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	<title>Archives des modèle économique - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
	<lastBuildDate>Mon, 26 Jan 2026 10:19:01 +0000</lastBuildDate>
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	<title>Archives des modèle économique - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Hachemi Alaya &#124; « Le modèle économique et social tunisien est en mode crash »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 26 Jan 2026 10:18:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Banque Mondiale]]></category>
		<category><![CDATA[croissance]]></category>
		<category><![CDATA[Hachemi Alaya]]></category>
		<category><![CDATA[modèle économique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La prévision de croissance économique tunisienne en 2026-2027 est la plus basse d'Afrique et du Moyen-Orient.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/26/hachemi-alaya-le-modele-economique-et-social-tunisien-est-en-mode-crash/">Hachemi Alaya | « Le modèle économique et social tunisien est en mode crash »</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La croissance économique tunisienne en 2026-2027, en termes de croissance réelle du PIB, selon les prévisions de la Banque Mondiale (BM), dans ses «Perspectives économiques mondiales» publiées début janvier 2026, est, à de rares exceptions près, la plus basse d’Afrique et de la région Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (Mena).</em></strong></p>



<span id="more-18289945"></span>



<p>Alors que la croissance mondiale devrait ralentir cette année à 2,6 % et que les pays des régions Mena et Afrique subsaharienne devraient connaître une croissance plus soutenue et grimper à 3,6 % en 2026 puis 3,9 % en 2027, la croissance du PIB réel tunisien devrait fléchir, en 2026, à 2,5% après 2,6% attendu pour 2025. Ce ralentissement devrait même se poursuivre pour se situer à 2,2% en 2027. Et ce, en raison de la persistance du chômage, du manque d’opportunités économiques, de l&rsquo;insuffisance des services publics, de la  stagnation économique qui perdure depuis bientôt deux décennies, ainsi que de l&rsquo;endettement et de l&rsquo;inflation&#8230; </p>



<p><em>«En Afrique subsaharienne, seulement quatre pays sur 47, feraient moins bien que la Tunisie : Afrique du Sud, Botswana, Lesotho et la Guinée Équatoriale&nbsp;»</em>, constate l’économiste Hachemi Alaya dans son bulletin hebdomadaire <em>‘‘Ecoweek’’</em> (n° 04-26 du 25 janvier 2026), qui parle d’un modèle économique et social tunisien <em>«&nbsp;en mode crash&nbsp;»</em>.</p>



<p><em>« Les cinq menaces identifiées par le Global Risks Report 2026, qui pèsent sur la Tunisie témoignent de l’incapacité structurelle du modèle économique et social tunisien à générer une croissance durable, créatrice d’emplois. L’aggravation inédite de la dépendance énergétique de la Tunisie interpelle les choix stratégiques du pays en matière de transport et menace l’avenir industriel du pays. La Tunisie n’a jamais été aussi dépendante d’une Chine qui de facto, répugne à l’inscrire dans sa mappemonde. La Tunisie ne cesse d’accumuler les retards dans les technologies à fort potentiel de croissance. Enfin et non des moindres, l’État-social n’a guère réussi à améliorer le ‘‘progrès social’’ du Tunisien si l’on en croit le rapport Social Progress Index 2026 publié cette semaine&nbsp;»</em>, écrit le célèbre économiste.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B. &nbsp;</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/26/hachemi-alaya-le-modele-economique-et-social-tunisien-est-en-mode-crash/">Hachemi Alaya | « Le modèle économique et social tunisien est en mode crash »</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>La catastrophe de Gabès marque la fin d’un modèle économique</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/21/la-catastrophe-de-gabes-marque-la-fin-dun-modele-economique/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Oct 2025 07:51:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[bas salaires]]></category>
		<category><![CDATA[désastre écologique]]></category>
		<category><![CDATA[Gabès]]></category>
		<category><![CDATA[modèle économique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le désastre écologique à Gabès signe la fin d’un modèle économique qui a montré ses limites et ses nocivités.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/21/la-catastrophe-de-gabes-marque-la-fin-dun-modele-economique/">La catastrophe de Gabès marque la fin d’un modèle économique</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le désastre écologique et sanitaire de Gabès et de nombreux autres sites industriels dégradés par de mauvais choix d’activités polluantes et non créatrices d’emplois suffisamment rémunérateurs car nécessitant une main d’œuvre inférieure à ce qu’offre le pays, ont fait de nombreuses zones industrielles tunisiennes des cimetières d’entreprises ou carrément pour les citoyens en raison d’un environnement sérieusement dégradé ou carrément morbide. Ce désastre est aussi le signe de la fin d’un modèle économique qui a montré ses limites et ses nocivités.</em></strong></p>



