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	<title>Archives des Oleg Nesterenko - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Oleg Nesterenko - Kapitalis</title>
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		<title>Le Groenland et l’hypocrisie des puissances occidentales</title>
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		<pubDate>Mon, 19 Jan 2026 09:16:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Donald Trump doit-il réfléchir par deux fois avant de se heurter au redoutable déploiement militaire européen sur le territoire de la Groenland ?</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/19/le-groenland-et-lhypocrisie-des-puissances-occidentales/">Le Groenland et l’hypocrisie des puissances occidentales</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Pour contrer les intentions des États-Unis d’occuper le Groenland, la France a envoyé quinze personnes dans l’île danoise. L’Allemagne en a envoyé treize. Les Pays-Bas, le Royaume-Uni, la Finlande, l’Estonie et la Suède s’apprêtent également à envoyer leurs troupes, dont le nombre ne dépassera certainement pas celui des puissances déjà engagées. Ainsi, Donald Trump doit réfléchir avant de se heurter au redoutable déploiement militaire européen sur ce territoire convoité.</em></strong></p>



<p><strong>Oleg Nesterenko*</strong></p>



<span id="more-18258142"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/03/Oleg-Nesterenko.jpg" alt="" class="wp-image-12235765" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/03/Oleg-Nesterenko.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/03/Oleg-Nesterenko-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/03/Oleg-Nesterenko-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Dès son premier mandat, Donald Trump a manifesté son désir d’acquérir le Groenland, territoire danois depuis le XVI<sup>e</sup> siècle. Ces propos, initialement accueillis avec scepticisme, ont ressurgi lors de son retour au pouvoir en janvier 2025, ravivant l’intérêt américain pour cette colonie arctique danoise.</p>



<p>Les déclarations de la Maison Blanche concernant la convoitise du Groenland, initialement perçues comme une extravagante aberration, ont pris une toute nouvelle tournure avec l’enlèvement du président vénézuélien le 3 janvier. Ce passage de la fantaisie à l’action a révélé à la communauté internationale la détermination des États-Unis d’Amérique, sous la présidence Trump, à transgresser le droit international, au besoin, afin d’obtenir les bénéfices géo-économiques unilatéraux.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les prétextes fallacieux</h2>



<p>Les prétextes drapés dans des justifications sécuritaires antirusses et antichinoises, que brandit la présidence américaine pour justifier sa volonté de s’approprier l’île du Groenland, ne sont que des mensonges caractérisés que la Maison Blanche ne prend même pas la peine de camoufler davantage. L’époque où l’on exhibait à l’Onu une prétendue fiole d’anthrax, comme le fit le secrétaire d’État américain Colin Powell le 5 février 2003, pour maquiller l’invasion de l’Irak sous un vernis de légitimité, semble révolue. Cette mascarade avait alors servi de prétexte pour déclencher la destruction d’un pays et le massacre de son peuple.</p>



<p>L’anéantissement de l’Irak, ne nous y trompons pas, n’était pas un but en soi, mais la conséquence inéluctable d’une stratégie américaine. La véritable motivation résidait dans la nécessité de neutraliser l’initiative de Saddam Hussein contre le <em>«pétrodollar»</em>.</p>



<p>En octobre 2000, le président irakien avait osé déclarer son intention de ne plus vendre son pétrole contre des dollars américains, mais uniquement contre des euros. Une telle audace valait la signature de son propre arrêt de mort. En février 2003, Saddam Hussein mit sa <em>«menace»</em> à exécution en vendant plus de 3 milliards de barils de pétrole brut pour 26 milliards d’euros. Un mois plus tard, les États-Unis envahissaient et détruisaient l’Irak, infligeant au peuple irakien une tragédie marquée par l’anéantissement des infrastructures et un nombre effroyable de victimes civiles.</p>



<p>Forte de l’impunité judiciaire totale dont jouissent les crimes contre l’humanité commis par les gouvernements successifs des Etats-Unis, ils ne se donnent plus la peine de les couvrir par des narrations ne serait-ce qu’un peu crédibles aux yeux de la communauté internationale. Nul besoin, donc, de déployer des efforts de communication supplémentaires pour préparer l’annexion du Groenland, que ce soit de gré ou de force.</p>



<p>La véritable raison de la convoitise américaine pour cette zone polaire peu hospitalière réside incontestablement dans les gigantesques réserves de matières premières qu’elle recèle, tant dans son sous-sol que dans les profondeurs de l’océan Arctique, au sein de la zone économique exclusive (ZEE) danoise qui s’étend jusqu’à 200 milles marins des côtes du Groenland (370,42 km) et confère à son détenteur des droits souverains en matière de ressources économiques.</p>



<p>Si le Groenland venait à passer sous l’autorité américaine, le fait que l’extraction américaine de terres rares et d’uranium se fasse sans consulter les populations autochtones serait une considération secondaire, une simple formalité qui sera ignorée à Washington. En 2021, pourtant, ces populations avaient réussi à bloquer le début d’une telle exploitation (affaire d’Energy Transition Minerals), afin de préserver leurs moyens de subsistance traditionnels d’une pollution imminente.</p>



<p>Compte tenu des enjeux économiques pour les États-Unis, il est prévisible que l’opinion des populations autochtones sur ce sujet ne suscitera pas plus d’intérêt que l’avis des Européens concernant l’annexion de l’île. Cette indifférence stratégique s’inscrit dans une logique géopolitique et économique où les intérêts nationaux prévalent sur les considérations éthiques ou les droits des minorités. De plus, l’histoire des relations entre les États-Unis et les peuples autochtones est profondément marquée par une marginalisation systématique de ces derniers dans les processus décisionnels concernant leurs propres territoires et ressources.</p>



<p>«<em>Un conflit ou une tentative d’annexion du territoire d’un pays membre de l’Otan par un autre pays également membre de l’Otan serait la fin du monde tel que nous le connaissons»</em>, a déclaré le Premier ministre polonais Tusk. Une déclaration qui semble ignorer que la préservation du monde tel que nous le connaissons est la dernière des préoccupations du maître d’Outre-Atlantique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La présence américaine au Groenland</h2>



<p>Contrairement aux insinuations fallacieuses, la présence militaire américaine dans l’océan Arctique ne nécessite nullement l’annexion du Groenland ni sa transformation en territoire national des États-Unis. En réalité, les forces armées américaines sont stationnées en permanence sur cette île arctique depuis la Seconde Guerre mondiale, une présence officialisée dès 1951 par un accord bilatéral américano-danois (Accord du 27 avril 1951). Cet accord confère à Washington une latitude d’action militaire significative dans la région arctique.</p>



<p>À ce jour, la base aérienne de Pituffik (Thulé Air Base) demeure la seule installation militaire américaine active au Groenland.</p>



<p>Les déclarations occasionnelles de Donald Trump, telles que celles sur <em>Truth Social</em>, suggérant que «<em>l’Otan deviendrait plus redoutable et efficace si le Groenland était entre les mains des États-Unis. Tout ce qui est en-deçà&nbsp;de cela est inacceptable</em>», n’altèrent pas la nature juridique de l’accord existant.</p>



<p>Il ne fait aucun doute que, si les circonstances l’exigeaient, les États-Unis pourraient accroître très considérablement leur présence militaire sur l’île, même si cette dernière demeure sous la souveraineté danoise.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les hypocrisies de l’Union Européenne&nbsp;</h2>



<p>À ce jour, seuls six des vingt-sept États membres de l’Union Européenne (UE), abstraction faite du Danemark, ont formalisé leur position par une déclaration officielle condamnant l’initiative des États-Unis d’Amérique vis-à-vis du Groenland (déclaration conjointe du 6 janvier, émanant de l’Allemagne, du Royaume-Uni, de la France, de l’Italie, de la Pologne et de l’Espagne).</p>



<p>Cette déclaration, confinée à l’expression verbale, est dénuée d’un véritable engagement : les paroles qui n’ont aucune valeur, ne signifient rien et n’engagent les déclarants à rien.</p>



<p>À l’instar des prédateurs opportunistes, l’appareil politico-bureaucratique de l’UE et de ses États membres manifeste une propension à cibler exclusivement les Etats perçues, à tort ou à raison, comme structurellement plus faibles ou en situation de vulnérabilité conjoncturelle. Face aux forces dominantes, une politique de deux poids, deux mesures, d’une perversité indéniable, se révèle inéluctablement.</p>



<p>La devise de l’UE est bien celle formulée jadis par les Romains : «<em>Ce qui est permis à Jupiter n’est pas permis au bœuf».</em></p>



