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	<title>Archives des Pablo Picasso - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Pablo Picasso - Kapitalis</title>
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		<title>De Guernica à Gaza &#124; L’art plus fort que les bombes</title>
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		<pubDate>Fri, 05 Sep 2025 09:08:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Sans effets visuels, sans pathos appuyé, avec la seule puissance brute de la voix d’une enfant en danger, Kaouther Ben Hania a réalisé un film qui a valeur de cri pour rompre le silence de la lâcheté. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/05/de-guernica-a-gaza-lart-plus-forts-que-les-bombes/">De Guernica à Gaza | L’art plus fort que les bombes</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Dans l&rsquo;ombre des ruines, au cœur des cris étouffés, il reste parfois une lumière que rien n&rsquo;éteint : l&rsquo;art. Cet art qui ne prétend pas sauver des vies, mais refuse d</em></strong><strong><em>’en</em></strong><strong><em> laisser mourir la mémoire. Cet art qui ne répond pas au fracas des bombes par la haine, mais par une forme de beauté poignante, qui donne une voix aux silences</em></strong><strong><em> et</em></strong><strong><em> une dignité aux effacés, </em></strong><strong><em>et oppose la</em></strong><strong><em> vérité au mensonge. Lorsque les armes font taire, l&rsquo;art </em></strong><strong><em>fait parler d’une voix</em></strong><strong><em> inaltérable. Et parfois, cette élévation devient une victoire — symbolique, mais essentielle.</em></strong><strong><em></em></strong></p>



<p><strong>Abdelhamid Larguèche *</strong></p>



<span id="more-17394686"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/04/Abdelhamid-Largueche-1.jpg" alt="" class="wp-image-7425261" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/04/Abdelhamid-Largueche-1.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/04/Abdelhamid-Largueche-1-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/04/Abdelhamid-Largueche-1-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure></div>


<p>C&rsquo;est ainsi que <em>‘‘</em><em>Guernica</em><em>’’</em>, la fresque gigantesque et muette de Pablo Picasso, peinte en 1937, est devenue un monument d’indignation face aux massacres perpétrés par Franco en Espagne. Sans représenter un seul soldat, elle incarne la terreur subie par les civils. Elle ne raconte pas, elle hurle. Ses figures distordues, ses bouches béantes, ses bras désarticulés ne parlent pas espagnol : elles parlent la langue universelle de la douleur. Cette œuvre, que Franco n&rsquo;a jamais pu faire taire, a vaincu symboliquement le fascisme en fixant à jamais dans l&rsquo;imaginaire collectif la cruauté de ses actes. L’art a surpassé l’oubli. Et il a gagné.</p>



<p>Près d’un siècle plus tard, un autre cri s’élève, cette fois dans l’obscurité d’un véhicule piégé, quelque part à Gaza. C’est celui de Hind Rajab, 6 ans, morte dans une voiture sous les tirs, après avoir appelé à l’aide dans un appel téléphonique déchirant.</p>



<p>Pour la cinéaste tunisienne Kaouther Ben Hania, ce cri est l’aboutissement d’une réflexion artistique entamée il y a plusieurs années. Après avoir exploré l’exploitation de la souffrance dans <em>‘‘</em><em>L</em><em>’</em><em>Homme qui a vendu sa peau</em><em>’’</em> et la reconstruction complexe d&rsquo;un trauma familial dans <em>‘‘</em><em>Les Filles d&rsquo;Olfa</em><em>’’</em>, elle choisit ici la forme la plus brute qui soit. En 2025, elle transforme cet appel en film — <em>‘‘</em><em>The Voice of Hind Rajab</em><em>’’</em> — et le monde écoute enfin.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La seule puissance brute de la voix d’une enfant</h2>



<p>Sans effets visuels, sans pathos appuyé, avec la seule puissance brute de la voix d’un enfant en danger, ce film devient une prière laïque, un tombeau de lumière, une claque morale. À la Mostra de Venise, il a reçu avant-hier soir, mercredi 3 septembre 2025, une standing ovation historique de près de 24 minutes. Ce n’est pas simplement un hommage : c’est une revanche morale.</p>



<p>Comme <em>‘‘</em><em>Guernica</em><em>’’</em>, le nouveau film de Ben Hania ne sauve pas la vie de l’enfant, mais il sauve ce qu’elle représente. Il fait de Hind un symbole, un nom que l’on ne pourra plus effacer. Avec ce troisième volet d’une trilogie involontaire sur la représentation de l’innommable, Kaouther Ben Hania dépasse la reconstitution et l’allégorie pour donner une sépulture narrative à la réalité même.</p>



