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	<title>Archives des Mohamed Lahouaiej Bouhlel - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
	<lastBuildDate>Tue, 20 Sep 2022 10:43:08 +0000</lastBuildDate>
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	<title>Archives des Mohamed Lahouaiej Bouhlel - Kapitalis</title>
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		<title>France &#8211; Terrorisme : la position inconfortable des Tunisiens de Nice</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 Sep 2022 10:25:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[attentat de Nice]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Guillaume Lozato]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Lahouaiej Bouhlel]]></category>
		<category><![CDATA[Promenade des Anglais]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis quelques semaines s’est ouvert le procès des complices de l'auteur de l'attentat de Nice, le Tunisiens Mohamed Lahouaiej Bouhlel, sur un fond de malaise de la communauté tunisienne de France .</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/09/20/france-terrorisme-la-position-inconfortable-des-tunisiens-de-nice/">France &#8211; Terrorisme : la position inconfortable des Tunisiens de Nice</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Depuis quelques semaines s’est ouvert le grand procès destiné à rendre une  justice attendue impatiemment dans le cadre du traitement de l’acte terroriste du 14 juillet 2016 à Nice, au sud de la France. Cet acte odieux a été commis, rappelons-le, par un ressortissant tunisien à la personnalité plus que sulfureuse, légitimement abattu par les forces de l&rsquo;ordre.</em></strong> <em>(Illustration: quartier « tunisien » de Nice, photo de l&rsquo;auteur).</em></p>



<p>Par <strong>Jean-Guillaume Lozato</strong> *</p>



<span id="more-4175227"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/09/Jean-Guillaume-Lozato-1.jpg" alt="" class="wp-image-241349"/></figure></div>


<p>Rappel des faits&nbsp;: Nice. Promenade des Anglais. Jour de Fête nationale en France. En cette chaude soirée de l’été 2016, l’insouciance festive estivale a laissé place à la plus totale incompréhension.</p>



<p>La cause? De nombreux spectateurs du feu d’artifices ont été fauchés par le camion-bélier conduit par<a href="https://kapitalis.com/tunisie/2016/07/15/profil-mohamed-bouhlel-lauteur-de-lattentat-de-nice/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> Mohamed Lahouaiej Bouhlel</a>. Traumatisme sur la Baie des Anges: 86 morts, plus de 450 blessés, des hommes, des femmes, des enfants&#8230; A l’origine de cet acte abject, un mélange de délinquance et de radicalisation islamiste, à l&rsquo;image du cheminement chaotique de son auteur, décédé et dont les complices présumés sont traduits logiquement en justice.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La Tunisie au détour d’une rue</h2>



<p>C’est le nombre de personnes d’origine tunisienne dans le groupe comparaissant au tribunal et dans la composante sociétale de Nice qui interpelle aussi bien les autorités françaises que les observateurs étrangers, y compris tunisiens.</p>



<p>La communauté tunisienne est l’une des plus représentées en France. Cependant l’échantillon des présumés coupables ne peut être considéré comme représentatif de cette communauté, mais bien symptomatique d’un malaise qui la traverse.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="rZLEKUauDl"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/11/09/terrorisme-en-france-existe-t-il-reellement-un-probleme-tunisien/">Terrorisme en France : existe-t-il réellement un problème tunisien ?</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Terrorisme en France : existe-t-il réellement un problème tunisien ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/11/09/terrorisme-en-france-existe-t-il-reellement-un-probleme-tunisien/embed/#?secret=q4uzRrVvg0#?secret=rZLEKUauDl" data-secret="rZLEKUauDl" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Du malaise au mal-être, l’un comme l’autre sont la cause autant que la conséquence de l’acte terroriste dans une localité niçoise offrant un paysage sociologique surprenant pour qui s’attarde à observer le peuplement de ses divers quartiers. L’architecture-même donne à contempler un patchwork aux influences piémontaises, françaises, franco-provençales, alpines, britanniques… Puis la xénophobie s’invite quelquefois, comme dans beaucoup de villes aux tensions frontalières ancestrales.</p>



<p>En revanche, l’Île-de-France présente le <em>«quartier tunisien»</em> de Paris, dont l’épicentre, Couronnes, jongle entre Belleville et Ménilmontant, à l’axe principal défini par la pentue rue Jean-Pierre Taimbault aux échoppes tenues le plus souvent par des gens de Zarzis et de Djerba. Les petites rues environnantes agissant comme des affluents avec leurs pâtisseries proposant makroud et autres besboussa, leurs boucheries halal (Boudalia étant une référence chez les expatriés), leurs salons de coiffure rétro ou modernes (Najet&rsquo;s Coiffure proposant les préparations de la mariée <em>«comme au bled»</em>).</p>



<h2 class="wp-block-heading">Gare aux amalgames faciles&nbsp;!</h2>



<p>Tandis que le quartier fortement connoté <em>«tunisien»</em> en région PACA offre un agencement partagé entre deux rues parallèles. Donc un périmètre plus restreint que dans la capitale. Néanmoins, la concentration de culture tunisienne s’y révèle très dense. Impression de torpeur, de cloisonnement renforcé par le régionalisme de cette population allochtone majoritairement originaire d’un périmètre Monastir-Sousse, et très souvent aussi de Msaken.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Hrv92ExG8M"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2016/07/17/attaque-de-nice-mohamed-bouhlel-un-tueur-solitaire-a-lamericaine/">Attaque de Nice: Mohamed Bouhlel, un tueur solitaire à l’Américaine?</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Attaque de Nice: Mohamed Bouhlel, un tueur solitaire à l’Américaine? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2016/07/17/attaque-de-nice-mohamed-bouhlel-un-tueur-solitaire-a-lamericaine/embed/#?secret=qUWjOcPoav#?secret=Hrv92ExG8M" data-secret="Hrv92ExG8M" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>C’est en s’attardant sur ces détails quotidiens que le promeneur s’aperçoit de ce particularisme juste derrière la gare de Nice, en un enchevêtrement de ponts, de tunnels et d&rsquo;une voie rapide entortillée.</p>



<p>Contrairement à son homologue parisien, ce périmètre <em>«tunisien»</em> de Nice constitue une enclave. Alors que la Tunisie de Couronnes présente des caractéristiques plus religieuses au moyen de ses librairies spécialisées dans l’univers coranique (la maison d’édition Al Bouraq entre autres) tout en s’ouvrant plus sur le monde car mieux desservie, le territoire des Alpes Maritimes rend une vision plus intimiste confirmée par la succession de commerces suggérant un regroupement identitaire centré davantage autour de la Tunisie que de l’islam.</p>



<p>Cet isolement a pour effet une méconnaissance de la communauté de la part de la population européenne de souche, engendrant par là une impréparation au jugement d’un groupe ethnique représentatif d’une partie de son pays d’origine mais simultanément difficilement représentatif en totalité de sa nation ou des Musulmans en général.</p>



<p>Voilà pourquoi, faire des amalgames sous couvert de chercher des causes à des problèmes d’intégration peut conduire promptement à l’erreur.</p>



<p>Au vu de l’attentat de 2016, de ses commémorations et de l’organisation du procès, la communauté tunisienne de Nice court toujours le risque de voir son image malmenée.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="o9cbn1yC9W"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2016/07/22/attaque-de-nice-trois-tunisiens-arretes-pour-complicite-avec-lahouaiej/">Attaque de Nice : Trois Tunisiens arrêtés pour complicité avec Lahouaiej</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Attaque de Nice : Trois Tunisiens arrêtés pour complicité avec Lahouaiej » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2016/07/22/attaque-de-nice-trois-tunisiens-arretes-pour-complicite-avec-lahouaiej/embed/#?secret=Ejjpkxn6Yc#?secret=o9cbn1yC9W" data-secret="o9cbn1yC9W" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Une sensation de repli se dégage, plurifactorielle. La localisation du quartier, coincé dans une zone à l’esthétique aléatoire. Son habitus parfois délabré agit comme un facteur discriminant. Des épisodes de racisme ont renforcé ce repli davantage au sud-est de la France qu’en Région Parisienne ou qu’en Bretagne.</p>



<p>Toutefois, une chose positive intervient dans les éléments jouant sur le repli : la participation très active au marché niçois de l’emploi des gens d’origine tunisienne, leur prenant donc beaucoup de temps. Pour cela, il suffit de se rendre compte de la frénésie des travailleurs du BTP se réunissant au café Zizou ou au salon de thé Metoui afin de constituer les équipes journalières sur les chantiers. Ou encore de regarder les nombreux boutiquiers s’affairer. L’occasion aussi de prendre le temps de constater que parmi les huit inculpés du procès figurent quatre personnes d’origine tunisienne, mais également quatre personnes d’origine albanaise chrétienne liées au banditisme.</p>



