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	<title>Archives des mezoued - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des mezoued - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>L’accordéon, symbole culturel dans les musiques tunisienne et française</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 31 Oct 2024 09:11:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L'accordéon joue un rôle essentiel dans la musique aussi bien en France qu'en Tunisie.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/31/laccordeon-symbole-culturel-dans-les-musiques-tunisienne-et-francaise/">L’accordéon, symbole culturel dans les musiques tunisienne et française</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’accordéon, avec sa sonorité particulière et ses racines culturelles profondes, joue un rôle essentiel dans la musique aussi bien en France qu&rsquo;en Tunisie et dans les autres pays arabes où il s&rsquo;est implanté plus récemment. </em></strong></p>



<span id="more-14482635"></span>



<p>La polyvalence de l&rsquo;accordéon lui permet de passer sans heurt d’un genre traditionnel à un autre contemporain, ce qui en fait un instrument très apprécié dans les deux cultures au nord et au sud de la Méditerranée. Voyons comment l’accordéon est devenu un symbole culturel dans des paysages musicaux différents, et comment il continue à façonner la musique d’aujourd’hui.</p>



<p>En France, l’accordéon est étroitement associé à la musique folklorique traditionnelle, en particulier aux genres de la musette et de la chansonnette. Ce style de musique, popularisé au début du 20<sup>e</sup> siècle, utilise l’accordéon comme instrument principal, créant un son typiquement français.</p>



<p>Au fil du temps, cet instrument a évolué et trouvé sa place dans la musique moderne, du jazz à la pop, prouvant qu’il est plus qu’une simple relique du passé. Il jette un pont entre les générations, offrant une ambiance à la fois nostalgique et contemporaine qui trouve un écho auprès d&rsquo;un public de tous âges.</p>



<p>De même, en Tunisie, l’accordéon a trouvé sa place dans la musique folklorique populaire, souvent utilisée dans la musique populaire, y compris le malouf et le mezoued. Ces styles traditionnels s’appuient parfois sur les riches sonorités de l’accordéon pour créer une base rythmique et mélodique, en se mêlant aux percussions et à d’autres instruments locaux.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’identité culturelle à travers la musique</h2>



<p>L’accordéon est un symbole d’identité culturelle tant en France qu’en Tunisie, quoique à un degré moindre, évoquant souvent des liens émotionnels forts avec le patrimoine musical national.</p>



<p>En France, l’accordéon est synonyme des ambiances romantiques de Paris, où les artistes de rue captivent encore les passants avec des mélodies intemporelles. Sa capacité à transporter les auditeurs dans un autre temps et un autre lieu fait partie de ce qui le rend si emblématique.</p>



<p>En Tunisie, l’instrument occupe une place particulière dans les spectacles de musique folklorique, ajoutant une texture unique aux célébrations et aux rassemblements communautaires. En combinant l’accordéon avec d’autres <a href="https://www.bax-shop.fr/instruments-a-vent">instruments à vent Bax Music</a>, les musiciens peuvent créer un son plus complet et plus riche qui honore leur héritage culturel.<strong></strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">L’accordéon dans un contexte mondial</h2>



<p>L’influence de l’accordéon ne se limite pas à la France et à la Tunisie, où il a trouvé sa place assez récemment mais durablement, la greffe ayant bien pris avec le temps. Ses sonorités uniques ont voyagé loin, influençant la musique dans le monde entier, y compris en Amérique Latine et en Europe de l’Est, où il est fortement implanté. Pour les musiciens désireux de diversifier leurs sonorités, l’association de l’accordéon avec des instruments tels que la <a href="https://www.bax-shop.fr/instruments-a-vent/trompette">trompette</a> peut créer une combinaison puissante qui apporte profondeur et contraste à tout arrangement musical.</p>



<p>À la fois symbole culturel et outil musical polyvalent, l’accordéon continue d’inspirer les musiciens et le public. Sa capacité à évoluer tout en préservant ses racines traditionnelles garantit qu’il restera un élément important de la musique, aussi bien française que tunisienne pour les générations futures.</p>
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		<title>En lice pour le Prix Comar : Youssef Glenza explore l’univers glauque et séduisant du mezoued</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/01/en-lice-pour-le-prix-comar-youssef-glenza-explore-lunivers-glauque-et-seduisant-du-mezoued/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 01 Apr 2024 06:07:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelhamid Bouchnak]]></category>
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		<category><![CDATA[Samir Agrebi]]></category>
		<category><![CDATA[Youssef Glenza]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Youssef Glenza nous plonge dans l’univers rouge et noir des bas-fonds de la médina où la délinquance, la drogue et la musique populaire. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/01/en-lice-pour-le-prix-comar-youssef-glenza-explore-lunivers-glauque-et-seduisant-du-mezoued/">En lice pour le Prix Comar : Youssef Glenza explore l’univers glauque et séduisant du mezoued</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Dans son premier roman intitulé ‘‘Nouba’’, Youssef Glenza nous plonge dans l’univers rouge et noir des bas-fonds de la médina où la délinquance, la drogue et la musique populaire, ici le mezoued ou rboukh, se côtoient dans une proximité douce amère.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Latif Belhedi </strong></p>



<span id="more-12280116"></span>



<p>Cet univers à la fois glauque et attachant a souvent fasciné écrivains, cinéastes, musiciens et autres hommes de spectacle. On se souvient, à ce propos, de <em>‘‘Nouba’’</em> de Fadhel Jaziri et Samir Agrebi, présenté l’été 1991 au Festival de Carthage, dans une débauche de sons, de couleurs et de lumières, avec la participation de grandes stars de la chanson, tels Lotfi Bouchnak, Slah Mosbah ou autres Hedi Habbouba et Salah Farzit, figures emblématiques de cette musique populaire devenue incontournable. Ce spectacle a marqué, à l’époque, la réhabilitation officielle du mezoued, une musique de voyous et de repris de justice, sortie des prisons et des bas-fonds des métropoles.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des personnages hauts en couleurs</h2>



<p>C’est, d’ailleurs, à cette époque, où le mezoued commençait à s’imposer sur la scène culturelle tunisienne, et à être même adopté par l’élite bien pensante, que nous renvoie Youssef Glenza, qui situe l’action de son roman – car c’est un roman d’action – dans cette phase historique où deux mondes se rejoignent enfin – celui des beaux quartiers et celui des bas-fonds – dans une sorte d’ivresse collective et de catharsis sociale propices à tous les compromis et à toutes les réconciliations.</p>



<p>Le roman est écrit comme un scénario, la narration y étant souvent réduite à d’interminables dialogues entre les protagonistes, avec un découpage séquentiels et un souci de la transition que n’aurait pas renié le plus avant-gardiste des cinéastes (le roman est, en réalité, inspiré par la série télévisée homonyme de Abdelhamid Bouchnak). </p>



<p>Youssef Glenza nous donne à voir, à écouter et à aimer des personnages hauts en couleurs, qui s’aiment et se haïssent, se font parfois la guerre, mais qu’unit un même lieu, la médina de Tunis avec son charme désuet et ses bâtiments croulants, et une même passion : la musique, celle qui sort des tripes, aux sons de la cornemuse, de la darbouka et du bendir, et qui exprime les mille et un sentiments que seul l’amour inspire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Enquête dans un panier à crabes</h2>



<p>Dans ce milieu interlope, secret et exubérant à la fois, on suit les tribulations des personnages comme Meher, Wajdi, Baba El Hedi, Noureddine, Wassila, Bringa, Bazdiq, Habiba, Ismaïl ou encore Farah, la policière déguisée en danseuse qui mène son enquête dans ce panier à crabes, et d’autres encore tout aussi attachants, même dans leurs excès, artistes à la petite semaine, danseuses en mal de succès, petits commerçant et grands trafiquants, y compris de drogue et autres produits illicites. </p>



<p>La narration est fluide, le rythme frénétique comme l&rsquo;est d&rsquo;ailleurs les sons fracassants de la darbouka, et le suspense est à couper le souffle. On se laisse entraîner, on s’accroche, et on aime cette plongée en apnée dans un milieu où les sentiments (et les ressentiments) sont exacerbés à l&rsquo;extrême. </p>



