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	<title>Archives des Moussaylima - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Moussaylima - Kapitalis</title>
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		<title>Roman-feuilleton du Ramadan : «Aux origines de l&#8217;islam» : Luttes d’influence et guerre de religion (5/5)</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/04/11/roman-feuilleton-du-ramadan-aux-origines-de-lislam-luttes-dinfluence-et-guerre-de-religion-5-5/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 11 Apr 2022 13:25:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Violentes, cruelles même, ces guerres, dites génériquement d’apostasie, durèrent une année entière; comme il y allait de la survivance d’une croyance naissante, les soldats d’Abou Bakr n’avaient aux yeux que le désir irrésistible de protéger cette religion neuve d’un ennemi retors auquel le droit à l’erreur allait être à peine reconnu. Par Farhat Othman On...</p>
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<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/04/Omar-Ibn-Al-Khattab.jpg" alt="" class="wp-image-387255"/><figcaption><em>Omar Ibn Al-Khattab dans une ancienne miniature persane. </em></figcaption></figure></div>



<p><strong><em>Violentes, cruelles même, ces guerres, dites génériquement d’apostasie, durèrent une année entière; comme il y allait de la survivance d’une croyance naissante, les soldats d’Abou Bakr n’avaient aux yeux que le désir irrésistible de protéger cette religion neuve d’un ennemi retors auquel le droit à l’erreur allait être à peine reconnu.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Farhat Othman</strong></p>



<span id="more-387254"></span>



<p>On s’accommoda de mares de sang, un prix élevé certes, mais justifié par les circonstances ; à ce prix allaient être éliminés les chefs renégats les uns après les autres et s’éteindre aussitôt les foyers d’agitation; et on toléra que tombent pour cela de nombreuses victimes, non seulement coupables de ne pas répondre à l’invitation de faire amende honorable, mais soupçonnées aussi de s’y refuser ou même d’hésiter simplement à s’y décider.</p>



<p><strong>C’est sur une vaste étendue boisée, aux arbres fruitiers en abondance, que le comble de l’horreur fut atteint</strong>. Au Yémama, en Arabie centrale, région tenant son nom de celui d’une bédouine aux yeux bleus et à la vue perçante dont la légende remonte à la nuit des temps, finit par périr Moussaylima avec la plupart de ses hommes. Nombre de musulmans, dont notamment pas mal de convertis de la première heure, laissèrent la vie également sur cette terre devenue, en la circonstance, le Verger de la mort.</p>



<p>Et on vit, les mains attachées au cou, certains des renégats les plus réputés traînés à Médine sous les quolibets, n’échappant pas à la vindicte de la populace. Ce fut la fête, pour les les enfants surtout, s’acharnant sur eux avec des queues de palmiers juste le temps avant de les voir finir sur des bûchers, brûlant aux portes de la ville en terrible exemple pour leurs semblables ou qui oseraient suivre leur exemple.</p>



<p>Certes, ils ne le furent pas tous, la solidarité clanique jouant pour certains d’entre eux, leur permettant d’avoir la vie sauve. Ainsi survécut grâce à l’entremise de son clan celui qui fut le dernier à se prétendre envoyé de Dieu durant la vie même du prophète, Tolayha Ibn Khouaylid.</p>



<p><strong>Il est sûr que le soi-disant prophète Moussaylima constitua le plus grave danger menaçant l’islam</strong> en ce moment crucial de son essor ; et le mérite d’en avoir triomphé revint, pour l’essentiel, à un grand homme, un véritable colosse, rompu au métier des armes, qui en avait les mœurs dans le sang : Khalid Ibn Al Walid, l’un des chefs de guerre les plus en vue de la tribu de Qoraïch.</p>



<p>Bien haut de corps, très large d’épaules, une poitrine d’athlète, la barbe fournie et les yeux grands sous des sourcils broussailleux, l’homme a toujours imposé le respect. Premier des cavaliers de sa tribu avant l’islam, il ne se convertit qu’en l’an 8 de l’hégire, dans une démarche commune avec son compère Amr Ibn Al ‘Ass, plus réputé par sa malice et son industrie que par des qualités guerrières pourtant non négligeables.</p>



