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	<title>Archives des monarchies du Golfe - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des monarchies du Golfe - Kapitalis</title>
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		<title>Les monarchies du Golfe à l’heure du choix stratégique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 16 Mar 2026 07:45:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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		<category><![CDATA[Moyen-Orient]]></category>
		<category><![CDATA[pétrodollar]]></category>
		<category><![CDATA[Yahya Ould Amar]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pour les monarchies du Golfe, la guerre contre l’Iran a mis fin à la fiction de la protection américaine. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/16/les-monarchies-du-golfe-a-lheure-du-choix-strategique/">Les monarchies du Golfe à l’heure du choix stratégique</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La guerre contre l’Iran a déplacé les lignes militaires mettant fin à la fiction de la protection américaine qui repose sur un calcul de priorités, de coûts, de risques. Or un calcul se révise. Pendant des décennies, les monarchies du Golfe ont cru pouvoir convertir leur rente en sécurité durable en achetant des armes, hébergeant des bases, déléguant l’essentiel de la dissuasion à Washington. La guerre des Etats-Unis et Israël contre l’Iran a révélé la faiblesse de ce modèle. Le parapluie sécuritaire cesse d’être un bouclier lorsqu’il transforme le territoire qu’il couvre en cible avancée.</em></strong></p>



<p><strong>Yahya Ould Amar</strong> *</p>



<span id="more-18480820"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/02/Ould-Amar-Yahya.jpg" alt="" class="wp-image-335526"/></figure>
</div>


<p>Cette dépendance est aussi monétaire et financière. Le pétrole des monarchies du Golfe est vendu en dollars et leurs excédents sont largement placés dans des actifs libellés dans cette devise, au premier rang desquels les obligations du Trésor américain.</p>



<p>Les monnaies de la région sont arrimées au dollar avec une parité quasi-fixe ; leurs fonds souverains déploient l’essentiel de leurs portefeuilles sur les marchés financiers américains ; leurs importations stratégiques — de l’armement aux technologies — se règlent dans cette même monnaie, tandis que de grands fonds américains détiennent des participations dans une partie du système bancaire régional. Autrement dit, une part significative de la richesse du Golfe est structurellement dollarisée.</p>



<p>Cette architecture du pétrodollar a longtemps reposé sur un pacte implicite, les monarchies du Golfe fournissent l’énergie et recyclent leurs excédents financiers dans des actifs en dollars renforçant de facto la demande en cette devise, tandis que les États-Unis garantissent la stabilité du système et la sécurité des routes maritimes par lesquelles transitent pétrole et commerce international, eux-mêmes largement libellés en dollars.</p>



<p>Mais lorsque la garantie sécuritaire devient incertaine, l’équilibre se fragilise. La dollarisation des richesses expose ces économies à des arbitrages stratégiques qu’elles ne maîtrisent pas entièrement, tandis que les investissements et engagements internationaux au Moyen-Orient pourraient être réévalués – fortement à la baisse – à la lumière d’un risque géopolitique désormais plus direct.</p>



<p>Les monarchies du Golfe découvrent qu’en s’insérant trop profondément dans l’architecture de défense des intérêts d’une puissance extérieure, elles entrent aussi dans la logique de ses conflits. Dès lors, la dépendance apparaît comme une perte de maîtrise de sa propre sécurité.</p>



<p>Ces pays importent ainsi des ennemis, un calendrier, parfois des guerres. Car dans un conflit majeur entre puissances, les petits États riches cessent rapidement d’être maîtres de leur position, leurs ports, leurs infrastructures, leurs capitaux et leurs territoires deviennent des enjeux que l’un des protagonistes cherchera à contrôler afin d’empêcher qu’ils ne renforcent le camp adverse.</p>



<p>C’est là le vrai tournant. La guerre contre l’Iran leur a appris qu’ils étaient faibles ; elle leur a appris que la richesse ne dispense jamais de penser sa propre survie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La révélation de la guerre</h2>



<p>La guerre contre l’Iran a révélé trois faits que les pays du Golfe ne peuvent plus contourner.</p>



<p>D’abord, les limites de la protection extérieure, même la première puissance militaire du monde ne peut garantir, à coût supportable, l’inviolabilité d’un espace saturé de missiles, de drones, de frappes indirectes et de menaces sur les infrastructures critiques.</p>



<p>Ensuite, la guerre moderne a surtout consacré l’usage massif des technologies de détection, de guidage, de drones, de missiles, de guerre électronique, tandis qu’elle relègue les chars lourds et une large part des quincailleries héritées du siècle précédent au rang d’armes obsolètes, coûteuses et inadaptés.</p>



<p>Enfin, acheter des armes n’équivaut pas à maîtriser la guerre. Un arsenal importé ne remplace ni une doctrine, ni une industrie, ni une compétence, ni une autonomie de décision.</p>



<p>Le diagnostic est implacable, les pays du Golfe sont confrontés à un problème de souveraineté stratégique. Tant que la sécurité reposait sur la rente, les bases alliées et la supériorité technologique occidentale, cette dépendance pouvait sembler rationnelle. Mais dès lors que le territoire peut être frappé vite, à bas coût, en profondeur et de façon répétée, la logique change. Une raffinerie, un port, un aéroport ou un site vital de dessalement d’eau deviennent des points de pression permanents.</p>



<p>Le vrai sujet des guerres asymétriques est d’être résilient, de posséder les moyens industriels, scientifiques, humains et institutionnels de faire durer plus longtemps une confrontation.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Premier choix : la soumission stratégique </strong></h2>



<p>Le premier choix des pays du Golfe est celui de l’alignement assumé sur le bloc américano-israélien. Il a sa logique, et il faut la prendre au sérieux.</p>



<p>Dans un environnement instable, marqué par la prolifération des missiles, la guerre électronique, les drones et l’incertitude nucléaire, s’adosser à la seule architecture militaire encore capable d’intégrer renseignement, défense antimissile, supériorité aérienne, cyberdéfense et profondeur logistique peut sembler rationnel. Pour les pays du Golfe, cette option offre l’accès à des technologies avancées, garanties politiques, coopération sécuritaire, protection diplomatique et insertion dans un système de puissance déjà organisé.</p>



<p>Vue sous cet angle, la dépendance n’apparaît pas comme une faiblesse, mais comme une méthode de survie à court terme dans un monde hiérarchisé où les puissances moyennes n’ont pas toujours les moyens de leur autonomie.</p>



<p>Mais cette stratégie a un prix, et ce prix finit par peser sur la substance même de la souveraineté. Ce prix est aussi politique, historique et symbolique. L’alignement sur le bloc américano-israélien entraîne une reconfiguration de la position arabe sur la question palestinienne. Les accords de normalisation ont déjà déplacé le centre de gravité régional, la cause palestinienne, longtemps présentée comme le socle du consensus diplomatique arabe, tend à devenir une variable secondaire dans une architecture de sécurité dominée par d’autres priorités, au premier rang desquelles l’endiguement de l’Iran chiite et l’intégration technologique et militaire avec Israël.</p>



<p>Mais cette évolution s’inscrit dans un processus plus large de recomposition du Moyen-Orient où certains projets stratégiques — intégration économique régionale, corridors énergétiques et sécuritaires, redéfinition des équilibres territoriaux — pourraient progressivement reléguer les droits nationaux palestiniens à la périphérie du nouvel ordre régional.</p>



<p>Dans ce contexte, l’idée d’un <em>«remodelage»</em> du Moyen-Orient renvoie à la possibilité d’un système régional stabilisé autour de rapports de puissance assumés et de faits accomplis.</p>



<p>Pour les monarchies du Golfe, la difficulté est donc profonde. En se rapprochant d’Israël pour des raisons stratégiques, elles risquent d’apparaître comme les partenaires d’une transformation régionale qui marginalise une cause demeurée centrale dans les opinions arabes et musulmanes. La sécurité obtenue à court terme s’accompagnerait ainsi d’un coût plus diffus de l’érosion progressive de la légitimité politique et symbolique des monarques dans leur propre environnement.</p>



