<title>Archives des Méditerranée orientale - Kapitalis</title>
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	<title>Archives des Méditerranée orientale - Kapitalis</title>
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		<title>Les tentations impériales de la Turquie, selon Cem Gürdeniz</title>
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		<pubDate>Tue, 13 Oct 2020 14:38:13 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Cem Gürdeniz, ancien chef de la marine turque, considère que l’hégémonie militaire euro-atlantique est en train de toucher à sa fin, et au cas de déclenchement de conflit en Méditerranée orientale, Ankara se retirera de l’Otan. Entretien réalisé à Ankara par Andrès Mourenza pour El Pais, traduit de l’espagnol par Abdellatif Ben Salem Il y...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/10/13/les-tentations-imperiales-de-la-turquie-selon-cem-gurdeniz/">Les tentations impériales de la Turquie, selon Cem Gürdeniz</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/10/Cem-Gurdeniz.jpg" alt="" class="wp-image-320403"/></figure>



<p><strong><em>Cem Gürdeniz, ancien chef de la marine turque, considère que l’hégémonie militaire euro-atlantique est en train de toucher à sa fin, et au cas de déclenchement de conflit en Méditerranée orientale, Ankara se retirera de l’Otan.</em></strong></p>



<p><em>Entretien réalisé à Ankara par</em> <strong>Andrès Mourenza</strong> <em>pour El Pais</em>,<em> traduit de l’espagnol par </em><strong>Abdellatif Ben Salem</strong></p>



<span id="more-320402"></span>



<p>Il y a dix ans le vice amiral à la retraite Cem Gϋrdeniz (Istambul, 1952) croupissait au fond d’une prison purgeant une peine sous l’accusation de conspiration contre le gouvernement de Recep Tayyip Erdogan. Réhabilité aujourd’hui, il ne se passe pas un jour sans qu’on entende sa voix dans les médias turcs. Il répond à quatre interviews en moyenne quotidiennement, en sa qualité de père de la doctrine militaire baptisée Mavi Vatan (Patrie bleue marine), qui traite de la question de la redéfinition de la politique étrangère turque. </p>



<p>Gϋrdeniz a occupé le poste du directeur du département de planification et de stratégie au sein de la Marine; il appartient à une génération de militaires nationalistes laïcs de tendance eurasianiste qui préconise des relations plus autonomes voire indépendantes vis-à-vis des structures de l’Otan, tout en renforçant les relations avec la Chine et la Russie. L’ancien vice-amiral est convaincu que le système nord-atlantique travaille contre les intérêts turcs, une idée de plus en plus répandue au sein des forces armées turques.</p>



<p><strong><em>Comment vous définissez la doctrine de MaviVatan?</em></strong></p>



<p><strong>Cem Gϋurdeniz </strong>: Il s’agit d’une vision dont la finalité est de défendre, de préserver et de protéger les intérêts turcs en matière de partage des territoires maritimes. Il s’agit pour nous de définir les juridictions maritimes de la Turquie et de présenter des arguments solides devant les instances internationales d’arbitrage en la matière. Il s’agit également de donner un nouvel élan au développement de notre puissance maritime et notre industrie navale ainsi que de lancer une activité soutenue dans le domaine d’exploration de ressources énergétiques.</p>



<p>Notre objectif est d’impulser la construction des nouvelles bases navales tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de nos frontières. Le XXIe siècle sera le siècle des mers et des océans, la Turquie, tout comme n’importe quel autre pays connaissant une phase de forte croissance, doit en ce sens consacrer tous ses efforts pour ne pas rester à la traîne. Notre pays est en train de se transformer en puissance maritime.</p>



<p><strong><em>Historiquement la Turquie n’a jamais été une puissance navale!</em></strong></p>



<p>C’est exact, exception faite des certaines périodes au cours du XVe et du XVIe siècles, l’Empire ottoman n’était pas doté d’une puissante marine de guerre et ce fut là, la raison de son effondrement, c’est pour cette raison qu&rsquo;on n’a pas réussi à éviter l’invasion étrangère ni au cours de la Première guerre mondiale, ni pendant la guerre contre la Grèce en 1919. </p>