<p>Par ce ralliement, Khalid entendait apporter sa valeur certaine pour défendre la cause de l’islam aussi vaillamment qu’il l’avait combattue, gagnant rapidement l’estime du prophète. Il avait pourtant de l’ostentation dans le port de ses innombrables qualités, plus naturelle qu’affectée certes, lui venant d’une façon d’être familiale de tradition; cela aurait pu le déconsidérer auprès de ce prophète qui prêchait une humilité totale qu’il incarnait à la perfection. Cependant, il n’en fit rien, même s’il lui arriva de ne pas cacher un certain agacement de son comportement emporté, excessif même. Surtout, il alla jusqu’à le surnommer <em>«le Sabre de l’islam»</em>; ce fut après la bravoure montrée lors de l’expédition de Mou’ta, en Jordanie, contre les Byzantins, réussissant à limiter d’immenses pertes dans les rangs musulmans dont pas moins de trois Compagnons du prophète réputés en la personne de Zayd Ibn Haritha, son affranchi et fils adoptif, son cousin Jaafar Ibn Abi Talib et son ami AbdAllah Ibn Rawaha.</p>



<p><strong>Déjà imbu de sa personne, Ibn Al Walid tirait de son surnom pas mal de fierté</strong>, ce qui le faisait se dandiner encore plus dans sa démarche qu’il assurait avoir naturellement déhanchée. C’était peu dire qu’il avait de l’assurance ; il était confiant dans sa force, convaincu de son invincibilité, et ce n’était pas seulement du fait de sa taille ou sa force imposantes ; la mèche des cheveux du prophète, qu’il portait dans son turban manifestement immense, y était probablement pour quelque chose, ayant pour lui l’effet d’un talisman.</p>



<p><a></a> Physiquement, Khalid avait la même stature qu’un autre grand homme de l’islam sans en partager cependant le caractère ni commuer dans des sentiments proches; Omar, le pourfendeur de la vanité du monde, était presque un sosie pour qui le verrait de loin. Toutefois, s’il arrivait fréquemment de nuit qu’on les confondît, on ne savait aucunement se méprendre sur leur sens des valeurs qu’ils avaient totalement opposées, inconciliables même.</p>



<p><strong>Certes, Khalid Ibn Al Walid n’était pas dénué d’honneur ni de principes ou de moralité</strong>; cela coulerait dans le sang familial, dirait-il. Lors de sa brillante victoire sur Moussaylima, il arriva ainsi que l’on reçut le courrier du calife avec l’ordre de tuer tous les hommes, y compris les adolescents pubères ; il ne s’en retint pas moins de l’exécuter pour avoir donné sa parole, juste avant, de laisser la vie sauve à ceux qui se rendraient. Et rien ne pouvait le faire faillir à sa parole ; même pas le risque de désobéir à sa hiérarchie, Abou Bakr en l’occurrence, dont la sévérité de l’ordre tranchant avec sa magnanimité habituelle prouvait à quel point l’avait affecté la dureté de la bataille engagée contre les apostats de Moussaylima, gourmande en nombre considérable de pieux musulmans, parmi notamment les lecteurs chevronnés du Coran.</p>



<p>Pourtant, il pouvait avoir un prétexte valable pour ne pas tenir sa parole puisqu’il pouvait arguer qu’on l’avait trompé à l’occasion de la reddition des dernières troupes du faux prophète. En effet, le vieux bonhomme qui la négocia, roublard et rusé comme personne, lui fit croire que le peu de gens encore retranchés dans la ville étaient bien nombreux, tous des guerriers farouches, alors qu’il ne restait dans l’enceinte fortifiée que des femmes, des vieux et des enfants. Pour réussir son stratagème, leur faisant porter les armes, il leur demanda d’apparaître en haut des murs aux assaillants et de s’agiter, simulant le grand nombre, pour tromper les assaillants, leur faire croire à leur intacte détermination à combattre. Certes marri par pareil stratagème prenant à défaut sa vigilance, le général musulman n’eut pas moins le tact d’apprécier l’habileté du négociateur lui arrachant par son intelligence la vie sauve des siens.</p>