<p>Et la Tunisie, une fois encore, porte cette mémoire au monde. En 2024, Lotfi Achour signe <em>‘‘</em><em>Les Enfants Rouges</em><em>’’</em>, film dense et sensoriel, huis clos tragique dans lequel un adolescent doit transporter le cadavre de son cousin, assassiné par des terroristes dans les montagnes tunisiennes. Inspiré d’un fait réel, ce récit bouleversant évite la grandiloquence pour toucher à l’intime : la peur, le poids de la mort, la solitude, et la responsabilité imposée à ceux que l’État abandonne. Le film, lauréat du Tanit d’Or aux Journées Cinématographiques de Carthage, puis primé à Amman, devient lui aussi une œuvre de résistance — contre le silence, contre l’amnésie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Regarder l’horreur en face pour la transformer en lumière</h2>



<p>Dans un article publié sur Kapitalis, je soulignais déjà que <em>‘‘</em><em>Les Enfants Rouges</em><em>’’</em> nous confronte au drame des populations sacrifiées par le cynisme politique et l’oubli collectif. C’est une œuvre qui raconte ce que l’on ne veut pas entendre : que les enfants aussi peuvent porter des cercueils, que les morts parfois reviennent hanter les vivants à travers la caméra.</p>



<p>Ces trois œuvres — une toile, un film minimaliste, un récit initiatique — partagent un même fil rouge : elles transforment l’indicible en mémoire active. Elles ne laissent pas les victimes sombrer dans les marges de l’histoire. Elles défient les criminels par l’élévation symbolique. Elles montrent que l’art, lorsqu’il épouse une cause humaine, devient une arme redoutable, plus tranchante que les discours, plus durable que les fusils.</p>



<p>À l&rsquo;heure où les conflits s’enchaînent jusqu’à l’indifférence, où la souffrance devient statistique, où le flux incessant des images plus étouffe nos larmes, ces œuvres nous rappellent que l’art n’a pas besoin de sang pour faire couler des larmes. Il n&rsquo;a pas besoin de discours pour faire entendre un cri. Il suffit qu’il ose regarder l’horreur en face pour la transformer en lumière.</p>



<p>* <em>Historien. </em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/05/de-guernica-a-gaza-lart-plus-forts-que-les-bombes/">De Guernica à Gaza | L’art plus fort que les bombes</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Le poème du dimanche : ‘‘La Rue Ravignan’’ de Max Jacob</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/20/le-poeme-du-dimanche-la-rue-ravignan-de-max-jacob/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 20 Oct 2024 06:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[poète français]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Max Jacob, est poète, peintre et critique français, l'une des figures emblématiques du mouvement surréaliste. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/20/le-poeme-du-dimanche-la-rue-ravignan-de-max-jacob/">Le poème du dimanche : ‘‘La Rue Ravignan’’ de Max Jacob</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Né en 1876, à Quimper, en Bretagne, dans une famille juive, Max Jacob, est poète, peintre et critique français. Il a appartenu aux mouvements cubiste, symboliste, et surréaliste.</em></strong> <em>(Portraits de Max Jacob par Picasso et Modigliani). </em></p>



<span id="more-14043954"></span>



<p>Max Jacob se lie d’amitié avec Pablo Picasso et Jean Cocteau. Se convertit au catholicisme et se retire dans une abbaye, à Saint Benoît-sur-Loire. Il est arrêté par la Gestapo, en 1944, placé au camp de Drancy, où il décède d’une pneumonie.</p>



<p><strong><em>Œuvres</em></strong> : <em>Chants bretons, Le cornet à dès, Fond de peau, Rivage</em>.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Tahar Bekri</strong></p>



<p><em>On ne se baigne pas deux fois dans le même fleuve, disait le philosophe Héraclite. Pourtant, ce sont toujours les mêmes qui remontent&nbsp;! Aux mêmes heures, ils passent gais ou tristes. Vous tous, passants de la Rue Ravignan, je vous ai donné les noms des défunts de l’Histoire&nbsp;! Voici Agamemnon&nbsp;! Voici Mme Hanska&nbsp;! Ulysse est laitier&nbsp;! Patrocle est au bas de la rue qu’un Pharaon est pris de moi. Castor et Pollux sont les dames du cinquième. Mais toi, vieux chiffonnier, toi, qui, au féérique matin, viens enlever les débris encore vivants quand j’éteins ma bonne grosse lampe, toi que je ne connais pas, mystérieux et pauvre chiffonnier, toi chiffonnier, je t’ai nommé d’un nom célèbre et noble, je t’ai nommé Dostoïevski.</em></p>