<p>Pour combattre le traitement expéditif des médias et pour que l’objectivité l’emporte sur une subjectivité en route contre une communauté voulant simplement exister tranquillement et dont l’entre-soi s’explique de différentes manières, préservons ce petit bout d’une Tunisie qui console ce juif sépharade âgé rencontré par hasard et qui, bien que résidant dans les beaux quartiers de la cité balnéaire, avoue parcourir le quartier occasionnellement pour se rappeler sa patrie natale quittée au moment de l’indépendance.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/09/20/france-terrorisme-la-position-inconfortable-des-tunisiens-de-nice/">France &#8211; Terrorisme : la position inconfortable des Tunisiens de Nice</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Pour une réhabilitation médiatique de la Tunisie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 27 Apr 2021 11:56:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[attentat de Rambouillet]]></category>
		<category><![CDATA[Ennahdha]]></category>
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		<category><![CDATA[Mohamed Lahouaiej Bouhlel]]></category>
		<category><![CDATA[Rached Ghannouchi]]></category>
		<category><![CDATA[Stéphanie Monfermé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’objectivité implique la neutralité de jugement. Cependant, alimenter le débat gravitant autour du terrorisme en le dépassionnant est une tâche d’une incroyable difficulté. C’est un Tunisien de 36 ans qui a assassiné Stéphanie Montfermé, 49 ans, employée de police non armée, poignardée à la gorge et à l’abdomen, à l’entrée du commissariat de police de...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/04/27/pour-une-rehabilitation-mediatique-de-la-tunisie/">Pour une réhabilitation médiatique de la Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/04/Jamel-Gorchen-Stephanie-Montferme.jpg" alt="" class="wp-image-347044"/><figcaption><em>Le bourreau tunisien, Jamel Gorchene, et la victime française Stéphanie Montfermé</em>.</figcaption></figure></div>



<p><strong><em>L’objectivité implique la neutralité de jugement. Cependant, alimenter le débat gravitant autour du terrorisme en le dépassionnant est une tâche d’une incroyable difficulté. C’est un Tunisien de 36 ans qui a assassiné Stéphanie Montfermé, 49 ans, employée de police non armée, poignardée à la gorge et à l’abdomen, à l’entrée du commissariat de police de Rambouillet, en France. Aussitôt les yeux se sont fixés vers le pays du coupable. Logiquement. Néanmoins, des failles transparaissent quant à la perception de cette nation maghrébine. Car il devrait s’agir en priorité d’émettre un jugement vis-à-vis d’un individu fanatisé. Et non d’un pays tout entier.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Jean-Guillaume Lozato</strong> *</p>



<span id="more-347043"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/09/Jean-Guillaume-Lozato-1.jpg" alt="" class="wp-image-241349"/></figure></div>



<p>Rambouillet. Petite localité tranquille de la Grande Couronne parisienne. Ville sans histoire avec ses pavillons proprets, certains ont des allures de cottages. Jamel Gorchene y résidait et a décidé prendre tout le monde de vitesse en s’en allant égorger une fonctionnaire déléguée aux tâches administratives du poste de Police local. Avec «<em>Allahou Akbar» </em>comme cri de guerre. Otant la vie à une policière à l’aube de la cinquantaine, mariée, deux enfants. Dans le feu de l’action, un collègue de la défunte a abattu l’homme radicalisé. Quelqu&rsquo;un présent depuis 2009 sur le sol français. Le profil de l’assaillant et son acte nous interrogent tous.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Des précédents</h3>



<p>Toutefois, la nationalité tunisienne ne semble pas avoir surpris l’opinion générale européenne, française surtout. Il est vrai que Mohamed Lahouaiej Bouhlel et Ibrahim Issaoui, deux autres terroristes tunisiens, avaient percé les brèches niçoises ces deux dernières années.</p>



<p>Peu encouragée par les événements, il est vrai, il semblerait que la France se méfie de la Tunisie révolutionnaire. Pourtant, bien d’autres pays ont étoffé les contingents djihadistes vers le Vieux Continent. Que ce soit le Maroc et ses antennes relais belges à Molenbeek. Que ce soit l’Algérie à une époque, la Tchétchénie vers la France. Le Kirghizistan s’est invité aussi dans les statistiques, tout comme le Pakistan. Sans compter les crimes commis par les Français convertis ou par les Français d’origine algérienne ou subsaharienne (les dénommés Kaouachi et Koulibaly si l’on se réfère aux épisodes de <em>‘‘Charlie Hebdo’’</em> ainsi que de l’Hyper Cacher).Mais qu’en est-il de la Tunisie si l’on se poste sur les deux rives méditerranéennes?</p>



<h3 class="wp-block-heading">Le cas tunisien</h3>



<p>Depuis le départ de Ben Ali, en 2011, croyance et bigoterie s’affichent indubitablement plus qu’auparavant. Certains prêcheurs ont osé des rhétoriques inimaginables sous l’ère Ben Ali. Par contre la Libye offre un panorama sociétal beaucoup plus fanatisé, où Daêch fait la pluie et le beau temps sur cet immense champ de ruines qu’est devenue la terre anciennement tenue par Kadhafi. Une vraie Syrie de l’Afrique du Nord.</p>



<p>Tandis que l&rsquo;Algérie se cherche tout en mettant en place des constructions pharaoniques de mosquées, la Tunisie doute.</p>



<p>Pendant que le Maroc voit le voile islamique se propager à toutes ses couches de population comme le montre le spectacle de la rue ou des marchés, accompagné par des appels à la prière au volume devenu assourdissant comparé à celui en vigueur au pays du jasmin, la Tunisie réfléchit.</p>



<p>Alors que la Tunisie apprend la pérennisation de la démocratie, l’Europe pense. Et interprète comme elle peut les anomalies d’un pays dont les jeunes cherchent massivement l’exil. Et sont par conséquent surreprésentés dans toutes les catégories de migrants, offrant une visibilité accrue en actes honnêtes comme en acte malhonnêtes. Certains étant bercés par les imprécations d’Ennahdha, parti islamiste au pouvoir depuis 2011, dont le leader, Rached Ghannouchi, avait résidé longtemps en Angleterre, où signalons-le existe le Londonistan, qui n’a pas son équivalent en Tunisie.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Les médias occidentaux</h3>



<p>Les réactions à chaud, les idées toutes faites, les émotions ont transformé le paysage informatif en émission de variété. La Tunisie en paye les conséquences avec les médias francophones. Des organes d’information beaucoup plus diplomates lorsqu’il s’agit de l’Algérie (où un guide originaire des Alpes Maritimes avait été égorgé) et du Maroc (une touriste norvégienne y a été décapitée), ou du Qatar, l’un des bailleurs de fonds des mouvements djihadistes, mais grand investisseur en France et au Royaume-Uni…</p>



<p>C’est pourtant la Tunisie qui avait montré le chemin vers la démocratie avec le Printemps arabe. Une contrée visitée par Emmanuel Macron, président d’un Etat où Habib Bourguiba avait séjourné et où la Tunisie a ou a eu de dignes représentants en politique (Sonia Krimi), parmi des analystes (Béligh Nabli, auteur de ‘‘Comprendre le Monde arabe’’), au niveau du journalisme (Sonia Mabrouk sur CNews), de la théologie (l’imam Chelgoumi, réputé comme modéré).</p>



<p>La Tunisie reconnaît le crime commis par un de ses citoyens mais un cri d’alarme est à lancer à partir de deux côtés. Du côté tunisien, où la vigilance doit continuer à accompagner l’autocritique. Du côté occidental où on doit chercher à comprendre les origines : celles du problème avant de tenir compte des origines de l’individu incriminé. En ne perdant pas de vue que la plupart des croyants – les vrais – n’aspirent qu’à la paix, surtout pendant le ramadan.</p>



<h3 class="wp-block-heading">En attendant…</h3>



<p>Pour le moment adressons toute l’expression de notre compassion à la représentante des forces de l’ordre françaises, tuée dans l’exercice honnête de ses fonctions. C’est le principal.</p>



<p>Pour veiller à ne pas salir sa mémoire, veillons à empêcher la récupération politico-médiatique sur la scène hexagonale d’un acte barbare dont l’auteur s’était apparemment radicalisé davantage dans son pays d’accueil que dans son pays d’origine.</p>



