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	<title>Archives des Mojtaba Khamenei - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Mojtaba Khamenei - Kapitalis</title>
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		<title>Comment la guerre de Trump enrichit-elle l’Iran ?</title>
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		<pubDate>Fri, 03 Apr 2026 07:24:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Grâce à la guerre que lui livrent les États-Unis et Israël, l’Iran n'a jamais autant profité de sa manne pétrolière. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/03/comment-la-guerre-de-trump-enrichit-elle-liran/">Comment la guerre de Trump enrichit-elle l’Iran ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La guerre livrée depuis le 28 février 2026 par les États-Unis et Israël à la République islamique d’Iran profite à cette dernière et précisément au Corps des Gardiens de la révolution islamique (CGRI) car la manne pétrolière n’a jamais été aussi rentable avec la hausse des prix du pétrole et surtout que le pétrole iranien, contrairement à celui de ses voisins, continue de franchir le détroit d’Ormuz. Cette bonne santé financière donne du souffle au régime iranien pour pouvoir poursuivre la guerre actuelle qui s’est transformée en véritable guerre d’usure contre les Américains et les Israéliens.&nbsp;</em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18578246"></span>



<p>Dans une enquête intitulée <em>«Comment l’Iran profite de la guerre de Donald Trump pour s’enrichir considérablement?»</em>, <em><a href="https://www.economist.com/finance-and-economics/2026/03/29/how-iran-is-making-a-mint-from-donald-trumps-war" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Economist</a></em> commence par rappeler que pendant un demi-siècle, les monarchies pétrolières du Moyen-Orient se sont présentées comme des fournisseurs fiables de pétrole à bas prix. Cependant, la guerre israélo-américaine actuelle contre l’Iran, qui dure depuis cinq semaines, a brisé cette image. Le détroit d’Ormuz étant en grande partie fermé, près de 15% du pétrole mondial ne peut plus atteindre ses destinataires. Tous les États de la région ont réduit leur production et leurs recettes d’exportation se sont effondrées. </p>



<h2 class="wp-block-heading">L’Iran remporte la guerre énergétique</h2>



<p>Tous, sauf un. Tandis que ses pétroliers continuent de naviguer dans le détroit, l’Iran engrange désormais près du double de ses ventes quotidiennes de pétrole d’avant les bombardements américains et israéliens du 28 février. S’il subit des pertes sur le champ de bataille, il remporte la guerre énergétique.</p>



<p>Déterminer le nombre de barils exportés par le plus grand pays qui contourne les sanctions au monde est complexe. Ses pétroliers sont plus discrets que jamais, les sociétés commerciales d’imagerie satellitaire ont cessé de mettre à jour leurs images de la région et le brouillage électronique plonge le Golfe dans un brouillard informationnel.</p>



<p>Une source proche du dossier pétrolier iranien, s’exprimant sous couvert d’anonymat auprès de <em>The Economist</em>, a confirmé que le pays exporte actuellement entre 2,4 et 2,8 millions de barils par jour de pétrole et de produits pétroliers, dont 1,5 à 1,8 million de barils de pétrole brut. Ce volume est équivalent, voire supérieur, à la moyenne des exportations de l’année dernière. Les prix de vente sont par ailleurs nettement plus élevés.</p>



<p>De plus, le système pétrolier iranien s’est adapté pour mieux résister aux frappes et aux sanctions. La majeure partie des recettes est désormais versée au CGRI, la force d’élite du régime. La Chine joue également un rôle actif pour garantir ces flux financiers.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Convertir le pétrole en argent liquide</h2>



<p>Le commerce pétrolier iranien repose sur trois piliers : les intermédiaires, le transport maritime et le système bancaire parallèle.</p>



<p>Commençons par la puissance de vente. Comme dans la plupart des pays producteurs de pétrole, les exportations de pétrole iranien sont officiellement gérées par la Compagnie nationale iranienne du pétrole (Nioc). Mais la réalité est tout autre. Dans un pays en proie à une pénurie de devises, le pétrole constitue une source de liquidités. Diverses institutions gouvernementales, du ministère des Affaires étrangères à la police, se voient attribuer des quotas pétroliers qu’elles peuvent vendre. Certaines institutions religieuses détiennent également des quotas.</p>



<p>Selon plusieurs sources iraniennes, toutes ces institutions sont contrôlées par une vingtaine de personnalités influentes qui utilisent leurs réseaux pour convertir le pétrole en argent liquide. Certaines figures importantes, comme Ali Shamkhani, ancien chef du Conseil suprême de sécurité nationale, sont décédées. D’autres sont encore en vie. Le fils d’Ali Shamkhani, Hossein Shamkhani, dirige un empire commercial et maritime.</p>



<p>L’entourage de Mojtaba Khamenei, fils et successeur désigné du défunt Guide suprême, tué dès le premier jour de la guerre, est également impliqué dans le commerce du pétrole. Certains négociants sont liés à Gholam Hossein Mohseni Ejei, un haut magistrat du régime.</p>



<p>Nombre de ces individus sont liés au CGRI. Emma Lee, de la société de suivi des navires Vortexa, estime que cette force, qui exploite ses propres champs pétroliers, est à l’origine de la majeure partie de la récente croissance des exportations de pétrole.</p>