<p class="has-text-align-right"><strong><em>Le cornet à dès, 1917, Ed. Gallimard</em></strong></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="SVrjXLmcAY"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/09/20/le-poeme-du-dimanche-fiancailles-pour-rire-de-louise-de-vilmorin/">Le poème du dimanche: « Fiançailles pour rire » de Louise de Vilmorin</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le poème du dimanche: « Fiançailles pour rire » de Louise de Vilmorin » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/09/20/le-poeme-du-dimanche-fiancailles-pour-rire-de-louise-de-vilmorin/embed/#?secret=IICvyXMV4L#?secret=SVrjXLmcAY" data-secret="SVrjXLmcAY" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Le poème du dimanche : ‘‘Le Pont Mirabeau’’ de Guillaume Apollinaire</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 05 Jul 2020 08:33:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Guillaume Apollinaire]]></category>
		<category><![CDATA[Pablo Picasso]]></category>
		<category><![CDATA[surréalisme]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Guillaume Apollinaire, de son vrai nom Guillaume Albert Vladimir Alexandre Apollinaire de Kostrowitzky, est né à Rome le 25 août 1880, de mère polonaise et de père inconnu, probablement un officier italien, et décédé à Paris le 9 novembre 1918. C&#8217;est un célèbre poète français du XXe siècle, qui a marqué son époque en ouvrant...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/07/05/le-poeme-du-dimanche-le-pont-mirabeau-de-guillaume-apollinaire/">Le poème du dimanche : ‘‘Le Pont Mirabeau’’ de Guillaume Apollinaire</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/07/Guillaume-Apollinaire.jpg" alt="" class="wp-image-306600"/></figure>



<p><strong><em>Guillaume Apollinaire, de son vrai nom Guillaume Albert Vladimir Alexandre Apollinaire de Kostrowitzky, est né à Rome le 25 août 1880, de mère polonaise et de père inconnu, probablement un officier italien, et décédé à Paris le 9 novembre 1918. C&rsquo;est un célèbre poète français du XXe siècle, qui a marqué son époque en ouvrant une nouvelle voie poétique.</em></strong></p>



<span id="more-306599"></span>



<p>Engagé comme précepteur en Allemagne, en 1901, il tombe amoureux d’une jeune gouvernante qui refuse ses avances. Ses premiers poèmes portent sur la douleur de ce rejet. Rentré à Paris en 1902, il publie un premier conte appelé <em>‘‘L’Hérésiarque’’</em> dans <em>«La Revue blanche»</em> et le signe «Guillaume Apollinaire».</p>



<p>Dès lors, il multiplie les publications de poèmes et de contes dans plusieurs revues. Son nom se fait doucement connaître. Et le poète devient l’ami de Pablo Picasso, et suit avec beaucoup d’intérêt l’évolution du mouvement cubiste. C’est en 1913 qu’il publie <em>‘‘Peintres cubistes’’</em>, mais aussi un premier recueil <em>‘‘Alcools’’</em>, dans lequel il choisit d’intégrer plusieurs poèmes rédigés en différentes périodes.</p>



<p>En décembre 1914, au début de la Première Guerre mondiale, Guillaume Apollinaire intègre l’artillerie et poursuit ses écrits malgré la guerre. Après un transfert dans l’infanterie en 1915, il devient officiellement français en 1916. Quelques jours après sa naturalisation, un éclat d’obus le blesse et le pousse à rentrer à Paris pour être soigné.</p>



<p>À la suite de plusieurs mois de convalescence, il reprend ses écrits et invente un terme aujourd’hui ancré dans la langue française : surréalisme, qui marquera l’histoire de l’art français, et fait de lui un précurseur de ce mouvement.</p>



<p>Guillaume Apollinaire publiera son second recueil de poèmes <em>‘‘Calligrammes’’</em>, en 1918, seulement quelques mois avant sa mort causée par la grippe espagnole. Mais, malgré une vie écourtée par la maladie, il a beaucoup marqué son époque.</p>



<p>Sous le pont Mirabeau coule la Seine<br><em>Et nos amours<br>Faut-il qu&rsquo;il m&rsquo;en souvienne<br>La joie venait toujours après la peine</em></p>



