<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des partis politiques - Kapitalis</title>
	<atom:link href="https://kapitalis.com/tunisie/tag/partis-politiques/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://kapitalis.com/tunisie/tag/partis-politiques/</link>
	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
	<lastBuildDate>Sat, 15 Aug 2026 13:11:04 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=7.0.4</generator>

<image>
	<url>https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/05/cropped-Logo-Kapitalis-32x32.png</url>
	<title>Archives des partis politiques - Kapitalis</title>
	<link>https://kapitalis.com/tunisie/tag/partis-politiques/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Comment naissent et meurent les partis politiques</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/16/comment-naissent-et-meurent-les-partis-politiques/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/16/comment-naissent-et-meurent-les-partis-politiques/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 16 Aug 2026 07:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[discipline collective]]></category>
		<category><![CDATA[leadership]]></category>
		<category><![CDATA[numéro deux]]></category>
		<category><![CDATA[partis politiques]]></category>
		<category><![CDATA[Zouhaïr Ben Amor]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=19440718</guid>

					<description><![CDATA[<p>Comment naissent les partis politiques et pourquoi certains réussissent-ils alors que d’autres disparaissent ? </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/16/comment-naissent-et-meurent-les-partis-politiques/">Comment naissent et meurent les partis politiques</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Les fondations d’une idée collective, la cohésion, le leadership et la discipline du premier noyau ;</em></strong><strong> ou </strong><strong><em>comment naissent les partis politiques et pourquoi certains réussissent-ils à s’imposer durablement alors que d’autres disparaissent rapidement ou restent confinés à un rôle marginal ? L’histoire récente de la Tunisie montre que la survie d’un parti ne dépend pas seulement des élections ou de la popularité de ses dirigeants, mais surtout de la solidité de son noyau fondateur, de sa cohésion interne et de sa capacité à préserver une vision commune. Derrière chaque formation politique durable se trouve une première équipe soudée autour d’une idée, capable de résister aux divisions et aux épreuves. À l’inverse, les rivalités personnelles, l’absence de stratégie claire et les fractures internes conduisent souvent à l’affaiblissement des partis. </em></strong><strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Zouhaïr Ben Amor</strong><em> *</em></p>



<span id="more-19440718"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Zouhair-Ben-Amor.jpg" alt="" class="wp-image-17518909" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Zouhair-Ben-Amor.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Zouhair-Ben-Amor-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Zouhair-Ben-Amor-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Toute grande construction collective commence souvent par quelque chose de remarquablement simple : une idée portée avec suffisamment de conviction par une personne pour qu’elle cesse d’être seulement une conviction individuelle et commence à devenir une proposition faite aux autres. Avant les structures, les statuts, les bureaux, les commissions, les programmes et les manifestations publiques, il y a presque toujours un commencement humain. Un homme ou une femme formule une vision, la défend, la raconte, la précise, puis cherche autour de lui quelques personnes capables de comprendre cette vision et surtout de croire qu’elle mérite d’être transformée en action collective.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est à ce moment extrêmement précoce que se joue une partie essentielle de l’avenir du mouvement. Une idée peut rester une belle intuition individuelle, ou devenir progressivement une force organisée. Entre les deux, il existe une étape souvent négligée : la constitution du premier noyau. Une dizaine de personnes, parfois moins, parfois davantage, qui acceptent de consacrer du temps, de l’énergie et une partie de leur crédibilité personnelle à une idée encore fragile. Ce premier cercle n’est pas encore une organisation pleinement constituée. Il en est plutôt la matrice.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La tentation est alors grande de considérer que la première nécessité est l’unité absolue. Il faut, pense-t-on, que chacun soit fidèle au fondateur, que personne ne cherche à devenir son concurrent, qu&rsquo;aucune rivalité ne divise le groupe et que toutes les décisions soient prises collectivement avant d’être présentées à l’extérieur. Cette intuition contient une part importante de vérité : un groupe naissant qui passe son énergie à se quereller sur les personnes avant même d’avoir défini son projet risque effectivement de disparaître avant d’avoir commencé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais cette nécessité de cohésion ne doit pas être confondue avec l’obligation de penser tous de la même manière. C’est précisément ici que commence le véritable problème du leadership collectif. La solidarité peut être une force extraordinaire ; transformée en conformisme, elle peut devenir une faiblesse. Les travaux d’Irving Janis sur le <em>«groupthink»</em> montrent qu’un groupe très cohésif peut parfois rechercher tellement l’unanimité qu’il finit par réduire son examen critique des décisions et par écarter les alternatives importantes (Janis, 1972).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le premier noyau doit donc être conçu comme un lieu de confiance, mais aussi comme un lieu de réflexion. Sa première mission n’est pas simplement de protéger le leader : elle est de protéger l’idée contre les improvisations, les ambitions personnelles, les malentendus et les erreurs collectives.</p>



