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	<title>Archives des Mohamed Talbi - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Mohamed Talbi - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Peut-on gouverner la Tunisie démocratiquement avec une sensibilité particulière pour l’islam ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 26 Oct 2025 08:01:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[démocratie]]></category>
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		<category><![CDATA[Zouhaïr Ben Amor]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis la révolution tunisienne de 2011, la question de la compatibilité entre islam et démocratie occupe une place centrale dans le débat intellectuel et politique. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/26/peut-on-gouverner-la-tunisie-democratiquement-avec-une-sensibilite-particuliere-pour-lislam/">Peut-on gouverner la Tunisie démocratiquement avec une sensibilité particulière pour l’islam ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<p><strong><em>Depuis la révolution tunisienne de 2011, la question de la compatibilité entre islam et démocratie occupe une place centrale dans le débat intellectuel et politique. La Tunisie, souvent citée comme le seul succès relatif du Printemps arabe, incarne un laboratoire unique: celui d’un pays majoritairement musulman tentant d’ancrer la démocratie tout en préservant son identité religieuse. Mais jusqu’où une sensibilité islamique peut-elle cohabiter avec un régime démocratique ? De la religion pure au conservatisme suppléant, peut-on fonder une gouvernance équilibrée, capable de se tenir sans basculer ni dans la théocratie, ni dans la sécularisation radicale ?</em></strong> <em>(Ph. Miniature de Jellal Ben Abdallah)</em></p>



<p><strong>Zouhaïr Ben Amor</strong> *</p>



<span id="more-17732460"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Zouhair-Ben-Amor.jpg" alt="" class="wp-image-17518909" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Zouhair-Ben-Amor.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Zouhair-Ben-Amor-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Zouhair-Ben-Amor-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure></div>


<p>Cet article explore cette problématique en trois temps : d’abord les fondements théoriques du rapport entre islam et démocratie ; ensuite l’expérience tunisienne depuis l’indépendance ; enfin une réflexion sur les conditions de possibilité d’une gouvernance démocratique à sensibilité islamique en Tunisie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">1. Islam et démocratie entre tension doctrinale et adaptation moderne</h2>



<p><strong><em>1.1. Les fondements de la tension.</em></strong> La démocratie moderne repose sur la souveraineté du peuple, l’autonomie de la raison et la séparation des pouvoirs. L’islam, dans sa dimension politique classique, fonde la souveraineté sur Dieu : le pouvoir légitime découle de la <em>sharia</em>, loi divine censée régir la communauté. Pour de nombreux théoriciens traditionnels – à commencer par Abul A‘la Maududi ou Sayyid Qutb – la souveraineté populaire est donc illégitime, car elle substitue la volonté humaine à la volonté divine.</p>



<p>Cependant, cette opposition n’est pas absolue. Le Coran évoque la <em>shûrâ</em> (consultation) comme principe de gouvernance, ce qui ouvre la voie à une interprétation démocratique interne à l’islam. Mohamed Talbi, intellectuel tunisien réformiste, écrivait à ce propos : <em>«L’islam n’a jamais condamné la liberté ; c’est l’ignorance des hommes qui l’a confondue avec la licence.»</em> (Talbi, <em>L’islam, la citoyenneté et la modernité</em>, 2001).</p>



<p>Cette perspective distingue la religion comme foi transcendante du pouvoir comme construction humaine, sujette à la délibération. L’enjeu n’est donc pas d’opposer islam et démocratie, mais de déterminer comment l’islam peut inspirer une éthique de la gouvernance démocratique.</p>



<p><strong><em>1.2. L’islam politique et la modernité démocratique.</em></strong> Au XXᵉ siècle, plusieurs penseurs musulmans – notamment Ali Abdel Raziq, Rached Ghannouchi et Abdolkarim Soroush – ont tenté de redéfinir les rapports entre religion et politique. Rached Ghannouchi, chef du mouvement tunisien Ennahda, affirme que <em>«la démocratie est un mécanisme islamique de consultation et de consensus»</em>, et que le pluralisme n’est pas contraire à l’esprit du Coran (Ghannouchi, <em>Islam and Democracy in Tunisia</em>, <em>Journal of Democracy</em>, 2018).</p>



<p>L’islam politique, lorsqu’il accepte le jeu électoral, se transforme en islam démocratique, à condition qu’il reconnaisse la liberté de conscience et le pluralisme. C’est précisément cette transition – du religieux au politique démocratique – que la Tunisie a expérimentée depuis 2011.</p>



<h2 class="wp-block-heading">2. La Tunisie de la religion pure à la modernité civile</h2>



<p><strong><em>2.1. Bourguiba et la sécularisation autoritaire.</em></strong><em> </em>Dès l’indépendance en 1956, Habib Bourguiba engagea la Tunisie sur la voie d’un État moderne. Le <em>Code du statut personnel</em> (CSP), promulgué le 13 août 1956, abolit la polygamie, instaura le consentement des deux époux et le divorce judiciaire, tout en limitant la tutelle masculine. Bourguiba invoquait la <em>«raison»</em> et la <em>ijtihâd</em> (interprétation) pour justifier ces réformes, considérées par certains comme inspirées d’un islam éclairé plutôt que d’une rupture laïque totale.</p>



<p>Le CSP illustre la première tentative tunisienne de concilier religion et modernité juridique. Toutefois, cette modernisation fut imposée d’en haut : l’État contrôlait l’institution religieuse (notamment l’Université Zitouna) et marginalisait la parole théologique autonome. Cette <em>«laïcité d’État»</em>, selon Amel Boubekeur (<em>Politique africaine</em>, 2010), produisit une sécularisation sans véritable démocratisation : l’islam fut nationalisé, non libéré.</p>



<p><strong><em>2.2. La révolution de 2011 et la reconfiguration du champ religieux. </em></strong>La révolution de 2011 libéra non seulement la parole politique, mais aussi la parole religieuse. Des courants islamistes interdits sous Ben Ali, comme Ennahda, revinrent sur la scène publique. Lors de l’élection de l’Assemblée constituante, Ennahda obtint 37 % des voix, devenant la première force du pays.</p>



<p>Contrairement aux mouvements islamistes d’autres pays arabes, Ennahda choisit la voie du compromis : il renonça à inscrire la <em>sharia</em> comme source du droit dans la Constitution de 2014 et accepta la mention d’un <em>«État civil fondé sur la citoyenneté et la volonté du peuple»</em>. Ce choix marque une inflexion majeure vers un modèle de démocratie musulmane.</p>



<p>Rached Ghannouchi affirma : <em>«Nous ne voulons pas d’un État religieux, mais d’un État démocratique à référence musulmane»</em>. Cette distinction entre <em>«religieux»</em> et <em>«civil à référence religieuse»</em> constitue l’essence du compromis tunisien.</p>



<p><strong><em>2.3. La Constitution tunisienne : un équilibre fragile. </em></strong>La Constitution de 2014 consacre plusieurs principes essentiels :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>l’islam est religion de l’État (article 1);</li>



<li>la Tunisie est un État civil basé sur la citoyenneté, la volonté du peuple et la primauté du droit (article 2);</li>



<li>la liberté de croyance et de conscience est garantie (article 6).</li>
</ul>



<p>Ce triptyque forme la clé de voûte du modèle tunisien : un État musulman mais non théocratique.</p>



<p>Toutefois, la révision constitutionnelle de 2022 sous Kaïs Saïed a modifié cet équilibre : l’article 5 dispose que <em>«la Tunisie fait partie de la </em>Umma<em> islamique et que l’État œuvre à réaliser les objectifs de l’islam»</em>. Cette formulation, jugée ambiguë, réintroduit une logique d’orientation religieuse de l’État, menaçant la neutralité du pouvoir politique (Religious Freedom Institute, 2022).</p>