<p><strong>Mais, d’abord, Khalid était un guerrier vaillant au combat,</strong> il ne s’embarrassait généralement point de soigner les moyens ; nonobstant d’éventuelles majeures conséquences fâcheuses, seule comptait la fin : le triomphe total. Et pour y accéder, il savait être cruel.</p>



<p>Lors de ses batailles suivantes contre les Perses, une fois les révoltes matées en terre d’Arabie, il lui arrivera même de faire le serment, s’il l’emportait, de faire couler de ses ennemis un véritable fleuve de leur sang. Le jour venu, la bataille gagnée, il aura à cœur de tenir son serment et, une journée et sa nuit durant, n’ayant de cesse de mettre à mort tous ses prisonniers les uns après les autres pour obtenir son cours de sang. Il ne saura se retenir de cette pulsion irrésistible de tuer que lorsqu’il se laissera convaincre que son serment ne serait pas moins tenu en faisant simplement couler de l’eau sur le sang abondant déjà versé.</p>



<p>Malgré pareille cruauté de son général, une cruauté que l’intéressé ne reniait nullement, car faisant partie intégrante des attributs les plus naturels d’un homme de guerre dans le milieu hostile de la nature environnante, Abou Bakr, au cœur tendre, avec sa délicate nature et l’âme pacifiste qui le caractérisait, ne cessa d’apprécier l’homme, lui gardant toujours une confiance sans faille. Ainsi, même si à sa mort, il regrettera d’avoir brûlé du renégat, il ne reniera nullement ni ne mégotera l’appui apporté à ce grand chef militaire malgré tous les reproches qui lui étaient adressés, notamment de la part d’un Omar irrité par les écarts de conduite de celui qui lui paraissait d’abord un homme excessif en tout.</p>



<p><strong>Un fait de nature très grave figurait parmi les bavures imputées à Khalid Ibn Al Walid et qu’Omar retenait contre lui</strong>, dont il ne manqua pas d’user pour le discréditer auprès d’Abou Bakr. Juste emporté par un élan vengeur, cédant aussi à des sentiments belliqueux qui n’avaient aucun rapport avec la morale islamique faite d’amour et de tolérance, Khalid aurait mis à mort tout un village arabe soupçonné d’apostasie lors du combat des renégats alors que, d’après une somme de témoignages variés et avérés, les pauvres villageois apportèrent la preuve suffisante qu’ils observaient bien les préceptes de Dieu tel que leur demanda le calife.</p>



<p>Ne contestant pas les faits, les hommes du village faits prisonniers, ayant été passés par le fil de l’épée en une nuit particulièrement glacée, Khalid apporta cependant les plus vives dénégations d’une quelconque responsabilité de cette tuerie, n’avouant que l’erreur d’avoir retenu prisonniers les villageois. Il n’ordonna point leur élimination qui fut réalisée sur une méprise, ses hommes ayant mal interprété ses ordres de les tenir au chaud. Mais Omar, connaissant la ruse dont pouvait faire l’homme dans la guerre, ne pouvait ni le croire ni ne le voulait. Il avait à l’esprit un épisode similaire du temps du prophète qui eut lui-même à se plaindre de la fougue de ce chef de guerre à l’arme trop assoiffée de sang. De plus, pour lui, Khalid signa bel et bien son forfait en épousant la femme du chef du village supplicié.</p>



<p>Par ailleurs, Omar était convaincu que ce genre de guerres était une occasion d’enrichissement et de prestige pour certains profiteurs se prétendant musulmans ; pareil comportement lui répugnait au plus profond de son être ; ce type de personnages le révulsait, surtout durant la guerre contre les incroyants où aucun écart ne se pouvait pardonner. Aussi ne savait-il tolérer quoi que ce soit s’y rapportant de la part d’un musulman avéré ou prétendu tel ; pour lui, cela relevait de la haute trahison et, concernant Ibn Al Walid, il ne pouvait jamais l’oublier. Il le soupçonnait, en effet, de ne point hésiter, pour parvenir à ses fins, de recourir à ce qui pouvait être assimilé à de la corruption.</p>



