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	<title>Archives des Mohamed Ben Smail - Kapitalis</title>
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	<title>Archives des Mohamed Ben Smail - Kapitalis</title>
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		<title>Il y a deux ans, mourait Bechir Ben Yahmed, l’«Africain capital»</title>
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		<pubDate>Wed, 03 May 2023 07:32:12 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>En cette journée mondiale de la liberté de la presse, une pensée pour Bechir Ben Yahmed, l’un des plus grands journalistes et patrons de presse des cent dernières années en Tunisie, en France et dans le monde, qui nous a quittés il y a deux ans jour pour jour. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/03/il-y-a-deux-ans-mourait-bechir-ben-yahmed-lafricain-capital/">Il y a deux ans, mourait Bechir Ben Yahmed, l’«Africain capital»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Coïncidence ou clin d’œil du destin, le 3 mai 2021, journée mondiale de la liberté de la presse, mourait Bechir Ben Yahmed, l’un des plus grands journalistes et patrons de presse des cent dernières années en Tunisie, en France et dans le monde. Il a rendu l’âme à l’hôpital parisien Lariboisière à Paris des suites d’une contamination au Covid-19. Il avait 93 ans.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Ridha Kefi</strong></p>



<span id="more-7727915"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/03/Ridha-Kefi.jpg" alt="" class="wp-image-203122"/></figure></div>


<p>BBY, comme on aimait l’appeler au sein de la rédaction de <em>Jeune Afrique</em>, était l’un des plus importants témoins de l’Afrique des indépendances à la période postcoloniale et qui a eu la chance de connaître ou de côtoyer la plupart des personnalités emblématiques du continent africain, mais aussi du Maghreb, du Monde arabe et du tiers-mode en général, de Bourguiba à Nasser, en passant par Che Guevara, Ho Chi Minh, Franz Fanon, Ben Bella, Lumumba,&nbsp;Senghor, Houphouët-Boigny, Mobutu, Hassen II, Bouteflika ou Caïd Essebsi… pour ne citer que ceux-là.</p>



<p>A sa mort, François Soudan, son collaborateur depuis longtemps, devenu son successeur à la tête de la rédaction de <em>Jeune Afrique</em>, aux côtés de son fils Marwane Ben Yahmed, a salué la mémoire d’un<em> «Africain capital»</em>, qui réussit <em>«une foisonnante traversée du siècle qui vit, dans un singulier alignement de planètes, coïncider la vie d’un homme, la réussite d’une entreprise et l’émergence d’un continent»</em>, phrase qui aurait constitué la plus belle épitaphe pour cet enfant de Djerba, qui a marqué de son empreinte la vie d’une Afrique à laquelle il crût très tôt et qu’il servit sa vie durant avec le même dévouement.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un journal panafricain pour les Noirs et les Arabes</h2>



<p>Bechir Ben Yahmed était le benjamin d’une fratrie nombreuse, diplômé de HEC Paris et que sa famille destinait à une carrière dans le commerce, comme le reste de ses frères. Mais il a découvert, presque en même temps, la politique, le journalisme et l’Afrique. Et son destin s’est noué le jour où, jeune étudiant à Paris, membre du Néo-Destour, il a été chargé par Mohamed Masmoudi d’assurer la liaison entre Bourguiba et la délégation&nbsp;tunisienne, présidée par Tahar Ben Ammar qui négociait, en avril 1955 à Paris, l’autonomie interne puis l&rsquo;indépendance de la Tunisie. </p>



<p>Rentré au pays le 1<sup>er</sup> juin de la même année dans le bateau qui ramenait Bourguiba au port de la Goulette, son avenir sera tracé. Le plus jeune secrétaire d’Etat chargé de l’information dans le Premier cabinet Bourguiba, à 28 ans, il créera et dirigera l’hebdomadaire <em>L’Action, </em>mais il ne tardera pas à se sentir à l’étroit dans le nouveau rôle qui lui est attribué. Un éditorial où il critiquait le sort réservé à Tahar Ben Ammar déclencha la colère de Bourguiba, qui lui interdit l’utilisation du titre <em>L’Action</em>, dont il prétendait posséder les droits. Et c’est ainsi qu’il dût démissionner et rééditer l’hebdomadaire, deux ans plus tard, sous une nouvelle appellation d’<em>Afrique Action</em>. C’était en 1960. Entretemps, il avait créé une entreprise de travaux publics et mit les premiers jalons de ce qui deviendra par la suite l’hôtel Africa, au centre-ville de Tunis.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="gwwLTpkhcv"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/05/04/la-tunisie-saura-t-elle-honorer-dignement-la-memoire-de-bechir-ben-yahmed/">La Tunisie saura-t-elle honorer dignement la mémoire de Béchir Ben Yahmed ?</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Tunisie saura-t-elle honorer dignement la mémoire de Béchir Ben Yahmed ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/05/04/la-tunisie-saura-t-elle-honorer-dignement-la-memoire-de-bechir-ben-yahmed/embed/#?secret=XM075dW4iZ#?secret=gwwLTpkhcv" data-secret="gwwLTpkhcv" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Témoignant de son état d’esprit de l’époque&nbsp;lorsqu’il avait opté pour le titre <em>Afrique Action</em>, BBY a écrit dans ses mémoires intitulés <em>‘‘J’assume’’</em>, parues en 2021, peu de temps avant sa mort&nbsp;: <em>«Un journal panafricain pour les Noirs et les Arabes. Plus j’avançais, plus je sentais qu’il n’y avait pas de différence de civilisation entre eux. Durant tous mes échanges avec Lumumba, je m’étais senti en parfaite harmonie. Ce sentiment de fraternité ne s’explique pas. Il était profondément ancré en moi»</em>. <em>«A l’époque,</em> se souvient encore Ben Yahmed,<em> l’Afrique, ça n’existe pas, moi, je ne la connaissais pas. Pourtant, avec une grande insouciance, je me suis dit qu’il fallait un journal pour tout le continent»</em>. <em>«L’Afrique était jeune et belle. Nous aussi»</em>, dira-t-il aussi, en évoquant les discussions qu’il eût à l’époque à ce propos avec Tom Brady, correspondant du <em>New York Times</em> à Tunis, Jean Daniel, qui sera blessé à la guerre de Bizerte et deviendra directeur du <em>Nouvel Observateur</em>, Mohamed Ben Smail, et Guy Sitbon qui furent parmi les premiers rédacteurs en chefs de l’hebdomadaire.</p>



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<figure class="wp-block-image size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1000" height="1000" data-id="7728189" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/05/Bourguiba-Ben-Ammar-Ben-Yahmed-Mestiri.jpg" alt="" class="wp-image-7728189" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/05/Bourguiba-Ben-Ammar-Ben-Yahmed-Mestiri.jpg 1000w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/05/Bourguiba-Ben-Ammar-Ben-Yahmed-Mestiri-300x300.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/05/Bourguiba-Ben-Ammar-Ben-Yahmed-Mestiri-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/05/Bourguiba-Ben-Ammar-Ben-Yahmed-Mestiri-768x768.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/05/Bourguiba-Ben-Ammar-Ben-Yahmed-Mestiri-120x120.jpg 120w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/05/Bourguiba-Ben-Ammar-Ben-Yahmed-Mestiri-360x360.jpg 360w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/05/Bourguiba-Ben-Ammar-Ben-Yahmed-Mestiri-580x580.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/05/Bourguiba-Ben-Ammar-Ben-Yahmed-Mestiri-860x860.jpg 860w" sizes="(max-width: 1000px) 100vw, 1000px" /></figure>



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<p><em><strong>Ph.1 </strong>: Habib Bourguiba, Abdallah Farhat, Bechir Ben Yahmed et Ahmed Mestiri. <strong>Ph.2 </strong>: Habib Bourguiba, Richard Nixon, Béchir Ben Yahmed et Mongi Slim. </em></p>