<p>La protection des démocraties, des droits de l’homme et de la liberté d&rsquo;expression n’est qu’une pure chimère, un artifice rhétorique destiné à manipuler l’électorat. La classe politique européenne, majoritairement constituée de vulgaires activistes carriéristes, est bien davantage préoccupée par la conservation du pouvoir et la dissimulation de ses crimes à l’encontre des nations entières, commis en continu à travers le monde.</p>



<p>L’UE redécouvre avec soudaineté l’existence du droit international, une prise de conscience motivée par la menace que représente Donald Trump pour ses propres intérêts. Les instances dirigeantes de l’UE et de nombreux États européens, qui critiquent la Maison Blanche pour ses velléités de démembrement du Danemark, en appellent désormais au respect du droit international.</p>



<p>Abstraction faite des causes profondes du conflit en Ukraine et des opinions divergentes, toute personne raisonnable dotée d’un minimum de capacités analytiques ne peut nier que la Fédération de Russie avait des raisons bien plus impérieuses de revendiquer la Crimée et le Donbass que les États-Unis d’Amérique d’annexer le Groenland, dont l’unique rapport de l’État américain avec ce dernier ne consiste que dans la modeste présence sur son sol d’une seule, parmi plus de 700, de leurs bases militaires dans le monde.</p>



<p>Dès lors, la question qui se pose est la suivante : quelle est la réaction des pays de l’UE et de leurs <em>«élites»</em> politiques face à ces deux revendications ?</p>



<p>La réponse est indéniable et bien étonnante pour un esprit non averti : une quasi-guerre totale contre la Russie, impliquant des investissements de centaines de milliards d’euros, des centaines de milliers de morts sur les champs de bataille et plus de 30 711 sanctions imposées à la Russie (au 1<sup>er</sup> janvier 2026).</p>



<p>En revanche, quelle est l’action de ces mêmes pays face à leur suzerain américain ? Quelques paroles impuissantes qui n’iront jamais plus loin.</p>



<p>De même, il est inutile de détailler l’hypocrisie profonde des <em>«élites»</em> européennes face au massacre à grande échelle des populations civiles à Gaza et à d’autres crimes de guerre et crimes contre l’humanité perpétrés à travers le monde, auxquels les <em>«défenseurs des droits de l’homme»</em> ont opposé le silence, s’ils n’en sont pas directement responsables.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le jardin fleuri et les jungles </h2>



<p>Le droit fondamental de la classe politique de l’Occident collectif vis-à-vis du reste du monde, depuis le Moyen Âge jusqu’à nos jours, est celui du plus fort. Elle ne sait avancer que par la force et ne comprend aucun autre langage que celui de la force. Cette monolangue de la force annihile toute tentative de dialogue subtil, d’échange constructif, réduisant la relation à un rapport de domination brute et simpliste.&nbsp;</p>



<p>Les abus et crimes extraterritoriaux à répétition, visant à accroître la richesse des <em>«élites»</em> (à ne pas confondre avec les peuples) du <em>«jardin fleuri»</em> aux dépens des intérêts des nations non occidentales, qualifiées de <em>«jungles»</em>&nbsp;<em>(«L&rsquo;Europe est un jardin. La plus grande partie du reste du monde est une jungle», Josep Borrell, Haut représentant de l&rsquo;UE pour les affaires étrangères, vice-président de la Commission Européenne)</em>, sont justifiés par des discours incessants sur les droits de l’homme, la démocratie et de nobles idéaux servant de prétexte à leurs ingérences et invasions, tout en réprimant avec véhémence ceux qui s’y opposent.</p>



<p>Simultanément, tout régime, aussi antidémocratique, dictatorial, voire sanguinaire soit-il, mais soumis aux intérêts des capitales occidentales, peut compter sur leur soutien indéfectible.</p>



<p>Cependant, les discours de ces fervents défenseurs du concept spirituel incarné par les cochons orwelliens de&nbsp;‘‘<em>La Ferme des animaux’’</em>&nbsp;: «<em>Tous les animaux sont égaux, mais certains sont plus égaux que d’autres</em>», ne trompent plus personne, ni en Afrique, ni en Amérique latine, ni en Asie.</p>



<p>Peu importe les déclarations européennes actuelles et futures :&nbsp; aucune action européenne égale ne serait-ce qu’à quelques pour cent de celles entreprises contre la Russie ne verra jamais le jour à l’égard des États-Unis d’Amérique.</p>



<p>Le 14 janvier, le président français Emmanuel Macron déclarait que la France «<em>ne sous-estimait pas</em>» les intentions des États-Unis concernant le Groenland et s’engageait à «<em>faire preuve d’une solidarité totale</em>» avec le Danemark.</p>



<p>En guise d&rsquo;illustration, rien ne révèle mieux le degré d’hypocrisie pathétique des<em> «élites»</em> européennes que le déploiement de troupes européens au Groenland pour préparer le terrain à une résistance contre une éventuelle invasion américaine. La Norvège a envoyé deux personnes. La France a envoyé quinze personnes. L’Allemagne en a envoyé treize. Les Pays-Bas, le Royaume-Uni, la Finlande, l’Estonie et la Suède s’apprêtent également à envoyer leurs troupes, dont le nombre ne dépassera certainement pas celui des puissances déjà engagées.</p>



<p>Ainsi, Donald Trump est incité à réfléchir davantage avant de se heurter au redoutable déploiement militaire européen sur ce territoire convoité.</p>



<p><em>* Président du <a href="http://www.c-cie.eu/">CCIE</a>.</em></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="QRJlUAtj0N"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/10/comment-trump-va-t-il-avaler-le-groenland/">Comment Trump va-t-il avaler le Groenland ?</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Comment Trump va-t-il avaler le Groenland ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/10/comment-trump-va-t-il-avaler-le-groenland/embed/#?secret=3gYZsq3mKC#?secret=QRJlUAtj0N" data-secret="QRJlUAtj0N" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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			</item>
		<item>
		<title>Le massacre de Moscou : la guerre des narratifs  </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/28/le-massacre-de-moscou-la-guerre-des-narratifs/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 28 Mar 2024 06:49:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L'enquête sur l'attentat de Moscou est loin d'avoir livré tous ses secrets. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/28/le-massacre-de-moscou-la-guerre-des-narratifs/">Le massacre de Moscou : la guerre des narratifs  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Tous ceux qui ont l’habitude de mettre les terroristes islamistes dans le même panier avec l’intégralité du monde musulman ont trouvé dans l’attentat terroriste dans la salle de concert et de spectacles Crocus City Hall de Moscou des éléments supplémentaires en faveur de leurs thèses. Mais l&rsquo;enquête sur l&rsquo;attentat n&rsquo;a pas encore livré tous ses secrets. </em></strong></p>



<p>Par <strong>Oleg Nesterenko</strong> *</p>



<span id="more-12235710"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/03/Oleg-Nesterenko.jpg" alt="" class="wp-image-12235765" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/03/Oleg-Nesterenko.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/03/Oleg-Nesterenko-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/03/Oleg-Nesterenko-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Plus personne au monde n’ignore l’événement qui a eu lieu à Moscou, le 22 mars 2024 : l’acte terroriste qui a emporté la vie de 140 victimes civils, dont trois enfants, et a fait 181 blessés, selon le dernier bilan du comité d’enquête russe.</p>



<p>Nul besoin de mentionner les détails de la barbarie qui a eu lieu, dont l’égorgement face à la caméra d’un blessé par balle déjà couché par terre, le tir à bout portant dans la tête d’une fillette et tant d’autres moments d’horreur pour comprendre que ce ne sont pas des êtres humains, mais des animaux sans âme que sont les exécutants, les organisateurs et les commanditaires de ce macabre évènement.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le narratif occidental</h2>



<p>La réaction immédiate américaine désignant l’organisation terroriste de l’Etat Islamique (EI) en tant que commanditaire, organisateur et exécutant unique du crime – et ceci sans la présentation de la moindre preuve sérieuse à l’appui – est un narratif de plus suivi en écho par l’ensemble des pays-satellites américains et introduit dans le but de manipuler l’opinion des masses.</p>



<p>Le narratif qui ne démontre aucune corrélation sérieuse avec l’ensemble d’éléments actuellement connus pour être considéré comme probant est une preuve directe qu’il ne s’agit que d’une déclaration politique dans le cadre de la guerre d’information globale menée par l’Occident collectif contre l’adversaire qui est la Russie.</p>



