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	<title>Archives des Numidie - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Numidie - Kapitalis</title>
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		<title>Jugurtha, Rome, une histoire toujours à venir</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 09 Sep 2026 06:54:47 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>L’histoire de Jugurtha, l’Africain, le Numide, l’ami-ennemi de Rome , se répètera toujours, partout ailleurs.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/09/jugurtha-rome-une-histoire-toujours-a-venir/">Jugurtha, Rome, une histoire toujours à venir</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Connaissez-vous l’histoire de Jugurtha, l’Africain, le Numide, l’ami-ennemi de Rome cent ans avant Jésus-Christ ? Savez-vous quelque chose de Marius et de Sylla ? C’est une histoire passionnante, car elle pourrait, dans une certaine mesure, se reproduire aujourd’hui&#8230; au Chili, ou partout ailleurs, en ce XXI<sup>e</sup> siècle. Me permettez-vous de vous la raconter, très brièvement ?</em></strong> <em>(Photo : Sénat romain et, en médaillon, Jugurtha).</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Arturo Alejandro Muñoz</strong></p>



<span id="more-19602241"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/09/Arturo-Alejandro-Munoz.jpg" alt="" class="wp-image-19602280" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/09/Arturo-Alejandro-Munoz.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/09/Arturo-Alejandro-Munoz-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/09/Arturo-Alejandro-Munoz-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">La Numidie correspondait à ce qui est aujourd’hui l’Algérie et une partie du Maroc et de la Tunisie, en Afrique du Nord. Les cavaliers numides, admirés par les légions romaines, ravageaient violemment les peuples voisins d’Afrique du Nord. Jugurtha en était le chef suprême, une sorte de roi tout-puissant, habile et dépourvu de scrupules (ce qui n’a rien d’étonnant : sans cela, il n’aurait pu devenir roi).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Habile comme il l’était, ainsi que nous venons de le dire, il comprit combien il serait vain, pour ses cavaliers et son armée, d’affronter les légions romaines, presque invincibles, et le pouvoir du Sénat de cette république ; car à cette époque Rome était encore une république. Jugurtha accepta donc de signer un accord de paix et de coopération avec la puissante Rome, conscient qu’il devrait verser de lourds tributs pour préserver la paix, non seulement avec elle, mais aussi avec ses voisins d’Afrique du Nord, territoires placés sous la protection (c’est-à-dire la propriété) du Sénat.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La paix signée, Jugurtha continua cependant d’assiéger ses voisins et de ravager leurs territoires. Jour après jour, le roi numide s’enrichissait davantage, tandis que diminuait le versement des tributs convenus. Le Sénat finit par décider de le convoquer, en l’<em>«invitant»</em> à venir s’expliquer à Rome.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Assailli par des sénateurs habiles dans l’art de la joute politique, Jugurtha, à bout de patience face à tant de discussions byzantines, fit face au Sénat en désignant du doigt la plupart de ces sénateurs qu’il avait comblés, à plusieurs reprises, de présents en or et en bijoux.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Vous êtes ici, dans cet hémicycle, nobles citoyens romains, grâce aux présents en or et aux tributs personnels que je vous ai maintes fois offerts»</em>, phrase attribuée au Numide.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qu’il affirmait était vrai, mais ce fut aussi son arrêt de mort.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Jugurtha achète les nobles <em>«pater familias»</em></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La légende raconte (non l’Histoire, la <em>«légende»</em>) que le Sénat décida d’envoyer en Numidie quelques légions commandées par des généraux appartenant à la noblesse en tant que <em>«pater familias»</em>, avec l’ordre d’arrêter Jugurtha et de le ramener enchaîné à Rome pour qu’il y soit jugé devant la plèbe, selon la loi correspondante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Souhaitez-vous connaître la fin de cette histoire ? Eh bien, poursuivons&#8230;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les nobles qui commandaient ces premières légions n’eurent aucun succès. Bien au contraire, selon la légende, ils ne combattirent même pas, car Jugurtha les acheta à prix d’or&#8230; et ces nobles <em>«pater familias»</em> décidèrent de rester en Numidie, jouissant de la richesse et des largesses que leur accordait le grand Jugurtha.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Sénat changea alors de tactique. Plus de nobles, plus de <em>«pater familias»</em> à la tête des légions. Cette fois, ce seraient deux tribuns de la plèbe qui commanderaient les armées en route vers l’Afrique du Nord : Lucius Cornelius Sylla et Caius Marius.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sylla et Marius arrivèrent en Numidie et déclinèrent l’invitation de Jugurtha à venir s’entretenir dans son palais. Ils attaquèrent les Numides, les vainquirent, unirent aux leurs les anciennes légions déjà établies sur place (formant ainsi une armée considérable), et enchaînèrent Jugurtha pour le ramener à Rome afin qu’il y soit jugé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais, tout comme le ferait des années plus tard Jules César, Lucius Sylla et Caius Marius allaient s’affronter dans ce que l’Histoire a appelé <em>«la première guerre civile romaine»</em>. Pour abréger, Lucius Cornelius Sylla, appuyé par les <em>«optimates»</em> (les nobles), vainquit Caius Marius (appuyé par des secteurs de la plèbe) et transforma la vieille république en une dictature cruelle.