<p>Ainsi, le débat reste ouvert : la Tunisie peut-elle préserver le caractère civil de l’État tout en reconnaissant l’islam comme référent moral collectif ?</p>



<h2 class="wp-block-heading">3. Vers une gouvernance démocratique à sensibilité islamique</h2>



<p><strong><em>3.1. La légitimité populaire et la référence morale. </em></strong>Une démocratie à sensibilité islamique doit articuler deux légitimités :la légitimité électorale, issue du suffrage universel et du pluralisme ; et la légitimité morale, issue de la culture religieuse majoritaire.</p>



<p>La Tunisie, société musulmane homogène, n’a pas besoin d’un parti religieux pour exprimer cette sensibilité : elle traverse déjà la société. Le rôle de l’État n’est pas d’imposer la foi, mais d’en reconnaître la portée éthique – justice, équité, solidarité.</p>



<p>Ce modèle rejoint la conception de Mohamed Talbi d’un <em>État civil à éthique islamique</em> : l’islam n’est pas source de droit, mais source de valeurs.</p>



<p><strong><em>3.2. Les institutions et la prévention de l’instrumentalisation. </em></strong>Pour qu’un tel modèle tienne, les institutions doivent être à la fois neutres et sensibles.Neutres, afin d’empêcher toute confiscation religieuse du pouvoir. Et sensibles, pour ne pas nier la place symbolique de l’islam.</p>



<p>Cela suppose une magistrature indépendante, un parlement libre, une presse pluraliste. L’institution religieuse – comme l’Université Zitouna – devrait être autonome, chargée de produire un discours théologique compatible avec les droits humains.</p>



<p>Une commission d’éthique publique, mêlant juristes, théologiens et représentants de la société civile, pourrait garantir la compatibilité des lois avec les principes constitutionnels et les droits fondamentaux, sans empiéter sur la souveraineté parlementaire.</p>



<p><strong><em>3.3. Le pluralisme culturel et religieux. </em></strong>L’islam tunisien a toujours été empreint de tolérance : le rite malékite et le soufisme populaire ont favorisé une ouverture au pluralisme. Cependant, la mondialisation et l’essor des courants salafistes après 2011 ont fragilisé cet équilibre.</p>



<p>Une gouvernance démocratique à sensibilité islamique doit donc promouvoir la coexistence de divers degrés de religiosité. Cela suppose la protection de la liberté de conscience (y compris le droit de ne pas croire) ; la neutralité des institutions éducatives ; et un dialogue constant entre religieux et laïques.</p>



<p>Comme le rappelle Hela Yousfi (<em>Revue de droit comparé des droits humains</em>, 2015), la Constitution tunisienne ne peut se comprendre qu’en tant que <em>«compromis dynamique»</em> entre des pôles idéologiques concurrents. Ce compromis doit être cultivé, non figé.</p>



<p><strong><em>3.4. La justice sociale et la dimension éthique de la gouvernance. </em></strong>Une démocratie islamique viable ne saurait se limiter à la procédure électorale : elle doit répondre aux exigences de justice sociale. L’islam, dans son essence, prône la lutte contre la pauvreté, la corruption et l’accumulation injuste des richesses.</p>



<p>Or, la Tunisie post-2011 a souffert d’un écart entre discours moral et action économique. Le chômage des jeunes dépasse 35 % dans certaines régions intérieures, les inégalités persistent, et la corruption mine la confiance citoyenne (Freedom House, <em>Tunisia Report</em>, 2025).</p>



<p>Une gouvernance inspirée des valeurs islamiques devrait traduire la <em>zakat</em> (solidarité) et la <em>‘adl</em> (justice) en politiques concrètes : fiscalité équitable, micro-finance éthique, développement régional. Sans justice sociale, la démocratie reste formelle, et la référence religieuse, instrumentale.</p>



<p><strong><em>3.5. L’éducation civique et la réforme de la pensée religieuse. </em></strong>La clé de la durabilité démocratique réside dans l’éducation. L’enseignement tunisien, hérité de la modernisation bourguibienne, a longtemps marginalisé la réflexion religieuse critique. Il s’agit aujourd’hui de réintroduire un islam rationnel, humaniste et pluraliste dans les programmes, non pour dogmatiser, mais pour contextualiser.</p>



<p>La réforme du discours religieux, entreprise timidement par Zitouna et quelques associations, devrait viser à articuler <em>foi</em> et <em>citoyenneté</em>. Ce travail intellectuel pourrait donner naissance à une véritable <em>théologie de la démocratie</em>, où l’obéissance à Dieu se traduit en respect de la dignité humaine.</p>



<p>Ainsi, la <em>«sensibilité islamique»</em> deviendrait le fondement moral d’un espace public civique, et non une menace pour la liberté.</p>



<h2 class="wp-block-heading">4. Études de cas et dynamiques sociales</h2>



<p><strong><em>4.1. Le Code du Statut Personnel : héritage réformiste et tension actuelle. </em></strong>Le CSP demeure une référence mondiale : il montre qu’un État musulman peut réformer le droit familial sans rompre avec la foi. Toutefois, son intangibilité actuelle crée une tension : faut-il poursuivre la réforme, notamment sur la question de l’égalité successorale ?</p>



<p>En 2018, la Commission des libertés individuelles et de l’égalité (Colibe), présidée par Bochra Belhaj H’mida, proposa l’égalité dans l’héritage, arguant que le droit islamique devait être lu à la lumière du contexte. Cette initiative suscita des controverses violentes : Ennahda s’y opposa, tandis qu’une partie de la société civile y vit le prolongement de l’esprit bourguibien.</p>



<p>Cet épisode illustre la difficulté de concilier réforme démocratique et sensibilité religieuse, mais aussi la vitalité du débat tunisien.</p>



<p><strong><em>4.2. Ennahda et la mutation de l’islam politique. </em></strong>Entre 2011 et 2016, Ennahda a connu une transformation interne majeure : lors de son 10ᵉ congrès, le parti annonça la <em>«spécialisation entre le religieux et le politique»</em>, se définissant comme <em>«parti civil»</em>. Cette évolution rapproche Ennahda de la démocratie chrétienne européenne : un parti inspiré par la foi mais soumis aux règles du jeu politique.</p>



<p>Cependant, la crise politique de 2021-2023, marquée par la concentration des pouvoirs entre les mains du président Kaïs Saïed, a marginalisé Ennahda et remis en cause l’expérience du pluralisme islamo-démocratique. Le risque d’un retour à un autoritarisme <em>«moraliste»</em>, au nom d’une lecture conservatrice de l’islam, devient tangible.</p>



<p><strong><em>4.3. La société civile : contre-poids démocratique. </em></strong>La Tunisie se distingue dans le monde arabe par la force de sa société civile. L’Union générale tunisienne du travail (UGTT), la Ligue des droits de l’homme, l’Ordre des avocats et l’Union de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (Utica) ont reçu le Prix Nobel de la paix en 2015 pour leur rôle de médiation pendant la crise politique.</p>



<p>Des organisations comme l’Association tunisienne des femmes démocrates (ATFD) ou Al Bawsala incarnent une démocratie participative vigilante. Leur existence montre que la démocratie tunisienne ne se résume pas aux partis : elle vit dans la société.</p>



<p>C’est là la clé : la sensibilité islamique peut coexister avec la démocratie à condition que l’État accepte d’être contesté, débattu et réformé.</p>



<h2 class="wp-block-heading">5. Conditions de viabilité d’un modèle tunisien</h2>