<p>Le fils et le gendre de Mohsen Rezaï, ancien commandant et père fondateur des Gardiens de la révolution devenu conseiller militaire de Mojtaba Khamenei en mars, seraient impliqués dans le transport de grandes quantités de pétrole.</p>



<p>La Force Qods, branche des Gardiens chargée des opérations extérieures, contrôle également 25% de la production iranienne de pétrole brut. Cette structure décentralisée la rend difficile à démanteler par des frappes aériennes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Emprise des Gardiens sur le détroit d’Ormuz</h2>



<p>Durant la guerre, les Gardiens de la révolution ont également renforcé leur emprise sur le transport maritime, second pilier du commerce pétrolier. Ils contrôlent le détroit d’Ormuz ainsi que les transports et les communications dans une grande partie du Golfe. Des sociétés d’apparence privée mais appartenant en réalité aux Gardiens de la révolution ou liées à leur société holding Khatam al-Anbiya* coordonnent la plupart des opérations maritimes avec la Nioc. Parmi ces sociétés figurent Sahand Industrial, Sahara Thunder Trading, Pasargad Financial, Admiral Shipping (propriété de la famille Shamkhani) et Gulf Petrochemical Industries Company. Toutes sont soumises à des sanctions américaines en tant que sociétés écrans.</p>



<p>Des experts iraniens en logistique s’efforcent de protéger les pétroliers des dangers. Leur cargaison peut valoir entre 150 et 200 millions de dollars, soit cinq à dix fois la valeur des navires eux-mêmes. Sur l’île de Kharg, d’où est habituellement exporté 90% du pétrole iranien, les navires amarrés au quai extérieur fonctionnent selon des procédures d’urgence leur permettant de larguer leurs amarres et de partir immédiatement sans assistance. L’utilisation du quai d’Azarabad, plus important, a également été réduite pour des raisons de sécurité.</p>



<p>Pendant ce temps, des pétroliers continuent d’assurer la navette entre l’île de Kharg et les îles voisines, ainsi que les navires de stockage.</p>



<p>Les États-Unis ont bombardé des installations militaires sur l’île de Kharg et menacé de s’en emparer et les Gardiens de la révolution semblent se préparer à cette éventualité. Des ports plus petits comme Jask, Lavan et Siri fonctionnent à pleine capacité et accumulent des quantités record de marchandises. On estime que ces ports réunis pourraient traiter 25% des exportations actuelles de l’île de Kharg.</p>



<p>Tous les détails concernant les navires –cargaison, noms des membres d’équipage et destinations– sont transmis aux Gardiens de la révolution par l’intermédiaire d’agents au moment du départ. Après autorisation, un code de transit est attribué. À l’approche du détroit d’Ormuz, les navires sont tenus de diffuser ce code par radio et, s’ils sont autorisés, sont escortés par des navires des Gardiens de la révolution. Ils empruntent souvent un étroit chenal le long de la côte iranienne, permettant aux Gardiens de les surveiller de plus près. Certains pétroliers sont contraints de payer des millions de dollars de frais et leurs dispositifs de suivi sont temporairement activés pour éviter les collisions avant d’être désactivés.</p>



<p>Malgré la récente décision de Washington d’alléger les sanctions, les pétroliers iraniens continuent d’employer des tactiques trompeuses : usurpation d’identité, falsification de documents et manipulation de leur position. Les cargaisons sont souvent transbordées en mer, au large des côtes malaisiennes ou singapouriennes, sur d’autres navires afin de dissimuler leur origine.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La Chine, destinataire final, est à la manœuvre</h2>



<p>La destination finale est souvent la Chine, qui absorbe plus de 90% du pétrole iranien. Une centaine de petites raffineries indépendantes de la province du Shandong achètent ce pétrole. Officiellement, ces raffineries sont distinctes des grandes entreprises d’État mais la réalité est plus complexe, certaines étant liées à des sociétés d’État.</p>



<p>Avant la guerre, ces raffineries bénéficiaient de remises importantes sur le pétrole iranien. Désormais, avec la diminution des approvisionnements du Golfe, ces remises ont diminué et le pétrole iranien, une fois les frais de transport ajoutés, est plus cher que le Brent. Les prix mondiaux ont également augmenté, ce qui a considérablement accru les revenus iraniens.</p>



<p>Cependant, ces prix compriment les marges bénéficiaires des raffineries chinoises, notamment en raison du plafonnement des prix des carburants imposé par le gouvernement. Néanmoins, certaines raffineries d’État envisagent d’acheter du pétrole iranien dans le cadre de la dérogation américaine, ce qui pourrait officialiser davantage le rôle de la Chine dans le commerce pétrolier iranien.</p>



<p>Le troisième pilier est le système de paiement. Les acheteurs, chinois et étrangers, paient via des comptes <em>«fiduciaires»</em> temporaires ouverts à cet effet auprès de petites banques en Chine ou à Hong Kong, sous le nom de sociétés écrans. Les fonds sont ensuite transférés à leurs destinations finales par le biais d’un réseau complexe de comptes.</p>



<p>Une partie de l’argent reste en Chine pour l’achat de biens, tandis que le reste est transféré à travers le monde.</p>



<p><em>The Economist</em> a révélé les noms d’entreprises chinoises récemment utilisées pour transférer des fonds provenant du pétrole iranien et il a été constaté qu’elles traitaient avec des entreprises en Inde, au Kazakhstan et en Turquie.</p>



