<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des Patrice Bergamini - Kapitalis</title>
	<atom:link href="https://kapitalis.com/tunisie/tag/patrice-bergamini/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://kapitalis.com/tunisie/tag/patrice-bergamini/</link>
	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
	<lastBuildDate>Mon, 27 Mar 2023 10:16:40 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.8.3</generator>

<image>
	<url>https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/05/cropped-Logo-Kapitalis-32x32.png</url>
	<title>Archives des Patrice Bergamini - Kapitalis</title>
	<link>https://kapitalis.com/tunisie/tag/patrice-bergamini/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>L&#8217;Europe et les réformes économiques en Tunisie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/27/leurope-et-les-reformes-economiques-en-tunisie/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/27/leurope-et-les-reformes-economiques-en-tunisie/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Mar 2023 10:16:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Elyes Kasri]]></category>
		<category><![CDATA[FMI]]></category>
		<category><![CDATA[groupes familiaux]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[monopoles]]></category>
		<category><![CDATA[Patrice Bergamini]]></category>
		<category><![CDATA[réformes économiques]]></category>
		<category><![CDATA[système de rentes]]></category>
		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=7133498</guid>

					<description><![CDATA[<p>Américains et Européens sont disposés  à assister financièrement la Tunisie si elle s'engage à mettre en œuvre les réformes sur lesquelles elle s'était engagée. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/27/leurope-et-les-reformes-economiques-en-tunisie/">L&rsquo;Europe et les réformes économiques en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Entendons-nous: l’Europe n’est pas l’ennemi de la Tunisie, c’est un partenaire qui a un intérêt vital dans la stabilité et la prospérité de la Tunisie non par altruisme mais pour ses propres intérêts. </em></strong></p>



<p>Par <strong>Elyes Kasri </strong>*</p>



<span id="more-7133498"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/06/Elyes-Kasri.jpg" alt="" class="wp-image-352204"/></figure></div>


<p>Le discours politique à Washington et en Europe commence à donner l’impression que le risque d&rsquo;effondrement de la Tunisie est dû à l’absence d&rsquo;engagement des autorités tunisiennes à mettre en œuvre le programme de réformes convenu avec le Fonds monétaire international (FMI) au niveau des experts.</p>



<p>Les déclarations américaines et européennes sur la disponibilité immédiate de l’assistance requise par la Tunisie pourvu que cette dernière s’engage à mettre en œuvre le programme de réformes semble vouloir faire assumer la responsabilité du blocage actuel et de toute évolution négative à l’absence d’engagement et d’appui de la direction politique tunisienne à ce programme de réformes avec son train de mesures douloureuses.</p>



<p>A tort ou à raison, cette perception et le message politique sous-jacent semblent vouloir faire assumer cette responsabilité au président Kaïs Saïed car c’est lui qui a nommé le gouvernement et exerce le pouvoir de contrôle total sur l’exécutif avec un législatif au pouvoir réduit.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les rentiers sociaux et économiques</h2>



<p>Cette perception est incomplète car elle occulte la capacité de résistance et d’inertie des rentiers sociaux et économiques en Tunisie qui feront tout et semblent même prêts au pire pour bloquer le changement et les réformes.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="nh9gXv2M5n"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/07/10/lambassadeur-bergamini-pointe-les-positions-dententes-et-de-monopoles-en-tunisie/">L’ambassadeur Bergamini pointe «les positions d’ententes et de monopoles» en Tunisie</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’ambassadeur Bergamini pointe «les positions d’ententes et de monopoles» en Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/07/10/lambassadeur-bergamini-pointe-les-positions-dententes-et-de-monopoles-en-tunisie/embed/#?secret=XsBiUsLxum#?secret=nh9gXv2M5n" data-secret="nh9gXv2M5n" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>A ce titre, il serait utile de rappeler l’interview accordée au quotidien <em>Le Monde </em>en juillet 2019 par <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/07/10/lambassadeur-bergamini-pointe-les-positions-dententes-et-de-monopoles-en-tunisie/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Patrice Bergamini</a>, l’ancien ambassadeur de l’Union Européenne à Tunis, qui avait suscité un tollé monumental en Tunisie bien qu’il ait énoncé des vérités que les Tunisiens commencent avec de plus en plus de réalisme et de courage à dire. En voici les extraits les plus percutants et qui gardent toute leur actualité :    </p>



<p><em>«Quelles que soient leurs obédiences politiques, les vainqueurs des prochaines élections législatives et présidentielle seront placés face à un choix : soit ils comprennent qu’il faut faire évoluer un modèle économique faisant la part trop belle aux positions monopolistiques».</em></p>



<p><em>«Quand on parle de libre concurrence, loyale et transparente, c’est d’abord entre opérateurs tunisiens. Si l’on doit aider la transition économique, la forcer, la pousser, c’est parce qu’il y a des positions d’entente, de monopoles. Certains groupes familiaux n’ont pas intérêt à ce que de jeunes opérateurs tunisiens s’expriment et percent»…</em></p>



<p><em>«Ce qui est en jeu dans une démocratie, c’est la redistribution : aider à l’enrichissement et à la consolidation des classes moyennes pour tirer vers le haut les plus démunis et rendre moins insupportable le fossé avec les plus privilégiés. Mais c’est difficile de faire bouger les lignes économiques en Tunisie. Plus difficile que de les faire bouger au niveau sociétal».</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Ne pas de tromper d’ennemis</h2>



<p>Une lecture dépassionnée et dénuée d’arrière pensées immobilistes sous couvert d’un patriotisme qui privilégie le statu quo et la préservation d’un système de rentes qui craque de toute part, nécessite une relecture de nos rapports avec l’Europe tant à la faveur des séquelles de la pandémie Covid que de la réalisation de la nécessité du repositionnement stratégique et industriel de l’Europe vis-à-vis de la Chine et du reste de l’Asie en faveur de son voisinage immédiat.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="63X4SBeGEq"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/21/lunion-europeenne-veut-eviter-leffondrement-economique-et-social-de-la-tunisie/">L&rsquo;Union européenne veut «éviter l’effondrement économique et social de la Tunisie»</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L&rsquo;Union européenne veut «éviter l’effondrement économique et social de la Tunisie» » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/21/lunion-europeenne-veut-eviter-leffondrement-economique-et-social-de-la-tunisie/embed/#?secret=SArxUJltIc#?secret=63X4SBeGEq" data-secret="63X4SBeGEq" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Au-delà des fragilités et menaces, la situation géopolitique actuelle met à la disposition de la Tunisie d&rsquo;importants atouts de négociation avec l’Europe pourvu que prévalent l’audace, le véritable patriotisme et la volonté sincère d’entamer une nouvelle phase de démocratie et de décollage économique plus équitable et plus inclusif.</p>