<p>Pour cela prenons conscience que la Tunisie surfe sur la crête de la compromission, à l’image des deux premières années suivant la révolution où l’on avait pu assister dans le même temps à la montée de l’islamisme et au gonflement du chiffre d’affaires du brasseur Celtia. Bien qu’offrant la facilité de lecture d’un système de gouvernement monocaméral, le pays repose sur un socle institutionnel fragilisé. Mais la Tunisie est encore trop convalescente pour se défendre sur la scène médiatique hors de ses eaux territoriales. Et répondre aux journalistes et politiciens français qu’une partie de la menace terroriste en territoire bleu-blanc-rouge est de nature endogène.</p>



<p>Faire triompher l’objectivité est une forme de justice. Et la justice commencera en évitant d’instrumentaliser le décès de Stéphanie Monfermé. Puis en cherchant la concertation, en prenant en compte les signaux révélés par les services tunisiens, pour ne pas commettre le même type d’erreur que les Etats-Unis n’ayant pas écouté les mises en garde de Kadhafi à propos d’un certain Ben Laden…</p>



<p><em>* Universitaire italien installé en France. </em></p>
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		<item>
		<title>Décès de Tahar Mejri, père de Kylan, l&#8217;enfant tunisien tué dans l’attaque de Nice en 2016</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2019/06/14/deces-de-tahar-mejri-pere-de-kylan-lenfant-tunisien-tue-dans-lattaque-de-nice-en-2016/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 14 Jun 2019 10:30:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[attaque terroriste]]></category>
		<category><![CDATA[attentat]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Lahouaiej Bouhlel]]></category>
		<category><![CDATA[Nice]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisien]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Tahar Mejri, qui ne s’est jamais remis du décès de son fils Kylan l&#8217;enfant tunisien de 4 ans tué dans l’attentat de Nice, perpétré le 14 juillet 2016, par un autre Tunisien, Mohamed Lahouaiej Bouhlel, a rendu l’âme hier, jeudi 13 juin 2019 à l’âge de 42 ans. Le décès de Tahar Mejri a été...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/06/14/deces-de-tahar-mejri-pere-de-kylan-lenfant-tunisien-tue-dans-lattaque-de-nice-en-2016/">Décès de Tahar Mejri, père de Kylan, l&rsquo;enfant tunisien tué dans l’attaque de Nice en 2016</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/06/Tahar-Mejri-Kylan-son-fils.jpg" alt="" class="wp-image-218212"/></figure>



<p><strong><em>Tahar Mejri, qui ne s’est jamais remis du décès de son fils Kylan l&rsquo;enfant tunisien de</em></strong> <strong><em>4 ans tué dans l’attentat de Nice, perpétré le 14 juillet 2016, par un autre Tunisien,</em></strong> <strong><em>Mohamed Lahouaiej Bouhlel,</em></strong><strong><em> a rendu l’âme hier, jeudi 13 juin 2019 à l’âge de 42 ans.</em></strong></p>



<span id="more-218202"></span>



<p>Le décès de Tahar Mejri a été annoncé hier par l&rsquo;association Mémorial des Anges, créée en hommage aux 86 victimes de l’attentat de Nice. </p>



<p>«<em>Mourir d’aimer»</em> , écrit l’association, en rappelant que Tahar n’a jamais pu dépasser ce drame et vit au quotidien avec les terribles images d’avoir vu Olfa, son ex-épouse, fauchée par le camion-bélier, conduit par le terroriste Mohamed Lahouaiej Bouhlel. Son fils avait alors été porté disparu et Tahar apprendra peu de temps après que Kylan est décédé à l&rsquo;hôpital.</p>



<p>Les circonstances du décès de cet inconsolable papa ne sont pas encore déterminées et une enquête a été ouverte. Plusieurs proches du défunt privilégient la piste de suicide, d’autant qu’il était inconsolable depuis le drame.</p>



<figure class="wp-block-image is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/06/tahatr-et-son-fils-Kylan.jpg" alt="" class="wp-image-218214" width="500" height="352"/></figure>



<p>Sa compagne Rachel, citée par les médias locaux, a affirmé que la semaine dernière Tahar lui avait confié avoir fait un rêve. «<em>Olfa m&rsquo;a téléphoné, elle dit que Kylan pleure son papa, qu&rsquo;elle ne peut plus le tenir. Qu&rsquo;il faut que je vienne</em>»….</p>



<p>Rappelons que l&rsquo;attaque de Nice, perpétrée par le Tunisien Mohamed Lahouaiej Bouhlel, a fait 86 morts, dont 4 Tunisiens : Bilel Labbaoui, Abdelkader Toukabri, Olfa Khalfallah et son fils Kylan.</p>