<p>Nous avons commis l’erreur d’adhérer en 1952 à l’Alliance Atlantique, en faisant passer l’intérêt national après ceux des pays membres. Avec la guerre de Chypre à partir de 1974, la Turquie avait pris conscience de la nécessité de renforcer les capacités de sa flotte de guerre. Quand la Guerre froide a pris fin, le nouvel ordre géopolitique a subséquemment modifié la donne et des nouvelles frontières s’ouvrirent devant nous.</p>



<p>Au cours de la dernière décennie, les articles de presse, les débats et les ouvrages autour de la question du développement de nos capacités navales, circonscrite auparavant aux cercles restreints des officiers de la Marine, a commencé a intéresser le grand public, jusqu’au jour où le gouvernement lui-même l’a fait sienne en la plaçant en tête de ses priorités politiques.</p>



<p><strong><em>Vous-même, ainsi que d’autres officiers et d’anciens cadres militaires, préconisez une distanciation par rapport à l’Otan et un rapprochement avec la Chine et la Russie!</em></strong></p>



<p>Lord Palmerston disait au XIXe siècle que la Grande Bretagne n’a ni alliés éternels, ni ennemis éternels, mais des intérêts éternels! Cette formule constitue le fondement de toute politique réaliste, elle s’applique parfaitement au cas de la Turquie. Quand l’Alliance nord-atlantique exerce sur nous des pressions pour nous contraindre a renoncer à la défense de nos intérêts à Chypre, quand elle apporte un soutien en armes aux terroristes du PKK qui veulent nous imposer la création d’un Etat kurde, ou nous imposer de nouvelles limites maritimes pour nous barrer la route, alors la Turquie est fondée a nouer des nouvelles alliances. </p>



<p>Quand les alliés de l’Otan poursuivent leurs manœuvres militaires à nos frontières dans le cadre de leur politique de contention, à laquelle sont soumises la Chine et la Russie également, ils doivent savoir qu’en agissant ainsi ils ne font que s’aliéner la Turquie. L’alliance atlantique est consciente que son système hégémonique touche à sa fin. Dans dix ans le rapport de force penchera du côté du continent asiatique.</p>



<p><strong><em>la politique expansionniste de la Turquie devient un véritable sujet de préoccupation pour l’Europe !</em></strong></p>



<p>On ne peut pas considérer cette politique comme étant expansionniste puisque nous n’intervenons à l’extérieur de nos frontières que si nous sommes sollicités; je cite pour exemple la Libye, le Qatar ou la somalie…Toutefois l’Union européenne (UE) veut nous imposer une carte maritime dont la délimitation fait la part belle aux aspirations grecques, une carte dont le traçage vise à confiner la Turquie à l’intérieur de ses frontières pour lui interdire l’accès non seulement à la Méditerranée, mais aussi aux océans sachant que ces derniers constituent au XXIe siècle les principales routes de navigation commerciales.</p>



<p>La Turquie passe aujourd’hui par une phase de croissance soutenue, ses intérêts deviennent chaque jour plus globaux et notre devoir nous impose de les préserver; pour ce faire nous aurons besoin d’une zone d’influence plus grande à la mesure de la projection de nos intérêts à travers le monde, grâce aux voies de navigation maritime. A l’échelle internationale la Turquie se place en seconde position après la Chine par le nombre de ses partenaires commerciaux.</p>



<p>Nous exportons actuellement quatre corvettes vers le Pakistan, en plus de la construction de bâtiments annexes pour le compte de l’Inde… Les intérêts turcs se trouvent de plus en plus en Asie. La Mer Rouge, le Golfe Persique, l’Océan Indien deviennent des nouvelles zones d’intérêts pour la Turquie: l’Afrique également où notre présence dans ce continent est de plus en plus grande et c’est l’un des points qui nous oppose à la France</p>



<p><strong><em>Nous nous acheminons alors vers un conflit avec la Grèce?</em></strong></p>