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Jugurtha ramené, enchaîné, à Rome</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Et Jugurtha, qu’était-il devenu ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il fut exécuté en 104 avant J.-C., dans la prison Mamertine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Vous vous demanderez, aimable lecteur : <em>«Et qu’est-ce que tout cela a à voir avec la réalité chilienne actuelle ?»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Je pense aux <em>«Amarillos»</em><sup>(1)</sup>&nbsp;(Sylla ?), à l’UDI/RN <sup>(2)</sup>&nbsp;(le Sénat romain ?), à Caius Marius (le centre-gauche en échec ?), à Jugurtha (les <em>«patriotes»</em> et les <em>«républicains»</em>)&#8230; à la guerre civile romaine ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je ne sais pas&#8230; dites-moi ce que vous en pensez, ce que vous y voyez, ce que vous pressentez. Pour ma part, j’y perçois certaines similitudes, bien qu’il n’y ait ni troupes, ni légions, ni batailles rangées. Seulement la guerre politique dans sa plus pure essence. Je crois l’avoir déjà écrit, un jour, dans d’autres textes : <em>«tout ce qui se produit aujourd’hui en politique s’était déjà produit à Rome, non seulement sous l’Empire, mais aussi avant, sous la République et sous la Dictature»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est peut-être pour cela que l’étude et l’enseignement de l’Histoire constituent, pour la droite et l’establishment lèche-bottes, une matière pernicieuse qui attente contre le très catholique et apostolique statu quo patronal-néolibéral.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><em>Traduit de l&rsquo;espagnol</em>. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Professeur à l&rsquo;Université du Chili.</em> </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Notes&nbsp;:</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>1- Amarillos (Jaunes)&nbsp;: mouvement puis parti fondé en 2022 par Cristián Warnken pendant le référendum constitutionnel, rassemblant d’anciens dirigeants de centre-gauche et centre-droit ; dissous par le Servel en février 2026 faute d’avoir atteint le seuil électoral.<a href="https://faustotounsi.substack.com/p/jugurtha-rome-et-une-histoire-ancienne?utm_source=post-email-title&amp;publication_id=6570827&amp;post_id=214790186&amp;utm_campaign=email-post-title&amp;isFreemail=true&amp;r=i1elt&amp;triedRedirect=true&amp;utm_medium=email#_ftnref2"></a></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>2-&nbsp;UDI/RN&nbsp;: les deux grands partis de la droite traditionnelle chilienne, historiquement alliés dans «Chile Vamos», aujourd’hui soutiens du gouvernement Kast — avec la tension actuelle sur une éventuelle dissolution de cette coalition au profit d’un bloc unique.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Source</em></strong> : <a href="https://substack.com/redirect/b2504513-dfaa-4286-b792-2b03691fd7bc?j=eyJ1IjoiaTFlbHQifQ.Hq9qAIq7zpkEpiC_jKxZ1S8NBly1ZqUcW7etgzodmC4" target="_blank" rel="noopener">Diariopolitika</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie &#124; Du souverainisme à la question numide, ou l’opposition aveugle</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/26/tunisie-du-souverainisme-a-la-question-numide-ou-lopposition-aveugle/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 26 Aug 2026 06:48:37 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>L’Etat algérien est bien le successeur en droite ligne de l’État colonial français, et  c’est sciemment que la frontière algéro-tunisienne a été délimitée par la puissance coloniale et dans son intérêt. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/26/tunisie-du-souverainisme-a-la-question-numide-ou-lopposition-aveugle/">Tunisie | Du souverainisme à la question numide, ou l’opposition aveugle</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Les récents articles** publiés dans Kapitalis font table rase du passé d’une manière somme toute radicale. De surcroît, l’idéologie souverainiste à la base de sa réflexion&nbsp;est assez insolite dans un pays par nature tolérant dont les élites se vantent volontiers d’être cosmopolites.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dr Mounir Hanablia</strong> *</p>



<span id="more-19505180"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Je dis bien souverainiste, le nationalisme au Maghreb étant d&rsquo;essence arabo- musulmane, comme si dans le contexte le sentiment de tunisianité était exclusif, opposable à toute autre appartenance. C’est déjà faire insulte à la double nationalité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’auteur des articles ne laisse donc d’autre choix que de remonter le cours de l’Histoire afin de relativiser le bien-fondé de ses thèses.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On veut bien admettre l’existence d&rsquo;un souverainisme tunisien dont il serait le fondateur, sans la référence à la bataille de Legnano. Mais dans ce cas pourquoi le limiter à la borne 233 ou aux redevances gazières ? Il n’est venu à l’esprit de quiconque de réclamer la souveraineté sur la&nbsp;Sicile qui pendant deux siècles a fait partie de l’émirat aghlabide de Kairouan, Fatimide de Mahdia ou Ziride, ou bien sur&nbsp;le Mezzogiorno quand Bari était le chef-lieu d’un émirat.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais revenons&nbsp;à l’époque moderne et à l’indépendance de la Tunisie. Force est d’admettre dans la polémique engendrée par ses opinions que l’impulsion décisive en faveur de l’indépendance au Maghreb est bien constituée par le débarquement américain au Maroc qui aboutira à la défaite des Nazis en Tunisie en juin 1943, ainsi que la volonté clairement exprimée par le président Roosevelt et ses représentants, ou bien perçue comme telle par les leaders nationalistes, de liquider l’empire français. La suite est donc dans l’ordre normal des choses même si l’affrontement Est-Ouest la retarde inévitablement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Vietnam en 1954, le Maroc et la Tunisie en 1956, obtiennent l’indépendance. Seule l’Algérie du fait de son statut de territoire français pose problème, l’armée de Challe et de Salan qui émerge de l’humiliation de Dien Bien Phu avec une terrible soif de revanche refuse de l’abandonner et envisage la constitution d’une Algérie européenne sécessionniste, un Israël&nbsp;français.