<p>Ce réseau est géré par des départements spécialisés au sein d’entreprises liées au ministère de la Défense ou aux Gardiens de la révolution, fonctionnant comme des banques informelles. La densité de ces réseaux, qui comprennent des milliers de comptes, les rend extrêmement résistants aux pressions.</p>



<p>Ces dernières semaines, les Émirats arabes unis ont fourni aux États-Unis des informations détaillées sur les réseaux financiers liés à l’Iran, contraignant Téhéran à redistribuer ses fonds via de nouveaux canaux. Les transactions s’effectuent désormais par le biais de multiples sociétés écrans et avec une extrême prudence.</p>



<p>Malgré des retraits effectués sur certains comptes contenant entre 6 et 7 milliards de dollars, de nombreux paradis fiscaux subsistent, notamment des comptes en Asie de l’Est et en Europe.</p>



<p>Cette complexité complique le suivi des fonds, même pour la banque centrale iranienne, mais permet simultanément à certains acteurs du secteur pétrolier d’engranger des profits supplémentaires. Le système pétrolier continue néanmoins de fonctionner.</p>



<p>À moins d’une attaque d’envergure contre les infrastructures énergétiques iraniennes –qui pourrait inciter l’Iran à riposter en frappant des installations dans les pays du Golfe–, il sera difficile de paralyser ce système.</p>



<p><em>* Khatam al-Anbiya est une société holding géante détenue par les Gardiens de la révolution avec qui contrôle plus de 812 sociétés enregistrées à l’intérieur ou à l’extérieur de l’Iran. À ne pas confondre avec une autre structure, le commandement militaire Khatam al-Anbiya, commandement unifié des forces armées iraniennes.</em></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="67gyxiMm8x"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/27/guerre-diran-un-moment-de-bascule/">Guerre d’Iran | Un moment de bascule ?</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Guerre d’Iran | Un moment de bascule ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/27/guerre-diran-un-moment-de-bascule/embed/#?secret=GdrdFgFmkJ#?secret=67gyxiMm8x" data-secret="67gyxiMm8x" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Iran &#124; Comment Mojtaba Khamenei est-il devenu Guide ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 19 Mar 2026 06:55:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’accession de Mojtaba Khamenei à la tête de l'Iran, entre intrigues, conciliabules, jeux de pouvoir et rivalités. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/19/iran-comment-mojtaba-khamenei-est-il-devenu-guide/">Iran | Comment Mojtaba Khamenei est-il devenu Guide ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’accession de Mojtaba Khamenei, qui demeure encore invisible depuis son élection, au poste de Guide suprême de la République islamique d’Iran pourrait paraître simple voire prédestinée. Pourtant, il n’en est rien. Entre intrigues, conciliabules, jeux de pouvoir et rivalités, la succession a été tout sauf facile ! De plus, sans le soutien précieux des puissants Gardiens de la révolution, il n’aurait jamais pu devenir Guide car aujourd’hui en Iran ce n’est plus le régime des Mollahs -vieux cliché français périmé- mais le régime des Gardiens !</em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18489794"></span>



<p>Selon le <a href="https://www.nytimes.com/2026/03/16/world/middleeast/iran-mojtaba-khamenei-election-supreme-leader.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">New York Times</a>, l’ascension de Mojtaba Khamenei au poste suprême n’est intervenue qu’après une lutte de succession acharnée. Ce processus à haut risque a transformé la République islamique en une version iranienne de Game of Thrones* avec tous les ingrédients qui vont avec : un trône vacant, un conseil de religieux et deux dynasties rivales, la famille Khamenei et la famille Khomeini. Les politiciens se sont disputés le pouvoir, les commandants militaires ont défendu leurs positions et un ancien chef des services de renseignement, tristement célèbre pour avoir orchestré des assassinats, s’est immiscé dans la bataille.</p>



<p>La succession de l’ayatollah Ali Khamenei qui avait dirigé le pays depuis 1989 à travers des décennies de troubles a été ardue. Et durant la guerre contre les États-Unis et Israël, alors que les bombes pleuvaient et que les explosions secouaient la terre, le choix d’un successeur pour un poste à vie devint une véritable épreuve pour la survie du régime.</p>



<p>Le <em>NYT</em> précise que le récit des réunions internes, des luttes de pouvoir et des rivalités qui ont propulsé le fils solitaire de l’ayatollah Khamenei, âgé de 56 ans, à la tête du pouvoir, s’appuie sur des entretiens avec cinq hauts responsables iraniens, deux religieux, deux Iraniens proches du bureau du Guide suprême ainsi que trois membres du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) connaissant le processus de sélection. Tous ont requis l’anonymat, n’étant pas autorisés à s’exprimer publiquement sur les délibérations internes au sein du régime.</p>



<p>Selon tous les témoignages, Mojtaba Khamenei n’aurait pas pu accéder à ce poste si son père était décédé de cause naturelle. L’ayatollah Khamenei avait proposé trois noms de successeurs potentiels à ses proches conseillers et son fils n’en faisait pas partie.</p>



<p><strong>Réunions secrètes</strong></p>



<p>Le 3 mars, l’Assemblée des experts –organe composé de 88 hauts dignitaires religieux et constitutionnellement chargé de désigner le Guide suprême– a tenu une réunion virtuelle secrète afin d’entamer un processus qui prendrait fin lorsqu’un candidat obtiendrait une majorité des deux tiers.</p>



