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	<title>Archives des nationalisation - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des nationalisation - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Tunisie &#124; Un député appelle à nationaliser les ressources du pays</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Apr 2026 11:34:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[nationalisation]]></category>
		<category><![CDATA[Nouri Jeridi]]></category>
		<category><![CDATA[Sarra Zenzeri Zaâfrani]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le député Nouri Jeridi a exhorté le président Saïed à nationaliser les ressources nationales et à destituer le gouvernement.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/07/tunisie-un-depute-appelle-a-nationaliser-les-ressources-du-pays/">Tunisie | Un député appelle à nationaliser les ressources du pays</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le député Nouri Jeridi, du bloc «Que le peuple triomphe», a exhorté le président Kaïs Saïed, à nationaliser les ressources nationales comme le sel, le pétrole et le gaz et à lutter contre les monopoles.</em></strong> <a href="https://www.facebook.com/reel/1659132541908483" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Vidéo.</a></p>



<span id="more-18595035"></span>



<p>M. Jeridi, qui intervenait lors d’une session parlementaire ce mardi 7 avril 2026, a ajouté, selon ses propos rapportés par <a href="https://diwanfm.net/news/%D9%88%D8%B7%D9%86%D9%8A%D8%A9/%D9%86%D8%A7%D8%A6%D8%A8-%D9%84%D8%B1%D8%A6%D9%8A%D8%B3-%D8%A7%D9%84%D8%AC%D9%85%D9%87%D9%88%D8%B1%D9%8A%D8%A9-%3A-%D8%A7%D9%84%D8%B4%D8%B9%D8%A8-%D9%8A%D9%86%D8%AA%D8%B8%D8%B1-%D9%85%D9%86%D9%83-%D8%AA%D8%A3%D9%85%D9%8A%D9%85-%D8%A7%D9%84%D8%AB%D8%B1%D9%88%D8%A7%D8%AA-%D9%88-%D8%A7%D9%82%D8%A7%D9%84%D8%A9-%D8%A7%D9%84%D8%AD%D9%83%D9%88%D9%85%D8%A9">Diwan FM&nbsp;</a>: <em>«Le peuple attend de vous, en tant que principal responsable des orientations du gouvernement, que vous destituiez le cabinet actuel et en nommiez un autre qui vous soutiendra dans la restitution des ressources pillées du pays.»</em></p>



<p>Le député a affirmé que la nationalisation est la seule issue à la crise, soulignant qu’il s’agit d&rsquo;une décision qui exige un courage considérable, selon ses termes. Il ne croit pas si bien dire, étant donné que la plupart des entreprises publiques dans le pays sont déficitaires depuis plusieurs années et survivent grâce à l’argent des contribuables. </p>



<p>Ce cher député croit aussi pouvoir enfoncer un coin entre le chef de l’exécutif et le gouvernement qu’il a lui-même nommé et dont il est censé dicter la marche à suivre pour gérer les affaires du pays. A l’en croire, le gouvernement n’agit pas – ou pas suffisamment – conformément aux directives présidentielles et que, par conséquent, il devrait être destitué, sachant que le cabinet actuel présidé par Sarra Zenzeri Zaâfrani est le 6<sup>e</sup> en moins de 7 ans après ceux de Elyes Fakhfakh, Hichem Mechichi, Najla Bouden, Ahmed Hachani et Kamel Madouri. En matière d&rsquo;instabilité gouvernementale, difficile de faire pire&#8230;</p>



<p>Cette demande de destitution du gouvernement, le député la justifie par la persistance de la crise suffocante, des échecs à répétition, des projets au point mort et de la flambée des prix. </p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong></p>



<p><a href="https://www.facebook.com/reel/1659132541908483" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Vidéo.</a></p>



<p></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/07/tunisie-un-depute-appelle-a-nationaliser-les-ressources-du-pays/">Tunisie | Un député appelle à nationaliser les ressources du pays</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>‘‘Musaddiq and the struggle for power in Iran”: vieux malade, en pyjama, héros malgré lui</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/27/musaddiq-and-the-struggle-for-power-in-iran-vieux-malade-en-pyjama-heros-malgre-lui/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 27 Oct 2024 07:32:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Chapour Bakhtiar]]></category>
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		<category><![CDATA[pétrole]]></category>
		<category><![CDATA[Reza Chah]]></category>
		<category><![CDATA[Tudeh]]></category>
		<category><![CDATA[Union soviétique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Mossadegh n’est pas républicain, il est partisan d’une monarchie constitutionnelle, mais le Chah et son clan ne le sont pas. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/27/musaddiq-and-the-struggle-for-power-in-iran-vieux-malade-en-pyjama-heros-malgre-lui/">‘‘Musaddiq and the struggle for power in Iran”: vieux malade, en pyjama, héros malgré lui</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Muḥammad Musaddiq (Mohammad Mossadegh en français) est pour les Arabes une figure méconnue de l’Orient moderne. Quoique auréolé du prestige d’avoir été le premier, avant Nasser, à nationaliser une ressource essentielle de son pays, le pétrole, et à tenir tête à l’Occident, au point d’être accueilli en Egypte en héros lors de son bref passage dans ce pays, sa carrière politique demeure toujours nimbée de mystère. Et il est vrai qu’elle n’a pas été de tout repos.</em></strong></p>