<p>On aime même si l’écriture est bancale et le style rudimentaire, plus proche du scénario de série télévisée que de l’écriture littéraire proprement dite. C’est là d’ailleurs la principale faiblesse de ce roman qui se laisse malgré tout lire avec plaisir.   </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/01/en-lice-pour-le-prix-comar-youssef-glenza-explore-lunivers-glauque-et-seduisant-du-mezoued/">En lice pour le Prix Comar : Youssef Glenza explore l’univers glauque et séduisant du mezoued</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Le renouveau du mezoued en Tunisie : une musique méprisée mais très populaire</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/19/le-renouveau-du-mezoued-en-tunisie-une-musique-meprisee-mais-tres-populaire/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 19 Jun 2023 11:25:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[nouba]]></category>
		<category><![CDATA[Rachid Cherif]]></category>
		<category><![CDATA[Zouhir Gabsi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Malgré son immense popularité le mezoued n’est pas enseigné dans les instituts officiels de musique du pays comme un genre musical digne d'intérêt. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/19/le-renouveau-du-mezoued-en-tunisie-une-musique-meprisee-mais-tres-populaire/">Le renouveau du mezoued en Tunisie : une musique méprisée mais très populaire</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Les responsables du Théâtre municipal de Tunis ont refusé récemment d’autoriser une représentation de mezoued, jugeant l’institution trop prestigieuse pour accueillir un concert de musique jugée trop populaire par les puristes. Le mezoued s’est pourtant imposé depuis les années 1990 comme un genre musical prisé par le grand public.</em></strong></p>



<span id="more-8438402"></span>



<p>Le mezoued, sorte de cornemuse composée de deux cornes de vache reliées à des morceaux de roseau de rivière et d’un sac en peau de chèvre, est un instrument à vent traditionnel qui fait partie intégrante de la musique et de la culture populaires tunisiennes depuis des générations.</p>



<p>Cet instrument à vent évoque des images de rassemblements festifs, de danses joyeuses et de mélodies hypnotiques captivantes.</p>



<p>Mais au-delà de sa dimension folklorique, le mezoued, entendu comme un genre musical, a évolué et s’est réinventé au fil des années, et se retrouve aujourd’hui dans divers styles modernes.</p>



<p>Cet instrument ancien connaît aujourd’hui un moment de gloire particulier avec des soirées dédiées, des groupes sur les réseaux sociaux, des chansons dans les charts, des échantillonnages au sein de chansons de rap.</p>



<h2 class="wp-block-heading">De la marginalité à la réhabilitation </h2>



<p>Apparu pour la première fois en Tunisie au début du XXe siècle, le mezoued est resté confiné aux banlieues populaires pendant des décennies avant d’être intégré à d’autres genres, tels que le hip-hop, la world music et le jazz, avec une popularité croissante qui a conduit les producteurs commerciaux à se concentrer sur ce genre. Les chansons abordent des sujets audacieux <em>«qui critiquent la société, la politique, la migration et le racisme»</em>, a déclaré le chercheur en musicologie Rachid Cherif.</p>



<p>Les concerts de mezoued sont traditionnellement organisés dans les quartiers pauvres et marginalisés, notamment lors des mariages. Les paroles des chansons peuvent être cinglantes et même vulgaires, suscitant le ressentiment des familles et déclenchant parfois des bagarres.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="KjxFcuWRKZ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/11/10/el-ghourba-tunisiennete-mezoued-et-emigration/">«El-Ghourba» : tunisienneté, mezoued et émigration</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« «El-Ghourba» : tunisienneté, mezoued et émigration » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/11/10/el-ghourba-tunisiennete-mezoued-et-emigration/embed/#?secret=QLuXQ3rxqs#?secret=KjxFcuWRKZ" data-secret="KjxFcuWRKZ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Tous ces éléments ont conduit les autorités tunisiennes à interdire le mezoued sur les chaînes de télévision publiques jusque dans les années 1990, incitant les artistes du genre à s’engager sur la voie du changement.</p>



<p>En juillet 1991, un concert <em>‘‘Nouba’’</em> mêlant les musiques folk, populaire et soufie est organisé dans l&rsquo;antique théâtre romain de Carthage et télévisé, marquant une étape majeure dans la réhabilitation du mezoued. &nbsp;S’en est suivi en 2019 une fiction diffusée avec beaucoup de succès pendant le ramadan et intitulée <em>‘‘Nouba&nbsp;»&nbsp;»</em> (terme désignant la transe mystique), qui replonge les téléspectateurs dans les années 90 avec des remakes de chansons connues de tous qui forment la bande originale d’une histoire d’amour, d’amitié, de musique et de trahison dans une prison tunisienne, d’où est né un sous-genre de mezoued, le <em>«zendeli»</em>, mot référant à Zendala, désignant une ancienne prison de Tunis.</p>



<p>Le regain d’intérêt pour la <em>«nouba»</em> reflète en partie le désir des jeunes Tunisiens de revenir à leurs racines. Désormais, ce sont des concerts de mezoued et de hadhra, musique rythmique soufie, qui font salle comble, et de jeunes marques de mode s’inspirent du folklore tunisien.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="jHZa4yBCfj"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/08/20/erkez-hip-hop-a-hammamet-le-rap-et-le-mezoued-font-bon-menage/">Erkez Hip Hop à Hammamet : le rap et le mezoued font bon ménage</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Erkez Hip Hop à Hammamet : le rap et le mezoued font bon ménage » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/08/20/erkez-hip-hop-a-hammamet-le-rap-et-le-mezoued-font-bon-menage/embed/#?secret=5sMRaJ23c1#?secret=jHZa4yBCfj" data-secret="jHZa4yBCfj" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Une musique aimée mais peu considérée </h2>



<p><em>«Le mezoued est un cri de frustration. C’est obsédant et émouvant»</em>, a déclaré Zouhir Gabsi, professeur d’études arabes et islamiques à l’Université Deakin. «Ces communautés ont été marginalisées à cause de leur région, de leur accent.</p>



<p>Ils ont chanté la trahison et l’exil. La musique est alors devenue leur point commun de rédemption. Le mezoued était aimé des Tunisiens, mais il n’était pas considéré comme un <em>«véritable art»</em>. Malgré les origines scabreuses de cette musique, l’ambiance des concerts est tout le contraire. Les gens sur scène chantent leurs airs sur des rythmes joyeux, tandis que le public danse de façon démoniaque. Mais un certain snobisme envers l’instrument demeure.</p>



<p>Aujourd’hui encore, le mezoued n’est pas enseigné dans les instituts officiels de musique du pays et en 2022, par exemple, les responsables du Théâtre municipal de Tunis ont refusé d’autoriser une représentation de mezoued, jugeant l’institution trop prestigieuse pour accueillir un tel concert. La question de l’identité n’a jamais été résolue en Tunisie. Et ce qui est encore en marge aujourd’hui, pourrait être, dans 20 ans, définitivement intégré à la culture officielle.</p>



<p class="has-text-align-right"><em>Traduit de l’italien. </em></p>



<p><strong><em>Source</em></strong> : <a href="https://www.ansa.it/ansamed/it/notizie/rubriche/storie_dal_mediterraneo/2023/06/19/musica-popolare-in-tunisia-il-revival-del-mezoued_fc854f48-2214-426a-9efd-4e8229e93580.h" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Ansamed</a>. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/19/le-renouveau-du-mezoued-en-tunisie-une-musique-meprisee-mais-tres-populaire/">Le renouveau du mezoued en Tunisie : une musique méprisée mais très populaire</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>«El-Ghourba» : tunisienneté, mezoued et émigration</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/11/10/el-ghourba-tunisiennete-mezoued-et-emigration/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 10 Nov 2022 11:06:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[émigration]]></category>
		<category><![CDATA[Faouzi Ben Gamra]]></category>
		<category><![CDATA[Habib Chenkaoui]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Guillaume Lozato]]></category>
		<category><![CDATA[mezoued]]></category>
		<category><![CDATA[MS Music]]></category>
		<category><![CDATA[Salem Mezghanni]]></category>
		<category><![CDATA[Samir Loussif]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Quand le mezoud sert d’avertisseur face aux mirages migratoires. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/11/10/el-ghourba-tunisiennete-mezoued-et-emigration/">«El-Ghourba» : tunisienneté, mezoued et émigration</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Depuis l’avènement du Printemps arabe, en 2011, l’unique constante bien ancrée dans la décennie qui a suivi est une hausse exponentielle des candidatures à l’expatriation, quelle soit formelle ou informelle, à tel point que l’on peut définir l’émigration précipitée comme LE phénomène sociale des dix dernières années dans le monde arabe et particulièrement en Tunisie. Phénomène qui a son expression culturelle, notamment le mezoued dans le domaine musical.</em></strong></p>