<p>Une gouvernance démocratique à sensibilité islamique, pour <em>«tenir»</em>, doit reposer sur cinq piliers :</p>



<p><strong><em>1. Un cadre constitutionnel clair</em></strong><em>,</em> reconnaissant l’islam comme référence morale mais garantissant la primauté du droit civil et la liberté de conscience.</p>



<p><strong><em>2. Des institutions fortes et autonomes</em></strong><em>,</em> empêchant toute captation religieuse ou autoritaire du pouvoir.</p>



<p><strong><em>3. Une société civile active</em></strong><em>,</em> relais du débat éthique et garant de la pluralité.</p>



<p><strong><em>4- Une économie éthique et inclusive,</em></strong> traduisant les valeurs religieuses en politiques concrètes.</p>



<p><strong><em>5- Une éducation civique réformée</em></strong><em>,</em> liant foi, raison et citoyenneté.</p>



<p>La Tunisie, malgré ses fragilités économiques et ses crises politiques, dispose d’un capital culturel unique : un islam historique ouvert, une tradition juridique réformiste, et une jeunesse instruite. Si ces éléments sont mis en synergie, le pays pourrait incarner un modèle inédit : celui d’un État musulman démocratique sans cléricalisme.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Conclusion</h2>



<p>La compatibilité entre islam et démocratie n’est pas une question théorique abstraite : c’est un enjeu historique que la Tunisie vit au quotidien. Entre la religion pure et le conservatisme suppléant, il existe un espace médian : celui d’un État civil à sensibilité islamique, fondé sur la liberté, la justice et la dignité humaine.</p>



<p>La réussite de ce modèle dépend moins des textes que des pratiques : la démocratie ne se décrète pas, elle s’exerce. Si la Tunisie parvient à maintenir le fragile équilibre entre foi et citoyenneté, elle pourrait offrir au monde musulman la preuve que l’islam n’est pas incompatible avec la démocratie, mais qu’il peut en être l’âme morale.</p>



<p><em>* Universitaire.</em></p>



<p><strong>Bibliographie</strong></p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Amel Boubekeur, «Islam et démocratie en Tunisie : entre héritage et innovation», <em>Politique africaine</em>, n° 120, 2010.</li>



<li>Mohamed Talbi, <em>L’islam, la citoyenneté et la modernité</em>, Tunis, 2001.</li>



<li>Rachid Ghannouchi, «Islam and Democracy in Tunisia», <em>Journal of Democracy</em>, 2018.</li>



<li>Hela Yousfi, «La Constitution tunisienne de 2014 et la question de la religion», <em>Revue de droit comparé des droits humains</em>, 2015.</li>



<li>Michael E. Shults, <em>Tunisia: Democracy and Islam in Post-Arab Spring Politics</em>, University of Tennessee, 2014.</li>



<li><em>Freedom House – Tunisia Report</em>, 2025.</li>



<li><em>Religious Freedom Institute</em>, «Implications of Tunisia’s new constitution on religious freedom», 2022.</li>



<li>Boubaker Ben Youssef, <em>Gouvernance, islam et droits humains en Tunisie</em>, Tunis, Éditions tunisiennes, 2022.</li>



<li>Commission des libertés individuelles et de l’égalité (COLIBE), <em>Rapport final</em>, Tunis, 2018.</li>



<li><em>Foreign Affairs</em>, «From Political Islam to Muslim Democracy», 2016.</li>



<li><em>Humanists International</em>, <em>Freedom of Thought Report – Tunisia</em>, 2020.</li>



<li>Lisa Anderson (dir.), <em>Transitions to Democracy in the Arab World</em>, Princeton University Press, 2018.</li>



<li>Abul-Hayy Al-Fârûqî, <em>Islam and the Challenge of Democracy</em>, Boston University Press, 1989.</li>



<li>Jennifer Grewal et al., «Minority Rights Protections in the Post-Arab Spring Constitutions», <em>Chicago Journal of International Law</em>, 2015.</li>
</ul>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/26/peut-on-gouverner-la-tunisie-democratiquement-avec-une-sensibilite-particuliere-pour-lislam/">Peut-on gouverner la Tunisie démocratiquement avec une sensibilité particulière pour l’islam ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Les lauréats du Prix de la Fondation de la Maison Tunisie en France</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 01 Nov 2024 07:34:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
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		<category><![CDATA[Dominique Loubao]]></category>
		<category><![CDATA[Fawzia Zouari]]></category>
		<category><![CDATA[Fondation de la Maison Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[leïla menchari]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Mbougar Sarr]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Talbi]]></category>
		<category><![CDATA[Nadia Benjelloun]]></category>
		<category><![CDATA[Programme Med 21]]></category>
		<category><![CDATA[Tahar Bekri]]></category>
		<category><![CDATA[Yasmina Khadra]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le prix de la Fondation de la Maison Tunisie sera remis aux lauréats le 30 novembre 2024 au siège de ladite maison à Paris. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/01/les-laureats-du-prix-de-la-fondation-de-la-maison-tunisie-en-france/">Les lauréats du Prix de la Fondation de la Maison Tunisie en France</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le Programme Med 21 a décidé de créer un nouveau prix portant le nom de la Fondation de la Maison Tunisie, afin de souligner l’apport des diasporas universitaires, scientifiques et culturelles originaires de Tunisie, du Maghreb, du Monde arabe et de l’Afrique.</em></strong></p>



<span id="more-14487245"></span>



<p>Un comité de pilotage paritaire de ce nouveau a été constitué pour étudier les candidatures et choisir les lauréats de la première attribution qui aura lieu&nbsp;le samedi 30 novembre 2024 à 16 heures, à l’Amphithéâtre Habib Bourguiba de la Fondation de la Maison de la Tunisie (Cité Internationale Universitaire de Paris, 45 A, Boulevard Jourdan 75014 Paris).<strong></strong></p>



<p>Une des particularités du Palmarès de ce Prix qui regroupe 5 catégories, consiste dans le fait que chaque catégorie est dotée d’un <em>«duo»</em> de lauréats&nbsp;: une femme et un homme.</p>



<p>Ainsi, pour la catégorie Lauréats / Tunisie, les lauréats sont Fawzia Zouari et Tahar Bekri.</p>



<p>Pour la catégorie Lauréats / Maghreb, les lauréats sont Nadia Benjelloun (Maroc) et Yasmina Khadra (Algérie).</p>



<p></p>



<p>Pour la catégorie Lauréats / Monde arabe, les lauréats sont Nada al Hassan (Palestine) et Hassan Massoudy (Irak).</p>



<p>Pour la catégorie Lauréats / Afrique, les lauréats sont Dominique Loubao (Côte d’Ivoire) et Mohamed Mbougar Sarr (Sénégal).</p>



<p>Pour la catégorie Lauréats / à titre posthume&nbsp;: Leïla Menchari et Mohamed Talbi (Tunisie).</p>



<p>Renseignements et inscriptions : <a href="mailto:culture@maisondelatunisie.com">culture@maisondelatunisie.com</a></p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong> </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/01/les-laureats-du-prix-de-la-fondation-de-la-maison-tunisie-en-france/">Les lauréats du Prix de la Fondation de la Maison Tunisie en France</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Ghannouchi démasqué par ses livres : un fondamentaliste religieux rêvant d’un Etat islamique</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2021/04/11/ghannouchi-demasque-par-ses-livres-un-fondamentaliste-religieux-revant-dun-etat-islamique/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 11 Apr 2021 13:02:15 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Rached Ghannouchi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il suffit de lire les ouvrages de Rached Ghannouchi, président du parti islamiste Ennahdha et de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), pour prendre la mesure du dogmatisme intellectuel, du conservatisme socioculturel et du sectarisme politique de cet homme très influencé par les penseurs salafistes et les thèses des Frères musulmans. Par Abderrazek Ben Khelifa...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/04/11/ghannouchi-demasque-par-ses-livres-un-fondamentaliste-religieux-revant-dun-etat-islamique/">Ghannouchi démasqué par ses livres : un fondamentaliste religieux rêvant d’un Etat islamique</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/04/Rached-Ghannouchi-lit-le-Coran.jpg" alt="" class="wp-image-345116"/></figure>