<p>Je veux croire que les autorités feraient preuve de retenue et de prudence en ne prenant pas le risque de recourir à l’usage de la force, [Le retour du bâtiment naval Oruç Reis d’exploration sismique à son port d’attache] signifie que la diplomatie prenne le pas sur tout le reste et ce problème trouvera à coup sûr une solution par la voie de la négociation. </p>



<p>Toutefois, la Grèce doit se tenir en place et cesser de s’adosser sur les grandes puissances pour nous contraindre à accepter une carte maritime que quoiqu’il arrive, nous n’accepterions jamais. La Turquie fera tout ce qui est en son pouvoir pour empêcher que ce pays reste seule maîtresse de la Mer Égée.</p>



<p>Je pense que c’est la France qui encourage le Grèce à nous disputer nos droits. La France tente de mettre à profit le retrait des États-Unis de la Méditerranée pour étendre son contrôle total sur la Mer Blanche. C’est une politique qui met en danger les intérêts des autres pays tels que l’Italie et l’Espagne, dont les positions, en raison même de l’attitude de la France, sont de plus en plus proches de ceux de la Turquie.</p>



<p><strong><em>La Turquie traverse en ce moment une situation économique difficile, aurait-elle la capacité de soutenir plusieurs conflits à la fois?</em></strong></p>



<p>La Turquie n’appuiera jamais la première sur la détente sauf si on la provoque, dans ce cas il est de son devoir de se défendre. Il faut savoir que notre armée n’a cessé depuis 1974 de se battre sur plusieurs fronts, développant ainsi ses capacités d’intervention et acquérant une grande expérience notamment en Syrie et en Libye.</p>



<p>Si le conflit en Méditerranée Orientale dure en se maintenant à son niveau actuel, la Turquie saura, grâce aux atouts dont elle dispose, comment gérer au mieux cette crise, par contre si la guerre éclate, tout le monde souffrira. Ceux qui connaissent bien l’histoire de la Turquie savent que nous sommes faits d’une autre trempe, par conséquent ni les sanctions internationales, ni les embargos ne peuvent venir à bout de notre détermination. En 1974 [après l’occupation de la partie nord de Chypre par les troupes turques], quand les États-Unis nous ont soumis à un embargo, nous n’avions même plus des pneus de rechange pour les roues des trains d’atterrissages des avions, devant les magasins, les gens attendaient pendant des longues heures dans les interminables files d’attente avant de se procurer quelques produits, malgré cela nous n’avions jamais renoncé à Chypre.</p>



<p></p>
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		<title>Méditerranée Orientale : une odeur de gaz et de poudre</title>
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		<pubDate>Tue, 18 Aug 2020 08:00:52 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Entre Paris et Ankara, c’est une guerre en sourdine qui se poursuit en Méditerranée Orientale, tantôt autour de la Libye, et tantôt au sujet des hydrocarbures, dont la Turquie voudrait sa part, ou encore sur le Liban, vieille province ottomane que Recep Tayyip Erdogan verrait bien retomber dans son giron, alors que des Libanais réclament...</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/08/Erdogan-Macron.jpg" alt="" class="wp-image-312462"/></figure>



<p><strong><em>Entre Paris et Ankara, c’est une guerre en sourdine qui se poursuit en Méditerranée Orientale, tantôt autour de la Libye, et tantôt au sujet des hydrocarbures, dont la Turquie voudrait sa part, ou encore sur le Liban, vieille province ottomane que Recep Tayyip Erdogan verrait bien retomber dans son giron, alors que des Libanais réclament le rétablissement du mandat français sur leur pays.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Hassen Zenati</strong></p>



<span id="more-312461"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/11/Hassen-Zenati-2.jpg" alt="" class="wp-image-253792"/></figure></div>



<p>Les démonstrations de force se succèdent en Méditerranée Orientale entre la France et la Turquie. Autour de trois enjeux : la Libye, le Liban et les hydrocarbures.</p>