<p><strong>Dr Mounir Hanablia *</strong></p>



<span id="more-14395526"></span>



<p>Ce juriste apparenté à la famille régnante des Qadjars qui a fait ses études universitaires en Suisse est élu en 1917 député à un âge qui dans son pays lui interdit d’occuper cette fonction.</p>



<p>C’est une figure de proue du mouvement constitutionnaliste iranien et il est l’auteur de nombreux écrits sur les <em>«capitulations»</em>, ces concessions qui permettent aux étrangers européens et américains de ne pas être jugés par les cours de justice de leurs pays hôtes.</p>



<p>Il est ministre de la Justice puis des Finances et se signale par son intégrité dans un environnement de corruption et de népotisme.</p>



<p>Il est gouverneur à deux reprises, au Fars et en Azerbaïdjan, des missions qu’il préfère au jeu des partis à Téhéran.</p>



<p>En 1919 un premier accord plaçant l’armée et les finances sous contrôle anglais établit pratiquement un protectorat sur&nbsp; le pays.&nbsp;Mais à partir de 1921, c’est l’ascension au pouvoir de Ridha Khan, ce militaire cosaque fruste, soutenu par l’Angleterre. Les propriétaires terriens et le clergé chiite ne s’opposent pas lorsqu’il abolit en 1924 la dynastie régnante Qadjare et en fonde une nouvelle, qu’il qualifie de Pahlavi, du nom de celle des Perses arsacides, et rebaptise&nbsp;la Perse en Iran, autrement dit le pays des Aryens.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La question du pétrole</h2>



<p>Pour ceux qui acceptent sa prise du pouvoir et collaborent, l’important est que l’ordre règne. Pour les autres, c’est la détention dans des conditions très dures qui se termine souvent par des exécutions, même pour des motifs futiles, comme le refus de porter la casquette française et les vêtements européens. Modarres en est l’une des victimes les plus illustres. Mais Reza Khan, qui sauvegarde d’abord ses propres intérêts politiques, ne remet pas en cause la mainmise anglaise sur le pétrole iranien qui a débuté en 1901, et qui constitue l’autre constante de la réalité politique du pays, dont l’État ne retire à peu près rien.</p>



<p>En 1933, les discussions sur le renouvellement du contrat entre l’Anglo Persian Petroleum Company et le gouvernement iranien ne remettent nullement en question la situation qui prévaut. Dès lors la question du pétrole devient pour tous ceux aspirant à l’indépendance de leur pays et à la liberté de son peuple, un point de ralliement&#8230; exceptés les communistes iraniens du Tudeh soutenus par l’Union soviétique qui désirent en concéder une partie de l’exploitation au voisin du nord, celui-ci ambitionnant de prélever sa part au même titre que les Britanniques.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="O9m5JjIJkx"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/12/the-heritage-of-persia-lesprit-eternel-dune-nation-qui-defie-le-temps/">‘‘The heritage of Persia’’ : l’esprit éternel d’une nation qui défie le temps</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘‘The heritage of Persia’’ : l’esprit éternel d’une nation qui défie le temps » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/12/the-heritage-of-persia-lesprit-eternel-dune-nation-qui-defie-le-temps/embed/#?secret=LXRWXhUKK4#?secret=O9m5JjIJkx" data-secret="O9m5JjIJkx" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Le Tudeh subit lui aussi une répression sévère, ses cadres, nommés les 53, sont décimés. A l’origine un rassemblement de personnalités socialisantes que Moscou veut voir soutenir l’effort de guerre contre les Nazis en s’alliant aux autres forces politiques, il deviendra avec la guerre froide un parti stalinien pur et dur.</p>



<p>La déposition de Reza Khan devenu Pahlavi, en 1941, par les Britanniques, pour philogermanisme,&nbsp;permet ainsi à Mossadegh emprisonné durant deux ans de sortir de son éclipse et de retrouver la scène politique. C’est&nbsp; le fils du monarque déposé, Mohamed Reza, que les politiques iraniens ambitionnent de voir régner sans gouverner, qui lui succède. C’est alors le début du parlementarisme, des partis, des chefs rentrés d’exil (de Grande Bretagne!!!) tels Qawam qui sera quatre fois Premier ministre et Saïd Dhia, tous deux stipendiés par leurs adversaires comme agents anglais.&nbsp;Mais le nouveau monarque est soutenu par son clan, en particulier sa sœur jumelle la princesse Achraf, qui impose des premiers ministres à sa botte, tel Abdul Hassan Hazir, qui finira assassiné par un membre de Fedayin Islam. Mais en 1949 sa carrière est véritablement relancée avec le mouvement de protestation contre le trucage des élections législatives.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Double objectif&nbsp;: indépendance et liberté</h2>