<p><strong><em>Il suffit de lire les ouvrages de Rached Ghannouchi, président du parti islamiste Ennahdha et de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), pour prendre la mesure du dogmatisme intellectuel, du conservatisme socioculturel et du sectarisme politique de cet homme très influencé par les penseurs salafistes et les thèses des Frères musulmans.</em></strong></p>



<p>Par<strong> Abderrazek Ben Khelifa</strong> *</p>



<span id="more-345115"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/04/Abderrazek-Ben-Khelifa.jpg" alt="" class="wp-image-345117"/></figure></div>



<p>En quatre journées de confinement, j’ai achevé la lecture de deux ouvrages de Rached Ghannouchi: le premier en arabe intitulé<em> «Les libertés publiques ans l’Etat islamique»</em>. Le second aussi en arabe intitulé <em>«La femme entre le Coran et la réalité des musulmans»</em>.</p>



<p>Ghanouchi, fidèle à la tradition des leaders des Frères musulmans et de beaucoup de politiciens de sa génération, joint à l’action politique, une contribution théorique sous forme de livres ou de recherches plus ou moins approfondies.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Un authentique salafiste fondamentaliste</h3>



<p>Dans les deux livres cités ci-haut, Ghannouchi surprend par son rejet de beaucoup de <em>«postulats»</em> salafistes tels que la guerre contre l’apostasie (حرب الردة) qu’il considère comme une guerre politique et non religieuse.</p>



<p>Bien plus, dans son premier livre, il considère le verset disant <em>«Point de contrainte en religion»</em> لا إكراه في الدين (La vache, 256) comme non abrogé (غير منسوخة), contrairement à beaucoup de penseurs islamistes radicaux qui croient à la conversion à l’islam par la force.</p>



<p>Toutefois, malgré ces quelques rares passages éclairés, Ghannouchi n’a pas raté l’occasion pour se déclarer un authentique salafiste fondamentaliste en jugeant la renégation, c’est-à-dire le changement de religion الردة comme un crime passible de la peine de mort (p.43)… mais à la discrétion du juge جرائم تعزير. Pour lui ce crime n’exige pas automatiquement l’application des châtiments divins الحدود et qui peuvent être commués en autres peines plus clémentes.</p>



<p>Concernant la démocratie pluraliste, Ghannouchi n’accepte pas de pluralisme en dehors de la chariaa. Bien qu’il accepte le principe de séparation des pouvoirs, il juge nécessaire à cet effet qu’un haut conseil de surveillance composé des oulémas (érudits religieux) dont la mission est de contrôler la conformité des lois et décrets émanant des pouvoirs élus à la chariaa à l’instar du régime iranien (Conseil des gardiens de la constitution مجلس تشخيص مصلحة الدستور).</p>



<p>Ghannouchi, en fin de compte, prêche dans son ouvrage sur l’Etat islamique (republié en 2012) pour un État théocratique dans lequel aucun parti laïc ou ne reconnaissant pas la chariaa n’est autorisé. D’ailleurs, il le dit d’une manière claire et nette en déclarant que dans l’Etat islamique tous les partis sont, textuellement, <em>«les partis du dieu حزب الله, du moment où ils œuvrent pour faire triompher la chariaa».</em></p>



<h3 class="wp-block-heading">La femme non-voilée est une esclave dont le corps est manipulé</h3>



<p>Quant au second ouvrage sur la femme, le président du parti islamiste tunisien Ennahdha brise un tabou en considèrent que la discrimination pratiquée contre la femme en terre d’islam n’est que l’émanation d’une tradition sociale et que les textes fondateurs de l’islam n’ont jamais rétrogradé la femme en commençant par rejeter – à juste titre – la théorie selon laquelle la femme est une créature faite d’une côte courbée ضلع أعوج d’Adam. Ghannouchi rappelle que cette croyance est biblique et non jamais islamique.</p>



<p>Pour lui dieu créa l’homme et la femme en même temps, et ils sont tous les deux responsables du premier pêché et de ce fait ils sont mandatés استخلاف par dieu sur terre pour œuvrer ensemble et ce contrairement à la majorité des oulémas qui associent la prédominance de l’homme sur la femme القوامة sur le mandat de l’homme par dieu.</p>



<p>Ce zeste de libéralisme de Ghannouchi au début de l’ouvrage est rapidement balayé par sa position sur le port du voile selon laquelle une femme sans voile ressemble à l’état primitif de l’être humain et l’habit islamique est un signe de civisme, en réduisant la femme européenne à une esclave dont le corps est manipulé par le capitalisme.</p>



<p>Il finit aussi par déformer la théorie de Sigmund Freud sur la sexualité passive de la femme. Alors que Freud parle du sentiment de castration chez la fille du fait qu’elle n’à pas de pénis comme l’homme, Ghannouchi interprète cette donnée scientifique (discutable) pour annoncer que la femme n’a pas de désir biologique pour le sexe comme l’homme. Pour elle, ajoute-t-il, ce n’est qu’un besoin psychologique pour trouver un équilibre avec l’homme, imitant ainsi Youssef Qardhaoui auquel il a consacré tout un ouvrage.</p>



<p>En un mot comme l’a dit Mohamed Talbi, Ghannouchi n’a pas changé, il est resté salafiste. Et Ghannouchi le politicien n’est pas conforme à Ghannouchi le gardien des dogmes de son parti. Derrière l’homme politique flexible et consensuel se cache un islamiste fondamentaliste endurci.</p>