<p><strong>Elyes Kasri *</strong></p>



<span id="more-17709017"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/06/Elyes-Kasri.jpg" alt="" class="wp-image-352204"/></figure>
</div>


<p>Lorsqu’on parle de la nécessité de changement de modèle économique en Tunisie, ce n’est pas en termes éthiques pour chasser les incompétents, véreux et corrompus présumés coupables de déviance et d’abus de situation et de pouvoir, mais plutôt pour se débarrasser du régime hybride et oxymorique social-libéral de la deuxième moitié du siècle dernier qui présentait la Tunisie comme un site d&rsquo;activités économiques et d’investissement extérieur <em>«low skills-low wages»</em> soit à compétences basses et salaires bas.</p>



<p>D&rsquo;où la prolifération des mécanismes étatiques de compensation directe et indirecte avec une bureaucratie disproportionnée et les tentacules du syndicalisme infiltrées partout y compris dans les institutions de souveraineté avec tous les errements et abus constatés au cours de la décennie noire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Erosion de la compétitivité et marginalisation internationale</h2>



<p>Au cours des années 80 du siècle dernier, l’état social-libéral a commencé à montrer de sérieux signes d’anachronisme et l&rsquo;économie était à bout de souffle à la faveur de l&rsquo;émergence de l’Asie en tant que site de production <em>low cost</em> en même temps que l’augmentation des attentes sociales et salariales de la main d’œuvre tunisienne qui avait commencé à voir ses rangs renforcés par des compétences issues de l’éducation bourguibienne qui refusaient le paradigme <em>low skills-low wages</em>.</p>



<p>Ben Ali a cru répondre au besoin de changement et de passage de l’économie et de l’administration à un stade supérieur de désengagement de l’Etat et de libération de l’initiative mais a fini par avoir peur du changement qui risquait à ses yeux de l’entraîner avec lui et n’a pas résisté à la tentation de la manipulation et de népotisme suscitée par les programmes de désengagement de l’Etat et de privatisation du secteur public.</p>



<p>Le détournement de l’Europe, principal partenaire économique et investisseur étranger en Tunisie, vers l’Europe de l’est à la suite de la chute du mur de Berlin et les errements de la diplomatie tunisienne qui n’a pas su négocier avec suffisamment de tact et de vision ce virage géostratégique, ont accéléré le processus d&rsquo;érosion de la compétitivité et de marginalisation internationale de la Tunisie.</p>



<p>L’engouement international suscité par la pseudo <em>«révolution de la liberté et de la dignité»</em> ou plus romantiquement <em>«la révolution du jasmin»</em> n’a été qu’un bref intermède éphémère et sans effet palpable car la réalité bureaucratique et socio-économique était restée figée malgré les nombreux slogans de <em>«start up economy»</em> ou <em>«invest in democracy»</em> pour révéler un environnement des affaires en dégradation continue et même, à certains égards, accélérée.</p>



<p>Le désastre écologique et sanitaire de Gabès et de nombreux autres sites industriels dégradés par de mauvais choix d&rsquo;activités polluantes et non créatrices d’emplois suffisamment rémunérateurs car nécessitant une main d’œuvre inférieure à ce qu’offre la Tunisie (l’exode de dizaines de milliers d’ingénieurs n’en est qu’un symptôme), ont fait de nombreuses zones industrielles tunisiennes des cimetières d’entreprises ou carrément pour les citoyens tunisiens en raison d’un environnement sérieusement dégradé ou carrément morbide.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Inertie et résistance au changement</h2>