<p>Mossadegh devient vice-président du parlement. C’est à ce moment-là que se constitue le Front National dominé par l’élite libérale occidentalisée appuyée par les commerçants du Bazar et les religieux éclairés. Mossadegh en est proche sans en être dirigeant, quoiqu’on en ait dit, et pour lui l’objectif de l’Iran est double: l’indépendance et la liberté, qui ne sauraient être obtenues sans la restitution au pays de ses richesses, autrement dit sans la nationalisation du pétrole.</p>



<p>C’est l’époque du ministère du général Razmara qui est assez habile pour s’allier objectivement au parti communiste Tudeh mais sans se compromettre. Mais Razmara, qui s’oppose pourtant à la nationalisation, est assassiné, probablement à l’instigation du Chah, par un autre membre&nbsp;des Fedayin Islam qui constitue l’aile populiste révolutionnaire du mouvement religieux sans être proche du clergé chiite plutôt conservateur. En revanche, c’est un obscur religieux, Khomeiny, qui en est proche sur le plan idéologique, avec lequel il partage le panislamisme.</p>



<p>C’est pourtant l’alliance du Front National avec le plus prestigieux des ayatollahs, Kachani, qui amène en 1951 Mossadegh à la tête du gouvernement après un discours provocateur.&nbsp; Les discussions aussitôt engagées avec les Anglais sont orageuses. Ces derniers essaient de gagner du temps et préparent un coup d’État. La nationalisation décidée bute sur l’intransigeance des Anglais qui prétendent se dédommager du manque à gagner d’un pétrole qu’ils ne vont pas extraire.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="roZOL3yEXC"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/11/05/reponse-a-lhistoire-le-testament-du-chah-diran-ou-lamerique-a-rebours/">‘‘Réponse à l’Histoire’’: le testament du chah d’Iran, ou l’Amérique à rebours  </a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘‘Réponse à l’Histoire’’: le testament du chah d’Iran, ou l’Amérique à rebours   » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/11/05/reponse-a-lhistoire-le-testament-du-chah-diran-ou-lamerique-a-rebours/embed/#?secret=c7IdGpbzqJ#?secret=roZOL3yEXC" data-secret="roZOL3yEXC" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Pourtant la Cour de Justice de La Haye donne raison aux Iraniens. Mais l’Iran est soumis à un embargo par le Cartel du pétrole, ses avoirs sont gelés, et il ne peut plus exporter. Malgré cela, le Premier ministre iranien arrive à gérer une économie sans pétrole, au prix d’une inflation importante mais maîtrisable, mais d’une dégradation sensible du niveau de vie des Iraniens. Et&nbsp;ses alliés politiques se retournent contre lui, en particulier Hejazi et Khouanji, deux importants dirigeants du Front National, tout comme Kachani, le porte-parole et vice-président du parlement qui n’assiste jamais à ses séances. Si les communistes pro-soviétiques ne l’ont jamais soutenu, en revanche, la défection la plus marquante est celle de Khalil El-Malki, un transfuge du Tudeh fondateur de la troisième force, aussi intègre, nationaliste et tiers-mondiste que le Premier ministre. Mais Khalil El-Malki est plus socialiste que libéral.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La chute du Premier ministre nationaliste</h2>



<p>L’attaque contre Mossadegh a trouvé un terrain propice dans sa volonté de se voir accorder des pouvoirs extraordinaires par le parlement, à deux reprises. Sa décision légalement contestable de dissoudre le parlement afin d’organiser un référendum sur la réforme constitutionnelle malgré l’avis contraire de ses amis s’avère politiquement fatale. La provocation dont il est victime lui attribuant une tentative de déposer le Chah, qui s’enfuit à Rome,&nbsp; permet aux agitateurs manipulés par la CIA de soulever la rue.</p>



<p>Enfin, la gestion de la crise sécuritaire née du premier complot du général Zahedi n’est&nbsp; pas menée avec le sérieux requis et permet aux conspirateurs initialement découverts et mis en échec, de fuir et de se reprendre, d’autant que les soutiens du Premier ministre dans la police&nbsp;et l’armée sont éliminés ou font défection.</p>



<p>La scène finale rappelle celle qui a lieu au Chili vingt ans plus tard avec le président Allende. Elle voit&nbsp;Mossadegh encerclé avec le dernier carré de ses partisans par l’armée dans sa maison. Les combats font plusieurs centaines de morts. Le Premier ministre finit par se rendre. Il est jugé et condamné à mort. Le verdict est commué en trois années de détention, étant donné son âge et son état de santé, mais en réalité probablement parce qu’il n’a jamais eu l’intention de déposer le monarque. Il est ensuite maintenu en liberté surveillée chez lui dans sa maison située à quelques centaines de kilomètres de la capitale. Il y mourra 20 années plus tard.&nbsp;</p>