<p>Par<strong> Jean-Guillaume Lozato</strong> *</p>



<span id="more-4901136"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/09/Jean-Guillaume-Lozato-1.jpg" alt="" class="wp-image-241349"/></figure></div>


<p>Tout mélomane tunisien a été amené à se trouver confronté à des complaintes ayant pour source d’inspiration l’émigration et ses conditions de départ, d’organisation&#8230; Le folklore musical l’illustre. Un thème qui puise ses origines dans l’exode des travailleurs, renforcé par la terrible hémorragie postrévolutionnaire.</p>



<p>Le mezoued, cornemuse tunisienne, a pour caractéristique de faire subir des inflexions parfois&nbsp; inattendues au ton d’un chant. Ses variantes tombent à point nommé pour faire ressentir et retentir les aléas de la vie, de l’allégresse à la tristesse.</p>



<p>Toutefois la Tunisie qui chante et qui danse a laissé une place à une Tunisie beaucoup plus pensive, plus mélancolique que nostalgique. Plus analytique aussi. Un peu à la façon des <em>«canzonieri»</em> italiens de l’époque médiévale, lorsque Albertano Da Brescia et ses contemporains philosophaient publiquement en milieu exclusivement urbain.</p>



<p>Le mezoued dans tout ça&nbsp;? Il sert d’interprète ou tout du moins de paravent plus que de médiateur dans ce dialogue de sourds qui régit la Tunisie de 2022.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Illusion, expatriation, déception</h2>



<p>Ainsi ce genre musical fait passer du rêve au réveil face à la réalité. Une réalité&nbsp;? Des réalités en fait. Qui se superposent dans une cacophonie n’ayant rien de l’orchestration des <em>«mezaoudia»</em>. Et des malentendus accouchant d’illusions puis de déceptions. Déceptions rimant avec expatriation. Attardons-nous sur les propos de celles et ceux qui résident à l’étranger…</p>



<p>Pour initier cette démarche, prenons le cas de Ali et Omrane, anciennement réceptionnistes en Tunisie, chacun étant installé en France et y travaillant sans relâche depuis une vingtaine d’années. Ils confirment une sensation d’<em>«archipellisation»</em> : <em>«A l’époque de notre arrivée, il y avait plus d’offres de travail. Mais ça a tellement changé. Déjà les jeunes nés ici en France sont moins avantagés qu’avant et en plus, ils ne saisissent pas toutes les opportunités de formation que ce pays leur propose. Quant aux jeunes qui débarquent de Tunisie, ils sont devenus plus exigeants, et souvent impatients. Alors ils tombent de très haut et peuvent faire mille conneries pour l’argent facile»</em>.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="TtRJFdHY1n"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/09/20/france-terrorisme-la-position-inconfortable-des-tunisiens-de-nice/">France &#8211; Terrorisme : la position inconfortable des Tunisiens de Nice</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« France &#8211; Terrorisme : la position inconfortable des Tunisiens de Nice » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/09/20/france-terrorisme-la-position-inconfortable-des-tunisiens-de-nice/embed/#?secret=C90I2exc1l#?secret=TtRJFdHY1n" data-secret="TtRJFdHY1n" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Ce constat est partagé par Ramzy, fraîchement régularisé&nbsp;:&nbsp;<em>«Si je me base sur les récits de ceux qui sont ici depuis longtemps, c’était dix fois plus facile&nbsp;avant la crise de 2008. J’ai à peine trente ans et pourtant, je ne comprends pas les jeunes de 20 ou 25 ans qui croient au miracle sans rien faire. Après ceux nés en Europe nous traitent de blédards, surtout les jeunes marocains et algériens»</em>.</p>



<p>Ces propos font écho à ceux de Farhat&nbsp;:&nbsp;<em>«L’Europe je connais. J’ai été en France, en Allemagne, en Italie. Du boulot, je trouve qu’il y en a encore. Il faut de la bonne volonté. Je comprends ceux qui tentent leur chance parce qu’à vingt-cinq ans, ils sont encore obligés de demander à leurs parents les deux ou trois dinars nécessaires pour aller tuer le temps au café. Mais quand ils arrivent en Europe, il y a aussi le danger de se faire influencer par les Maghrébins de la deuxième, troisième, quatrième et même cinquième génération, si on compte certains Kabyles».</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">De l’archipellisation à la distanciation</h2>



<p>Ainsi ce cloisonnement établi d’une génération à une autre se présente territorialement puis musicalement en Tunisie comme en France.</p>



<p>A présent s’est installée – du moins en apparence – une régionalisation accrue loin de la centralisation de rigueur sous feu Ben Ali. La disharmonie en est un des symptômes. Pas uniquement cependant.</p>



<p>Tout comme en Libye apparaissent quelques manifestations plus marquées et subites d’attachement au passé berbère, apanage pourtant habituellement réservé au Maroc, et surtout à l’Algérie de par son influente communauté kabyle. Signe avant-coureur de dislocation identitaire&nbsp;?</p>



<p>Auparavant, l’ère colonisatrice avait donné l’occasion aux Occidentaux de diviser pour mieux régner sur arabophones et berbérophones. Fragmentation linguistique et culturelle se retrouvant sur un axiome civilisationnel inapproprié menant à la confusion.</p>



<p>Conséquences de ce processus de fragmentation, l’apparition de quelques saillies récentes en territoire tunisien, sous forme de conférences dont la berbérité est l’inspiration. Le sixième congrès mondial de la culture amazigh, organisé le 30 septembre 2011, en est un stigmate immédiat après la Révolution du Jasmin.</p>



<p>Le spectre du Printemps Berbère de 1980 plane de nouveau sur l’Afrique du Nord. Musicalement, cela se traduit par des incursions de plus en plus fréquentes d’influences étrangères ou hybrides auprès de l’audiovisuel puis de la jeunesse maghrébine, venant du Machreq ou d’Occident dans ce qu’il a de plus facile à copier.</p>



<p>En Tunisie, bien que le Festival de Carthage fasse de la résistance, une musique fast-food à l’image des réseaux sociaux cherche à conquérir les jeunes Tunisiens, impression confirmée par Salem Mezghanni, figure incontestable de l’organisation sono des mariages tunisiens célébrés en Île-de-France et sur le gouvernorat de Zarzis.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="HKveuJuZLa"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/11/19/la-tunisie-en-situation-pre-chaotique/">La Tunisie en situation pré-chaotique</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Tunisie en situation pré-chaotique » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/11/19/la-tunisie-en-situation-pre-chaotique/embed/#?secret=LYZgz7N3zx#?secret=HKveuJuZLa" data-secret="HKveuJuZLa" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Le patron de MS Music, symbole de réussite croisée entre le sud tunisien et Paris, avait remarqué la naissance du phénomène il y a plusieurs années lorsque pour la première fois de sa vie il n’avait entendu que de la house au cours d’une célébration fêtée par des natifs de banlieue parisienne. <em>«Un peu dommage pour l’âme tunisienne»,</em> précise-t-il depuis son annexe située à deux pas du café de Paris au centre de ville de Zarzis.</p>



<p>Outrepassant des aspects liés au divertissement et à la légèreté, le mezoued peut se renforcer ou s’affaiblir dans une nation en pleine crise existentielle.</p>



<p>Un caractère nouveau est en train d’accomplir son chemin au sein de ce genre musical intergénérationnel. Moralisateur, et mobilisateur si on ne lui dresse pas d’obstacles. Ligne de conduite menant l’instrument à vent folklorique d’un cadre artistique vers un échelon supplémentaire, lui attribuant ainsi un rôle de confident privilégié, et de conseiller.</p>