<p>Dernier épisode de cette tension diplomatique entre les deux alliés, membres de l’Otan: le débarquement en trombe au Liban du président français Emmanuel Macron, premier chef d’Etat étranger à se rendre à Beyrouth, quarante huit heures après l’explosion d’un dépôt de 2.750 tonnes de nitrate d’ammonium qui a soufflé le port de la capitale, et dont le bilan tragique frôle les 200 morts, plus de 6.000 blessés, quelques 300.000 sans abri, et des dégâts matériels de l’ordre de 15 milliards de dollars, selon les premières estimations.</p>



<h3 class="wp-block-heading">La Turquie voudrait sa part du pétrole et du gaz de la Méditerranée orientale</h3>



<p>L’empressement du chef de l’Etat français, qui a reçu sur place un accueil mitigé entre ceux qui ont critiqué sa démarche<em> «paternaliste et tutélaire»</em> et ceux qui l’ont exhorté à<em> «rétablir le mandat français»</em> sur le Liban en vigueur entre 1923 et 1943, a paru bien suspect au président turc Recep Tayyip Erdogan, qui surveille d’un œil attentif cette partie du monde où il compte de multiples intérêts. <em>«Macron et compagnie veulent rétablir l’ordre colonial »,</em> a-t-il immédiatement répliqué, en se dédouanant de toute visée expansionniste hostile au Liban. <em>«Nous ne sommes pas au Liban pour faire le show devant les caméras comme certains, nous y sommes en vertu de notre fraternité éternelle. Nos actions pour garantir nos droits et intérêts en Méditerranée orientale jouent littéralement le rôle de ‘‘papier de tournesol’’ (ndlr : boussole), tant dans notre pays qu’à l’extérieur»</em>, a-t-il soutenu.</p>



<p>Erdogan s’est placé ainsi au cœur du conflit en cours depuis que des hydrocarbures (gaz et pétrole) ont été découverts dans la région, dont la Turquie voudrait sa part, alors que sa voisine, la Grèce, également son alliée au sein de l’Otan, lui dénie tout droit sur ces richesses sous-marines. Joignant le geste à la parole, il déployé un navire de recherche sismique escorté par des bâtiments militaires dans les eaux contestées au sud-est de la mer Égée. Ils font face à la marine grecque qui s’est positionnée de son côté pour surveiller les activités turques. Pour l’instant, les deux marines se regardent en chiens de faïence.</p>



<h3 class="wp-block-heading">La France, solidaire avec la Grèce, se dit attachée au respect du droit international</h3>



<p>Paris s’est immédiatement placé du côté de la Grèce, en ordonnant le déploiement de deux avions de chasse Rafale ainsi que des bâtiments de la marine dans la zone contestée. Parti à destination de Beyrouth pour y convoyer de l’aide humanitaire, le porte-hélicoptères «Tonnerre» a été rejoint dans la nuit de mercredi à jeudi derniers par la frégate «La Fayette», qui a appareillé de Larnaka (Chypre) à l’issue d’un exercice avec la marine grecque.</p>



<p>Si pour le ministère français des Armées, <em>«cette présence militaire a pour but de renforcer l’appréciation autonome de la situation et d’affirmer l’attachement de la France à la libre circulation, à la sécurité de la navigation maritime en Méditerranée et au respect du droit international»,</em> il en est tout autrement pour la Turquie. Recep Tayyip Erdogan a prévenu qu’il ne <em>«laisserait aucun pays empiéter sur les droits de son pays». «La solution en Méditerranée orientale passe par le dialogue et les négociations (…) Personne ne doit avoir des illusions de grandeur. Je le dis ouvertement et clairement, personne ne doit chercher à faire son show»</em>, a-t-il mis en garde, estimant que «ce n’est pas la Turquie qui exacerbe les tensions en Méditerranée, mais Grèce qui essaie d’ignorer la Turquie et la République turque de Chypre du Nord. Nous ne laisserons aucun pays spolier nos droits».</p>