<p>L’Europe n’est pas l’ennemi, c’est un partenaire qui a un intérêt vital dans la stabilité et la prospérité de la Tunisie non par altruisme mais pour ses propres intérêts. Il faut en tenir compte et savoir jouer nos cartes pour faire de la menace actuelle une opportunité historique pour un partenariat mutuellement bénéfique gagnant-gagnant entre la Tunisie et l’Europe qui restera malgré tout notre principal partenaire, géographie, histoire et culture obligent.</p>



<p>* <em>Ancien ambassadeur.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/27/leurope-et-les-reformes-economiques-en-tunisie/">L&rsquo;Europe et les réformes économiques en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/27/leurope-et-les-reformes-economiques-en-tunisie/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>3</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>La Tunisie attend une révolution économique</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2021/11/17/la-tunisie-attend-une-revolution-economique/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2021/11/17/la-tunisie-attend-une-revolution-economique/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Nov 2021 10:17:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Francis Ghiles]]></category>
		<category><![CDATA[Kais Saied]]></category>
		<category><![CDATA[Kamel Akrout]]></category>
		<category><![CDATA[Marouane El-Abassi]]></category>
		<category><![CDATA[Najla Bouden]]></category>
		<category><![CDATA[Patrice Bergamini]]></category>
		<category><![CDATA[révolution économique]]></category>
		<category><![CDATA[UGTT]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://kapitalis.com/tunisie/?p=370193</guid>

					<description><![CDATA[<p>Les sorties populistes contre la corruption du président Kais Saied ne sauraient constituer un plan de redressement d&#8217;une économie à bout de souffle et qui a plus besoin d&#8217;une vraie révolution que de quelques réformettes du reste contrariées par des lobbys d&#8217;intérêt et un système corporatiste imbriqués dans un système étatique clientéliste et centralisateur. Par...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/11/17/la-tunisie-attend-une-revolution-economique/">La Tunisie attend une révolution économique</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/11/Kais-Saied-Najla-Bouden-16-Nov-2021.jpg" alt="" class="wp-image-370200"/></figure></div>



<p><strong><em>Les sorties populistes contre la corruption du président Kais Saied ne sauraient constituer un plan de redressement d&rsquo;une économie à bout de souffle et qui a plus besoin d&rsquo;une vraie révolution que de quelques réformettes du reste contrariées par des lobbys d&rsquo;intérêt et un système corporatiste imbriqués dans un système étatique clientéliste et centralisateur.     </em></strong></p>



<p>Par<strong> Francis Ghiles</strong> *</p>



<span id="more-370193"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/11/Francis-Guiles.jpg" alt="" class="wp-image-370196"/></figure></div>



<p>Trois mois et demi après que Kais Saied a limogé le gouvernement et suspendu le parlement, une réalité dérangeante s’est imposée aux Tunisiens. Les accusations répétées de corruption et les tentatives avortées de faire baisser certains prix par décret font désormais figure de politique économique.</p>



<p>Le chef de l’État a nommé Najla Bouden Romdhane au poste de Première ministre, mais rien dans sa carrière de géologue ne permet de penser qu’elle possède le savoir-faire politique nécessaire pour défier la bureaucratie, qui est sans doute plus encline à bloquer les tentatives de réforme. L’ironie n’échappe pas à de nombreux Tunisiens : une autre femme, Nadia Akacha, cheffe de cabinet du président, a plus de pouvoir que la nouvelle Première ministre, dont le poste a été dépouillé d’une grande partie de ses prérogatives constitutionnelles.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Aucun signe d’une feuille de route économique</h2>



<p>Saied a chargé la nouvelle première ministre de <em>«répondre aux exigences et à la dignité des Tunisiens dans tous les domaines»</em>, un défi aussi vaste que flou. Un décret présidentiel publié une semaine avant la nomination de Romdhane, le 29 septembre 2021, donne à Saied les pleins pouvoirs législatifs et exécutifs pour gouverner par décret pendant une période <em>«exceptionnelle»</em> sans date de fin fixée.</p>



<p>Le système politique instauré par la constitution de 2014 est en train d’être disloqué, et la dérive vers un système plus présidentiel – les critiques diraient un régime autoritaire – semble inévitable. Jusqu’à présent, il n’y a aucun signe d’une feuille de route économique, malgré les conditions économiques et financières désastreuses du pays, aggravées par les retombées de la pandémie de Covid-19.</p>



<p>Dans son rapport annuel publié le 6 octobre 2021, la Banque centrale de Tunisie a insisté sur la nécessité d’envoyer des <em>«signaux clairs»</em> aux investisseurs nationaux et étrangers, qui sont dans l’attente d’une marche à suivre en matière de politique économique. Les sources de financement étrangères se tarissent et les investissements dans l’industrie et les services sont à leur plus bas niveau depuis 2009.</p>



<p>Le rapport a été remis au président par le gouverneur de la Banque centrale, Marouane El-Abassi, qui agit comme les yeux de la Banque Mondiale&nbsp; et du FMI à Tunis. Qu’ils émanent d’acteurs nationaux ou internationaux, aucun avertissement ne semble avoir influencé Saied à ce jour, malgré sa relative ignorance en matière d’économie et son manque d’expérience dans les secteurs économiques publics ou privés, ainsi que dans la gestion des rouages de l’État.</p>



<p>Certains Tunisiens commencent à craindre l’influence croissante des services de sécurité. Un nombre indéterminé de Tunisiens ont été empêchés de quitter le pays depuis le 26 juillet 2021, sans aucun motif officiel. Des centaines de lois n’ont pas été révisées conformément à la nouvelle constitution approuvée par l’assemblée constituante en 2014, et le système judiciaire n’a toujours pas été réformé. Ce dernier fait d’ailleurs souvent preuve de partialité en faveur des personnes aisées bénéficiant d’un réseau social privilégié. La police se montre quant à elle souvent violente à l’égard des manifestants, surtout lorsqu’ils sont issus de quartiers défavorisés. Mais les Tunisiens ont tant déploré la déliquescence de leur démocratie par le passé qu’ils continuent à soutenir massivement le président. Des partis politiques, comme le parti islamiste Ennahdha, ont contribué à bloquer la formation d’une Cour constitutionnelle, qui aurait pu freiner les tentations autocratiques de Saied. Ces mêmes partis sont tombés dans le piège qu’ils pensaient lui avoir tendu.<strong>&nbsp;</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">De la première à la troisième étape ?</h2>