<p>Néanmoins, durant ces vingt années, il devient le symbole de la résistance au Chah dont le régime est devenu despotique, et inspire&nbsp;le second Front&nbsp; National, puis le troisième où&nbsp;la troisième force et le mouvement de libération de l’Iran de Mehdi Bazargan jouent un rôle important. Mais une fois de plus le Front National se révèle n’être qu’un conglomérat de personnalités affichant une unité de façade sur les questions importantes&nbsp;comme la liberté et l’indépendance sans véritable programme politique pour les réaliser. L’archétype en est Chapour Bakhtiar, un ambitieux à la recherche d’une assise politique lui conférant une stature nationale, et qui n’hésite pas en 1963 pour des raisons obscures à intervenir pour demander aux étudiants occupant le campus d’évacuer les lieux et de mettre fin à leur mouvement. C’est lui qui est nommé Premier ministre par le Chah lors de son départ définitif d’Iran, et qui est finalement&nbsp;balayé par les partisans triomphants de Khomeiny.</p>



<p>Les dirigeants du Front National ont donc, ainsi que cet exemple le prouvé,&nbsp;souvent été instrumentalisés par le palais qui est arrivé à les contenir et à les marginaliser, en particulier lors de la réforme agraire entreprise lors de ce qui a été qualifié de révolution blanche.</p>



<p>La jeunesse déçue se tourne donc immanquablement&nbsp;vers les mollahs les plus radicaux et&nbsp; la gauche révolutionnaire pour mener le combat souvent armé qui aboutit à la chute du régime en 1979 et à l’avènement de la République Islamique.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="04vn5HIO26"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/19/la-guerre-iran-irak-une-guerre-par-procuration/">‘‘La guerre Iran-Irak’’: une guerre par procuration ?</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘‘La guerre Iran-Irak’’: une guerre par procuration ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/19/la-guerre-iran-irak-une-guerre-par-procuration/embed/#?secret=9CQRFOgKiU#?secret=04vn5HIO26" data-secret="04vn5HIO26" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Ainsi, la biographie de ce personnage extraordinaire qu’est Mossadegh  comporte plusieurs paradoxes. Ses relations avec le Palais sont tumultueuses. Mossadegh s’oppose dès le début à l’avènement de Reza Khan pourtant républicain admirateur d’Atatürk en tant que Chah et refuse toute collaboration politique avec lui à une époque où il est risqué de le faire. Cela lui vaut quinze années de traversée politique du désert. Il s’oppose ensuite au successeur sur le trône mais lorsqu’il a l’occasion d’instaurer la république afin de résoudre définitivement la question du pouvoir à son avantage, il refuse de franchir le pas. L’Iran en paie le prix puisqu’au lieu d’une république parlementaire, c’est d’une révolution islamique qu’il hérite.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’échec de la démocratie en Iran</h2>



<p>Mossadegh n’est pas républicain, il est partisan d’une monarchie constitutionnelle, mais le Chah et son clan ne le sont pas et cherchent toujours l’occasion propice pour gouverner le pays. Les relations entre les deux hommes sont tellement tumultueuses qu’on en arrive ainsi à cette situation où le Premier ministre présente sa démission que le souverain refuse, et à une autre où il est rétabli dans ses fonctions après un interlude, enfin à une troisième où il refuse de soumettre au décret le destituant lors de la dissolution (anticonstitutionnelle) du parlement.</p>



<p>Un autre paradoxe se situe dans le nationalisme du héros iranien. Il prétend lutter pour l’indépendance de son pays mais il acquiert la nationalité helvétique après ses études de droit pour pouvoir exercer.</p>



<p>Quant à la liberté, les raisons pour lesquelles ses amis l’abandonnent sont principalement la répression des manifestations contre son gouvernement et les lois liberticides qu’il veut faire voter lorsque le pays s’enfonce de plus en plus dans la crise. Il est vrai que la situation que l’Iran traverse alors, privé d’exportations pétrolières et menacé militairement par les Anglais, ne constitue pas le meilleur contexte pour l’instauration et le respect des libertés.</p>



<p>Néanmoins c’est l’accusation de communisme brandie par les Anglais qui convainc les Américains d’agir contre lui. Ces derniers craignent que l’Iran, pièce essentielle du Golfe arabo-persique, ne tombe dans l’orbite des Soviétiques.</p>



<p>Pourtant Mossadegh s’est toujours méfié du parti communiste pro soviétique Tudeh, et la Russie tout au long de l’Histoire depuis la Grande Catherine n’a cessé de constituer la menace principale en envahissant le Caucase et Bakou, et en réclamant&nbsp;des droits de pêche conséquents en mer Caspienne. L’Union Soviétique établit des républiques sécessionnistes en Azerbaïdjan occidental&nbsp;et au Kurdistan à la fin de la Seconde guerre mondiale, qu’elle abandonne à leur sort deux années plus tard. Mais quoique unissant contre lui les modernistes, le clergé,&nbsp;les libéraux conservateurs, les grands propriétaires terriens, le Bazar, les monarchistes, et les religieux radicaux de type Kachani, Mossadegh refuse de s’appuyer sur les communistes qui le préviennent&nbsp;du complot&nbsp;fomenté par le général Zahedi. Et Khalil Al-Melki (la troisième force) ainsi que le Mouvement Populaire qui peuvent constituer sa masse de réserve font l’erreur de ne pas cautionner la politique autoritaire que les circonstances lui imposent face à la mobilisation de ses adversaires soutenus et financés par les Anglo-américains.</p>