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’Algérie est bien une création de la France</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant en 1962, elle accède à l’indépendance dans le cadre des accords d’Evian et le Sahara lui est attribué. Ainsi ce pays, contrairement à ses voisins, ne disposait d’aucun Etat unitaire en 1830. C’est bien une création de la France dont la colonne vertébrale est constituée non&nbsp;par la bourgeoisie citadine comme en Tunisie, ni par le Palais comme au Maroc, mais par les ultimes détenteurs de la force seule à même de maintenir la cohésion de cet immense espace, les prétoriens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">A ce titre l’État algérien est bien le successeur en droite ligne de l’État colonial français forgé par les troupes de Bugeaud et du Duc d’Aumale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré un vernis de socialisme, la coopération entre la métropole et l’ex- colonie, pas plus qu’avec les Américains, ne se démentira jamais, en particulier au Sahara dans le domaine des essais nucléaires ainsi que les exploitations du gaz et des hydrocarbures.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Contrairement à ce que d’aucuns affirment actuellement, c’est sciemment que la frontière algéro-tunisienne a été délimitée par la puissance coloniale et dans son intérêt. Et le Président Bourguiba l’a bien compris. Il n’était en effet pas question d’assurer au pays contrôlant Bizerte et le détroit de Sicile la part d’hydrocarbures et de gaz qui lui eût assuré la puissance.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="zLhSSxXjna"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/18/tunisie-algerie-le-grand-reniement-de-lete-1962/">Tunisie &#8211; Algérie | Le grand reniement de l’été 1962</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie – Algérie | Le grand reniement de l’été 1962 » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/18/tunisie-algerie-le-grand-reniement-de-lete-1962/embed/#?secret=1nwl4tM9AY#?secret=zLhSSxXjna" data-secret="zLhSSxXjna" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Bourguiba et la question des frontières</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Bourguiba toujours visionnaire admettra également en réglant la question de la frontière ne pas vouloir chez lui d’un problème numide, c’est-à-dire d’un irrédentisme des habitants des montagnes de l’Ouest qui acceptent mal le diktat de populations côtières se prévalant&nbsp;de l’unité nationale et qui brandissent le drapeau du pays voisin dans des manifestations de protestation contre une politique de développement inégalitaire. C’est d’ailleurs du bassin minier à l’Ouest que naîtra l’incendie qui jettera à bas le régime de Ben Ali.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant l’Algérie elle-même en butte à un irrédentisme kabyle soutenu par Israël peut difficilement tabler sur la partition de la Tunisie ; il lui en coûterait la sécession de toute sa partie orientale pour former une nouvelle Numidie forcément hostile.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Néanmoins des arguments souverainistes totalement étrangers à la nature de notre pays prennent pour cible le voisin de l’Ouest, jugé hégémoniste.&nbsp;L’Etat, le nôtre, est accusé de complaisance coupable dans ses rapports avec lui, notamment sur la question du gaz. L’Histoire est là pour rappeler que Carthage fut une colonie étrangère, que Massinissa le Roi des Numides a bien contribué à sa destruction, que l’Afrique du Nord a été dans son ensemble une province romaine, arabe, française, que l’armée française est arrivée en Tunisie en 1881 en provenance d’Algérie pour imposer le protectorat, et que les enfants de Hussein Ben Ali Turki n’ont dû qu’au Dey d’Alger d’être rétablis sur le trône de leur père.</p>



<p class="wp-block-paragraph">A l’inverse, c’est bien sûr à nos frontières que l’ALN algérienne s’est constituée en vue de prendre le pouvoir, avec le total assentiment de la puissance coloniale sur le départ.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui et de nouveau on tient rigueur à Bourguiba de l’avoir accepté pour fustiger l’ingratitude. Mais que vaut la gratitude en politique ? C’est tout juste si on ne précise pas qu’on eût dû aider le colonel Tahar Zbiri en fuite chez nous à prendre le pouvoir à Alger, ou bien que de là-bas Ahmed Ben Salah ou Nabil Karoui, pour ne pas dire Mohamed Mzali, eussent dû trouver l’aide fraternelle nécessaire à la chute de la tyrannie. Qu’à cela ne tienne ; c’est désormais dans le Hirak, pour ne pas dire le MAK, que nous devons selon nos souverainistes&nbsp;placer nos espoirs d’entretenir des relations apaisées et équilibrées. Mais les acteurs politiques peuvent se suivre sans se ressembler, les réalités géostratégiques elles sont immuables,&nbsp;ainsi que le prouve du Chah aux mollahs la volonté iranienne de maîtriser le nucléaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Peut-on remettre en question l’intégrité territoriale de son pays ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Avant donc de parler de jugulaire, de goulot de bouteille, ou d’étranglement, ou de terrorisme importé avec un parti Ennahdha au pouvoir, il convient de savoir s’il est dans l’intérêt de la Tunisie d’avoir à ses portes un nouvel Etat numide soutenu de l’étranger doté d’une idéologie expansionniste et revancharde qui rogne sur son territoire et pour qui Carthage ne soit qu’un ramassis d’envahisseurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si donc le pouvoir tunisien est déstabilisé par les grèves, les pannes, les pénuries, ou selon certains, l’incompétence, et que l’opposition&nbsp;pour parvenir à ses fins&nbsp;est capable de placer son destin entre les mains de ceux qui remettent en question l’intégrité territoriale de son propre pays, faut-il s’étonner que nos voisins envisagent des projets alternatifs&nbsp;exclusifs&nbsp;à l&rsquo;écoulement du gaz ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le contexte conflictuel que nous connaissons qui frappe la mer Rouge et le Golfe Persique, arguer des difficultés techniques de l’entreprise pour en faire un simple outil de propagande ne tient compte ni de la volonté européenne de garantir son approvisionnement énergétique, ni de le sécuriser, ni de l’évolution constante des moyens techniques disponibles vers plus&nbsp;d’efficacité. C’est dire combien minutieusement&nbsp;l’opposition doit choisir le panier où placer ses œufs.