<h2 class="wp-block-heading">1<sup>er</sup> cercle : transformer une conviction individuelle en projet commun</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Lorsqu’une idée commence à attirer quelques personnes, la première difficulté consiste à passer du langage de la conviction personnelle à celui du projet collectif. Le fondateur peut avoir une intuition claire, mais ceux qui le rejoignent n’ont pas nécessairement compris cette intuition de la même façon. Ils peuvent être attirés par des aspects différents du projet, lui attribuer des objectifs différents ou imaginer des méthodes contradictoires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut donc un temps de maturation. Le groupe doit parler longuement. Il doit étudier. Il doit poser des questions parfois inconfortables. Il doit revenir sur les mêmes sujets jusqu’à ce que les notions essentielles soient suffisamment précises pour être partagées par tous.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette période peut sembler improductive à ceux qui veulent immédiatement passer à l’action. Elle est pourtant fondamentale. Une organisation qui se construit trop rapidement risque de découvrir ses contradictions lorsque la pression extérieure sera déjà forte. À l’inverse, un groupe qui prend le temps de clarifier ses objectifs acquiert une forme de solidité intellectuelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut alors distinguer deux types d’accord. Le premier est l’accord sur les finalités : pourquoi sommes-nous ensemble ? Quelle transformation voulons-nous produire ? Quelles valeurs ne voulons-nous pas abandonner ? Quels principes doivent demeurer même lorsque les circonstances changent ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le second concerne les moyens : comment atteindre ces objectifs ? Sur ce terrain, l’accord peut être moins immédiat. Il peut même être souhaitable que plusieurs solutions soient examinées avant qu’une décision commune soit adoptée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est cette distinction qui permet de préserver simultanément l’unité et l’intelligence collective. Un groupe peut être parfaitement uni autour d’une finalité tout en discutant vivement des moyens d’y parvenir. La contradiction n’est alors pas une maladie du groupe ; elle constitue une étape normale de sa maturation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La solidarité véritable ne signifie donc pas : <em>«nous sommes obligés d’être d’accord sur tout»</em>. Elle signifie plutôt : <em>«nous pouvons être en désaccord sur certains moyens sans devenir des adversaires»</em>. Cette nuance est essentielle.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La fidélité au fondateur et la fidélité à l’idée</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les premières étapes, le fondateur joue naturellement un rôle particulier. C’est lui qui a formulé l’intuition initiale, qui a probablement pris les premiers risques et qui a commencé à convaincre les autres. Son autorité est donc souvent davantage une autorité d’origine qu’une autorité institutionnelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est logique que les premiers membres lui accordent une confiance particulière. Ils connaissent son parcours, sa motivation et la cohérence de son engagement. Dans un groupe très jeune, cette confiance peut même être indispensable pour éviter la dispersion.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais une question fondamentale apparaît rapidement : les membres sont-ils fidèles à la personne ou à l’idée ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">La différence peut sembler théorique. Elle ne l’est pas.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si la fidélité porte exclusivement sur la personne, l’organisation risque de devenir dépendante d’un individu. Toute critique du leader pourra être interprétée comme une trahison. Toute proposition alternative pourra apparaître comme une tentative de prise de pouvoir. Le groupe risque alors de transformer une confiance légitime en personnalisation excessive de l’autorité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si, au contraire, la fidélité première porte sur l’idée, le fondateur conserve une place centrale tout en restant lui-même soumis aux principes qui ont permis au groupe de se constituer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La meilleure fidélité est ainsi celle qui dit : <em>«je te fais confiance parce que je crois à ce que nous construisons ensemble»</em>, et non : <em>«je suis obligé d’approuver tout ce que tu dis parce que tu es le fondateur»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette distinction est particulièrement importante lorsque le mouvement grandit. Une organisation capable de survivre à son fondateur possède généralement une structure intellectuelle et institutionnelle plus robuste qu’une organisation entièrement construite autour d’une personnalité.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Rivalité personnelle : le danger qui peut détruire un groupe avant sa naissance</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un petit groupe, les ambitions individuelles peuvent rapidement devenir un problème. Lorsque dix personnes se réunissent autour d’une même idée, chacune possède son histoire, son caractère, ses compétences et ses aspirations. Certaines peuvent naturellement prendre davantage de place dans les discussions. D’autres peuvent être plus à l’aise avec le public, la communication, l’organisation ou les relations extérieures.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il serait cependant dangereux de transformer toute différence de compétence en compétition pour le pouvoir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La rivalité personnelle détourne l’attention de la mission. Au lieu de demander <em>«comment faire avancer notre projet ?»</em>, les membres commencent à se demander <em>«qui est le plus important ?»</em>, <em>«qui parle au nom du groupe ?», «qui est le plus proche du fondateur ?», «qui pourrait lui succéder ?».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">À partir de là, les discussions peuvent devenir des luttes de position.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La solution n’est pas nécessairement de supprimer toute possibilité de désaccord ou d’interdire toute expression personnelle. Il faut plutôt créer une culture dans laquelle la reconnaissance ne dépend pas de la conquête d’un rang. Une personne peut avoir de l’influence sans devenir le rival d’une autre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette distinction entre influence et pouvoir est fondamentale. Un membre particulièrement compétent peut devenir une référence dans un domaine précis sans être transformé en <em>«numéro deux»</em>. Il peut coordonner un travail, présenter une proposition, représenter temporairement le groupe ou diriger une commission sans que cela signifie qu’il constitue une alternative au leader.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le groupe doit donc apprendre très tôt à distinguer les responsabilités fonctionnelles des positions de succession.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Faut-il éviter de désigner un «numéro deux» ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’idée de ne pas créer immédiatement un numéro deux répond à une préoccupation compréhensible : empêcher la formation précoce de deux camps. Dans un groupe encore fragile, une personnalité présentée comme le successeur naturel ou comme l’adjoint permanent peut involontairement devenir un centre de gravité concurrent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais cette prudence doit être maniée avec intelligence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’absence de <em>«numéro deux»</em> ne doit pas signifier l’absence de délégation. Une organisation incapable de distribuer les responsabilités finit par épuiser son dirigeant et par créer une dépendance dangereuse à son égard.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est donc préférable, dans certains contextes, de ne pas construire trop tôt une hiérarchie personnelle, mais de construire des responsabilités clairement définies. Une personne peut être responsable de l’organisation, une autre de la communication, une autre de l’analyse, une autre des relations avec les membres, sans qu’aucune ne soit officiellement présentée comme le rival ou le successeur du fondateur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette architecture possède un avantage : elle permet aux compétences de se développer sans transformer immédiatement les compétences en compétition politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais elle doit également prévoir une question essentielle : que se passe-t-il si le leader devient indisponible ? Une organisation sérieuse doit pouvoir fonctionner même lorsque son fondateur n’est pas présent. La cohésion ne peut pas reposer sur la présence physique permanente d’une seule personne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La véritable force d’un fondateur est donc peut-être moins de fabriquer un groupe qui ne peut fonctionner sans lui que de créer progressivement un groupe capable de poursuivre son projet avec lui, puis éventuellement sans lui.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’unanimité : une apparence de force qui peut devenir une faiblesse</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’idée selon laquelle « aucune note discordante ne doit apparaître » mérite une réflexion particulière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’extérieur, l’unanimité donne effectivement une impression de puissance. Un groupe qui parle d’une seule voix paraît discipliné, déterminé et sûr de lui. Dans certaines circonstances, cette cohérence publique est nécessaire. Une organisation qui expose constamment ses désaccords internes peut donner l’impression de ne pas savoir ce qu’elle veut.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, l’unanimité publique ne nécessite pas nécessairement l’unanimité intellectuelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le groupe peut discuter librement à huis clos, examiner plusieurs scénarios, identifier les risques et entendre les objections, puis adopter une décision commune. Une fois cette décision prise, chacun peut la défendre publiquement comme position collective.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette méthode est très différente de celle qui consiste à interdire le désaccord dès le début.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La première produit une décision collective après confrontation des arguments. La seconde produit parfois une décision avant même que les arguments contradictoires aient été entendus.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est précisément le problème étudié par Janis : lorsque la cohésion et la pression à la conformité deviennent excessives, les membres peuvent s’autocensurer et confondre le silence avec l’accord.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le silence est donc ambigu. Un groupe silencieux peut être profondément uni. Mais il peut aussi être composé de personnes qui ont des doutes qu’elles n’osent pas exprimer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La vraie cohésion se reconnaît davantage à la capacité de traverser le désaccord qu’à son absence.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Étudier ensemble avant d’agir ensemble</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le premier noyau doit consacrer une partie importante de son énergie à l’étude. Une idée politique, sociale ou associative ne peut pas durablement reposer sur l&rsquo;enthousiasme de ses fondateurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut connaître le terrain sur lequel cette idée doit s’appliquer. Il faut comprendre les obstacles, les attentes, les forces susceptibles de soutenir le projet et celles qui peuvent s’y opposer. Il faut examiner l’histoire des expériences comparables, leurs réussites mais aussi leurs échecs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Surtout, il faut accepter de rechercher les informations qui contredisent les convictions initiales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est peut-être l’un des exercices les plus difficiles pour un groupe fondateur. Lorsque plusieurs personnes ont investi émotionnellement dans une idée, elles cherchent spontanément les informations qui la confirment. Or une organisation sérieuse doit parfois faire exactement l’inverse : chercher les arguments qui pourraient démontrer que son hypothèse est incomplète.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette discipline intellectuelle peut être institutionnalisée. Pour chaque grande décision, le groupe peut demander : quelles sont les objections les plus fortes ? Quelle hypothèse pourrait nous conduire à l’échec ? Quelles informations nous manquent ? Que disent ceux qui ne partagent pas notre vision ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette méthode n’affaiblit pas le leadership. Elle lui donne au contraire une base plus solide.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’adversité comme révélateur de la qualité du noyau</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Tout groupe paraît solide lorsque personne ne l’attaque. La véritable épreuve arrive lorsque les critiques apparaissent, lorsque les adversaires se mobilisent, lorsque certains membres sont découragés ou lorsque les premières difficultés montrent les limites du projet.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est dans ces moments que le premier noyau révèle sa qualité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un groupe fondé uniquement sur l’enthousiasme peut se disperser rapidement. Un groupe fondé sur une compréhension profonde de son projet peut au contraire utiliser l’adversité pour renforcer sa cohésion.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais là encore, il existe une différence entre solidarité et fermeture.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à l’opposition, un groupe peut être tenté de considérer toute critique extérieure comme hostile et toute critique intérieure comme suspecte. Cette attitude procure momentanément un sentiment de protection. Pourtant, elle peut conduire à l’isolement intellectuel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les recherches sur le groupthink soulignent justement que l’isolement du groupe, combiné à une forte pression de conformité et à un leadership trop directif, peut réduire la qualité de l’examen des alternatives (Janis, 1982).</p>