<p>Le paradoxe de la Tunisie, c’est une volonté de changement brouillée et contrecarrée par la mainmise de l’administration et de quelques familles sur l’économie profitant du statu quo et représentant un formidable facteur d’inertie et de résistance au changement.</p>



<p>La classe politique n’a malheureusement pas été au rendez-vous car motivée par les attributs du pouvoir et non par un changement rationnel, durable et inclusif.</p>



<p>Comment faire sauter ce verrou et instaurer le changement vers une économie innovante et vibrante avec des coûts socio-économiques tolérables pour instaurer une dynamique d’innovation, d&rsquo;entrepreneuriat et d’équité sociale durable et inclusive&nbsp;?</p>



<p>Telle sera la question à laquelle devra répondre tout candidat à la direction du pays et non pas un quelconque tour de passe-passe idéologique ou sentimental pour nous entraîner vers l’inconnu ou nous faire revenir à un passé qui a montré ses limites et son anachronisme.</p>



<p>Malheureusement, l’offre politique de tout bord ne semble pas répondre depuis un quart de siècle, de manière suffisamment rationnelle et convaincante, à cette exigence fondamentale et existentielle, dans une Tunisie considérée comme l’ombre d’elle-même et des fois, peut être avec un brin d’exagération, comme une embarcation en perdition à la merci des courants et des vents, surtout ceux en provenance de l’ouest dont l’histoire regorge de souvenirs douloureux&nbsp;: de l’antiquité avec la destruction de Carthage à la vague rampante de la colonisation française, et plus récemment, les réseaux de contrebande et de terrorisme rejoints par les vagues de migrants en provenance d’Afrique subsaharienne.</p>



<p><em>* Ancien ambassadeur.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="oN6Dm8GhAs"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/17/pollution-a-gabes-lassassinat-de-lenvironnement-que-la-tunisie-refuse-de-regarder-en-face/">Pollution à Gabès | L’assassinat de l’environnement que la Tunisie refuse de regarder en face</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Pollution à Gabès | L’assassinat de l’environnement que la Tunisie refuse de regarder en face » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/17/pollution-a-gabes-lassassinat-de-lenvironnement-que-la-tunisie-refuse-de-regarder-en-face/embed/#?secret=FZULmJUz1A#?secret=oN6Dm8GhAs" data-secret="oN6Dm8GhAs" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie &#124; L&#8217;indépendance est un combat inachevé  </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/20/tunisie-independance-est-un-combat-inacheve/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 20 Mar 2025 11:37:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Habib Bourguiba]]></category>
		<category><![CDATA[identité]]></category>
		<category><![CDATA[indépendance]]></category>
		<category><![CDATA[modèle économique]]></category>
		<category><![CDATA[souveraineté]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Habib Bourguiba a donné à la Tunisie son indépendance matérielle Il nous a appris à marcher debout. Mais avons-nous appris à marcher seuls ? </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/20/tunisie-independance-est-un-combat-inacheve/">Tunisie | L&rsquo;indépendance est un combat inachevé  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’indépendance… Un mot chargé d’histoire, de fierté. Mais aussi d’ambiguïté. Qu’est-ce que l’indépendance, au fond ? Un territoire libéré ? Une souveraineté politique? Ou une quête plus profonde, plus intime, celle d’une identité qui cherche encore sa forme?</em></strong><strong><em>&nbsp;</em></strong></p>



<p><strong>Manel Albouchi *</strong><strong></strong></p>



<span id="more-15938241"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1.jpg" alt="" class="wp-image-15290578" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>La Tunisie d’aujourd’hui ressemble à une sculpture inachevée. Une œuvre qui se modèle sous l’effet des vents contraires : l’héritage et l’avenir, la tradition et l’innovation, la mémoire et la réinvention. Comme un individu en quête de soi, elle oscille entre ce qui lui a été transmis et ce qu’elle aspire à devenir. Mais cette quête est-elle un cheminement naturel, ou sommes-nous enfermés dans un entre-deux stérile ?&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le passé, le présent : un entre-deux incertain&nbsp;</h2>