<p>Plus tôt dans la journée, Israël avait bombardé le siège de l’Assemblée à Qom, ville où résident et enseignent de nombreux religieux dans des séminaires chiites, tuant ainsi des membres du personnel administratif.</p>



<p>Depuis l’assassinat de l’ayatollah Khamenei, le 28 février, lors de frappes aériennes le premier jour de la guerre, des factions politiques rivales et des commandants des Gardiens de la révolution s’efforçaient de promouvoir leurs candidats et de consolider leur pouvoir, selon de hauts responsables, des religieux et des membres du CGRI.</p>



<p>Les tenants de la ligne dure préféraient ignorer les appels à un changement de régime, tant au niveau national qu’international. Ils souhaitaient s’inscrire dans la continuité de l’ayatollah Ali Khamenei et poursuivre sa politique.</p>



<p>La faction modérée, quant à elle, prônait la rupture, prônait un nouveau style de gouvernement et la fin des hostilités avec les États-Unis.</p>



<p>Mojtaba Khamenei bénéficiait du soutien d’alliés puissants : le CGRI et son nouveau commandant en chef, le général Ahmad Vahidi mais aussi le général Mohammad Ali Aziz Jafari, stratège du CGRI durant la guerre en cours, le général Mohammad Bagher Ghalibaf, président du Parlement et ancien du CGRI. Hossein Taeb, ancien chef des services de renseignement du CGRI et cerveau des assassinats à l’étranger, était également de son côté.</p>



<p>Cependant, l’opposition à Khamenei émergea de milieux inattendus. Ali Larijani**, chef du Conseil suprême de sécurité nationale iranien et dirigeant de facto du pays, déclara à certains membres de l’Assemblée des experts qu’il estimait que le pays avait besoin d’un dirigeant modéré capable d’unifier le pays et que Mojtaba Khamenei serait une source de division.</p>



<p>Le président Massoud Pezeshkian, lui-même modéré, ainsi que plusieurs hauts responsables et religieux, ont rejoint l’opposition à la candidature de Mojtaba.</p>



<p>Le camp modéré défendait des candidats potentiels : l’ancien président de 2013 à 2021, Hassan Rouhani dont l’influence avait diminué mais qui était un centriste et avait mené les négociations ayant abouti à l’accord nucléaire de 2015 avec les États-Unis mais aussi Hassan Khomeini, petit-fils du fondateur du régime, l’ayatollah Rouhollah Khomeini, proche des partis réformistes.</p>



<p>Les modérés proposaient également Alireza Arafi, érudit religieux et juriste, comme candidat de compromis. C’est une figure aux solides convictions religieuses mais sans influence politique ou militaire, ce qui le rendait plus facile à gérer.</p>



<p>Alors que les discussions au sein de l’Assemblée des experts se poursuivaient concernant les candidats, des responsables ont indiqué que la colère envers le président américain et le Premier ministre israélien alimentait un fort désir de revanche, affaiblissant les efforts des modérés.</p>



<p>Au fil des débats, les membres de l’Assemblée semblaient moins préoccupés par la recherche d’un dirigeant capable de sortir le pays de sa crise profonde que par la quête d’une nouvelle incarnation de leur chef martyr afin de venger son assassinat.</p>



<p>L’ayatollah Mahmoud Rajabi, membre du conseil de l’Assemblée des experts, a précisé lors d’un entretien avec la télévision d’État qu’il y avait différents profils et a déclaré : <em>«Certains ont une vision sociale et politique forte, d’autres une plus grande autorité religieuse, d’autres encore de solides compétences administratives et d’autres enfin la sagesse»</em>, ajoutant que l’Assemblée avait tenté de se réunir en présentiel à cinq ou six reprises mais que les séances avaient été annulées pour des raisons de sécurité.</p>



<p>Lors du premier tour de scrutin, le 3 mars, Mojtaba Khamenei a obtenu la majorité des deux tiers requise, signe de la victoire des généraux des Gardiens de la révolution. L’Assemblée des experts en a informé les responsables gouvernementaux, qui ont à leur tour prévenu les médias d’État de se préparer à l’annonce de la succession à l’aube du 4 mars mais les choses vont prendre une autre tournure.&nbsp;</p>



<p>Résistance en coulisse&nbsp;</p>



<p>Larijani a bloqué l’annonce de l’accession de Mojtaba Khamenei au poste de Guide suprême, arguant que cela mettrait sa vie en danger, le président Trump et le ministre israélien de la Défense, Israel Katz, ayant menacé d’assassiner tout successeur. Il a suggéré d’attendre la fin de la guerre.</p>



<p>Ce blocage a permis au camp modéré de tenter une dernière fois de faire pression sur l’Assemblée des experts afin qu’elle revienne sur sa décision. Cependant, la tenue de nouvelles élections exigeait des raisons impérieuses.</p>



<p>Larijani, proche confident d’Ali Khamenei, a soutenu qu’un vote virtuel pour Mojtaba Khamenei était illégal, la Constitution imposant un vote en présentiel. L’Assemblée fut alors informée que Mojtaba Khamenei, qui se remettait de blessures reçues lors du premier jour de la guerre, ne souhaitait absolument pas ce poste. Pour des raisons de sécurité, tout contact direct avec lui était impossible. <em>«Lorsqu’on lui a annoncé son élection, il a déclaré: Je ne veux pas accepter ce poste. Choisissez quelqu’un d’autre»</em>, a indiqué Abdolreza Davari, un homme politique proche de lui, lors d’un entretien téléphonique depuis Téhéran. Et d’ajouter : <em>«C’est une tradition chiite chez les religieux, où une personne décline poliment une charge pour signifier qu’elle ne recherche pas le pouvoir puis l’accepte ultérieurement»</em>.</p>