<p>En ce sens, l’expression <em>«Yamma» </em>renvoyant à l’interjection italienne <em>«Mamma Mia»</em> (expression qui avait d’ailleurs été reprise par le passé par Faouzi Ben Gamra) et à la figure maternelle fait écho aux titres <em>‘‘Yamma gouli’’</em> de Samir Loussif et plus récemment <em>‘‘Ghourba yamma saïba’’</em> de Habib Chenkaoui. Ce dernier morceau remplit les deux missions. Il sert d’avertisseur face aux mirages migratoires, comme si les sonorités compulsives du mezoued se muaient en klaxon, dont le synonyme dans le lexique autoroutier est justement <em>«avertisseur»</em>…</p>



<p>Le jour où les Tunisiens cesseront d’écouter le mezoued au profit unique d’une musique aseptisée, alors il sera trop tard. <em>«La culture, c’est ce qui reste ce qui reste quand on tout a oublié»</em>, disait Edouard Herriot.</p>



<p><em>* Enseignant en langue et civilisation italienne en France, auteur de « Italie et Tunisie :</em> <em>entre miroir réfléchissant et miroir déformant ». </em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/11/10/el-ghourba-tunisiennete-mezoued-et-emigration/">«El-Ghourba» : tunisienneté, mezoued et émigration</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Décès du chanteur populaire Lotfi Jormana après un long combat avec la maladie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Amina Mkada]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 10 Oct 2019 10:34:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[mezoued]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le chanteur populaire Lotfi Jormana, vient de décéder, aujourd&#8217;hui, jeudi 10 octobre 2019, à l&#8217;hôpital Rabta, à Tunis, à la suite d&#8217;une longue maladie. Souffrant depuis plusieurs années d&#8217;une maladie chronique qui l&#8217;a éloigné de la scène, Lotfi Jormana est l&#8217;une des grandes figures du mezoued, genre musical populaire spécifique des faubourgs de Tunis, longtemps...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/10/10/tunisie-le-chanteur-populaire-lotfi-jormana-est-decede/">Décès du chanteur populaire Lotfi Jormana après un long combat avec la maladie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Lotfi-Jormana-.jpg" alt="" class="wp-image-246179"/></figure>



<p><strong><em>Le chanteur populaire</em></strong> <strong><em>Lotfi Jormana, vient de décéder, aujourd&rsquo;hui, jeudi 10 octobre 2019, à l&rsquo;hôpital Rabta, à Tunis, à la suite d&rsquo;une longue maladie.</em></strong></p>