<p>C’est finalement un éditorial sur la guerre de Bizerte paru en octobre 1961 où il parlait d’<em>«orgueil»</em>, de<em> «mépris»</em> et de <em>«pouvoir personnel»</em> qui allait sceller la rupture avec Bourguiba. <em>«Tes arguments sont valables,</em> admet ce dernier<em>, mais ils ne s’appliquent pas dans mon cas, je saurai éviter les pièges que tu décris.»</em> On saura, par la suite, ce qu’il sera advenu du <em>«pouvoir personnel»</em> de celui qui n’allait pas tarder à se faire appeler <em>«Le Combattant Suprême»</em>. Mais si la rupture eût lieu entre les deux hommes, elle ne sera pas définitive parce que, comme le dira l’éditeur de presse, ils ont toujours eu beaucoup d’estime l’un pour l’autre et Bourguiba l’a toujours considéré comme un second fils.</p>



<p>Pour Ben Yahmed, toutefois, cette rupture n’en sera jamais une, puisque tout en partant pour Rome en 1962 pour créer <em>Jeune Afrique</em>, puis en installant son hebdomadaire à Paris, en 1964, pour être plus près de l’Afrique francophone dont le sort se jouait à l’époque dans la capitale française, l’éditeur de presse a gardé des liens très forts avec la Tunisie jusqu’à mort.</p>



<p>Entre les années soixante et quatre-vingt du siècle dernier qui furent celles des indépendances africaines, <em>Jeune Afrique</em> connût ses années les plus fastes. Sa rédaction réunissait la fine fleur de l’intelligentsia africaine et arabe de cette époque, de Kateb Yacine à Amin Maalouf, en passant par Ibrahima Signaté, Georges Henein, Justin Vieyra, Sennen Andriamirado, Siradou Diallo, Habib Boularès, Hamid Barrada, Sophie Bessis ou encore Hamza Kaidi.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Conscience collective d’un continent entier</h2>



<p>BBY, qui dirigeait l’équipe rédactionnelle la plus internationale et, si je puis dire, la plus colorée de la place parisienne, savait gommer les différences, créer des synergies, développer des liens transversaux permettant un dialogue permanent, parfois houleux, entre les composantes d’une rédaction qui était au tiers composée d’Européens, de Maghrébins et d’Africains subsahariens.</p>



<p>Et à ce propos, je citerai volontiers une phrase de Bechir Ben Yahmed dans un entretien de 2010&nbsp;où il expliquait l’origine du succès de son magazine auprès des Subsahariens: <em>«C’est ma grande fierté, c’est la grande réussite de ce journal. Je suis prémuni contre le racisme depuis mon enfance. Je ne sais pas ce que c’est. Et ça aide beaucoup»</em>.</p>



<p>Il faut dire que durant son enfance à Mahboubine à Djerba, il avait côtoyé deux minorités&nbsp;: les juifs et les noirs. Il témoigne dans le même entretien à propos des juifs de son île natale&nbsp;: <em>«Je suis d’une île, Djerba, où la présence juive est millénaire. Ils étaient très pauvres, plus pauvres encore que les musulmans. Je les voyais vivre. Ils étaient travailleurs, et volontaires bien que quasiment analphabètes. A Djerba, nous avons aussi – héritage de l’Histoire – une petite&nbsp; minorité noire totalement intégrée.&nbsp;Je suis donc prémuni contre le racisme et l’antisémitisme»</em>. </p>



<p>Ces propos ont une résonnance particulière, surtout aujourd’hui où la Tunisie semble tourner le dos au continent auquel elle a donné son nom et où le racisme décomplexé s’exprime désormais aux plus hautes sphères de l’Etat. &nbsp;&nbsp;</p>



<p>A propos des relations, tour à tour, heurtées et apaisées, de Ben Yahmed avec les dirigeants du continent, Hervé Bourges, l’ancien dirigeant de l’audiovisuel français, dans son <em>Dictionnaire amoureux de l’Afrique</em>, avait eu cette belle phrase qui explique cet attachement réciproque malgré les incompréhensions et les malentendus passagers&nbsp;: <em>«Il fut le premier en Afrique à exercer ce noble métier. Le confident, l’interlocuteur quotidien, le partenaire </em>[des dirigeants du continent]<em> dans cette construction de l’expression africaine nouvelle. Bien sûr, ils ont parfois interdit son journal, l’ont autorisé à nouveau, ils se sont brouillés avec lui, l’ont aimé ou l’ont détesté. Ils l’ont toujours estimé.» </em>Et il conclut que <em>Jeune Afrique</em> <em>«en est venu à représenter une forme de conscience collective d’un continent entier, que la presse internationale avait du mal à comprendre. Rôle exigeant, impossible à tenir. Et pourtant, le défi a été non seulement relevé, mais atteint.»</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="LVxKjgW51n"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/05/03/in-memoriam-bechir-ben-yahmed-celebre-et-meconnu/">In memoriam : Béchir Ben Yahmed, célèbre et méconnu</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« In memoriam : Béchir Ben Yahmed, célèbre et méconnu » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/05/03/in-memoriam-bechir-ben-yahmed-celebre-et-meconnu/embed/#?secret=emYXAN4SD1#?secret=LVxKjgW51n" data-secret="LVxKjgW51n" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Ben Yahmed explique&nbsp;en parlant des Africains subsahariens : <em>«Ils ont compris que nous avons fait nôtres leur cause et leur combat, et que nous sommes liés par une communauté de destin. Et je crois qu’ils ont eu raison parce que c’est vrai. Il n’y a pas de différence entre la guerre du Vietnam, la guerre d’Algérie ou la guerre du Congo. C’est la lutte pour l’indépendance. Ils l’ont bien senti.»</em> Et il ajoute&nbsp;: <em>«Les Subsahariens qui arrivent à </em>Jeune Afrique<em> se sentent chez eux. Je connais évidemment mieux l’Afrique du Nord et les problèmes du Moyen-Orient, mais je ne fais pas de différence. Tout au long de son histoire et jusqu’à ce jour, </em>Jeune Afrique<em> a compté dans ses rangs des Africains – noirs et blancs –, des Juifs, des Arabes, des musulmans, des animistes, des chrétiens et des athées. Cela marche assez bien parce que </em>Jeune Afrique<em> n’est pas un journal de Blancs qui emploient des Noirs. Ce n’est pas du tout ça.»</em></p>



<p>On peut penser que l’esprit humaniste qui fût derrière le parcours exceptionnel de cet homme qui a incarné plus que tout autre, entre 1958 et 2021, cette communauté de destin entre les peuples du nord et du sud du Sahara, aurait une dimension générationnelle et qu’aujourd’hui, les données géopolitiques et les conditions historiques ont changé, mais une telle explication, si elle renferme une petite part de vérité, ne devrait en aucun cas justifier&nbsp;la montée du racisme et du nationalisme que l’on observe aujourd’hui, et pas seulement en Tunisie, ni dérober, à nos yeux, l’importance de l’engagement personnel contre ces fléaux contre lesquels on devrait tous s’<em>«immuniser»</em> pour utiliser le terme de Ben Yahmed.</p>
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		<title>In memoriam : Béchir Ben Yahmed, célèbre et méconnu</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 03 May 2021 13:26:56 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Béchir Ben Yahmed, directeur fondateur de Jeune Afrique, un grand journaliste et un fin analyste des affaires du monde, vient de nous quitter ce matin, lundi 3 mai 2021, dans un hôpital parisien. Il avait 93 ans. Sa mort intervient le jour de la célébration de la Journée mondiale de la liberté de la presse...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/05/03/in-memoriam-bechir-ben-yahmed-celebre-et-meconnu/">In memoriam : Béchir Ben Yahmed, célèbre et méconnu</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/05/Bechir-Ben-Yahmed.jpg" alt="" class="wp-image-347733"/><figcaption><em>Ph. Bruno Lévy</em>.</figcaption></figure></div>