<p style="text-align:right"><strong>Y. N.</strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-rich is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Hy0STHFbp9"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2016/07/16/attentat-de-nice-deces-de-lenfant-tunisien-kyllian/">Attentat de Nice : Décès de l’enfant tunisien Kyllian</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Attentat de Nice : Décès de l’enfant tunisien Kyllian » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2016/07/16/attentat-de-nice-deces-de-lenfant-tunisien-kyllian/embed/#?secret=8P9o4rQcsb#?secret=Hy0STHFbp9" data-secret="Hy0STHFbp9" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<figure class="wp-block-embed is-type-rich is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="p8Xf0Duuhr"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2016/07/15/nice-kyllian-4-ans-fils-dolfa-tuee-dans-lattentat-est-porte-disparu/">Kyllian, fils d’Olfa tuée dans l’attentat de Nice, est porté disparu</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Kyllian, fils d’Olfa tuée dans l’attentat de Nice, est porté disparu » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2016/07/15/nice-kyllian-4-ans-fils-dolfa-tuee-dans-lattentat-est-porte-disparu/embed/#?secret=scAnovjuIG#?secret=p8Xf0Duuhr" data-secret="p8Xf0Duuhr" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
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		<title>Attentat de Nice : Les failles sécuritaires passent à la trappe</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2017/06/28/attentat-de-nice-les-failles-securitaires-passent-a-la-trappe/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 Jun 2017 11:27:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[attaque]]></category>
		<category><![CDATA[juges]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Lahouaiej Bouhlel]]></category>
		<category><![CDATA[procès]]></category>
		<category><![CDATA[Promenade des Anglais]]></category>
		<category><![CDATA[sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[terroriste]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisien]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Lors d’une rencontre, hier, avec les familles des victimes, les juges ont évité la question d’éventuelles failles du dispositif sécuritaire, le soir de l&#8217;attentat de Nice, le 14 juillet 2016. Les juges parisiens en charge de l&#8217;enquête sur l’attaque terroriste perpétrée par le Tunisien Mohamed Lahouaiej Bouhlel, sur la Promenade des Anglais (86 morts), ont...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-103785" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/06/Attaque-Nice-proces.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><strong><em>Lors d’une rencontre, hier, avec les familles des victimes, les juges ont évité la question d’éventuelles failles du dispositif sécuritaire, le soir de l&rsquo;attentat de Nice, le 14 juillet 2016.</em></strong><span id="more-103780"></span></p>
<p>Les juges parisiens en charge de l&rsquo;enquête sur l’attaque terroriste perpétrée par le Tunisien Mohamed Lahouaiej Bouhlel, sur la Promenade des Anglais (86 morts), ont présenté, mardi 27 juin 2017, les résultats de leurs investigations aux familles des victimes.</p>
<p>Ces derniers sont cependant restés sur leur faim et certains d’entre eux ont fait part de leur colère, car les juges n’ont pas évoqué la question des failles sécuritaires dénoncées par certains policiers de la ville. Une information judiciaire a d’ailleurs été ouverte à ce sujet en avril dernier.</p>
<p>La rencontre a néanmoins apporté des détails sur l’affaire, notamment à travers un film sur Mohamed Lahouaiej-Bouhlel. Installé en France depuis 2007, ce dernier aurait mûri son projet plusieurs mois avant les faits et bénéficié de complicités, selon le parquet de Paris.</p>
<p>Mohamed Walid Ghraieb, Chokri Charfoud, Ramzi Aref et Hamdi Z ont été écroués parce qu&rsquo;ils ont des liens avérés avec le terroriste tunisien.</p>
<p>Notons que le président français, Emmanuel Macron, sera à Nice pour commémorer le 1<sup>er</sup> anniversaire de l&rsquo;attentat du 14 juillet 2016.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Y. N.</strong></p>
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		<title>Terrorisme : La Tunisie face à ses démons</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2016/12/26/terrorisme-la-tunisie-face-a-ses-demons/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 26 Dec 2016 10:17:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[attentats terroristes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Anis Amri et Mohamed-Lahouaiej Bouhlel, enfants de l’«islam en colère», si cher à Rached Ghannouchi. Si le Mossad a lâchement fait un «martyr» tunisien, deux jeunes terroristes tunisiens en ont fait plusieurs dizaines, lors des attentats de Nice et de Berlin. Par Salah El-Gharbi A l’heure où l’on scande des slogans d’indignation contre le Mossad, dénonçant le...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-76626 aligncenter" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/12/Anis-Amri-et-Mohamed-Lahouaiej-Bouhlel.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Anis Amri et Mohamed-Lahouaiej Bouhlel, enfants de l’«islam en colère», si cher à Rached Ghannouchi.</em></p>
<p><em><strong>Si le Mossad a lâchement fait un «martyr» tunisien, deux jeunes terroristes tunisiens en ont fait plusieurs dizaines, lors des attentats de Nice et de Berlin.</strong> </em></p>
<p>Par <strong>Salah El-Gharbi</strong></p>
<p><span id="more-76753"></span></p>
<p>A l’heure où l’on scande des slogans d’indignation contre le Mossad, dénonçant le crime crapuleux visant un de nos compatriotes, l’ingénieur Mohamed Zouari, ancien membre de la branche militaire du parti islamiste palestinien Hamas, tué le 15 décembre devant chez lui à Sfax, la dure réalité nous rattrape, celle d’un pays qui compte le contingent le plus important et le plus actif en matière de terrorisme international… rapporté au nombre d’habitants.</p>
<p><strong>Du Bardo à Sousse, et de Nice à Berlin</strong></p>
<p>Une fois encore un des nôtres défraie la chronique à l’échelle planétaire, avec son nom qui résonne et sa photo affichée sur les écrans des télés du monde entier. Ainsi, après le tristement célèbre Mohamed-Lahouaiej Bouhlel, auteur de l’attentat de Nice, avec son camion-bélier, le 14 juillet dernier, voilà qu’Anis Amri, un jeune de 21 ans, originaire de Oueslatia, vient de recourir au même mode opératoire en tuant 12 individus et en blessant 48 autres, le 19 décembre courant, à Berlin.</p>
<p>Si le Mossad a lâchement fait un «<em>martyr</em>», nos deux jeunes Tunisiens en ont fait des dizaines et ce, en un temps record.</p>
<p>Depuis la confirmation de la nationalité tunisienne du terroriste de Berlin, dans la soirée du lundi 24 décembre, à la suite de ce dernier drame, notre pays est stigmatisé, pointé du doigt comme étant un pourvoyeur des agents de la mort et une sorte de pépinière pour terroristes.</p>
<p>Ainsi, quelques minutes ont suffi pour que les efforts colossaux déployés laborieusement depuis deux ans afin de faire oublier les attentats du Bardo, le 18 mars 2015, et de Sousse, le 26 juin de la même année, où des dizaines de touristes étrangers ont trouvé la mort, viennent d’être pulvérisés par le geste stupide d’un jeune, une fois encore, fourvoyé par une culture mortifère, celle de l’islamisme radical.</p>
<p>Malgré l’horreur de l’action, on entend déjà certaines voix expliquer, excuser, pour enfin justifier, implicitement, l’innommable et l’arbitraire.</p>
<p>Aujourd’hui, même si les fervents défenseurs de notre supposée «<em>identité</em>» s’empressent publiquement de condamner l’attentat perpétré par Anis Amri, après s’être embarrassés de reconnaître que la victime du Mossad était un des leurs, ils continuent, en privé, de manifester une certaine indulgence suspecte à l’égard de l’horreur.</p>
<p>En fait, ces voix sourdes ne semblent pas entendre les cris de douleur des Berlinois, habitants d’une ville tolérante, qui avait ouvert ses bras pour accueillir les réfugiés.</p>
<p><strong>L&rsquo;«islam en colère» cher à Rached Ghannouchi</strong></p>
<p>Une fois encore, l’<em>«islam en colère»</em>, si cher à Rached Ghannouchi, le président du parti islamiste Ennahdha, a choisi de sévir de la pire des manières en détruisant des vies innocentes, mettant ainsi dans l’embarras et la confusion une grande partie de nos concitoyens face à cette réalité cauchemardesque qui leur est, à la fois, étrangère et malheureusement assez proche.</p>
<p>Mais quels enseignements à tirer de ces drames?</p>
<p>Le parcours d’Anis Amri, ce jeune délinquant brutal, émigré clandestin, instrumentalisé par la mouvance djihadiste en Allemagne même, mérite d’être médité. Il est le produit d’une culture profonde, celle de la violence qui, refoulée sous le régime répressif de Ben Ali, exacerbée par l’affaiblissement de l’autorité de l’Etat après le 14 janvier 2011, se trouve récupérée par une idéologie portant en elle les germes de la destruction, pour donner, ainsi, vie à des monstres.</p>
<p>En fait, ce jeune aliéné n’est pas le spécimen d’une «<em>génération spontanée</em>». Comme tant d’autres funestes vocations, il a poussé dans un terreau de chez nous, baigné dans un environnement culturel toxique, fermenté par l’orthodoxie islamiste, par les discours dans lesquels la haine est banalisée, la violence glorifiée et la mort sanctifiée.</p>