<span id="more-246174"></span>


<p>Souffrant depuis plusieurs années d&rsquo;une maladie chronique qui l&rsquo;a éloigné de la scène, Lotfi Jormana est l&rsquo;une des grandes figures du mezoued, genre musical populaire spécifique des faubourgs de Tunis, longtemps resté marginalisé, et même interdit de diffusion dans les radios et télévisions officielles. </p>
<p>Le défunt a beaucoup contribué à rapprocher cette musique du goût des puristes et à l&rsquo;imposer sur la scène musicale tunisienne, dont elle est devenue, depuis un quinzaine d&rsquo;année, l&rsquo;une des composantes essentielles.  </p>
<p style="text-align: right;"><strong>A. M.</strong></p><p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/10/10/tunisie-le-chanteur-populaire-lotfi-jormana-est-decede/">Décès du chanteur populaire Lotfi Jormana après un long combat avec la maladie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Hammamet : Maqam Roads et Arroug explorent le patrimoine musical tunisien</title>
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		<dc:creator><![CDATA[seif eddine yahia]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Aug 2018 16:39:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Festival]]></category>
		<category><![CDATA[Hammamet]]></category>
		<category><![CDATA[mezoued]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>(Ph: Festival de Carthage). Pour son concert du 8 août 2018, le Festival de Hammamet a accueilli Zied Zouari et sa formation Maqam Roads ainsi que Badreddine Dridi et son groupe Arroug. Deux ensembles puisant leur inspiration dans le patrimoine musical tunisien pour en ressortir un résultat à leur image. Par Seif-Eddine Yahia Deux concerts, deux...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/08/15/hammamet-maqam-roads-et-arroug-explorent-le-patrimoine-musical-tunisien/">Hammamet : Maqam Roads et Arroug explorent le patrimoine musical tunisien</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-169387 aligncenter" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/08/cover-article-arroug.png" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>(Ph: Festival de Carthage).</em></p>
<p><strong><em>Pour son concert du 8 août 2018, le Festival de Hammamet a accueilli Zied Zouari et sa formation Maqam Roads ainsi que Badreddine Dridi et son groupe Arroug. Deux ensembles puisant leur inspiration dans le patrimoine musical tunisien pour en ressortir un résultat à leur image.</em></strong></p>
<p>Par <strong>Seif-Eddine Yahia</strong></p>
<p><span id="more-169384"></span></p>
<p>Deux concerts, deux ambiances, une base commune : c’est ce que proposait le Festival de Hammamet avec les concerts des deux formations <em>Maqam Roads</em> et Arroug dirigées respectivement par Zied Zouari et par Badreddine Dridi.</p>
<p>Alors que le premier concert proposait un voyage reposant dans les méandres du maqam, le second offrait une mise en avant collégiale et festive du patrimoine arabo-berbère propre à la Tunisie.</p>
<h3><strong>Maqam Roads : un quatuor pour une réflexion musicale</strong></h3>
<p>Pour le premier concert de la soirée, Zied Zouari s’est présenté armé de son violon et entouré de trois musiciens de talent : Julien Tekeyan à la batterie et aux percussions, Abdurrahman Tarikci à la basse et Ghassel à la guitare électrique.</p>
<p>Le groupe a souhaité utiliser le maqam, style musical commun aux mondes arabe, turc, indien et même chinois, comme fil conducteur de ce concert. Au maqam, le violoniste et compositeur a ajouté des éléments issus du jazz, du stambali, du mezoued et même parfois de la pop afin de proposer une œuvre complexe et inédite.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-169388 aligncenter" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/08/zouari-article.png" alt="" width="500" height="304" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Maqam Roads (Ph: Festival de Carthage).</em></p>
<p>Le concert a commencé par une improvisation du violoniste à mi-chemin entre un scat de jazzman et un beatbox. Après cette improvisation vocale, le public a eu droit à un très long solo du batteur Julien Tekeyan. Un solo en début de concert qui, en plus des réglages effectués pendant la performance, a peut-être ralenti le rythme du concert et conduit à ce que le public mette un peu plus de temps à entrer dans l’univers du groupe.</p>
<p>La formation a continué le concert avec « <em>Tale of Krishnamurti</em>« , une composition mixant influences tunisiennes et indiennes. Zied Zouari a d’ailleurs expliqué que la philosophie de Krishnamurti, penseur indien du XXe siècle, avait eu une grande influence sur sa philosophie, et sur sa manière d’appréhender la musique. Un son apaisant et relaxant qui s’est bien enchaîné avec les morceaux « <em>Air from India »</em> et <em>« Lettre à Ikbal »</em>.</p>
<p>Après 3 chansons et un solo de violon, l’ambiance a commencé à se décanter quand le groupe s’est dirigé vers le stambali et le patrimoine de Sfax et de Zarzis. Le compositeur a finalement réussi à amener le public dans son univers après un début de concert un peu poussif. Il a terminé sa prestation par « <em>Egyptian notice</em>« .</p>
<p>Le compositeur, dans son œuvre, a souhaité mixer une base tunisienne à des influences venues de plus loin. Le maqam étant un style ouvert, le groupe a pu bénéficier des influences arméniennes et turques grâce à certains de ses musiciens.</p>
<p>Chaque instrumentiste a pu démontrer sa virtuosité et sa sensibilité lors des longs passages en solo qui lui étaient alloués. Cependant, on avait parfois l’impression que cette mise en avant des solos masquait une petite difficulté à proposer un motif commun où chaque musicien parvient à entrer harmonieusement en communication avec les autres membres du groupe.</p>
<h3><strong>Arroug : aux racines afro-berbères de la musique tunisienne</strong></h3>
<p>Après une prestation finalement de bonne qualité malgré un début difficile, <em>Maqam Roads</em> a laissé sa place au groupe <em>Arroug</em> pour la seconde partie du spectacle.</p>
<p>Depuis trois ans maintenant, Badreddine Dridi et son groupe Arroug cherchent à défendre les origines afro-berbères de la musique tunisienne. En puisant dans le stambali, l’aâroubi ou la musique sahraoui, Arroug offre une démarche militante de défense d’un patrimoine musical parfois mis de côté.</p>
<p>Au-delà de la démarche artistique, Badreddine Dridi et son groupe proposent avant tout une expérience musicale et scénique vibrante et inclusive. Le but étant de faire comprendre au public que la musique issue de ce patrimoine laissé de côté est très proche des musiques actuelles les plus populaires en Afrique du Nord comme le Gnawa, le chaabi ou même le raï. Tout cela ayant pour objectif de redonner à cette musique une place de choix dans le paysage artistique national.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-169394 aligncenter" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/08/dridi-article.png" alt="" width="500" height="304" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Arroug à Hammamet (Ph: Festival de Hammamet)</em></p>
<p>Sur scène, le groupe a proposé une formation de huit musiciens. Badreddine à la guitare est accompagné de son batteur et co-compositeur Mohamed Khachnaoui, d’un bassiste, d’un autre guitariste et d’un ensemble comprenant nay, gambra, wtar et mezoued.</p>
<p>Le concert d’Arroug a débuté par l’hymne « <em>Ana tounsi</em> » suivi de « <em>Sahraoui »</em> et de « <em>Mazelt Bjoudi</em>« . Des influences gnawa, une orchestration intelligente, une rythmique funky et une énergie communicative : il n’en fallait pas plus pour recevoir l’approbation du public qui est rapidement devenu acteur du concert.</p>
<p>Le groupe a ensuite enchaîné avec des morceaux comme »<em>Zambala</em> » ou « <em>Goumari »</em> en alternant les solos des différents instrumentistes et les morceaux chorales où chaque musicien était mis en valeur au moment adéquat.</p>
<p>Le concert s’est terminé de la meilleure des manières avec un public dansant et une explosion d’applaudissements pour un groupe ayant proposé un concert vivant et orchestré avec talent.</p>
<p>Les deux formations sur scène ce soir-là, étaient très différents dans leur manière de penser et de faire de la musique : pensée comme une invitation à la contemplation pour <em>Maqam Roads</em> la musique est au contraire pensée pour le mouvement selon <em>Arroug</em>.</p>
<p>Cependant, ces deux groupes puisent dans des sources communes, et c’est ce qui était peut-être le plus intéressant dans ce concert : la manière dont deux sensibilités et deux parcours musicaux différents parviennent à se réapproprier un patrimoine commun.</p>
<p>Badreddine Dridi et Zied Zouari représentent les deux faces d’une même pièce. Zouari a cherché à produire un spectacle axé autour de la contemplation, tandis que Dridi a cherché à créer une musique vivante et dansante. Deux méthodes qui se complètent pour un spectacle qui aura eu le double mérite de faire passer le public par plusieurs états et de faire redécouvrir des pans entiers de notre patrimoine musical.</p>
<h3><strong>Mise en avant du patrimoine tunisien à Hammamet</strong></h3>
<p>La mise en avant de ce patrimoine a constitué un des axes majeurs de ce 54<sup>e</sup> Festival de Hammamet et il est important de saluer le courage des programmateurs et de l’équipe organisatrice du festival. Par des choix audacieux et réfléchis, ce festival a réussi à montrer que des genres musicaux parfois marginalisés par le passé avaient une vraie puissance fédératrice et une qualité indéniable sur scène.</p>
<p>Le patrimoine musical national a été mis en avant à plusieurs reprises au cours de ce festival. Outre, le concert du 8 août, il y a aussi eu la performance remarquable de Zouheir Gouja et de son show « <em>Yinna 2018&Prime;</em> en juillet. Une œuvre en trois mouvements où le compositeur revisitait les grands classiques du mezoued, du chaabi algéro-tunisien et du stambali. Pour arriver à cela, le compositeur s’était entouré d’une formation de neuf musiciens mixant instruments traditionnels et contemporains et d’un trio vocal exceptionnel afin de proposer un spectacle élégant et musicalement très riche.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-169397 aligncenter" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/08/gouja.png" alt="" width="500" height="304" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Zouheir Gouja et sa formation lors du spectacle « Yinna 2018 ».</em></p>