<p>Quelque 23 ans après les attentats du 11 septembre aux Etats-Unis – tout n’est pas encore clair sur l’évènement en question pour l’administration américaine; 2 ans après le sabotage des gazoducs Nord Stream – rien n’est clair pour l’administration américaine; 12 heures après l’attentat de Moscou – tout est clair et définitivement certain pour la Maison Blanche.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</p>



<p>La publication par le présumé EI d’une photo des exécutants des crimes sur fond du drapeau de l’organisation et d’une vidéo filmée par l’un des terroristes au moment du carnage (présumé, car initialement publiées en dehors des principales ressources internet de l’organisation) ne peut en aucun cas, judiciairement, faire exclure toute autre hypothèse concernant les réels commanditaires et organisateurs du crime.&nbsp;</p>



<p>Nous connaissons toute une série d’actes terroristes par le monde et des événements qui pourraient être qualifiés de tels, quand l’EI a promptement revendiqué la responsabilité. Des revendications qui se sont avérées par la suite être parfaitement mensongères.</p>



<p>Les exemples les plus connus des fausses revendications par l’EI ne serait-ce que pour la Russie :</p>



<p>&#8211; en 2017, l’EI a revendiqué une attaque terroriste contre le bâtiment du FSB dans le territoire de Khabarovsk. Il a été prouvé par la suite qu’en réalité, c’est un individu porteur de l’idéologie néo-nazie qui avait ouvert le feu sur des personnes avec une carabine qu’il avait auparavant volée dans un stand de tir;</p>



<p>&#8211; la même année, l’EI a également revendiqué la responsabilité d’une explosion dans un supermarché (Perekrestok) à Saint-Pétersbourg. En réalité, l’explosion avait été perpétrée par un hindou déséquilibré;</p>



<p>&#8211; l’EI a également assumé la responsabilité dans l’explosion d’un immeuble dans la région de Moscou, sans même prendre le soin de se renseigner sur les détails de l’événement avant de publier sa revendication. Ce n’était, en réalité, qu’une explosion de gaz domestique dans un bâtiment en construction, un simple accident du chantier et il n’y avait personne à l’intérieur du bâtiment.</p>



<p>Contrairement au bloc des pays de l’Otan qui, dès les premières minutes de prise de connaissance de l’acte terroriste perpétré à Moscou, a fait désigner le coupable en se basant sur des éléments superficiels et en réfutant d’une manière la plus ferme toute probabilité de l’existence d’autres auteurs possibles et en déclarant haut et fort qu’en aucun cas et sous aucun prétexte les autorités ukrainiennes ne peuvent être derrière l’organisation de l’acte terroriste qui a eu lieu – les organismes compétents de la Fédération de Russie ont entamé le &nbsp;processus de l’investigation. Ce n’est qu’au terme dudit processus et à la condition de l’obtention des résultats appuyés par des preuves judiciairement recevables que les véritables commanditaires du crime seront désignés.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La piste ukrainienne</h2>



<p>«<em> Il n’y a aucun lien avec l’Ukraine. C’était une attaque réalisée par les combattants de Daech-Khorassan – point, à la ligne, fin de l’histoire !</em>» – John Kirby, le coordinateur du Conseil de sécurité nationale des Etats-Unis chargé de la communication stratégique.</p>



<p>La mise en cause primaire des autorités ukrainiennes dans l’attentat terroriste qui a eu lieu n’est qu’une piste qui n’exclue aucune autre.</p>



<p>Cette piste est considérée comme probante par les autorités de Moscou et ceci pour des raisons parfaitement tangibles. Non seulement le départ des terroristes, immédiatement après l’exécution de leur acte, était vers l’Ukraine et non pas vers une autre destination, dont la traversée de la frontière russo-ukrainienne qui est une ligne de front est hautement improbable sans une préparation ultérieure et la participation dans <em>«l’exfiltration»</em> de la partie ukrainienne, mais en plus, toute une série d’éléments accompagnant la réalisation de l’actuel attentat terroriste paraissent être différents du&nbsp;<em>modus operandi</em>&nbsp;classique et connu de l’EI.&nbsp;</p>



<p>De même, les attentats qui ne peuvent être interprétés autrement que terroristes selon les lois de la guerre et le code pénal de n’importe quel pays au monde, perpétrés par les représentants des autorités de Kiev depuis 2014 et, surtout, depuis 2022 contre les populations civiles, dont plus d’une centaine de bombardements prémédités des quartiers résidentiels dépourvus de la moindre infrastructure militaire du Donbass, de la région de Belgorod et de la région de Briansk, ainsi que les assassinats et les tentatives d’assassinats contre des personnalités publiques russes avec le mode opératoire propre à des organisations terroristes – ces actes répertoriés par les autorités judiciaires russes ne peuvent pas ne pas être prise en compte lors de l’évaluation de la<em> «piste ukrainienne»</em> dans les événements du 22 mars.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Les nombreuses déclarations publiques criminelles des hauts responsables ukrainiens, tels que celle de Boudanov, patron de la direction générale des renseignements du ministère de la Défense de l&rsquo;Ukraine : «<em>Nous allons tuer des Russes partout dans le monde</em>» et celle de Piotr Vroublevsky, ambassadeur d’Ukraine au Kazakhstan : «<em>Plus nous allons tuer des Russes maintenant – moins nos enfants en auront à tuer à l’avenir</em>» &#8211; n’aidons pas non plus Kiev dans ses affirmations que sa participation dans la tuerie des russes à Moscou est totalement impensable.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Les éléments sur lesquels s’appuie l’Occident collectif pour designer l’EI comme le seul et unique coupable du crime perpétré sont d’une superficialité flagrante. En mettant de côté les organisations proprement terroristes, il est à noter que les services de renseignements de la plupart des pays font des actions <em>«sous faux pavillon»</em> parmi les méthodes de mise en place et de réalisation de leurs projets.</p>



<p>Nulle personne raisonnable, encore moins ayant de l’expertise sur le sujet, ne peut exclure l’hypothèse qu’une partie intéressée par la réalisation d’un acte terroriste, sans pour autant s’afficher, peut aisément trouver et contacter des sympathisants de mouvances islamiques en se faisant passer pour des représentants de l’Etat Islamique et en les poussant à commettre des crimes. Guère besoin de mentionner la facilité avec laquelle les réels commanditaires et organisateurs, qui n’ont rien à voir avec l’EI, peuvent fournir aux exécutants un drapeau du groupe islamique et leur demander d’envoyer des photos où ils figureront sur son fond, afin d’assurer <em>«l’alibi»</em> des véritables auteurs. De même pour le tournage vidéo du déroulement de l’action terroriste. Les faire passer, ensuite, au <em>«service de communication»</em> de l’EI est la plus facile des tâches d’un tel<em> «intermédiaire»</em>.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Ceci est sans parler du fait, que parmi tant d’éléments indiquant une importante dissonance entre la version promptement retenue par l’Occident collectif et la réalité, il y a la photo elle-même avec des terroristes dessus sur fond du drapeau de l’EI qui pose un problème. Les prétendus experts occidentaux n’ont même pas fait attention de quelle manière les quatre criminels sur la photo lèvent leur index vers le ciel en signe d’allégeance à l’EI. Le <em>«petit»</em> souci, c’est que c’est l’index de la main gauche et non pas de la main droite qu’ils lèvent, en négligeant le fait que pour un musulman digne de ce nom la main gauche est une main dont l’usage est limité à des actions impures par le prophète Mahomet lui-même. Et c’est bien l’index de la main droite qu’un vrai musulman lève vers le ciel en signe de l’unicité d’Allah.      </p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="800" height="500" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/03/Auteurs-presumes-attentat-de-Moscou.jpg" alt="" class="wp-image-12235753" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/03/Auteurs-presumes-attentat-de-Moscou.jpg 800w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/03/Auteurs-presumes-attentat-de-Moscou-300x188.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/03/Auteurs-presumes-attentat-de-Moscou-768x480.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/03/Auteurs-presumes-attentat-de-Moscou-580x363.jpg 580w" sizes="auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Les auteurs présumés de l&rsquo;attentat. </em></figcaption></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading">La stigmatisation des musulmans</h2>



<p>Tous ceux qui ont l’habitude de mettre les terroristes islamistes dans le même panier avec l’intégralité du monde musulman ont trouvé dans l’attentat terroriste dans la salle de concert et de spectacles Crocus City Hall de Moscou des éléments supplémentaires en faveur de leurs thèses.&nbsp;</p>