<p><em>* Activiste politique.</em></p>
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		<item>
		<title>Rétro 2017 : Ces chers disparus de la scène culturelle tunisienne</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 31 Dec 2017 12:07:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Azzedine Alaïa]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Talbi]]></category>
		<category><![CDATA[Noura Borsali]]></category>
		<category><![CDATA[Raja Ben Ammar]]></category>
		<category><![CDATA[Slim Chaker]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>&#160; Omar Khlifi, Mohamed Talbi, Jallel Ben Abdallah, Azzedine Alaïa, Raja Ben Ammar et Noura Borsali. Au cours de l’année 2017 qui s’achève, les Tunisiens ont fait le deuil d’hommes et femmes parmi les plus méritants d’entre eux. Une pensée pour nos chers disparus. Par Chedly Mamoghli * Jusqu’à ses dernières heures, l’année de 2017 aura été celle du deuil pour...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/12/31/retro-2017-chers-disparus-de-scene-culturelle-tunisienne/">Rétro 2017 : Ces chers disparus de la scène culturelle tunisienne</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-130924" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/12/Disparus-Culture-2017-BAN.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Omar Khlifi, Mohamed Talbi, Jallel Ben Abdallah, Azzedine Alaïa, Raja Ben Ammar et Noura Borsali.</em></p>
<p><em><strong>Au cours de l’année 2017 qui s’achève, les Tunisiens ont fait le deuil d’hommes et femmes parmi les plus méritants d’entre eux. Une pensée pour nos chers disparus.</strong></em></p>
<p>Par <strong>Chedly Mamoghli</strong> *</p>
<p><span id="more-130901"></span></p>
<p>Jusqu’à ses dernières heures, l’année de 2017 aura été celle du deuil pour la Tunisie de la culture. Encore une figure de proue de ce paysage culturel qui s’en va pour un monde meilleur. Le cinéaste et écrivain<a href="http://kapitalis.com/tunisie/2017/12/31/omar-khlifi-nest-plus-le-cinema-tunisien-en-deuil/"> Omar Khlifi</a> est décédé ce samedi 30 décembre 2017. Il a réalisé le premier long métrage de l’histoire du cinéma tunisien après l’indépendance, intitulé <em>‘‘L’Aube’’,</em> en 1966. Il a consacré un ouvrage qui retrace l’histoire du cinéma en Tunisie. Il a écrit sur la guerre de Bizerte, sur l&rsquo;assassinat de Salah Ben Youssef et rendu hommage à Moncef Bey dans<em> ‘‘Moncef Bey, le Roi martyr’’.</em></p>
<p>Nous ne pouvons pas tirer le rideau sur cette année 2017 sans rendre hommage aux grandes figures tunisiennes qui ont quitté ce monde, honoré leur pays et contribué à son prestige. Je pense à <a href="http://kapitalis.com/tunisie/2017/05/01/mohamed-talbi-un-ennemi-en-moins-pour-lobscurantisme-religieux/">Mohamed Talbi</a>, intellectuel authentique, un des fondateurs de l’Université tunisienne et un homme qui a toujours eu le courage de ses opinions. Jallel Ben Abdallah, artiste peintre d&rsquo;exception, un des pionniers de l’Ecole de Tunis et grande figure (discrète) de Sidi Bou Saïd. Azzedine Alaïa, le plus grand couturier que la Tunisie ait jamais enfanté, qui a crée un style et devenu une icône du monde de la mode.</p>
<p>On a aussi une tendre pensée à deux chères disparues de la scène culturelle : la comédienne, actrice et fondatrice de l’espace Mad’Art à Carthage,<a href="http://kapitalis.com/tunisie/2017/04/05/raja-ben-ammar-nest-plus-le-theatre-tunisien-en-deuil/"> Raja Ben Ammar</a>, et l’universitaire, cinéphile et critique de cinéma à <a href="http://kapitalis.com/tunisie/2017/11/14/noura-borsali-nous-quitte-la-presse-tunisienne-en-deuil/">Noura Borsali</a>.</p>
<p>Mais au-delà du monde de la culture et des arts, nous pensons également à <a href="http://kapitalis.com/tunisie/2017/10/09/slim-chaker-la-force-du-destin/">Slim Chaker</a> qui s’est distingué par son intégrité, son patriotisme et son abnégation, au délégué de Matmata et au chef de district de la Garde nationale décédés en accomplissant leur devoir avec courage et dignité, au frère de Mabrouk Soltani, victime du terrorisme ainsi qu’à tous les soldats et membres des forces de sécurité qui ont été tué en défendant leur pays.</p>
<p>Allah Yarhamhom (Que Dieu ait leur âme). Nous ne les oublierons jamais.</p>
<p><em>* Juriste.</em></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="LatzSJ0kie"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/11/10/hommage-a-jalel-ben-abdallah-le-peintre-artisan/">Hommage à Jalel Ben Abdallah, le peintre artisan</a></p></blockquote>
<p><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Hommage à Jalel Ben Abdallah, le peintre artisan » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2017/11/10/hommage-a-jalel-ben-abdallah-le-peintre-artisan/embed/#?secret=oOsWrDtyEU#?secret=LatzSJ0kie" data-secret="LatzSJ0kie" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="cEQOhxd3Kv"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/12/30/tunisie-personnalites-ont-quittes-2017/">Tunisie : Ces personnalités qui nous ont quittés en 2017</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : Ces personnalités qui nous ont quittés en 2017 » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2017/12/30/tunisie-personnalites-ont-quittes-2017/embed/#?secret=VCRqsX01qt#?secret=cEQOhxd3Kv" data-secret="cEQOhxd3Kv" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="JBZay13PVl"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/11/30/azzedine-alaia-lelectron-libre-de-la-haute-couture-mondiale/">Azzedine Alaïa, l’électron libre de la haute couture mondiale</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Azzedine Alaïa, l’électron libre de la haute couture mondiale » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2017/11/30/azzedine-alaia-lelectron-libre-de-la-haute-couture-mondiale/embed/#?secret=N72uVESN4L#?secret=JBZay13PVl" data-secret="JBZay13PVl" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/12/31/retro-2017-chers-disparus-de-scene-culturelle-tunisienne/">Rétro 2017 : Ces chers disparus de la scène culturelle tunisienne</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Tunisie : Ces personnalités qui nous ont quittés en 2017</title>
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		<dc:creator><![CDATA[emna benabdallah]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 30 Dec 2017 12:33:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Azzedine Alaïa]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Talbi]]></category>
		<category><![CDATA[Noura Borsali]]></category>
		<category><![CDATA[Raja Ben Ammar]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Plusieurs personnalités politiques, sociales et culturelles nous ont quittés en 2017 laissant un vide immense dans les coeurs des Tunisiens , ainsi que ceux de leurs proches et amis. La scène médiatique tunisienne a perdu, le 28 février dernier, le journaliste sportif Mahjoub Hammami, qui avait travaillé avec la Radio nationale tunisienne, Radio Kelma, les chaînes...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/12/30/tunisie-personnalites-ont-quittes-2017/">Tunisie : Ces personnalités qui nous ont quittés en 2017</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-130761" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/12/personnalités-2017.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Plusieurs personnalités politiques, sociales et culturelles nous ont quittés en 2017 laissant un vide immense dans les coeurs des Tunisiens , ainsi que ceux de leurs proches et amis.</strong></em><span id="more-130746"></span></p>