<p><strong><em>Béchir Ben Yahmed, directeur fondateur de Jeune Afrique, un grand journaliste et un fin analyste des affaires du monde, vient de nous quitter ce matin, lundi 3 mai 2021, dans un hôpital parisien. Il avait 93 ans. Sa mort intervient le jour de la célébration de la Journée mondiale de la liberté de la presse et cette coïncidence est très symbolique de son parcours et de ses combats. En cette douloureuse circonstance, je voudrai partager ce modeste témoignage sur un homme, qui a beaucoup compté dans mon parcours professionnel et humain.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Ridha Kéfi</strong></p>



<span id="more-347740"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/03/Ridha-Kefi.jpg" alt="" class="wp-image-203122"/></figure></div>



<p>J’ai eu la chance de connaître de près Feu Mohamed Ben Smail, fondateur de Cérès éditions, qui a édité certains de mes livres et c’est grâce à lui que j’ai eu la chance de connaître Béchir Ben Yahmed, son ami de toujours, et de travailler sous sa direction rigoureuse et éclairée.</p>



<p>Avant de connaître de près les deux hommes, qui, dans les années 1970-1980 étaient déjà au faîte de la notoriété, j’étais jeune écrivain et journaliste débutant et ils étaient pour moi des maîtres, des modèles sinon même des idoles.</p>



<p>J’ai dit que c’est Si Mohamed qui m’a recommandé à Si Béchir. C’était en 1994. Souhayer Belhassen et Sophie Bessis qui ont longtemps couvert la Tunisie pour<em> ‘‘Jeune Afrique’’ </em>étaient parties. Le magazine avait besoin de quelqu’un pour remplir le vide laissé à Tunis et Tunis comptait beaucoup pour le magazine.</p>



<p>À l’époque, j’étais rédacteur en chef adjoint du journal<em> ‘‘Le Temps’’</em> et j’avais maille à partir avec Abdelwaheb Abdallah, le chien de garde de Ben Ali, qui a exigé de la direction de Dar Assabah et a même obtenu que je n’écrive plus d’éditoriaux ou de chroniques. J’étais frustré et Si Mohamed était mon confident. C’est ainsi que sa recommandation m’a ouvert les portes de <em>‘‘Jeune Afrique’’.</em></p>



<h3 class="wp-block-heading">Ma première rencontre avec BBY</h3>



<p>Je me souviendrais toujours de ma première rencontre avec Béchir Ben Yahmed, dans son bureau de la rue d’Auteuil, dans le 16e arrondissement parisien. J’allais passer douze ans dans cette maison, les plus belles années de ma vie de journaliste.</p>



<p>On dit que la première impression est toujours la bonne et le premier quart d’heure que j’ai passé avec BBY, comme l’appellent tous ses journalistes, a été décisif. L’homme m’a paru exactement à l’image qu’on a de lui : rigoureux, concis et précis dans ses questions, attentif aux moindres hésitations, à l’affût de tout signe qui lui permettrait de confirmer une première appréciation. J’étais immédiatement recruté, car il avait beaucoup d’amis à Tunis et il s’était informé. J’apprendrai plus tard qu’il ne s’est pas contenté de jeter un coup d’œil à mon CV ou à la sélection d’articles que je lui avais envoyée, il m’avait demandé une lettre manuscrite et avait fait réaliser mon analyse graphologique. L’une de ses trois secrétaires me le montrera, plusieurs années plus tard.</p>



<p>C’est un aspect qui m’a surpris de la part de cet homme rationaliste, dialecticien, féru de science et de technologie. Il faisait alors faire des études graphologiques des collaborateurs qu’il allait recruter. Mais pas seulement. Il le faisait aussi, parfois, avec certains de ses invités ou même des dirigeants politiques dont il parvenait à avoir un texte manuscrit : c’est un élément d’appréciation supplémentaire pour appréhender les hommes, leurs qualités, leurs défauts, ou leurs destins. Et pour un journaliste ce sont des informations importantes à connaître pour mieux apprécier les hommes et leurs actions.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Ni trop près ni trop loin des hommes politiques</h3>



<p>Pour revenir aux débuts de Si Béchir dans la politique et dans la presse, je dirai qu’il a eu la chance inouïe de se retrouver à Paris, étudiant dans une école du commerce, au milieu des années 1950, à un moment où les dirigeants Tunisiens négociaient l’indépendance. C’est ainsi qu’il a côtoyé les Habib Bourguiba, Tahar Ben Ammar, Mongi Slim et d’autres. Il a été pour ainsi dire aux premières loges, car il n’était jamais loin de la salle où se passaient les négociations tuniso-françaises. Et transmettait souvent à Bourguiba des détails importants sur les points d’achoppement des discussions. Il avait même, m’a-t-on appris, fait le chauffeur pour Bourguiba. C’est donc tout naturellement qu’au lendemain de l’indépendance, il s’est retrouvé membre d’un gouvernement formé en majorité de jeunes.</p>



<p>Cependant, si BBY était fasciné par la politique, il n’a jamais été ce qu’on peut appeler un politicien. Il était un bon chef d’équipe et un bon chef d’orchestre, qui aimait diriger des hommes et des femmes pour les aider à tirer le meilleur d’eux-mêmes, mais il n’avait pas l’âme ni la vocation d’un leader. Il ne se voyait pas faire un discours ou haranguer une foule de gens lors d’un meeting populaire. D’ailleurs, il prit rapidement ses distances vis-à-vis de la politique politicienne et trouva sa voie dans l’information et la presse. Il sera donc un médiateur, un homme d’observation et d’analyse, ni trop près ni trop loin de la politique.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Un difficile exercice d’équilibriste </h3>



<p>En fondant <em>‘‘L’Action’’</em>, qui deviendra<em> ‘‘Afrique Action’’</em> puis<em> ‘‘Jeune Afrique’’</em>, Si Béchir a creusé son sillon, définitivement. Il a compris aussi qu’en restant en Tunisie, il n’aura pas la distance critique nécessaire pour faire son travail en toute indépendance, mais en partant pour Rome, où il passera deux ans, puis à Paris où il s’installera définitivement, il a gardé des liens très forts avec les autorités tunisiennes. Ces dernières l’aideront d’ailleurs beaucoup dans son entreprise et cette aide se poursuivra pratiquement sans interruption jusqu’à récemment, et je peux personnellement en témoigner.</p>



<p>D’ailleurs, les positions de <em>‘‘Jeune Afrique’’</em> par rapport à ce qui se passe en Tunisie n’ont jamais été bien comprises : souvent critiquées par les différents acteurs, le pouvoir comme l’opposition. Cet exercice d’équilibriste est très difficile, mais Si Béchir a toujours su se maintenir sur une ligne de crête, avec les risques que l’on imagine.</p>



<p>Soucieux de son indépendance mais sans jamais rompre avec les acteurs politiques, à l’écoute de ces derniers et attentif à leurs doléances mais sans jamais se soumettre à leurs diktats, BBY et<em> ‘‘Jeune Afrique’’ </em>sont, à cet égard, un modèle du genre. D’ailleurs, je me souviens d’une boutade que je vais raconter de mémoire: un jour, un journaliste a trouvé que la ligne de <em>‘‘Jeune Afrique’’</em> changeait souvent au gré des événements (par exemple, complètement pro-Saddam lorsque ce dernier a occupé le Koweït, en 1991, puis fortement hostile à ce dernier, au moment de l’occupation américaine de l’Irak, en 2003). Au journaliste qui reprochait à <em>‘‘JA’’</em> de ne pas avoir une ligne claire, BBY a répondu avec un sourire goguenard : <em>«Beaucoup de journaux sont parus après ‘‘JA’’. Ils avaient une ligne claire et même rigide. Certains ont disparu, mais ‘‘JA’’ est toujours là.»</em></p>



<p>Il faut comprendre cette réponse par rapport à la personnalité de BBY : cet homme de grande culture, curieux de tout, dont le plus grand plaisir demeure la lecture (il a d’ailleurs peu de distraction, même en vacances, il passe sa journée à lire et à s’informer), était le contraire d’un idéologue.</p>