<p>Aussi triste que soit cette réalité, il est temps qu’au lieu de faire de la victimisation un fonds de commerce, justifiant toute manifestation de la brutalité, prônant des discours discriminatoires à l’égard des adversaires de l’orthodoxie islamiste, nos politiques doivent faire preuve de lucidité et de courage pour poser les bonnes questions et chercher les solutions appropriées afin que nos concitoyens n’aient plus à rougir en regardant les télé-journaux nationaux ou étrangers.</p>
<p><strong>Et l&rsquo;aveuglement des Occidentaux</strong></p>
<p>Toutefois, si le drame de Berlin nous interpelle en tant que Tunisiens, il doit aussi alerter l’opinion publique occidentale sur les égarements de ses gouvernants. En effet, cette tragédie a eu lieu à l’heure où l’Occident s’indignait contre Poutine et Bachar, s’émouvait sur le sort des habitants d’Alep-Est, comme pour rappeler à ces Occidentaux leur aveuglement, en armant une soi-disant résistance syrienne qui s’est révélée être constituée, en grande partie, de djihadistes coupeurs de tête.</p>
<p>Abusés par leur méfiance à l’égard des Russes, trompés par la force médiatique des Frères musulmans et de leurs innombrables filières, enivrés par une vision presque angélique de la démocratie et des<em> «droits de l’homme»</em>, les Occidentaux se sont longtemps refusés d’admettre qu’on était face à un phénomène complexe qui méritait une approche plus ferme et plus appropriée.</p>
<p>La multiplication des actions terroristes perpétrées au cours de deux dernières années en Europe occidentale aurait dû alerter les responsables de ces pays et les éclairer sur la nature de ce qu’on appelle l’«<em>islam politique</em>», cette idéologie destructrice qui vise à «islamiser le monde», au lieu de se poser des questions sur l’autoritarisme de Sissi en Egypte.</p>
<p>Par conséquent, il est temps qu’après les tragédies du Bardo, de Sousse, de Paris, de Nice, et de Berlin, les Occidentaux en général et les Européens en particulier retrouvent la raison et soient plus sensibles aux voix de ceux qui, depuis des années, tirent la sonnette d’alarme, dénonçant l’angélisme des pouvoirs publics et l’ingénuité des médias «<em>humanistes</em>», souvent manipulés par des supposées organisations des droits-de-l’homme, à l’image de l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH).</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Après l’attentat de Berlin : Des questions se posent pour la Tunisie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2016/12/24/apres-lattentat-de-berlin-des-questions-se-posent-pour-la-tunisie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 24 Dec 2016 13:42:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Anis Amri]]></category>
		<category><![CDATA[attentats]]></category>
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		<category><![CDATA[Mohamed Lahouaiej Bouhlel]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le gouvernement tunisien ne peut continuer longtemps à minimiser ou ignorer ses responsabilités dans la recrudescence du terrorisme… made in Tunisia. Par Mohamed Chawki Abid * Cinq mois après l’attaque terroriste de Nice, le 14 juillet dernier, commis par le jihadiste tunisien Mohamed Lahouaiej Bouhlel, et au lendemain du terrible attentat de Berlin, le 19 décembre...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2016/12/24/apres-lattentat-de-berlin-des-questions-se-posent-pour-la-tunisie/">Après l’attentat de Berlin : Des questions se posent pour la Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-38564 aligncenter" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/02/Carthage-Caid-Essebsi-Ghannouchi-1.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Le gouvernement tunisien ne peut continuer longtemps à minimiser ou ignorer ses responsabilités dans la recrudescence du terrorisme… made in Tunisia.</strong> </em></p>
<p>Par <strong>Mohamed Chawki Abid </strong>*</p>
<p><span id="more-76678"></span></p>
<p>Cinq mois après l’attaque terroriste de Nice, le 14 juillet dernier, commis par le jihadiste tunisien Mohamed Lahouaiej Bouhlel, et au lendemain du terrible attentat de Berlin, le 19 décembre courant, un «<em>copier-coller</em>» du précédent, perpétré par un autre Tunisien, Anis Amri, quelle attitude diplomatique a observé l’Etat Tunisien avec le gouvernement d’Angela Merkel?</p>
<p>Quels renseignements saura-t-il livrer aux autorités allemandes pour aider à faire avancer l’enquête en cours et quelle coopération sécuritaire peuvent désormais envisager les deux pays?</p>
<p>Va-t-il avoir le courage d’ouvrir le méga-dossier de l’endoctrinement et du recrutement des jeunes par les cellules islamistes opérant encore en place en Tunisie?</p>
<p>Va-t-il mettre sous la loupe les réseaux internes et externes, notamment ceux de financement, de recrutement et d’expédition des jihadistes dans les camps des organisations islamo-terroristes d’Al-Qaïda et Daêch?</p>
<p>A-t-on relancé Chedly Ayari, gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT) pour son rapport d’enquête sur les fonds étrangers reçus en 2012 et 2013, c’est-à-dire durant le règne de la «<em>troïka</em>», l’ancienne coalition gouvernementale conduite par le parti islamiste Ennahdha, et qui s’est distinguée par son laxisme et son indulgence vis-à-vis des groupes extrémistes religieux, et sur les associations qui bénéficié de ces fonds?</p>
<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-63893" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/09/Caid-Essebsi-Ghannouchi-Paris.jpg" alt="" width="500" height="300" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Le pacte du Bristol: mystère et boule de gomme. </em></p>
<p><em>Last but not least,</em> peut-on connaître l’ensemble des points d’accord compris dans le pacte secret conclu, le 14 août 2013, à l’hôtel Bristol, à Paris, entre le président de la république Béji Caïd Essebsi, qui était alors président de Nidaa Tounes, et Rached Ghannouchi, président d’Ennahdha?</p>
<p>Sans des réponses claires à ces questions, la Tunisie va continuer à subir les conséquences des politiques dangereuses et des décisions irresponsables prises par ses dirigeants depuis la révolution de janvier 2011.</p>
<p><em>* Economiste ingénieur. </em></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie : Le pays aux deux visages</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2016/12/24/tunisie-le-pays-aux-deux-visages/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 24 Dec 2016 08:59:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Anis Amri]]></category>
		<category><![CDATA[attentats]]></category>
		<category><![CDATA[Bardo]]></category>
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		<category><![CDATA[Mohamed Lahouaiej Bouhlel]]></category>
		<category><![CDATA[Nice]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il y a cette histoire de l’horreur terroriste – les attentats de ‘‘Charlie Hebdo’’, Nice, Berlin, Bardo, Sousse… Il y a aussi les élections libres, l’alternance au pouvoir, la transition démocratique réussie. Par Rory McCarthy * Un autre attentat terroriste en Europe vient pointer un doigt accusateur vers la Tunisie. Aurions-nous fait une mauvaise lecture de...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-76631 aligncenter" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/12/Tunisie-Deux-visages.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Il y a cette histoire de l’horreur terroriste – les attentats de ‘‘Charlie Hebdo’’, Nice, Berlin, Bardo, Sousse… Il y a aussi les élections libres, l’alternance au pouvoir, la transition démocratique réussie.</strong></em></p>
<p>Par <strong>Rory McCarthy </strong>*</p>
<p><span id="more-76630"></span></p>
<p>Un autre attentat terroriste en Europe vient pointer un doigt accusateur vers la Tunisie. Aurions-nous fait une mauvaise lecture de l’histoire de ce petit pays méditerranéen dont les audacieuses protestations de son peuple pour la dignité et la justice sociale avaient mis en branle le Printemps arabe, il y a six ans?</p>
<p><strong>Le plus gros exportateur de djihadistes</strong></p>
<p>C’est à cette troublante énigme que nous assistons aujourd’hui. De fait, nous nous trouvons en face d’un pays connu à travers l’Occident pour ses plages langoureuses, mais également un pays qui a produit un groupe d’individus à présent liés à une série d’attaques terroristes.</p>
<p>Anis Amri, le suspect numéro de l’attentat au camion-bélier à Berlin, qui a vécu dans un petit village de la région de Kairouan [Oueslatia, ndlr], un peu plus de 150 kilomètres au sud de Tunis, puis, à l’image de plusieurs milliers de ses concitoyens, en 2011, s’est embarqué pour l’île italienne de Lampedusa, en quête d’un nouveau départ dans la vie.</p>
<p>Mohamed Lahouaiej-Bouhlel, l’homme responsable de l’attaque au camion à Nice, en juillet, qui a tué 86 personnes, était né à Msaken avant d’aller s’installer en France. Un des hommes impliqué dans l’attentat contre ‘‘Charlie Hebdo’’, à Paris en janvier 2015, Boubaker Al-Hakim, un Franco-tunisien, a séjourné pendant plusieurs mois en Tunisie, après 2011, avant de rejoindre les combats en Syrie, où il a trouvé la mort, le mois dernier, suite à une frappe aérienne américaine.</p>