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Médecin de libre pratique.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>** L’auteur fait allusion aux articles de l’ambassadeur Elyes Kasri sur le Transmed et la nécessité pour la Tunisie de mieux défendre ses intérêts dans le passage par ses territoires de ce gazoduc transportant le gaz algérien vers l’Italie.    </em></p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="9OJvnPlBRC"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/22/la-tunisie-goulot-energetique-de-leurope-et-jugulaire-de-lalgerie/">La Tunisie, goulot énergétique de l’Europe et jugulaire de l’Algérie</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Tunisie, goulot énergétique de l’Europe et jugulaire de l’Algérie » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/22/la-tunisie-goulot-energetique-de-leurope-et-jugulaire-de-lalgerie/embed/#?secret=xolNvmbvGp#?secret=9OJvnPlBRC" data-secret="9OJvnPlBRC" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Ibn Khaldoun est tunisien et ne saurait être partagé</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/10/ibn-khaldoun-est-tunisien-et-ne-saurait-etre-partage/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 10 May 2026 13:02:43 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Ibn Khaldoun (1332-1406) est tunisien et il le  restera pour toujours même s'il lui est arrivé de voyager ici ou là, du Maroc à la Syrie actuels.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/10/ibn-khaldoun-est-tunisien-et-ne-saurait-etre-partage/">Ibn Khaldoun est tunisien et ne saurait être partagé</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Ibn Khaldoun (1332-1406) n’a jamais évoqué l’Algérie comme entité politique au sens moderne du terme dans ses écrits. Il a plutôt parlé de l’Ifriqiya, région géographique et souveraine dont Tunis, sous la dynastie hafside, était la capitale et le cœur battant. Et il était convaincu que la stabilité de toute la région dépendait de celle de l’Ifriqiya… (Image&nbsp;: Statue d’Ibn Khaldoun au centre de Tunis).</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Sami Jallouli *</strong></p>



<span id="more-18755212"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Sami-Jallouli-Portrait.jpg" alt="" class="wp-image-18207777" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Sami-Jallouli-Portrait.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Sami-Jallouli-Portrait-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Sami-Jallouli-Portrait-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">L’implication d’une station de radio privée tunisienne dans la diffusion d’une distorsion flagrante de l’histoire et de l’identité tunisiennes, et dans l’attribution par l’un de ses intervenants d’Ibn Khaldoun à un pays autre que le leur, est extrêmement dangereuse…</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ibn Khaldoun était un savant tunisien. Né, élevé et instruit en Tunisie, il a évolué au sein de son contexte géographique, culturel, social et politique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">A propos d&rsquo;un vol culturel et historique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’affirmation selon laquelle l’Algérie aurait exercé une influence fondamentale sur ses écrits et, notamment, sa <em>‘‘Muqaddimah’’</em> relève non seulement d’une erreur historique, mais constitue une projection délibérée visant à attribuer le patrimoine intellectuel d’une nation à une autre. On pourrait le faire parfois par simple courtoisie, mais cela ne saurait devenir un fait d’histoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La spécialisation professionnelle de l’intervenant, qu’il soit vétérinaire ou historien, m’importe peu. Ce qui compte pour moi, c’est la rigueur intellectuelle et la neutralité éthique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les faits historiques ne sauraient être soumis aux caprices personnels. Le royaume de Numidie relevait historiquement de la sphère d’influence, tant territoriale que souveraine, de l’empire carthaginois. Saint Augustin, bien que né à Souk Ahras, a passé ses années de formation intellectuelle à Carthage, sachant que ces régions sont restées sous influence tunisienne pendant des siècles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ironie de l’Histoire, les Tunisiens, fondateurs du Caire et d’Al-Azhar, et qui ont posé les fondements de l’université Al-Qarawiyyin de Fès, n’ont pas organisé des séminaires pompeux pour tirer profit de ces réalisations pour pour s’approprier l’histoire d’autrui.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’histoire instrumentalisée à des fins de propagande</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Nul ne s’oppose à l’ouverture culturelle, mais la raison nous dicte de rejeter la falsification de l’histoire et sa transformation en outil de propagande pour se forger une légitimité illusoire au détriment de l’identité d’autrui. L’histoire est une science qui s’appuie sur les documents, non sur de simples récits fabriqués.