<p>Chaque année, le 20 mars, nous commémorons. Nous saluons la mémoire d’une époque où l’ennemi était visible, où l’oppression avait un visage clair. Habib Bourguiba a donné à la Tunisie son indépendance matérielle, un cadre étatique, une structure. Il nous a appris à marcher debout. Mais avons-nous appris à marcher seuls ?&nbsp;</p>



<p>Le pays semble figé dans une tension permanente. Entre nostalgie et sidération. Entre admiration pour le passé et paralysie face à l’avenir. Nous nous racontons notre indépendance, mais nous la vivons comme une perte.&nbsp;</p>



<p>Nous avons coupé les chaînes visibles, mais avons-nous brisé les chaînes invisibles?&nbsp;</p>



<p>Nous avons récupéré notre terre, mais avons-nous récupéré notre souveraineté intérieure?&nbsp;</p>



<p>Nous avons obtenu le droit de gouverner, mais savons-nous réellement choisir notre destin?&nbsp;</p>



<p>La Tunisie vit un conflit identitaire. Un clivage, dans le sens psychanalytique du terme : une coexistence de réalités contradictoires, où l&rsquo;on oscille entre fierté et désillusion, sans parvenir à réconcilier les deux.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’indépendance piégée dans le regard des autres&nbsp;</h2>



<p>L’indépendance, ce n’est pas seulement se libérer d’un oppresseur. C’est aussi se libérer du besoin d’être validé. Or, nous vivons dans le regard des autres.&nbsp;</p>



<p>Nous négocions notre souveraineté économique avec des bailleurs de fonds étrangers.&nbsp;</p>



<p>Notre scène politique oscille entre ruptures superficielles et conformisme de façade.&nbsp;</p>



<p>Nos jeunes rêvent d’ailleurs, convaincus que l’avenir ne se conjugue pas ici.&nbsp;</p>



<p>Nous sommes comme un individu pris dans un locus de contrôle externe, cette sensation d’être déterminé par des forces extérieures, plutôt que d’agir sur le monde. Nous subissons, plus que nous n’habitons notre propre histoire.&nbsp;</p>



<p>Alors, où est notre souveraineté ?&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Sortir de l’ignorance pour retrouver notre liberté intérieure&nbsp;</h2>



<p>L’ignorance n’est pas qu’un manque d’information. C’est une prison cognitive. Un peuple qui ne comprend pas son époque ne peut que la subir.&nbsp;</p>



<p>Aujourd’hui, notre inconscience nous maintient en servitude :&nbsp;esclaves d’un modèle économique où nous produisons sans créer; esclaves d’un climat politique où l’instantané écrase la réflexion; &nbsp;esclaves d’un fatalisme qui nous fait croire que le changement est impossible.&nbsp; Mais alors, comment sortir de cette inertie ?&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Vers une indépendance réelle : déconstruire pour reconstruire&nbsp;</h2>



<p><strong><em>1. Penser autrement</em></strong><strong><em>&nbsp;: </em></strong>notre vision du monde est façonnée par des schémas anciens. Si nous continuons à penser comme hier, nous revivrons hier. Aussi devons-nous&nbsp;:&nbsp;</p>



<p>&#8211; développer un esprit critique, une capacité à analyser les structures invisibles;&nbsp;</p>



<p>&#8211; revaloriser la culture du débat, non pas pour opposer, mais pour construire;</p>



<p>&#8211; réhabiliter la complexité en cessant de chercher des solutions simplistes à des problèmes profonds.&nbsp;</p>



<p><strong><em>2. Soigner notre rapport à notre pays</em></strong><strong><em>&nbsp;:</em></strong> un peuple qui doute de sa propre terre est un peuple en exil intérieur.&nbsp;Aussi devons-nous&nbsp;:</p>



<p>&#8211; redonner du sens à l’engagement, au lieu d’alimenter l’évasion;&nbsp;</p>



<p>&#8211; restaurer la notion de responsabilité collective, au lieu de toujours blâmer l’Autre;&nbsp;</p>



<p>&#8211; sortir du déni en reconnaissant nos failles pour mieux les dépasser.&nbsp;</p>



<p><strong><em>3. Bâtir une gouvernance incarnée</em></strong><strong><em>&nbsp;:</em></strong> l’indépendance ne se décrète pas, elle se construit par&nbsp;:&nbsp;</p>