<p class="wp-block-paragraph">La résistance à l’adversité doit donc être construite autrement. Le groupe doit pouvoir dire : <em>«nous sommes solidaires entre nous, mais nous ne sommes pas incapables d’entendre une critique»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette attitude demande davantage de maturité que la simple fermeture.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une discipline collective, mais pas une obéissance aveugle</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Toute organisation a besoin de discipline. Sans elle, les décisions collectives restent théoriques. Si chacun agit selon son humeur personnelle, aucun projet durable ne peut être construit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La discipline signifie alors respecter les décisions régulièrement adoptées, tenir ses engagements, protéger la confiance interne, éviter les conflits personnels inutiles et ne pas transformer chaque divergence en crise.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais la discipline n’est pas l’obéissance aveugle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une organisation mature doit posséder des mécanismes permettant à un membre de signaler une erreur grave sans être immédiatement considéré comme un traître. Elle doit pouvoir distinguer la critique constructive du sabotage, l’ambition personnelle de la compétence, la divergence stratégique de la volonté de destruction.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette distinction est difficile, mais elle est indispensable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le leader lui-même a intérêt à l’existence de cette culture. Un entourage qui approuve toujours son jugement peut lui donner une impression de sécurité tout en le privant d’informations essentielles. Des recherches expérimentales ont notamment montré que des dirigeants très directifs peuvent réduire la discussion des solutions alternatives, tandis qu’un leadership encourageant la participation favorise davantage leur examen (Leana, 1985).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le dirigeant fort n’est donc pas celui qui ne tolère aucune contradiction. C’est celui qui peut écouter une contradiction sans perdre son autorité.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le temps comme instrument de construction</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Une erreur fréquente des mouvements naissants consiste à vouloir immédiatement apparaître comme une organisation achevée. On cherche un nom, un logo, des fonctions, une communication, une présence publique, parfois même une structure complexe, alors que l’idée elle-même n’a pas encore été suffisamment travaillée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Or le premier noyau a besoin de temps.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il doit apprendre à se connaître. Il doit découvrir les forces et les limites de chacun. Il doit observer comment les membres réagissent lorsqu’une décision leur déplaît. Il doit savoir qui reste lorsque l’enthousiasme initial disparaît.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La durée joue alors le rôle d’un filtre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Certains viennent parce que l’idée leur paraît séduisante. D’autres restent parce qu’ils ont véritablement intégré le projet. Certains recherchent une position. D’autres recherchent une mission. Avec le temps, ces motivations deviennent visibles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est pourquoi une organisation ne devrait pas avoir peur d’une phase relativement longue de maturation. Une décennie de confiance ne se fabrique pas en quelques réunions, et une culture collective ne se décrète pas par un règlement intérieur.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La force d’un noyau n’est pas son uniformité, mais sa confiance</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au fond, le problème revient à une question simple : qu’est-ce qui rend un premier noyau réellement solide ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce n’est pas uniquement le nombre de ses membres. Ce n’est pas seulement leur proximité avec le fondateur. Ce n’est même pas leur capacité à répéter le même discours.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sa force réside dans la confiance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La confiance signifie que chacun sait que les autres ne transformeront pas une divergence en règlement de comptes. Elle signifie que les ambitions individuelles ne détruiront pas la mission commune. Elle signifie également que le fondateur peut entendre une objection sans soupçonner immédiatement une conspiration.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un groupe de dix personnes qui se font confiance peut être plus efficace qu&rsquo;une organisation de cent personnes divisée en factions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais la confiance exige des règles morales et organisationnelles. Elle exige la loyauté, la confidentialité lorsque celle-ci est légitime, la parole tenue, le respect des décisions et l’absence de manipulation des autres membres.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle exige surtout une conception du pouvoir comme responsabilité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si le fondateur considère le groupe comme sa propriété personnelle, la relation finit par devenir fragile. Si les membres considèrent le fondateur comme un obstacle à leur propre ascension, la rivalité finit également par apparaître.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Entre ces deux extrêmes existe une conception plus saine : le fondateur est le dépositaire initial d’une idée, tandis que les premiers membres sont les gardiens de sa cohérence et de son développement.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Construire une organisation capable de durer</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Une idée ne devient durable que lorsqu’elle dépasse les personnes qui l’ont lancée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est probablement le paradoxe ultime du leadership fondateur. Le meilleur fondateur est celui qui parvient à transmettre une vision suffisamment forte pour qu’elle ne disparaisse pas avec lui.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cela suppose de former les membres, de développer leurs compétences, de documenter les décisions importantes, de clarifier les principes et de créer progressivement des mécanismes permettant la continuité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il ne faut donc pas confondre l’absence de rivalité avec l’absence de relève. Une organisation qui refuse toute émergence de nouvelles compétences par peur de voir apparaître un concurrent risque de fabriquer sa propre fragilité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le premier noyau doit plutôt devenir une école de responsabilité. Chacun doit pouvoir apprendre à prendre des décisions, à organiser, à communiquer, à analyser et à assumer les conséquences de ses choix.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans cette perspective, le fondateur ne perd rien en formant des personnes capables. Au contraire, il augmente la valeur de son propre travail.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une idée véritablement forte n’a pas besoin que tous ses membres soient faibles autour du leader pour que celui-ci demeure fort. Elle a besoin que les membres deviennent suffisamment solides pour porter ensemble le projet.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi apparaît une conception plus profonde de la solidarité : nous ne sommes pas solidaires parce que nous sommes identiques ; nous sommes solidaires parce que nous avons choisi une même direction et que nous avons accepté de construire ensemble les moyens de l’atteindre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le premier noyau peut alors devenir une force remarquable. Il connaît ses principes, il connaît ses limites, il sait discuter avant de décider et il sait se rassembler après la décision. Il ne gaspille pas son énergie dans les rivalités personnelles. Il protège son projet contre les ambitions individuelles sans étouffer les compétences. Il soutient son leader sans transformer cette confiance en culte de la personnalité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est probablement là que se trouve la différence entre un cercle de fidèles et une véritable organisation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un cercle de fidèles dépend d’une personne. Une organisation durable dépend d’une culture.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La première peut être puissante pendant un temps. La seconde peut survivre aux crises, aux changements de circonstances et même aux générations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’histoire des organisations montre ainsi que la cohésion est une condition importante de l’action collective, mais qu’elle ne suffit pas à garantir la qualité des décisions. Une cohésion excessive peut même produire l’effet inverse lorsqu’elle transforme le désaccord en faute morale et le silence en preuve d’unanimité. Les travaux consacrés au groupthink ont précisément attiré l’attention sur ce paradoxe : le groupe peut être très uni et pourtant prendre de mauvaises décisions parce que la recherche de l’accord a pris le dessus sur l’examen critique (Janis, 1972).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le véritable défi du premier noyau est donc de construire une solidarité assez forte pour résister aux divisions personnelles, mais assez intelligente pour laisser circuler les arguments. Il faut une loyauté suffisamment profonde pour empêcher les ambitions de détruire le projet, mais suffisamment mature pour reconnaître qu’un membre loyal peut aussi dire : « je pense que nous nous trompons ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est peut-être même la forme la plus élevée de loyauté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Car approuver constamment le leader est facile. Lui dire, au moment nécessaire, qu’une décision mérite d’être reconsidérée demande davantage de courage.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une organisation naissante doit donc rechercher non pas l’unanimité permanente, mais l’unité consciente. Elle doit apprendre à distinguer le débat interne de la division, la critique de la trahison, la compétence de la rivalité et l’autorité de l’autoritarisme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le premier noyau est alors bien davantage qu’un groupe de personnes réunies autour d’un fondateur. Il devient le laboratoire dans lequel se construit une culture politique, sociale ou associative. Les premières habitudes deviennent les habitudes futures. La manière dont les membres se parlent au commencement préfigure souvent la manière dont l’organisation traitera ses désaccords lorsqu’elle sera devenue beaucoup plus grande.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est pourquoi les premières réunions ont une importance disproportionnée par rapport à leur taille. Dix personnes peuvent sembler insignifiantes face à une société entière. Pourtant, c’est souvent parmi ces dix personnes que se dessinent les règles invisibles qui détermineront la vie future du mouvement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut donc prendre le temps de bâtir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bâtir la confiance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bâtir la discipline.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bâtir la connaissance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bâtir la loyauté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bâtir le respect du fondateur sans confondre l’homme avec l’idée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bâtir surtout une capacité collective à décider sans se déchirer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et, peut-être plus important encore, bâtir une organisation qui n’a pas peur de la discussion parce qu’elle possède une identité suffisamment solide pour ne pas s’effondrer au premier désaccord.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une idée durable ne naît pas seulement lorsqu’un homme ou une femme réussit à convaincre dix personnes. Elle naît lorsque ces dix personnes découvrent progressivement qu’elles peuvent transformer une conviction individuelle en responsabilité commune. Le fondateur allume l’étincelle ; le premier noyau doit apprendre à protéger la flamme. Mais protéger une flamme ne signifie pas l’enfermer dans une boîte hermétique. Une flamme a besoin d’oxygène pour continuer à brûler.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il en va de même pour une idée collective.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La cohésion lui donne sa force. Le débat lui donne son intelligence. La discipline lui donne sa continuité. La confiance lui donne sa durée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est dans cet équilibre, beaucoup plus difficile à atteindre que l’unanimité apparente, que se trouve probablement le véritable fondement d’une organisation capable de traverser l’adversité sans perdre ni son âme ni sa capacité de penser.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Universitaire.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Bibliographie</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Janis, I. L. (1972). <em>Victims of Groupthink: A Psychological Study of Foreign-Policy Decisions and Fiascoes</em>. Houghton Mifflin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Janis, I. L. (1982). <em>Groupthink: Psychological Studies of Policy Decisions and Fiascoes</em>. Houghton Mifflin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Leana, C. R. (1985). “A Partial Test of Janis&rsquo; Groupthink Model: Effects of Group Cohesiveness and Leader Behavior on Defective Decision Making.” <em>Journal of Management</em>, 11(1), 5–18.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Paul ‘t Hart, P. (1994). <em>Groupthink in Government: A Study of Small Groups and Policy Failure</em>. Johns Hopkins University Press.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/16/comment-naissent-et-meurent-les-partis-politiques/">Comment naissent et meurent les partis politiques</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/16/comment-naissent-et-meurent-les-partis-politiques/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>1</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Le CRLDHT publie un rapport sur la situation en Tunisie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/01/le-crldht-publie-un-rapport-sur-la-situation-en-tunisie/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/01/le-crldht-publie-un-rapport-sur-la-situation-en-tunisie/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 01 Feb 2025 07:50:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[CRLDHT]]></category>
		<category><![CDATA[décret-loi 54-2022]]></category>
		<category><![CDATA[liberté d’expression]]></category>
		<category><![CDATA[partis politiques]]></category>
		<category><![CDATA[société civile]]></category>
		<category><![CDATA[transition démocratique]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=15367021</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le CRLDHT a publié un rapport intitulé «Tunisie 2021-2024 : coup d’arrêt à la transition démocratique et montée des périls». </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/01/le-crldht-publie-un-rapport-sur-la-situation-en-tunisie/">Le CRLDHT publie un rapport sur la situation en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Dans le communiqué reproduit ci-dessous, le Centre pour le respect des libertés et des droits humains en Tunisie (CRLDHT) rend compte de contenu de son rapport publié à Paris le 31 janvier 2025 et intitulé «Tunisie 2021-2024&nbsp;: coup d’arrêt à la transition démocratique et montée des périls».</em></strong><strong><em>&nbsp;</em></strong><strong><em></em></strong></p>



<span id="more-15367021"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Face à la dégradation alarmante des droits de l’homme et de l’État de droit en Tunisie, un nouveau rapport intitulé&nbsp;<em>«Tunisie 2021-2024 : coup d’arrêt à la transition démocratique et montée des périls»</em>&nbsp;est publié aujourd’hui. Ce document dresse un état des lieux détaillé de la régression démocratique que traverse la Tunisie depuis le coup de force de Kaïs Saïed, le 25 juillet 2021, marquée par une concentration du pouvoir, une répression accrue et un affaiblissement inquiétant des institutions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Fruit d’un travail de documentation approfondi réalisé par des juristes, des défenseurs des droits humains et des observateurs indépendants, ce rapport met en lumière les principales violations des droits fondamentaux survenues ces trois dernières années. Il analyse en détail les conséquences de la dérive autoritaire du régime du président Kaïs Saïed et souligne l’urgence d’une mobilisation nationale et internationale pour préserver les acquis démocratiques remportés après la révolution de 2011.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Principaux constats du rapport :</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; Concentration excessive du pouvoir&nbsp;: démantèlement des institutions démocratiques, dissolution du Parlement, modification unilatérale de la Constitution.</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; Répression judiciaire et arrestations arbitraires&nbsp;: instrumentalisation de la justice pour persécuter les opposants politiques, les journalistes et les militants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; Censure et atteintes à la liberté d’expression&nbsp;: application abusive du décret-loi 54-2022 pour museler la presse et intimider les critiques du régime.</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; Marginalisation des partis politiques et de la société civile&nbsp;: restrictions accrues sur les associations et contrôle des financements étrangers.</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; Manipulation des élections et faible participation&nbsp;: élections législatives et présidentielles marquées par un contrôle étroit d’une instance électorale non-indépendante, des modifications juridiques unilatérales et un taux d’abstention record dépassant les 70%. Ces scrutins, dépourvus de garanties démocratiques, ont renforcé la personnalisation du pouvoir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; Crise économique et sociale&nbsp;: hausse des inégalités, criminalisation des mouvements sociaux et augmentation des restrictions sur les libertés publiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport&nbsp;alerte sur les risques d’une dérive vers un régime autoritaire consolidé&nbsp;et propose une série de recommandations pour rétablir l’État de droit en Tunisie. Parmi celles-ci : l’abrogation des lois répressives, la restauration d’un système judiciaire indépendant, la garantie de la liberté d’expression et l’organisation d’élections libres et transparentes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À travers cette publication, les auteurs appellent la communauté internationale, les institutions démocratiques et la société civile à redoubler d’efforts pour soutenir les acteurs engagés en Tunisie et exiger des réformes immédiates visant à garantir les droits fondamentaux de toutes les citoyennes et tous les citoyens tunisiens.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://crldht.com/3d-flip-book/4744/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lien pour lire le rapport</a>.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/01/le-crldht-publie-un-rapport-sur-la-situation-en-tunisie/">Le CRLDHT publie un rapport sur la situation en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/01/le-crldht-publie-un-rapport-sur-la-situation-en-tunisie/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>2</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Rassemblement à Paris «pour l&#8217;indépendance de la justice» et «contre les arrestations arbitraires en Tunisie»</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/16/rassemblement-a-paris-pour-lindependance-de-la-justice-et-contre-les-arrestations-arbitraires-en-tunisie/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/16/rassemblement-a-paris-pour-lindependance-de-la-justice-et-contre-les-arrestations-arbitraires-en-tunisie/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Feb 2023 16:12:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[arrestations]]></category>
		<category><![CDATA[justice]]></category>
		<category><![CDATA[organisations]]></category>
		<category><![CDATA[Paris]]></category>
		<category><![CDATA[partis politiques]]></category>
		<category><![CDATA[syndicats]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=6526395</guid>