<p>Il est important non seulement de leur rappeler que les premières victimes des islamistes radicaux par le monde sont les musulmans, mais également de leur apprendre qu’un des héros de Crocus qui a sauvé plus d’une centaine de personnes durant ce funeste événement est un musulman.</p>



<p>Il s’appelle Islam Halilov et ce n’est qu’un garçon de 15 ans. Un écolier ordinaire qui travaillait à temps partiel dans le vestiaire de Crocus et qui a fait sortir les gens du bâtiment lors de l’attaque terroriste. Durant l’attaque et les tirs qui ont suivi, au lieu de paniquer et de partir en courant, Islam a guidé les gens vers les bonnes sorties en mettant sa propre vie en danger de mort.&nbsp;Constatant que la foule se dirigeait vers une impasse, l’adolescent a tout pris en main et a commencé à diriger l’évacuation.&nbsp;Il a pu guider les gens hors du passage étroit à travers l’immeuble de bureaux jusqu’à la rue, en prenant le soin d’être le dernier du groupe guidé à quitter les lieux.</p>



<p>Il est à savoir également qu’un grand nombre de soldats de l’armée russe de confession musulmane a directement participé à l’interpellation des terroristes dans la forêt de la région de Briansk, limitrophe de l’Ukraine.</p>



<p>Par un concours de circonstances, le propriétaire de Crocus City Hall, lieu de la tragédie, est également de confession musulmane.</p>



<p>Ceci est sans rappeler les faits du mois d’août 2023, quand le tristement célèbre pilote Maxime Kouzminov – un Russe ethnique – a trahi son pays et a fait assassiner son propre équipage en amenant contre de l’argent l’hélicoptère de l’armée russe du côté ukrainien. L’un des deux membres d’équipage assassiné, copilote Houchbaht Toursounov, un officier et vrai patriote de Russie, était non seulement de confession musulmane, mais en plus de la même origine que les quatre terroristes de Crocus – tadjik.</p>



<p>La Fédération de Russie est non seulement un grand pays, mais une grande nation. Nation composée de plus de 190 ethnies originaires du pays, dont près de 60 sont de confession musulmane et qui font sa grande richesse de diversité consolidée au sein d’une seule patrie commune.&nbsp;</p>



<p>Aucune action terroriste ne peut ébranler l’unité de la Fédération. L’effet escompté par les commanditaires et organisateurs de l’attentat terroriste que Moscou vient de vivre est à l’opposé de celui obtenu – la reconsolidation de la nation dans la lutte que le pays est en train de mener contre le terrorisme et l’obscurantisme sous toutes ses formes et manifestations. Les coupables seront identifiés et recevront le châtiment en adéquation avec les crimes commis.&nbsp;&nbsp;&nbsp;</p>



<p>* <em>Président du <a href="http://www.c-cie.eu" target="_blank" rel="noreferrer noopener">CCIE</a></em>, <em>spécialiste de la Russie, CEI et de l’Afrique subsaharienne; ancien professeur auprès des masters des Grandes Ecoles de Commerce de Paris.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/28/le-massacre-de-moscou-la-guerre-des-narratifs/">Le massacre de Moscou : la guerre des narratifs  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Ce que la Russie peut offrir à l’Afrique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 27 Jul 2023 06:00:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
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		<category><![CDATA[Youssef Chahed]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En organisant le sommet «Russie-Afrique 2023», la Russie cherche à étendre son influence géostratégique dans un continent qu'elle connaît bien. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/27/ce-que-la-russie-peut-offrir-a-lafrique/">Ce que la Russie peut offrir à l’Afrique</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La Tunisie participe au 2e sommet Russie-Afrique, prévu les 27 et 28 juillet 2023 à Saint-Pétersbourg (Russie). Elle y sera représentée par une délégation conduite par le ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens de l’étranger Nabil Ammar</em></strong>. <strong><em>Lors du premier, qui a eu lieu à <a href="http://kapitalis.com/tunisie/2019/10/23/sotchi-youssef-chahed-rencontre-vladimir-poutine-au-sommet-russie-afrique/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Sotchi </a>en 2019, notre pays s&rsquo;était fait représenter par l&rsquo;ancien chef de gouvernement Youssef Chahed.</em></strong> <strong><em>Selon les organisateurs, 49 délégations représentant le continent africain participeront à ce sommet.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Oleg Nesterenko</strong> *</p>



<span id="more-9066914"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Oleg-Nesterenko-1.jpg" alt="" class="wp-image-7102360" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Oleg-Nesterenko-1.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Oleg-Nesterenko-1-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Oleg-Nesterenko-1-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Malgré la pression antirusse sans précédent de l’Occident collectif américano-centrique sur les pays du continent africain depuis le début de la guerre en Ukraine et jusqu’à ce jour, cette initiative s’est avérée un grand échec.&nbsp;</p>



<p>Ni les menaces directes et voilées, ni les offres d’alternatives alléchantes contre l’abandon du vecteur du développement pro-russe n’ont réussi à briser la <em>«résistance»</em> africaine. Les faits sont têtus : la majorité écrasante des pays du continent noir participent au sommet <em>«Russie-Afrique 2023»</em> organisé par Moscou.</p>



<p>Pourquoi ?</p>



<h2 class="wp-block-heading">De sérieux dividendes historiques</h2>



<p>Il est incontestable que le camp occidental est, financièrement, bien plus riche que la Russie et, théoriquement, en mesure d’offrir aux pays africains des perspectives financières et économiques bien plus attractives. Mais, l’effondrement quasi complet de l’action occidentale de ce jour est directement associé à la mémoire historique de l’Afrique.&nbsp;</p>



<p>La mémoire qui persiste malgré les grands efforts déployés par la vieille Europe ces dernières années pour nuancer les réalités du passé : d’un côté, les Africains sont parfaitement conscients des résultats finaux de la coopération avec les anciennes puissances coloniales et vers où elle les a conduites ; de l’autre côté, ils se souviennent toujours de la coopération avec la Russie, encore de l’époque soviétique, dont les résultats restent tangibles.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="QrJIIcjCUa"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/08/22/reactions-en-afrique-a-lintervention-russe-en-ukraine/">Réactions en Afrique à l&rsquo;intervention russe en Ukraine</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Réactions en Afrique à l&rsquo;intervention russe en Ukraine » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/08/22/reactions-en-afrique-a-lintervention-russe-en-ukraine/embed/#?secret=H8oLxqWwdL#?secret=QrJIIcjCUa" data-secret="QrJIIcjCUa" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>L’Afrique dispose d’éléments concrets à comparer, dans lesquels la Russie dispose de sérieux dividendes historiques incontestables. C’est pourquoi les efforts sans précédent du camp occidental pour discréditer la Russie aux yeux de la communauté africaine ne peuvent être couronnés de succès.</p>



<p>Cet atout historique dans les relations russo-africaines est également renforcé par un élément fédérateur fondamental supplémentaire : à l’instar du continent africain, la Fédération de Russie a également une importante expérience directe amère de la coopération avec l’Occident, dont le modèle économique par rapport au monde non occidental a toujours été et reste un modèle d’exploitation. Les Russes savent exactement par leur propre expérience ce que les Africains ont subi et continuent à subir.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Aujourd’hui, de même qu’autrefois, l’Occident américano-centrique n’offre aucune forme de coopération aux partenaires africains basée sur une parité et égalité réelle, mais seulement l’extension d’un modèle relationnel déjà connu et qui ne représente pour toutes les nations africaines qu’une expérience peu enviable de l’ère post-coloniale.</p>



<p>La Fédération de Russie, de son côté, propose un dialogue parfaitement égalitaire et mutuellement bénéfique dans la pratique et non pas seulement dans les paroles et déclarations.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="x04xt7A33i"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/01/quest-ce-qui-relie-lalgerie-la-russie-et-la-tunisie/">Qu’est-ce qui relie l’Algérie, la Russie et la Tunisie ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Qu’est-ce qui relie l’Algérie, la Russie et la Tunisie ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/01/quest-ce-qui-relie-lalgerie-la-russie-et-la-tunisie/embed/#?secret=blv2HDlvqq#?secret=x04xt7A33i" data-secret="x04xt7A33i" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>L’un des piliers de la politique étrangère russe à l’égard du continent africain est que l’Afrique doit résoudre ses problèmes systémiques sur la base de ses propres structures et méthodes financières et politiques adaptées aux spécificités des sociétés et des cultures du continent africain. Avec l’effondrement du système colonial et l’indépendance, des structures politiques et financières, des réseaux d’interaction internationaux et des méthodes de type européen et sous le contrôle occidental de ces derniers se sont imposés sur le continent. Les structures, les réseaux et les méthodes sont extrêmement inadaptés aux spécificités africaines. Plus d’un demi-siècle d’histoire contemporaine a démontré leur échec absolu.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La Russie a des choses à offrir</h2>