<p>Les trois formations ont notamment cherché à mettre en avant le stambali et le mezoued mais ce qui est intéressant c’est de voir ce qu’ils en ont fait. A partir d’une base similaire, trois résultats totalement différents ont été obtenus. Zouheir Gouja, lors de son concert du 15 Juillet, avait développé un spectacle élégant mettant en avant la virtuosité de ses neuf musiciens et la pureté des trois voix l’accompagnant. Le musicien et musicologue a aussi, au cours de ce show, mis en avant la place centrale de la Tunisie dans les échanges musicaux entre les peuples en mettant en avant les influences subsahariennes, européennes et orientales existant en latence dans la musique tunisienne.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/08/15/hammamet-maqam-roads-et-arroug-explorent-le-patrimoine-musical-tunisien/">Hammamet : Maqam Roads et Arroug explorent le patrimoine musical tunisien</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Carlos Nuñez et sa gaïta séduisent le public de Hammamet</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2018/08/06/carlos-nunez-et-sa-gaita-seduisent-le-public-de-hammamet/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[seif eddine yahia]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 06 Aug 2018 08:09:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Espagne]]></category>
		<category><![CDATA[Hammamet]]></category>
		<category><![CDATA[mezoued]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>(Ph. Festival de Hammamet). Le festival Hammamet accueillait Carlos Nuñez, multi-instrumentiste galicien et explorateur de genre musicaux méconnus du grand public. Ce dernier a offert, jeudi 2 août 2018, un voyage dans l’espace et le temps qui s’est terminé en apothéose sur scène. Par Seif-Eddine Yahia Cantonnée à des stéréotypes véhiculés  entre autres choses par le...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/08/06/carlos-nunez-et-sa-gaita-seduisent-le-public-de-hammamet/">Carlos Nuñez et sa gaïta séduisent le public de Hammamet</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-167687 size-full aligncenter" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/08/nunez-1.png" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>(Ph. Festival de Hammamet).</em></p>
<p><strong>Le festival Hammamet accueillait Carlos Nuñez, multi-instrumentiste galicien et explorateur de genre musicaux méconnus du grand public. Ce dernier a offert, jeudi 2 août 2018, un voyage dans l’espace et le temps qui s’est terminé en apothéose sur scène. </strong></p>
<p>Par <strong>Seif-Eddine Yahia</strong></p>
<p><span id="more-167686"></span></p>
<p>Cantonnée à des stéréotypes véhiculés  entre autres choses par le cinéma hollywoodien, la musique espagnole est rarement appréciée dans sa diversité. Souvent ramenée au flamenco et à la musique andalouse, la culture espagnole est une mosaïque renfermant de merveilleux secrets que Carlos Nuñez a tenté de dévoiler au cours de ce concert.</p>
<h3><strong>Une musique galicienne marquée par l&rsquo;influence celte</strong></h3>
<p>Originaire de Galice, Carlos Nuñez a eu à cœur, depuis le début de sa carrière, de mettre en avant le patrimoine musical propre à sa région. Bordée par l’Océan Atlantique, la Galice a bénéficié, au cours de son histoire, d&rsquo;une grande influence venant des pays anglo-saxons. Cette influence a laissé des traces jusque dans la musique traditionnelle de cette région et dans les instruments utilisés pour la pratiquer.</p>
<p>C’est avec sa gaïta (ou gaïda), cornemuse typique du nord-ouest de l’Espagne et accompagné de trois autres musiciens que Carlos Nuñez est monté sur la scène de Hammamet. Un quatuor composé d’un percussionniste, d’un guitariste et d’une violoniste, en plus de M. Nuñez qui était à la fois flûtiste et joueur de gaïda en fonction des morceaux.</p>
<p>Pendant tout le spectacle, le musicien s’est fait conteur et historien, expliquant au public d’où venaient les morceaux qu’ils allaient entendre. Carlos Nuñez et son groupe ont proposé un voyage dans l’espace et dans le temps avec des compositions remontant parfois au XIIIe siècle ou des morceaux venus d’Amérique du Sud, région du monde où la gaïda a été exportée à l&rsquo;arrivée des explorateurs espagnols et portugais.</p>
<p>Une partie des morceaux joués était directement puisée dans les répertoires celtiques d&rsquo;Irlande ou d&rsquo;Ecosse, afin de créer un trait d’union entre le patrimoine galicien et les musiques celtiques plus connues dans le reste du monde.</p>
<p>Kiana, la violoniste du groupe originaire des Etats-Unis, a quant à elle revisité les titres celtiques les plus connues du répertoire nord-américain, partie du monde où cette musique s’est exportée grâce à l’arrivée massive des migrants irlandais au point que le pays fait aujourd’hui partie des scènes les plus actives de la musique celtique.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-167689 aligncenter" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/08/nunez-2.png" alt="" width="500" height="304" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Kiana, la violoniste, lors de la chanson finale du concert.</em></p>
<p>Le public a aussi eu droit à une réinterprétation des Boléros de Maurice Ravel. Ce dernier s’était en effet inspiré d’un air traditionnel galicien qu’il avait repris pour le faire connaître au reste du monde.</p>
<p>En plus du voyage et de l&rsquo;aspect pédagogique du concert, de nombreuses surprises étaient au rendez-vous lors de cette soirée : une improvisation du batteur sur une valise Samsonite, une session de gigue pour la violoniste Kiana, un apprentissage des subtilités du rythme du fandango ou encore l’entrée en scène d’un groupe de mezoued pour accompagner le quatuor à la fin du concert.</p>
<h3><strong>Un mélange </strong>Celtico-tunisien</h3>
<p>Carlos Nuñez n’était pas venu sur le sol tunisien depuis près de dix ans et un concert à Sidi Bou Saïd. Cependant, l’artiste avait déjà remarqué que des rapprochements entre la Tunisie et le patrimoine culturel celte.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-167688 aligncenter" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/08/nunez-3.png" alt="" width="500" height="304" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Gaïta espagnole et mezoued tunisien (Ph. festival de Hammamet).</em></p>
<p>Après un clin d’œil au nom de la bière nationale tunisienne (« <em>Celtia »</em> : ça ne s’invente pas), le musicien a fait monter sur scène une formation de mezoued pour l&rsquo;accompagner. Les musiciens des deux groupes ont réussi à saisir les points communs entre deux musiques a priori assez différentes. Après une improvisation de la formation de mezoued qui a fait se lever le public de Hammamet, les deux groupes se sont livrées à un dialogue musical improvisé où chacun a su intelligemment trouver sa place.</p>
<p>Notons que cette partie du spectacle a été travaillée en une dizaine de minutes à peine, juste avant le début du concert. En outre,  les deux groupes ne s’étaient jamais rencontrés par le passé mais l’écoute, la compréhension mutuelle et sans doute aussi la connaissance encyclopédique de l’histoire de la musique de M. Nuñez ont fait de cette rencontre un des temps forts du concert.</p>
<p>Toujours dans cette logique d’échange et de partage, Carlos Nuñez a profité de sa dernière chanson pour faire monter tout le public sur scène afin d’exécuter une danse traditionnelle bretonne, transformant la scène et les tribunes du théâtre en une immense piste.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-167690 aligncenter" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/08/nunez-4.png" alt="" width="500" height="304" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Carlos Nuñez transformant la scène du festival en piste de danse.</em></p>
<p>Un final qui a fait office d’apothéose pour un concert à la fois intelligent et sensible, où Carlos Nuñez a réussi à partager ses influences et ses découvertes musicales dans une vraie logique d’échange.</p>
<p>La démarche derrière le concert de Carlos Nuñez est profondément militante. En mettant en avant ces traditions régionales et ces particularismes méconnus propres à sa région, le joueur de gaïta cherche à connecter les histoires millénaires des différentes régions du mondes, loin des stéréotypes figés dans le temps et sources de divisions entre les peuples, notamment dans cette Europe parfois coupée de ses racines.</p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="nsYJH1SLuD"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/27/la-gioia-de-pippo-delbono-un-voyage-surrealiste/">« La Gioia » de Pippo Delbono : un voyage surréaliste</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« « La Gioia » de Pippo Delbono : un voyage surréaliste » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/27/la-gioia-de-pippo-delbono-un-voyage-surrealiste/embed/#?secret=FRyZQUrbWu#?secret=nsYJH1SLuD" data-secret="nsYJH1SLuD" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="0EDtgN9GdG"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/24/kusturica-a-hammamet-un-merveilleux-moment-de-fete/">Kusturica à Hammamet : Un merveilleux moment de fête</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Kusturica à Hammamet : Un merveilleux moment de fête » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/24/kusturica-a-hammamet-un-merveilleux-moment-de-fete/embed/#?secret=guztPS9fgo#?secret=0EDtgN9GdG" data-secret="0EDtgN9GdG" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="MZHwBKArEu"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/20/protoje-the-indiggnation-moment-de-communion-hammamet/">Protoje &#038; The Indiggnation : Moment de communion à Hammamet</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Protoje &#038; The Indiggnation : Moment de communion à Hammamet » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/20/protoje-the-indiggnation-moment-de-communion-hammamet/embed/#?secret=mizfnI5P6s#?secret=MZHwBKArEu" data-secret="MZHwBKArEu" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/08/06/carlos-nunez-et-sa-gaita-seduisent-le-public-de-hammamet/">Carlos Nuñez et sa gaïta séduisent le public de Hammamet</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>‘‘Ouled Jellaba’’ de Rochdi Belgasmi : Ce rapport trouble entre masculinité et féminité</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 09 May 2017 09:06:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[mezoued]]></category>