<p>C’était un homme réaliste et pragmatique, il ne se gênait pas de changer d’idée ou de position pour peu qu’on réussit à le convaincre. D’ailleurs, et c’est tout à son honneur, il faisait lire souvent ses éditoriaux avant leur parution par certains rédacteurs en chef, chacun selon sa spécialisation, et souvent (j’en ai fait personnellement l’expérience), il prenait en considération leurs remarques et parfois même leurs critiques. Et cet exercice, il y soumettait aussi tous ses collaborateurs, car nous passions tous la moitié de notre temps à lire et à annoter nos articles les uns les autres. Nous nous corrigions. Et c’est le journal qui y gagne en clarté et en précision. Et ce sont, bien sûr, les lecteurs qui en sont, au final, les vrais gagnants.</p>



<p>C’est grâce à cette rigueur que <em>‘‘Jeune Afrique’’ </em>a assuré sa pérennité. D’ailleurs, des collègues français me disaient que la maison de BBY a une bonne réputation dans milieu de la presse en France en tant qu’école de journalisme. Beaucoup de jeunes journalistes y viennent parfois pour parfaire leur formation avant d’aller faire carrière dans les grands magazines de l’Hexagone. C’est une sorte de passage obligé. D’ailleurs, beaucoup de grands journalistes français ont fait leurs premières armes à la rue d’Auteuil.</p>



<p>Je pourrais dire encore plein de choses sur BBY et égrener des souvenirs, mais il suffit de dire qu’il était un homme exceptionnel, célèbre mais méconnu, car très discret et plus soucieux d’apprendre, de comprendre, de s’exprimer et de contribuer à la réflexion sur l’état du monde que de s’épancher sur sa propre personne. </p>



<p>En cette douloureuse circonstance, mes pensées vont pour son épouse (et compagnon de route) Danielle et ses enfants (et disciples) : Amir et Marwane, qui prit la direction de la rédaction en 2007, poursuivant avec la même rigoureuse abnégation l’œuvre de son père. Mais aussi pour Zyad Limam, François Soudan et tous les autres que la mort de BBY laissera aussi orphelins.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/05/03/in-memoriam-bechir-ben-yahmed-celebre-et-meconnu/">In memoriam : Béchir Ben Yahmed, célèbre et méconnu</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Tunisie : Décès de l&#8217;éditeur Rachid Ben Smaïl</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 01 May 2021 15:30:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Cérès Éditions]]></category>
		<category><![CDATA[décès]]></category>
		<category><![CDATA[éditeur]]></category>
		<category><![CDATA[Gammarth]]></category>
		<category><![CDATA[hôtel Carlton]]></category>
		<category><![CDATA[Karim Ben Smail]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Ben Smail]]></category>
		<category><![CDATA[Rachid Ben Smaïl]]></category>
		<category><![CDATA[Tunis]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L&#8217;éditeur Rachid Ben Smaïl est décédé aujourd&#8217;hui, samedi 1er mai 2021, annonce son frère Karim Ben Smaïl directeur général de Cérès Éditions et de l&#8217;hôtel Carlton, au centre-ville de Tunis. «L&#8217;enterrement aura lieu demain, dimanche 2 mai, au cimetière de Gammarth (banlieue nord de Tunis) dans la plus stricte intimité, conformément au protocole Covid-19», précise...</p>
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<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/05/Rachid-Ben-Smail.jpg" alt="" class="wp-image-347580"/></figure></div>



<p><strong><em>L&rsquo;éditeur Rachid Ben Smaïl est décédé aujourd&rsquo;hui, samedi 1er mai 2021, annonce son frère Karim Ben Smaïl directeur général de Cérès Éditions et de l&rsquo;hôtel Carlton, au centre-ville de Tunis.</em></strong></p>



<span id="more-347576"></span>



<p>«<em>L&rsquo;enterrement aura lieu demain, dimanche 2 mai, au cimetière de Gammarth (banlieue nord de Tunis) dans la plus stricte intimité, conformément au protocole Covid-19</em>», précise Karim Ben Smaïl.-</p>