<p><strong>C’est qu’au plus profond de sa mémoire, Omar a toujours gardé une image</strong>; celle de Khalid sortant de chez Abou Bakr où il avait réussi à le précéder au point du jour. Un sourire illuminant narquoisement, en ce matin blême, son regard et ses traits de traces de variole marqués&nbsp;; il ne manqua même pas un geste de défiance, affichant le caractère belliqueux de celui qui s’apprêtait à dégainer le sabre de son fourreau.</p>



<p>Il venait d’être rappelé auprès d’Abou Bakr à la suite des reproches d’Omar et il réussit à obtenir d’être introduit le premier auprès du calife grâce à Bilal, le muezzin du prophète. Furieux, Omar n’était pas loin de penser que l’intéressé a dû faire au chambellan un précieux présent pour réussir ainsi à plaider sa cause et influencer à sa guise le calife.</p>



<p>Bien plus que l’issue de la démarche de l’homme auprès du calife qui permit de confirmer la confiance de ce dernier en son général, c’était la méthode qu’il supputait tortueuse qui le révoltait. Droit et intègre dans le moindre aspect de sa vie, Omar voulait que fussent ainsi tous ceux qu’il avait à côtoyer ; c’était sa conception du musulman, la seule du vrai. En tout cas, c’était l’exemple laissé par le prophète et que tout musulman se devait de reproduire scrupuleusement.</p>



<p>Abou Bakr était certainement sensible aux arguments d’Omar qui lui demandait de punir l’homme et de se passer de ses services, mais comment pouvait-il rengainer une arme dégainée par le prophète d’Allah ? Il affirmait en tout cas ne pouvoir se passer des services d’un valeureux guerrier au moment même où l’islam en avait le plus grand besoin. Ce n’était pas nécessairement son souhait, c’était son devoir d’homme d’État.</p>



<p>En effet, après ces guerres d’apostasie vite gagnées grâce à de valeureux guerriers comme Khalid, le vicaire de Dieu avait à gérer les guerres d’expansion, aussi décisives que les premières pour l’avenir de l’islam. Il est à noter que si les guerres interarabes furent habituellement considérées comme étant engagées contre l’apostasie, il aurait été plus juste de les qualifier de guerres de désobéissance politique généralisée ; car il s’agissait véritablement de contestation du pouvoir en place à Médine, ses adversaires n’ayant pas été nécessairement que des apostats.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>À suivre&#8230;</strong></p>