		<category><![CDATA[Rochdi Belgasmi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Avec Rochdi Belgasmi, la danse contemporaine se place au dessus de toute restriction ou limite socio-morale : elle respire la liberté et se moque des codes préétablis. Par Fawz Ben Ali C’est ce qu’il démontre, une nouvelle fois, dans ‘‘Ouled Jellaba’’, son dernier spectacle, donné samedi 6 mai 2017, au théâtre El Hamra, dans le...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-95325" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/05/Ouled-Jellaba-Ban.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Avec Rochdi Belgasmi, la danse contemporaine se place au dessus de toute restriction ou limite socio-morale : elle respire la liberté et se moque des codes préétablis.</strong></em></p>
<p>Par <strong>Fawz Ben Ali</strong></p>
<p><span id="more-95324"></span></p>
<p>C’est ce qu’il démontre, une nouvelle fois, dans <em>‘‘Ouled Jellaba’’</em>, son dernier spectacle, donné samedi 6 mai 2017, au théâtre El Hamra, dans le cadre de la 16e édition du festival Tunis, Capitale de la Danse.</p>
<p>Rochdi Belgasmi est désormais une figure emblématique de la danse contemporaine tunisienne, sillonnant les scènes du monde avec ses créations artistiques engagées.</p>
<p>Le jeune chorégraphe et danseur a d’ailleurs fait sensation à Paris dernièrement où il avait présenté son spectacle <em>‘‘Zoufri’’</em>, inspiré des rythmes du mezoued, la musique populaire des faubourgs de Tunis, au Palais de Tokyo, dans le cadre du festival Do Disturb.</p>
<p><figure id="attachment_95328" aria-describedby="caption-attachment-95328" style="width: 500px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-95328" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/05/Ouled-Jellaba-Rochdi-Belgasmi-2.png" alt="" width="500" height="503" /><figcaption id="caption-attachment-95328" class="wp-caption-text"><em>Les expressions populaires des faubourgs de Tunis. </em></figcaption></figure></p>
<p style="text-align: left;">De retour à Tunis, Rochdi Belgasmi a présenté <em>‘‘Ouled Jellaba’’</em>, à la compétition officielle de Tunis, Capitale de la Danse, une création avec laquelle il continue de tourner dans tout le pays et à l’étranger.</p>
<p style="text-align: left;">Le public a encore une fois répondu présent pour découvrir ou redécouvrir ce projet auréolé du Prix Olfa Rambourg pour la l’art et la culture, ayant bénéficié du soutien du ministère des Affaires culturelles, de l’Institut français de Tunisie (IFT), de l’Arab Fund for Art and Culture (Afac), de la Fondation Rambourg et du théâtre El Hamra.</p>
<p style="text-align: left;"><strong>Au cœur des années 20</strong></p>
<p style="text-align: left;">Dans <em>‘‘Ouled Jellaba’’</em>, Rochdi Belgasmi nous plonge dans les années 20 avec un personnage populaire des quartiers de Bab El Jazira et Halfaouine.</p>
<p style="text-align: left;">Quand les lieux de vie comme les boulangeries et les épiceries se transformaient le soir en des cafés chantants, Ouled Jellaba servait le thé et le café, jonglait, chantait et dansait les pas des femmes, qui, à l’époque n’avaient pas le droit de danser en public. Il élaborait, pour ce faire, tout un déguisement et glissait sans peine dans la peau des femmes. Mais la star de l’époque, comme tant d’autres, est tombée dans l’oubli car l’histoire officielle ne pouvait laisser perdurer ces traces «<em>outrageuses à la virilité</em>», d’où l’initiative de Rochdi Belgasmi de faire sortir de l’ombre ces personnages marginalisés par la société et par l’histoire.</p>
<p><figure id="attachment_95329" aria-describedby="caption-attachment-95329" style="width: 500px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-95329" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/05/Ouled-Jellaba-Rochdi-Belgasmi-3.jpg" alt="" width="500" height="352" /><figcaption id="caption-attachment-95329" class="wp-caption-text"><em>Faire sortir de l’ombre des personnages marginalisés.</em></figcaption></figure></p>
<p>Dans un coin de la scène, derrière de longs rideaux transparents, Ouled Jellaba commence son rituel de déguisement : costume féminin de fête, perruque, accessoires, rouge à lèvres et khôl.</p>
<p style="text-align: left;">Rochdi Belgasmi prend en effet le soin de nous présenter d’abord le personnage dans son intimité à travers toutes les étapes du travestissement avant de franchir le monde de la nuit tunisoise des années 20.</p>
<p style="text-align: left;"><strong>Désacraliser la virilité</strong></p>
<p style="text-align: left;">Le spectacle se veut d’abord un témoignage historique puisque l’artiste explique qu’il y a une version officielle de l’histoire faite par les politiques et les gouvernements, et une autre parallèle qu’on tente de gommer pour diverses raisons.</p>
<p><figure id="attachment_95330" aria-describedby="caption-attachment-95330" style="width: 500px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-95330" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/05/Ouled-Jellaba-Rochdi-Belgasmi-4.jpg" alt="" width="500" height="333" /><figcaption id="caption-attachment-95330" class="wp-caption-text"><em>Désacralisation et mise en question de la virilité.</em></figcaption></figure></p>
<p style="text-align: left;">En fouillant dans la vie sociale et culturelle de cette époque, Rochdi Belgasmi établit certes un devoir de mémoire, mais se place aussi avec son personnage au cœur des grandes questions qui se posent aujourd’hui en Tunisie, à savoir la question du genre, la limite de la liberté du corps, le rapport flouté entre la masculinité et la féminité.</p>
<p style="text-align: left;">Rochdi Belgasmi nous a d’ailleurs toujours habitués à cette dimension intellectuelle dans ses chorégraphies. Avec Ouled Jellaba, il va encore plus loin dans sa désacralisation et mise en question de la virilité dans sa conception classique au risque de déranger une société qui semble souvent se noyer dans le conservatisme et le déni.</p>
<p style="text-align: left;">Sur une merveilleuse mise en scène de Marwen Heni, notre jeune danseur engagé sillonne en solo l’espace avec ses déhanchés et ses turbulents coups de bassin sur du Mrabbaâ tounsi, Fazzani karkeni, Bounawara, Arboun, Mdawer hawzi… et bien d’autres cadences bien de chez nous, n’hésitant pas à se mêler au public avec ses multiples jarres posées sur la tête.</p>
<p><figure id="attachment_95331" aria-describedby="caption-attachment-95331" style="width: 500px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-95331" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/05/Ouled-Jellaba-Rochdi-Belgasmi.png" alt="" width="500" height="450" /><figcaption id="caption-attachment-95331" class="wp-caption-text"><em>Ouled Jellaba commence son rituel de déguisement.</em></figcaption></figure></p>
<p style="text-align: left;">En live, Rochdi Belgasmi nous laisse voir bien plus qu’un danseur, car il s’avère aussi un vrai interprète, pas étonnant du diplômé de l’Institut supérieur des arts dramatiques (Isad), qui nous raconte toujours avec justesse et authenticité les épisodes qu’il va à chaque fois fouiller au tréfonds de l’histoire.</p>
<p style="text-align: left;">Défendant corps et âme ses créations, Rochdi Belgasmi se place au dessus de toute restriction ou limite socio-morale, car l’art, et la danse contemporaine en particulier, respirent la liberté et se moquent des codes préétablis.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/05/09/ouled-jellaba-de-rochdi-belgasmi-ce-rapport-trouble-entre-masculinite-et-feminite/">‘‘Ouled Jellaba’’ de Rochdi Belgasmi : Ce rapport trouble entre masculinité et féminité</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Alphawin Populaire à la croisée du mézoued et de l’électro-rock</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2016/12/29/alphawin-populaire-a-la-croisee-du-mezoued-et-de-lelectro-rock/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 29 Dec 2016 09:23:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Centre culturel international de Hammamet]]></category>
		<category><![CDATA[ciné-théâtre Le Rio]]></category>
		<category><![CDATA[mezoued]]></category>
		<category><![CDATA[Nidhal Yahyaoui]]></category>
		<category><![CDATA[rock]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La salle du ciné-théâtre Le Rio a accueilli le soir du mardi 27 décembre courant un concert inédit du groupe Alphawin Populaire. Il fallait y être… Par Fawz Ben Ali Après le succès de son premier projet Bargou 08, le Front Musical Populaire lance une deuxième expérience baptisée Alphawin Populaire dans le même esprit de...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-77134 aligncenter" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/12/Alphawin-Populaire.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>La salle du ciné-théâtre Le Rio a accueilli le soir du mardi 27 décembre courant un concert inédit du groupe Alphawin Populaire. Il fallait y être…</strong> </em></p>
<p>Par <strong>Fawz Ben Ali</strong></p>
<p><span id="more-77133"></span></p>
<p>Après le succès de son premier projet Bargou 08, le Front Musical Populaire lance une deuxième expérience baptisée Alphawin Populaire dans le même esprit de revisiter la musique tunisienne populaire, et toujours sous la houlette du chanteur et leader des deux projets Nidhal Yahyaoui qui avait, à travers Bargou 08, rendu hommage au patrimoine musical de sa ville natale Siliana, le nom du groupe rappelant la montagne de Bargou et l’indicatif régional de cette zone du pays.</p>
<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-77139" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/12/Alphawin-Populaire-2-1.jpg" width="500" height="606" /></p>