<p>Depuis 2011, près de 7.000 Tunisiens ont quitté leur pays pour aller grossir les rangs de groupes extrémistes en Irak et en Syrie, notamment les troupes de l’organisation terroriste de l’Etat islamique. Il y a plus de combattants tunisiens en Irak et en Syrie qu’aucune autre nationalité.</p>
<p>Les extrémistes tunisiens ont également été responsables d’une série d’attentats dans leur propre pays, d’un soulèvement de niveau réduit contre l’armée dans une zone le long de la frontière avec l’Algérie [notamment dans la région du Mont Chaambi, ndlr], outre des assassinats politiques et des attaques contre des touristes au musée du attentats à Tunis, en mars 2015, et sur les plages de Sousse, en juin de la même année.</p>
<p>Il y a deux histoires à raconter sur la Tunisie contemporaine. L’une est celle d’une transition fragile, mais prometteuse, qui essaie de tourner la page de longues années de dictature pour établir la démocratie. La réussite est là, évidente: depuis 2011, deux élections législatives ont été tenues avec succès. Lorsque le parti islamiste d’Ennahdha, qui a remporté le premier scrutin législatif, a perdu les deuxièmes élections parlementaires, il a gracieusement concédé le pouvoir et accepté de se joindre à une coalition gouvernementale avec ses adversaires.</p>
<p>Ces dernières semaines, l’Instance vérité et dignité (IVD) a tenu des séances de témoignages, retransmises en direct à la télévision, sur les exactions commises sous les anciens régimes. C’est cela l’histoire de la Tunisie dont nous n’entendons parler que rarement et très peu.</p>
<p>La deuxième histoire est celle de cette génération de jeunes hommes et femmes qui, tout au long de nombreuses années, ont été marginalisés et exposés à la radicalisation. Et celle-ci est une histoire que de nombreux Tunisiens refusent toujours à admettre. Ils font porter la responsabilité de cette calamité au djihadisme international. Il accuse ce dernier d’avoir empoisonné les esprits de cette jeune génération tunisienne. Un éditorialiste tunisien les a qualifiés d’«<em>enfants maudits</em>» qui causent du tort à leur propre pays.</p>
<p><strong>La révolution inachevée</strong></p>
<p>Sauf que, depuis le début des années 2000, les problèmes se sont accrus, avec une montée incessante du chômage, le désespoir et le sentiment d’humiliation qui se sont installés parmi les jeunes Tunisiens. Certains d’entre eux ont rejoint les rangs du salafisme radical, inspirés en cela par les prêches de prédicateurs des chaînes de télévision satellitaires et animés par leur colère contre un régime tunisien qui tente d’imposer une lecture officielle de l’islam.</p>
<p>Plusieurs de ces jeunes ont fini dans les prisons de Tunisie, pour ne retrouver la liberté qu’à la révolution, en 2011, à la faveur d’une amnistie générale. Très vite, ces jeunes ont tiré profit du vide politique et sécuritaire qui a suivi le Printemps arabe, pour prêcher leurs messages et mobiliser du soutien. Certains ont été payés des milliers de dollars pour le recrutement de chaque jeune qui rejoint les combats en Syrie et en Irak. Dans des quartiers comme celui d’Ettadhamen, à Tunis, des groupes entiers de jeunes ont ainsi disparu…</p>
<p>Au lendemain de la chute du régime Ben Ali, des milliers de jeunes Tunisiens ont saisi la chance de la confusion qui régnait dans le pays pour fuir et mettre le cap sur l’Europe, à la recherche d’une vie meilleure. Pour certains, ainsi qu’il a été le cas du suspect de l’attaque du marché de Noël à Berlin, leur radicalisation n’a eu lieu qu’après leur emprisonnement dans des geôles européennes: Anis Amri a passé quatre années de sa vie dans une prison italienne avant de regagner l’Allemagne. Son cas est la preuve indéniable du lien de plus en plus fréquent qui existe entre la criminalité et la radicalisation, les deux phénomènes se recoupant souvent dans le recrutement de leurs membres.</p>
<p>Et ça n’est que très récemment que le gouvernement tunisien a pris la décision de restreindre le déplacement à l’étranger des jeunes tunisiens.</p>
<p>Cependant, en Tunisie, les conditions qui ont poussé ces jeunes gens à fuir leur pays n’ont changé que très peu. Le chômage est toujours élevé. Hormis la capitale Tunis et les riches villes côtières et les zones touristiques, il n’y a eu que protestations, grèves et conflits sociaux à répétition. Plusieurs centaines mouvements contestataires, individuels et collectifs, sont enregistrés tous les mois – et ils tendraient à passer inaperçus dans les médias tunisiens et parmi les élites tunisiennes.</p>
<p>Il pourrait s’agir tout simplement d’une protestation sociale atomisée, c’est-à-dire d’un mécontentement qui ne serait jamais à l’origine d’une deuxième révolution, mais elle montre clairement que beaucoup reste à faire en cette Tunisie nouvelle.</p>
<p style="text-align: right;"><em>Texte traduit de l’anglais par</em> <strong>Marwan Chahla</strong></p>
<p><em>*Rory McCarthy, chercheur au Magdalen College d’Oxford, publiera bientôt un livre sur l’islamisme en Tunisie.</em></p>
<p><em>**Le titre et les intertitres sont de la rédaction. </em></p>
<p>Source: ‘‘The Telegraph’’. http://www.telegraph.co.uk/news/2016/12/23/berlin-attack-proves-tunisia-single-success-arab-spring-yet/</p>
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		<title>Pourquoi la Tunisie est-elle devenue le 1er pays «producteur» de terroristes ?</title>
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		<pubDate>Sat, 24 Dec 2016 08:19:55 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Auteurs des attentats de Nice et Berlin, Anis Amri et Mohamed Lahouaiej Bouhlel.  Si la Tunisie est devenue un vivier de terroristes, c’est parce qu’il a eu deux gouvernements conduits par le parti islamiste Ennahdha, en 2012 et 2013. Par Chedly Mamoghli * La Tunisie est le premier pays pourvoyeur de terroristes rapporté à la...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2016/12/24/pourquoi-la-tunisie-est-elle-devenue-le-1er-pays-producteur-de-terroristes/">Pourquoi la Tunisie est-elle devenue le 1er pays «producteur» de terroristes ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<p style="text-align: center;"><em>Auteurs des attentats de Nice et Berlin, Anis Amri et Mohamed Lahouaiej Bouhlel. </em></p>
<p><em><strong>Si la Tunisie est devenue un vivier de terroristes, c’est parce qu’il a eu deux gouvernements conduits par le parti islamiste Ennahdha, en 2012 et 2013.</strong></em></p>
<p>Par <strong>Chedly Mamoghli</strong> *</p>
<p><span id="more-76625"></span></p>
<p>La Tunisie est le premier pays pourvoyeur de terroristes rapporté à la population. Nul ne peut le contester. Les terroristes tunisiens ont opéré aussi bien en Orient qu’en Occident. Et bien évidemment, et d’abord, en Tunisie. C’est devenu une réalité très amère à laquelle nous sommes confrontés.</p>
<p>Pourquoi la Tunisie, diriez-vous? Pourquoi ce n’est pas la Libye ou l’Egypte qui exportent le plus de terroristes dans le monde? Et bien il y a, au moins, deux raisons.</p>
<p><strong>Ennahdha est passé par là</strong></p>
<p>D’abord pour la simple raison que nous Tunisiens avions eu le malheur d’avoir deux gouvernements conduits par le parti islamiste Ennahdha, entre 2012 et 2013, qui ont fermé les yeux sciemment et laissé les jeunes embrigadés par les groupes jihadistes partir en Syrie et en Irak via la Turquie et la Libye.</p>
<p>C&rsquo;est la raison principale et les responsables de ce drame devraient être jugés car ils ont fait de la Tunisie, un pays jusque-là pacifique et paisible, un vivier de terroristes. Donc cette première raison relève d&rsquo;un choix politique délibéré.</p>
<p>La seconde raison est dans le profil sociologique du Tunisien qui est devenu une proie facile, car même à l’extérieur des frontières, des individus ont été recrutés et instrumentalisés en Europe, comme les tueurs de Nice et de Berlin, Mohamed Lahouaiej Bouhlel et Anis Amri. Et là les autorités et les experts, surtout les sociologues, doivent se pencher sur ce problème. Nous avons besoin d&rsquo;explications. Et, surtout, de remèdes.</p>
<p><em>‘‘Le Figaro’’, ‘‘Le Point’’</em> et d&rsquo;autres médias de renommée, qu’ils soient français, italiens, allemands ou autres, ont fait état de cette réalité. Ils ont affirmé que notre pays est devenu le vivier du terrorisme mondial. C’est malheureux mais c’est un fait.</p>
<p>Bien sûr, les bobos, les droits-de-l&rsquo;hommistes, les anti-occidentaux primaires et les abrutis – pour qui, nous Tunisiens, sommes le meilleur peuple du monde quoi qu&rsquo;il fasse – sont dans le déni de réalité. La vérité leur fait mal, très mal comme si ceci relevait de la fiction.</p>
<p><strong>Bons islamistes et méchants occidentaux</strong></p>
<p>Certes, traditionnellement, nous ne voulons jamais nous remettre en cause et nous rejetons toujours la responsabilité sur les autres. Ce n’est jamais notre faute, c’est toujours celle des autres. Nous sommes confrontés à ce drame, il faut l’assumer et non pas tourner le dos et jouer les éternels victimes et les éternels boucs émissaires des <em>«méchants occidentaux»</em>. Ce n’est pas de l’auto-flagellation mais sans remise en cause, nous n’avancerons jamais.</p>
<p>Notre image est ternie, salie et souillée dans tous les pays, dans tous les aéroports, dans toutes les ambassades et dans tous les consulats. Les emplois à l’étranger, les visas et les titres de séjour sont devenus très difficiles pour les Tunisiens et le seront davantage.</p>