<p>En s’engageant ouvertement aux côtés de la Grèce, Emmanuel Macron veut impliquer l’Union Européenne (UE), qui a avec la Turquie un vieux contentieux portant sur le refus européen d’accepter son adhésion, doublé ces dernières années du lourd dossier sur les questions migratoires et celui de la crise en Libye.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Les menées turques en Méditerranée inquiètent les Maghrébins</h3>



<p>La situation en Libye, où le chaos se poursuit depuis 2011, donne lieu régulièrement depuis quelques mois à des échanges verbaux agressifs entre Paris et Ankara, le premier dénonçant la <em>«responsabilité historique et criminelle» </em>de la Turquie en Libye – depuis le débarquement d’un contingent de soldats turcs pour renforcer la position du Gouvernement d’entente nationale (GEN) de Fayez Sarraj – et le second accusant <em>«la France, que Macron dirige ou plutôt qu’il n’arrive pas à diriger en ce moment, de ne se trouver en Libye que pour poursuivre ses intérêts avec une mentalité destructrice»</em>. Les marines des deux pays ont même failli en venir aux mains récemment lorsqu’un bâtiment de la marine française a tenté de contrôler un paquebot affrété par la Turquie et soupçonné de convoyer clandestinement des armes vers la Libye. Il s’est heurté à un refus catégorique de la marine turque de l’escorte, qui était à deux doigts d&rsquo;engager le feu.</p>



<p>Les menées turques en Méditerranée orientale sont un prolongement de sa stratégie de déploiement à l’extérieur de son territoire, dans le monde arabe, au Maghreb, en Afrique comme en Asie centrale. Il s’agit dans un premier temps de construire un rapport de force et de tétaniser l’ennemi en le tenant à distance. La Turquie qui ne dispose pas de ressources énergétiques et doit s’adresser à l’Iran et à la Russie pour ses approvisionnements, compte sur sa proximité de la République turque de Chypre Nord (entièrement sous sa tutelle depuis 1974) pour faire valoir ses droits face à la Grèce. Elle a de même passé un accord de délimitation des frontières maritimes avec la Libye (contesté par ses voisins) qui lui permettrait de se prévaloir d’un <em>«partenariat régulier»</em> avec Tripoli pour l’exploration des zones communes.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Erdogan tient l’Europe par la carte des réfugiés proche-orientaux retenus à sa frontière</h3>



<p>En procédant à d’éventuels forages sauvages, Ankara veut mettre tout le monde devant le fait accompli. Recep Tayyip Ergodan, usant d’un discours populiste, a réussi à rallier une large part de sa classe politique, notamment l’establishment nationaliste, autour de cette stratégie, qui risque provoquer de mettre le feu aux poudres en Méditerranée. Il continue à se rapprocher de la Russie et des pays de l’Asie centrale, dont certains partagent la culture avec la Turquie.</p>



<p>S’agissant d’Emmanuel Macron, s’il ne veut pas laisser les mains libres à la Turquie et déploie, en parfaite symétrie avec celle-ci, des moyens de guerre dans la zone contestée pour installer à son tour un rapport de force lui permettant de négocier le cas échéant, il n’est soutenu que du bout des lèvres par l’Europe. L’UE craint notamment les représailles turques, notamment un déferlement vers l’Europe de réfugiés proche-orientaux retenus à sa frontière, agité comme une épée de Damoclès sur sa tête par le président turc.</p>



<p>Aux Etats-Unis, le président Donald Trump, embourbé dans une campagne présidentielle dont il ne semble pas pouvoir sortir intact, ne veut pas s’encombrer du «conflit de trop». Il ferme les yeux sur les menées d’Ankara. Il n’y a que la Grèce qui applaudit aux <em>«audaces»</em> d’Emmanuel Macron.</p>



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		<title>Méditerranée orientale: Erdogan bombe le torse, la France réagit</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Aug 2020 11:06:50 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis quatre jours, le navire de forage et de prospection gazière turc Uruç Reis, accompagné par sept frégates militaires, se trouve dans les eaux territoriales grecques. ‪C’est une violation de la souveraineté de la Grèce, du droit international et du droit de la Mer. Sachant que les eaux territoriales sont une zone sur laquelle s’étend...</p>
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<p><strong><em>Depuis quatre jours, le navire de forage et de prospection gazière turc Uruç Reis, accompagné par sept frégates militaires, se trouve dans les eaux territoriales grecques. ‪C’est une violation de la souveraineté de la Grèce, du droit international et du droit de la Mer.</em></strong></p>