<p>&#8211; un leadership qui ne se contente pas de <em>«gérer»</em>, mais qui impulse une vision&nbsp;;&nbsp;</p>



<p>&#8211; un peuple qui comprend que la souveraineté implique des devoirs, pas seulement des droits;</p>



<p>&#8211; un modèle économique qui cesse de mendier et qui commence à innover.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Vers une souveraineté intégrale : de la mémoire à l’action&nbsp;</h2>



<p>Aujourd’hui, notre ambition ne doit pas se limiter à préserver ce qui a été acquis, mais à créer une nouvelle souveraineté, celle de l’esprit et de la vision.&nbsp;</p>



<p>L’Histoire nous a donné un territoire libre. Il est temps maintenant d’y inscrire une vision libre.&nbsp;</p>



<p>Bonne fête de l’Indépendance, et que cette journée soit le point de départ d’un renouveau, visible et invisible.&nbsp;</p>



<p><em>*&nbsp;Psychologue et psychanalyste. &nbsp;</em><em></em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="PywZjMKaW4"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/20/retrecissement-de-lespace-geostrategique-de-la-tunisie/">Rétrécissement de l’espace géostratégique de la Tunisie</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Rétrécissement de l’espace géostratégique de la Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/20/retrecissement-de-lespace-geostrategique-de-la-tunisie/embed/#?secret=vdmexQ2WKQ#?secret=PywZjMKaW4" data-secret="PywZjMKaW4" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/20/tunisie-independance-est-un-combat-inacheve/">Tunisie | L&rsquo;indépendance est un combat inachevé  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Rencontre à Tunis : «L’entreprise de demain se construit aujourd’hui»</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/17/rencontre-a-tunis-lentreprise-de-demain-se-construit-aujourdhui/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/17/rencontre-a-tunis-lentreprise-de-demain-se-construit-aujourdhui/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Jan 2024 06:30:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[CCIT]]></category>
		<category><![CDATA[modèle économique]]></category>
		<category><![CDATA[responsabilité sociale]]></category>
		<category><![CDATA[société à mission]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=11281928</guid>

					<description><![CDATA[<p>Journée de réflexion sur le thème de la «société à mission» organisée par la CCIT.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/17/rencontre-a-tunis-lentreprise-de-demain-se-construit-aujourdhui/">Rencontre à Tunis : «L’entreprise de demain se construit aujourd’hui»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La Chambre de commerce et d’industrie tuniso-française (CCIT) organise une journée de réflexion sur le thème de la «société à mission», en vue d’un modèle économique plus responsable et en parfaite adéquation avec le contexte socioculturel, économique et politique du pays.</em></strong></p>



<span id="more-11281928"></span>



<p>Cette journée de réflexion, qui se tiendra le 19 janvier 2024 à l’hôtel Laico Tunis de 9h00 à 14h00.</p>



<p>Elle sera animée par d’éminents experts tunisiens et français qui présenteront, lors de deux panels, la société à mission en France&nbsp;: avancées et enjeux pratiques et l’entreprise à mission et sa perspective en Tunisie.&nbsp;</p>



<p>Elle s’inscrit dans le cadre des activités prospectives initiées par la CCIT, qui se matérialiseront par l’organisation de plusieurs journées de réflexion pendant deux années (2024-2025) sur l’entreprise tunisienne de demain, auxquelles participeront des acteurs socio-économiques et académiques.</p>



<p>A travers ces journées, la CCITF se propose de favoriser une réflexion et un échange sur la question de la responsabilité sociale et la gouvernance de l’entreprise tunisienne. L’ambition étant de sensibiliser les entreprises à diriger vers un modèle économique plus responsable et en parfaite adéquation avec le contexte socioculturel, économique et politique du pays.</p>



<p>Ces journées se concrétiseront par la rédaction d’une note de synthèse, également appelée <em>«livre blanc»</em>, sur l’entreprise tunisienne qui tracera les futures politiques publiques au niveau économique et explorera les enjeux cruciaux auxquels font face les entreprises tunisiennes dans un monde en constante évolution.</p>