<p>Bien sûr, les idiots utiles préfèrent écouter, en ayant les larmes aux yeux, les politiciens, les diplomates et les journalistes hypocrites qui leurs disent que nous sommes les plus démocrates, les plus pacifistes et les surdoués du monde arabe. Ces consommateurs de la langue de bois jubilent quand ils sont encensés.</p>
<p>Que va-t-on faire maintenant? Comme les autres fois, on va envoyer Selma Elloumi Rekik, ci-devant ministre du Tourisme, à la tête d’une délégation, au début de la semaine prochaine ou au début de l’année, pour dire aux Allemands :<em> «Nous sommes beaux, nous sommes gentils et nous sommes tolérants. Venez chez nous et investissez chez nous.»</em> Et on va continuer à demander au gouvernement britannique de lever les restrictions de voyage vers la Tunisie. Même s’il la lève et même si la sécurité s’améliore en Tunisie, les Occidentaux ne viendront pas dans un pays à l’image aussi ternie et où leurs compatriotes ont été massacrés au bardo et à Sousse, en mars et en juin 2015. Ils ne viendront pas dans un pays devenu hélas un terreau fertile du terrorisme, sans parler de l’armée de réserve djihadiste dont il dispose en Syrie, en Irak et en Libye.</p>
<p><strong>Les Daechiens sont parmi nous </strong></p>
<p>Le danger qui guette la Tunisie ne provient pas seulement de ces terroristes déjà passés à l’action et des djihadistes en herbe qu’on ne cesse d’arrêter aux quatre coins du pays, il provient aussi de ce que j&rsquo;appelle «les Daechiens passifs». Cette catégorie dont personne ne parle est celle des individus qui sont solidaires de l’Etat islamique (Daech), qui épousent ses idées mais qui n’ont pas (encore) combattu dans ses rangs. Ce sont des admirateurs de cette organisation terroriste et ils sont nombreux parmi nos compatriotes.</p>
<p>La situation est préoccupante chez nous, cette Tunisie qui durant des siècles était un havre de paix et de calme est devenue un pays pointé du doigt et dénigré. Les peuples du monde entier sont choqués par ce mauvais chemin pris par notre pays. C’est un vrai drame sociétal et si ce problème de la radicalisation des jeunes et de la prolifération de la pensée intégriste continue d’être traité d’une manière inefficace, les drames se poursuivront et notre image sera encore plus souillée.</p>
<p><em>* Juriste. </em></p>
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		<title>Attentat de Berlin : La Tunisie droit dans le mur</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2016/12/23/attentat-de-berlin-la-tunisie-droit-dans-le-mur/</link>
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		<pubDate>Fri, 23 Dec 2016 09:41:45 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Anis Amri, auteur présumé de l&#8217;attentat au camion, le 19 décembre courant, à Berlin.  La Tunisie, qui était longtemps à l’avant-garde du modernisme dans le monde arabo-musulman, se voit réduite, aujourd’hui, au rang de pépinière du terrorisme… Par Dr Mounir Hanablia * Un phénomène nouveau interpelle nos consciences ou ce qu’il en reste dans ce pays:...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2016/12/23/attentat-de-berlin-la-tunisie-droit-dans-le-mur/">Attentat de Berlin : La Tunisie droit dans le mur</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-76545 aligncenter" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/12/Anis-Amri-Berlin.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Anis Amri, auteur présumé de l&rsquo;attentat au camion, le 19 décembre courant, à Berlin. </em></p>
<p><em><strong>La Tunisie, qui était longtemps à l’avant-garde du modernisme dans le monde arabo-musulman, se voit réduite, aujourd’hui, au rang de pépinière du terrorisme…</strong> </em></p>
<p>Par <strong>Dr Mounir Hanablia</strong> *</p>
<p><span id="more-76544"></span></p>
<p>Un phénomène nouveau interpelle nos consciences ou ce qu’il en reste dans ce pays: de Mohamed Lahouaiej Bouhlel, auteur de l&rsquo;attentat-suicide de Nice, le 14 juillet 2016, à Anis Amri, auteur présumé de l&rsquo;attentat du 19 décembre courant à Berlin, nous sommes en train de devenir un peuple infréquentable.</p>
<p>Des jeunes tunisiens sont de plus en plus impliqués dans des actes abominables commis dans des pays dont ils ne sont pas les ressortissants, au nom d’une interprétation morbide d’antiques commandements religieux, et cherchant à causer le plus de morts et le plus de dégâts possibles.</p>
<p><strong>Aux sources du jihadisme tunisien</strong></p>
<p>Ce phénomène avait commencé avec le premier Tunisien à faire partie d’une organisation terroriste, Fouad Ali Salah entre 1985 et 1986 et les attentats qui avaient alors secoué la capitale française.</p>
<p>Plusieurs années plus tard, deux jours avant les attentats du 11 septembre 2001, à New York et Washington, il y avait eu l’assassinat du fameux commandant afghan Ahmed Shah Messaoud par deux Tunisiens prétendant être des journalistes, et opérant pour le compte d’Al-Qaida et on s’était alors aperçu de l’implication importante des Tunisiens dans le «jihad» en Afghanistan.</p>
<p>Plus tard, après l’attentat-suicide contre la synagogue de Djerba, en avril 2002, perpétré par le Franco-tunisien Nizar Naouar, et l’affaire du «<em>maquis</em>» de Grombalia sous Ben Ali, en décembre 2006- janvier 2007, les jihadistes tunisiens avaient commencé à faire parler d’eux plus fréquemment.</p>
<p>Ainsi, après la première et traditionnelle période d’auto-glorification du printemps tunisien pionnier des printemps arabes, on avait eu la mauvaise surprise d’apprendre que quelques compatriotes avaient été détenus ou même exécutés dans les geôles irakiennes pour avoir commis des attentats terroristes contre des lieux saints chiites, dont la destruction des mausolées de l’imam Ali et de Hassan El-Askari, à Samarra.</p>
<p>Après les premières élections authentiquement démocratiques, en octobre 2011, au cours desquelles la volonté populaire s’était pleinement exprimée dans notre pays en faveur d’un parti politique totalement désinhibé face au risque terroriste, le parti islamiste Ennahdha en l’occurrence, les exhortations à aller combattre l’impie Bachar Al-Assad étaient devenues quelques uns des thèmes habituels que tout imam «engagé» devait produire au cours de ses prêches sous peine d’être démis de ses fonctions par son auditoire, et le mince ruisseau de jeunes sportifs ayant acquis la forme physique par des exercices sportifs effectués sur le mont Chaambi, s’était rapidement transformé en un puissant courant les déversant en Syrie via la Turquie, où ils s’étaient rapidement distingués autant par leur indiscipline que par leur sauvagerie, leurs atrocités, en rapport avec une addiction supposée au Captagon.</p>
<p>Fait surprenant, les filles avaient été nombreuses à faire le déplacement ce qui avait fait acquérir rapidement à ces brigades internationales une réputation de dissolution des mœurs plutôt paradoxale pour des gens se réclamant du puritanisme le plus strict.</p>
<p><strong>Aux sources du jihadisme musulman</strong></p>
<p>Mais le terrorisme est-il intrinsèque à l’islam ainsi que ses détracteurs le suggèrent de plus en plus? En terre d’islam, il avait débuté très tôt après la Fitna par l’apparition des Khawarij, des groupes anarchistes responsables de l’exécution de Ali Ibn Abi Taleb et de nombreux gouverneurs omeyades; puis il y avait eu la fameuse secte hétérodoxe des Ismaéliens Nizarites dont le chef, qualifié de Vieux de la Montagne, envoyait ses «fida’is», drogués à l’opium, il faut bien le préciser, assassiner les membres éminents de la communauté sunnite, les Mamlouks et les Seldjoukides , et ce qui avait frappé les contemporains, parmi lesquels les Croisés, occupant alors le littoral palestinien, avait été leur total mépris de la mort et de la torture.</p>
<p>L’un des rares bienfaits des invasions mongoles avait été de parvenir à extirper cette secte terroriste.</p>
<p>Mais au XXe siècle, les actes terroristes avaient commencé essentiellement avec les Frères musulmans d’Egypte, responsables de l’assassinat du premier ministre Nokrachi Pacha, puis quelques années plus tard d’un attentat raté contre le président Nasser qui leur avait valu une guerre sans merci, suivi en 1981 de l’assassinat du président Sadate, par des officiers proches de la mouvance.</p>
<p><strong>Le terrorisme : un fléau universel</strong></p>
<p>Mais le terrorisme a-t-il été l’apanage des musulmans? En Inde, depuis l’époque Moghole, des groupes hindous qualifiés de Dacoits assassinaient après les avoir dépouillés les caravanes, et à la fin de l’ère coloniale Britannique, un parti ultra nationaliste appelé RSS avait assassiné le Mahatma Gandhi.</p>
<p>Au Japon, l’avènement de l’ère Meiji avait vu de nombreux samouraïs recourir au terrorisme, contre les tenants du modernisme, et le chauvinisme japonais avait accompagné la montée du militarisme nippon, tous ceux qui étaient réputés être pacifistes étaient assassinés par des militaires prétendant agir au nom de l’empereur, et il avait fallu la défaite de 1945 pour en venir à bout.</p>
<p>Mais il y avait eu également depuis l’antiquité un terrorisme juif lorsque des rigoristes religieux qualifiés de sicaires ou de zélotes assassinaient tous les juifs adoptant des coutumes gréco-romaines, et ils avaient été particulièrement actifs pendant le siège de Jérusalem par l’armée de Titus. Mais à l’ère moderne, l’apparition d’un chauvinisme nationaliste juif s’était accompagné d’attentats contre les Anglais puis contre les Palestiniens, enfin d’une politique terroriste qualifiée de terrorisme d’Etat contre les populations arabes.</p>