<p>De nombreux observateurs pensent que Kais Saied se considère comme un sauveur qui peut à lui seul ranimer la prospérité du pays. Une telle lecture de son état d’esprit ne serait pourtant pas de bon augure pour le rétablissement du débat démocratique en Tunisie.</p>



<p>D’autres encore pensent que le président suit une feuille de route en trois étapes soigneusement élaborée, la première étape ayant consisté à suspendre le parlement et limoger le gouvernement, non pas pour trente jours comme le prévoyait la constitution, mais pour un an. L’amiral à la retraite Kamel Akrout, l’un des plus hauts gradés du pays et ancien conseiller du président Beji Caid Essebsi en matière de sécurité, réclamait une telle mesure depuis l’année dernière. Dans un geste inattendu, le 25 juillet 2021, le président a mis en œuvre la première étape de son plan et a consolidé le soutien de l’armée, qui est composée d’effectifs certes restreints, mais professionnels, et dont certains officiers supérieurs ont été formés aux États-Unis.</p>



<p>La deuxième étape consisterait à réformer le système politique. Il s’agirait notamment de passer à un système présidentiel, de réduire le rôle politique du gouvernement et de redéfinir les limites des circonscriptions et le système de vote afin que, selon Kais Saied, les circonscriptions puissent être représentées par des personnes qui ont à cœur les intérêts de leurs électeurs et non les diktats des partis politiques. Sadok Chaabane, ancien ministre de la Justice de Ben Ali et proche des États-Unis, promeut activement ces idées.</p>



<p>La réforme de l’économie constituerait la troisième étape. Pour cela, l’aide de Mohamed Ghannouchi, Premier ministre de 1999 à 2011, a souvent été évoquée.</p>



<p>Jusqu’à maintenant, la grande majorité des Tunisiens soutiennent le président, car dégoûtés de la corruption et des luttes politiques incessantes qui, à leurs yeux, ont fait office de démocratie depuis 2001. Le syndicat UGTT, très présent dans la coalition qui a refusé de réformer la Tunisie entre 2011 et 2021, est de plus en plus défavorable à Saied. Si les prix continuent d’augmenter – l’inflation est actuellement de 6,2% par an – et qu’aucun nouvel emploi n’est créé, l’UGTT prédit que l’espoir d’un avenir meilleur s’évanouira et que la tendance politique pourrait changer.</p>



<p>Un rééchelonnement de la dette extérieure du pays n’est pas à exclure si Kais Saied et le gouvernement ne parviennent pas à présenter rapidement un programme économique et financier convaincant. Pourtant, le profil de la dette souveraine ne laisse pas présager de rééchelonnement imminent. Un rééchelonnement ferait courir au FMI le risque d’être diabolisé, d’autant plus que l’institution a renouvelé les prêts accordés à la Tunisie à plusieurs reprises depuis 2011, malgré le refus des gouvernements successifs de respecter les conditionnalités du Fonds. De nombreux Tunisiens interprètent ce comportement comme une <em>«complicité»</em> avec les élites bureaucratiques et capitalistes au pouvoir, dont le pouvoir et la capacité à manipuler le système sont restés intacts après les changements politiques qui ont balayé le pays après 2011.</p>



<p>Les partenaires moyen-orientaux de la Tunisie, tels que l’Égypte, les Émirats Arabes Unis et l’Arabie Saoudite, soutiennent toujours Saied, se réjouissant de voir le parti Ennahdha et son leader Rached Ghannouchi extrêmement affaiblis. Le gouvernement américain continue de soutenir son homologue tunisien, malgré les doutes exprimés par le Congrès quant à la <em>«restauration»</em> de la démocratie en Tunisie dans un avenir proche. Le FMI fera sans aucun doute ce que les États-Unis lui demandent de faire et, si ces derniers ne souhaitent pas soutenir financièrement la Tunisie, ils peuvent toujours se tourner vers leurs amis de la péninsule arabique pour s’en charger. L’Algérie a également apporté son soutien à sa voisine et, lorsqu’il s’agit de la stabilité de la Tunisie, Alger et Washington semblent être sur la même longueur d’onde.</p>



<p>La liste des responsables politiques américains de premier plan s’étant rendus en Tunisie ces trois derniers mois contraste avec l’absence de hauts responsables français. L’UE semble impuissante à peser sur le cours des événements, d’autant plus que la France ne semble pas avoir le courage de demander des comptes à Kais Saied sur le plan politique. Il y a trois ans, l’ambassadeur de l’UE, Patrice Bergamini, a osé critiquer les dirigeants politiques du pays pour ce qu’il considérait comme leur gouvernance dévoyée et corrompue. Au grand embarras des diplomates français en charge des affaires économiques à Tunis, leur ambassadeur a refusé de se ranger du côté de M. Bergamini.</p>



<p>Lors de sa visite à Tunis le 10 septembre 2021, le haut représentant de l’UE pour les affaires étrangères, Josep Borrell, soutient Kais Saied mais insiste sur la nécessité de préserver les <em>«fondements démocratiques»</em> du pays. Le décret présidentiel qui a suivi suggère que ces commentaires sont restés lettre morte. Le <em>«pouvoir normatif»</em> souvent revendiqué par l’UE, et la promotion de la démocratie inscrite dans sa politique de voisinage ressemblent ainsi de plus en plus à des tigres de papier.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un système corporatif moderne</h2>



<p>L’absence apparente de réflexion économique stratégique, qui caractérise les présidents tunisiens successifs depuis 2011, a été aggravée par le manque de volonté ou l’incapacité des chefs de gouvernement successifs à faire le bilan de ce que la Tunisie a accompli depuis son indépendance en 1956. Au cours des deux décennies qui ont précédé 2011, l’élite du pays avait activement encouragé la Banque mondiale et le Forum de Davos à promouvoir leur pays comme un modèle économique pour l’Afrique et le Moyen-Orient.</p>