<p>Le contexte tunisien actuel, affecté par des crises économiques, sociales et sociétales et des transitions politiques, écologiques, énergétiques et numériques, nécessite la production de nouvelles perspectives et un nouveau modèle économique et de rentabilité soutenable.</p>



<p>Bien que la résilience développée par l’entreprise tunisienne ces dernières années soit un gage de pérennité, elle est soumise à une dynamique évolutive qui l’oblige à devoir constamment revoir ses modes de fonctionnement et ses logiques d’organisations. Ainsi, l’objectif de ces journées de réflexion est d’éclairer et de débattre des perspectives et des stratégies qui permettront aux entreprises en Tunisie de prospérer et créer de la valeur.</p>



<p>A la suite de ces journées de réflexion la chambre sélectionnera un échantillon d’entreprises pour les financer et les accompagner dans des projets de transformation, qui se feront selon une approche collaborative avec l’université tunisienne.</p>



<p>La 1<sup>ère</sup> journée de réflexion consacrée à <em>«la société à mission» </em>va discuter de la question de la responsabilité sociale et de la gouvernance de l’entreprise tunisienne. Elle explorera ces questions avec comme objectif de se diriger vers un modèle économique plus responsable tout en restant en adéquation avec le contexte socioculturel du pays ainsi que de son histoire économique et politique.</p>



<p>Quelles sont les nouvelles propriétés de création de la valeur pour l’ensemble des parties prenantes? Quelle gouvernance originale de l’entreprise tunisienne?</p>



<p>Le modèle économique visé aspire à être inclusif et inspiré d’initiatives éprouvées à l’étranger telles que la société à mission en France et l’ensemble des perspectives sur les parties prenantes. En effet, ces questions ont donné lieu à des innovations juridiques dans plusieurs pays qui ont considéré que la RSE devait être inscrite dans le droit. Les travaux sur l’entreprise à mission permettent dans des contextes civilisationnels différents, notamment en Tunisie, de créer les conditions de nouvelles solidarités.</p>



<p>La <em>«société à mission»</em> est une qualité juridique accessible à toute entreprise en France, quel que soit son statut juridique, qui souhaite s’engager à contribuer à une finalité d’intérêt collectif, notamment d’ordre social et environnemental.</p>



<p>La gouvernance d’une société à mission inclut nécessairement trois caractéristiques fondamentales: &#8211; une mission constituant une finalité non réductible au profit mais qui s’y ajoute; &#8211; un engagement des actionnaires qui se caractérise par l’inscription de la mission dans les statuts; &#8211; un dispositif de vérification du respect des engagements et de restitution qui est l’indispensable contrepartie à la liberté laissée à l’entreprise de définir ses engagements.</p>



<p>Le modèle de la société à mission est exigeant. Il permet de distinguer clairement la finalité collective de l’entreprise de l’intérêt particulier de ses parties prenantes, au premier rang desquels ses actionnaires.</p>



<p>En tant que finalité de l’entreprise, la mission doit ainsi s’entendre comme le cœur de la contribution de l’entreprise à la société, indissociable de son activité, mais aussi des responsabilités que cette activité lui confère. </p>



<p><strong><em>Communiqué.</em></strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/17/rencontre-a-tunis-lentreprise-de-demain-se-construit-aujourdhui/">Rencontre à Tunis : «L’entreprise de demain se construit aujourd’hui»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Algérie : Le président Tebboune en quête d’un nouveau modèle économique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 19 Aug 2020 09:42:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Prise en étau entre le marteau de la chute drastique des prix du pétrole, sa quasi-unique recette d’exportation, et l’enclume de la pandémie du coronavirus, dans le contexte d’une lourde bureaucratie administrative, l’Algérie veut se libérer de sa dépendance des hydrocarbures pour adopter un nouveau modèle économique axé sur la production et l’économie de la...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/08/19/algerie-le-president-tebboune-en-quete-dun-nouveau-modele-economique/">Algérie : Le président Tebboune en quête d’un nouveau modèle économique</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/08/Abdelmadjid-Tebboune.jpg" alt="" class="wp-image-312598"/></figure>