<p>Concrètement, c’est le refus obstiné des Anglais de concéder aux Iraniens les mêmes termes du contrat établi entre l’Arabie Saoudite et l’Aramco beaucoup plus avantageux pour les pays producteurs, qui déclenche le processus amenant un vieux malade, paisible partisan de la monarchie constitutionnelle photographié parfois en pyjama à symboliser les aspirations de tous les peuples de la région à l’indépendance, au bien-être, et à la liberté.</p>



<p>La dernière interrogation se rapporte évidemment à l’échec de la démocratie en Iran. Tout comme plus tard en Egypte, le régime parlementaire qui succède à un despotisme pur et dur échoue, il est suivi par l’avènement de l’homme providentiel, puis par le retour au régime autoritaire selon un schéma qui semble devenir la norme dans le monde arabo musulman, même en Turquie, pourtant toujours présentée comme l’archétype de la démocratie réussie dans un pays musulman laïc, ou bien le Pakistan, autre démocratie parlementaire en liberté surveillée. Les contraintes géostratégiques&nbsp;y sont pour beaucoup. Certes ! Cependant la Malaisie, l’Indonésie, ou même le Sénégal constituent le contre-exemple de l’alternance&nbsp;au pouvoir&nbsp;réussie dans les pays musulmans. Il y a là matière à réflexion.</p>



<p>* <em>Médecin de libre pratique.    </em></p>



<h1 class="wp-block-heading"><em>‘‘Musaddiq and the Struggle for Power in Iran’’ de Homa Katouzian, éd. I.B. Tauris, 30 août 2009, 328 pages.</em></h1>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/27/musaddiq-and-the-struggle-for-power-in-iran-vieux-malade-en-pyjama-heros-malgre-lui/">‘‘Musaddiq and the struggle for power in Iran”: vieux malade, en pyjama, héros malgré lui</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Tunisie : la révolution agraire selon Kaïs Saïed   </title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 26 Oct 2024 10:56:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmed Ben Salah]]></category>
		<category><![CDATA[Habib Bourguiba]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[nationalisation]]></category>
		<category><![CDATA[terres domaniales]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les coups de pouce donnés aux entreprises communautaires pour les aider à démarrer ne devraient pas développer chez leurs promoteurs un détestable esprit d'assisté. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/26/tunisie-la-revolution-agraire-selon-kais-saied/">Tunisie : la révolution agraire selon Kaïs Saïed   </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Donner un <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/10/tunisie-kais-saied-veut-donner-un-coup-de-pouce-aux-entreprises-communautaires/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">coup de pouce</a> aux entreprises communautaires récemment créées pour les aider à démarrer leurs activités et entrer en production est l’une des principales préoccupations de Kaïs Saïed. Sauf qu’en développant l’esprit d’assisté chez les jeunes promoteurs, notamment dans le domaine agricole, on ne leur donne pas forcément les meilleurs outils pour réussir.  </em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-14396252"></span>



<p>Les entreprises communautaires, dont le président de la république est en train de faire le principal vecteur de réforme du modèle économique vaguement libéral en place en Tunisie depuis le début des années 1970, rappellent aux Tunisiens les coopératives de triste mémoire mises en place dans les années 1960 par l’hyper-président Habib Bourguiba et son hyper-ministre ministre <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/09/18/in-memoriam-ahmed-ben-salah-le-reformateur-et-lhomme-detat/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Ahmed Ben Salah</a>. Sauf que le président Saïed, nullement découragé par l’échec historique du coopérativisme à la Tunisienne, croit pouvoir reprendre cette expérience sur de nouvelles bases en lui donnant de meilleurs atouts pour réussir.</p>



<p>D’ailleurs, le chef de l’Etat multiplie les instructions et les recommandations aux membres du gouvernement pour qu’ils volent au secours des entreprises créées sur ce modèle, chacun selon ses prérogatives et son champ d’action. &nbsp;Et c’est à cet effet qu’il a créé au sein de l’actuel gouvernement, conduit par Kamel Maddouri, un secrétariat d’Etat chargé des Entreprises communautaires qui a pour mission d’œuvrer à lever les obstacles de toutes sortes (légaux, administratifs, financiers, etc.) auxquels font face ces entreprises censées donner du travail aux diplômés chômeurs et relancer la dynamique de développement dans les régions défavorisées, mais qui peinent toujours à démarrer leur activité, faute de savoir-faire et de moyens financiers.</p>



<h2 class="wp-block-heading">«Nationalisation» des terres&nbsp;agricoles &nbsp;</h2>