					<description><![CDATA[<p>Rassemblement à Paris pour protester contre les arrestations arbitraires en Tunisie</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/16/rassemblement-a-paris-pour-lindependance-de-la-justice-et-contre-les-arrestations-arbitraires-en-tunisie/">Rassemblement à Paris «pour l&rsquo;indépendance de la justice» et «contre les arrestations arbitraires en Tunisie»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Des des partis politiques, des organisations et des syndicats tunisiens organisent un rassemblement à Paris, mardi 21 février 2023 à 18h, sous les slogans : «Non aux arrestations arbitraires» &amp; «Pour l’indépendance de  la justice et la liberté d’expression».</strong></em></p>



<span id="more-6526395"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Face à la situation économique et sociale qui ne cesse de se dégrader et pour masquer les échecs cuisants du processus politique imposé par Kaïs Saïed, le pouvoir tunisien s’est lancé dans une campagne de répression et de harcèlement de tous ceux et celles qui s’opposent à la dérive autoritaire engagée depuis le 25 juillet 2021.<br> <br>Après avoir mis au pas le conseil de la magistrature, instrumentalisé l’ISIE et toutes les institutions indépendantes, en cherchant à mettre en cause le droit syndical en s’attaquant à l’UGTT, Kaïs Saïed engage maintenant une large campagne de répression et d’arrestations arbitraires visant des secteurs de la société civile, des opposants politiques et surtout des médias indépendants. La récente arrestation du directeur de chaîne de Radio Mosaïque-fm en est une illustration claire. Ce faisant, il remet ainsi en cause l’un des principaux acquis de la révolution : la liberté d’expression et la liberté de la presse.<br> <br>Au prétexte de lutte contre la corruption ces arrestations se font dans l’arbitraire le plus total au mépris de la justice.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Non aux arrestations arbitraires<br>Pour l’indépendance de  la justice et la liberté d’expression<br>Rassemblement<br>Mardi 21 Février 2023 – 18h30<br>Fontaine des Innocents – Paris 75001 – Métro les Halles</em><br> <br><strong>Les organisations signataires appellent :</strong> </p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; A l’arrêt immédiat de ces arrestations arbitraires<br>-Au respect de l’indépendance de la justice seule garantie  d’une réelle lutte contre la corruption.<br>-A la sauvegarde de la liberté d’expression et de presse<br>-A l’abrogation du décret-loi 54 qui menace ces libertés<br> <br>Pour une Tunisie libre et indépendante, respectueuse des droits humains et démocratique<br> <br>Premiers signataires :<br> <br>Comité pour le Respect des Libertés et des droits de l’homme en Tunisie (CRLDHT)<br>Association démocratique des tunisiens en France (ADTF)<br>Association des tunisiens en France (ATF)<br>Collectif 3C<br>Fédération des tunisiens citoyens des deux rives (FTCR)<br>Union des travailleurs immigrés tunisiens (UTIT)<br>El Jomhouri<br>El Massar<br>Ettakattol<br>Massaryoune Litashihe El Massar<br>Parti du travail tunisien (PTT)<br> <br><strong>Soutiens :</strong><br><strong>Associations :</strong><br> <br>Agir pour le changement démocratique en Algérie (ACDA)<br>Assemblée citoyenne des originaires de Turquie (ACORT)<br>Association de défense des droits de l’homme au Maroc (ASDHOM)<br>Association des Marocains en France (AMF)<br>Association des travailleurs maghrébins de France (ATMF)<br>Cedetim/Ipam<br>Droit au Logement (DAL)<br>Fondation Frantz Fanon<br>Ligue des droits de l’homme (LDH)<br>Réseau féministe « Ruptures »<br>Riposte Internationale – Algérie<br>Union juive française pour la paix (UJFP)</p>



<p class="wp-block-paragraph"> <br><strong>Syndicats :</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">FSU <br>Partis :<br>Parti communiste français (PCF)<br>Europe Ecologie les Verts (EELV)<br>Ensemble<br>Pour une écologie populaire et sociale (PEPS).</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Communiqué</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/16/rassemblement-a-paris-pour-lindependance-de-la-justice-et-contre-les-arrestations-arbitraires-en-tunisie/">Rassemblement à Paris «pour l&rsquo;indépendance de la justice» et «contre les arrestations arbitraires en Tunisie»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/16/rassemblement-a-paris-pour-lindependance-de-la-justice-et-contre-les-arrestations-arbitraires-en-tunisie/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>2</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Tunisie : Un 14 janvier marqué par des manifestations contre le pouvoir en place</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/14/tunisie-un-14-janvier-marque-par-des-manifestations-contre-le-pouvoir-en-place/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/14/tunisie-un-14-janvier-marque-par-des-manifestations-contre-le-pouvoir-en-place/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 14 Jan 2023 20:56:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[14 janvier]]></category>
		<category><![CDATA[manifestations]]></category>
		<category><![CDATA[organisations]]></category>
		<category><![CDATA[partis politiques]]></category>
		<category><![CDATA[PDL]]></category>
		<category><![CDATA[révolution]]></category>
		<category><![CDATA[Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Tunis]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=6064091</guid>

					<description><![CDATA[<p>Tunisie : Un 14 janvier marqué par des manifestations contre le pouvoir en place (Photos)</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/14/tunisie-un-14-janvier-marque-par-des-manifestations-contre-le-pouvoir-en-place/">Tunisie : Un 14 janvier marqué par des manifestations contre le pouvoir en place</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La célébration du 12e anniversaire de la révolution tunisienne a été marquée, ce samedi 14 janvier 2023, par des manifestations organisées à Tunis auxquelles plusieurs partis, associations et organisations ont pris part, appelant notamment au départ du président de la république Kaïs Saïed.</em></strong></p>



<span id="more-6064091"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Répondant à l’appel lancé par les partis de l&rsquo;opposition de différents courants politiques, les manifestants ont d&rsquo;une part voulu marquer le coup et célébrer la fête de la révolution en date du 14 janvier et non du 17 décembre comme proclamé par le président de la république.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Rassemblés à différents points du centre-ville de Tunis, notamment au passage et à l&rsquo;Av. Habib Bourguiba, ils ont également exprimé un ras-le-bol général et dénoncé la situation actuelle en Tunisie incombant l&rsquo;aggravation de la crise à laquelle le pays fait face au président de la république et au processus du 25 Juillet, qu&rsquo;ils qualifient de coup d&rsquo;Etat.</p>



<figure class="wp-block-gallery aligncenter has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-1 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="683" data-id="6064348" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/r4-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-6064348" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/r4-1024x683.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/r4-300x200.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/r4-768x512.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/r4-1536x1024.jpg 1536w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/r4-580x387.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/r4-860x573.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/r4-1160x773.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/r4.jpg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1024" height="683" data-id="6064345" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/r3-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-6064345" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/r3-1024x683.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/r3-300x200.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/r3-768x512.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/r3-1536x1024.jpg 1536w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/r3-580x387.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/r3-860x573.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/r3-1160x773.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/r3.jpg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" data-id="6064347" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/r2-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-6064347" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/r2-1024x683.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/r2-300x200.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/r2-768x512.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/r2-1536x1024.jpg 1536w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/r2-580x387.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/r2-860x573.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/r2-1160x773.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/r2.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</figure>