<ul class="wp-block-list"><li><strong><em>«Aux origines de l’islam. Succession du prophète, Ombres et lumières», roman de Farhat Othman, éd. Afrique Orient, Casablanca, Maroc, 2015.</em></strong>0</li></ul>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Précédents épisodes : </em></h4>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="tV6MVx7Fj6"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/04/10/roman-feuilleton-du-ramadan-aux-origines-de-lislam-luttes-dinfluence-et-guerre-de-religion-4-5/">Roman-feuilleton du Ramadan &#8211; «Aux origines de l&rsquo;islam» : Luttes d’influence et guerre de religion (4/5)</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Roman-feuilleton du Ramadan &#8211; «Aux origines de l&rsquo;islam» : Luttes d’influence et guerre de religion (4/5) » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/04/10/roman-feuilleton-du-ramadan-aux-origines-de-lislam-luttes-dinfluence-et-guerre-de-religion-4-5/embed/#?secret=Vtyh6GeqH6#?secret=tV6MVx7Fj6" data-secret="tV6MVx7Fj6" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="XkV0OK7qXv"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/04/09/roman-feuilleton-du-ramadan-aux-origines-de-lislam-luttes-dinfluence-et-guerre-de-religion-3-5/">Roman-feuilleton du Ramadan &#8211; «Aux origines de l&rsquo;islam» : Luttes d’influence et guerre de religion (3/5)</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Roman-feuilleton du Ramadan &#8211; «Aux origines de l&rsquo;islam» : Luttes d’influence et guerre de religion (3/5) » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/04/09/roman-feuilleton-du-ramadan-aux-origines-de-lislam-luttes-dinfluence-et-guerre-de-religion-3-5/embed/#?secret=TSqZCd7cMq#?secret=XkV0OK7qXv" data-secret="XkV0OK7qXv" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="zCHDUgEAlo"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/04/09/roman-feuilleton-du-ramadan-aux-origines-de-lislam-luttes-dinfluence-et-guerre-de-religion-2-5/">Roman-feuilleton du Ramadan : «Aux origines de l&rsquo;islam» : Luttes d’influence et guerre de religion (2/5)</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Roman-feuilleton du Ramadan : «Aux origines de l&rsquo;islam» : Luttes d’influence et guerre de religion (2/5) » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/04/09/roman-feuilleton-du-ramadan-aux-origines-de-lislam-luttes-dinfluence-et-guerre-de-religion-2-5/embed/#?secret=WLM0wVk0DS#?secret=zCHDUgEAlo" data-secret="zCHDUgEAlo" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
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		<title>Roman-feuilleton du Ramadan : «Aux origines de l&#8217;islam» : Luttes d’influence et guerre de religion (2/5)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 09 Apr 2022 06:10:00 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Farhat Othman]]></category>
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		<category><![CDATA[prophète Mohamed]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Hayhala Ibn Kaab était le nom de ce prophète concurrent, mais on l’appelait plus communément Al Aswad Al Ansi. Devin noiraud, il avait embrassé l’islam avec sa tribu yéménite, puis apostasia et réussit à rallier à lui le clan Methhaj qu’il impressionna avec ses forts imposants tours de passe-passe. Par Farhat Othman Constituant autour de...</p>
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<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/04/Miniature-extraite-de-Tarikhnama-de-Balami.jpg" alt="" class="wp-image-387063"/></figure></div>



<p><strong><em>Hayhala Ibn Kaab était le nom de ce prophète concurrent, mais on l’appelait plus communément Al Aswad Al Ansi. Devin noiraud, il avait embrassé l’islam avec sa tribu yéménite, puis apostasia et réussit à rallier à lui le clan Methhaj qu’il impressionna avec ses forts imposants tours de passe-passe. </em></strong></p>



<p>Par <strong>Farhat Othman</strong></p>



<span id="more-387062"></span>



<p>Constituant autour de lui une forte armée, il chassa de son pays les représentants du prophète, marcha sur Sanaa et Najrane et les enleva, étendant son pouvoir sur tout le Yémen, poussant bien au-delà, contrôlant Bahreïn et arriva jusqu’à la ville fortifiée de Taèf, au cœur de l’Arabie. Or, la région de Taèf était considérée comme le verger de La Mecque, ses riches familles y possédant d’opulentes propriétés où elles venaient séjourner l’été, fuyant les rigueurs de la canicule mecquoise.</p>



<p><strong>La seconde manifestation eut pour cadre Yémama, province du Najd, une oasis de palmiers au centre de la péninsule, </strong>dans la grande tribu de la région, les Hanifa. Déjà, la femme du mage de Yémama, Sajèh, une femme instruite, poétesse et fort noble, semblait avoir la prétention à faire de l’art de son époux bien plus qu’une simple pratique traditionnelle au service de la seule tribu. Mais elle quitta la région, partant au nord du Tigre et de l’Euphrate consolider son savoir, notamment religieux, chez ses parents de la tribu chrétienne de Taghlib. Et la place se fit libre pour l’apparition, en ce Najd, du premier prophète des Assad en la personne de Toulayha Al Assadi.</p>