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie est fortement présente même à travers les symboles partagés. La grande combattante pour la liberté algérienne, Jamila Bouhired, dont j’ai eu l’honneur de parler lors d’un événement organisé par la Faculté de droit de Sousse, alors que j’étais étudiant, n’était pas considérée comme tunisienne, bien qu’elle fût de mère tunisienne originaire de Sfax. L’État tunisien l’a décorée de l’Ordre de la République en reconnaissance de son engagement. Nombre de figures de la révolution algérienne ont été accueillies par la Tunisie ou y sont nées, pourtant personne ne les a revendiqués comme tunisiens ni ne les a rattachés à la Tunisie. Nous mentionnons ces faits uniquement pour réfuter les fausses allégations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si l’on suivait cette logique, on dirait que les orientalistes qui ont écrit sur la Tunisie étaient tunisiens, on attribuerait le peintre suisse Paul Klee à la Tunisie parce qu’il y aurait découvert la lumière et les couleurs, selon ses dires, et on prétendrait que Farid Al-Atrash était tunisien parce qu’il avait chanté la Tunisie dans son fameux tube <em>«Bissat Errih»</em>&nbsp;!</p>



<p class="wp-block-paragraph">De même, personne n’a osé qualifier de suisse le romancier libyen Ibrahim Al-Koni, qui a écrit ses chefs-d’œuvre dans la tranquillité de la Suisse et y a remporté de nombreux prix, car la résidence est certes un lieu d’inspiration, mais elle ne confère pas l’identité…</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’histoire est un ensemble de faits prouvés</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’appartenance, l’origine et le cœur sont une chose, et le simple fait de voyager en est une autre… L’histoire n’est pas un désir, mais un ensemble de faits prouvés et consignés…<br>Il convient de noter que la présence de personnalités officielles ou militaires, même retraitées, à des programmes médiatiques doit s’accompagner d’une grande précision et d’une prudence verbale exemplaire, afin d’éviter toute instrumentalisation politique de bonnes intentions…</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Algérie est un beau pays, et je ne crois pas qu’elle ait besoin de construire son histoire aux dépens de ses voisins. Elle possède déjà suffisamment d’atouts pour bâtir une histoire et une identité locales fortes…</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Conseiller juridique et blogueur.</em></p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="GvRW3ZgBbP"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/08/la-muqaddima-dibn-khaldoun-sur-le-registre-de-la-memoire-du-monde-de-lunesco/">La ‘‘Muqaddima’’ d’Ibn Khaldoun sur le registre de la Mémoire du Monde de l’Unesco</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La ‘‘Muqaddima’’ d’Ibn Khaldoun sur le registre de la Mémoire du Monde de l’Unesco » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/08/la-muqaddima-dibn-khaldoun-sur-le-registre-de-la-memoire-du-monde-de-lunesco/embed/#?secret=FN0YBYJhHU#?secret=GvRW3ZgBbP" data-secret="GvRW3ZgBbP" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Le poème du dimanche &#124; ‘‘Jugurtha’’ de Rimbaud</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/01/le-poeme-du-dimanche-jugurtha-de-rimbaud/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 01 Mar 2026 06:28:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[colonisation française]]></category>
		<category><![CDATA[Emir Abdelkader]]></category>
		<category><![CDATA[Jughurtha]]></category>
		<category><![CDATA[Numidie]]></category>
		<category><![CDATA[Rimbaud]]></category>
		<category><![CDATA[Victor Hugo]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Arthur Rimbaud célèbre dans ce poème écrit à 15 ans le chef numide, Jugurtha, héros de la lutte contre Rome.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/01/le-poeme-du-dimanche-jugurtha-de-rimbaud/">Le poème du dimanche | ‘‘Jugurtha’’ de Rimbaud</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Quand il écrit ce poème en 1869, Arthur Rimbaud (1854-1891) n’a pas quinze ans&nbsp;! Le jeune prodige participe à un Concours académique, en latin. Et bien sûr, il le gagne. Son poème, en 75 vers, célèbre le Numide, Jugurtha (160 av J.-C.&nbsp;– 104 av J.-C.) héros de la lutte contre Rome.</em></strong></p>



<span id="more-18420987"></span>



<p class="wp-block-paragraph">En réalité, le jeune poète rend hommage au <em>«second»</em> Jugurtha, l’Emir Abdelkader (1808-1883), héros de la résistance algérienne à la colonisation française de 1830 et qui a duré jusqu’à 1847, date de sa reddition.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La colonisation, présente, dans la littérature, curieusement, n’était pas condamnée, même pas par Victor Hugo ! Etonnant donc ce <em>‘‘Jugurtha’’</em>, mais qui prédit l’engagement et la révolte de Rimbaud, qui rejoindra La Commune de Paris à 16 ans, en 1870. Autre événement historique qu’il célèbrera dans de nombreux poèmes.    </p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Tahar Bekri</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Il naît dans les montagnes de l’Arabie un enfant, qui est grand ;<br>et la brise légère a dit : « Celui-là est le petit-fils de Jugurtha !&#8230; »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Il y avait peu de temps que s’était élevé dans les airs<br>celui qui bientôt pour la nation et la patrie arabe devait être<br>le grand Jugurtha, quand son ombre apparut à ses parents<br>émerveillés, au-dessus d’un enfant, &#8211; l’ombre du grand Jugurtha ! &#8211;<br>et raconta sa vie et proféra cet oracle :<br>«O ma patrie ! ô ma terre défendue par mes peines !&#8230;»<br>Et sa voix, interrompue par le zéphyr, se tut un moment&#8230;<br>« Rome, auparavant impure tanière de nombreux bandits,<br>avait rompu ses murs étroits, et, répandue tout à l’entour,<br>s’était annexé, la scélérate ! les contrées voisines.