<p class="wp-block-paragraph">La coalition formée par Ettakatol, Al Joumhouri, Al Qotb, le parti des Travailleurs et Attayar ont pour leur part dénoncé<em> «l’échec dudit processus ainsi que la politique populiste menée par Kaïs Saïed</em>», qu&rsquo;ils ont également appelé à se rendre à l&rsquo;évidence de ses échecs, d&rsquo;autant que les Tunisiens ont exprimé un message fort avec un taux d&rsquo;abstention historique (près de 90%) aux législatives du 17 décembre dernier. Les membres des partis précités ont aussi affirmé que l’initiative lancée par les organisation est une démarche intéressante, estimant toutefois que celle-ci ne peut parvenir à un résultat positif tant que Saïed est au pouvoir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quant au Front du Salut national, initié par Ahmed Nejib Chebbi et soutenu notamment par Ennahdha et Al-Karama ainsi que la coalition Citoyens contre le coup d&rsquo;Etat, il a déploré <em>«une aggravation inquiétante de la situation en Tunisie, une montée des violations des droits et des libertés ainsi qu&rsquo;une instrumentalisation de la justice et des procès politique</em>s», appelant à cette occasion à la libération du vice-président d&rsquo;Ennahdha Ali Larayedh.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le FSN, qui estime que Kaïs Saïed est devenu <em>«un obstacle face à toute réforme spolitique et économique»,</em> a appelé au départ de ce dernier, afin <em>«de poursuivre le processus démocratique entamé le 14 janvier 2011».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">D&rsquo;autre part, le centre-ville de Tunis a également compté une manifestation devant le siège du Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) à laquelle ont pris part de nombreuses associations et organisations qui ont notamment dénoncé des atteintes aux droits et aux libertés, et en particulier la liberté d’expression, tout en appelant au retrait du décret 54.</p>



<figure class="wp-block-gallery aligncenter has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-2 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="720" height="540" data-id="6064350" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/r8.jpg" alt="" class="wp-image-6064350" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/r8.jpg 720w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/r8-300x225.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/r8-580x435.jpg 580w" sizes="auto, (max-width: 720px) 100vw, 720px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" data-id="6064351" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/r7-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-6064351" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/r7-1024x768.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/r7-300x225.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/r7-768x576.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/r7-580x435.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/r7-860x645.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/r7.jpg 1080w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="720" height="480" data-id="6064352" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/1-2.jpg" alt="" class="wp-image-6064352" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/1-2.jpg 720w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/1-2-300x200.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/1-2-580x387.jpg 580w" sizes="auto, (max-width: 720px) 100vw, 720px" /></figure>
</figure>



<p class="wp-block-paragraph">Les organisations ont réaffirmé la volonté des Tunisiens à défendre les objectifs de la révolution, dont les slogans sont encore scandés à ce jour. Ils ont également déploré l&rsquo;aggravation de la crise sur tous les plans et ont alerté le pouvoir en place contre toute tentative de porter atteinte à la liberté d’expression.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On notera que le Parti destourien libre (PDL) avait choisi de ne pas manifester au centre-ville de Tunis pour ne pas être mêlé « <em>aux traîtres, aux soutiens de l&rsquo;obscurantisme et du terrorisme et au groupe du Printemps du chaos»</em>, en décidant de se rendre devant le Palais de Carthage, mais ses partisans ont été empêchés, par la police, de prendre le train du TGM, ce qui les a poussés à se rassembler devant le siège des Nations Unis.</p>



<figure class="wp-block-gallery aligncenter has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-3 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" data-id="6064366" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/r6-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-6064366" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/r6-1024x683.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/r6-300x200.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/r6-768x512.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/r6-1536x1024.jpg 1536w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/r6-580x387.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/r6-860x573.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/r6-1160x773.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/r6.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" data-id="6064365" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/r5-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-6064365" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/r5-1024x683.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/r5-300x200.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/r5-768x512.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/r5-1536x1024.jpg 1536w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/r5-580x387.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/r5-860x573.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/r5-1160x773.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/r5.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" data-id="6064364" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/r3-1-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-6064364" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/r3-1-1024x683.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/r3-1-300x200.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/r3-1-768x512.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/r3-1-1536x1024.jpg 1536w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/r3-1-580x387.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/r3-1-860x573.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/r3-1-1160x773.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/r3-1.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</figure>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Abir Moussi, qui estime que le PDL est ciblé par les autorités, a annoncé un sit-in ouvert devant le siège des Nations unies pour dénoncer «<em>les abus commis par le chef de l&rsquo;Etat et le silence des organisations internationales de défense des droits humains et le soutien de pays étrangers à la dictature en Tunisie»,</em> a-t-elle encore lancé, sous les applaudissements des partisans du parti destourien qui ont scandé des slogans hostiles à Kaïs Saïed, en affirmant qu&rsquo;il n&rsquo;a plus aucune légitimité et en appelant également à son départ.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Y. N.</strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="MBgS5sdh5V"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/14/tunisie-tous-contre-kais-saied-lautocrate-obstine/">Tunisie : Tous contre Kaïs Saïed, l’autocrate obstiné !</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : Tous contre Kaïs Saïed, l’autocrate obstiné ! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/14/tunisie-tous-contre-kais-saied-lautocrate-obstine/embed/#?secret=zqVUps5nYv#?secret=MBgS5sdh5V" data-secret="MBgS5sdh5V" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/14/tunisie-un-14-janvier-marque-par-des-manifestations-contre-le-pouvoir-en-place/">Tunisie : Un 14 janvier marqué par des manifestations contre le pouvoir en place</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/14/tunisie-un-14-janvier-marque-par-des-manifestations-contre-le-pouvoir-en-place/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>2</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Centre Carter : «La participation historiquement faible aux législatives en Tunisie confirme la nécessité d&#8217;un dialogue renouvelé»</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/19/centre-carter-la-participation-historiquement-faible-aux-legislatives-en-tunisie-confirme-la-necessite-dun-dialogue-renouvele/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/19/centre-carter-la-participation-historiquement-faible-aux-legislatives-en-tunisie-confirme-la-necessite-dun-dialogue-renouvele/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 19 Dec 2022 15:22:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[boycoot]]></category>
		<category><![CDATA[candidats]]></category>
		<category><![CDATA[Centre Carter]]></category>
		<category><![CDATA[élections]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[législative]]></category>
		<category><![CDATA[observations]]></category>
		<category><![CDATA[partis politiques]]></category>
		<category><![CDATA[taux de participation]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=5748544</guid>

					<description><![CDATA[<p>Centre Carter : «La participation historiquement faible aux législatives en Tunisie confirme la nécessité d'un dialogue renouvelé»</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/19/centre-carter-la-participation-historiquement-faible-aux-legislatives-en-tunisie-confirme-la-necessite-dun-dialogue-renouvele/">Centre Carter : «La participation historiquement faible aux législatives en Tunisie confirme la nécessité d&rsquo;un dialogue renouvelé»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Dans un <a href="https://www.cartercenter.org/news/pr/2022/tunisia-121922.html#ar" target="_blank" rel="noreferrer noopener">communiqué</a> publié ce lundi 19 décembre 2022, le Centre Carter s&rsquo;est exprimé sur les législatives du 17 décembre 2022 en Tunisie, marquées par un faible taux de participation (8,8%), en appelant, au vue des ces chiffres, à la «nécessité d’un dialogue renouvelé».</em></strong></p>



<span id="more-5748544"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Tout en affirmant que<em> «La participation historiquement faible aux législatives en Tunisie confirme la nécessité d&rsquo;un dialogue renouvelé</em>», le Centre Carter a appelé toutes les parties prenantes tunisiennes à mettre de côté leurs différends et à s&rsquo;engager dans un dialogue national véritablement inclusif et transparent pour relancer la transition démocratique bloquée du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour le CC, le faible taux de participation reflète également la <em>«désillusion du peuple tunisien face à la situation politique et économique actuelle et laisse penser que la feuille de route présidentielle annoncée en décembre 2021 n&rsquo;a pas réussi à unir le pays».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Centre Carter, qui est engagé en Tunisie depuis 2011, a lancé une mission d&rsquo;observation électorale en juin 2022 avec une petite équipe d&rsquo;experts, qui a évalué le référendum du 25 juillet et, les législatives, en déployant plus de 60 observateurs électoraux qui ont visité 308 bureaux de vote dans les 24 gouvernorats.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La mission d’observation du Centre a constaté <em>«que si les élections ont été techniquement bien administrées, le processus qui sous-tend le cadre des élections a manqué de légitimité et n’a pas satisfait aux normes et obligations internationales et régionales»</em>, lit-on encore dans le communiqué, ajoutant que <em>«de nombreux Tunisiens ne connaissaient pas les candidats ou les nouvelles structures électorales et n&rsquo;ont peut-être pas voté pour cette raison».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">«<em>Le processus défectueux menant aux élections et le faible taux de participation le jour du scrutin renforcent la nécessité de s&rsquo;engager sur une voie différente pour répondre aux espoirs et aux rêves du peuple tunisien exprimés pendant la révolution et réaliser ses aspirations à une démocratie plus inclusive et à la prospérité économique»,</em> ajoute encore le centre d&rsquo;observation, qui a également recommandé au président de la république de mettre en place immédiatement la Cour constitutionnelle : <em>«et que les dirigeants tunisiens s&rsquo;engagent dans une consultation large et inclusive qui traite des lacunes de la constitution de 2022 et des décrets-lois publiés par le président depuis le 25 juillet 2021».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">La même source a également recommandé la mise en place de «<em>politiques qui traitent les problèmes de corruption, la réforme du secteur de la sécurité, et l’administration publique, le ré-établissement de l’équilibre des pouvoirs entre les branches exécutive, législative et judiciaire, ainsi que des mesures visant à renforcer les partis politiques et à accroître la démocratie interne des partis</em>».</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/19/centre-carter-la-participation-historiquement-faible-aux-legislatives-en-tunisie-confirme-la-necessite-dun-dialogue-renouvele/">Centre Carter : «La participation historiquement faible aux législatives en Tunisie confirme la nécessité d&rsquo;un dialogue renouvelé»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/19/centre-carter-la-participation-historiquement-faible-aux-legislatives-en-tunisie-confirme-la-necessite-dun-dialogue-renouvele/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Quel avenir pour les partis politiques en Tunisie&#160;?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/05/quel-avenir-pour-les-partis-politiques-en-tunisie/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/05/quel-avenir-pour-les-partis-politiques-en-tunisie/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 05 Dec 2022 06:01:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdellatif Hannachi]]></category>
		<category><![CDATA[Ahlem Jabri]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[législatives]]></category>
		<category><![CDATA[partis politiques]]></category>
		<category><![CDATA[Slaheddine Jourchi]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=5492408</guid>