<p>La scène médiatique tunisienne a perdu, le 28 février dernier, le journaliste sportif <a href="http://kapitalis.com/tunisie/2017/02/24/football-une-minute-de-silence-a-la-memoire-de-mahjoub-hammami/">Mahjoub Hammami</a>, qui avait travaillé avec la Radio nationale tunisienne, Radio Kelma, les chaînes privées Nessma, El-Moutawassat et Al-Kass TV. Il est décédé à l&rsquo;âge de 32 ans, après un long combat avec la maladie.</p>
<p>La scène culturelle tunisienne a été endeuillée, elle aussi, au cours de l&rsquo;année écoulée, par plusieurs décès: il y a eu le 9 mars, celui de l&rsquo;actrice<a href="http://kapitalis.com/tunisie/2017/03/09/deces-de-lactrice-khadija-ben-arfa-le-cinema-tunisien-en-deuil/"> Khadija Ben Arfa </a>(66 ans), l&rsquo;une des figures emblématiques de la télévision tunisienne, le 5 avril, celui de la grande comédienne et actrice <a href="http://kapitalis.com/tunisie/2017/04/05/raja-ben-ammar-nest-plus-le-theatre-tunisien-en-deuil/">Raja Ben Ammar</a>, fondatrice de l&rsquo;espace Mad&rsquo;Art à Carthage. L&rsquo;universitaire et critique littéraire <a href="http://kapitalis.com/tunisie/2017/04/24/deces-du-critique-litteraire-taoufik-baccar/">Taoufik Baccar</a> (91 ans) nous a quitté, le 24 du même mois, suivi 5 jours plus tard par l&rsquo;acteur <a href="http://kapitalis.com/tunisie/2017/04/29/lacteur-mohamed-akkari-foudroye-par-une-crise-cardiaque/">Mohamed Akkari</a> (39 ans), puis le 1er mai, par l&rsquo;historien et islamologue, partisan d&rsquo;un islam des lumières, <a href="http://kapitalis.com/tunisie/2017/05/01/deces-de-mohamed-talbi-penseur-de-lislam-des-lumieres/">Mohamed Talbi</a> (96 ans).</p>
<p>Autres disparitions enregistrées : le 30 juillet, le comédien et acteur <a href="http://kapitalis.com/tunisie/2017/07/30/lacteur-slim-mahfoudh-nest-plus/">Slim Mahfoudh</a>, le 8 août, son collègue, ancien membre de la Troupe de la ville de Tunis et star de la télévision <a href="http://kapitalis.com/tunisie/2017/08/10/in-memoriam-romdhane-chatta-portrait-dun-grand-acteur-populaire/">Romadhane Chatta</a>, alias Hmidatou (87 ans); le 31 août, le romancier <a href="http://kapitalis.com/tunisie/2017/08/31/deces-du-romancier-mohamed-bardi/">Mohamed Bardi</a> (70 ans) et le 9 septembre, l&rsquo;ancien comédien et acteur et directeur du Théâtre municipal de Tunis, <a href="http://kapitalis.com/tunisie/2017/09/09/le-theatre-tunisien-en-deuil-deces-de-mohsen-ben-abdallah/">Mohsen Ben Abdallah.</a></p>
<p><a href="http://kapitalis.com/tunisie/2017/09/22/deces-du-doyen-des-constituants-tahar-hamila/">Tahar Hmila</a>, doyen des députés de l&rsquo;Assemblée nationale constituante (ANC) et président du parti Al-Iklaa (Le décollage), est décédé, quant à lui, le 22 septembre, à l&rsquo;âge de 79 ans.</p>
<p>L&rsquo;ancien ministre de la Santé au gouvernement d&rsquo;union nationale, Slim Chaker, est parti, le 8 octobre, à l&rsquo;âge de 56 ans, des suites d&rsquo;une attaque cardiaque, après avoir participé à une course symbolique organisée par l&rsquo;organisation Nourane pour la lutte contre le cancer du sein.</p>
<p>L&rsquo;ex-ministre de l&rsquo;Enseignement supérieur sous Ben Ali, L<a href="http://kapitalis.com/tunisie/2017/10/15/deces-de-lancien-ministre-lazhar-bououni/">azhar Bououni</a>, célèbre juriste, est décédé, quant à lui, le 14 octobre, à l&rsquo;âge de 69 ans. Il avait été condamné, au lendemain de la révolution de 2011, à 6 ans de prison pour avoir exécuté une instruction pour la réorientation universitaire de la fille de Sahbi Amri, ancien conseiller de l&rsquo;ancien président Zine El-Abidine Ben Ali.</p>
<p>Dans la nuit du 13 au 14 novembre, l&rsquo;universitaire, journaliste et critique de cinéma<a href="http://kapitalis.com/tunisie/2017/11/14/noura-borsali-nous-quitte-la-presse-tunisienne-en-deuil/"> Noura Borsali</a> est décédée des suites d&rsquo;une crise cardiaque consécutive à une grave grippe.</p>
<p>Le 18 du même mois, ce fut au tour du grand couturier Franco-tunisien, <a href="http://kapitalis.com/tunisie/2017/11/20/funerailles-de-azzedine-alaia-a-sidi-bou-said/">Azzedine Alaia </a> de nous quitter. Décédé à Paris, il sera inhumé à Sidi Bou Said, en Tunisie, son pays natal. Plusieurs personnalités nationales et internationales ont assisté aux funérailles du couturier des stars.</p>
<p>Ancien ministre, ambassadeur de Londres et Bruxelles et gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), <a href="http://kapitalis.com/tunisie/2017/11/21/enterrement-dismail-khelil-aujourdhui-a-sidi-bou-said/">Ismail Khelil</a> est décédé, le 20 novembre, à l&rsquo;âge de 85 ans.</p>
<p>En ce mois de décembre, la journaliste franco-tunisienne <a href="http://kapitalis.com/tunisie/2017/12/18/deces-de-la-journaliste-farida-ayari/">Farida Ayari</a> , ancienne de <em>« Jeune Afrique »</em> et de Radio France Internationale (RFI), est décédée d&rsquo;une crise cardiaque.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>E. B. A.</strong></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="UrFK2cvLjT"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/10/09/slim-chaker-la-force-du-destin/">Slim Chaker : La force du destin</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Slim Chaker : La force du destin » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2017/10/09/slim-chaker-la-force-du-destin/embed/#?secret=cBf1B3Wi8t#?secret=UrFK2cvLjT" data-secret="UrFK2cvLjT" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/12/30/tunisie-personnalites-ont-quittes-2017/">Tunisie : Ces personnalités qui nous ont quittés en 2017</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Mohamed Talbi, un ennemi en moins pour l’obscurantisme religieux</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2017/05/01/mohamed-talbi-un-ennemi-en-moins-pour-lobscurantisme-religieux/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 01 May 2017 10:55:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Coran]]></category>
		<category><![CDATA[islam]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Talbi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Mohamed Talbi, qui vient de nous quitter, a su dépasser son expertise d’historien pour la mettre au service d’une pensée entendant rénover l’islam de l’intérieur. Par Farhat Othman * Mohamed Talbi, qui est décédé dans la nuit du 30 avril au 1er mai 2017, à l’âge de 96 ans, était un penseur et islamologue ambitionnant de...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/05/01/mohamed-talbi-un-ennemi-en-moins-pour-lobscurantisme-religieux/">Mohamed Talbi, un ennemi en moins pour l’obscurantisme religieux</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-93995" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/05/Mohamed-Talbi-Ban.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Mohamed Talbi, qui vient de nous quitter, a su dépasser son expertise d’historien pour la mettre au service d’une pensée entendant rénover l’islam de l’intérieur.</strong></em></p>
<p>Par<strong> Farhat Othman </strong>*</p>
<p><span id="more-93994"></span></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-80097 alignleft" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/01/Farhat-Othman.jpg" alt="" width="200" height="150" />Mohamed Talbi, qui est décédé dans la nuit du 30 avril au 1er mai 2017, à l’âge de 96 ans, était un penseur et islamologue ambitionnant de refonder l’islam sur ses propres bases, car il a été à l’origine d’une culture et d’une civilisation universelles (<a href="http://kapitalis.com/tunisie/2017/05/01/deces-de-mohamed-talbi-penseur-de-lislam-des-lumieres/"><em>« Décès de Mohamed Talbi : Penseur de l’islam des lumières »</em></a>).</p>
<p><strong>Coraniste convaincu</strong></p>
<p>Ce Tunisois a su incarner la stature des grands penseurs de la civilisation humaine, ceux qui ont fait faire à la pensée humaine le bond nécessaire pour sauvegarder ses acquis humanistes.</p>