<p>Il s’était pourtant converti à l’islam l’année précédente avec l’ensemble de sa tribu lors de la venue de sa délégation à Médine faire allégeance à Mohamed. Mais cet homme très courageux, considéré comme valant à lui seul mille chevaliers, eut des rêves de grandeur et se vit un destin semblable à celui du prophète de Médine. Aussi, dès son retour chez lui, il apostasia et se mit à réciter de la prose rimée, parodiant le livre sacré de Mohamed. Pour s’attirer les faveurs de ses compatriotes, il abolit la prosternation dans la prière que nombre d’entre eux, imbus de la fierté ancestrale, trouvaient humiliante. Alliée à la chance qui le fit échapper au coup d’épée que lui porta l’homme envoyé par Mohamed pour le tuer, son éloquence fit croire à son invincibilité et augmenta vite le nombre de ses partisans. Ceux-ci, à la mort de Mohamed, se recrutèrent non seulement dans sa propre tribu des Assad, mais aussi dans celles de ses grandes alliées Ghatafan et Tayy. Il prétendit alors que, comme pour Mohamed, il avait des rencontres avec l’ange Gabriel et que celui-ci lui ordonna de prendre Médine qui venait de perdre son prophète. Et on vit les étendards rouges de ses troupes marcher sur l’ancienne Yathrib.</p>



<p>Dans le même temps, dans cette même contrée centrale du Najd, à Yémama précisément, vint un petit homme au teint pâle, au nez camus et dont la capacité de nuisance fut telle qu’on essaya de l’exorciser par l’altération de son prénom, en l’appelant par un diminutif, pour le dénigrer, et lui accolant de plus le qualificatif de Menteur.</p>



<p><strong>On assura que tout comme son voisin, Mouslima ou Moussaylima apostasia et se proclama prophète</strong> au retour d’une délégation à Médine au cours de laquelle il fit allégeance. Il obtint, en même temps que sa tribu, sa part de butin distribué par le prophète Mohamed aussi bien en respect des us et des coutumes qu’en vue de s’assurer l’adhésion à sa religion de tribus que le dénuement rendait volages, prêtes même à vendre l’âme pour leur survie. Mais ce prétendant-là à la prophétie était connu depuis longtemps, bien avant la révélation de l’islam, pour se faire déjà appeler le Miséricordieux de Yémama.</p>



<p>Imitant aussi le Coran avec des phrases rimées, dispensant carrément ses adeptes de la prière et leur autorisant le vin et les relations hors mariage, il rallia aussi pas mal de monde à sa prétention à partager la prophétie avec Mohamed.</p>



<p>Dans les tribus arabes encore païennes ou fraîchement converties, la vocation prophétique allait ainsi bon train et les prétendants à une mission se voulant pareille à celle de Mohamed prospérèrent, comme Toulayha de Ghatafan ou Lakit Ibn Malik, l’homme au diadème, et la déjà nommée Sajeh, la prophétesse des Tamime qui fut loin d’être la seule femme à figurer en ce domaine, bien que la plus connue.</p>



<p><strong>Sajèh revint, en effet, sur ses terres versées dans le christianisme, en ayant tiré la prétention à gouverner sa tribu </strong>et à la mener à des razzias victorieuses. Elle réussit à rallier à sa cause les personnes en vue de sa propre tribu dont même d’éminentes figures de l’islam. On y comptait ainsi le chargé des aumônes pour le compte de Mohamed, un dignitaire appelé le Seigneur au turban jaune. Un autre chargé des aumônes en était également, diplomate, connu pour son brio oratoire qui lui valut d’être un des tribuns de Mohamed. On y trouvait aussi le fils de l’Édenté, l’un des maîtres de l’éloquence arabe dont l’art du discours plut tellement à Mohamed qu’il qualifia son expression de magie, ainsi qu’un parrain de la tribu de Modhar, celle dont était issu Mohamed.</p>



<p>— On sait que Mohamed dit vrai ; mais on préfère le menteur de Rabi’a à l’homme sincère de Modhar.</p>



<p>On ne manquait pas d’entendre ce genre de propos chez les Arabes qui, outre les deux grandes branches des Arabes du Sud, soit du Yémen, et ceux du Nord, étaient subdivisés pour l’essentiel, concernant ces derniers, entre les deux fameuses lignes des Modhar, à laquelle appartenait Qoraïch, et des Rabi’a qui a donné, par exemple, le prophète Moussaylima. Or, l’attachement tribal était tel qu’on pouvait préférer un menteur avéré et faux prophète de sa propre tribu à celui qui paraissait être, à n’en point douter, l’envoyé de Dieu, et ce juste du fait de son appartenance à une autre tribu.</p>