					<description><![CDATA[<p>Les partis politiques en Tunisie sont appelés à faire leur autocritique et à reconsidérer leurs méthodes d'action, au risque de disparaître;  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/05/quel-avenir-pour-les-partis-politiques-en-tunisie/">Quel avenir pour les partis politiques en Tunisie&nbsp;?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Les Tunisiens, électeurs et candidats, participent à des élections législatives différentes et «étranges»&#8230; des élections sans partis, sans alliances ni fronts, ce qui conduit à s’interroger sur le futur positionnement de ces «formations politiques», et s’il est possible de parler de démocratie sans partis, sachant que le but de leur création et leur développement est d’accéder au pouvoir et de gérer les affaires publiques.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Par <strong>Ahlem Jabri  </strong></p>



<span id="more-5492408"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Il est certain que l’absence des partis politiques, que ce soit délibérément suite à leur boycottage des élections, ou par leur absence forcée en raison des décisions du président de la république, de son programme, des lois et décrets ayant conduit au même résultat, en influant sur la position des partis comme pierre angulaire de la conduite de l’État et de la détermination de ses orientations générales d’une part, et sur leur relation avec les citoyens et leur capacité à les mobiliser et à les attirer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’analyste politique Salaheddine Jourchi estime, dans une déclaration à l’agence Tap, que <em>«les partis politiques doivent comprendre et reconnaître que ce sont eux qui ont ouvert la voie à cette situation et l’ont provoquée en commettant de nombreuses erreurs que beaucoup d’entre eux refusent jusque-là d’admettre et de faire de vraies révisions»,</em> considérant que la poursuite des querelles et des conflits entre les partis trahit leur manque de maturité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les partis politiques souffrent d’une crise de crédibilité et refusent de reconnaître leur incapacité à se développer dans un contexte historique et politique nouveau et changeant, a indiqué Jourchi, soulignant la nécessité pour les partis d’accorder leurs positions dans n’importe quel contexte et à n’importe quelle étape, parce que ce qui se passe maintenant est une rupture avec tout ce qui a été réalisé auparavant sur la voie de l’établissement d’un système démocratique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des promesses irréalistes et irréalisables</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Ces formations politiques doivent reconnaître qu’elles sont faibles, fragiles et sujettes à des évolutions contraires, mais elles donnent l’impression d’ignorer leur rôle fondamental et stratégique dans le processus de construction démocratique»</em>, a encore dit Jourchi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour sa part, le professeur d’histoire contemporaine et analyste politique Abdellatif Hannachi a expliqué à l’agence Tap que les partis politiques n’ont ni expérience réelle ni véritable culture politique, que ce soit avant ou après l’indépendance ou même après la révolution, à l’exception d’un petit nombre de partis à orientation idéologique comme le Ennahdha et le Parti des travailleurs, c’est pourquoi ils commettent toujours les mêmes erreurs malgré leur entrée dans l’arène politique et leur contribution à la gestion des affaires publiques depuis 2011.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En raison de leur expérience limitée en termes d’action politique et partisane et de relations avec les citoyens, ces partis ont, lors des élections, présenté des programmes et fait des promesses <em>«gonflées, irréalistes et irréalisables»</em>, ce qui leur a fait perdre leur crédibilité aux yeux des citoyens, ainsi que leurs choix politiques contestables, notamment&nbsp; des alliances et des discours<em> «souvent extrémistes dans leurs revendications»</em> et l’absence d’une véritable culture démocratique au sein même de leurs structures. Ce sont là autant de facteurs qui ont repoussé les gens et les ont éloignés d’eux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’analyste a également estimé que les partis ont donné d’eux-mêmes une image déformée, notamment celle véhiculée à travers leurs représentants au parlement au cours des dix dernières années. Par conséquent, depuis le 25 juillet 2021 (dissolution du parlement et proclamation de l’état d’urgence par le président Saïed, Ndlr), <em>«une majorité de citoyens leur voue une sorte de haine inspirée par le niveau moral de leurs députés»</em>, a-t-il expliqué, indiquant que les scissions et les divisions au sein des partis et leur incapacité à élaborer un programme ont aggravé la répulsion qu’ils inspirent aux citoyens. Aussi, et pour ne pas rester sur la touche, doivent-ils faire de profondes révisions.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Il n’y a pas de démocratie sans partis</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Jourchi considère, également, que les partis sont tenus de faire leur autocritique et de prendre conscience du fait que la situation est complètement différente de ce qu’elle était avant le 25-Juillet, et qu’ils doivent adopter de nouvelles stratégies et pratiques politiques, et faire des révisions radicales au niveau des objectifs et des programmes, indiquant à cet égard qu’une grande partie des partis en Tunisie n’ont pas de programmes, mais plutôt des slogans, et qu’ils vivent une crise dans leurs relations avec le public et ne savent pas bien communiquer avec lui.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’analyste estime, par ailleurs, que le président Kaïs Saïed a marginalisé les partis, mais ces derniers sont toujours présents et ont un rôle à jouer, <em>«parce que tout le monde est pleinement conscient qu’il n’y a pas de démocratie sans partis»</em>, à condition que ces derniers procèdent à des révisions fondamentales, sinon <em>«ils resteront sur la touche et accéléreront eux-mêmes leur mort». </em>Les partis sont tenus de reconsidérer leur histoire, d’examiner leurs expériences antérieures et de les soumettre à la lumière de la critique, afin de reconstruire de nouveaux leaderships et être en mesure de transformer leur faiblesse en force.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Abondant dans le même sens, Abdellatif Hannachi a souligné que ces partis sont incapables d’agir, et qu’ils ne font que réagir, et n’ont pas la capacité de formuler des programmes alternatifs ou de faire descendre des milliers de citoyens dans la rue et d’inventer des slogans qui attirent les masses, ajoutant que l’expérience de la transition démocratique a accumulé un certains nombre de leçons, dont la classe politique pourrait tirer un bénéfice pour se développer et évoluer vers une nouvelle culture et un nouveau comportement, à condition toutefois de procéder à une autocritique de leurs comportements et de leurs discours, qui soit réaliste et souple.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Hannachi a également indiqué que le plus dangereux pour les partis c’est la prédominance du narcissisme chez leurs dirigeants et l’absence de démocratie dans leurs structures et leurs actions, <em>«parce que presque tous les dirigeants politiques en Tunisie se croient irremplaçables et refusent de céder leur place aux jeunes ou de donner à ces derniers la possibilité de s’investir dans les batailles électorales»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des élections dénuées de crédibilité</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Concernant l’avenir des partis politiques après les élections législatives, Hannachi a souligné qu’<em>«il n’y a pas de démocratie sans partis et sans institutions partisanes.»</em> Par conséquent, <em>«ces élections, malgré l’échec des partis, perdront leur crédibilité»</em>. Elles ne propulseront pas non plus les partis et ne leur donneront pas le nouvel élan dont ils ont besoin pour se frayer une place à l’avenir car le vrai problème se trouve au sein des partis.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Après les élections, il ne pourra y avoir de vie démocratique sans partis, et les partis ne peuvent pas disparaître complètement, mais leur nombre diminuera. Il restera entre cinq ou dix partis qui auront la capacité de survivre, mais ils continueront à être faibles et incapables de gagner le peuple à leur cause»</em>, a déclaré Hannachi, en rappelant que les erreurs accumulées par les partis ont provoqué chez les citoyens une certaine réticence à s’impliquer dans leurs activités et encore moins à intégrer leurs rangs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quant à la question de la formation de fronts et d’alliances, bien que cela soit considéré comme un moyen de restaurer la position des partis sur la scène politique, Slaheddine Jourchi a déclaré que la réalité exige que ces derniers se rencontrent dans le cadre de fronts selon la convergence des visions et des intérêts qui les unissent, mais à condition que ces alliances n’accumulent pas les erreurs commises dans le passé et ne reviennent pas aux rivalités et aux calculs étroits.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’analyste a par ailleurs exprimé l’espoir que les partis finissent par surmonter leurs anciennes rivalités afin de construire un front large qui réussirait à changer le rapport des forces et à reconstruire l’équilibre politique dans le pays. Mais en attendant la composition parlementaire que produiront les élections législatives, issue d’éléments sans lien intellectuel ou idéologique entre eux, le sort des partis politiques reste inconnu, et s’ils vont se contenter de dénoncer et de menacer, d’autant plus que ce qu’ils vivent aujourd’hui est différent de ce qu’ils avaient vécu jusque-là. On n’est plus dans l’activisme clandestin ou des partis de décor qui ont longtemps meublé la scène politique.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph">Traduit de l’arabe par<strong> I. B. </strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Source</em></strong> : <a href="https://www.tap.info.tn/ar/%D9%88%D9%8A%D8%A8-%D8%B3%D9%8A%D8%AA-%D8%A3%D9%87%D9%85-%D8%A7%D9%84%D8%A3%D8%AE%D8%A8%D8%A7%D8%B1-Portal-Top-News/15800169-%D8%AD%D8%AA%D9%89-%D9%84%D8%A7-%D8%AA%D8%A8%D9%82%D9%89-%D8%B9%D9%84%D9%89" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Tap.</a> </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/05/quel-avenir-pour-les-partis-politiques-en-tunisie/">Quel avenir pour les partis politiques en Tunisie&nbsp;?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/05/quel-avenir-pour-les-partis-politiques-en-tunisie/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>1</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Tunisie : Kaïs Saïed met KO les partis</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/09/16/tunisie-kais-saied-met-ko-les-partis/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2022/09/16/tunisie-kais-saied-met-ko-les-partis/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 16 Sep 2022 09:14:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[législatives]]></category>
		<category><![CDATA[loi électorale]]></category>
		<category><![CDATA[nouvelle constitution]]></category>
		<category><![CDATA[partis politiques]]></category>
		<category><![CDATA[Ridha Kéfi]]></category>
		<category><![CDATA[Zine El Abidine Ben Ali]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=4105929</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le système quasi-dictatorial mis en place par Kaïs Saïed, même un atroce autocrate comme Zine El Abidine Ben Ali n’a pas osé le mettre en place. Et pourtant, on sait ce qu’il est advenu de son pouvoir… </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/09/16/tunisie-kais-saied-met-ko-les-partis/">Tunisie : Kaïs Saïed met KO les partis</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le président de la république Kaïs Saïed se défend de toute volonté de marginaliser les partis, comme piliers de tout système démocratique digne de ce nom. Pourtant, toutes les mesures constitutionnelles et les décisions politiques qu’il a prises depuis la proclamation des dispositions exceptionnelles, le 25 juillet 2021, ne visent pas un autre objectif. Explications…</em></strong> <em>(Illustration: l&rsquo;excès de pouvoir fait tourner les têtes les mieux faites)</em>. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Par<strong> Ridha Kéfi</strong></p>