<p>S’aligner sur Washington et Tel-Aviv c’est entrer dans une chaîne de dépendance technique, doctrinale et politique dont il devient difficile de sortir. On reçoit des systèmes, mais on ne maîtrise ni leur architecture profonde, ni leur maintenance complète, ni les conditions réelles de leur emploi. Surtout, on hérite d’un agenda stratégique qui n’est pas le sien. L’alliance dissuade certains adversaires, mais elle en désigne d’autres. À terme, le risque est de ne plus être un acteur qui choisit ses engagements, mais un territoire intégré à la logique de guerre d’autrui. Le confort de la protection se transformerait alors en servitude.</p>



<p>Ainsi, un pouvoir cesse d’être pleinement souverain lorsqu’il ne définit plus seul la hiérarchie de ses menaces, la limite de ses concessions. À ce stade, il ne protège plus ses intérêts ; il administre localement un ordre stratégique conçu par d’autres. La dépendance devient alors plus profonde que la simple alliance, car elle finit par paraître naturelle.</p>



<p>La vraie servitude moderne est là, pas dans la disparition des formes de l’État, mais dans l’aliénation de sa volonté.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Deuxième choix : la neutralité armée</h2>



<p>L’autre voie est celle de la neutralité armée. Elle part de l’idée que dans un monde instable, un État ne demeure libre qu’à la condition de ne dépendre d’aucun protecteur unique pour sa survie. La neutralité armée signifie donc le refus de l’alignement exclusif. Elle vise à parler à tous, commercer avec plusieurs pôles de puissance, diversifier les partenariats, tout en bâtissant une capacité propre de dissuasion, de résilience et de décision.</p>



<p>Pour les pays du Golfe, ce choix offrirait un avantage décisif de réduction du risque d’être entraînés dans des conflits qui ne sont pas les leurs tout en augmentant leur marge de manœuvre face aux Etats-Unis, la Chine, l’Europe, l’Inde, la Turquie ou l’Iran.</p>



<p>Mais la neutralité n’a de sens que si elle est adossée à une force réelle. Sans cela, elle n’est qu’un mot commode pour désigner l’impuissance. Être neutre dans une région saturée d’armements suppose bien davantage que l’achat d’équipements sophistiqués. Il faut une base industrielle capable de produire, entretenir et adapter les systèmes militaires, un tissu scientifique et technologique solide, des infrastructures protégées, une doctrine claire et une chaîne de commandement efficace.</p>



<p>La véritable question, est-ce que les monarchies du Golfe disposent du vivier scientifique, des institutions académiques et de la culture stratégique nécessaires pour soutenir une telle ambition ? Une base industrielle de défense ne s’achète pas sur étagère. Elle se construit dans le temps long, à travers l’éducation, la recherche, la formation des élites techniques et la capacité de l’État à porter des programmes complexes sur plusieurs décennies. C’est à ce niveau que se joue la possibilité réelle d’une neutralité armée.</p>



<p>Une autre trajectoire théorique existerait pourtant. Autour du Golfe s’étend un vaste bassin de compétences scientifiques et techniques, de l’Afrique du Nord à l’Égypte, jusqu’au Pakistan, où se trouvent des universités anciennes, des écoles d’ingénieurs de haut niveau, des chercheurs et des élites techniques capables d’alimenter un écosystème régional d’innovation et de production. En s’ouvrant davantage, ce qui est peu probable, à ces ressources humaines et en organisant une coopération scientifique et industrielle à l’échelle de cet espace, les monarchies du Golfe pourraient progressivement renforcer la base intellectuelle et technologique nécessaire à une forme de neutralité armée crédible. Une telle stratégie supposerait toutefois un changement d’échelle dans la conception de leur environnement régional.</p>



<p>Jusqu’à présent, malgré l’ampleur de leurs capacités financières, les investissements du Golfe dans la structuration industrielle et scientifique de cet espace sont restés limités. Les flux financiers ont souvent pris la forme de soutiens ponctuels ou d’initiatives répondant aux cadres des institutions internationales de développement plutôt que celle d’une politique durable de co-construction économique et technologique avec les sociétés de leur voisinage.</p>



<p>En réalité, la neutralité armée suscite une objection immédiate, les monarchies du Golfe sont trop peu peuplées, trop dépendantes et trop liées aux circuits occidentaux pour prétendre à une autonomie stratégique réelle. Ils n’ont ni la culture stratégique ni la profondeur historique nécessaires pour soutenir une telle trajectoire.</p>



<p>Certes, la culture stratégique n’existe pas à l’état naturel, elle se construit sous la pression du risque, les épreuves, par l’éducation, les institutions, l’expérience, la formation des élites civiles et militaires.</p>



<p>La neutralité armée coûte chère, prend du temps, impose de rompre avec la facilité des achats clés en main et avec l’illusion selon laquelle la richesse dispense de produire sa propre sécurité.</p>



<p>Entre la neutralité stricte et l’alignement servile, on peut imaginer qu’il existe une voie praticable, celle d’une autonomie relative, imparfaite, mais suffisante pour empêcher que la prospérité du Golfe reste à jamais suspendue à la volonté, aux priorités et aux guerres des autres.</p>



<p>Or c’est précisément la masse stratégique qui fait défaut. Les projets évoquant la constitution d’une armée commune des monarchies du Golfe, d’une centaine de milliers d’hommes relèvent davantage de la mise en scène politique que d’une capacité militaire décisive.</p>



<p>Dans une région saturée de missiles balistiques, de drones longue portée, de forces terrestres et de puissances disposant de centaines de milliers de soldats équipés et entrainés, une force régionale de cent mille hommes pèserait peu dans l’équation stratégique. Elle ne disposerait ni de l’autonomie satellitaire, ni du renseignement global, ni de la profondeur logistique, ni des architectures intégrées de défense antimissile qui constituent aujourd’hui le véritable cœur de la puissance militaire moderne.</p>



<p>Autrement dit, même armée, cette neutralité resterait dépendante.</p>



<p>Les monarchies du Golfe incarnent une forme paradoxale de puissance, une richesse financière considérable, mais sans la masse démographique, industrielle et scientifique qui transforme l’argent en puissance stratégique durable. Elles sont des puissances de capitaux, non des puissances de guerre.</p>



<p>Dans ces conditions, la neutralité armée apparaît moins comme une stratégie que comme une aspiration. Faute de pouvoir produire seules leur sécurité dans un environnement géopolitique aussi complexe, les monarchies du Golfe demeurent structurellement ramenées vers l’option qui leur garantit la survie immédiate, c’est-à-dire&nbsp; l’arrimage au système de sécurité dominé par les États-Unis et Israël, au risque d’entamer l’érosion de la légitimité des monarques aux yeux de leurs propres sociétés, où la cause palestinienne demeure un horizon moral que les calculs politiques ne parviennent jamais tout à fait à dissoudre.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’extension asiatique</h2>



<p>Ce qui s’y joue concerne toutes les puissances moyennes qui vivent sous protection extérieure tout en redoutant d’en payer le prix. De Taipei à Tokyo, de Séoul à Manille, une même interrogation, jusqu’où une grande puissance peut-elle encore protéger ses alliés sans les mettre en premières lignes d’un affrontement qui les dépasse ?</p>



<p>Le Golfe fonctionne ici comme un laboratoire. Il montre qu’un dispositif de sécurité peut rassurer en temps de paix, puis devenir, en temps de crise, un mécanisme d’exposition. Il rappelle qu’adosser sa défense à une puissance, c’est aussi entrer dans sa géographie de guerre, dans ses priorités, dans ses seuils d’escalade, dans ses arbitrages.</p>



<p>L’Asie regarde donc le Golfe comme une préfiguration. Le XXI<sup>e</sup> siècle ne laissera pas beaucoup de place aux puissances moyennes passives. Il les forcera à choisir entre deux positions : rester des partenaires protégés, mais stratégiquement dépendants, ou construire une autonomie relative, coûteuse mais durable.</p>