<p><strong><em>Prise en étau entre le marteau de la chute drastique des prix du pétrole, sa quasi-unique recette d’exportation, et l’enclume de la pandémie du coronavirus, dans le contexte d’une lourde bureaucratie administrative, l’Algérie veut se libérer de sa dépendance des hydrocarbures pour adopter un nouveau modèle économique axé sur la production et l’économie de la connaissance, ouvert sur l’exportation.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Hassen Zenati</strong></p>



<span id="more-312597"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/11/Hassen-Zenati-2.jpg" alt="" class="wp-image-253792"/></figure></div>



<p>Economiste de formation, disposant d’une longue expérience dans la gestion locale en tant que préfet dans différentes régions d’Algérie, Abdelmadjid Tebboune, ancien ministre et l’Habitat et du Commerce et éphémère Premier ministre sous le président déchu Abdelaziz Bouteflika, a remis sur le métier un projet de transformation de l’économie algérienne qui doit, selon ses auteurs, la libérer de la rente pétrolière et de sa dépendance des hydrocarbures pour l’engager dans un modèle fondé sur la production et l’économie de la connaissance, ouvert le plus largement possible sur l’exportation.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Rassurer les opérateurs publics et privés inquiétés par les procès pour corruption</h3>



<p>Le chef de l’Etat a exposé les grands axes de cette réforme attendue depuis plusieurs années, qui s’étendra sur la décennie à venir, en ouvrant une conférence tripartite sur la <em>«relance pour une économie nouvelle», </em>rassemblant des représentants de l’Etat, les dirigeants du syndicat national des travailleurs et des opérateurs publics et privés. Il a indiqué que l’Etat pourrait consacrer 15 milliards de dollars, disponibles dans un premier temps, plus une <em>«rallonge»</em> de 12 milliards d’investissements au cours de deux premières années, pour engager cette transition indispensable, dont dépend à terme le redressement de l’économie algérienne.</p>



<p>Sur un plan politique, il s’est employé à rassurer les opérateurs publics et privés qui suivent depuis des mois avec inquiétude les procès pour <em>«corruption, blanchiment d’argent et détournement de fonds publics»</em>, de plusieurs magnats de <em>«l’oligarchie politico-financière» </em>enrichis sous l’ère Bouteflika, ainsi que plusieurs anciens ministres et deux anciens Premiers ministres du président déchu en avril 2019. Ils sont tous en détention préventive à la prison centrale d’El Harrach, près d’Alger, en attendant la fin de leurs procès.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Rétablir la confiance perdue entre l’Etat et les opérateurs</h3>



<p>Le président a sonné la<em> «mobilisation générale pour sauver le pays»</em>. <em>«Nous sommes tous du même côté de la barricade, personne n’est plus patriote que l’autre, nous devons sauver notre pays qui se trouve aujourd’hui à un tournant décisif»,</em> a-t-il martelé en assurant que <em>«la volonté politique existe»</em> et que les autorités sont disposées à <em>«aller très loin dans l’aide des acteurs économiques sincères et patriotes».</em> Il a promis de <em>«dépénaliser»</em> les actes de gestion, en confiant désormais aux tribunaux commerciaux d’éventuelles infractions économiques et d’accélérer la numérisation de tous les secteurs économiques et financiers pour éliminer <em>«l’opacité qui y était sciemment entretenue»</em> et rétablir ainsi la confiance perdue entre l’Etat et les opérateurs.</p>



<p>Le chef de l’Etat a en même temps laissé entendre que les marges de manœuvre sont étroites. <em>«La situation financière de notre pays est certes difficile, mais pas mortelle. Nous avons des réserves de change de 57 milliards de dollars. Nous tablons sur des revenus pétroliers d’environ 24 milliards de dollars pour l’année 2020, une mauvaise année pétrolière, mais avec un pétrole qui se situe bon an mal an autour de 40 dollars, alors que notre budget est calculé sur un pétrole à 30 dollars, en plus des 27 milliards de dollars des revenus de l’agriculture, le pari est jouable»,</em> a dit le chef de l’Etat. Il a insisté à plusieurs reprises que <em>«la situation est difficile, mais gérable»</em>, en rejetant les scénarios catastrophistes sur un effondrement prochain de l’économie de son pays.</p>