<p>Les membres du camp modéré informèrent alors le conseil qu’ils avaient découvert une nouvelle directive importante de l’ayatollah Ali Khamenei et demandèrent une rencontre en personne avec la direction du conseil. Lors de la réunion, deux des plus proches collaborateurs de l’ayatollah Khamenei –un conseiller militaire de haut rang et Asghar Hejazi, son chef de cabinet– témoignèrent que Khamenei leur avait confié ne pas souhaiter que son fils ni aucun autre membre de sa famille lui succède. Ils expliquèrent qu’il avait interdit la succession héréditaire car elle contredisait l’essence même de la révolution islamique de 1979 qui avait renversé la monarchie. Ils présentèrent ensuite un testament écrit reprenant ce message et demandèrent au conseil d’annuler le vote initial.</p>



<p>Cette décision soudaine choqua les religieux présents à la réunion, selon des responsables et des religieux. Ils demandèrent un délai pour consulter les autres membres. Cette situation a également alarmé les généraux des Gardiens de la révolution, partisans de Mojtaba Khamenei, qui ont lancé une contre-attaque.</p>



<p>Dans une allocution télévisée, l’ayatollah Ali Moallemi, membre de l’Assemblée des experts, a dénoncé les agissements des modérés, les qualifiant de <em>«coup d’État»</em>. Il a déclaré : <em>«On a tenté de modifier l’opinion des membres de l’Assemblée et de nous entraîner dans une autre direction. Des forces extérieures à l’Assemblée ont essayé de nous infiltrer et de nous influencer»</em>.</p>



<p>Les généraux imposent Mojtaba&nbsp;</p>



<p>Le 7 mars, le président Pezeshkian a annoncé que l’Iran cesserait ses attaques contre les États arabes du Golfe et a présenté ses excuses. Il a précisé que la décision de désamorcer les tensions avec ses voisins arabes émanait d’un conseil de transition composé de trois personnes, dont il était membre, assumant temporairement les pouvoirs du Guide suprême jusqu’à l’élection d’un nouveau.</p>



<p>Cette décision a provoqué la colère des généraux des Gardiens de la révolution, qui mènent la guerre et soutiennent Mojtaba Khamenei, selon des responsables iraniens et des membres des Gardiens.</p>



<p>Les généraux Ahmad Vahidi et Aziz Jafari ont fait pression sur l’Assemblée des experts pour qu’elle se réunisse immédiatement afin de procéder à un vote final et de proclamer Mojtaba Khamenei nouveau Guide suprême.</p>



<p>Hossein Taeb, ancien chef du service de renseignement des Gardiens de la révolution, a contacté les 88 membres de l’Assemblée des experts et les a exhortés à voter pour Khamenei. Il a affirmé que voter pour le fils de l’ayatollah était un devoir moral, religieux et idéologique.</p>



<p>L’Assemblée s’est réunie à nouveau le 8 mars, également virtuellement, pour examiner les questions soulevées par les modérés. Certains membres ont déclaré qu’ils devaient respecter les souhaits de l’ayatollah Khamenei et exclure son fils. D’autres ont fait valoir que la Constitution ne les obligeait pas à suivre la volonté de l’ancien Guide suprême et qu’ils avaient l’autorité nécessaire pour prendre une décision indépendante. Tous ont convenu que les circonstances de la guerre permettaient de considérer le vote virtuel comme légitime.</p>



<p>Chaque religieux a inscrit le nom de son candidat sur un morceau de papier, l’a plié et l’a placé dans une enveloppe scellée à la cire. Des messagers ont ensuite remis les bulletins en main propre à une commission chargée du dépouillement et de la vérification des votes.</p>



<p>Mojtaba Khamenei a obtenu 59 voix sur 88, soit la majorité des deux-tiers requise mais loin de l’unanimité.</p>



<p>Peu avant minuit, les médias d’État ont annoncé l’élection d’un nouveau Guide suprême en Iran. Les messages de félicitations et les témoignages de loyauté ont afflué pour Mojtaba Khamenei, même de la part de ceux qui avaient tenté d’entraver son accession au pouvoir. Du moins publiquement, les institutions du régime iranien se sont ralliées au nouveau Guide suprême qui n’a pas encore fait d’apparition publique.</p>



<p><em>*Game of Thrones est une série télévisée mettant en scène neuf familles nobles qui rivalisent pour le contrôle du Trône de Fer dans les sept royaumes de Westeros.</em></p>