<p>En ce sens, de Riyad à Taipei, une même question s’impose, sur deux fronts distincts, que vaut une alliance lorsque le prix de la protection devient voisin du prix de l’exposition ?</p>



<p>Le Golfe devient ainsi un miroir stratégique dans lequel les alliés asiatiques de Washington observent leur propre avenir.</p>



<p>Enfin, les monarchies du Golfe ont bâti un système fondé sur la rente et la protection extérieure. Tant que l’ordre international restait stable, ce compromis pouvait fonctionner. Mais dans un monde de frappes à longue portée, de rivalités entre puissances et de guerres hybrides, ce modèle montre ses limites pour des petits pays riches.</p>



<p>L’alignement garantit une protection mais entraîne dans les logiques de conflit des autres et de soumission. L’autonomie promet la souveraineté mais exige un effort historique de transformation scientifique, industrielle et stratégique.</p>



<p>C’est là que se joue l’avenir du Golfe. Les monarchies disposent du capital et de la stabilité politique nécessaires pour engager cette transformation, mais elles ne disposent pas encore de la masse stratégique qui la rend crédible à court terme et moyen termes. Elles resteront donc, pour un temps, arrimées à l’architecture de sécurité américano-israélienne.</p>



<p>Pourtant la question posée par la guerre dépasse la seule région. Elle concerne toutes les puissances moyennes qui prospèrent sous protection extérieure. Le XXIᵉ siècle les place devant une alternative simple. Accepter une sécurité dépendante et les contraintes qui l’accompagnent, ou entreprendre la construction lente et coûteuse d’une puissance propre.</p>



<p>Le Golfe entre dans ce moment où la richesse ne suffit plus et où l’histoire demande autre chose qu’un équilibre financier. Elle demande une stratégie.</p>



<p><em>* Economiste, banquier et financier.</em></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="QROQnmmE34"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/15/un-homme-daffaires-des-emirats-nous-ne-servirons-pas-de-chair-a-canon-dans-les-guerres-dautrui/">Un homme d’affaires des Emirats | «Nous ne servirons pas de chair à canon dans les guerres d’autrui»</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Un homme d’affaires des Emirats | «Nous ne servirons pas de chair à canon dans les guerres d’autrui» » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/15/un-homme-daffaires-des-emirats-nous-ne-servirons-pas-de-chair-a-canon-dans-les-guerres-dautrui/embed/#?secret=pvQ3j8M7Yt#?secret=QROQnmmE34" data-secret="QROQnmmE34" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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			</item>
		<item>
		<title>Iran et monarchies du Golfe &#124; Le malentendu</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/13/iran-et-monarchies-du-golfe-le-malentendu/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 13 Mar 2026 07:24:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[droit international]]></category>
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		<category><![CDATA[Lahouari Addi]]></category>
		<category><![CDATA[monarchies du Golfe]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le drame des monarchies du Golfe réside dans le choix stratégique qu’elles ont fait de confier leur sécurité extérieure aux Etats-Unis,</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/13/iran-et-monarchies-du-golfe-le-malentendu/">Iran et monarchies du Golfe | Le malentendu</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>En tant qu’Arabes, on se doit d’être solidaires avec les peuples frères du Golfe, qui subissent les attaques de drones et de missiles lancées par les Iraniens, mais ce devoir de solidarité ne saurait faire fi du droit international piétiné par l’alliance israélo-américaine à laquelle les monarchies du Golfe se sont associées, à l’insu de leur plein gré, en autorisant l’armée américaine à lancer des attaques à partir des bases qu’e celle-ci occupe dans leurs territoires.</em></strong><em> (Photo : Les bases militaires américaines au Moyen-Orient attaquées par l&rsquo;Iran). </em>  </p>



<p><strong>Latif Belhedi</strong></p>



<span id="more-18471108"></span>



<p><em>«L’Iran n&rsquo;a pas violé la souveraineté des monarchies du Golfe, mais s’est défendu contre les bases militaires américaines d’où partaient les attaques violant sa souveraineté et tuant ses dirigeants», </em>a écrit, à ce propos, Lahouari Addi, professeur à l’Institut des études politiques de Lyon, en réponse aux analystes politiques qui dénoncent ce qu’ils considèrent comme des agressions militaires de l’Iran contre les monarchies du Golfe. Il explique : <em>«Les monarchies arabes auraient dû demander aux Etats-Unis de ne pas utiliser les bases situées sur leurs territoires pour attaquer l’Iran. C’est ce qu’a fait l’Espagne.»</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Inversion de faits et des responsabilités &nbsp;</h2>



<p><em>«Qu’on supporte l’Iran ou non, le droit international est de son côté. Le droit international permet à un pays agressé de se défendre. Et c’est parce que la victime potentielle a le droit de se défendre que la paix est assurée par le biais de la dissuasion»</em>, écrit le chercheur algérien, s’inscrivant en faux contre l’inversion des faits et des responsabilités que l’on constate dans les analyses des commentateurs occidentaux, prompts à attaquer l’Iran qui, dans cette affaire, est plutôt agressé qu’agresseur. N’est-ce pas lui qui subit depuis deux semaines les attaques conjointes des aviations militaires israélienne et américaine, dont certaines partent des bases américaines dans les pays du Golfe.</p>



<p>En tant qu’Arabes, on se doit d’être solidaires avec les peuples frères d’Arabie saoudite, des Emirats arabes unis, du Koweït, du Qatar, de Bahreïn, d’Oman et d’Irak, qui subissent les attaques de drones et de missiles lancées par les Gardiens de la révolution iraniens, mais ce devoir de solidarité ne saurait faire fi du droit international piétiné par l’alliance israélo-américaine à laquelle les monarchies du Golfe se sont associées, à l’insu de leur plein gré, en autorisant l’armée américaine à lancer des attaques à partir des bases que celle-ci <em>«occupe» </em>(et c’est le mot juste) dans leurs territoires.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des choix stratégiques douteux</h2>



<p>Dans ce cas d’espèce, défendre le droit international et condamner l’attaque israélo-américaine contre l’Iran, comme l’a d’ailleurs fait le chef du gouvernement espagnol, non sans panache, ce n’est pas défendre le régime détestable des mollahs, qui réprime dans le sang son propre peuple, c’est préserver les conditions de la paix mondiale qui ne saurait être instaurée par l’imposition de la loi du plus fort dont Washington et Tel Aviv se font aujourd’hui les champions avec l’aval, actif ou passif, de l’Occident et de ses <em>«clients»</em> dans le Sud Global.</p>