<span id="more-4105929"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/03/Ridha-Kefi.jpg" alt="" class="wp-image-203122"/></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Répondant à cette accusation que ne cessent de lui porter ses opposants, en annonçant, hier, jeudi 15 septembre 2022, à l’ouverture d’un conseil des ministres tenu au palais de Carthage, la promulgation du décret-loi relatif aux élections et celui portant convocation des électeurs aux élections des membres de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), prévues pour le 17 décembre prochain, le chef de l’Etat a de nouveau critiqué le mode de scrutin proportionnel plurinominal (également appelé représentation proportionnelle à <em>scrutin</em> de <em>liste)</em>, en vigueur durant la décennie écoulée, et qui, selon lui, fait que le député, que ce soit dans un parlement ou autres assemblées élues, ne tire pas sa légitimité de la volonté des électeurs mais plutôt de l’approbation de la direction de son parti, faisant ainsi la part belle aux appareils politiques, ce qui, de son point de vue, est un défaut majeur sinon le mal absolu.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’exclusion… par le peuple&nbsp;!</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Tout en soulignant sa préférence pour le système de scrutin uninominal majoritaire, finalement imposé de manière unilatérale et sans aucun débat digne de ce nom dans la nouvelle loi électorale publiée dans la soirée même au Jort, M. Saïed a cru devoir se défendre une nouvelle fois de toute volonté d’écarter certains partis des prochaines élections. Si exclusion il y aura, elle sera exprimée par le peuple le jour du scrutin, a-t-il soutenu, tout en exprimant le souhait de franchir l’étape de l’exercice de la <em>«souveraineté effective du peuple.»</em> Une souveraineté qui, a-t-il dit, ne s’exerce pas à travers des élections fictives où le citoyen est assimilé à un simple bulletin de vote, précisant que le député, qu’il soit issu d’un parti ou indépendant, est tenu responsable en premier et dernier ressort devant ses électeurs durant son mandat législatif.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="wN4yHiT8XM"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/09/16/tunisie-legislatives-a-propos-de-la-loi-electorale-publiee-dans-le-jort/">Tunisie-Législatives : A propos de la loi électorale publiée dans le Jort</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie-Législatives : A propos de la loi électorale publiée dans le Jort » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/09/16/tunisie-legislatives-a-propos-de-la-loi-electorale-publiee-dans-le-jort/embed/#?secret=CoSdTYykrT#?secret=wN4yHiT8XM" data-secret="wN4yHiT8XM" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Le scrutin uninominal est un mode électoral qui permettra au peuple d’exprimer librement sa volonté et de choisir souverainement la personne qui lui sied dans le cadre d’une circonscription électorale restreinte, tout en lui accordant la possibilité de retirer le mandat de cette personne au cours de la législature, a encore expliqué M. Saïed, tout en ajoutant que ceux qui ont préféré boycotter les élections législatives sont<em> «libres»</em>. Et c’est là, on le devine, la clé de la stratégie d’exclusion des partis adoptée par M. Saïed. Le terme <em>«libres»</em> s’entend ici comme <em>«au diable&nbsp;!»</em> ou <em>«bon débarras»</em>&nbsp;!</p>



<h2 class="wp-block-heading">Y aller ou pas, c’est kif-kif&nbsp;!</h2>



<p class="wp-block-paragraph">En effet, dans le nouveau système politique imposé par la constitution adoptée le 25 juillet dernier par un référendum boycotté par 75% des électeurs inscrits sur les listes électorales, et loi électorale promulguée hier soir par décret présidentiel, les partis sont mis devant le fait accompli et n’ont plus que leurs yeux pour pleurer. D’autant que l’alternative qui se présente à eux (y aller ou pas ?) n’en est pas réellement une. Et pour cause: le résultat serait de toute façon le même. Et pour cause&#8230; </p>



<p class="wp-block-paragraph">Si les partis acceptent de présenter des candidats dans les 161 circonscriptions mises en jeu, ils donnent automatiquement leur caution politique à ce qu’ils considèrent comme une dérive autoritaire, sans être récompensés en retour. D’autant que le nouveau mode de scrutin ne garantit nullement la primauté du parti et son contrôle sur <em>«ses»</em> supposés candidats, lesquels tirent leur légitimité directement des électeurs et ne sont redevables de rien à un parti qui, de toute façon, ne leur garantit pas grand-chose, un parti qui a besoin d’eux pour exister, plus qu’ils n’ont besoin de lui pour remporter une élection.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="K7Z4ztLMMK"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/09/08/tunisie-quel-credit-auraient-des-legislatives-sans-le-pdl/">Tunisie : quel crédit auraient des législatives sans le PDL ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : quel crédit auraient des législatives sans le PDL ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/09/08/tunisie-quel-credit-auraient-des-legislatives-sans-le-pdl/embed/#?secret=Rqe0eL7CZU#?secret=K7Z4ztLMMK" data-secret="K7Z4ztLMMK" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Sur un autre plan, à quoi servirait pour un parti d’avoir des élus sous la coupole, à supposer qu’ils seraient disciplinés et accepteraient de constituer un bloc uni susceptible de peser d’un quelconque poids au sein de l’Assemblée, du moment où la constitution <em>«saïdienne»</em> prive le parlement de tout poids politique&nbsp;: il ne donne ni ne retire sa confiance au gouvernement, lequel n’est finalement responsable que devant le président de la république, qui le nomme et le limoge à sa convenance, président qui, du reste, n’est pas responsable devant un parlement qu’il peut dissoudre à tout moment.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une quasi-dictature</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le second terme de la fausse alternative qui se présente aux partis consiste à boycotter les prochaines élections, et là aussi, c’est Saïed qui imposerait sa volonté en plaçant ses pions dans un parlement de pur apparat, tout en garantissant le renforcement de ses pouvoirs régaliens dans un pays où il contrôle tout, sans être responsable de rien, puisqu’en vertu de la nouvelle constitution il n’est pas tenu de rendre compte de ses actes à aucune personne ni à aucune institution, ni pendant ni après l’exercice de ses fonctions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce système quasi-dictatorial, même un atroce autocrate comme Zine El Abidine Ben Ali n’a pas osé le mettre en place. Et pourtant, on sait ce qu’il est advenu de son pouvoir… La dictature n’a jamais réussi nulle part au monde, et même si elle réussit un temps pour celui qui l’a mise en place, elle finit toujours par le broyer. Et M. Saïed, qui est si féru d’Histoire, devrait y réfléchir… </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/09/16/tunisie-kais-saied-met-ko-les-partis/">Tunisie : Kaïs Saïed met KO les partis</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2022/09/16/tunisie-kais-saied-met-ko-les-partis/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>16</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Tunisie-Dialogue national : Al-Massar contre la marginalisation des partis politiques</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/05/16/tunisie-dialogue-national-al-massar-contre-la-marginalisation-des-partis-politiques/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2022/05/16/tunisie-dialogue-national-al-massar-contre-la-marginalisation-des-partis-politiques/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 16 May 2022 20:36:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Al-Massar]]></category>
		<category><![CDATA[constitution]]></category>
		<category><![CDATA[crise]]></category>
		<category><![CDATA[démocratie]]></category>
		<category><![CDATA[dialogue national]]></category>
		<category><![CDATA[organisations nationales]]></category>
		<category><![CDATA[partis politiques]]></category>
		<category><![CDATA[société civile]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=748255</guid>

					<description><![CDATA[<p>Dialogue national : Al-Massar contre la marginalisation des partis politiques</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/05/16/tunisie-dialogue-national-al-massar-contre-la-marginalisation-des-partis-politiques/">Tunisie-Dialogue national : Al-Massar contre la marginalisation des partis politiques</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Al-Massar s&rsquo;est exprimé, ce lundi 16 mai 2022, sur la situation politique en Tunisie et en particulier le dialogue national, estimant que les partis politiques «qui représentent l’une des constantes de toute démocratie réelle» , ne doivent pas être marginalisés.</strong></em></p>