<p>Et en Europe, le premier groupe terroriste avait vu le jour en Russie, avec l’assassinat du Tsar Alexandre II de Russie par des radicaux révolutionnaires, mais il ne faut nullement oublier le précédent du terrorisme d’Etat inauguré par la révolution française et dont allaient plus tard s’inspirer les Bolcheviques.</p>
<p>Ni les organisations terroristes qui avaient pullulé dans les Balkans, en particulier serbes, responsables de l’assassinat de l’archiduc François Joseph, et inaugurant la première guerre mondiale, puis celle d’Alexandre 1er de Yougoslavie à Marseille en 1930. Et après la seconde guerre mondiale, l’époque des luttes de libération nationale et de la décolonisation avait vu de nombreuses organisations nationalistes recourir au terrorisme, comme l’ETA Basque ou l’IRA Irlandaise, et d’autres avaient situé leur combat dans le nationalisme intransigeant anti communiste comme l’OAS française, ou la lutte pour la dictature du prolétariat à l’instar des Brigades Rouges italiennes ou la Fraction armée rouge allemande.</p>
<p><strong>D’Al-Qaïda à Daech : les spécificités du jihadisme actuel</strong></p>
<p>Mais en quoi le terrorisme de l’organisation de l’Etat islamique (Isis, Daech) auquel ont contribué les «milliers» de jeunes volontaires tunisiens, s’est il distingué de celui de ses prédécesseurs?</p>
<p>D’abord il s&rsquo;est développé après l’invasion et l’occupation militaire américaine de de l&rsquo;Afghanistan, en 2001, et de l’Irak, en 2003, et en prétendant établir une structure étatique, celle du califat, ses victimes ont été essentiellement des musulmans. Il en avait détruit les villes, vidé les campagnes et ruiné les pays. Il a provoqué un exode massif des populations vers l’Europe, mais étant données les exactions qu’il a commises contre les minorités, et à cause de quelques attentats spectaculaires dans des capitales occidentales (Paris, Londres, Madrid et Berlin), il est apparu aux yeux du monde comme un mouvement tendant à islamiser par la force l’ensemble de l’humanité, et menaçant tous les pays non musulmans de la planète, ce qui dans les faits est loin d’être vrai.</p>
<p>La deuxième caractéristique de ce terrorisme est sa capacité à diffuser les exactions et les cruautés les plus insoutenables par les moyens de communication les plus modernes, pour ne pas parler de son aptitude (supposée) à recruter même chez les nations non musulmanes.</p>
<p>La troisième est son idéologie simpliste nihiliste, il y a d’un côté les bons et de l’autre les mauvais, et les bons, des paumés frustrés exclus moralement ou matériellement du progrès et du bien-être matériel et social, se trouvent par le biais d’imams manipulant autant les concepts de la haine que la fraternité issue de l’abondance des pétrodollars, justifiés de tuer les mauvais, c’est-à-dire tous les autres.</p>
<p>La quatrième caractéristique est le pouvoir de Daech de faire franchir les frontières internationales à ses adeptes, et là, la responsabilité des Etats devient patente, en particulier celle de l’Etat tunisien.</p>
<p>Si les terroristes arrivent à franchir les frontières et à trouver les soutiens et les moyens leur permettant de passer à l’acte, par-delà leurs pulsions meurtrières, et de la version monstrueuse de la foi religieuse qu’on leur a inculquée, c’est que la folie affère à la méthode et qu’il faille incontestablement s’en demander la raison.</p>
<p>Mais le résultat est là, les musulmans sont désormais haïs, craints, vilipendés, partout dans le monde, et certains parmi eux n’ont désormais plus confiance dans les fondements de leur propre culture.</p>
<p>La vérité est pourtant simple, la culture musulmane n’est pas une culture de guerre, et au contraire elle a permis à des peuples que tout différencie d’acquérir, au-delà de leurs langues, races, et coutumes différentes, un sentiment de destinée et des valeurs humaines communes, dont la cohabitation durant des siècles avec les autres communautés. Elle leur a permis aussi l’accession à un humanisme universel original.</p>
<p><strong>Retour sur le paradoxe tunisien</strong></p>
<p>Il reste le problème de la Tunisie, qui parmi les pays arabo musulmans avait été pendant plusieurs décennies à l’avant-garde du modernisme et qui se voit réduite par le reste du monde aujourd’hui au rang de pépinière du terrorisme.</p>
<p>Prétendre que la Tunisie soit responsable du terrorisme dans son ensemble n’est pas juste puisque c’est un phénomène inhérent à la mondialisation, lié au wahhabisme conquérant, au sous-développement, à la libre circulation des individus, des informations, des biens et des capitaux issus des bénéfices engendrés par l’économie mondiale.</p>
<p>Il n’empêche, il y a une profonde crise morale dans ce pays, le caractère sacré inaliénable de la vie humaine n’y est plus, ou plus suffisamment, enseigné à la jeunesse, et il est peut-être temps de cesser la politique de l’autruche qui a été poursuivie avec constance par les différents gouvernements dans notre pays depuis la révolution de janvier 2011, et prendre enfin les mesures économiques, culturelles, politiques, et sécuritaires, qui s’imposent. Quand les politiques cesseront-ils enfin de noyer le poisson ?</p>
<p><em>* Médecin, Gammarth, La Marsa.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2016/12/23/attentat-de-berlin-la-tunisie-droit-dans-le-mur/">Attentat de Berlin : La Tunisie droit dans le mur</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Attaque de Nice : Trois Tunisiens arrêtés pour complicité avec Lahouaiej</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2016/07/22/attaque-de-nice-trois-tunisiens-arretes-pour-complicite-avec-lahouaiej/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 22 Jul 2016 10:04:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[atatque]]></category>
		<category><![CDATA[attentat]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Selfie pris quelques jours avant l&#8217;attaque du 14 juillet (84 mort). Cinq suspects, dont 3 Tunisiens, en contact avec Mohamed Lahouaiej Bouhlel, le tueur de Nice, ont été placés en détention pour association terroriste criminelle. C’est ce qu’a indiqué hier, le procureur de Paris, François Molins, précisant qu&#8217;avec Mohamed Lahouaiej Bouhlel, auteur de l&#8217;attentat du...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2016/07/22/attaque-de-nice-trois-tunisiens-arretes-pour-complicite-avec-lahouaiej/">Attaque de Nice : Trois Tunisiens arrêtés pour complicité avec Lahouaiej</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-58638" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/07/Nice-Selfie-Mohamed-Lahouaiej-Bouhlel-.jpg" alt="Nice - Selfie-Mohamed Lahouaiej Bouhlel -" width="626" height="380" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Selfie pris quelques jours avant l&rsquo;attaque du 14 juillet (84 mort).</em></p>
<p><em><strong>Cinq suspects, dont 3 Tunisiens, en contact avec Mohamed Lahouaiej Bouhlel, le tueur de Nice, ont été placés en détention pour association terroriste criminelle.</strong></em></p>
<p><span id="more-58636"></span></p>
<p>C’est ce qu’a indiqué hier, le procureur de Paris, François Molins, précisant qu&rsquo;avec <a href="http://kapitalis.com/tunisie/2016/07/18/le-tueur-de-nice-bisexuel-obsede-et-gerontophile/">Mohamed Lahouaiej Bouhlel, </a>auteur de l&rsquo;attentat du 14 juillet «<em>semble avoir envisagé et mûri son projet criminel plusieurs mois avant son passage à l&rsquo;acte</em>».</p>
<p>L’enquête a permis l’arrestation de 5 présumés complices (3 Tunisiens et un couple d&rsquo;Albanais) qui, jusque-là, étaient  inconnus des services de renseignement.</p>
<p>Des échanges de SMS entre Lahouaiej  et Ramzi A., un Franco-Tunisien né à Nice (21 ans), Chokri C., un Tunisien né à Sousse (37 ans), et Mohamed Walid G., un Franco-Tunisien né en Tunisie (40 ans), semblent indiquer que le projet de l’attaque a été préparé depuis plusieurs mois.</p>
<p>Ramzi A. a, par ailleurs indiqué, la cache d’une kalachnikov, qui avait été évoquée dans plusieurs échanges de textos. «<em>On ne sait pas à quoi elle était destinée</em>», précise François Molins.</p>
<p>Bien que le lien ne soit pas encore établi, entre l’attentat de Nice et l’organisation terroriste de l’Etat islamique (Daech), qui a revendiqué l’attaque, les suspects et le tueur avaient une sympathie pour le jihad. En effet, dans plusieurs SMS, ils laissaient éclater leur joie après l’attaque du 7 janvier 2015 contre le journal <em>« Charlie Hebdo »</em> (12 morts).</p>
<p>«<em>Je ne suis pas Charlie… Je suis content, ils ont ramené des soldats d’Allah pour finir le travail»</em>, indiquait un message envoyé à Lahouaiej par Mohamed Walid G., qui détient dans son portable des selfies avec l&rsquo;auteur de l&rsquo;attentat, prises les 11 et 13 juillet, à bord du camion ayant servi à l’attaque.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Y. N.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2016/07/22/attaque-de-nice-trois-tunisiens-arretes-pour-complicite-avec-lahouaiej/">Attaque de Nice : Trois Tunisiens arrêtés pour complicité avec Lahouaiej</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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