<br>Puis elle avait embrassé dans ses bras rob0ustes l’univers,<br>et l’avait fait sien. Beaucoup de nations refusèrent<br>de briser le joug fatal : celles qui prirent les armes<br>répandaient leur sang à l’envi, sans succès,<br>pour la liberté de la patrie : Rome, plus grande que l’obstacle,<br>brisait les peuples, quand elle ne faisait pas alliance avec les cités.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Il naît dans les montagnes de l’Arabie un enfant, qui est grand ;<br>et la brise légère a dit : «Celui-là est le petit-fils de Jugurtha !&#8230; »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Moi-même, longtemps, j’avais cru que ce peuple possédait une âme<br>noble ; mais quand, devenu homme, il me fut permis<br>de voir cette nation de plus près, une large blessure se révéla<br>à sa vaste poitrine !&#8230; &#8211; Un poison funeste s’était insinué<br>dans ses membres : la fatale soif de l’or !&#8230; Tout entière sous les armes,<br>en apparence !&#8230; &#8211; Cette ville prostituée régnait sur toute la terre :<br>c’est moi qui ai décidé de me mesurer avec cette reine, Rome !<br>J’ai regardé avec mépris le peuple à qui obéit l’univers !&#8230; »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Il naît dans les montagnes de l’Arabie un enfant, qui est grand ;<br>et la brise légère a dit : «Celui-là est le petit-fils de Jugurtha !&#8230;»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Car lorsque Rome eut entrepris de s’immiscer<br>dans les conseils de Jugurtha pour tenter de s’emparer peu à peu par ruse<br>de ma patrie, conscient, j’aperçus<br>les chaînes menaçantes, et je résolus de résister à Rome :<br>je connus les profondes douleurs d’un cœur angoissé !<br>Ô peuple sublime ! mes guerriers ! ma sainte populace !<br>Cette terre, la reine superbe et l’honneur de l’univers,<br>cette terre s’effondra, &#8211; s’effondra, soûlée par mes présents.<br>Oh ! comme nous avons ri, nous, Numides, de cette ville de Rome !<br>Ce barbare de Jugurtha volait dans toutes les bouches :<br>Il n’y avait personne qui pût s’opposer aux Numides !&#8230;»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Il naît dans les montagnes de l’Arabie un enfant, qui est grand ;<br>et la brise légère a dit : «Celui-là est le petit-fils de Jugurtha !&#8230;»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«C’est moi qui, convoqué, ai eu la hardiesse de pénétrer en territoire<br>romain et jusque dans leur ville, Numides ! A son front superbe<br>j’ai appliqué un soufflet, j’ai méprisé ses troupes mercenaires.<br>&#8211; Ce peuple enfin s’est levé pour prendre ses armes, longtemps en oubli.<br>Je n’ai pas déposé le glaive. Je n’avais nul espoir<br>de triompher ; mais du moins j’ai pu rivaliser avec Rome !<br>J’ai opposé des rivières, j’ai opposé des rochers aux bataillons<br>romains : tantôt ils luttent dans les sables de Libye,<br>tantôt ils emportent des redoutes perchées au sommet d’une colline.<br>Souvent ils teignirent de leur sang versé les campagnes de mon pays ;<br>et ils restent confondus devant la ténacité inaccoutumée de cet ennemi&#8230; »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Il naît dans les montagnes de l’Arabie un enfant, qui est grand ;<br>et la brise légère a dit : «Celui-là est le petit-fils de Jugurtha !&#8230; »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Peut-être aurais-je fini par vaincre les cohortes ennemies&#8230;<br>Mais la perfidie de Bocchus&#8230; À quoi bon en rappeler davantage ?<br>Content, j’ai quitté ma patrie et les honneurs royaux,<br>content d’avoir appliqué à Rome le soufflet du rebelle.<br>&#8211; Mais voici un nouveau vainqueur du chef des Arabes,<br>la France !&#8230; Toi, mon fils, si tu fléchis les destins rigoureux,<br>tu seras le vengeur de la Patrie ! Peuplades soumises, aux armes !<br>Qu’en vos cœurs domptés revive l’antique courage !<br>Brandissez de nouveau vos épées ! Et, vous souvenant de Jugurtha,<br>repoussez les vainqueurs ! versez votre sang pour la patrie !<br>Oh ! que les lions arabes se lèvent pour la guerre,<br>et déchirent de leurs dents vengeresses les bataillons ennemis !<br>Et toi, grandis, enfant ! Que la Fortune favorise tes efforts !<br>Et que le Français ne déshonore plus les rivages arabes !&#8230;»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Et l’enfant en riant jouait avec son épée recourbée&#8230;</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>II</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Napoléon !&#8230; Oh ! Napoléon !&#8230; Ce nouveau Jugurtha<br>Est vaincu !&#8230; Il croupit, enchaîné, dans une indigne prison !<br>Voici que Jugurtha se dresse à nouveau dans l’ombre devant le guerrier<br>et d’une bouche apaisée lui murmure ces mots :<br>«Rends-toi, mon fils, au Dieu nouveau ! Abandonne tes griefs !<br>Voici surgir un meilleur âge&#8230; La France va briser<br>tes chaînes&#8230; Et tu verras l’Algérie, sous la domination française,<br>prospère !&#8230; Tu accepteras le traité d’une nation généreuse,<br>grand aussitôt par un vaste pays, prêtre<br>de la Justice et de la Foi jurée&#8230; Aime ton aïeul Jugurtha<br>de tout ton cœur&#8230; Et souviens-toi toujours de son sort !</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>III</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Car c’est le Génie des rivages arabes qui t’apparaît !»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Rimbaud Jean-Nicolas-Arthur, externe au collège de Charleville. Professeur : M. Duprez.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Traduit du latin par<strong> Jules Mouquet</strong>, Rimbaud, ‘‘Œuvres complètes’’, Classiques Modernes, 1999.</em></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Carthage, la «Tunisienne» ! (1-2)</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/05/carthage-la-tunisienne-1-2/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 05 Jul 2025 11:55:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[Carthage]]></category>
		<category><![CDATA[Jugurtha]]></category>
		<category><![CDATA[Kef]]></category>