<p>Recevant hier, vendredi 25 octobre 2024, au Palais de Carthage, les ministres de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, Ezzedine Ben Cheikh, et son collègue des Domaines de l’Etat et des Affaires Foncières, Wajdi Hedhili, le chef de l’Etat <em>«a ordonné l</em><em>’</em><em>élaboration d&rsquo;un nouveau texte donnant la priorité aux jeunes dans l</em><em>’</em><em>exploitation des terres domaniales pour la création d</em><em>’</em><em>entreprises communautaires»</em>, indique un communiqué de la présidence.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="clOBlY82F2"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/25/tunisie-les-entreprises-communautaires-continuent-detre-choyees-par-letat/">Tunisie : les entreprises communautaires continuent d’être choyées par l’Etat</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : les entreprises communautaires continuent d’être choyées par l’Etat » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/25/tunisie-les-entreprises-communautaires-continuent-detre-choyees-par-letat/embed/#?secret=Fc5aBv5Uxb#?secret=clOBlY82F2" data-secret="clOBlY82F2" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p><em>«Quelque 230 000 hectares de terres domaniales sont soit négligés, soit données en exploitation à bas prix à des particuliers depuis des décennies, sans compter la corruption et l</em><em>’</em><em>accaparement de vastes superficies sans aucune base légale»</em>, a déclaré Saïed, ajoutant&nbsp; que <em>«</em><em>l</em><em>a priorité</em> [accordée aux promoteurs d’entreprises communautaires dans l’attribution de ces terres domaniales, Ndlr] <em>est un principe inscrit dans la loi et doit s</em><em>’</em><em> appliquer à l</em><em>’</em><em>exploitation des terres domaniales»</em>.</p>



<p><em>«La Tunisie a besoin d</em><em>’</em><em>une nouvelle nationalisation des terres agricoles qui bénéficiera aux citoyens et au pays dans son ensemble»</em>, a conclu le chef de l’Etat, soulignant que<em> «la Tunisie peut atteindre l&rsquo;autosuffisance agricole grâce à sa richesse»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une mentalité d’assisté</h2>



<p>Le président de la république, qui mène, selon ses propres termes, une seconde <em>«guerre de libération nationale»</em>, après celle qui a abouti à l’indépendance de la Tunisie le 20 mars 1956, estime que notre pays a besoin aujourd’hui de se réapproprier les terres agricoles qui ont été arrachés aux colons français, le 12 mai 1964. Celles-ci, qui s’étendaient à l’époque à plus de 700&nbsp;000 hectares, sont gérées depuis par l’Office des terres domaniales (OTD), mais elles plutôt mal gérées et certaines sont en friche, abandonnées ou exploitées illégalement par des sortes de «squatters».</p>



<p>C’est pourquoi le président de la république semble déterminé à céder une partie de ces terres domaniales non exploitées, et qui sont autant de ressources perdues pour le pays, aux entreprises communautaires à caractère agricole, espérant peut-être ainsi les voir devenir plus productives et contribuer à l’atteinte de l’autosuffisance alimentaire.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="vUjvEh89Xd"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/08/15/les-societes-communautaires-en-tunisie-economie-alternative-ou-fiction-politique/">Les sociétés communautaires en Tunisie : économie alternative ou fiction politique ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les sociétés communautaires en Tunisie : économie alternative ou fiction politique ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/08/15/les-societes-communautaires-en-tunisie-economie-alternative-ou-fiction-politique/embed/#?secret=GSzCstHjhN#?secret=vUjvEh89Xd" data-secret="vUjvEh89Xd" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Il reste cependant à espérer que ces jeunes promoteurs qui créent des entreprises communautaires à vocation agricole, tout en mettant tout leur dévolu sur les aides publiques et les facilités de toutes sortes accordées par l’Etat vont être capables de garantir une exploitation optimale des terres qui leur seront cédées, et non continuer à compter sur l’Etat pour le faire à leur place, surtout qu’on est en train de leur inculquer cette détestable mentalité d’assisté souvent associée à l’<a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/08/15/les-societes-communautaires-en-tunisie-economie-alternative-ou-fiction-politique/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Etat Providence</a>.</p>



<p>Les aides et facilités sont certes nécessaires dans un premier temps, mais on doit veiller à ce que ces jeunes promoteurs apprennent aussi les vertus du travail et de l&rsquo;effort et comptent aussi beaucoup sur eux-mêmes. Car l&rsquo;Etat, déjà très endetté, et qui doit faire face à d&rsquo;immenses besoins budgétaires, ne peut pas continuer indéfiniment à s&rsquo;endetter pour combler ses déficits publics.  </p>
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		<title>Ahmed Safi Saïd veut nationaliser les sociétés de télécommunication (vidéo)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 26 Sep 2021 08:25:40 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Comment résoudre les problèmes de la Tunisie et la sortir de la crise économique qui s&#8217;éternise? Facile. Très facile même, il suffit juste de «suspendre le paiement de la dette pendant deux ans, nationaliser le pétrole et le gaz, nationaliser les trois sociétés de télécommunications» et le tour est joué. Telle est, en tout cas,...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/09/26/ahmed-safi-said-veut-nationaliser-les-societes-de-telecommunication-video/">Ahmed Safi Saïd veut nationaliser les sociétés de télécommunication (vidéo)</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/09/Ahmed-Safi-Said-1.jpg" alt="" class="wp-image-364092"/><figcaption><em>Ce n&rsquo;est pas le chef d&rsquo;un cartel de drogue latino-américain, mais un journaliste et un homme politique tunisien, Ahmed Safi Saïd, qui rêve de siéger au palais de Carthage. </em></figcaption></figure></div>