<p>Bien sûr, purement économiquement, la Fédération de Russie sur le continent africain pèse beaucoup moins que les États-Unis d’Amérique, l’Union européenne ou la Chine. Mais la Russie a des choses à offrir. Et ses propositions sont de nature existentielle pour l’avenir de l(Afrique. Il s’agit, d’une part, de la participation au renforcement et à la stabilisation de la sécurité sur le continent, y compris de la sécurité financière et alimentaire; et, d’autre part, du transfert de technologies. Transfert de technologies dans divers domaines, comme dans l’énergie nucléaire, où la Russie est le leader mondial, et qui ont la capacité de changer la face de l’Afrique.</p>



<p>A l’avenir, la croissance de la population mondiale se fera principalement via le continent africain. Toutes les tendances démographiques le démontrent. Dans la seconde moitié du siècle en cours, chaque troisième ou quatrième habitant de la terre naîtra sur le continent africain, et la Russie ne peut que s’intéresser au développement maximal des relations bilatérales avec les pays africains.</p>



<p>L’objectif du forum <em>«Russie-Afrique 2023»</em> est d’élargir le vecteur de la coopération russo-africaine et de designer le plan de son développement à long terme. </p>



<p><em>* Président du<a href="http://www.c-cie.eu" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> CCIE</a>, spécialiste de la Russie et de l’Afrique.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="PDqSAuWQwx"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/09/01/la-guerre-en-ukraine-et-les-critiques-occidentales-du-vote-africain-a-lonu/">La guerre en Ukraine et les critiques occidentales du vote africain à l’Onu</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La guerre en Ukraine et les critiques occidentales du vote africain à l’Onu » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/09/01/la-guerre-en-ukraine-et-les-critiques-occidentales-du-vote-africain-a-lonu/embed/#?secret=9EaFRaFv13#?secret=PDqSAuWQwx" data-secret="PDqSAuWQwx" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/27/ce-que-la-russie-peut-offrir-a-lafrique/">Ce que la Russie peut offrir à l’Afrique</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>La parade pro-ukrainienne du parlement français  </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/03/la-parade-pro-ukrainienne-du-parlement-francais/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 03 Apr 2023 06:57:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
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		<category><![CDATA[France]]></category>
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		<category><![CDATA[Union soviétique]]></category>
		<category><![CDATA[Volodymyr Zelensky]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La famine de 1932-1933 en Union  soviétique était-elle initiée et dirigée spécifiquement contre le peuple ukrainien, comme le soutient le parlement français ?  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/03/la-parade-pro-ukrainienne-du-parlement-francais/">La parade pro-ukrainienne du parlement français  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Mardi du 28 mars 2023, il été annoncé que l’Assemblée nationale française a reconnu en tant que génocide «l’Holodomor», «la famine provoquée au début des années 1930 contre le peuple ukrainien par les autorités soviétiques», à l’origine de plusieurs millions de morts. Sauf que, selon tous les historiens, cette famine n’a pas touché que… des Ukrainiens.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Oleg Nesterenko</strong> *</p>



<span id="more-7248326"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Oleg-Nesterenko-1.jpg" alt="" class="wp-image-7102360" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Oleg-Nesterenko-1.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Oleg-Nesterenko-1-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Oleg-Nesterenko-1-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>La proposition de résolution a été adoptée à la majorité écrasante des voix : 168&nbsp;voix contre 2. Le texte adopté&nbsp;<em>«condamne»</em>&nbsp;ces actes et&nbsp;<em>«affirme son soutien au peuple ukrainien dans son aspiration à faire reconnaître les crimes de masse commis à son encontre par le régime soviétique»</em>.&nbsp;</p>



<p>Dans l’élan de solidarité, les députés émus de l’Assemblée ont fait l’appel solennel au gouvernement français à faire de même, afin de «<em>répondre à la forte attente de Kiev au sujet de ce souvenir douloureux, ravivé par l’invasion russe du pays</em>».</p>



<p>Tout de suite derrière, le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a exprimé dans son tweet&nbsp;sa grande satisfaction et&nbsp;<em>«reconnaissance envers les députés de l’Assemblée nationale pour cette décision historique»</em>.</p>



<p>A noter que la loi sur «<em>l’Holodomor</em>» (extermination par la faim) est la reconnaissance officielle de la famine de 1932-1933 en Ukraine en tant qu’un acte prémédité perpétré par le pouvoir soviétique, ayant pour l’objectif le génocide du peuple ukrainien, a été adoptée par&nbsp;<em>Verkhovna Rada</em>&nbsp;d’Ukraine, le 28 novembre 2006.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La propagande des médias meanstream</h2>



<p>Cette <em>«reconnaissance»</em> n’a été qu’une suite logique de la nouvelle politique ultranationaliste russophobe qui s’est instaurée en Ukraine dès la <em>«révolution orange»</em> de 2004.&nbsp;</p>



<p>Le texte adopté en France avait été cosigné par des membres de sept des dix groupes politiques de l’Assemblée, à l’exception de ceux du Rassemblement National, de La France insoumise et du Parti Communiste. Il est regrettable de constater que si les <em>«insoumis»</em> ont refusé de prendre part au vote, estimant que si&nbsp;<em>«nul ne peut nier la réalité du crime»</em>, il est nécessaire, néanmoins, de se poser la question&nbsp;<em>«s’agissait-il d’exterminer le peuple ukrainien en tant que tel?»</em>&nbsp;&#8211; le RN, de son côté, a bien joué le jeu du pouvoir actuel et a bien voté en faveur du texte. L’objectif de leur action est parfaitement clair&nbsp;: se maintenir <em>«dans les rangs»</em> du politiquement correct, afin de séduire davantage la masse électorale embrigadée et formatée par la propagande des médias meanstream.</p>



<p>Si le fait historique de la famine orchestrée par Joseph Staline (Iosif Djougashvili de son vrai nom géorgien) n’est nullement contesté par personne, y compris en Russie, il est à souligner qu’il faut être soit un ultranationaliste russophobe ukrainien, soit un inculte ou imbécile – il est difficile de donner un autre qualificatif – pour croire à ces inepties que la famine de 1932-1933 était initiée et dirigée spécifiquement contre le peuple ukrainien.</p>



<p>En attribuant des qualificatifs particulièrement durs à des partisans de la propagande mensongère du prétendu génocide du people ukrainien dans les années 30, la question qui doit bien être posée: quelle est la légitimité sur le sujet de l’auteur de ces lignes?</p>



<p>Ma prise de parole est on ne peut plus légitime.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="O6FLxJhOSi"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/25/le-tribunal-pour-lukraine-ou-la-chasse-aux-sorcieres-a-loccidentale/">Le «Tribunal pour l’Ukraine» ou la chasse aux sorcières à l’occidentale</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le «Tribunal pour l’Ukraine» ou la chasse aux sorcières à l’occidentale » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/25/le-tribunal-pour-lukraine-ou-la-chasse-aux-sorcieres-a-loccidentale/embed/#?secret=MzVOwqlVCG#?secret=O6FLxJhOSi" data-secret="O6FLxJhOSi" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>En laissant de côté le fait qu’étant par le passé dirigeant d’un institut de recherche scientifique dans le domaine de l’histoire et disposant de connaissances précises sur le sujet, appuyées sur des documents d’archives historiques, je fais, néanmoins, savoir que&nbsp;je suis le descendant direct de victimes qui ont laissé leurs vies dans famine en question.</p>



<p>En effet, mes arrières grands parrains – le père et la mère de ma grande mère, côté maternelle – sont morts de faim en 1933. De même que 2 de leurs 4 enfants. Ma grande mère, née en 1928, faisant partie des survivants. La grande mère que je me souviens me racontant dès mon enfance les horreurs de la famine qu’elle a vécus dans sa petite enfance.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une imbécilité historique</h2>



<p>Il existe, toutefois, un fait qui pose un énorme problème vis-à-vis de la <em>«version»</em> de l’histoire qui vient d’être adoptée par la France&nbsp;: les membres de ma famille sont morts dans cette famine sur un territoire qui n’a strictement rien à avoir avec l’Ukraine. Cela s’est passé sur le territoire de Russie, dans la région du Caucase du Nord.</p>