<p>Ainsi a-t-il démontré que l’islam pur, sans son exégèse actuelle qui le défigure, est loin d’être immobile et peut encore évoluer, car il est appelé à se renouveler continuellement.</p>
<p>Comment Galilée, il s’est opposé aux théologiens cherchant à faire figer l’islam dans la jurisprudence obsolète (<em>fiqh</em>) qu’on tient encore à imposer aux musulmans dans un monde qui a changé pourtant. Or, cela se fait en violation flagrante de l’esprit même de l’islam qui impose l’<em>ijtihad</em>, l’effort sans cesse de rénovation.</p>
<p>Pour cela, Talbi s’est défini comme étant un coraniste, rejetant la tradition du prophète quand elle contrarie l’universalité des préceptes du Coran et son humanisme intrinsèque.</p>
<p><em><strong>Eppur si muove !</strong></em></p>
<p>Or, aujourd’hui, dans nos universités, on ose bafouer l’esprit scientifique avec de prétendues thèses faisant faire à l’islam un retour à l’époque de Galilée, défendant la fausse théorie de l’immobilité de la terre voulue centre de la Terre.</p>
<p>Aussi est-il important de saluer l’esprit qui nous quitte en rappelant le combat de Galilée. Comme lui, Talbi a inlassablement combattu l’obscurantisme religieux, jamais plus menaçant qu’aujourd’hui, en Tunisie et dans le monde.</p>
<p>Et je vois volontiers Talbi en Galilée qui, selon la légende, a marmonné devant l’Inquisition cette phrase apocryphe, mais le faisant encore plus fort que l’italien, parlant de la religion islamique : «<em>Eppur si muove !</em>» (Et pourtant elle tourne !) Oui, la religion musulmane tourne telle la terre, car elle évolue !</p>
<p>Tout comme la théorie héliocentriste, la rénovation du <em>fiqh</em> est aujourd’hui encore une hérésie, et elle fera des victimes. Si Galilée fut condamné à abjurer sa théorie et sauva sa vie, n’ayant été condamné qu’à être assigné à résidence, avant lui, Giordano Bruno a été mis à mort, brûlé vif par le supposé rénovateur du christianisme, Calvin.</p>
<p>Or, la thèse de Galilée a été défendue avant lui par Copernic et Kepler et après lui par Newton. Et l’héliocentrisme ne fait plus de doute dans le monde, malgré les tentatives récurrentes, dont la dernière (qui fut aussi une première) de l’université de Sfax, pour dire le contraire, empêchant l’islam d’être ce qu’il doit être : une révolution mentale (<a href="http://kapitalis.com/tunisie/2017/04/03/sfax-la-science-massacree-au-nom-des-libertes-academiques/"><em>‘‘Sfax : La science massacrée au nom des libertés «académiques»’’</em></a>).</p>
<p>C’est ce qu’il y a lieu de dire de mieux en hommage à Si Mohamed Talbi, paix à son âme !</p>
<p><em>* Ancien diplomate.</em></p>
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		<title>Décès de Mohamed Talbi : Penseur de l&#8217;islam des lumières</title>
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		<dc:creator><![CDATA[zohra abid]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 01 May 2017 09:01:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Coran]]></category>
		<category><![CDATA[islam]]></category>
		<category><![CDATA[islamologue]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Talbi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L&#8217;historien et islamologue Mohamed Talbi est décédé dans la nuit de dimanche à lundi 1er mai 2017, à l&#8217;âge de 96 ans. Mohamed Talbi, professeur émérite des universités et président de l&#8217;Association tunisienne des musulmans coraniques, est l&#8217;un des bâtisseurs de l&#8217;université tunisienne où il a enseigné l&#8217;histoire du Moyen-âge et formé plusieurs générations d&#8217;historiens et...</p>
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<p><em><strong>L&rsquo;historien et islamologue Mohamed Talbi est décédé dans la nuit de dimanche à lundi 1er mai 2017, à l&rsquo;âge de 96 ans.</strong></em></p>
<p><span id="more-93938"></span></p>
<p>Mohamed Talbi, professeur émérite des universités et président de l&rsquo;Association tunisienne des musulmans coraniques, est l&rsquo;un des bâtisseurs de l&rsquo;université tunisienne où il a enseigné l&rsquo;histoire du Moyen-âge et formé plusieurs générations d&rsquo;historiens et islamologues. Il a toujours prôné une mutuelle reconnaissance entre les traditions de l&rsquo;Occident et de l&rsquo;Orient et avait sa propre lecture de l&rsquo;islam en comptant seulement sur ce que dit le Coran.</p>
<p>Il a publié des centaines d&rsquo;articles dans ce sens et pas moins de 30 ouvrages consacrés tous à l&rsquo;histoire, la théologie et la spiritualité. Son dernier « <em>Méditations sur le Coran: Vérité, Rationalité, I&rsquo;jâz scientifique »</em>, publié il y a tout juste un an, jette un pont entre les sciences humaines et les sciences coraniques en mariant les méthodes quantitatives et l&rsquo;analyse qualitative fondée.</p>
<p>Chevalier de la Légion d&rsquo;honneur (France, 1983), Officier de la Légion d&rsquo;honneur (France, 1984), Commandant de l&rsquo;ordre national du mérite pour l&rsquo;enseignement (Tunisie, 1987), Grand officier de l&rsquo;ordre de la république (Tunisie, 1991), le défunt a été également plusieurs fois primé un peu partout dans le monde. Parmi ces prix, celui de Léopold Lucas (Allemagne 1985).</p>
<p>Sous le régime de Ben Ali, auquel il était un irréductible opposant, il s&rsquo;était illustré par sa défense de la liberté d&rsquo;expression et des droits de l&rsquo;homme, ce qui lui a valu des campagnes de diffamation dans les médias officiels et officieux. Certains de ses livres étaient aussi interdits de diffusion.</p>
<p>Rappelons aussi que Mohamed Talbi, souvent incompris pour sa lecture rationaliste du texte sacré, a souvent été pris pour cible et menacé de mort par les islamistes de toutes tendances.</p>
<p>Parmi ses positions les plus iconoclastes et qui lui ont valu ses attaques virulentes de la part des défenseurs de l&rsquo;islam fondamentaliste, on citera son affirmation que le voile porté par certaines musulmanes n&rsquo;a rien à voir avec l&rsquo;islam et la tradition islamique, et que la consommation du vin n&rsquo;a pas été interdite textuellement par le Coran.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Z. A. </strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Bourguiba, ils veulent te souiller, nous honorerons ta mémoire !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 09 Feb 2016 17:12:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Bourguiba]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Talbi]]></category>
		<category><![CDATA[musulman]]></category>
		<category><![CDATA[Néo-Destour]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’auteure réagit aux attaques de Mohamed Talbi accusant Bourguiba dans une émission télé de n’être pas musulman et d’avoir offensé le prophète de l’islam. Par Nadya B’Chir Cher Zaïm, Comme l’avait si bien décrit Yasmina Khadra dans ‘‘L’imposture des mots’’, «Âme en porcelaine, la plus insignifiante éraflure suffit à me disqualifier», aujourd’hui, je suis cette...</p>
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<p><em><strong>L’auteure réagit aux attaques de Mohamed Talbi accusant Bourguiba dans une émission télé de n’être pas musulman et d’avoir offensé le prophète de l’islam.</strong></em></p>
<p>Par <strong>Nadya B’Chir</strong></p>
<p><span id="more-38988"></span></p>
<p>Cher Zaïm,</p>
<p>Comme l’avait si bien décrit Yasmina Khadra dans <em>‘‘L’imposture des mots’’,</em> <em>«Âme en porcelaine, la plus insignifiante éraflure suffit à me disqualifier»,</em> aujourd’hui, je suis cette âme en porcelaine. Mon éraflure s’est vêtue du flétrissement de ta mémoire. Et je ne puis dire : peu me chaut ! Voilà que la rengaine du <em>«dictateur oppressant les libertés individuelles»</em> ne paie plus fortune, que l’on voudrait soutenir mordicus la thèse de ta <em>«non croyance en Dieu»</em>. Le verdict est sans appel, religieusement prononcé : Bourguiba n’était pas musulman. Parce que Bourguiba se payait la tête du prophète et qu’il ne croyait pas dans le Saint livre qu’il a été jugé par Mohamed Talbi, historien et islamologue de son état, mécréant! Sacré coup de grâce!</p>