<p>Dans un document de travail politique inhabituellement transparent,&nbsp;<em>«Ça reste dans la famille. Capture de l’État en Tunisie»</em>, publié en 2014, la Banque mondiale a dû faire amende honorable. Après la révolution, l’idée que le chemin vers une croissance plus forte et la création d’emplois serait facile une fois la corruption du clan Ben Ali éradiquée avait été encouragée par les chefs de gouvernement successifs, qui savaient pourtant que c’était faux.</p>



<p>À part certains économistes, peu de personnes en Tunisie ont partagé les conclusions d’un rapport sur le développement de la région MENA publié par la Banque mondiale en 2018, intitulé <em>«Des politiques publiques à l’épreuve des privilèges dans la région Moyen-Orient et Afrique du Nord»</em>&nbsp;<a href="https://rosaluxna.org/fr/publications/le-systeme-politique-tunisien-agonise-mais-aucune-reforme-economique-nest-en-vue/#_ftn1">[1]</a>.</p>



<p>Le rapport soutenait qu’en Tunisie et dans le monde arabe, les politiques industrielles avaient été <em>«confisquées </em>[par les entreprises]<em>, et </em>[que] <em>ces politiques n’ont ni récompensé les entreprises en fonction de leurs performances, ni protégé ou favorisé la concurrence. Ces politiques ont créé des privilèges plutôt que d’établir des règles de jeu équitables. Lesdits privilèges ont préservé les entreprises de la concurrence nationale et internationale et ont permis de subventionner leurs activités au moyen d’un accès préférentiel et parfois exclusif à des intrants peu onéreux (électricité, terres, etc.)»</em>.</p>



<p>Le rapport explique que les politiques menées pendant des décennies ont créé <em>«une baisse artificielle des coûts pour un petit nombre d’entreprises et créent ainsi des écarts de coûts plus importants que la norme entre ces entreprises et les autres».</em></p>



<p>La capture de l’État est une caractéristique des régimes autocratiques partout dans le monde. Cette dynamique permet d’expliquer pourquoi tant de jeunes Tunisiens instruits, mais qui ne sont pas issus de groupes familiaux bien établis, décident de quitter le pays. La captation, la collusion, l’exclusion, le traitement discrétionnaire et les pratiques anticoncurrentielles sur le marché ont façonné la politique pendant des décennies. Comment se fait-il qu’une famille donnée détienne le droit exclusif d’importer des Volvo ou des Renault? Pourquoi le système d’octroi des licences d’alcool aux restaurants est-il si opaque? Comment se fait-il qu’il existe encore un monopole d’État sur l’importation de thé et de sucre?</p>



<p>La capture de l’État est peut-être même un euphémisme, car elle implique des collusions illégales et de la corruption. En réalité, un appareil législatif étendu donne légalement aux titulaires disposant d’un bon réseau des pouvoirs réglementaires importants et incontrôlés sur les secteurs économiques dans lesquels ils opèrent. Le Groupement interprofessionnel des dattes, organisme interprofessionnel créé par le secteur des dattes, a le pouvoir d’autoriser ou d’interdire les exportations, de fixer les prix et les exigences de qualité, de contrôler l’accès à plusieurs métiers, d’allouer des subventions, etc. De plus, la loi exige que les titulaires agissent en tant qu’administrateurs de certains des plus grands monopoles d’État. Deux des plus grands distributeurs de café, qui détiennent plus de 80% de parts de marché, sont administrateurs de l’Office du commerce de Tunisie, qui détient le monopole de l’importation de café. Des intérêts commerciaux bien interconnectés se voient accorder un pouvoir réglementaire exorbitant, qu’ils utilisent pour fixer des barrières à l’entrée et fixer les prix et les parts de marché, tandis que d’autres intérêts sont systématiquement ignorés et exclus.</p>



<p>Les producteurs de blé sont contraints de vendre leur production à un monopole public avec un rabais allant jusqu’à 25% par rapport aux prix internationaux, tandis que les minoteries et les producteurs de pâtes sont subventionnés à différentes étapes de la production par le même monopole d’État, au conseil duquel ils siègent. Loin d’être des exceptions, ce ne sont là que quelques exemples de ce qui s’apparente à un système moderne de corporation. La Tunisie ne souffre pas tant de la capture de l’État que d’un système corporatiste de contrôle du marché semblable à celui qui existait en France avant la révolution de 1789.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une révolution économique s’impose</h2>



<p>Pour mettre fin à cet état de fait, il faudra une révolution. Contrairement à ce que pensent de nombreux observateurs occidentaux, la révolte de 2011 n’a pas donné lieu à une révolution politique. Le clan Ben Ali au pouvoir a été sacrifié mais l’État profond, la collusion entre les principaux acteurs économiques et la bureaucratie sont restés inchangés.</p>



<p>L’augmentation considérable du nombre de personnes employées dans la fonction publique et les organismes parapublics a renforcé le pouvoir d’une bureaucratie dominante qui accumule les échelons d’incompétence. La vie des fonctionnaires honnêtes est devenue de plus en plus difficile, et la petite corruption s’est répandue comme une gangrène. Plus vous avez besoin d’autorisations, plus les pots-de-vin sont sollicités. La réforme, si elle arrive un jour, sera très douloureuse. Le PIB par habitant est passé de 4 257 dollars en 2011 à 3 323 dollars en 2020. Les salaires des fonctionnaires représentent désormais 17,8 % du PIB. Les investissements dans l’éducation, la santé et les infrastructures ont disparu. Jamais le courage politique n’a été aussi nécessaire, jamais une réflexion économique claire n’a été aussi nécessaire.</p>



<p>Les sorties populistes contre la corruption ne constituent pas un plan économique, mais Kais Saied garde ses cartes bien en main. Les États-Unis semblent jouer un rôle beaucoup plus actif dans le déroulement des événements en Tunisie que l’UE. Dans le contexte de la crise profonde des relations entre l’Algérie, voisine de la Tunisie, et la France, l’ancienne puissance coloniale perd rapidement de son influence au Maghreb.</p>