<p>Rachid Ben Smaïl est, rappelons-le, fils de feu Mohamed Smaïl, grand éditeur, fondateur des éditions Cérès, journaliste, notamment à Jeune Afrique, écrivain, premier responsable du tourisme en Tunisie, ancien directeur général de la Radio Télévision Tunisienne, ancien président de l’Espérance sportive de Tunis et  fondateur de l’association Djerba Mémoire.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Y. N.</strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="NaD2lQpEZK"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/10/07/in-memoriam-mohamed-ben-smail-cet-illustre-tunisien/">In memoriam : Mohamed Ben Smaïl, cet illustre Tunisien…</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« In memoriam : Mohamed Ben Smaïl, cet illustre Tunisien… » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/10/07/in-memoriam-mohamed-ben-smail-cet-illustre-tunisien/embed/#?secret=rP25QLrVCo#?secret=NaD2lQpEZK" data-secret="NaD2lQpEZK" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/05/01/tunisie-deces-de-lediteur-rachid-ben-smail/">Tunisie : Décès de l&rsquo;éditeur Rachid Ben Smaïl</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Mohamed Ben Smaïl, le grand oublié de la Foire du livre de Tunis</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 07 Apr 2019 08:58:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Chokri Mabkhout]]></category>
		<category><![CDATA[éditions Cérès]]></category>
		<category><![CDATA[Foire internationale du livre de Tunis]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Ben Smail]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le grand éditeur, fondateur des éditions Cérès, Mohamed Ben Smaïl, qui nous a quittés le 6 juillet 2018, aurait mérité un hommage particulier lors de la Foire internationale du livre de Tunis, inaugurée avant-hier, vendredi 5 avril 2019. Il n’en fut rien et cet oubli est impardonnable. C’est son fils, Karim Ben Smaïl, qui dirige...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/04/07/mohamed-ben-smail-le-grand-oublie-de-la-foire-du-livre-de-tunis/">Mohamed Ben Smaïl, le grand oublié de la Foire du livre de Tunis</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-176316" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/09/Mohamed-Ben-Smail-Ban.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Le grand éditeur, fondateur des éditions Cérès, Mohamed Ben Smaïl, qui nous a quittés le 6 juillet 2018, aurait mérité un hommage particulier lors de la Foire internationale du livre de Tunis, inaugurée avant-hier, vendredi 5 avril 2019. Il n’en fut rien et cet oubli est impardonnable.</strong> </em></p>
<p><span id="more-205501"></span></p>
<p>C’est son fils, Karim Ben Smaïl, qui dirige la maison, avec le même enthousiasme et la même rigueur que son prestigieux père, qui l’a déploré dans un post Facebook : <em>«Pas un mot, pas un hommage, pas une évocation pour Mohamed Ben Smail, l’éditeur tunisien de référence de la Tunisie indépendante»</em>, a-t-il écrit, et d’ajouter, un brin philosophe :<em> «J’imagine que cela le ferait sourire, et qu’il continuerait son chemin en disant ‘‘la caravane passe, même quand les chiens n&rsquo;aboient pas’’».</em></p>
<p>Certes, mais cet oubli ne peut être justifié. Le directeur de la foire, Chokri Mabkhout, universitaire, romancier et homme de lettres, qui connaît le défunt et son apport, près d’un demi-siècle durant, au livre, à l’édition et à la culture en général, commet là davantage qu’une grave omission : une faute de goût. La foire sera clôturée le 14 avril. Il a encore le temps de se rattraper…</p>
<p style="text-align: right;"><strong>I. B.</strong></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="yPEOs80PDP"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/10/07/in-memoriam-mohamed-ben-smail-cet-illustre-tunisien/">In memoriam : Mohamed Ben Smaïl, cet illustre Tunisien…</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« In memoriam : Mohamed Ben Smaïl, cet illustre Tunisien… » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/10/07/in-memoriam-mohamed-ben-smail-cet-illustre-tunisien/embed/#?secret=UX94aMEArp#?secret=yPEOs80PDP" data-secret="yPEOs80PDP" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Mib8xEoED0"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/06/in-memoriam-mohamed-ben-smail-nous-quitte-vive-ceres-editions/">In memoriam : Mohamed Ben Smail nous quitte, vive Cérès Editions !</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« In memoriam : Mohamed Ben Smail nous quitte, vive Cérès Editions ! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/06/in-memoriam-mohamed-ben-smail-nous-quitte-vive-ceres-editions/embed/#?secret=L0FxPMCqxO#?secret=Mib8xEoED0" data-secret="Mib8xEoED0" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/04/07/mohamed-ben-smail-le-grand-oublie-de-la-foire-du-livre-de-tunis/">Mohamed Ben Smaïl, le grand oublié de la Foire du livre de Tunis</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Il y a un an nous quittait Jellal Ben Abdallah : une vie et des œuvres</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 10 Nov 2018 13:42:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Habib Bourguiba]]></category>
		<category><![CDATA[Jellal Ben Abdallah]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Ben Smail]]></category>
		<category><![CDATA[Sidi Bou Saïd]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le 9 novembre 2018, Jellal Ben Abdallah a quitté ce monde aussi discrètement qu&#8217;il a toujours vécu, sans se départir ainsi de sa discrétion légendaire. La vie du grand artiste Jellal Ben Abdallah, pilier de l’école de Tunis et figure discrète de Sidi Bou Saïd, fut en elle-même une œuvre mais une œuvre qui a...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/11/10/il-y-a-un-an-nous-quittait-jellal-ben-abdallah-une-vie-et-des-oeuvres/">Il y a un an nous quittait Jellal Ben Abdallah : une vie et des œuvres</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-183288" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/11/Ouvres-de-Jellal-Ben-Abdallah-Ban.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><strong><em>Le 9 novembre 2018, Jellal Ben Abdallah a quitté ce monde aussi discrètement qu&rsquo;il a toujours vécu, sans se départir ainsi de sa discrétion légendaire. La vie du grand artiste Jellal Ben Abdallah, pilier de l’école de Tunis et figure discrète de Sidi Bou Saïd, fut en elle-même une œuvre mais une œuvre qui a donné naissance a tant d’œuvres. Ce texte en témoigne&#8230; </em></strong></p>
<p>Par <strong>Amin Bouker</strong> *</p>
<p><span id="more-183285"></span></p>
<p>Il y a un an déjà, disparaissait Jellal Ben Abdallah, l’un de nos grands peintres tunisiens, laissant un patrimoine de plus de 7000 œuvres. Près de 1000 sont répertoriées. Les 6000 autres se sont dispersées sur les 5 continents.</p>
<h3>Ben Abdallah chez les cow-boys</h3>
<p>Je tiens de Jellal lui-même cette anecdote: Habib Bourguiba, à qui il faut rendre hommage pour cette action, avait coutume d’offrir une miniature de Ben Abdallah aux ambassadeurs et chefs d’Etats qui lui rendaient visite officielle. Une œuvre d’art, plutôt que des dattes farcies ou les sacro-saintes fanfreluches en argent…</p>
<p>Egalement, son épouse Wassila Ben Ammar – qui de l’aveu même de l’artiste avait «un goût très affirmé pour mes œuvres» – ne ratait aucune exposition et venait assister en avant-première à l’accrochage des tableaux, en choisissait pour elle et en suggérait d’autres à acquérir par l’Etat.</p>
<p>Jellal a toujours rendu grâce à Chedly Klibi, alors ministre de la Culture, pour avoir encouragé l’acquisition d’œuvres surréalistes, hors de l’ordre courant et des canons de la beauté convenue. Ironie de l’histoire, c’est en découvrant une telle œuvre sur la toile qu’en 2013, le Spencer Museum de Kansas City s’est porté acquéreur d’un tableau de Jellal, devenant ainsi le premier musée américain à détenir une œuvre surréaliste d’un peintre arabe.</p>
<p>Il convient également de rendre hommage à Taoufik Torjman qui a œuvré pour que nombre d’établissements, banques et cliniques se dotent d’une collection propre ainsi qu’à Mohamed Ben Smaïl d’avoir fait connaître l’Ecole de Tunis en éditant chez Cérès Productions les monographies de ceux qui deviendront nos grands peintres.</p>
<h3>Inventaire à la Prévert de tout ce qui fait l’âme tunisienne</h3>
<p>À l’inverse, force m’est de constater que l’actuel ministère des Affaires culturelles n’entreprend aucune action pour rendre hommage à Jellal Ben Abdallah, peintre qui a pourtant réalisé un inventaire à la Prévert de tout ce qui fait l’âme tunisienne : faune, flore, objets et ustensiles révolus, métiers oubliés, instruments de musique, costumes de mariées de toutes contrées du pays, scènes de genre où s’invitent régulièrement des allusions à la Grèce antique, à l’Egypte et au pays du soleil levant. Sans omettre les nombreux emprunts à la grande peinture européenne où figure en bonne place le clair-obscur cher à Rembrandt et au Caravage.</p>