<p>Le drame que vivent aujourd’hui les monarchies du Golfe, qui voient le modèle de <em>soft power </em>construit au cours des vingt dernières années, basé sur l’immobilier, le tourisme et la finance, en partie détruit par les missiles et les drones iraniens, réside dans le choix stratégique qu’elles ont fait de confier leur sécurité extérieure à un tandem d’Etats arrogants et belliqueux : les Etats-Unis et Israël, au mépris des intérêts de leurs peuples. Car si elles protègent momentanément les régimes moyenâgeux et antidémocratiques en place dans la région, qui n’ont d’ailleurs rien à <em>«envier»</em> à l’Iran voisin en matière de non-respect des libertés et des droits humains, la normalisation des pays du Golfe avec Israël et les dizaines de bases militaires qu’elles ont accordées aux Etats-Unis sur leurs territoires, ne protègeront pas longtemps leurs peuples des assauts des ennemis comme des amis. Voilà la principale leçon qu&rsquo;ils doivent tirer de leur drame actuel&#8230;  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/13/iran-et-monarchies-du-golfe-le-malentendu/">Iran et monarchies du Golfe | Le malentendu</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>L’Egypte de Sissi : Un retour sur l’échiquier international ? (1/2)</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2018/04/12/legypte-de-sissi-un-retour-sur-lechiquier-international-1-2/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Apr 2018 08:22:02 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[terrorisme islamiste]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Sortant peu à peu de sa discrétion, l’Egypte de Sissi, qui cherche à offrir l’image d’une «dictature éclairée», reprend sa place naturelle sur l&#8217;échiquier mondial  et reprend la main sur les dossiers brûlants de l&#8217;heure. Par Roland Lombardi * Réélu sans surprise avec 97,08 % des voix le 2 avril dernier, le président Abdel Fattah...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/04/12/legypte-de-sissi-un-retour-sur-lechiquier-international-1-2/">L’Egypte de Sissi : Un retour sur l’échiquier international ? (1/2)</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<p><em><strong>Sortant peu à peu de sa discrétion, l’Egypte de Sissi, qui cherche à offrir l’image d’une «dictature éclairée», reprend sa place naturelle sur l&rsquo;échiquier mondial  et reprend la main sur les dossiers brûlants de l&rsquo;heure.</strong> </em></p>
<p>Par <strong>Roland Lombardi</strong> *</p>
<p><span id="more-148382"></span></p>
<p><img decoding="async" class="wp-image-112276 alignleft" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/09/Roland-Lombardi.jpg" alt="" width="200" height="244" /></p>
<p>Réélu sans surprise avec 97,08 % des voix le 2 avril dernier, le président Abdel Fattah Sissi ne bénéficie pas, c’est le moins que l’on puisse dire, d’une quelconque sympathie chez la plupart des observateurs français. Mais, en dépit ce cette «<em>mascarade d’élection</em>» et du «<em>Sissi-bashing</em>» ambiant des médias, de la doxa et des dogmes de certains chercheurs, pour qui tout ce qui porte un uniforme représente le diable, il serait malhonnête de dresser un tableau totalement noir de son bilan.</p>
<p>Certes, depuis son coup de force de 2013 qui renversa le président issu des Frères musulmans, Mohammed Morsi, le maréchal Sissi, élu en 2014, s’est révélé depuis, être un véritable dictateur. Peut-être plus impitoyable que ses prédécesseurs. Néanmoins, à la différence des autocrates du passé, Sissi fait preuve, lui, d’une réelle et sincère volonté de combattre les islamistes, de protéger les Coptes, de lutter contre les trafics et la corruption et enfin, de moderniser de fond en comble l’économie égyptienne. Certes, le résultats de ses réformes socio-économiques, douloureuses mais non moins vitales pour l’avenir du pays, se font attendre.</p>
<p>Par ailleurs, les attentats secouent régulièrement l’Egypte et l’insurrection jihadiste dans le Sinaï perdure.</p>
<p>Sur le plan international, en revanche, le président Abdel Fattah Sissi a mieux réussi. Après 2011 et le Printemps du Nil, l’Egypte avait en effet connu jusqu’à l’été 2013, des années de troubles internes qui ont contraint le pays à un certain retrait sur le plan international.</p>
<p>De fait, dès son coup d’Etat en juillet 2013 et surtout après son élection à la présidence en mai 2014, Sissi a eu comme priorité de redonner à l’Egypte sa place sur l’échiquier régional.</p>
<p>Dans cette première partie, nous évoquerons d’abord, les relations internationales de l’Egypte de Sissi et notamment ses rapports avec la Russie, les Etats-Unis, l’Occident, l’Afrique et les pays du Golfe.</p>
<h3>Sissi face à la Russie, les Etats-Unis, l’Occident et les monarchies du Golfe</h3>
<p>Ainsi, pour appréhender ceux-ci, il faut bien comprendre que Sissi a fait de la lutte contre l’islam politique et son corollaire, le terrorisme jihadiste (je rappelle sa répression féroce des Frères musulmans égyptiens), la pierre angulaire de sa politique étrangère.</p>
<p>De plus, il ne faut pas perdre de vue que Sissi, formé au Royaume-Uni et aux Etats-Unis, fut longtemps le patron des renseignements militaires égyptiens. Avec un passage, au début de sa carrière, à l’ambassade d’Egypte en Arabie saoudite, comme attaché militaire, Sissi est un fin connaisseur des arcanes des relations internationales et surtout régionales. Pragmatique, il a très vite compris que pour garder des marges de manœuvres et une certaine indépendance géostratégique, il lui fallait diversifier les soutiens financiers mais aussi militaires et stratégiques de l’Egypte.</p>
<p>Dès sa prise de pouvoir <em>«musclée»</em>, la Russie et Israël furent les premiers pays à reconnaître et à soutenir Sissi, à l’inverse des chancelleries occidentales beaucoup plus prudentes et surtout très critiques vis-à-vis de son coup de force.</p>
<p>Ainsi, depuis la reprise en main du pays par l’armée et Sissi, qui est clairement un partenaire assumé de l’Etat hébreu, les relations entre les deux pays sont sans précédent. Aujourd’hui, dans le Sinaï notamment, les militaires égyptiens et israéliens travaillent de concert pour combattre la Wilayat Sinaï, la branche égyptienne de Daech.</p>
<p>Avec Moscou, les relations se sont également considérablement renforcées, offrant de nombreuses perspectives de coopération en matière économique et militaire. Et puis, avec la guerre en Syrie, Poutine s’est révélé être un puissant et fidèle soutien. Cela peut servir un jour, au cas où…</p>
<p>L’Arabie saoudite, dont les Frères musulmans sont la bête noire, se positionna, elle, rapidement comme un appui et surtout, comme le premier et principal soutien économique de l’Egypte, lui accordant alors plusieurs dizaines de milliards de dollars d’aide financière. Néanmoins, Sissi, ne voulant pas se retrouver trop tributaire de Riyad, se tourna vers d’autres partenaires financiers comme les Emirats arabes unis, le Koweït ou la Chine, qui investit actuellement plus de 20 milliards de dollars en Egypte.</p>
<p>Ainsi, même si les îlots de Tiran et Sanafir ont été rétrocédés à l’Arabie saoudite et que l’Egypte a apporté son soutien politique à l’intervention militaire sous l’égide saoudienne au Yémen, il n’en reste pas moins que Le Caire reste relativement libre de ses choix géostratégiques vis-à-vis du royaume (rétablissement des relations diplomatiques avec Damas et soutien à Assad, votes pro-russes à l’Onu dans les résolutions concernant la Syrie, volonté d’apaisement des tensions régionales avec l’Iran, avec qui l’Egypte entretient de bons contacts…).</p>
<p>Ces zones d’ombre dans son <em>«alliance»</em> avec Riyad, n’empêchent pas pour autant le président égyptien d’être actuellement dans les meilleurs termes avec le jeune prince héritier, Mohammed Ben Salman, pour qui Sissi est une sorte de modèle et de mentor quant à sa lutte contre le fanatisme religieux et, surtout, sa pratique autoritaire du pouvoir…</p>
<p>Enfin, en dépit d’un début difficile avec les Occidentaux, actuellement, les relations sont au beau fixe. Par exemple, Sissi a très vite compris que pour faire taire les critiques françaises sur ses atteintes aux Droits de l’homme, il fallait agiter un chéquier sous le nez des diplomates du Quai d’Orsay (achat de 24 avions de combat Rafale).</p>