<p>Deux facteurs permettent d’expliquer pourquoi aucune réforme n’a suivi la révolte de 2011. Tout d’abord le parti islamiste au pouvoir, Ennahdha, et ses pairs au sein de l’organisation plus large des Frères musulmans, qui ne se sont pas intéressés aux réformes devant répondre aux défis d’une économie moderne. Le parti s’est volontairement inséré dans les schémas existants de capture de l’État après son arrivée au pouvoir en 2012, et a préféré provoquer des guerres culturelles et remettre en question le statut des femmes – l’un des plus favorable dans le monde arabe – que d’aborder les questions économiques. Ses détracteurs diront que pour Ennahdha, une économie informelle en plein essor où les opérateurs ne paient pas d’impôts était une bénédiction, car elle permettait de couvrir les sources de financement obscures du parti. Toute responsabilité que des élections libres et équitables auraient pu offrir aux électeurs a été détruite par la mainmise de l’État sur l’économie et la transparence du financement des partis politiques.</p>



<p>Le deuxième facteur était la réticence de l’UGTT à contribuer à la construction d’une large coalition de forces de gauche, distincte du deuxième plus ancien mouvement syndical d’Afrique. Comme tant d’institutions en Tunisie, l’union syndicale avait été vidée de sa substance sous le régime de Ben Ali. L’union syndicale a toujours défendu les intérêts des employés de l’État qui jouissaient de l’immense privilège d’avoir un emploi stable à vie, et ne s’est jamais vraiment intéressée aux employés saisonniers.</p>



<p>Les dirigeants syndicaux font partie intégrante de la capture de l’État. La conséquence est que l’UGTT et ses alliés n’articulent ni les intérêts économiques, ni les intérêts de classe, ni les intérêts régionaux. Un arrière-pays beaucoup plus pauvre produit la plupart du blé, de l’eau, des phosphates et de la main-d’œuvre dont la côte, plus riche, mieux équipée et plus éduquée, a besoin.</p>



<p>Un système plus présidentiel est la conséquence inévitable d’une constitution et d’un système de gouvernement dysfonctionnels qui ont mis la Tunisie à genoux sur le plan économique. Le navire de l’État prenait eau de toutes parts l’hiver dernier, et la mauvaise gestion de la crise du Covid-19 a coûté la vie à 20 000 personnes. S’isoler au sein d’un cercle étroit de famille et de conseillers, et ne vouloir être guidé que par son sens de la rectitude morale n’est pas susceptible de résoudre les défis considérables auxquels la Tunisie est confrontée aujourd’hui. Est-il un sacré fou, comme de nombreux Tunisiens le prétendent, ou un Machiavel pas très loquace ? La réponse se précisera au cours des prochains mois.</p>



<p><em>[1]&nbsp;“Privilege Resistant Policies in the Middle East and North Africa”</em>. </p>



<p><em>* Chercheur senior associé au Cidob, Barcelone, Espagne.</em></p>



<p><em>** Le titre de l&rsquo;article est de la rédaction.</em></p>



<p><strong><em>Source de l&rsquo;article </em></strong>:  <a href="https://rosaluxna.org/fr/publications/le-systeme-politique-tunisien-agonise-mais-aucune-reforme-economique-nest-en-vue/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Rosa Luxembourg Stiftung. </a></p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Articles du même auteur dans Kapitalis : </em></h4>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="XnmEkh26M5"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/07/31/kais-saied-donne-une-seconde-chance-a-la-democratie-tunisienne/">Kais Saied donne une seconde chance à la démocratie tunisienne</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Kais Saied donne une seconde chance à la démocratie tunisienne » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/07/31/kais-saied-donne-une-seconde-chance-a-la-democratie-tunisienne/embed/#?secret=zYDbWaB9FP#?secret=XnmEkh26M5" data-secret="XnmEkh26M5" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="SMJXnk8o8S"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/05/26/ahmed-mestiri-le-grand-president-que-la-tunisie-na-jamais-eu/">Ahmed Mestiri : Le grand président que la Tunisie n&rsquo;a jamais eu</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Ahmed Mestiri : Le grand président que la Tunisie n&rsquo;a jamais eu » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/05/26/ahmed-mestiri-le-grand-president-que-la-tunisie-na-jamais-eu/embed/#?secret=wbsRbhFk7K#?secret=SMJXnk8o8S" data-secret="SMJXnk8o8S" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ca0Fnko49b"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/04/08/en-tunisie-la-peripherie-prend-une-revanche-historique/">En Tunisie, la périphérie prend une revanche historique</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« En Tunisie, la périphérie prend une revanche historique » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/04/08/en-tunisie-la-peripherie-prend-une-revanche-historique/embed/#?secret=kNZxDnoEOv#?secret=ca0Fnko49b" data-secret="ca0Fnko49b" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/11/17/la-tunisie-attend-une-revolution-economique/">La Tunisie attend une révolution économique</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2021/11/17/la-tunisie-attend-une-revolution-economique/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>4</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Pourquoi l&#8217;économie tunisienne ne parvient-elle pas à se réformer ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2021/11/16/pourquoi-leconomie-tunisienne-ne-parvient-elle-pas-a-se-reformer/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2021/11/16/pourquoi-leconomie-tunisienne-ne-parvient-elle-pas-a-se-reformer/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 16 Nov 2021 09:05:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Amine Ben Gamra]]></category>
		<category><![CDATA[économie de rente]]></category>
		<category><![CDATA[économie tunisienne]]></category>
		<category><![CDATA[FMI]]></category>
		<category><![CDATA[Patrice Bergamini]]></category>
		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://kapitalis.com/tunisie/?p=370031</guid>

					<description><![CDATA[<p>Les programmes d&#8217;ajustement successifs envisagés par la Tunisie avec le Fonds monétaire international (FMI) depuis 2011 ont déçu les principaux partenaires économiques internationaux de notre pays, de Washington à Bruxelles, en passant par Paris, Rome et Berlin. Et pour cause, le bilan de ces programmes est globalement décevant. Et les raisons en sont nombreuses, nous...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/11/16/pourquoi-leconomie-tunisienne-ne-parvient-elle-pas-a-se-reformer/">Pourquoi l&rsquo;économie tunisienne ne parvient-elle pas à se réformer ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/04/Bureaucratie.jpg" alt="" class="wp-image-293282"/><figcaption><em>La bureaucratie clientéliste et l&rsquo;économie de rente paralyse la Tunisie. </em> </figcaption></figure></div>



<p><strong><em>Les programmes d&rsquo;ajustement successifs envisagés par la Tunisie avec le Fonds monétaire international (FMI) depuis 2011 ont déçu les principaux partenaires économiques internationaux de notre pays, de Washington à Bruxelles, en passant par Paris, Rome et Berlin. Et pour cause, le bilan de ces programmes est globalement décevant. Et les raisons en sont nombreuses, nous en citeront les principales.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Amine Ben Gamra</strong> *</p>