<p>Par ailleurs, en ce qui concerne mon grand-père, le mari de ma grande mère mentionnée, il était ukrainien. Lui-même, de même que toute sa famille, a vécu durant cette grande famine en Ukraine, dans la région de Zaporojié. Et, contrairement à la famille décimée de son épouse russe, sa famille ukrainienne a bien survécu à ces années terribles sans perdre un seul de ses membres.</p>



<p>Les historiens dignes de ce nom savent parfaitement&nbsp;:&nbsp;de même que sur le territoire de l’Ukraine, exactement la même famine et exactement pour les mêmes raisons a eu lieu en 1932 et 1933 non seulement dans le Caucase du Nord, mais également dans les&nbsp;régions russes de Basse et Moyenne Volga, dans la région de la Russie Centrale, en Sibérie Occidentale et Méridionale et&nbsp;en Oural. Et non seulement dans les régions énumérées, mais également au&nbsp;Kazakhstan&nbsp;et au&nbsp;Kirghizistan&nbsp;soviétiques.</p>



<p>La mortalité due à cette famine a été gigantesque. Les experts ne disposent pas des chiffres précis, mais on estime le nombre de victimes de 7 à 8 millions de personnes. Il est à souligner, que plus de 50% des victimes ont trouvé la mort en dehors du territoire de l’Ukraine.</p>



<p>La signification de la reconnaissance par l’Assemblée nationale française de cette famine en tant que génocide du peuple ukrainien n’est pas seulement une imbécilité historique dans le cadre des jeux politiques qui font honte à la France.</p>



<p>La portée de cette décision est beaucoup plus grave. C’est la négation de l’existence de plus de 3,5 millions de morts innocents dans cette grande famine en dehors de l’Ukraine, dont les membres de la famille de l’auteur de ces lignes.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Cette <em>«reconnaissance»</em> des raisons qui n’ont jamais existé n’est qu’une parade des incultes et des irresponsables. Les occupants actuels de l’Assemblée nationale française qui se montrent non pas en tant que responsables politiques, mais en tant que produits de substitution de ce que doivent être les représentants du peuple français dignes de ce nom. Ils devraient commencer à réfléchir et cesser de faire honte à leur fonction en prenant la seule décision qui sera sage pour leur cas&nbsp;: quitter les banquettes l’Assemblée et revenir sur celles de l’école où les professeurs d’histoire essayeront de combler les trous dans leurs connaissances de l’histoire et essayeront de diminuer leur ignorance, dont la profondeur ne peut être comparée qu’à la hauteur de Chimborazo.</p>



<p>* <em>Président du <a href="http://www.c-cie.eu" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Centre de Commerce et d’Industrie Européen</a>, spécialiste de la Russie, de la CEI et de l’Afrique subsaharienne</em>.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/03/la-parade-pro-ukrainienne-du-parlement-francais/">La parade pro-ukrainienne du parlement français  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Le «Tribunal pour l’Ukraine» ou la chasse aux sorcières à l’occidentale</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 25 Mar 2023 08:26:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[crimes de guerre]]></category>
		<category><![CDATA[droit pénal international]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Josep Borrell]]></category>
		<category><![CDATA[Oleg Nesterenko]]></category>
		<category><![CDATA[Russie]]></category>
		<category><![CDATA[Ukraine]]></category>
		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>
		<category><![CDATA[Ursula von der Leyen]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Russie sera disposée à participer à un Tribunal International pour juger ses crimes en Ukraine, si les pays occidentaux sont jugés eux aussi pour leurs crimes en Irak, en Serbie, en Libye, en Afghanistan, en Syrie et ailleurs. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Dès le déclenchement de l’opération militaire russe sur le territoire de l’Ukraine, le 24 février 2022, les institutions occidentales – non pas internationales, comme aiment se dire les fonctionnaires occidentaux en ayant la prétention d’une représentativité mondiale – se soulèvent d’une manière particulièrement prompte et se rappellent, tout à coup, de l’importance et de la pertinence du droit pénal international.</em></strong></p>



<p>Par<strong> Oleg Nesterenko</strong> *</p>



<span id="more-7101424"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Oleg-Nesterenko-1.jpg" alt="" class="wp-image-7102360" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Oleg-Nesterenko-1.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Oleg-Nesterenko-1-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Oleg-Nesterenko-1-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Ils se rappellent l’importance et la pertinence du droit pénal international qui régit la poursuite des personnes responsables de crimes internationaux, en particulier des crimes d’agression, crimes de guerre et des crimes contre l’humanité, droit qui restait dans les oubliettes et dont l’existence même paraissait discutable lors des guerres d’agression menées par les pays occidentaux et largement accompagnées de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité.</p>



<p>Ce droit est, enfin, mis sous les projecteurs bienveillants des administrateurs du <em>«joli petit jardin entouré de hauts murs pour empêcher la jungle de l’envahir»</em>, selon l’expression tant poétique de Josep Borrell, le responsable de la politique étrangère du<em> «joli petit jardin»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les doubles standards</h2>



<p>Dès le moment qu’un conflit armé ne fait pas partie de ceux lancés par un pays ou une coalition occidentale, une mobilisation des acteurs régionaux et internationaux totalement inédite, selon les déclarations mêmes des acteurs occidentaux, est entreprise dès les premiers jours de la campagne militaire de Russie.</p>



<p>Une initiative dont l’ampleur est sans précédent dans l’histoire contemporaine, et ceci sans aucune préoccupation des voix d’indignation qui se lèvent de par le monde exigeant de savoir pourquoi lors d’agressions étatiques répétées de grandes ampleurs des dernières décennies commises par l’Occident, strictement aucune mobilisation au niveau des institutions judiciaires dites internationales n’a eu lieu ou, plus exactement, a été étouffée à chaque fois par les puissances dominatrices.</p>



<p>Le silence en guise de réponse est parfaitement placé, car on ne répond pas à des questions rhétoriques : les agresseurs, quand ce sont les pays occidentaux avec les Etats-Unis en tête, ne sont pas particulièrement motivés ni pour se trainer devant la justice internationale, ni pour y être condamnés.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="sJ7gEb5CC9"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/11/04/russie-ukraine-les-va-t-en-guerre-et-la-menace-dholocauste-nucleaire/">Russie-Ukraine : les va-t-en-guerre et la menace d’holocauste nucléaire</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Russie-Ukraine : les va-t-en-guerre et la menace d’holocauste nucléaire » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/11/04/russie-ukraine-les-va-t-en-guerre-et-la-menace-dholocauste-nucleaire/embed/#?secret=kVowSmkq2y#?secret=sJ7gEb5CC9" data-secret="sJ7gEb5CC9" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>La toute récente déclaration de la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen dans le cadre du soi-disant examen par la Commission de la version de l&rsquo;implication des États-Unis dans les explosions du Nord Stream : <em>«au cours de toutes les années d&rsquo;existence de l&rsquo;Amérique, pas un seul fait de violation du droit international ou d&rsquo;actions hors du cadre du droit international n&rsquo;a été établi et confirmé. La réputation irréprochable de l&rsquo;État américain nous permet de ne pas envisager cette version»&#8230; </em>atteint des sommets inégalés de cynisme.</p>



<p>Dès février 2022, les pays du monde non occidental, observant la flagrance des doubles standards appliqués d’une manière systématique par la communauté politico-militaire occidentale, s’éloignent d’une manière accélérée de cette dernière, constatant, à juste titre, qu’ils peuvent être les prochaines victimes du réveil du zèle occidental vis-à-vis du droit international</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le futur vote onusien en faveur d’un «tribunal» contre la Russie</h2>



<p>A l’instar des Etats-Unis qui utilisent l’extraterritorialité du droit américain contre leurs concurrents en tant qu’arme de guerre économique<em>–</em> ce qui est totalement illégal selon le droit international, mais parfaitement légal et commode du point de vue de la législation américaine <em>–</em> le bloc atlantiste se penche sur la question de la création d’une structure judiciaire extraterritoriale.</p>



<p>Une telle structure serait totalement illicite selon le droit international et ne représenterait qu’une faible minorité en termes de la population de la terre étant constitué que du bloc occidental et des pays se situant sous la domination politico-économique de ce dernier.</p>



<p>Lors du futur vote qui ne peut être que consultatif de l’Assemblée générale de l’Onu à l’initiative du bloc occidental sur la création d’un tribunal contre la Russie, le score plus que médiocre vis-à-vis de la représentativité de la population mondiale est connu d’avance.</p>