<p>Quant aux Etats-Unis, le grand parrain, la coopération militaire américano-égyptienne a été suspendue par l’administration Obama jusqu’au début 2014. Ensuite, les relations sont peu à peu revenues à la normale (Washington ne pouvant se couper de l’Egypte).</p>
<p>Aujourd’hui avec Donald Trump, grand ami du président Sissi, qui sera d’ailleurs un des premiers à le féliciter lors de son élection, l’Egypte est redevenue un des alliés privilégiés dans la région pour Washington mais également pour les Européens, notamment dans la lutte contre le terrorisme.</p>
<p>Au final, seules les relations avec la Turquie et le Qatar, les derniers soutiens des Frères musulmans, restent tendues et difficiles.</p>
<h3>Sissi et l’Afrique</h3>
<p>Enfin, Sissi a également renforcé le rôle de son pays sur la scène africaine. L’Egypte a d’ailleurs réintégré en juin 2014 les institutions de l’Union africaine, où elle avait été suspendue après la destitution de Morsi en juillet 2013.</p>
<p>Le 10 juin 2015, c’est encore sous l’égide de l’Egypte de Sissi que les représentants du Comesa (Marché commun de l’Afrique orientale et australe), de la SADC (Communauté de développement d’Afrique australe) et de la CAE (Communauté d’Afrique de l’Est) ont signé un important accord de libre-échange.</p>
<p>Par ailleurs, Le Caire est bien sûr très préoccupé par la construction, par l’Ethiopie, d’un grand barrage sur le Nil, le «<em>Barrage de la Renaissance</em>», susceptible d’avoir un impact négatif sur le débit du fleuve. Mais, même si Sissi montre ses muscles, notamment en renforçant grandement son armée, des rencontres bilatérales et trilatérales, avec le Soudan, permettent d’apaiser les tensions. En dépit de l’échec des dernières négociations, ce sera, à n’en pas douter, une solution diplomatique qui sera à terme privilégiée.</p>
<p><em>* Analyste au sein du groupe JFC Conseil, docteur en histoire, consultant indépendant en géopolitique, et chercheur associé à l&rsquo;IREMAM à Aix en Provence (France).</em></p>
<p><em><strong>Article suivant :</strong></em></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="gj67TBl1hM"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/04/20/legypte-de-sissi-un-retour-sur-lechiquier-international-2-2/">L’Egypte de Sissi : Un retour sur l’échiquier international ? (2-2)</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’Egypte de Sissi : Un retour sur l’échiquier international ? (2-2) » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/04/20/legypte-de-sissi-un-retour-sur-lechiquier-international-2-2/embed/#?secret=ovJ6fODjqx#?secret=gj67TBl1hM" data-secret="gj67TBl1hM" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p><em><strong>Articles du même auteur dans Kapitalis: </strong></em></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="4fKHbUZFRL"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/02/19/le-monde-arabe-sachemine-t-il-vers-un-printemps-des-militaires/">Le monde arabe s&rsquo;achemine-t-il vers un Printemps des militaires ?</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le monde arabe s&rsquo;achemine-t-il vers un Printemps des militaires ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/02/19/le-monde-arabe-sachemine-t-il-vers-un-printemps-des-militaires/embed/#?secret=aiGuB4ixce#?secret=4fKHbUZFRL" data-secret="4fKHbUZFRL" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="OakS3pVjYB"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/12/16/trump-declenchait-futur-processus-de-paix/">Et si Trump déclenchait… le futur processus de paix ?</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Et si Trump déclenchait… le futur processus de paix ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2017/12/16/trump-declenchait-futur-processus-de-paix/embed/#?secret=DDQxOqo7KJ#?secret=OakS3pVjYB" data-secret="OakS3pVjYB" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="yh4LcuKtwJ"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/11/13/arabie-saoudite-la-nuit-des-longs-cimeterres-se-poursuit/">Arabie Saoudite : La «Nuit des Longs Cimeterres» se poursuit…</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Arabie Saoudite : La «Nuit des Longs Cimeterres» se poursuit… » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2017/11/13/arabie-saoudite-la-nuit-des-longs-cimeterres-se-poursuit/embed/#?secret=cEptiveYHJ#?secret=yh4LcuKtwJ" data-secret="yh4LcuKtwJ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/04/12/legypte-de-sissi-un-retour-sur-lechiquier-international-1-2/">L’Egypte de Sissi : Un retour sur l’échiquier international ? (1/2)</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Kamel Daoud : «Les monarchies arabes tentent de détruire le modèle tunisien»</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2017/04/03/kamel-daoud-les-monarchies-arabes-tentent-de-detruire-le-modele-tunisien/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 03 Apr 2017 09:24:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Foire internationale du livre de Tunis]]></category>
		<category><![CDATA[islamistes]]></category>
		<category><![CDATA[Kamel Daoud]]></category>
		<category><![CDATA[monarchies du Golfe]]></category>
		<category><![CDATA[wahhabites]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Tout en rêvant d’«être tunisien», Kamel Daoud craint pour le modèle tunisien de transition démocratique menacé par les manœuvres des islamistes wahhabites. Par Fawz Ben Ali Le journaliste et écrivain algérien d’expression française était à Tunis, samedi 1er avril 2017, dans le cadre de la 33e édition de la Foire internationale du livre de Tunis,...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/04/03/kamel-daoud-les-monarchies-arabes-tentent-de-detruire-le-modele-tunisien/">Kamel Daoud : «Les monarchies arabes tentent de détruire le modèle tunisien»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-89522" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/04/Kamel-Daoud-Foire-du-livre-de-Tunis.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Tout en rêvant d’«être tunisien», Kamel Daoud craint pour le modèle tunisien de transition démocratique menacé par les manœuvres des islamistes wahhabites.</strong> </em></p>
<p>Par <strong>Fawz Ben Ali</strong></p>
<p><span id="more-89520"></span></p>
<p>Le journaliste et écrivain algérien d’expression française était à Tunis, samedi 1er avril 2017, dans le cadre de la 33e édition de la Foire internationale du livre de Tunis, au Palais des Exposition du Kram, dans la banlieue de Tunis, pour présenter et dédicacer son recueil de chroniques <em>‘‘Je rêve d’être tunisien’’,</em> paru aux éditions Cérès.</p>
<p>Après y avoir été invité en 2015 pour présenter son roman <em>‘‘Meursault, contre-enquête’’ (</em>Prix Goncourt du premier roman 2015), qui l’avait propulsé au devant de la scène littéraire mondiale, Kamel Daoud revient cette année à Tunis au grand bonheur de ses lecteurs tunisiens, leur offrant un ouvrage au titre très flatteur <em>‘‘Je rêve d’être tunisien’’</em>, qu’il leur servira d’<em>«amical renfort»</em>, selon ses termes.</p>
<p><strong>Dans le vif de l’actualité </strong></p>
<p>Laissant de côté momentanément la littérature, Kamel Daoud est venu cette fois parler avant tout de politique puisque c’est essentiellement dans ce domaine que son nouveau livre s’inscrit, en regroupant 28 textes en rapport avec la Tunisie, publiés entre 2010 et 2016, dans<em> ‘‘Le Quotidien d’Oran’’,</em> <em>‘‘Le Point’’,</em> le <em>‘‘New York Times’’</em> et <em>‘‘La Republicca’’</em>.</p>
<p>Des chroniques que le journaliste et écrivain a rédigées dans le vif des événements majeurs de ces six dernières années comme la révolution du 14 janvier 2011, les élections de 2011, les attentats de Bardo et de Sousse, le Prix Nobel de la Paix de 2015…</p>
<p>Dans ce best-seller de la Foire du Livre de cette année, Kamel Daoud laisse entendre une voix libre et une réflexion pertinentes sur les questions qui le préoccupent et qui constituent la une de l’actualité dans le monde et plus particulièrement dans la région arabe par devoir de mémoire et par besoin de témoigner de cette époque cruciale, souvent en évitant d’utiliser la première personne du singulier, <em>«par crainte de tomber dans l’usurpation»</em>, explique-t-il.</p>