<span id="more-370031"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/08/Amine-Ben-Gamra-1.jpg" alt="" class="wp-image-360984"/></figure></div>



<h2 class="wp-block-heading">Une bureaucratie lourde et paralysante</h2>



<p>L&rsquo;OCDE, de son côté, pointe une liste interminable de licences et autorisations&nbsp;nécessaires pour investir ou obtenir des crédits bancaires. Le décret 218-417, publié il y a trois ans, est le texte juridique le plus long de l&rsquo;histoire de la Tunisie avec ses 221 pages. Son objectif, qu&rsquo;on a totalement échoué à atteindre, était d&rsquo;améliorer l&rsquo;environnement des affaires. Ce texte répertorie 243 licences et autorisations, dont seulement 6 ont été supprimées dans les deux ans suivant sa publication.</p>



<p>Le contrôle bureaucratique, et le pouvoir de la fonction publique d&rsquo;accorder (ou non) des licences, des autorisations, des crédits ou une dérogation douanière constituent autant d&rsquo;obstacles à l&rsquo;émergence de nouveaux acteurs et de nouveaux investissements.</p>



<p>De là à alimenter les critiques, du reste très fondées, selon lesquelles l&rsquo;Etat est au service d&rsquo;une oligarchie de privilégiés, il y a un pas que beaucoup franchissent allégrement, en parlant même d&rsquo;<em>«</em><em>économie de rente</em><em>»</em> qui paralyse l&rsquo;initiative et empêche l&rsquo;émergence d&rsquo;une nouvelle classe d&rsquo;opérateurs.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Obstacles à l’émergence de nouveaux opérateurs</h2>



<p>Cela a été dit et redit, et même par un ancien ambassadeur de l&rsquo;Union européenne en Tunisie, <a href="http://kapitalis.com/tunisie/2019/07/10/lambassadeur-bergamini-pointe-les-positions-dententes-et-de-monopoles-en-tunisie/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Patrice Bergamini </a>pour ne pas le nommer, qui a dû sortir de son devoir de réserve lié à sa fonction diplomatique pour dénoncer, dans un entretien avec le journal <em>Le Monde</em> (10 juillet 2019), la domination de l&rsquo;économie tunisienne par un groupe de familles et le maintien d&rsquo;un <a href="http://kapitalis.com/tunisie/2021/09/10/ces-rentiers-qui-empechent-les-reformes-economiques-en-tunisie/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">système de rente</a> qui fonctionne grâce à une réglementation restreignant la concurrence. Un système fondé sur la capture, la collusion, l&rsquo;exclusion, le traitement discrétionnaire et la non-concurrence sur le marché.</p>



<p>En d&rsquo;autres termes, la captation de l&rsquo;État prive les jeunes entrepreneurs, qui sont censés être l&rsquo;avenir du pays, de réelles opportunités, puisque le marché est réellement verrouillé au profit d&rsquo;une minorité d&rsquo;acteurs déjà fortement installés et disposant de relais clientélistes au sein de l&rsquo;Etat et de l&rsquo;administration publique. Cela explique, en partie, pourquoi de jeunes opérateurs tunisiens qualifiés quittent le pays en nombre croissant, et souvent en expatriant leur idées de projets avec eux.</p>



<p>Cela, on l&rsquo;imagine, constitue une grosse perte pour le pays dont le tissu économique ne se renouvelle pas assez, tombe en désuétude et dépérit à vue d&rsquo;oeil, séquence à laquelle nous assistons depuis la fin des années 1990, sans qu&rsquo;aucun gouvernement n&rsquo;ait jugé urgent de secouer le cocotier ou d&rsquo;ouvrir les fenêtres pour laisser entrer un peu d&rsquo;air frais.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le secteur public vampirise la vie économique</h2>



<p>Pour changer cette situation qui a plongé le pays dans la crise et l&rsquo;a mené à une quasi-impasse, avec des déficits structurels cumulés, un surendettement extérieur excessif et une incapacité à créer de la richesse, c&rsquo;est la forme même de l&rsquo;État créé par Habib Bourguiba après l&rsquo;indépendance en 1956 qui doit être réexaminée. Elle était et reste très centralisée et pèse lourdement sur toute l&rsquo;activité économique qu&rsquo;elle finit par phagocyter et freiner.</p>



<p>Cette crise profonde de l&rsquo;État tunisien explique pourquoi plus des deux tiers des 15-24 ans sont au chômage, pourquoi l&rsquo;économie informelle continue de détruire des pans entiers de l&rsquo;industrie nationale, pourquoi la majorité des entreprises publiques sont en quasi-faillite, et pourquoi l&rsquo;Etat ne parvient plus à réunir les recettes fiscales nécessaires au financement de son budget, où la hausse continue des dépenses de fonctionnemement (salaires, etc.) ne cesse de réduire l&rsquo;investissement public, jadis moteur de croissance.</p>



<p>On ne cesse d&rsquo;identifier les dysfonctionnements, de pointer les goulots d&rsquo;étranglement et d&rsquo;envisager les solutions adéquates, souvent d&rsquo;ailleurs mises en route aileurs avec un certain succès, mais les gouvernements se succèdent et ne font pratiquement rien pour changer la donne, comme s&rsquo;ils craignent de heurter certains intérêts. Faut-il s&rsquo;étonner dès lors que les indicateurs économiques et financiers du pays continuent de clignoter au rouge, sans véritable perspective de sortie de la crise ?</p>