<p>Après avoir connu une révolution, à l’heure où notre pays peine encore à se trouver une nouvelle identité, se priver ainsi de ses racines équivaut à une démission.</p>
<p>Peut-être faut-il voir dans ce manquement de l’Etat un hommage caché à l’une des qualités de Ben Abdallah : la discrétion !</p>
<p>Sans en arriver aux colloques, ouvrages ni rétrospective, l’Etat tunisien aurait pu envisager 3 actions à moindre frais mais d’une haute portée symbolique :</p>
<p>1- Rebaptiser du nom de Jellal Ben Abdallah l’avenue du président Kennedy (que fait donc le président américain à Sidi Bou Saïd?) où le peintre tunisien a établi domicile et atelier.</p>
<p>2- Rééditer tout ou partie des 150 timbres réalisés par Jellal lors de l’indépendance du pays et dont l’Etat tunisien détient encore les maquettes.</p>
<p>3- Diffuser le très beau film réalisé par Frédéric Mitterrand au sujet de la demeure de l’artiste.</p>
<p>On peut rêver qu’à l’instar de la tortue de la fable, l’Etat se «hâte avec lenteur» et soit à l’insu de tous en train de concocter quelque hommage pour le centenaire de l’artiste : il y a en effet près de cent œuvres détenues par l’Etat, les banques, cabinets ministériels et présidence de la république qui pourraient faire l’objet d’un très bel ouvrage à mettre au crédit du service public.</p>
<div class="embed">
<div class="video"><iframe loading="lazy" src="https://www.youtube.com/embed/sImtHMbP-_o" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></div>
</div>
<p>J’en appelle également à ceux d’entre vous qui possèdent des œuvres cubistes ou surréalistes à nous faire parvenir des photos qui permettront de mieux documenter le cheminement de l’artiste.</p>
<p>Enfin, j’annonce la publication d’un livre d’anecdotes qui sera présenté au public fin 2019 à l’occasion d’une exposition d’œuvres inédites de toutes périodes et de toutes factures.</p>
<p>Ceci, en collaboration avec Latifa Ben Abdallah, son épouse et non sa veuve car les artistes ne meurent jamais.</p>
<p><em>* Ami de l’artiste et administrateur de sa page facebook.</em></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="qz6JuwQBhw"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/11/08/quand-youssef-zarrouk-rendait-hommage-a-jellal-ben-abdallah/">Quand Youssef Zarrouk rendait hommage à Jellal Ben Abdallah</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Quand Youssef Zarrouk rendait hommage à Jellal Ben Abdallah » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/11/08/quand-youssef-zarrouk-rendait-hommage-a-jellal-ben-abdallah/embed/#?secret=okUzmOoMKh#?secret=qz6JuwQBhw" data-secret="qz6JuwQBhw" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="zkoV5pWPvC"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/11/07/un-an-apres-sa-mort-qua-fait-la-tunisie-pour-jellal-ben-abdallah/">Un an après sa mort, qu’a fait la Tunisie pour Jellal Ben Abdallah?</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Un an après sa mort, qu’a fait la Tunisie pour Jellal Ben Abdallah? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/11/07/un-an-apres-sa-mort-qua-fait-la-tunisie-pour-jellal-ben-abdallah/embed/#?secret=VAzYM9235I#?secret=zkoV5pWPvC" data-secret="zkoV5pWPvC" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="lz6pEUKywV"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/11/10/hommage-a-jalel-ben-abdallah-le-peintre-artisan/">Hommage à Jalel Ben Abdallah, le peintre artisan</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Hommage à Jalel Ben Abdallah, le peintre artisan » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2017/11/10/hommage-a-jalel-ben-abdallah-le-peintre-artisan/embed/#?secret=UTv37aMVtz#?secret=lz6pEUKywV" data-secret="lz6pEUKywV" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/11/10/il-y-a-un-an-nous-quittait-jellal-ben-abdallah-une-vie-et-des-oeuvres/">Il y a un an nous quittait Jellal Ben Abdallah : une vie et des œuvres</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>In memoriam : Mohamed Ben Smaïl, cet illustre Tunisien…</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 07 Oct 2018 11:11:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Afif Ben Yedder]]></category>
		<category><![CDATA[Djerba]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Ben Smail]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ce texte reprend l’hommage que l’auteur, président du groupe IC Publications (Londres-Paris), a rendu à la mémoire de son ami, Mohamed Ben Smaïl, lors de la soirée d’hommage qui lui a été rendu hier, vendredi 6 octobre 2018, à la Cité de a Culture de Tunis. Par Afif Ben Yedder * Je vais vous raconter...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/10/07/in-memoriam-mohamed-ben-smail-cet-illustre-tunisien/">In memoriam : Mohamed Ben Smaïl, cet illustre Tunisien…</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-177277" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/10/Mohamed-Ben-Smail-Afif-Ben-Yedder.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Ce texte reprend l’hommage que l’auteur, président du groupe IC Publications (Londres-Paris), a rendu à la mémoire de son ami, Mohamed Ben Smaïl, lors de la soirée d’hommage qui lui a été rendu hier, vendredi 6 octobre 2018, à la Cité de a Culture de Tunis.</strong> </em></p>
<p>Par<strong> Afif Ben Yedder</strong> *</p>
<p><span id="more-177276"></span></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-177279 alignleft" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/10/Afif-Ben-Yedder-2.jpg" alt="" width="200" height="200" />Je vais vous raconter une belle histoire: celle d’une amitié qui a duré un demi-siècle. Avouez que c’est beau?</p>
<p>J&rsquo;ai eu la chance et l’immense bonheur avec mon épouse Emena de faire la connaissance de Si Mohamed, de sa femme, l’adorable Josette, et de leurs deux jeunes enfants.</p>
<p>L’hommage de ce soir est l’expression de l’affection que nous avons tous pour cet illustre Tunisien.</p>
<p>Je suis venu spécialement de Londres pour être avec vous. Je me suis arrêté à Rome.Une sorte de pèlerinage. C’est là en effet que j’ai rencontré pour la première fois Si Mohamed. Il était alors le rédacteur en chef de<em> ‘‘Jeune Afrique’’</em>. Il avait déjà une réputation internationale de grand journaliste. Je lui portais une admiration sans bornes. J’avais 22 ans. Il en avait 13 de plus. Il a été pour moi un maître, un mentor, un grand frère et un ami très cher. Il aurait pu poursuivre sa vie à l’étranger et faire une brillante carrière dans le journalisme. Il a décidé de faire sa vie en Tunisie et non à l’étranger.</p>
<p>Si Mohamed a fait partie de l’élite tunisienne qui a bâti la Tunisie moderne au moment de l’indépendance de notre pays. Absolument tout était à faire. Il a joué un rôle important, dans les secteurs public et privé, dans l’édification de la Tunisie. Au tourisme où il a été un précurseur. À la radio nationale où, en tant qu’intellectuel inclassable pour ne pas dire électron libre, il a estimé au bout de quelques mois qu’il n’y était pas à sa place.</p>
<p>Pour ma part, j’ai toujours considéré Si Mohamed comme un visionnaire dans le sens où il a tout de suite compris l’importance historique de l’ouverture de la Tunisie sur le monde. Le pays qui venait d’être libéré du colonialisme allait trouver en lui le champion du renouveau culturel et identitaire. Son pari sur la culture à travers l’édition a donné à une génération de créateurs et créatrices la possibilité de s’exprimer et d’être vus lus et entendus. L’aventure était audacieuse par sa nouveauté d&rsquo;abord mais surtout par ce qu’elle se proposait d’achever : faire lire des écrivains tunisiens, africains et arabes, en français, en arabe et en anglais. Il a donc pris le pari très risqué de fonder sa maison d’édition Cérès Production qui allait devenir une grande réussite.</p>
<p>Qui aurait pu prédire que le petit enfant de Djerba allait devenir un monument de l’édition? Issu d’une famille aisée, il aurait pu être un homme d’affaires comme beaucoup de Djerbiens. Mais ce n’était absolument pas son choix. Il a toujours préféré le monde des idées et de la culture à celui de l’argent. C’était là sa véritable vocation.</p>
<p>Si Mohamed était très doué. Comme on dit, il est né sous une bonne étoile. Beau, intelligent, il impressionnait tout le monde. Qui n’a pas été sensible au charme nostalgique qui se dégageait et de son regard et de sa voix?</p>
<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-177282" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/10/Hommage-a-Ben-Smail.jpg" alt="" width="500" height="375" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Le tout Tunis culturel, médiatique et politique était présent hier à l&rsquo;hommage à Feu Mohamed Ben Smaïl. </em></p>