<span id="more-311798"></span>



<p>Sachant que les eaux territoriales sont une zone sur laquelle s’étend la souveraineté de l’Etat côtier, la Grèce a de bonnes raisons de multiplier les efforts diplomatiques, notamment en direction des autres Etats européens, et d’assurer qu’elle ne se pliera pas à la politique du <em>«fait accompli»</em>. Elle a d’ailleurs placé ses forces armées en état d’alerte mais la Turquie, sourde, poursuit ses provocations.</p>



<p>Nikos Dendias, le ministre grec des Affaires étrangères, rencontrera son homologue américain Mike Pompeo à Vienne. Et demain, vendredi 14 août 2020, une réunion extraordinaire des ministres européens des Affaires étrangères se tiendra par téléconférence, à la demande de la Grèce, au sujet des menaces de la Turquie.</p>



<p>Emmanuel Macron a réagi dans la soirée du mercredi 12 août 2020: <em>«La situation en Méditerranée orientale est préoccupante. Les décisions unilatérales de la Turquie en matière d’exploration pétrolière provoquent des tensions. Celles-ci doivent cesser pour permettre un dialogue apaisé entre pays voisins et alliés au sein de l’Otan. J’ai décidé de renforcer temporairement la présence militaire française en Méditerranée orientale dans les prochains jours, en coopération avec les partenaires européens dont la Grèce.»</em></p>



<p>D’autres rebondissements sont donc à redouter, car l’activisme militaire d’Erdogan, dont les troupes sont stationnées aux frontières de la Tunisie, de l’Algérie et du Mali, où l’armée française est engagée dans la guerre contre les groupes jihadistes, ne saurait être accepté par tous les Etat concernés au nord et au sud de la Méditerranée.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong></p>
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		<title>Erdogan se sent puissant et le fait savoir</title>
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		<pubDate>Sun, 02 Aug 2020 07:20:19 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/08/Erdogan.jpg" alt="" class="wp-image-310256"/></figure>



<p><strong><em>Dans un message vidéo publié à l’occasion de l’Aïd Al-Adha (la fête du Sacrifice), vendredi 31 juillet 2020, le chef d’État turc Recep Tayyip Erdogan a affirmé que la Turquie ira jusqu’au bout des travaux qu’elle a lancés pour défendre ses droits en Méditerranée orientale et en Égée.</em></strong></p>



<span id="more-310255"></span>



<p>Dans ce discours hégémonique, il se présente plus comme un empereur investi d’une mission messianique que comme un président: <em>«En ces jours où nous sommes sur le point d’accueillir le mois d’août qui est ‘‘le mois des victoires’’ dans notre histoire, si Dieu le veut nous allons léguer à nos enfants de nouvelles victoires</em>», a-t-il assuré.</p>



<p><em>«Nous sommes déterminés à couronner avec une victoire pour nous et nos frères la lutte que nous menons dans une large géographie allant de l’Irak et de la Syrie jusqu’à la Libye»</em>, a martelé le président Erdogan, en prenant des postures martiales.</p>



<p>Et c’est là l’annonce on ne peut plus claire des ambitions militaires de l’Ottoman au sud de la Méditerranée, y compris en Tunisie où il dispose d’alliés utiles sinon de vassaux serviles en la personne des islamistes du parti Ennahdha et de leurs alliés à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) : les partis Qalb Tounes et la coalition pseudo-révolutionnaire Al-Karama</p>



<p>Les Tunisiens, dont le pays traverse une crise multiforme et qui sont on ne peut plus divisés, ont de bonnes raisons de craindre les assauts répétés des Turcs au sud de la Méditerranée où ils semblent déterminés à reprendre la position stratégique qui fut la leur au cours des siècles derniers.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong></p>
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