<p><em>** L’armée israélienne a annoncé mardi 17 mars 2026 l’<a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/03/iran-qui-succedera-a-layatollah-ali-khamenei/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">assassinat d’Ali Larijani</a> et du général Gholamreza Soleimani, chef des Basij, lors d’une frappe aérienne la veille.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ewdsuSzMUV"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/03/iran-qui-succedera-a-layatollah-ali-khamenei/">Iran | Qui succédera à l’ayatollah Ali Khamenei ?</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Iran | Qui succédera à l’ayatollah Ali Khamenei ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/03/iran-qui-succedera-a-layatollah-ali-khamenei/embed/#?secret=bUb8NKHyZ2#?secret=ewdsuSzMUV" data-secret="ewdsuSzMUV" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/19/iran-comment-mojtaba-khamenei-est-il-devenu-guide/">Iran | Comment Mojtaba Khamenei est-il devenu Guide ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Israël affirme avoir tué Ali Larijani lors d’un raid sur Téhéran</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/17/israel-affirme-avoir-tue-ali-larijani-lors-dun-raid-sur-teheran/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Mar 2026 12:27:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ali Larijani]]></category>
		<category><![CDATA[Bassidj]]></category>
		<category><![CDATA[Gardiens de la révolution]]></category>
		<category><![CDATA[Gholamreza Soleimani]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Mojtaba Khamenei]]></category>
		<category><![CDATA[Qassem Quraishi]]></category>
		<category><![CDATA[Téhéran]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’armée israélienne affirme avoir frappé et tué Ali Larijani, le puissant dirigeant iranien, lors d’un raid nocturne sur Téhéran. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/17/israel-affirme-avoir-tue-ali-larijani-lors-dun-raid-sur-teheran/">Israël affirme avoir tué Ali Larijani lors d’un raid sur Téhéran</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le site d’information israélien Ynet a annoncé, ce mardi 17 mars 2026, que l’armée israélienne a tué, lors d’un raid nocturne sur Téhéran, Ali Larijani, le tout-puissant secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, considéré comme l’homme le plus influent du régime des ayatollahs, plus influent encore que le Guide suprême actuel Mojtaba Khamenei, demeuré invisible, et considéré comme le dirigeant de facto de la République islamique.</em></strong> <em>(Photo : dernière apparition  en public de Ali Larijani, vendredi 13 mars, en participant à un rassemblement à Téhéran).</em></p>



<span id="more-18486685"></span>



<p>Larijani est également largement tenu pour responsable de la répression brutale des manifestations en Iran en janvier dernier.</p>



<p>Le média israélien, qui affirme avoir reçu confirmation de cette information du ministre israélien de la Défense, Israël Katz.</p>



<p>L’armée israélienne affirme également avoir tué, lors d’une attaque sur Téhéran, Gholamreza Soleimani, le chef des milices Bassidj, affiliées aux Gardiens de la révolution et responsables de la violente répression des manifestants en janvier, ainsi que d’autres officiers, alors qu’ils se trouvaient dans un quartier général de fortune installé après la destruction de leur QG officiel.</p>



<p>Dans le même temps, le commandant adjoint des Bassidj, Qassem Quraishi, aurait également été tué lors d’une attaque à Shiraz, a rapporté Ynet, citant des sources militaires. <em>«L’armée de l’air israélienne, agissant sur la base de renseignements, a ciblé et éliminé Gholamreza Soleimani, qui commandait l’unité Bassidj, les forces faisant partie de l&rsquo;appareil armé du régime iranien, depuis six ans»</em>, a-t-elle déclaré, ajoutant que lors des manifestations internes en Iran, en particulier ces derniers temps, marquées par une intensification des protestations, les forces Bassidj sous le commandement de Soleimani ont mené les principales opérations de répression.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong> </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/17/israel-affirme-avoir-tue-ali-larijani-lors-dun-raid-sur-teheran/">Israël affirme avoir tué Ali Larijani lors d’un raid sur Téhéran</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>La succession de l’ayatollah Khamenei, véritable enjeu de la République islamique d’Iran</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/05/24/la-succession-de-layatollah-khamenei-veritable-enjeu-de-la-republique-islamique-diran/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 May 2024 07:54:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ali Bagheri Kani]]></category>
		<category><![CDATA[Ali Khamenei]]></category>
		<category><![CDATA[Amir Husseïn Abdelahyan]]></category>
		<category><![CDATA[Ebrahim Raïssi]]></category>
		<category><![CDATA[Fonds Setad]]></category>
		<category><![CDATA[Hamed Reza Azizi]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[Mehdi Khalaji]]></category>
		<category><![CDATA[Mohammad Mokhber]]></category>
		<category><![CDATA[Mojtaba Khamenei]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Après la mort d'Ebrahim Raïssi, c'est la succession du Guide suprême Ali Khamenei qui fait débat en Iran. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/05/24/la-succession-de-layatollah-khamenei-veritable-enjeu-de-la-republique-islamique-diran/">La succession de l’ayatollah Khamenei, véritable enjeu de la République islamique d’Iran</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Ce n’est pas la succession du défunt président Ebrahim Raïssi, décédé dimanche 19 mai 2024 dans un crash d’hélicoptère, qui soulève le plus de questions sur l’avenir de la République islamique d’Iran, immense pays de 90 millions d’habitants et véritable puissance régionale dans le Moyen-Orient, car le changement de président n’y change pas les tendances stratégiques et les grandes politiques, mais la succession de l’homme fort du pays, le Guide suprême Ali Khamenei âgé de 85 ans et dont Raïssi était considéré comme l’héritier putatif qui soulève le plus d’interrogations.</em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-12921454"></span>



<p>Aujourd’hui avec le décès prématuré de Raïssi, les regards se tournent vers un homme dont la discrétion n’a d’égale que l’influence et la puissance, en l’occurrence Mojtaba Khamenei, le fils du Guide suprême.</p>