		<category><![CDATA[Numidie]]></category>
		<category><![CDATA[Ridha Ben Slama]]></category>
		<category><![CDATA[Rome]]></category>
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					<description><![CDATA[<p> L’État tunisien actuel est sans conteste le prolongement historique et culturel de l’État carthaginois antique qui s'étend une bonne partie de l'Afrique du nord. </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Un énorme manque d’intérêt pour l’histoire de notre pays, de la part d’une grande frange de nos concitoyens, est constaté par de nombreux observateurs. Une «distraction» qui serait due peut-être aux difficultés immenses que les Tunisiens endurent pendant des années. Cette apathie teintée de lassitude incite des parties étrangères à se permettre de retoucher des faits historiques et de s’arroger des figures emblématiques de notre patrimoine, dans l’indifférence générale. Ce sujet peut paraitre assez anodin à la base, mais il joue un rôle crucial dans la formation et la cohésion de la conscience nationale tunisienne, qui n’est certes pas figée, elle est à la fois ancrée à un héritage et représente un processus dynamique en constante évolution.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ridha Ben Slama</strong> *</p>



<span id="more-16957596"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/Ridha-Ben-Slama-2.jpg" alt="" class="wp-image-16957652" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/Ridha-Ben-Slama-2.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/Ridha-Ben-Slama-2-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/Ridha-Ben-Slama-2-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Chaque nation se définit tant par ses caractéristiques identitaires que par les territoires qui sont les siens. Il arrive que la toponymie doublée ou redondante, qui est un phénomène ordinaire lié à l&rsquo;Histoire, survient et bouleverse la pertinence de ces déterminants. On pourrait évoquer à ce titre la problématique concernant l’emplacement de Cirta, pour le situer à l’actuelle El Kef ou bien à Constantine.&nbsp;Plusieurs chercheurs soutiennent que les descriptions de Cirta dans les textes anciens correspondent incontestablement à la topographie du Kef, au nord-ouest de la Tunisie actuelle.&nbsp;D’autres, guidés par une approche plutôt <em>«sélective»</em>, considèrent que Cirta était située sur l’emplacement de l’actuelle ville de Constantine, au nord-est de l’Algérie actuelle. D’autres encore pensent que le site de Sicca, nom antique du Kef, pourrait être le même que celui de Cirta…</p>



<h2 class="wp-block-heading">Fausses controverses toponymiques et géographiques</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Somme toute, la plupart des historiens situent Cirta sur le site de l’actuelle ville du Kef, qui s’appellera d’ailleurs plus tard Sicca Veneria et <em>Colonia Iulia Veneria Cirta Nova</em>. <strong><em></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce débat autour de la localisation géographique de Sica (Sicca Veneria) et Cirta persiste encore. En d’autres termes, la controverse perdure pour préciser si elles sont deux villes distinctes ou si elles désignent la même cité à différentes époques ou sous différents noms dans l’Antiquité, ainsi que sur l’histoire de ces deux villes au temps de Carthage et de Rome.&nbsp;Les interactions entre Cirta et Sicca sont étudiées, ainsi que leur rôle dans un contexte plus large et sur l’histoire des deux.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">A. Berthier, J. Juillet et R. Charlier estimaient que ce qui est appelé <em>«la Numidie de Jugurtha»</em>, reposait sur l’identification, par ces auteurs, du fleuve Mulucha à l’oued Mellègue, principal affluent de la Medjerda, et de Cirta à la ville que les Romains appellent Cirta nova Sicca (Le Kef). Dans une étude collective sur <em>‘‘Le Bellum Iugurthinum et le problème de Cirta’’</em>, parue en 1950, A. Berthier revient à la charge et procède à une démonstration, faisant du Kef la Cirta de Salluste et non pas Constantine. Cette thèse a été approfondie dans son livre, paru en 1981, intitulé <em>‘‘La Numidie, Rome et le Maghreb’’</em> <sup>(1)</sup>, qui se traduit essentiellement par une localisation du domaine du royaume massyle vers l’Est. Elle apporte de nouveaux éléments sur les controverses toponymiques de la géographie décrite par Salluste, relative à son époque.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est préconisé de considérer que l’archéologie fonde ses déductions sur un terrain variable et les données qu’on a aujourd’hui peuvent être demain contestée, surtout lorsque les sources historiques anciennes sont écrites majoritairement par des étrangers qui constituent par conséquent des témoins indirects.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour <em>«agrémenter»</em> encore les différentes démonstrations, le nom de <em>«Sarim Batim»</em> avait été évoqué aussi comme ancien nom de Constantine. C’est une hypothèse formulée et défendue par Ph. Berger lors du onzième congrès des Orientalistes tenu à Paris en 1897. Il s’était demandé si<em> «l’expression Sarim Batim, que l’on trouve sur quelques inscriptions néo-puniques de Constantine, n’est pas un nom de lieu désignant Cirta»</em>, et aussi par André Berthier qui proposait la dénomination de Sarim Batim pour désigner Constantine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La recherche dans les sources lexicales des langues anciennes affirme que <em>Sarrim</em>, signifie en akkadien <em>«roi, prince, seigneur, maitre»</em> et <em>Batim</em>, signifie <em>«maison»</em><sup>(2)</sup>. Il a été établi que la langue punique adopte un système consonantique, c’est-à-dire, qu’elle se base sur la transcription des <em>«consonnes»</em>. D’où la difficulté d’avoir une seule et unique prononciation. Ainsi, il y a lieu de ne considérer que la racine des deux vocables à savoir SRM et BTM renvoient à <em>«maison royale, maison du prince, ville royale…»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il convient de souligner que les centaines de fragments trouvés à Constantine portent des inscriptions avec la décoration habituelle de stèles trouvées à Carthage. D’après M. Berthier, parmi les objets l’image de Tanit se rencontre très fréquemment.