<p><strong>Au demeurant, la multiplication des vocations prophétiques, que les circonstances faisaient apparaître encore plus soudaines ou spectaculaires,</strong> n’était ni nouvelle ni surprenante. Les diverses tribus de l’Arabie étaient autant attachées à leurs spécificités qu’elles vénéraient leurs anciens, comptant en leur sein des mages. Certains parmi eux ne manquaient pas de donner à leur propos le vernis de la prophétie qui n’était en temps normal qu’un concentré de qualités supérieures faites surtout de sagesse, de clairvoyance et de détachement des futilités de la vie dans un environnement ingrat et hostile, où rien n’invite à cultiver de pareilles qualités.</p>



<p><em>Allons viens à la baise,</em></p>



<p><em>La couche est prête.</em></p>



<p><em>Ce sera à la maison, si tu le souhaites,</em></p>



<p><em>Ou au lit ; c’est à ton aise.</em></p>



<p><em>Sur le dos, si tu le veux, on t’étendra</em></p>



<p><em>Ou, encore, à quatre pattes on te mettra,</em></p>



<p><em>Et, en toi, aux deux tiers, tu l’auras</em></p>



<p><em>Ou tout entier, ainsi que tu le voudras.</em></p>



<p>On raconta que Sajèh qui marcha sur le Yémama à la tête d’une armée impressionnante fit si peur au prophète local qu’il chercha à la neutraliser en faisant appel à leur proximité tribale, usant de son immense savoir-faire. Il parvint à organiser une rencontre avec elle, réussit à l’impressionner et finit par lui proposer de s’unir doublement, au propre et au figuré.</p>



<p>Rapportant des anecdotes salaces sur leur compte, on assura que Sajèh et Mouslima se séparèrent mari et femme avec, pour dot, la moitié de la récolte de la région et, en prime, la dispense pour ses troupes de deux des prières prescrites aux musulmans : la première et la dernière, celles de l’aube et du soir.</p>



<p>Cependant, contrairement aux vers railleurs colportés sur son compte et celui de son nouvel époux, la prophétesse était une femme perspicace, à l’observation fine et tenait volontiers des paroles fort marquées de sagesse chrétienne. Profitant de son court séjour auprès de Moussaylima, elle avait jaugé leurs capacités militaires et leurs chances à triompher des musulmans. Concluant que leur mission relevait de l’impossible, elle s’en était retournée chez ses oncles chrétiens de Taghlib.</p>



<p>Si, en effet, du Yémen au Bahreïn, d’Oman à Yémama, au Hadhramaout, à Mahra, aucune tribu fraîchement convertie ne manqua de répudier son allégeance à l’islam, certaines retournant au christianisme, d’autres à la religion juive, la plupart au paganisme, toutes furent combattues, y compris celles qui ne se convertirent pas. Car désormais, on était obligé, en terre d’Arabie, de choisir entre l’islam ou la mort si on ne relevait pas des Écritures reconnues par la nouvelle foi, auquel cas on obtenait un statut spécial de double soumission : à Dieu et à ses fidèles.</p>



<p><strong>Ce nouvel ordre appelé à révolutionner une contrée arriérée et la faire entrer de plain-pied, rapidement et à marche forcée dans la modernité,</strong> les musulmans le furent si brillamment, si vaillamment, avec beaucoup de vigueur et de sérieux ; de la cruauté même. Mais ils tinrent aussi, en des temps où la sauvagerie était la règle, de le faire selon des règles certes indiscutables, mais parfaitement justes, à savoir une fois échouées les options proposées préalablement pour faire amende honorable, revenir à ce qu’ils considéraient comme la seule vérité, ne supposant aucune transaction, la foi en l’islam.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>À suivre&#8230;</strong></p>



<p><a></a> <em><strong>«Aux origines de l’islam. Succession du prophète, Ombres et lumières», de Farhat Othman, éd. Afrique Orient, Casablanca, Maroc, 2015.</strong></em></p>
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