<p><strong>Une musique atypique réconciliant patrimoine et modernité</strong></p>
<p>Pour ce nouveau projet produit par le Centre culturel international de Hammamet, Nidhal Yahyaoui a souhaité explorer les rythmes particuliers provenant des différentes régions du pays. La concrétisation est née lors d’une première résidence à Dar Bach Hamba, à la médina de Tunis, où il s’était entouré de Jihed Khemir (claviers et percussions), Imed Falfoul (percussions), Montassar Jebali (mézoued) et Benoit Bouvot à la guitare électrique pour la touche moderne et rock.</p>
<p>Après deux concerts réussis à Dar Bach Hamba et au Fort de Hammamet, dans le cadre des soirées Outdoor du Festival international de Hammamet 2016, ces musiciens confirment encore une fois, sur la scène du Rio, le succès de leur projet qui défend une musique atypique où le patrimoine se réconcilie avec la modernité, devant une foule de quelques 500 mélomanes venus découvrir ou redécouvrir un groupe étonnant et une musique comme on en entend rarement, celle d’un électro-mezoued déchaîné.</p>
<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-77141" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/12/Alphawin-Populaire-3.jpg" width="500" height="796" /></p>
<p><strong>Un électro-mezoued déchaîné</strong></p>
<p>Une fusion du titre malouf <em>‘‘Masaba Akli’’</em> et de la chanson phare d’El-Hadhra<em> ‘‘Nemdah Laktab’’</em> a ouvert le bal de la soirée et le public a été de suite embarqué dans la transe, beaucoup n’ont d’ailleurs pas tardé à se laisser aller à la danse notamment sur <em>‘‘Afrah beya’’</em> ou <em>‘‘Om ezzine jamaleya’’</em>.</p>
<p>Il est en effet difficile de résister au plus populaire des genres musicaux dans le pays, à savoir le mézoued. Qu’il soit à caractère festif ou nostalgique, le mézoued a longtemps été ignoré par les instances culturelles officielles mais grâce aux jeunes artistes, il est de plus en plus remis au goût du jour dans un habillage moderne, rénové sans être déformé. Ces initiatives ont le mérite de stimuler chez les jeunes un intérêt pour un patrimoine au bord de l’oubli, le public était d’ailleurs ce soir-là majoritairement jeune.</p>
<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-77142" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/12/Alphawin-Populaire-4.jpg" width="500" height="496" /></p>
<p>Le rythme est monté d’un cran avec le très attendu<em> ‘‘Rakeb al hamra’’,</em> suivi de <em>‘‘Sidi Abdelkader’’, ‘‘Baba Ali Azouz’’</em> ou encore <em>‘‘Ala bab darek’’</em>. Le succulent mélange entre les sonorités du mézoued et celles de la guitare électrique a donné une fresque musicale où la symbiose des instruments était de toute beauté.</p>
<p>Avec sa voix haut perchée, sûre et imposante, Nidhal Yahyaoui, accompagné de son outar, a su défendre et actualiser cet héritage si riche.</p>
<p><strong>Navigation entre les frontières musicales </strong></p>
<p>Alphawin Populaire c’est le mariage improbable mais efficace des chansons traditionnelles avec les rythmes électro. Un travail de recherche et de grande maturité artistique distingue ce groupe qui a déniché les perles de l’archive musical tunisien pour y insuffler une bonne dose de vibrations rock. La fusion est une formule qui marche, car tout est permis dans l’art pour qui sait naviguer aisément entre les frontières musicales.</p>
<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-77143" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/12/Alphawin-Populaire-5.jpg" width="500" height="298" /></p>
<p>On est enclin à avancer le déclin inéluctable de la chanson tunisienne populaire, en particulier le mézoued, mais heureusement que certains nous rappellent que tout y est encore possible, il suffit de réinterpréter les grands standards sans se laisser coller les étiquettes d’un genre prédéfini.</p>
<p>C’est avec <em>‘‘Mani oulaydak’’</em> que ce concert de près d’une heure et demi a pris fin. Le public a applaudi sans réserve, et on a même eu droit à des youyous dans cette grande fête de la musique tunisienne.</p>
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		<title>La révolution tunisienne et le triomphe de la laideur!</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2016/04/11/la-revolution-tunisienne-et-le-triomphe-de-la-laideur/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 11 Apr 2016 14:57:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Kafon]]></category>
		<category><![CDATA[mezoued]]></category>
		<category><![CDATA[Nidaa]]></category>
		<category><![CDATA[rappeur]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il faut cesser de séparer la société tunisienne entre des buveurs de soda islamistes et des buveurs de bières nidaaistes : les deux camps sont désormais unis… dans la laideur. Par Karim Ben Slimane * La Tunisie est devenue laide. C’est un fait. La laideur est partout, sur les murs, sur les écrans de télé,...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2016/04/11/la-revolution-tunisienne-et-le-triomphe-de-la-laideur/">La révolution tunisienne et le triomphe de la laideur!</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-46480 aligncenter" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/04/Chellet-Amin-Laideur.jpg" alt="Chellet-Amin-Laideur" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Il faut cesser de séparer la société tunisienne entre des buveurs de soda islamistes et des buveurs de bières nidaaistes : les deux camps sont désormais unis… dans la laideur.</strong> </em></p>
<p>Par <strong>Karim Ben Slimane</strong> *</p>
<p><span id="more-46479"></span></p>
<p>La Tunisie est devenue laide. C’est un fait. La laideur est partout, sur les murs, sur les écrans de télé, sur les langues, sur les visages et dans les cœurs. Elle est aussi et surtout à la radio.</p>
<p>Selon un récent sondage, relayé par <a href="http://kapitalis.com/tunisie/2016/04/08/zitouna-la-radio-la-plus-ecoutee-apres-mosaique-fm/" target="_blank">Kapitalis, la chaîne de radio Zitouna </a>talonne Mosaïque FM dans le peloton des radios les plus écoutées en Tunisie. Résultat des courses, une bonne dose de discours religieux creux et haineux pour anéantir le peu de conscience qui reste dans les têtes des Tunisiens et une bonne louche de divertissements abêtissants pour tromper l’ennui.</p>
<p><strong>L’imam de Zitouna FM et Chellet Amine</strong></p>
<p>Voilà le peuple tunisien prêt maintenant à consommer Coca ou Celtia et à voter Ennahdha ou Nidaa. Ne faites pas tant de cas d’une éventuelle séparation de la société tunisienne entre des buveurs de soda islamistes et des buveurs de bières nidaaistes, car à la fin après s’en mettre plein sur la gueule les deux camps finissent toujours par s’acoquiner pour le bien de la Tunisie bien sûr.</p>
<p>Donc quand la ménagère de moins de cinquante ans n’écoute pas une émission religieuse présentée par un imam enturbanné, elle écouterait Chellet Amine. Deux nourritures terrestres qui rivalisent de bassesse et de vulgarité.</p>
<p>Sur les ondes de Zitouna, notre imam enturbanné est un véritable puits de science. Il a réponse à tout ce sacré illuminé. L’autre fois ce savant a réussi à calmer les ardeurs d’une auditrice tourmentée par des désirs coupables de masturbation nocturne qui la torturent chaque fois qu’elle voit Cheikh Rached à la télé. Le très sage présentateur lui recommanda de manger de la laitue au dîner. Car selon une recette ancienne rapportée par un autre grand ponte de l’islam qui a été le fidèle compagnon de jeu du coiffeur du beau-père du premier calife bien guidé, la laitue calme les pulsions des jeunes pucelles.</p>
<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-46483" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/04/Chellet-Amine.jpg" alt="Chellet-Amine" width="500" height="250" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Chellet Amine se déchaîne:</em> <em>«Ya M3allam», «Tu m’as compris sadi9i», «Mouch normal»&#8230;</em></p>
<p><strong>Les prophètes d’une nouvelle culture </strong></p>
<p>Sur la radio Mosaïque, c’est le talentueux Amine et sa bande qui sévissent chaque jour. Ces compagnons du micro sont les prophètes d’une nouvelle culture. Ils incarnent l’esprit du nouvel esthétisme avant-gardiste de la révolution du jasmin.</p>
<p>Cette nouvelle culture tient en deux mots : «<em>houma arbi</em>» (quartier populaire). Car après la révolution il y a ceux qui sont issus de la «<em>houma arbi</em>» et les autres. Vous l’avez compris Amine et sa bande représentent notre <em>«nouvelle vague»</em> à nous les Tunisiens, celle qui a éclos après la révolution bénite. Sur le plateau on invite les grandes figures de ce mouvement culturel de la nouvelle vague, des chanteurs, des penseurs, des philosophes des gens très distingués à l’instar du grand chanteur Kafon qui sait faire danser des millions de Tunisiens sur des chansons qui parlent de la misère de leurs concitoyens. Chez Amine on donne aussi la parole aux auditeurs pour exprimer leurs avis sur des sujets très sérieux comme le dernier clash entre un rappeur et un joueur de mezoued. Les interventions sont tranchantes, incisives et toujours ponctuées de <em>«Ya M3allam», «Tu m’as compris sadi9i», «Mouch normal»</em> et bien d’autres perles qui ornent désormais la langue de la <em>«houma arbi»</em>.</p>
<p>L’auditrice qui écoute le matin radio Zitouna, réduite à un régime exclusivement de laitue, est intervenue la semaine dernière lors de l’émission de Amine pour dire tout le mal qu’elle pensait du dernier salon du livre qui proposait trop de livres sur le concombre et sur les carottes à son goût. La jeune pucelle a dû augmenter la dose de laitue nocturne à cause de ces légumes phalliques ce qui a fait mal à son portefeuille et à ses camarades de classe qui n’en pouvaient plus de ses flatulences. A cela Amine répondit vous devriez peut-être prendre des gélules de laitue en suppositoires vous en serez doublement contente avant de s’esclaffer de rire.</p>
<p><em>*Spectateur rigolard de la vie tunisienne.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2016/04/11/la-revolution-tunisienne-et-le-triomphe-de-la-laideur/">La révolution tunisienne et le triomphe de la laideur!</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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