<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-89524" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/04/Kamed-Daoud.jpg" alt="" width="500" height="300" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Kamel Daoud: «Ce qui se passe en Tunisie fait rêver partout dans le monde arabe».</em></p>
<p><strong>Des menaces qui rôdent </strong></p>
<p><em>‘‘Je rêve d’être tunisien’’</em> se traduit par <em>«je veux être libre»</em>, note le chroniqueur dans l’avant-propos de ce livre, qui constitue une véritable déclaration d’amour à la Tunisie et où il exprime tout son enthousiasme et sa fascination envers le modèle tunisien de transition démocratique: <em>«Ce qui se passe en Tunisie fait rêver partout dans le monde arabe»</em>, confesse-t-il, car ce pays propose une solution autre que celles qu’offrirait l’armée ou la mosquée, une solution à travers de vraies élections, un consensus national et un texte de constitution <em>«qui se lit presque comme une poésie tant il fait rêver»</em>, dit-il.</p>
<p>Kamel Daoud garde toutefois un regard lucide et ne cache pas sa crainte vis-à-vis des menaces qui rôdent autour de cette réussite tunisienne, <em>«qui est si fragile, si rare et si récente»</em> à ses yeux. Il explique que les dictatures et les monarchies arabes encore en place tentent d’effacer le modèle tunisien de la mémoire de leurs peuples pour ne retenir en fin de compte que le chaos libyen et syrien ou la nouvelle forme de dictature égyptienne.</p>
<p>Dès lors, la révolution tunisienne a été assimilée à la théorie du complot, à un escamotage ou encore à un soulèvement voué à l’échec, afin d’éviter la contagion de la rébellion. Pour les leaders arabes, «<em>la Tunisie ne doit pas exister car elle prouvera qu’il y a une possibilité de vie après le soulèvement, de raison après le hurlement et de consensus après le désordre»</em>, détaille-t-il.</p>
<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-89527" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/04/Kamel-Daoud-2.jpg" alt="" width="500" height="300" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Les islamistes sont le dernier cadeau fait, post-mortem, par les dictatures arabes à leurs peuples.</em></p>
<p><strong>Du parti unique au parti de l’Unique</strong></p>
<p>Il a, d’autre part, évoqué le plus grand mal postrévolutionnaire du monde arabe qu’est l’islam politique et la radicalisation, ce poison qui fait qu’on passe <em>«du parti unique au parti de l’Unique»</em>. Kamel Daoud explique ainsi que les islamistes sont le dernier cadeau fait, post-mortem, par les dictatures arabes à leurs peuples, et qu’ils sont <em>«les fils légitimes et aînés des régimes tombés et du wahhabisme internationalisé par le livre et le satellite»</em>, ce qui fait que le ciel devient une affaire d’urnes et non d’intimité et que l’électeur arabe ne vote pas en tant que citoyen mais en tant que croyant.<em> «Vous avez droit à une femme mais à quatre présidents. Le contraire est une ruse»</em>, ironise-t-il dans son livre.</p>
<p><em>«On fabrique des islamistes quand on refuse la liberté aux siens, le savoir, les écoles modernes, l’entreprise, la créativité et la création et lorsqu’on encourage la prière au lieu du travail et le conservatisme au lieu de la citoyenneté ou la fatwa au lieu de la loi»</em>, explique Kamel Daoud qui avait fait l’objet d’une fatwa lancé par un imam salafiste algérien, il y a deux ans.</p>
<p>Interrogé sur ses futurs projets littéraires, le journaliste écrivain, a annoncé qu’il profiterait de son séjour en Tunisie pour finaliser son nouveau roman, qui sortira entre septembre 2017 et janvier 2018.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/04/03/kamel-daoud-les-monarchies-arabes-tentent-de-detruire-le-modele-tunisien/">Kamel Daoud : «Les monarchies arabes tentent de détruire le modèle tunisien»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Un quotidien saoudien se réjouit de l’échec du Printemps arabe</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2016/11/15/un-quotidien-saoudien-se-rejouit-de-lechec-du-printemps-arabe/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Nov 2016 07:17:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[MEDIA]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Arabie saoudite]]></category>
		<category><![CDATA[monarchies du Golfe]]></category>
		<category><![CDATA[printemps arabe]]></category>
		<category><![CDATA[révolution]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le quotidien anglophone saoudien ‘‘Saudi Gazette’’ éprouve un plaisir que le Printemps arabe soit en situation d’échec et qu’il ait «perdu son romantisme.» Par Marwan Chahla A la lecture des résultats d’une étude menée par la Commission économique et sociale pour l’Asie de l’ouest (Escwa) sur les pertes enregistrées par les pays du Printemps arabe, depuis...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2016/11/15/un-quotidien-saoudien-se-rejouit-de-lechec-du-printemps-arabe/">Un quotidien saoudien se réjouit de l’échec du Printemps arabe</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-72068 aligncenter" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/11/Printemps-arabe.jpg" alt="printemps-arabe" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Le quotidien anglophone saoudien ‘‘Saudi Gazette’’ éprouve un plaisir que le Printemps arabe soit en situation d’échec et qu’il ait «perdu son romantisme.»</strong></em></p>
<p>Par <strong>Marwan Chahla</strong></p>
<p><span id="more-72144"></span></p>
<p>A la lecture des résultats d’une étude menée par la Commission économique et sociale pour l’Asie de l’ouest (Escwa) sur les pertes enregistrées par les pays du Printemps arabe, depuis 2011, la <em><a href="http://saudigazette.com.sa/opinion/editorial/romanticism-lost/">‘‘Saudi Gazette’&rsquo; (‘SG’)</a></em> n’a pas manqué cette occasion en or pour faire part de sa liesse, tout en omettant, bien sûr, d’évoquer le rôle destructeur joué par les monarchies du Golfe, et à leur tête l’Arabie saoudite, dans l’échec du Printemps arabe, en finançant les groupes salafistes jihadistes, qui sèment aujourd’hui la terreur dans la région&#8230;</p>
<p>D’entrée de jeu, le journal a du mal à cacher sa joie: <em>«Six ans après, s’il avait encore le moindre doute sur la fin d’un certain romantisme associé à ce que l’on appelle le Printemps arabe, l’Onu, avec son dernier rapport, vient de dissiper définitivement cette illusion. La vague des protestations arabes a coûté à la région 614 milliards de dollars, ce qui correspond à une perte de 6% de croissance, depuis 2011.»</em></p>
<p>La<em> ‘‘SG’’</em> enfonce encore plus le clou: <em>«Le Printemps arabe a été un cauchemar des plus inattendus (…) La plupart des pays du Printemps arabe ont connu le même scénario: une révolution portée par l’espoir d’un avenir meilleur qui se transforme en belligérance, puis en lutte et se termine par la guerre. C’est comme si le nouvel ordre régional devait mener inéluctablement à l’instabilité et au chaos. Toute la région a été plongée dans la confusion.»</em></p>
<p>La <em>‘‘Saudi Gazette’’</em> ne s’embarrasse, non plus, de donner la leçon à peuples arabes qui se sont essayés à la révolution: elle leur rappelle que <em>«les révolutions ne suivent jamais une trajectoire linéaire (…) et cette règle s’applique, parfaitement et en tous points, à l’expérience du Printemps arabe. A présent, l’on sait que les soulèvements arabes ont suscité autant d’espoirs que d’avenirs qui sont loin d’être prometteurs ou idylliques.»</em></p>
<p>La gazette en rajoute une autre couche: <em>«Après avoir remporté la première partie et réalisé leurs objectifs immédiats, les révolutions arabes se sont trouvées en territoire inconnu et incertain. Leur projet consistait à se débarrasser de leurs gouvernements et à leur substituer de meilleurs remplacements. Or, les protestataires ont vite fait de se rendre compte que s’il était facile, en usant de la force, d’atteindre leur premier but, pour la deuxième partie, il fallait recourir à un principe différent.»</em> (…)</p>