<p>Le <em><a href="https://www.wsj.com/world/middle-east/iran-khamenei-son-raisi-death-dba3580f" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Wall Street Journal</a></em> a publié une enquête préparée par Sune Engel Rasmussen et Benoît Faucon intitulée <em>«Le très secret fils du guide suprême iranien exerce tranquillement le pouvoir après la mort du président Raïssi»</em> dans lequel ils affirment que Mojtaba, fils de l’ayatollah Ali Khamenei, jouera un rôle important dans la succession de son père et dans le contexte de la mort subite du président Raïssi.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une influence majeure loin des projecteurs&nbsp;</h2>



<p>Pour de nombreux Iraniens, Mojtaba Khamenei reste un mystère car il n’occupe pas de poste officiel et il est très rare qu’il apparaisse lors d’événements publics ou qu’il prononce des discours mais ses relations étroites avec l’establishment militaire et sécuritaire l’ont rendu puissant dans l’ombre en particulier à l’époque de Raïssi, qui était obéissant et un président sans base populaire qui lui est propre. Raïssi était considéré comme un successeur potentiel du guide suprême âgé de 85 ans et souffrant de problèmes de santé.</p>



<p>Toutefois, en tant que président, Raïssi a servi d’intermédiaire pour des individus et des réseaux puissants qui ont joué un rôle important dans les coulisses. Cependant, sa mort a accru les spéculations sur le successeur possible du guide et sur la question de savoir si le prochain président serait acceptable aux yeux des parrains du pouvoir dans le pays notamment ceux qui entourent le fils d’Ali Khamenei et les Gardiens de la révolution.</p>



<p>Beaucoup ont spéculé ces dernières années sur la question de savoir si Mojtaba Khamenei était un candidat majeur pour son père mais les observateurs des affaires iraniennes et les analystes politiques ont déclaré qu’il était peu probable qu’il succède à son père et ont plutôt souligné qu’il exercerait une influence loin des projecteurs.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="6KWn5Nrrqo"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/21/y-a-t-il-des-taupes-au-sein-des-gardiens-de-la-revolution-iraniens/">Y a-t-il des taupes au sein des Gardiens de la révolution iraniens?</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Y a-t-il des taupes au sein des Gardiens de la révolution iraniens? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/21/y-a-t-il-des-taupes-au-sein-des-gardiens-de-la-revolution-iraniens/embed/#?secret=A72YyLAX3M#?secret=6KWn5Nrrqo" data-secret="6KWn5Nrrqo" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p><em>«Mojtaba et son réseau règnent en maître depuis deux décennies»</em>, a déclaré Hamed Reza Azizi, chercheur iranien à l’Institut des affaires internationales et de sécurité en Allemagne, qui ajoute que <em>«le plus grand défi pour Khamenei est certainement de trouver quelqu’un avec les mêmes qualités Ie Raïssi. Pour y parvenir, cela pourrait ouvrir la voie à Mojtaba pour maintenir et même étendre son autorité et maintenir son rôle dans l’ombre et loin du regard de l’opinion publique»</em>. Quoi qu’il en soit, Mojtaba, 54 ans, jouera un rôle important dans la refonte de la scène politique iranienne avant les élections présidentielles prévues en juin et dans la succession imminente de son père. Les manœuvres politiques détermineront également l’avenir de l’Iran, alors que le pays approfondit son implication dans les conflits régionaux tout en faisant face au mécontentement intérieur.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un empire financier en sous-main</h2>



<p>Le décès de Raïssi a amené les pro-Mojtaba à la présidence quoique pour une courte période (période d’intérim) à l’instar du premier vice-président de Raïssi, Mohammad Mokhber qui assume actuellement la présidence et dont la tâche dans les semaines à venir sera de préparer les élections. Mokhber est la personne chargée par Khamenei de gérer le Fonds Setad qui gère un milliard de dollars d’actifs dans l’immobilier. Mojtaba joue un rôle dans cet empire financier.</p>



<p>À ces informations du <em>Wall Sreet Journal</em>, il faudrait rajouter que le nouveau ministre des Affaires étrangères Ali Bagheri Kani qui a succédé à feu Amir Husseïn Abdelahyan (décédé avec le président Raïssi dans le crash de l’hélicoptère) est un pur produit de l’establishment de la théocratie iranienne. Il est le fils de l’éminent religieux Mohammad Bagher Bagheri Kani, ancien membre de l’Assemblée des experts et qui était également membre du Parlement iranien. Ali Kani est également neveu de Mohammad Reza Mahdavi Kani, ancien Premier ministre iranien qui a dirigé le Conseil des experts et a été l’une des figures révolutionnaires conservatrices les plus éminentes. Quant à son frère Misbah Al-Huda Bagheri Kani, il est le gendre du guide suprême Ali Khamenei dont il a épousé la fille Hoda (la sœur de Mojtaba) et est considéré comme l’une des personnalités de confiance du Guide suprême.&nbsp;</p>