<p>Il avait une excellente plume et une très belle écriture. Il a pu trouver autour de lui une équipe dynamique très compétente et fidèle. Et il a su dénicher et rassembler de nombreux professionnels talentueux. Les écrivains, les artistes et les photographes trouvaient en lui un appui constant. Cérès Production est devenue la première maison d’édition du Maghreb, d’Afrique et du monde arabe.</p>
<p>Le chemin n’était pas du tout facile. Des obstacles de tout genre devaient être surmontés: l’étroitesse du marché, la censure, le peu de moyens&#8230; Et la réussite fut au rendez vous grâce au génie de Si Mohamed.<br />
Vous savez tous que le succès ne lui est jamais monté à la tête. Il est resté tel que lui même : modeste et populaire. Il était profondément attaché à Djerba. Il aimait porter la <em>«blousa»</em> djerbienne. C’était un homme du peuple. Véritablement.</p>
<p>Il avait de grandes qualités professionnelles et humaines. Ce qui le rendait extrêmement attachant. Il a réussi sa vie et il a eu un destin hors du commun. La Tunisie lui doit beaucoup. Je garde un souvenir toujours vivace de Si Mohamed. C’est un être qui m’est très cher et qui a marqué ma vie comme très peu de personnes l’ont fait. Je suis éternellement reconnaissant à Si Mohamed de s’être pris d’affection pour Emena mon épouse et pour moi-même.</p>
<p>Je vous remercie.</p>
<p><em>* Fondateur et président de IC Publications.</em></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="TqrI0RWYzQ"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/09/30/samedi-prochain-a-la-cite-de-la-culture-hommage-a-mohamed-ben-smail/">Samedi prochain à la Cité de la Culture : Hommage à Mohamed Ben Smail</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Samedi prochain à la Cité de la Culture : Hommage à Mohamed Ben Smail » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/09/30/samedi-prochain-a-la-cite-de-la-culture-hommage-a-mohamed-ben-smail/embed/#?secret=kTv6bHtXyE#?secret=TqrI0RWYzQ" data-secret="TqrI0RWYzQ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="d1MxDhDPWN"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/06/in-memoriam-mohamed-ben-smail-nous-quitte-vive-ceres-editions/">In memoriam : Mohamed Ben Smail nous quitte, vive Cérès Editions !</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« In memoriam : Mohamed Ben Smail nous quitte, vive Cérès Editions ! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/06/in-memoriam-mohamed-ben-smail-nous-quitte-vive-ceres-editions/embed/#?secret=1R4MyORFQ9#?secret=d1MxDhDPWN" data-secret="d1MxDhDPWN" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/10/07/in-memoriam-mohamed-ben-smail-cet-illustre-tunisien/">In memoriam : Mohamed Ben Smaïl, cet illustre Tunisien…</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Samedi prochain à la Cité de la Culture : Hommage à Mohamed Ben Smail</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 30 Sep 2018 12:09:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Cité de la Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Espérance sportive de Tunis]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Ben Smail]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un hommage public sera rendu le samedi 6 octobre 2018 à 17h30, à la Cité de la Culture de Tunis (salle Omar Khelifi), à feu Mohamed Ben Smail, journaliste et éditeur, décédé le 6 juillet 2018. Plusieurs intervenants esquisseront le parcours de cet homme qui a accompagné l’évolution de la Tunisie contemporaine et y a...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/09/30/samedi-prochain-a-la-cite-de-la-culture-hommage-a-mohamed-ben-smail/">Samedi prochain à la Cité de la Culture : Hommage à Mohamed Ben Smail</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-176316" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/09/Mohamed-Ben-Smail-Ban.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Un hommage public sera rendu le samedi 6 octobre 2018 à 17h30, à la Cité de la Culture de Tunis (salle Omar Khelifi), à feu Mohamed Ben Smail, journaliste et éditeur, décédé le 6 juillet 2018.</strong></em></p>
<p><span id="more-176310"></span></p>
<p>Plusieurs intervenants esquisseront le parcours de cet homme qui a accompagné l’évolution de la Tunisie contemporaine et y a beaucoup contribué. Une série de témoignages filmés sera également projetée en clôture.</p>
<p>Cofondateur, en 1955, du journal <em>‘‘L&rsquo;Action’’</em>, qui deviendra <em>‘‘Afrique Action’’</em>, puis <em>‘‘Jeune Afrique’’</em>, premier directeur général du Tourisme et Pdg, à sa création, de la Société hôtelière et touristique de Tunisie (SHTT), de 1959 à 1963, feu Mohamed Ben Smaïl a quitté, en 1963,<em> ‘‘Jeune Afrique’’</em>, qui s’est exilé à Rome puis à Paris, suite au durcissement du pouvoir politique vis-à-vis de la presse. Il a démissionné également de la direction du tourisme et créé, en 1964, la société d’édition Cérès Productions qui deviendra le premier éditeur indépendant du Sud de la Méditerranée.</p>
<p>Entre 1963 et 1968, feu Ben Smaïl, qui plusieurs cordes à son arc, a présidé l’Espérance sportive de Tunis, succédant à Chédly Zouiten, puis dirigé la Radio Télévision Tunisienne (RTT), en 1970 et 1971 où il a instauré un esprit de liberté d’expression inédit. Ce bref passage a été appelé <em>«le printemps de la RTT»</em> et s’est arrêté avec sa démission, quand l’autorité de tutelle a remis en cause ses choix de gestion de l’information.</p>
<p>Amateur de tennis, sport qu’il pratiquera longtemps en amateur, feu Ben Smaïl a fondé en 1982 le Tunis Open, premier tournoi de tennis professionnel au Maghreb, et entre 1989 et 1992, il a présidé le premier Conseil supérieur de la communication, tout en poursuivant son activité d’éditeur, la plus importante à ses yeux et qui lui permit d’être un grand acteur de la scène culturelle et intellectuelle tunisienne, maghrébine et arabe au cours des cinquante dernières années.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>I. B.</strong> (avec communiqué).</p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="slDZcOM5jc"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/07/lesperance-rend-hommage-a-son-ancien-president-mohamed-ben-smail/">L’Espérance rend hommage à son ancien président Mohamed Ben Smaïl</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’Espérance rend hommage à son ancien président Mohamed Ben Smaïl » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/07/lesperance-rend-hommage-a-son-ancien-president-mohamed-ben-smail/embed/#?secret=AuFmT2NjDT#?secret=slDZcOM5jc" data-secret="slDZcOM5jc" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="9oJ22l7cxM"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/06/in-memoriam-mohamed-ben-smail-nous-quitte-vive-ceres-editions/">In memoriam : Mohamed Ben Smail nous quitte, vive Cérès Editions !</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« In memoriam : Mohamed Ben Smail nous quitte, vive Cérès Editions ! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/06/in-memoriam-mohamed-ben-smail-nous-quitte-vive-ceres-editions/embed/#?secret=Hf37dQguHI#?secret=9oJ22l7cxM" data-secret="9oJ22l7cxM" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/09/30/samedi-prochain-a-la-cite-de-la-culture-hommage-a-mohamed-ben-smail/">Samedi prochain à la Cité de la Culture : Hommage à Mohamed Ben Smail</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>L’Espérance rend hommage à son ancien président Mohamed Ben Smaïl</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 07 Jul 2018 13:50:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SPORT]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Espérance sportive de Tunis]]></category>
		<category><![CDATA[Hamdi Meddeb]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Ben Smail]]></category>
		<category><![CDATA[Raja Farhat]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’éditeur Mohamed Ben Smail a été inhumé aujourd’hui, samedi 7 juillet 2018, au cimetière du Jellaz, en présence d’un grand nombre d’écrivains, d’éditeurs, d’artistes, d’universitaires et d’hommes politiques. C’est le dramaturge et comédien Raja Farhat qui a prononcé son oraison funèbre, en présence de ses enfants Rachid et Karim Ben Smaïl, qui poursuivent l’œuvre de...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/07/lesperance-rend-hommage-a-son-ancien-president-mohamed-ben-smail/">L’Espérance rend hommage à son ancien président Mohamed Ben Smaïl</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-163653" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/07/Mohamed-Ben-Smail-Esperance.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>L’éditeur Mohamed Ben Smail a été inhumé aujourd’hui, samedi 7 juillet 2018, au cimetière du Jellaz, en présence d’un grand nombre d’écrivains, d’éditeurs, d’artistes, d’universitaires et d’hommes politiques.</strong> </em></p>
<p><span id="more-163651"></span></p>