<p><em>Vienne la nuit sonne l&rsquo;heure<br>Les jours s&rsquo;en vont je demeure</em></p>



<p><em>Les mains dans les mains restons face à face<br>Tandis que sous<br>Le pont de nos bras passe<br>Des éternels regards l&rsquo;onde si lasse</em></p>



<p><em>Vienne la nuit sonne l&rsquo;heure<br>Les jours s&rsquo;en vont je demeure</em></p>



<p><em>L&rsquo;amour s&rsquo;en va comme cette eau courante<br>L&rsquo;amour s&rsquo;en va<br>Comme la vie est lente<br>Et comme l&rsquo;Espérance est violente</em></p>



<p><em>Vienne la nuit sonne l&rsquo;heure<br>Les jours s&rsquo;en vont je demeure</em></p>



<p><em>Passent les jours et passent les semaines<br>Ni temps passé<br>Ni les amours reviennent<br>Sous le pont Mirabeau coule la Seine</em></p>



<p><em>Vienne la nuit sonne l&rsquo;heure<br>Les jours s&rsquo;en vont je demeure</em></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Dc2JHjKSpT"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/08/12/le-poeme-du-dimanche-les-poetes-de-louis-aragon/">Le poème du dimanche : ‘‘Les Poètes’’ de Louis Aragon</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le poème du dimanche : ‘‘Les Poètes’’ de Louis Aragon » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/08/12/le-poeme-du-dimanche-les-poetes-de-louis-aragon/embed/#?secret=NA1ZquPi7W#?secret=Dc2JHjKSpT" data-secret="Dc2JHjKSpT" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ifNfvi7F8q"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/11/10/le-poeme-du-dimanche-cailloux-des-souvenirs-de-louise-de-vilmorin/">Le poème du dimanche : ‘‘Cailloux des souvenirs’’ de Louise de Vilmorin</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le poème du dimanche : ‘‘Cailloux des souvenirs’’ de Louise de Vilmorin » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/11/10/le-poeme-du-dimanche-cailloux-des-souvenirs-de-louise-de-vilmorin/embed/#?secret=WI0u1VmmE3#?secret=ifNfvi7F8q" data-secret="ifNfvi7F8q" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="11lMUpILbk"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/09/16/le-poeme-du-dimanche-liberte-de-paul-eluard/">Le poème du dimanche : ‘‘Liberté’’ de Paul Eluard</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le poème du dimanche : ‘‘Liberté’’ de Paul Eluard » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/09/16/le-poeme-du-dimanche-liberte-de-paul-eluard/embed/#?secret=pUbDa2QQRI#?secret=11lMUpILbk" data-secret="11lMUpILbk" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Le poème du dimanche: « Nostalgie » de Nâzim Hikmet</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 12 Apr 2020 07:24:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Paul Sartre]]></category>
		<category><![CDATA[Louis Aragon]]></category>
		<category><![CDATA[Moscou]]></category>
		<category><![CDATA[Nâzim Hikmet]]></category>
		<category><![CDATA[Pablo Picasso]]></category>
		<category><![CDATA[Salonique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Nâzim Hikmet, né le 21 novembre 1901 à Salonique et mort le 3 juin 1963 à Moscou, est l&#8217;une des plus importantes figures de la littérature turque du XXe siècle et ce poème est tiré de son recueil ‘‘Il neige dans la nuit’’. Enfant, Nâzim Hikmet est bercé par la poésie de son grand-père Pacha,...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/04/12/le-poeme-du-dimanche-nostalgie-de-nazim-hikmet/">Le poème du dimanche: « Nostalgie » de Nâzim Hikmet</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/04/Nazim-Hikmet.jpg" alt="" class="wp-image-293739"/></figure>



<p><strong><em>Nâzim Hikmet, né le 21 novembre 1901 à Salonique et mort le 3 juin 1963 à Moscou, est l&rsquo;une des plus importantes figures de la littérature turque du XXe siècle et ce poème est tiré de son recueil ‘‘Il neige dans la nuit’’. </em></strong></p>



<span id="more-293738"></span>



<p> Enfant, Nâzim Hikmet est bercé par la poésie de son grand-père Pacha, gouverneur de la Salonique, et par sa mère, Djélilé -fille d’Hasan Enver Pacha- linguiste francophone et francophile mais aussi artiste passionnée par le piano et la peinture. </p>