<p>Cher Zaïm,</p>
<p>Pourquoi croient-ils que nous sommes de la fleur de nave ? Pourquoi veulent-ils nous abreuver de science, à mille lieux d’être infuse, jusqu’à emprunter des allures de personne atteinte d’aphasie? Pourquoi s’obstinent-ils à souiller ta mémoire? Tu n’étais pas croyant?! Pourtant ce que le monde retient de ton parcours est ton génie politique qui est ivresse et ton zèle patriotique qui est érudition. Tu n’étais pas croyant?! Mais qui sommes-nous pour l’affirmer ou l’infirmer?! Sommes-nous les distributeurs des certificats de croyance en Dieu et de piété?! Le respect est dû et conservé à ces âmes, clairement en acier, d’investir le droit à la liberté de penser et d’expression, nul doute. Néanmoins, juger des secrets qui gisent dans les couloirs du cœur et de la spiritualité des individus fait-il pour autant partie de ce droit?! J’en doute fort !</p>
<p>Cher Zaïm,</p>
<p>Ils veulent te souiller, mais nous honorons ta mémoire. Précisément! Comment honorer ta mémoire? Toi qui, de l’avis d’une frange du peuple, es devenu un fond de commerce, une marque de fabrique, fonctionnelle assise pour appâter des sympathisants. Comment faire honneur à tes réalisations aux fières allures imprégnées de patriotisme et d’amour chauvin?</p>
<p>La réponse n’est aussi compliquée que la question n’aime à le donner. Poursuivre la construction de ta bâtisse: celle d’un Etat moderne, progressiste et nationaliste. Que de chemin a été parcouru depuis, mais que de déceptions le peuple a-t-il connues. Les années défilent, une révolte a marqué un temps d’arrêt, et la Tunisie peine encore à mettre sur pied à la convenance escomptée, cet Etat! Sommes-nous une bande d’incompétents? Nous sommes-nous égarés du droit chemin? Vraisemblablement.</p>
<p>Cher Zaïm,</p>
<p>Le 2 mars 1934, tu as fondé le Néo-Destour avec tes camarades qui comme toi, ont pris peur de voir le conservatisme envahir les espaces et paralyser la construction d’un Etat moderne et progressiste. Tu n’as pas marqué le pas de l’hésitation, tu n’as souffert aucun compromis avec tes principes et abandonner l’ambition de toute une Nation. Alors comment ne pas savoir la manière d’honorer ta mémoire sinon que de poursuivre ce même chemin tracé jadis par toi avec le sang, la sueur, et le sacrifice?! Cependant, ne se figeant pas dans le temps et voulant s’accommoder des époques qui évoluent, nous concevons de rompre les amarres qui nous attachent aux sphères des défaillances. Eclairés de ta vision, nous tracerons le chemin de la rédemption, eu égard aux affronts que nous avons causés à la Tunisie, par sottise, par mégarde, par incompétence ou encore par incompréhension.</p>
<p>Cher Zaïm,</p>
<p>Tu comprendras qu’il n’est guère au lit de nos intentions de s’adonner à cette méprisable et dévalorisante <em>«activité de commerce»</em> convoitant de fait, de rafler une mise à ragaillardir les esprits sensibles à ton nom et à ton parcours. Ce que nous ambitionnons à ragaillardir c’est en priorité ton projet, celui d’un Etat moderne, progressiste et nationaliste, et nous nous cessons de le marteler. Tu as été le leader d’une Tunisie prometteuse, séduisante, et regorgeant de potentiel. Il est un devoir national que de poursuivre ce chemin, aussi périlleux soit-il. Ne l’as-tu pas si bien dis: <em>«Déjà nous sommes sur la bonne voie; mais la voie est longue. Pour aboutir au but, notre action exige loyauté, sérieux et courage moral!»</em></p>
<p><em>* Journaliste indépendante.</em></p>
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		<title>Mohamed Talbi: « Bourguiba était un taghout éclairé »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 17 Jan 2016 08:40:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Habib Bourguiba]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Talbi]]></category>
		<category><![CDATA[taghout]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Selon Mohamed Talbi, Habib Bourguiba a tout falsifié de son vivant et personne n’est en mesure, aujourd’hui, d’écrire convenablement son histoire.    Invité hier par ‘‘Al-Hiwar Ettounsi’’ pour parler de la sortie de son dernier livre ‘‘Méditation sur le Coran : Vérité, Rationalité et Ijaz’’, l’historien et islamologue (94 ans) a exprimé des doutes sur...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2016/01/17/mohamed-talbi-bourguiba-etait-un-taghout-eclaire/">Mohamed Talbi: « Bourguiba était un taghout éclairé »</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-35267 aligncenter" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/01/Bourguiba-Mohamed-Talbi.jpg" alt="Bourguiba-Mohamed-Talbi" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Selon Mohamed Talbi, Habib Bourguiba a tout falsifié de son vivant et personne n’est en mesure, aujourd’hui, d’écrire convenablement son histoire.   </strong></em></p>
<p><span id="more-35266"></span></p>
<p>Invité hier par ‘‘<em>Al-Hiwar Ettounsi</em>’’ pour parler de la sortie de son dernier livre <em>‘‘Méditation sur le Coran : Vérité, Rationalité et Ijaz’’</em>, l’historien et islamologue (94 ans) a exprimé des doutes sur le vrai parcours du premier président de la république tunisienne Habib Bourguiba.</p>
<p>Selon lui, Bourguiba n’est pas musulman puisqu’il ne l’a jamais dit et personne ne peut aujourd’hui décrire comme il se doit le portrait de l’homme <em>«qui a toujours falsifié les documents»</em>.</p>
<p><em>«Les propos de Bourguiba ont toujours été diffusés dans les médias après révision et correction. Tous les documents sont soit falsifiés soit détruits. Bourguiba était un despote éclairé, disons qu’il était un ‘‘taghout’’ éclairé»</em>, a précisé M. Talbi. Tout en admettant, cependant, que Bourguiba était <em>«un grand intellectuel qui excellait dans les 2 langues : l’arabe et le français.»</em></p>
<p>«<em>Bourguiba se considérait comme un être exceptionnel et se mettait au-dessus de tous, et tout le monde doit se sacrifier pour lui s&rsquo;il le faut»,</em> a encore indiqué l&rsquo;islamologue qui ne porte pas l&rsquo;ancien président dans son coeur, c&rsquo;est un euphémisme. Considérant Bourguiba comme un <em>«hypocrite»</em>, notamment dans ses relations avec la religion en général et l&rsquo;islam en particulier, puisqu&rsquo;il avait, dans un célèbre discours à la salle du Palmarium à Tunis, <em>«il avait raillé le prophète Mohamed et l&rsquo;a insulté, ce qui lui avait valu, à l&rsquo;époque, d&rsquo;être considéré comme un apostat par des théologiens saoudiens». </em></p>
<p>On rappellera pour l&rsquo;Histoire que Mohamed Talbi n&rsquo;a jamais critiqué Bourguiba de son vivant et qu&rsquo;il a toujours accepté les postes officiels auxquels ce dernier l&rsquo;a nommé, comme celui, dans les années 1970, de président du Comité culturel national, instance chargée de l&rsquo;animation culturelle dans le pays, laquelle animation comprenait, à l&rsquo;époque, des conférences et des expositions&#8230; à la gloire du <em>«Combattant suprême»</em>!</p>
<p>En d&rsquo;autres termes, les critiques exprimées à titre posthume valent leurs poids de&#8230; lâcheté.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Z. A.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2016/01/17/mohamed-talbi-bourguiba-etait-un-taghout-eclaire/">Mohamed Talbi: « Bourguiba était un taghout éclairé »</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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