<span id="more-748255"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un communiqué, Al-Mssar a rappelé que le pays traverse une crise économique et politique sans précédent, tout en alertant contre une probable explosion sociale si la situation continue à se dégrader, et estimant de ce fait que la sortie de la crise actuelle ne sera pas possible sans un vrai dialogue impliquant tous les partis politiques, les organisations et la société civile, qui n&rsquo;ont aucun lien, ni avec la corruption, ni avec le terrorisme.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Le dialogue national ne doit pas cautionner des décisions et des orientations préparées à l’avance et/ou qui soient basées sur les résultats d’une consultation nationale, dont la représentativité est discutable»</em>, lit-on encore dans le communiqué d&rsquo;Al-Massar, qui souligne la necessité de la diversité et du pluralisme dans la scène politique, tout en appelant à mettre fin au phénomène de diabolisation des partis et des opposants ainsi qu&rsquo;à la division de la société.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le parti a, d&rsquo;autre part, réaffirmé, son opposition à toute initiative visant à amender et ou réécrire la Constitution, tout particulièrement en cette conjoncture de pouvoir de décision unilatérale, et en insistant que le lancement d’un dialogue inclusif et efficace entre toutes les parties prenantes.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Y. N.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/05/16/tunisie-dialogue-national-al-massar-contre-la-marginalisation-des-partis-politiques/">Tunisie-Dialogue national : Al-Massar contre la marginalisation des partis politiques</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2022/05/16/tunisie-dialogue-national-al-massar-contre-la-marginalisation-des-partis-politiques/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>1</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>L&#8217;Ordre des avocats soutient les mouvements pacifiques et dénonce l&#8217;usage excessif de la force contre les manifestants</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2021/01/20/lordre-des-avocats-soutient-les-mouvements-pacifiques-et-denonce-lusage-excessif-de-la-force-contre-les-manifestants/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2021/01/20/lordre-des-avocats-soutient-les-mouvements-pacifiques-et-denonce-lusage-excessif-de-la-force-contre-les-manifestants/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 20 Jan 2021 21:02:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[manifestants]]></category>
		<category><![CDATA[mouvements sociaux]]></category>
		<category><![CDATA[Ordre national avocats]]></category>
		<category><![CDATA[pacifiques]]></category>
		<category><![CDATA[partis politiques]]></category>
		<category><![CDATA[répression]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://kapitalis.com/tunisie/?p=332891</guid>

					<description><![CDATA[<p>L&#8217;Ordre national des avocats de Tunisie a exprimé, ce mercredi 20 janvier 2021, son soutien au mouvements sociaux pacifiques, tout en dénonçant l&#8217;usage excessif de la force contre les manifestants. Tout en mettant en garde contre toute atteinte au droit de manifester et de s’exprimer librement, l&#8217;Ordre national des avocats de Tunisie a affirmé que...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/01/20/lordre-des-avocats-soutient-les-mouvements-pacifiques-et-denonce-lusage-excessif-de-la-force-contre-les-manifestants/">L&rsquo;Ordre des avocats soutient les mouvements pacifiques et dénonce l&rsquo;usage excessif de la force contre les manifestants</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/01/manifestations-tunis-janvier-2021.jpg" alt="" class="wp-image-332893"/></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L&rsquo;Ordre national des avocats de Tunisie a exprimé, ce mercredi 20 janvier 2021, son soutien au mouvements sociaux pacifiques, tout en dénonçant l&rsquo;usage excessif de la force contre les manifestants.</em></strong></p>



<span id="more-332891"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Tout en mettant en garde contre toute atteinte au droit de manifester et de s’exprimer librement, l&rsquo;Ordre national des avocats de Tunisie a affirmé que l&rsquo;approche sécuritaire pour faire face aux protestations risque de conduire le pays vers l’inconnu, tout en déplorant l&rsquo;usage inutile et disproportionné de la force par la police</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;Ordre des avocats, qui estime que les jeunes réclamant, aujourd&rsquo;hui, la concrétisation des objectifs de la Révolution (janvier 2011) et appelle à protéger le droit de manifester garanti par la Constitution, a également accusé des partis politiques, sans les citer, de mener une campagne de dénigrement contre les mouvements de protestations pacifiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">«<em>Cela rappelle les pratiques du régime au pouvoir, lors des manifestations de la révolution en 2011»,</em> lit-on encore dans le communiqué.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Y. N.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/01/20/lordre-des-avocats-soutient-les-mouvements-pacifiques-et-denonce-lusage-excessif-de-la-force-contre-les-manifestants/">L&rsquo;Ordre des avocats soutient les mouvements pacifiques et dénonce l&rsquo;usage excessif de la force contre les manifestants</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2021/01/20/lordre-des-avocats-soutient-les-mouvements-pacifiques-et-denonce-lusage-excessif-de-la-force-contre-les-manifestants/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>1</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Jalled à Mechichi : «Soyez un chef de gouvernement pour tous les Tunisiens et non un premier ministre»</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2020/09/01/jalled-a-mechichi-soyez-un-chef-de-gouvernement-pour-tous-les-tunisiens-et-non-un-premier-ministre/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2020/09/01/jalled-a-mechichi-soyez-un-chef-de-gouvernement-pour-tous-les-tunisiens-et-non-un-premier-ministre/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 01 Sep 2020 20:23:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[VIDEOS]]></category>
		<category><![CDATA[Assemblée]]></category>
		<category><![CDATA[gouvernement]]></category>
		<category><![CDATA[Hichem Mechichi]]></category>
		<category><![CDATA[ُKaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[ministres]]></category>
		<category><![CDATA[partis politiques]]></category>
		<category><![CDATA[Premier ministre]]></category>
		<category><![CDATA[Tahya Tounes]]></category>
		<category><![CDATA[vote confiance]]></category>
		<category><![CDATA[Walid Jalled]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://kapitalis.com/tunisie/?p=314585</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le député Tahya Tounes, Walid Jalled, estime que pour réussir le gouvernement doit avoir un programme clair et entretenir de bonnes relations avec toutes les institutions de l&#8217;État. «Nous voulons que vous soyez un chef de gouvernement pour tous les Tunisiens, ni un premier ministre, ni un représentant des partis à la Kasbah», a-t-il lancé,...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/09/01/jalled-a-mechichi-soyez-un-chef-de-gouvernement-pour-tous-les-tunisiens-et-non-un-premier-ministre/">Jalled à Mechichi : «Soyez un chef de gouvernement pour tous les Tunisiens et non un premier ministre»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/09/Walid-Jalled.jpg" alt="" class="wp-image-314587"/></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Le député Tahya Tounes, Walid Jalled, estime que pour réussir le gouvernement doit avoir un programme clair et entretenir de bonnes relations avec toutes les institutions de l&rsquo;État. «Nous voulons que vous soyez un chef de gouvernement pour tous les Tunisiens, ni un premier ministre, ni un représentant des partis à la Kasbah», a-t-il lancé, en s&rsquo;adressant au chef du gouvernement désigné Hichem Mechichi.</strong></em></p>



<span id="more-314585"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Lors de son intervention, ce soir; mardi 1er septembre 2020, à la plénière consacrée au vote de confiance au gouvernement Mechichi, Walid Jalled, qui a rappelé que son parti va voter la confiance au gouvernement proposé, malgré quelques réserves, a également alerté sur des motions qui se préparent déjà à l&rsquo;Assemblée, pour retirer la confiance à certains ministres.</p>



<p class="wp-block-paragraph">«<em>On vous a laissé choisir la forme de ce gouvernement, à condition qu&rsquo;il y ait une cohésion entre ses membres et que son programme soit clair. Mais je vous préviens, ils veulent retirer la confiance à certains membres de votre gouvernement, notamment les ministres de la Justice et de l&rsquo;Intérieur»</em>, a-t-il dit, en ajoutant : «<em>Par expérience, je vous conseille aussi d&rsquo;entretenir de bonnes relations avec le président de la république. Ne tombez pas dans les querelles, cela desservira le pays. Ne les laissez pas vous utiliser pour combattre le président, ils ne font pas ça pour vous, ni pour votre gloire</em>».</p>



<figure class="wp-block-embed-youtube wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-embed-aspect-4-3 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="وليد جلاد" width="1160" height="870" src="https://www.youtube.com/embed/LKQ7g6WmcIs?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Puis s&rsquo;adressant au président de la république Kaïs Saïed, Wallid Jalled a ajouté : <em>«Savez-vous monsieur le président que le peuple, ceux qui vous ont élu et dont je fais partie, attendent de vous de rassembler et d&rsquo;unir les Tunisiens ? Ce n&rsquo;est pas en nommant des personnes de votre cercle au gouvernement que vous allez réussir, d&rsquo;autant que vous reprochez cela aux partis, mais vous avez fait pareil voire pire. La présence de certains membres de ce gouvernement n&rsquo;est due à qu&rsquo;à leur proximité avec vous, à l&rsquo;instar de Taoufik Charfeddine, qui a mené votre campagne électorale et que vous avez placé à l&rsquo;Intérieur. Puis, où sont ceux que vous aviez nommés et contre qui vous vous êtes ensuite retournés ?</em>»</p>



<p class="wp-block-paragraph">«<em>Vous avez accompli le cinquième de votre mandat, et pour le moment c&rsquo;est loin de nos attentes. Nous espérons que vous allez changer la démarche et rectifier le tir. Vous n&rsquo;êtes pas le seul Tunisien intègre, ni le seul à enseigner le droit constitutionnel, on en compte des milliers, mais le peuple vous a fait confiance car il ne veut plus de pareilles politiques. Ne vous adressez pas à nous et à votre peuple depuis les casernes et tenez vos promesses, notamment la mise en place de la Cour constitutionnel, tant attendue</em>», a ajouté Walid Jalled, avant de conclure : «<em>Rassemblez les Tunisiens et faites en sorte d&rsquo;aller à l&rsquo;essentiel, afin de mener les réformes nécessaires pour répondre aux besoins du peuple. Soyez le président de tous les Tunisiens</em>».</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Y. N.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/09/01/jalled-a-mechichi-soyez-un-chef-de-gouvernement-pour-tous-les-tunisiens-et-non-un-premier-ministre/">Jalled à Mechichi : «Soyez un chef de gouvernement pour tous les Tunisiens et non un premier ministre»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2020/09/01/jalled-a-mechichi-soyez-un-chef-de-gouvernement-pour-tous-les-tunisiens-et-non-un-premier-ministre/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>1</slash:comments>
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