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des atteintes au récit historique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette controverse, connue sous le nom de<em> «problème de Cirta»</em>, fait l’objet de publications et de discussions continues, interminables.&nbsp;S’il ne s’agissait que d’une recherche académique sur la localisation de deux cités et sur leur dénomination, personne ne trouverait rien à en redire. Mais, cette démarche académique à l’origine a eu pour conséquence indirecte une posture équivoque de certains milieux, dont le dessein est de s’attribuer des figures historiques, de s’approprier ou d’utiliser leur image ou leur héritage indument, ce qui implique des atteintes à la conscience nationale et à la construction du récit historique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, on observe depuis quelques temps que les explorations fondées en vue d’établir la véracité historique a ouvert le champ à des tentatives de déformation et de falsifications des faits historiques, d’une manière inqualifiable, qui témoignent d’une vision fantasmée de l’Histoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces assertions anachroniques qui circulent dans certains médias et réseaux sociaux trahissent une volonté de présenter un récit construit, sélectif et qui sert les visées de ceux qui les promeuvent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’idéologie, dans son orientation péjorative, se glisse pour déformer l’histoire en présentant une version biaisée du passé, souvent pour servir des agendas politiques et des arrière-pensées suprématistes. Cette déviation peut prendre la forme d’omissions, de distorsions, de simplifications excessives ou de reconstructions idéologiques du passé. Il faut bien le préciser, il s’agit tout simplement d’une forme de spoliation, à l’instar du transfert illicite d’objets d’art et de biens historiques. Cette action est récupérée par des milieux allogènes qui l’instrumentalisent, elle peut avoir des conséquences graves pour l’affirmation de notre conscience nationale et la mémoire de notre pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est donc essentiel de <em>«remettre les pendules à l’heure»</em> comme on dit, de clarifier et de mettre fin à toute ambigüité à ce sujet, en se référant à la rigueur scientifique autant que faire se peut.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Au commencement était Carthage… &nbsp;&nbsp;</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il convient tout d’abord de rappeler ce que représentait Carthage sur le continent et pour toute la Méditerranée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dès l’antiquité, Aristote (384-322 av. J.-C) inclut l’exemple de Carthage parmi ceux des meilleures constitutions dans son livre II et au livre V de sa <em>Politique</em> (335 av. J.-C. environ). Le mérite de cette constitution aurait été, d’après Socrate, celui de l’équilibre entre les pouvoirs. D’autres auteurs anciens font également allusion à son organisation<sup>(3)</sup>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’État carthaginois était une puissance maritime, il étendit sa prééminence en établissant des comptoirs et en exerçant un contrôle commercial le long des côtes, maintenant une influence politique souvent indirecte dans l&rsquo;intérieur des terres, notamment en s&rsquo;appuyant sur ses relations avec les chefs tribaux. Vers 510Av. J-C, Rome reconnaissait par traité le monopole commercial de Carthage dans la Méditerranée occidentale. Le caractère maritime et commercial de la puissance carthaginoise n’a pas pour autant atténué son assise terrienne. La ville continentale prise par les troupes carthaginoises (Général Hannon, III<sup>e</sup> siècle av. J.-C.) est l’ancienne <em>Theveste</em> (Tebessa) qui appartenait aux Gétules.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À Carthage, différentes populations ont non seulement cohabité, mais un véritable brassage humain s’était effectué : carthaginois évidemment, tribus autochtones (massyle, gétule, musulame…), grecs, italiens et ibères, ce qui a contribué au rayonnement de la civilisation punique. Elle est renommée notamment par son navigateur-explorateur Hannon, par son agronome Magon et par ses grands militaires et stratèges de génie Hamilcar Barca et son fils Hannibal. Elle est connue par l’écrivain Apulée, fondateur de la littérature latine africaine, par Saint-Cyprien et par Saint-Augustin qui y fit sa formation et de fréquents séjours.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Grâce à sa résonance historique et littéraire, la civilisation de Carthage a toujours nourri l’imaginaire universel. En substance, <strong>l’État tunisien est sans conteste le prolongement historique et culturel de l’État carthaginois, alors que d’autres entités étatiques régionales n’ont vu le jour que très récemment</strong>.</p>



<p class="has-text-align-left wp-block-paragraph">* <em>Écrivain.</em></p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>A suivre&#8230; </strong> </p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Notes&nbsp;:</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>1- Préface d’André Wartelle; Paris: Picard, 1981; in-8°, 224 pages, 12 figures, 8 cartes.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>2- Hein Bernd et All. Les langues africaines. Ed. Karthala. 2004. en p.110.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>3- Diodore de Sicile, Trogue Pompée/Justin, dont la source est encore une fois Timée, Polybe, Appien, et Tite-Live surtout.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Article lié: </em></strong></p>



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