<p>Il a nouveau rejeté avec fermeté tout recours au Fonds monétaire international (FMI), à la Banque mondiale, aux emprunts extérieurs «ou même à des pays amis», pour renflouer les caisses de l’Etat, qui ont vu les réserves en devises divisées par près de quatre depuis 2014.</p>



<p>La pandémie du coronavirus, dont le coût définitif n’est toujours pas connu, aura coûté très cher au pays, en arrêt de travail, aides aux plus affectés et dépenses de soins. L’euro, principale monnaie de transaction avec l’extérieur de l’Algérie, a enregistré mardi un nouveau record à la hausse à 152,29 dinars sur le marché interbancaire, en se situant à 192 dinars sur le marché parallèle, toléré. Le dollar s’échangeait pour sa part à 128 dinars.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Vers la renégociation des accords avec l’Union européenne</h3>



<p>Le gouvernement algérien table désormais sur le doublement au moins des exportations hors hydrocarbures à la fin de l’année prochaine, à quelques 5 milliards de dollars, contre autour de 2 milliards de dollars, stables depuis des années. Il a engagé des discussions avec l’Union européenne pour renégocier l’accord d’association signé entre les deux parties en avril 2002, sous la présidence de Bouteflika. Considéré <em>«inégal»</em> et <em>«déséquilibré»</em> par Alger, il aurait coûté 16 milliards de dollars de manque à gagner fiscal à l’Algérie, selon une estimation des experts locaux.</p>



<p>Ali Bey Nasri, président de l’Association nationale des exportateurs algériens (Anexal) a réclamé dimanche <em>«la remise à plat de cet accord élaboré et signé en 2002 dans un contexte politique difficile pour nous. Il a été conçu par l’Union européenne pour défendre ses intérêts, et proposé à l’Algérie qui l’a entériné»</em>. Depuis l’entrée en vigueur de cet accord, l’Algérie a importé pour un montant de 250 milliards de dollars de l’UE, alors qu’elle n’a exporté que pour 14 milliards de dollars vers les pays de l’UE, selon les mêmes experts. Pour Ali Bey Nasri, il faut que l’Algérie dépasse l’approche commerciale de son partenariat avec l&rsquo;UE pour s&rsquo;intégrer aux chaînes de valeur européennes, en améliorant sa compétitivité. <em>«L’Europe doit avoir en l’Algérie un partenaire fort au sud de la Méditerranée»,</em> a-t-il dit, en appelant l’Etat à faire participer les opérateurs du secteur productif à toutes les phases des négociations avec l’Europe. <em>«L’État ne doit plus parler tout seul»</em>, a-t-il lancé.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Vers l’ouverture du secteur bancaire à l’investissement privé</h3>



<p>Le président Tebboune, a demandé par ailleurs aux opérateurs algériens à s’intéresser aux transports aérien et maritime, jusque-là fermés à l’investissement privé et annoncé l’ouverture du secteur bancaire à l’investissement privé. <em>«Je ne vois aucune objection, aujourd’hui, à ce que des investisseurs privés créent des compagnies de transport aérien et maritime de marchandises et de voyageurs ainsi que des banques»</em>, a-t-il dit, soulignant que la fermeture du ciel et la mer aux compagnies privées nationales, a mis le transport maritime et aérien entre les mains et armateurs et des compagnies étrangères, ce qui a coûté à l’Algérie 12,5 milliards de dollars, dont 3,4 milliards de dollars pour les frais de transport maritime de marchandises, accentuant les transferts de devises.</p>



<p>Les opérateurs extérieurs algériens se sont vu reprocher d&rsquo;être devenus des <em>«champions de l’import-import»</em> sous la présidence de Bouteflika et d’user de divers subterfuges, notamment la surfacturation de leurs cargaisons, pour accumuler des devises à l’étranger, au détriment de l&rsquo;Etat. Lorsqu’il était ministre du Commerce, M. Tebboune avait vivement critiqué l’ouverture du marché algérien aux produits étrangers. <em>«L’Algérie est devenue une poubelle pour les produits les plus insignifiants en provenance de l’étranger»</em>, s’était-il indigné.</p>



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