<p><strong><em>Comment résoudre les problèmes de la Tunisie et la sortir de la crise <strong><em>économique</em></strong></em></strong> <strong><em>qui s&rsquo;éternise? Facile. Très facile même, il suffit juste de «suspendre le paiement de la dette pendant deux ans, nationaliser le pétrole et le gaz, nationaliser les trois sociétés de télécommunications» et le tour est joué. Telle est, en tout cas, la recette miracle prônée par le plus dangereux des populistes tunisiens Ahmed Safi Saïd. Bizarre que personne n&rsquo;y avait pensé avant lui.</em></strong> <strong><em><a href="https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=5989237744479946&amp;id=1013774268693010" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Vidéo.</a></em></strong></p>



<p>Par <strong>Imed Bahri  </strong></p>



<span id="more-364091"></span>



<p>Dans une vidéo qui date d&rsquo;il y a quelques années (2017) mais qui a été partagée ces jours-ci par la page de ses partisans <em>«Volontariat»</em> et qui a fait le tour de la toile tunisienne, on voit Ahmed Safi Saïd intervenant sur la chaîne libanaise Al Mayadeen tenant dans sa main l&rsquo;un de ses livres aussi volumineux qu&rsquo;indigestes puis le poser, se lançant dans un monologue démagogique en s&rsquo;adressant à l&rsquo;ancien chef de gouvernement Youssef Chahed  pour lui faire la leçon sur la meilleure façon de lutter contre la corruption, lui l&rsquo;ami de tous les corrompus, de Chafik Jarraya à Nabil Karoui, en passant par Slim Riahi, le tout agrémentée par une musique de fond qui donne aux paroles du baratineur professionnel une sonorité quasi-prophétique que seuls les naïfs unilingues savent gober.</p>



<h3 class="wp-block-heading">L&rsquo;ami des corrompus donne des leçons en matière de lutte contre la corruption</h3>



<p>Dans cette vidéo, on voit le nationaliste arabe des hôtels de luxe et des salons de thé huppés des Berges du Lac de Tunis jouer le rôle qu&rsquo;il affectionne particulièrement, celui de donneur de leçon. Il dit: <em>«Ce n&rsquo;est pas en arrêtant deux ou trois contrebandiers </em>(Chahed venait justement de faire arrêter Chafik Jarraya, l&rsquo;un des barons de la contrebande, qui est l&rsquo;ami et bailleur de fonds du sulfureux journaliste, Ndlr)<em> que l&rsquo;on lutte contre la corruption. La corruption se trouve ailleurs&#8230; dans l&rsquo;économie, dans les mines, dans les compagnies aériennes, dans les centres d&rsquo;études, dans les instituts de statistique, dans les chiffres qu&rsquo;on nous donne&#8230; Tu veux combattre la corruption? N&rsquo;arrête pas de payer la dette mais suspend son paiement pendant deux ans. Nationalise le pétrole et le gaz. Nationalise les trois sociétés de télécommunication </em>(Ooreddo, Orange et Tunisie Télécom, Ndlr)<em> et tu verras, rien qu&rsquo;en nationalisant les sociétés de télécommunication, tu auras une rentrée de 6 ou 7 milliards de dollars par an»</em>.</p>



<p>Le plus croustillant et écœurant à la fois dans cette vidéo, c&rsquo;est que Ahmed Safi Saîd dit cela avec l&rsquo;amertume de celui qui détient les solutions miracles mais qui n&rsquo;est pas écouté, une sorte de génie incompris de son époque! Bien sûr, nul n&rsquo;est prophète en son pays, comme le dit l&rsquo;adage. Et le sulfureux journaliste serait un trésor national inexploité. Quel gâchis !</p>



<p>Une fois bien installé dans son délire, l&rsquo;ancien propagandiste de Mouammar Kadhafi qui lui finançait sa revue <em>Africana</em> et l&rsquo;ami de l&rsquo;affairiste Chafik Jarraya, incarcéré depuis mai 2017 et poursuivi en justice dans plusieurs affaires, qui lui finança son journal mort-né <em>Ourabia</em> poursuit en disant: <em>«Nous avons trois sociétés de télécommunication en Tunisie, une qatarie, une française et une autre aux deux tiers émiratie»</em>. C&rsquo;est, bien sûr, du n&rsquo;importe quoi!</p>