<p>«<em>Aujourd’hui, le Printemps arabe a depuis longtemps rendu l’âme, mais après avoir coûté la vie à des centaines de milliers de personnes et des centaines de milliards de dollars aux pays de la région. Le résultat final est là: une grande amertume et une violence généralisée</em>», conclut<em> ‘‘Saudi Gazette’’.</em></p>
<p>Le journal saoudien se garde cependant d&rsquo;envisager que l&rsquo;Arabie saoudite, où règne un régime moyenâgeux, sera, nécessairement, un jour ou l&rsquo;autre, et très prochainement, balayée, elle aussi, par ce vent de liberté que ses dirigeants ne pourront pas contenir indéfiniment à coups de pétrodollars, d&rsquo;autant que ces pétrodollars se font de plus en plus rare. <em>Wait and see&#8230;</em></p>
<p><em><strong>Lire aussi:</strong></em></p>
<p><a href="http://kapitalis.com/tunisie/2016/11/14/manque-a-gagner-du-printemps-arabe-600-milliards-de-dollars/"><em>Le manque à gagner du printemps arabe : 600 milliards de dollars</em></a></p>
<p><a href="http://kapitalis.com/tunisie/2016/11/14/la-perte-de-croissance-economique-de-la-tunisie-depuis-2011-evaluee-a-56/"><em>Tunisie: La perte de croissance économique de la Tunisie depuis 2011 évaluée à 5,6%</em></a></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2016/11/15/un-quotidien-saoudien-se-rejouit-de-lechec-du-printemps-arabe/">Un quotidien saoudien se réjouit de l’échec du Printemps arabe</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Que peut-on attendre de la visite de Caïd Essebsi au Qatar?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 14 Apr 2016 09:27:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Bourguiba]]></category>
		<category><![CDATA[Daech]]></category>
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		<category><![CDATA[Qatar]]></category>
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		<category><![CDATA[terrorisme]]></category>
		<category><![CDATA[wahhabites]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Que peuvent partager, comme valeurs et intérêts communs, un Etat salafiste, source de terrorisme mondial, comme le Qatar, et un Etat se disant moderniste et démocratique comme la Tunisie ? Par Yassine Essid Béji Caïd Essebsi entreprendra une visite au Qatar le mois de mai prochain. Un non-événement en apparence, compte tenu de ses nombreuses...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-46849 aligncenter" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/04/Emir-du-Qatar-et-Beji-Caid-Essebsi.jpg" alt="Emir-du-Qatar-et-Beji-Caid-Essebsi" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Que peuvent partager, comme valeurs et intérêts communs, un Etat salafiste, source de terrorisme mondial, comme le Qatar, et un Etat se disant moderniste et démocratique comme la Tunisie ?</strong></em></p>
<p>Par <strong>Yassine Essid</strong></p>
<p><span id="more-46848"></span></p>
<p>Béji Caïd Essebsi entreprendra une visite au Qatar le mois de mai prochain. Un non-événement en apparence, compte tenu de ses nombreuses et vaines pérégrinations déjà accomplies à l’étranger.</p>
<p>Ce déplacement revêt cependant un intérêt particulier car il s’agit cette fois du Qatar, cet émirat dans la péninsule Arabique dirigé par des potentats installés dans les temps morts de l’histoire et dont le potentiel de nuisance est d’ores et déjà bien établi. Mais, comme nous vivons dans un pays financièrement aux abois, qui continue de réclamer de l’aide et qui vit sous le diktat du travestissement et de la manipulation de la réalité, la visite du président de la république, traduite en langage diplomatique, n’aurait pour objet que de glorifier une fois de plus l’amitié et la fraternité tuniso-qataries, bien qu’elle ne soit en fait qu’une énième tentative d’obtenir des faveurs avec l’espoir que cette fois les princes du Qatar seront plus généreux que ceux d’Arabie.</p>
<p>Au cas où le chef de l’Etat se retrouverait à court de sujets de conversation avec ses hôtes qataris, ses conseillères et conseillers, aux jolies mines riantes et futées, pourraient toujours lui fournir, sous la forme d’un aide-mémoire, les moyens d’élaborer une approche différente des choses. Ce guide pratique lui rappellera en préambule que le monde a beaucoup changé et qu’il devra agir sur lui-même et sauver ainsi son image et ses propensions de vieux cacique de l’ancien régime reconvertie à la démocratie. Qu’en tant que président d’un Etat de droit, censé adhérer aux principes de liberté et de justice auxquels participent la plupart des pays modernes, il doit, quitte à bousculer certains usages et protocoles, exprimer à ses interlocuteurs enturbannés, réputés pour leur susceptibilité épouvantable, toute son indignation quant à la maltraitance des travailleurs étrangers des chantiers de la Coupe du monde de football au Qatar prévue en 2022. Il les invitera à mettre en place des réformes du marché du travail pour protéger les migrants comme ils l’on déjà fait en 2015 en abolissant cette forme d’esclavage moderne qu’était le régime de la <em>kafala</em>.</p>
<p><strong>Le premier sponsor du terrorisme international</strong></p>
<p>Cela étant, comme dirigeant d’un pays qui n’arrête pas de subir les attentats terroristes, le chef de l’Etat ne doit pas éluder non plus la question des financements opérés par l’émirat dans ce domaine. En effet, dans la stratégie d&rsquo;influence et le jeu subtil de sa diplomatie, consistant à être dans tous les camps en même temps, la richissime monarchie absolue a fait preuve d&rsquo;un considérable zèle en devenant le premier sponsor du terrorisme international. C’est qu’il y a deux visages dans la générosité du Qatar. D’abord celui d’un pays qui considère l’Occident comme un marché pour ses excédents de trésorerie, acquérant à tour de bras immeubles luxueux, grands magasins, hôtels prestigieux, clubs de football, droits de retransmission des marches et des parts dans les plus grandes et les plus prospères entreprises.</p>
<p>Vient ensuite un autre type de générosité qui se résume en aide financière et en livraison d’armements aux mouvements jihadistes que nous combattons. Rappelons à ce propos le rôle joué par les forces spéciales du Qatar dans la chute du régime libyen, dans la guerre civile de Syrie pour dominer alors l’opposition, le plein soutien à la Turquie contre les rebelles kurdes du PKK dans le nord de l&rsquo;Irak et ses liens avec les nombreux mouvements jihadistes tels les insurgés touareg du MNLA, les mouvements Ansâr Dîn, l’Aqmi, le Mujao (jihad en Afrique de l&rsquo;Ouest), l’Etat islamique (Daech), financé à hauteur de quatre milliards de dollars, en même temps que le Front Al-Nosra pourtant inscrit sur la liste noire des terroristes de Washington, séparé aujourd’hui de Daech. L’implication du Qatar dans la prolifération de ces organisations n’est pourtant un secret pour personne. Ces généreux donateurs ne soutiennent pas uniquement le développement économique et social, mais leurs largesses sont aussi cyniquement destructrices et macabres.</p>
<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-14220" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2015/09/Daech-Libye-2.jpg" alt="Daech-Libye-2" width="500" height="350" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>L&rsquo;appui du Qatar aux extrémistes religieux et aux terroristes, même en Tunisie,  est de notoriété public.</em></p>
<p><strong>Hypocrisie et mensonge de part et d’autre </strong></p>
<p>Evidemment, Béji Caïd Essebsi n’ignore rien de tout cela. Certes il y a bien eu les victimes du Bardo, de Sousse, la mort des dizaines de soldats et de policiers mais, dans la mesure où le Qatar pourrait assurer nos fins de mois, nous refuserons d’y voir les preuves irréfutables de l’engagement de la principauté pétrolière dans ces événements. L’hypocrisie et le mensonge de part et d’autre demeureront la règle diplomatique incontournable.</p>
<p>La Tunisie a longtemps respecté une certaine continuité dans sa politique étrangère. Le président de la république se réservait une entière marge de décision et les Affaires étrangères. Elles étaient soumises au système de domination personnelle définissant les orientations diplomatiques, dénuées de toute sophistication et fondées sur la bonne entente avec les pays voisins par l&rsquo;élimination de toute difficulté autour de soi. Certes, on peut relever, ici ou là, de rares flambées d&rsquo;excitation, mais la ligne restait généralement la même: assurer d&rsquo;une manière ou d&rsquo;une autre la paix intérieure et extérieure.</p>