<p>Le <em>WSJ </em>s’est intéressé au parcours de Mojtaba Khamenei. Il est né en 1969 dans la ville de Mashhad lorsque son père était une figure importante du mouvement révolutionnaire contre le chah d’Iran. La police secrète du chah avait arrêté Ali Khamenei à plusieurs reprises. Un jour, Mojtaba a assisté à une scène où les policiers battaient son père.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="IIK8EuIYpr"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/11/moyen-orient-jusquou-ira-linfluence-de-laxe-pro-iranien-video/">Moyen-Orient : Jusqu’où ira l’influence de l’Axe pro-iranien? (vidéo)</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Moyen-Orient : Jusqu’où ira l’influence de l’Axe pro-iranien? (vidéo) » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/11/moyen-orient-jusquou-ira-linfluence-de-laxe-pro-iranien-video/embed/#?secret=Ela6lDg8QQ#?secret=IIK8EuIYpr" data-secret="IIK8EuIYpr" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Après la Révolution islamique de 1979, Khamenei et sa famille ont déménagé à Téhéran où Mojtaba a étudié dans un lycée pour les enfants de l’establishment révolutionnaire à l’époque où son père gravissait les échelons du gouvernement et devenait président en 1981. Mojtaba, comme le reste de sa génération, a participé à la guerre Iran-Irak entre 1980 et 1988. Au sein de son bataillon, il a noué des relations avec des hommes qui sont devenus des personnalités importantes des services de sécurité notamment Hussein Taeb qui a été chef du renseignement au sein des Gardiens de la Révolution et Hussein Najat qui est devenu responsable de l’unité des Gardiens de la Révolution chargée de poursuivre les manifestants.</p>



<p>Mojtaba est devenu célèbre dans les années 1990 et au milieu des années 2000 lorsque les réformistes l’ont accusé d’avoir été l’artisan de l’élection du président radical Mahmoud Ahmadinejad en 2005 et 2009. Il a également exercé une influence en 2009 en soutenant Taeb, le chef de l’unité Basij qui a réprimé ce qui était appelé à l’époque la révolution verte protestant contre les résultats des élections et qui avait fait vaciller le régime.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un avenir suspendu</h2>



<p>Les activités de Mojtaba ont attiré l’attention étrangère. En 2019, les États-Unis lui ont imposé des sanctions pour son travail à la fois proche et au nom de son père au sein des Gardiens de la révolution et du Basij et pour <em>«son soutien aux ambitions de son père qui ont déstabilisé la région et à ses objectifs répressifs nationaux»</em>.</p>



<p>En 2022, Mojtaba est devenu la cible de la colère des manifestants qui ont protesté contre le meurtre de la jeune femme Mahsa Amini lors de son arrestation par la police religieuse.</p>



<p>Mir Hossein Mousavi, le candidat à la présidentielle assigné à résidence, a demandé l’ayatollah Khamenei de dissiper les rumeurs selon lesquelles son fils lui succéderait. L’ascension du fils Khamenei a alimenté les spéculations selon lesquelles il serait bien placé pour lui succéder. C’est un scénario qui a été exclu par Mehdi Khalaji, religieux de la ville de Qom et auteur d’un livre sur le Guide suprême qu’il a publié en 2023. Il a déclaré: <em>«L’idée de l’ambition de Mojtaba d’être le prochain Guide suprême est un mythe total»</em> et <em>«sur la base de l’expérience historique, je ne pense pas que Khamenei choisira une personne même son fils comme successeur»</em>. Mojtaba ne possède pas bon nombre des capacités requises pour le poste de Guide suprême notamment les qualifications religieuses et l’expérience dans le travail exécutif.</p>



<p>Khamenei a rejeté, tout comme son prédécesseur le fondateur de la République islamique, l’ayatollah Khomeini, l’idée de transmettre le pouvoir à l’un de ses enfants car cette idée n’est pas islamique mais monarchique.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="q6tIyzwlfs"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/02/limportance-de-laxe-pro-iranien-au-moyen-orient/">L’importance de l’axe pro-iranien au Moyen-Orient</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’importance de l’axe pro-iranien au Moyen-Orient » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/02/limportance-de-laxe-pro-iranien-au-moyen-orient/embed/#?secret=qSbJe6NPcM#?secret=q6tIyzwlfs" data-secret="q6tIyzwlfs" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p><em>«Avec une longue expérience dans les allées du pouvoir, rien n’est comparable au réseau de Mojtaba Khamenei»</em>, estime cependant Saeed Golkar, expert des services de sécurité iraniens et maître de conférences à l’Université du Tennessee à Chattanooga. <em>«Cependant, sa nomination pourrait affecter l’héritage de Khamenei en ramenant une nouvelle fois la monarchie»</em>, ajoute-t-il.</p>



<p>Les experts estiment que l’autorité de Mojtaba pourrait être affectée après le départ de son père et qu’il pourrait se trouver dans une meilleure position s’il restait dans l’ombre.</p>



<p>Avant la mort de Khomeini en 1989, son fils Ahmed était le directeur de son cabinet et plus puissant que Mojtaba Khamenei aujourd’hui. Il dirigeait le pays aux côtés d’Ali Khamenei puis d’Akbar Hashemi Rafsandjani avant de se mettre en désaccord avec eux après la mort de son père. Ahmed est décédé en 1995 à l’âge de 49 ans des suites d’une crise cardiaque.</p>



<p>La seule chose certaine c’est que l’avenir de la République islamique d’Iran comme celui de Mojtaba Khamenei sont suspendus à la succession d’Ali Khamenei.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/05/24/la-succession-de-layatollah-khamenei-veritable-enjeu-de-la-republique-islamique-diran/">La succession de l’ayatollah Khamenei, véritable enjeu de la République islamique d’Iran</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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