<p>Pour la première entreprise, Ooreedo Tunisie, ce qu&rsquo;il dit est juste, les Qataris possèdent 90% de son capital. Pour la seconde c&rsquo;est totalement faux. Orange Tunisie est possédée à hauteur de 51% par l’État tunisien (part de la société Investec du groupe Mabrouk, dirigée par Marouane Mabrouk et saisie par l’État tunisien) et 49% possédé par le groupe français Orange. D&rsquo;ailleurs le groupe français Orange a voulu acheter les 51% d&rsquo;Investec mais en vain, l’État tunisien a tenu à rester l&rsquo;actionnaire majoritaire de cette entreprise. C&rsquo;est donc du populisme à deux balles que de dire que les Français ont un opérateur téléphonique en Tunisie mais cela rapporte toujours pour les populistes comme Ahmed Safi Saïd, qui font du nationalisme primaire une arme de destruction massive.</p>



<p>Quant au troisième opérateur, à savoir Tunisie Telecom, dont l&rsquo;arrogant <em>«Monsieur je sais tout» </em>prétend qu&rsquo;il est détenu aux deux-tiers par les Émiratis, ces derniers ne détiennent en réalité qu&rsquo;un tiers de son capital et l&rsquo;Etat tunisien les deux autres tiers.</p>



<p>Bref, deux sociétés de télécommunication à savoir Orange Tunisie et Tunisie Telecom ont pour actionnaire majoritaire l’État tunisien. Et quand Ahmed Safi Saïd prétend que les trois sociétés de télécommunication dans le pays sont détenus par des pays étrangers, il raconte n&rsquo;importe quoi. C&rsquo;est de l&rsquo;imposture pure et simple.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Un baratineur professionnel aussi bavard à l&rsquo;écrit qu&rsquo;à l&rsquo;oral</h3>



<p>Cela dit, admettons que demain les trois sociétés en question seront nationalisées comme le souhaite le sulfureux journaliste et que l’État en sera actionnaire à hauteur de 100%, que se passerait-il ? On vous laisse imaginer ce scénario catastrophe, sachant que, pratiquement, toutes les entreprises publiques sont déficitaires et coûtent énormément aux caisses de l’État qui est obligé de leur injecter régulièrement de l&rsquo;argent pour qu&rsquo;elles ne s&rsquo;effondrent pas et ne mettent pas des dizaines de milliers de salariés à la rue.</p>



<p>Imaginez les syndicats faire la loi dans le secteur des télécommunications. On en a d&rsquo;ailleurs déjà une illustration avec la grève actuelle au sein de Tunisie Telecom. Ces entreprises seront régulièrement paralysés et leurs services rompus, notamment le réseau internet, par les grèves intempestives décidées pour un oui pour un non. Que ferions-nous lorsque nous nous retrouverons sans internet. Passerions-nous ce temps mort à lire les livres aussi volumineux qu&rsquo;indigestes d&rsquo;Ahmed Safi Saïd?</p>



<p>D&rsquo;ailleurs, à propos de ses livres dont on se demande qui les lit vraiment, pas plus tard qu&rsquo;hier, il a en publié un nouveau en arabe intitulé <em>«Qobaat al-commandanti» («Le casque du commandant»)</em>, un roman dont l&rsquo;action se déroule dans un pays d&rsquo;Amérique Latine qui est un concentré de clichés gauchistes et anti-impérialistes primaires.</p>



<p>L&rsquo;histoire est déployée 616 pages ! Plus que le Coran et plus que l&rsquo;Evangile! Le baratineur professionnel est aussi bavard à l&rsquo;écrit qu&rsquo;à l&rsquo;oral. Une indigestion qui coûte tout de même&#8230; 35 dinars. L&rsquo;indigestion la plus chère qui puisse exister. </p>



<p>Le livre suscite déjà les railleries de beaucoup de Tunisiens qui ne supportent plus le populisme et la démagogie conjuguées à l&rsquo;arrogance de ce sulfureux personnage. On pouvait lire sur sa page Facebook ce genre de commentaires goguenards : <em>«Lis-le tout seul»; «Tu as profité de ta période de gel pour l&rsquo;écrire»</em> (il est membre du parlement dont les travaux ont été gelés le 25 juillet dernier),<em> «Offre-en un exemplaire à Ghannouchi pour qu&rsquo;il s&rsquo;occupe»</em> ou encore <em>«Enta wala chi»</em> (Toi ou personne), ses locutions levantines étant devenues des sujets de moquerie dirigées contre lui. </p>



<p>Bref, s&rsquo;il veut vraiment être utile à la Tunisie, Ahmed Safi Saïd serait bien inspiré de s&rsquo;occuper de ses livres, puisqu&rsquo;il se prend pour un grand écrivain, au lieu de parler d&rsquo;économie et de domaines qu&rsquo;il ignore complètement. </p>



<p><strong><em><a href="https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=5989237744479946&amp;id=1013774268693010" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Vidéo.</a></em></strong></p>



<h3 class="wp-block-heading"><em>Articles liés : </em></h3>



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