<p>Alors, c’est le nombre de pays qui l’approuveront qui sera mis en avant. Le nombre qui serait dû, notamment, à l’approbation par les Etats nains tels que San Marino, Kiribati, Luxembourg, Vanuatu, Monténégro, Antigua et Barbuda, Liechtenstein, Bahamas, Islande, Nauru, Andorre, Comores, Barbade, Fiji, Malte, Iles Marshall, Micronésie, Monaco, Monténégro, Palau, Saint-Kitts-et-Nevis, Sainte-Lucie, Saint-Vincent-et-les-Grenadines, Samoa, Lituanie, São Tomé-et-Príncipe, Tonga, Tuvalu, Estonie, Chypre, Djibouti, Lettonie et Trinité-et-Tobago. L’ensemble des votes de ces 33 pays mentionnés dont la population en commun ne représente, à titre d’exemple, même pas 10% de la population d’un seul pays tel que le Brésil, seront présentés par le bloc <em>«atlantiste»</em> en tant que <em>«majorité»</em> faisant partie du monde <em>«libre et démocratique»</em>.</p>



<p>Les pays non occidentaux qui voteront contre la Russie seront uniquement ceux qui se trouvent sous la domination politico-économique partielle ou totale de l’Occident. Comme exemple, la République islamique des Comores – pays que je connais assez bien, étant, depuis plus de quinze ans, conseiller spécial d’un ancien ministre de l’Intérieur, ancien candidat à la présidence des Comores et président d’un parti politique de l’opposition. Un pays qui votera fort probablement en faveur de la création d’une Cour pour l’Ukraine, de plus que les Comores ont une bonne expérience dans le domaine : ils ont déjà créé par le passé une Cour spéciale permanente qui s’appelle Cour de la Sûreté d’Etat – outil de la répression de l’opposition dans les mains de la dictature installée au pouvoir avec l’aide bienveillante de ses superviseurs occidentaux dans le cadre de leur politique néocoloniale.</p>



<p>Les fondements <em>«légaux»</em> du tribunal contre la Russie ou un exercice de la démagogie hors la loi.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le verdict est déjà prononcé</h2>



<p>Dans cet article, mon attention n’est ni de démontrer les éléments tant nombreux et indiscutables de la sélectivité toute particulière du camp occidental <em>«atlantiste»</em> vis-à-vis du choix des pays visés par leur indignation dit des <em>«civilisés»</em> face à la barbarie, ni de d’étaler leurs propres et nombreux crimes d’agressions, crimes de guerre et crimes contre l’humanité perpétrés par le monde d’une manière quasi discontinue durant les dernières décennies et restés totalement impunis, ni de commenter les preuves matérielles plus que discutables et les mises en scènes présumées entreprises par le pouvoir ukrainien sur le théâtre de guerre en Ukraine, ni même de pointer du doigt le refus général et silencieux de l’Occident collectif à admettre et à prendre en considération non pas des dizaines, mais plus d’un millier de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité commis par les représentants de l’Etat ukrainien contre une partie de son propre peuple <em>–</em> crimes parfaitement documentés et répertoriés par les institutions judiciaires du Donbass.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="wHwUkBgfG0"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/10/31/la-guerre-en-ukraine-et-les-leurres-mediatiques-occidentaux/">La guerre en Ukraine et les leurres médiatiques occidentaux</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La guerre en Ukraine et les leurres médiatiques occidentaux » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/10/31/la-guerre-en-ukraine-et-les-leurres-mediatiques-occidentaux/embed/#?secret=SuGcs2JWzY#?secret=wHwUkBgfG0" data-secret="wHwUkBgfG0" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Mon intention présente n’est que de commenter sur le plan légal les fondements du futur tribunal international hypothétique contre la Russie.</p>



<p>Le 20 et 21 octobre 2022, le Conseil Européen avait invité la Commission Européenne à étudier les options qui permettront <em>«de faire en sorte que les responsables répondent pleinement de leurs actes»</em>.</p>



<p>Le 30 novembre 2022, la Commission Européenne propose la création d’un tribunal spécial soutenu par les Nations unies pour juger la Russie pour les <em>«atrocités et crimes commis pendant la guerre en Ukraine»</em>. La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen annonce : <em>«Tout en continuant à soutenir la Cour pénale internationale, nous proposons de mettre en place un tribunal spécial, soutenu par les Nations unies, pour enquêter et poursuivre le crime d’agression de la Russie»</em>.</p>



<p>Le 9 décembre 2022, le Conseil de l&rsquo;Europe adopte ces propositions et invite tous les États membres à permettre l&rsquo;exercice d&rsquo;un tribunal ayant une compétence universelle ou une compétence nationale, afin de <em>«garantir le succès des enquêtes et des poursuites sur les crimes de guerre commis par la Russie en Ukraine»</em>.</p>



<p>Les déclarations du Conseil de l’Europe et de la Commission européenne ne sont que purement démagogiques. Car, d’une part, l’expression affirmative prémonitoire et l’ignorance flagrante du Conseil de l’Europe du principe de base de la jurisprudence en matière pénale qui est la présomption d’innocence, inscrite, aussi étonnant que cela peut paraître dans le cas présent, dans l’article 6 de la Convention européenne des droits de l’homme et qui se fonde sur l’article 11 de la Déclaration universelle des droits de l’homme de l’ONU – est un élément plus que parlant sur le fonctionnement et l’objectivité du prétendu futur <em>«tribunal»</em>.</p>



<p>En ce qui concerne les garanties du <em>«succès des enquêtes»</em> – c’est déjà de l’acquis. Nulle importance s’il y aura des enquêtes sérieuses ou non : ceci est factuellement prouvé par les déclarations affirmatives contre la Russie avant même le commencement de l’étude des preuves. En vue de la spécificité du <em>«tribunal»</em> que le bloc occidental est en train d’envisager de mettre en place, il est totalement inconcevable que les <em>«preuves»</em> présentées puissent être irrecevables et classées sans suite.</p>



<p>Le résultat d’un <em>«procès»</em> contre la Russie dans le cadre d’un tel <em>«tribunal»</em> est connu d’avance. Nul besoin ni de preuves, ni de juges, ni d’avocats : le verdict est déjà prononcé.</p>



<p>D’autre part, unique possibilité de garantir le succès des poursuites sur <em>«les crimes de guerre commis par la Russie en Ukraine» </em>est la bonne volonté du système judiciaire de la Fédération de Russie à participer dans la mascarade politique de la chasse aux sorcières qui est en train d’être organisée par les institutions européennes qui n’ont aucune légitimité ni juridique, ni morale auprès de la Russie. Le futur verdict ne sera, bien évidemment, jamais appliqué en conséquence de l’illégitimité en termes de compétences juridiques de son émetteur aux yeux, tout au moins, de la justice de la Fédération de Russie.</p>



<p>Il est important de noter que si tenir des discours accusatoires et des discours sur la création d’un nouveau <em>«tribunal»</em> de la part d’hommes politiques représentant le pouvoir <em>«atlantiste»</em> est parfaitement compréhensible et logique, vu la stratégie politique qu’ils représentent et les intérêts personnels dans la pérennisation des sièges qu’ils occupent, les entendre en écho de la part de nombreux prétendus experts, juristes et, surtout, universitaires et chercheurs occidentaux est déconcertant. Le déshonneur dans leur incapacité à surpasser la myopie analytique, l’incapacité de remonter aux véritables origines des faits et dans leurs tentatives maladroites de procurer un semblant de légalité à des démarches parfaitement illégales est flagrant.</p>



<p>Techniquement, l’option la plus souvent évoquée pour la création d’une Cour pour juger la Russie consisterait en l’adoption d’une résolution par l’Assemblée générale des Nations unies, à la plus large majorité possible.</p>



<p>Les<em> «grands spécialistes»</em> du droit international, qui ne sont pas dignes d’être mentionnés par leurs noms, mais qui se reconnaitront aisément dans ces lignes, affirment : même avec le véto de la Russie au Conseil de Sécurité pour la création d’un tribunal international contre elle, la solution pourrait être une résolution par l’Assemblée générale de l’Onu qui autoriserait les autorités ukrainiennes à travailler avec le Secrétaire général des Nations unies à l’élaboration d’un accord international qui établirait la future Cour, en fixerait le domaine de compétence et les règles de fonctionnement.<br>Une telle incompétence professionnelle de la part de <em>«spécialistes»</em> connus et reconnus en droit international ne peut que laisser perplexe.</p>