<p>* <em>Expert comptable, commissaire aux comptes, membre de l&rsquo;Ordre des experts comptable de Tunisie.</em></p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Articles du même auteur dans Kapitalis:</em> </h4>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="NrcQxKG7V7"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/11/01/pour-sortir-de-la-crise-la-tunisie-doit-mettre-le-paquet-sur-linvestissement-exterieur/">Pour sortir de la crise, la Tunisie doit mettre le paquet sur l’investissement extérieur</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Pour sortir de la crise, la Tunisie doit mettre le paquet sur l’investissement extérieur » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/11/01/pour-sortir-de-la-crise-la-tunisie-doit-mettre-le-paquet-sur-linvestissement-exterieur/embed/#?secret=jf0u8Vfrtj#?secret=NrcQxKG7V7" data-secret="NrcQxKG7V7" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Qk6waCWX88"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/10/25/pourquoi-la-tunisie-doit-elle-accelerer-sa-transition-energetique/">Pourquoi la Tunisie doit-elle accélérer sa transition énergétique ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Pourquoi la Tunisie doit-elle accélérer sa transition énergétique ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/10/25/pourquoi-la-tunisie-doit-elle-accelerer-sa-transition-energetique/embed/#?secret=7SOJXA1MZV#?secret=Qk6waCWX88" data-secret="Qk6waCWX88" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="JtQfO3uIy8"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/10/08/leconomie-tunisienne-va-t-elle-profiter-de-la-reprise-en-europe/">L&rsquo;économie tunisienne va-t-elle profiter de la reprise en Europe ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L&rsquo;économie tunisienne va-t-elle profiter de la reprise en Europe ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/10/08/leconomie-tunisienne-va-t-elle-profiter-de-la-reprise-en-europe/embed/#?secret=GKJeOlDGdY#?secret=JtQfO3uIy8" data-secret="JtQfO3uIy8" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/11/16/pourquoi-leconomie-tunisienne-ne-parvient-elle-pas-a-se-reformer/">Pourquoi l&rsquo;économie tunisienne ne parvient-elle pas à se réformer ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2021/11/16/pourquoi-leconomie-tunisienne-ne-parvient-elle-pas-a-se-reformer/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>4</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Ces rentiers qui empêchent les réformes économiques en Tunisie ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2021/09/10/ces-rentiers-qui-empechent-les-reformes-economiques-en-tunisie/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2021/09/10/ces-rentiers-qui-empechent-les-reformes-economiques-en-tunisie/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 Sep 2021 07:31:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[contrebande]]></category>
		<category><![CDATA[économie de rente]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Rebai]]></category>
		<category><![CDATA[Patrice Bergamini]]></category>
		<category><![CDATA[positions d&#039;entente]]></category>
		<category><![CDATA[Utica]]></category>
		<category><![CDATA[Youssef Chahed]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://kapitalis.com/tunisie/?p=362293</guid>

					<description><![CDATA[<p>Nous sommes confrontés aujourd&#8217;hui en Tunisie à un grand paradoxe : une partie infime des Tunisiens est presque aussi riche que l&#8217;Etat, qui, lui, ne parvenant pas à collecter suffisamment d&#8217;impôt pour financer son budget, survit (difficilement) grâce à l&#8217;endettement extérieur qui a explosé au cours des dix dernières années, passant de 35% du PIB en...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/09/10/ces-rentiers-qui-empechent-les-reformes-economiques-en-tunisie/">Ces rentiers qui empêchent les réformes économiques en Tunisie ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/09/Riches-et-pauvres.gif" alt="" class="wp-image-362294"/></figure></div>



<p><strong><em>Nous sommes confrontés aujourd&rsquo;hui en Tunisie à un grand paradoxe : une partie infime des Tunisiens est presque aussi riche que l&rsquo;Etat, qui, lui, ne parvenant pas à collecter suffisamment d&rsquo;impôt pour financer son budget, survit (difficilement) grâce à l&rsquo;endettement extérieur qui a explosé au cours des dix dernières années, passant de 35% du PIB en 2010 à plus de 100% aujourd&rsquo;hui. Comment est-on arrivé à cette situation qui dénote un grave dysfonctionnement au niveau de la gouvernance économique ?</em></strong></p>



<p>Par <strong>Mohamed Rebaï </strong>*</p>



<span id="more-362293"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/05/Mohamed-Rebai.jpg" alt="" class="wp-image-213697"/></figure></div>



<p>Dans un entretien accordé au journal <em>« Le Monde »</em> publié le 10 juillet 2019, Patrice Bergamini, ex-ambassadeur de l&rsquo;Union Européenne en Tunisie, a parlé avec une franchise peu diplomatique de certaines familles qui, selon lui, empêchent les jeunes entrepreneurs de percer dans le monde des affaires. Il a, aussi, critiqué «<em>les positions d’ententes et de monopoles» </em>qui entravent une transition économique aujourd’hui à la traîne par rapport à la transition politique. Ses propos ont déplu au chef du gouvernement de l&rsquo;époque, Youssef Chahed, et à la direction de l&rsquo;Union tunisienne de l&rsquo;industrie, du commerce et l&rsquo;artisanat (Utica). Et ils ont très vite été oubliés. Or, on aurait sans doute beaucoup gagné en les prenant au sérieux et en mettant en route les chantiers de réforme requis pour redresser cette situation. On a perdu deux ans pour rien&#8230; pour nous retrouver aujourd&rsquo;hui à parler d&rsquo;économie de rente, de positions d&rsquo;entente et de spéculation à tous les étages.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Positions d&rsquo;entente, dites-vous ?</h3>



<p>Qui sont ces Tunisiens hyper-riches et comment le sont-ils devenus ?</p>



<p>D&rsquo;abord, il y a une quarantaine de chefs de familles qui contrôlent une grande partie de l&rsquo;économie du pays. Chacune de ces familles possède des dizaines de sociétés opérant dans plusieurs domaines d&rsquo;activité, allant de l&rsquo;industrie au commerce en passant par les services. Ayant occupé le terrain du fait de l&rsquo;antériorité de leur enrichissement, ces familles – car le capitalisme en Tunisie reste foncièrement familial – continuent d&rsquo;engranger d&rsquo;énormes bénéfices grâce aux autorisations administratives dont elles ont bénéficié au cours des quarante dernières années et aux situations de rente qui en ont découlé, et peu d&rsquo;entre elles ont réinvesti ne fût-ce qu&rsquo;une partie de leurs bénéfices dans les zones dites défavorisées, malgré les encouragements consentis par l&rsquo;Etat.</p>



<p>Rien n&rsquo;échappe au champ d&rsquo;intervention de ces groupes économiques familiaux. Ce champ va des concessions automobiles aux banques, en passant par les industries manufacturières (textiles, alimentaires, électro-mécaniques, électroniques&#8230;), les travaux publics, le tourisme, la grande distribution, les TIC, la téléphonie mobile, la promotion immobilière et l&rsquo;exportation des produits agricoles (huile d&rsquo;olive, agrumes, dattes&#8230;).</p>