<p> Révolté par l’occupation d’Istanbul par les puissances alliées après la première guerre mondiale, exalté par la lutte des paysans turcs pour l’indépendance et enthousiasmé par la révolution d’Octobre, il a tout juste vingt ans quand il part à Moscou, en 1922. Il retourne en Turquie en 1924, après la guerre d’indépendance, mais, victime de persécutions, car c’est désormais un<em> «rouge»</em>, il repart à Moscou en 1926 et multiplie les allers-retours.</p>



<p> De retour en Turquie, il est condamné en 1938 à vingt-huit ans d’emprisonnement, car il a publié, en 1936, un éloge de la révolte, <em>‘‘L’Épopée de Sheik Bedrettin’’</em>, ou le combat d&rsquo;un paysan contre les forces de l’Empire ottoman. Il est libéré en 1949 grâce à l’action d’un comité international de soutien, formé à Paris par ses camarades Jean-Paul Sartre, Pablo Picasso, <a href="http://kapitalis.com/tunisie/2018/08/12/le-poeme-du-dimanche-les-poetes-de-louis-aragon/" target="_blank" rel="noreferrer noopener" aria-label="Louis Aragon (s’ouvre dans un nouvel onglet)">Louis Aragon</a> et Paul Robeson.</p>



<p> Hikmet est constamment surveillé. Il échappe miraculeusement à deux tentatives de meurtre, mais ne parvient pas à être exempté du service militaire, qu’on lui demande d’effectuer à cinquante ans. C’est la guerre froide, et il milite contre la prolifération de l’armement nucléaire. Il finira par fuir et s’exiler à Moscou où il mourut le 13 juin 1963 et fut enterré au prestigieux cimetière de Novodevitchi, bien que dans un poème testament il écrivît : <em>«Enterrez-moi en Anatolie, dans un cimetière de village/ Et si possible, un platane au-dessus de moi suffit.»</em></p>



<p><em> Cela fait cent ans<br> que je n’ai pas vu ton visage<br> que je n’ai pas passé mon bras<br> autour de ta taille<br> que je ne vois plus mon visage dans tes yeux<br> cela fait cent ans que je ne pose plus de question<br> à la lumière de ton esprit<br> que je n’ai pas touché à la chaleur de ton ventre.</em></p>



<p><em>Cela fait cent ans<br> qu’une femme m’attend<br> dans une ville.<br> Nous étions penchés sur la même branche,<br> sur la même branche<br> nous en sommes tombés, nous nous sommes quittés<br> entre nous tout un siècle<br> dans le temps et dans l’espace.<br> Cela fait cent ans que dans la pénombre<br> je cours derrière toi.</em></p>



<p><em>Tu es mon ivresse<br> De toi je n’ai point dessoûlé<br> Je ne puis dessoûler<br> Je ne veux point dessoûler</em></p>



<p><em>Ma tête lourde<br> Mes genoux écorchés<br> Mes vêtements crottés<br> Je vais vers ta lumière qui brille et qui s’éteint<br> en titubant, tombant, me relevant.</em></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="moAxsgTfra"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/11/04/poeme-du-dimanche-la-plus-etrange-des-creatures-de-nazim-hikmet/">Poème du dimanche: ‘‘La plus étrange des créatures’’ de Nâzim Hikmet</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Poème du dimanche: ‘‘La plus étrange des créatures’’ de Nâzim Hikmet » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/11/04/poeme-du-dimanche-la-plus-etrange-des-creatures-de-nazim-hikmet/embed/#?secret=1pRQXsJhbQ#?secret=moAxsgTfra" data-secret="moAxsgTfra" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="0SHjQJhyNQ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/09/02/le-poeme-du-dimanche-espoir-nazim-hikmet/">Le poème du dimanche : ‘‘Espoir’’ Nâzim Hikmet</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le poème du dimanche : ‘‘Espoir’’ Nâzim Hikmet » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/09/02/le-poeme-du-dimanche-espoir-nazim-hikmet/embed/#?secret=XJfdphjDsc#?secret=0SHjQJhyNQ" data-secret="0SHjQJhyNQ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="bCBI4pnF3S"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/12/23/poeme-du-dimanche-autobiographie-de-nazim-hikmet/">Poème du dimanche: Autobiographie de Nâzım Hikmet</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Poème du dimanche: Autobiographie de Nâzım Hikmet » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/12/23/poeme-du-dimanche-autobiographie-de-nazim-hikmet/embed/#?secret=isP117SEB3#?secret=bCBI4pnF3S" data-secret="bCBI4pnF3S" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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