<p>Je ne peux que leur rappeler la réalité : même si les autorités ukrainiennes auront la possibilité de travailler avec le Secrétaire général des Nations unies à l’élaboration d’un accord international pour l’établissement d’un hypothétique futur tribunal, de telles actions n’auront jamais aucune valeur juridique au vu du droit international en vigueur et ne resteront que purement consultatives, symboliques et nullement exécutoires.</p>



<p>D’autres illustres professionnels du droit se lancent dans des spéculations : <em>«quelles difficultés la future Cour pourrait-elle rencontrer dans l’exercice de ses pouvoirs ?»</em> et affirment que les obstacles sont hypothétiquement nombreux, mais surmontables.</p>



<p>Ils trouvent la solution sur le principal problème consistant dans le principe <em>nullum crimen sine lege</em>, qui signifie qu’aucune incrimination, aucune peine ne peut exister, ni être prononcée sans avoir été prévue par un texte du droit déjà existant au moment de la réalisation d’un fait incriminé. La solution qu’ils présentent au futur non-lieu juridique est dans les modifications apportées au Statut de Rome de la Cour Pénale Internationale à l’issue de la conférence de Kampala en 2010, et, notamment, l’insertion de l’article 8bis qui fixe la définition du crime d’agression et, donc, selon laquelle la Russie peut en être jugée.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="YiinRZPONf"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/05/05/quand-les-americains-oublient-leurs-crimes/">Quand les Américains oublient leurs crimes</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Quand les Américains oublient leurs crimes » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/05/05/quand-les-americains-oublient-leurs-crimes/embed/#?secret=Ham68QVHdI#?secret=YiinRZPONf" data-secret="YiinRZPONf" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Les crimes de guerre occidentaux n&rsquo;ont jamais été jugés </h2>



<p>Sans avoir à rappeler aux illustres adeptes du droit sélectif qui sont les porteurs de cette <em>«solution»</em>, à titre d’exemple, que l’agression de la Syrie dès 2017 par la coalition occidentale sans la résolution du conseil de sécurité de l’Onu à cet égard constituait directement un crime d’agression, selon les points «a», «b», «c» et «d» du paragraphe «2» de l’article 8bis du Statut de Rome qu’ils mentionnent et dont les auteurs de ce crime – les Etats-Unis, la France, le Royaume-Uni et le Canada – n’ont jamais été poursuivis en justice, je tiens à leur rappeler les 4 faits de la réalité qui leur échappent:</p>



<ol class="wp-block-list">
<li>Dans le cas du conflit armé non conventionnel qui a actuellement lieu en Ukraine, la définition <em>«crime d’agression»</em>, ou une similaire, ne sera jamais agréée par une très grande majorité d’Etats dans le monde et ne disposera donc nullement d’une nature coutumière &#8211; ce qui est une condition sine qua non, considération faite, du principe de légalité.</li>



<li>Le droit international pénal retient comme principe la nécessité de comparution de l’accusé devant son juge. Et il est connu d’avance qu’aucun des futurs accusés ne se présentera jamais devant un tel simulacre de tribunal.<br>Nul besoin de commentaire sur la signification même d’un tel procès et sur l’équité du jugement <em>in abstentia</em> – en absence de l’accusé – qui aura lieu.</li>



<li>Dans la grande volonté de la coalition occidentale de faire comparaitre le président de la Fédération de Russie Vladimir Poutine devant le <em>«Tribunal pour l’Ukraine»</em>, les partisans de cette idée oublient ou, plus exactement, font l’effort de ne pas mettre en avant un obstacle juridique majeur : le droit international procure l’immunité absolue aux chefs d’Etat en exercice.<br>Tout mandat d’arrêt émanant de quelque organe judiciaire que ce soit serait totalement illégal.</li>



<li>Et, surtout : la Fédération de Russie ne fait pas partie des pays signataires du Statut de Rome. Ce statut n’a donc aucune valeur juridique vis-à-vis de la Russie et, de facto, inapplicable sous quelque forme que cela soit.<br>De ce fait, d’une part, la Cour Pénale Internationale (CPI) gérée par ce statut est incompétente dans le domaine et, d’autre part, le nouveau hypothétique <em>«Tribunal pour l’Ukraine»</em> ne peut ni utiliser le statut de Rome qui n’est pas le sien, ni être compétent vis-à-vis de la Russie, exactement au même titre et pour les même raisons juridiques que la CPI.</li>
</ol>



<p>Dans le cadre du droit international un tribunal contre la Russie n’aura aucune légitimité juridique.</p>



<p>Néanmoins, ses préconisateurs défendent l’idée que dans le cas de la création d’une telle structure la participation et l’approbation de la Russie ne seront pas requise, au même titre que l’approbation de l’Allemagne n’a pas été requise lors du procès de Nuremberg en 1945-46, ni celle du Japon, lors du procès de Tokyo en 1948.</p>



<p>De ce point de vue, l’ignorance et le ridicule contradictoire des auteurs de l’initiative d’un <em>«Tribunal pour l’Ukraine»</em> sont d’une profondeur abyssale.</p>



<p>D’une part, l’idée de juger le président russe à l’instar du tribunal de Nuremberg est totalement farfelue : il a été possible de juger les fonctionnaires allemands en 1945-1946 qu’à la suite de la perte de leur immunité individuelle. Et cela n’a été dû uniquement au fait que le Conseil de contrôle allié était le gouvernement de l&rsquo;Allemagne. C’est en tant que gouvernement de l&rsquo;Allemagne, qu’il a levé l&rsquo;immunité de ses fonctionnaires. Une procédure inimaginable, bien évidemment, de part du gouvernement de la Fédération de Russie vis-à-vis de son président. </p>



<p>Ceci est sans même rappeler aux ignorant un autre fait : celons la législation russe, le chef de l’état est le bénéficiaire de l’immunité personnelle non seulement durant le délai de son mandat, mais à vie.</p>



<p>D’autre part, si la participation et l’approbation de la Russie ne sont pas requises dans le cadre de la création d’une telle nouvelle institution judiciaire internationale, alors, nul besoin de la créer. Il suffit d’utiliser la structure déjà existante de la CPI, dont, comme mentionné précédemment, la Russie n’est ni signataire, ni participante. Si même les défenseurs de l’idée de la création d’un <em>«Tribunal pour l’Ukraine»</em> reconnaissent que la CPI est incompétente dans le cas de l’Ukraine, en quoi la nouvelle institution à créer en serait davantage ?</p>



<p>La réponse à cette question est illégale du point de vue du droit international, mais très simple est parfaitement pragmatique : les États parties au Statut de Rome et donc à la CPI sont en nombre de 123, dont la majorité n’est certainement pas favorable à des agitations du camp occidental face à la Russie. Il est donc nécessaire pour ce dernier de créer un nouveau <em>«club»</em> en comité plus restreint qui exclura les pays-participants pro-russes auprès de la Cour Pénale Internationale, tels que le Brésil, l’Afrique du Sud, la Croatie, le Venezuela et tant d’autres.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La bonne volonté de la Fédération de Russie</h2>



<p>Néanmoins, je crois à la bonne volonté de la Fédération de Russie de trouver un consensus avec l’occident collectif au niveau du jugement des événements en Ukraine.</p>



<p>Dès le moment que les pays occidentaux – auteurs des crimes d’agression, crimes de guerre et des massacres de masse des populations civiles, les Etats-Unis d’Amérique et le Royaume-Uni en tête de liste – seront traduits en justice, jugés et condamnés ne serait-ce que pour les derniers sur la longue liste, dont on peut mentionner ceux de l’Irak en 1990-2022, de la Serbie en 1999, de la Libye en 2011, de l’Afghanistan en 2014-2022 et de la Syrie en 2014-2022, je crois très sincèrement que la Fédération de Russie sera parfaitement disposée à participer à un Tribunal International pour juger les événements en Ukraine et pourra même y apporter une contribution considérable en y amenant plus de 1300 dossiers d’instructions accumulés sur les crimes de guerre et crimes contre l’humanité perpétrés par les représentants du régime de Kiev contre le peuple ukrainien depuis le déclenchement en 2014 de la guerre en cours.</p>



<p>* <em>Président du <a href="http://c-cie.eu/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Centre de commerce et d&rsquo;industrie européen</a>, ancien professeur auprès des masters des Grandes écoles de commerce de Paris.</em></p>
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