<p>Du moment que nous sommes dans l’instrumentalisation de la mémoire, citons dans ce domaine la politique étrangère de Bourguiba devenu subitement un personnage démocratiquement compatible qui permet à tout le monde de se réclamer de lui, y compris ses adversaires d’hier les plus acharnés.</p>
<p>En politique étrangère il faut savoir gré au <em>«Combattant suprême»</em> de s’être distingué par sa puissante quête d&rsquo;autonomie. Car Bourguiba a toujours été convaincu de la duplicité de ces Etats arabes du Golfe et leurs alliés du Proche-Orient. Il voyait en eux des adeptes du double langage, de l’hypocrisie, ayant tissé un écran de mensonges qui les a rendus aveugles à la réalité du monde qui les entourait.</p>
<p>Tyranniques, intolérants, pratiquant la ségrégation des sexes tout en dilapidant leurs richesses pour financer et assouvir leur soif de consommation. Leur idéologie, aujourd’hui soutenue violemment par Daech, les poussait à considérer à l’époque les Tunisiens comme un peuple dont la foi était incertaine, à peine musulman. La laïcité, la liberté de conscience l’égalité hommes/femmes, la théorie darwiniste de l’évolution, la tolérance et l’humanisme, la mixité et la pratique des arts ne pouvaient que les transformer en ennemis d’Allah. Des décennies plus tard, tous les gouvernements, y compris les islamistes, qui croyaient posséder les qualifications requises par mettre en avant leur statut d’intégristes afin de séduire les monarchies du Golfe et bénéficier de leurs largesses, se sont vus opposés un niet catégorique.</p>
<p><strong>Une ingérence de plus en plus pesante </strong></p>
<p>A ce propos, et dans le registre des rapports entre Etats, comment définir les liens franchement ambigus entre le Qatar et la Tunisie? Par la coopération ? Un terme fourre-tout qui encadre parfois les relations entre Etats mais dans un esprit d’égalité, de liberté et d’équité. Ce qui est loin d’être le cas.</p>
<p>La solidarité peut-être? Mais elle renvoie au souci de celui qui est logé à la même enseigne que soi, lié par un même destin à porter, un même mal à affronter, un même risque à prendre ensemble.</p>
<p>L’amitié ? Une notion trop vague, trop contraignante car elle implique obligatoirement l’existence d’affinités, le partage de valeurs morales et d&rsquo;intérêts communs entre un Etat salafiste, source de terrorisme mondial, et un Etat moderniste et démocratique.</p>
<p>Alors pourquoi pas l’entraide? Un concept économique de l&rsquo;échange réciproque et volontaire de ressources et de services au profit des deux pays.<br />
Osons une proposition afin de rendre l’ingérence, de plus en plus pesante du Qatar dans nos affaires plus convenable. Puisque la souveraineté n’implique plus désormais l’indépendance pourquoi ne pas formaliser cette intimité suspecte en acquérant, pendant qu’il est encore temps, le statut d’Etat fédéré au Qatar? Nous mettrons alors en commun nos ressources, nos ressortissants seraient considérés dès lors comme dotés d&rsquo;une double citoyenneté et d&rsquo;une double loyauté. Les Tunisiens resteront responsables de leur politique intérieure et conseilleront le Qatar dans la conduite de ses affaires. Ainsi, la charité qui humilie et offense n’aurait plus lieu d’être et Si El-Béji recouvrira dès lors l’entier exercice de son autorité sur la politique étrangère du pays.</p>
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		<title>La Tunisie dans le club wahhabo-sioniste ?!</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 03 Mar 2016 07:52:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Hezbollah]]></category>
		<category><![CDATA[ligue arabe]]></category>
		<category><![CDATA[monarchies du Golfe]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Béji Caïd Essebsi recevant hier le ministre saoudien de l&#8217;Intérieur, Mohammed Ben Nayef Al Saoud. La Tunisie a-t-elle vraiment accepté l’incrimination du Hezbollah, la bête noire d’Israël, pour obéir au diktat des monarchies du Golfe dans leur guéguerre contre l’Iran? Par Mohamed Chawki Abid * Réunis à Tunis, les ministres arabes de l’Intérieur ont décidé...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2016/03/03/la-tunisie-dans-le-club-wahhabo-sioniste/">La Tunisie dans le club wahhabo-sioniste ?!</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-41971 aligncenter" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/03/Mohamed-Ben-Naief-Béji-Caid-Essebsi.jpg" alt="Mohamed-Ben-Naief-Béji-Caid-Essebsi" width="626" height="380" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Béji Caïd Essebsi recevant hier le ministre saoudien de l&rsquo;Intérieur, Mohammed Ben Nayef Al Saoud.</em></p>
<p><em><strong>La Tunisie a-t-elle vraiment accepté l’incrimination du Hezbollah, la bête noire d’Israël, pour obéir au diktat des monarchies du Golfe dans leur guéguerre contre l’Iran?</strong></em></p>
<p>Par <strong>Mohamed Chawki Abid</strong> *</p>
<p><span id="more-41970"></span></p>
<p>Réunis à Tunis, les ministres arabes de l’Intérieur ont décidé de classer Hezbollah et ses structures dans le cadre des organisations terroristes.</p>
<p>En fait, cette décision n’est qu’une ratification de la décision antérieure prise par les pays du Conseil de Coopération du Golfe (CCG). Naturellement, le gouvernement sunnite libanais ne pouvait souscrire à cette résolution, par souci de soigner la forme de la <em>«solidarité»</em> nationale.</p>
<p>Se faisant passer pour un membre obéissant des Wahhabites, le gouvernement tunisien semble avoir suivi ses maîtres monarques pour le classement de Hezbollah en tant qu’organisation terroriste, à l’instar de la décision de son intégration forcée dans la coalition wahhabite contre le soi-disant terrorisme (15 décembre 2015).</p>
<p>Le pire c&rsquo;est que cette 33e cession du Conseil des ministres arabes de l&rsquo;Intérieur a été ouverte par le président de la république Béji Caïd Essebsi. LA HONTE&#8230;</p>
<p>Si cet alignement au wahhabo-sionisme venait à être confirmé (les déclarations des officiels tunisiens sont contradictoires à ce sujet)**, Béji Caïd Essebsi devrait se féliciter d’avoir exécuté les consignes des bâtisseurs et donateurs de l’organisation de l’Etat islamique (Daêch), et surtout pour avoir exaucé les souhaits de Benyamin Netanyahou. Quel est donc le plus grand gagnant?</p>
<p>En dehors de Benyamin Netanyahou, c&rsquo;est évidemment celui qui a doublement satisfait Washington. D&rsquo;une pierre deux coups, Rached Ghanouchi a décliné sa liaison avec la confrérie égyptienne tout en annonçant le changement de dénomination d&rsquo;Ennahdha, et puis il a agi subtilement auprès du vieux BCE pour pousser le gouvernement à suivre les consignes du CCG portant carbonisation de Hezbollah et ses leaders.</p>
<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-41972" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/03/Mohamed-ben-Naief-et-Beji-Caid-Essebsi.jpg" alt="Mohamed-ben-Naief-et-Beji-Caid-Essebsi" width="500" height="500" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Bourguiba doit se retourner dans sa tombe face à un tel alignement.</em></p>
<p>La Tunisie n’a jamais été aussi plus alignée au wahhabo-sionisme que ce soir.</p>
<p>Comme prévu, l’Algérie, l’Etat du pays du million de martyrs, n’a pas déshonoré son peuple et le peuple arabe.</p>
<p>Attendons de voir une réaction honorable des partis politiques d’opposition pour espérer organiser une locomotive populaire dans les rues de chaque ville tunisienne contre cette décision de la honte.</p>
<p><em>*Ingénieur économiste.</em></p>
<p><em>** Le ministre de l&rsquo;Intérieur a déclaré aux médias que la Tunisie n&rsquo;a émis aucune réserve sur cette question, alors que son collègue des Affaires étrangères a laissé entendre dans une déclaration à Express FM que la Tunisie n&rsquo;est pas concernée par cette décision. Encore une cacophonie qui traduit l&rsquo;incohérence gouvernementale actuelle.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2016/03/03/la-tunisie-dans-le-club-wahhabo-sioniste/">La Tunisie dans le club wahhabo-sioniste ?!</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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