<p>C’est le dramaturge et comédien Raja Farhat qui a prononcé son oraison funèbre, en présence de ses enfants Rachid et Karim Ben Smaïl, qui poursuivent l’œuvre de leur défunt père, en dirigeant notamment Cérès Editions et l’hôtel Carlton, au centre-ville de Tunis.</p>
<p>Etaient également présents aux funérailles des dirigeants et d’anciens joueurs de l’Espérance sportive de Tunis, qu’il avait présidé pendant quelques années dans les années 1960. Son cercueil était d&rsquo;ailleurs enveloppé dans le drapeau sang et or du club de Bab Souika.</p>
<p>Le club tunisois a d’ailleurs publié un communiqué, intitulé <em>«L’Espérance pleure Mohamed Ben Smail»,</em> où il rend hommage à son ancien président. Nous le reproduisons ci-dessous.</p>
<p><em>«C’est avec beaucoup de tristesse que la famille espérantiste vient d’apprendre le décès de Feu Mohamed Ben Smail, qui présida aux destinées de notre club pendant cinq années de 1963 à 1968. Feu Mohamed Ben Smail était devenu vice-président de l’Espérance Sportive de Tunis du légendaire Chedly Zouiten avant de lui succéder suite au décès accidentel de ce dernier.</em></p>
<p><em>«Le mandat de Mohamed Ben Smail à la tête de notre club ne fut pas simple surtout qu’il intervenait dans un contexte délicat après la disparition de feu Chedly Zouiten. Mais, il peut s’enorgueillir d’avoir contribué à étoffer le palmarès de notre club d’une coupe de Tunisie de football (1964), d’un championnat de Tunisie de handball (1967), de cinq championnats de Tunisie de volley-ball (de 1964 à 1968) et de quatre coupes de Tunisie (de 1964 à 1967), soit quatre doublés consécutifs. </em></p>
<p><em>«Dans le domaine sportif, feu Mohamed Ben Smail a été le fondateur du grand tournoi de tennis du Tennis Club de Tunis, le Tunis Open, en 1982, et fut son directeur du tournoi pendant cinq années.</em></p>
<p><em>«Si Mohamed Ben Smail ne fut pas seulement un homme d’une grande envergure sportive mais aussi un grand homme de culture puisqu’il était un fin journaliste ayant présidé pendant une courte période la Radio-télévision tunisienne (en 1970) et avait fondé auparavant, la première maison d’édition tunisienne, Cérès Editions, qui demeure jusqu’à nos jours l’un des fleurons dans le domaine. Il avait aussi été directeur général du tourisme aux débuts de ce secteur économique auquel il a largement contribué au développement.</em></p>
<p><em>«À toute sa famille, à tous ses amis, à tous ceux qui l’ont connu, à tous les Espérantistes, le comité directeur de l’Espérance sportive de Tunis, avec à sa tête le président Hamdi Meddeb, présente ses plus sincères condoléances, s’associe à leur peine et leur affirme toute sa sympathie.»</em></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="TeseGvLhfu"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/06/in-memoriam-mohamed-ben-smail-nous-quitte-vive-ceres-editions/">In memoriam : Mohamed Ben Smail nous quitte, vive Cérès Editions !</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« In memoriam : Mohamed Ben Smail nous quitte, vive Cérès Editions ! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/06/in-memoriam-mohamed-ben-smail-nous-quitte-vive-ceres-editions/embed/#?secret=ibibG01qmb#?secret=TeseGvLhfu" data-secret="TeseGvLhfu" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/07/lesperance-rend-hommage-a-son-ancien-president-mohamed-ben-smail/">L’Espérance rend hommage à son ancien président Mohamed Ben Smaïl</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>In memoriam : Mohamed Ben Smail nous quitte, vive Cérès Editions !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Jul 2018 18:15:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Djerba]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Ben Smail]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Mohamed Ben Smail, l’un des pionniers de la presse, du tourisme et de l’édition en Tunisie et au Maghreb, nous a quittés, aujourd&#8217;hui, vendredi 6 juillet 2018, après une longue maladie. Par Ridha Kefi  L’enterrement aura lieu demain, samedi 7 juillet, après la prière du «dhohr», au cimetière du Jellaz, à Tunis. Le convoi funèbre partira...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/06/in-memoriam-mohamed-ben-smail-nous-quitte-vive-ceres-editions/">In memoriam : Mohamed Ben Smail nous quitte, vive Cérès Editions !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-163540" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/07/Mohamed-Ben-Smail.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Mohamed Ben Smail, l’un des pionniers de la presse, du tourisme et de l’édition en Tunisie et au Maghreb, nous a quittés, aujourd&rsquo;hui, vendredi 6 juillet 2018, après une longue maladie.</strong></em></p>
<p>Par <strong>Ridha Kefi </strong></p>
<p><span id="more-163539"></span></p>
<p>L’enterrement aura lieu demain, samedi 7 juillet, après la prière du <em>«dhohr»</em>, au cimetière du Jellaz, à Tunis.<br />
Le convoi funèbre partira du 12 impasse Ibn Chabbat, El Menzah 1, Tunis.</p>
<p>Nos condoléances vont à son épouse Josette Varvaro, ses fils Karim et Rachid, ses petits-enfants Taïz, Youssef, Amine et Amina, ses belles-filles Nédra Karray et Michelle Barbara, ses neveux et nièces, Ridha, Radhia et Raja Boubekri, les familles Ben Smail, Najar, Varvaro, Boubekri, Karray, Barbara, Mahsni, Thabet et les familles parentes et alliées.</p>
<h3>Tous les chemins mènent au livre</h3>
<p>Natif de Djerba, île à laquelle il était resté très attaché toute sa vie, Mohamed Ben Smail a été un touche-à-tout génial, mais sa grande passion a toujours été le livre et l’édition et ce qu’il aimait par-dessus tout c’était l’amitié et la fréquentation des écrivains et des artistes.</p>
<p>Au lendemain de l’indépendance de la Tunisie, en 1956, il était un jeune diplômé de droit (avec une licence obtenue en 1954). Dans un jeune pays où tout était à faire, il a co-fondé avec Béchir Ben Yahmed, le journal <em>‘‘Afrique Action’’</em>. L’hebdomadaire, dont il a été pendant plusieurs années le rédacteur en chef, changera ensuite de nom et deviendra <em>‘‘Jeune Afrique’’</em>, avant de partir s’installer à Rome puis à Paris.</p>
<p>Mohamed Ben Smaïl a préféré rester à Tunis, où il a été nommé directeur au ministère du Tourisme, domaine dans lequel la Tunisie venait de s’engager passionnément. Il avait la chance d’avoir des amis dans le domaine, comme Gilbert Trigano, qu’il parviendra à convaincre de créer le Club Med à Djerba, son île natale. Il a été aussi, avec feu Aziz Miled, Mongi Loukil, Abderrazek Khechine et bien d’autres, l’un des pionniers de cette activité qui connaîtra un grand développement au cours des décennies suivantes.</p>
<p>En 1970, Habib Bourguiba Junior, Ahmed Mestiri, qui était au ministère de l’Intérieur, Habib Boularès, alors à l’Information, tous ses amis, l’ont convaincu de prendre la direction de l’Etablissement de la radio-télévision.</p>
<p>Foisonnant d’idées et de projets, il a réussi à s’entourer des meilleurs créateurs de l’époque et de faire une petite révolution, mais l’aventure n’a duré que 9 mois : électron libre, il avait du mal à accepter les interventions politiques et refusait de brimer ou de censurer ses jeunes collègues.</p>
<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-66694 size-full" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/09/Foire-du-Livre-Ceres.jpg" alt="" width="500" height="350" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Stand de Cérès Editions à la Foire du livre de Tunis.</em></p>
<h3>Des ouvrages d’une rare qualité littéraire et artistique</h3>
<p>C’est ainsi qu’il est revenu à sa passion de toujours, l’édition, et qu’il a fondé Cérès Productions, en 1975, l’un des fleurons de l’édition en Tunisie, au Maghreb et dans le monde arabe, qui a publié des revues de référence comme <em>‘‘Carthage’’</em> ou <em>‘‘Alif’’</em> et des centaines d’ouvrages de grande qualité. Ayant changé de nom entre-temps, pour devenir Cérès Editions, la vieille maison continue encore aujourd’hui, sous la direction de Karim Ben Smail, le fils cadet du défunt, de faire le beau temps des lettres et des arts en Tunisie.</p>
<p>Feu Ben Smaïl avait une autre corde à son arc : le sport. Il a en effet présidé l’Espérance sportive de Tunis, après la mort de son ami Chedly Zouiten, et le Tennis club de Tunis, où il aimait, jusqu’à il y a quelques années, avant que la maladie ne l’éloigne de la scène culturelle et artistique, recevoir ses amis, avec toujours cette tendresse toute paternelle qui met à l’aise tous ses interlocuteurs.</p>
<p>Mohamed Ben Smail manquera sans doute beaucoup à cette Tunisie qu’il aimait tant, qu’il glorifiait et dont il vantait les splendeurs et les beautés dans des ouvrages d’une rare qualité littéraire et artistique… Cette Tunisie qui lui doit beaucoup car il a contribué à la façonner…</p>
<p>Journalistes, écrivains, artistes… Nous sommes tous ses enfants, nous sommes tous orphelins…</p>
<p>&nbsp;</p>
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