<p>Ces groupes règnent ensemble sur quelques milliers d&rsquo;entreprises dans un marché exigu de 12 millions d&rsquo;habitants, qu&rsquo;ils se partagent entre eux. Et cela n&rsquo;est pas un fait anodin, puisqu&rsquo;il est difficile voire impossible pour de nouveaux venus de pénétrer dans ces territoires confisqués et soigneusement gardés, ou bousculer leurs quasi-monopoles, sous peine de se casser les reins. D&rsquo;où l&rsquo;échec récurrent de beaucoup de jeunes entrepreneurs qui ont cru pouvoir lancer des petites et moyennes entreprises et leur assurer une place parmi les mastodontes occupant déjà le terrain. Certains d&rsquo;entre eux, dont les tentatives ont essuyé un cuisant échec, vous diront que la route est barrée à tout projet qui marche sur les plate-bandes de tel ou tel puissant groupe.</p>



<p>Ces capitaines d&rsquo;industrie ou leurs héritiers, dont la plupart détiennent d&rsquo;importantes participations dans les banques privées de la place, tiennent aussi, indirectement, la manivelle du financement et peuvent donc vous fermer la porte d&rsquo;un crédit susceptible de financer une activité touchant à leurs intérêts. Ils ont également les mains longues pour anticiper et tuer dans l’œuf toute forme de concurrence économique. La plupart possèdent les terres les plus fertiles du pays, souvent cédées par l’État à des prix défiant toute concurrence, sous formes d&rsquo;encouragements à l&rsquo;investissement. Certains financent des partis et se font même élire eux-mêmes à l&rsquo;Assemblée pour mieux défendre leurs intérêts par des lois taillées sur mesure.</p>



<p>Pour ne s&rsquo;être pas réveillé plus tôt et avoir raté plusieurs trains, le reste de la population pourra continuer à bosser pour ces privilégiés avec des salaires de misère, d&rsquo;autant que l&rsquo;ascenseur social est depuis longtemps en panne.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Des rentiers de père en&#8230; petit-fils</h3>



<p>Parmi ces rentiers de père en fils et, depuis peu, en petit-fils, il y a les exportateurs d&rsquo;agrumes, d&rsquo;huile d&rsquo;olives et de dattes, qui bénéficient en amont de larges subventions de l’État et dont l&rsquo;argent ne rentre pas intégralement au pays, délit facilement détectable en fouinant dans les virements reçus. Les services de contrôle de la Banque centrale et de l’État peuvent jouer un grand rôle à cet égard, encore faut-il leur donner de vraies prérogatives et non pas limiter leur mission à la production de maigres rapports morts-nés.</p>



<p>Les importateurs de matières premières, de produits semi-finis, de machines-outils, de pièces de rechange industrielles et automobiles gardent souvent, eux aussi, une ristourne à l&rsquo;étranger. Avoir un petit pactole en devises est simple comme bonjour. Il suffit de surfacturer les achats. Nombreux sont ceux ces <em>«privilégiés des autorisations»</em> qui possèdent des logements en France, en Espagne et ailleurs.</p>



<p>Dans cette foire aux escrocs, certains hôteliers ont la palme d&rsquo;or. Ils sont très riches, mais ne paient pas leurs crédits et sont à l&rsquo;origine de la débandade des banques d&rsquo;investissement. Certains ne paient pas non plus leur dû au fisc, à la CNSS, à la Steg et à la Sonede. Ils louent souvent leurs hôtels, construits grâce aux aides de l’État et aux prêts bancaires non-remboursés, à des tours-opérateurs étrangers et s&rsquo;arrangent pour se faire rétrocéder une partie des frais annuels de location qui n&rsquo;arrivent jamais dans les banques en Tunisie.</p>



<p>Les barons de la contrebande, quant à eux, contrôlent près de 50% du commerce, ne paient pas d&rsquo;impôts, ne s&rsquo;acquittent pas des droits de douane et leur argent opaque ne transite pas par les circuits bancaires. Ils agissent souvent en plein jour et, pour ne pas être inquiétés, alimentent les circuits de corruption de l&rsquo;administration publique. Et Dieu sait (et les chefs de gouvernement successifs savent) que cette administration baigne dans la corruption de la tête aux pieds.</p>



<p>En effet, certains grands commis de l’État, qui sévissent dans certains secteurs sensibles de la vie économique et sociale et que le commun des mortels connaît nommément, profitent de ce système vicié et veillent sur sa pérennité. Campant dans les interstices de l&rsquo;administration publique, ils font eux aussi leur miel, en siphonnant l&rsquo;argent du contribuable qu&rsquo;ils partagent avec des hommes de paille à qui ils octroient de juteux marchés publics.</p>



<p>Les politiciens véreux et solubles dans l&rsquo;argent, que les Tunisiens ont vomis en descendant en masse dans la rue le 25 juillet dernier pour appeler à la dissolution de l&rsquo;Assemblée et au limogeage du chef du gouvernement, appel d&rsquo;ailleurs entendu par le président Kaïs Saïed&#8230; ces politiciens, dis-je, poussent leur tentacules de pieuvres en s&rsquo;acoquinant avec les contrebandiers et les spéculateurs, pour faire perdurer la crise, entretenir la pénurie et continuer à voler les contribuables.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Commençons par nettoyer l&rsquo;écurie d&rsquo;Augias</h3>



<p>Comment nettoyer cette immense écurie d&rsquo;Augias aux dimensions d&rsquo;un pays qui se targue d&rsquo;être démocratique ? Pour ma part, je propose pour commencer, tant la tâche est monumentale et les réformes difficile à mener concomitamment :</p>



<p>1- de mettre en place une brigade spécialisée chargée de contrôler les transactions commerciales avec l&rsquo;étranger dont la part du lion (75%) revient à l&rsquo;Union européenne – on sait maintenant qu&rsquo;une bonne partie de l&rsquo;argent dérobé atterrit souvent en France qui continue ainsi de vivre de la corruption sévissant dans ses anciennes colonies;</p>



<p>2- de promulguer des lois qui identifient, qualifient et sanctionnent lourdement les crimes financiers graves;</p>



<p>3- d&rsquo;auditer toutes les transactions commerciales à l&rsquo;import et à l&rsquo;export effectuées au cours des dix dernières années.</p>



<p>L&rsquo;appauvrissement de la Tunisie est un phénomène qui a commencé depuis bien longtemps. Il remonte à l&rsquo;époque beylicale. Pour faire face à cette situation, il nous faut garantir des frontières économiques et financières moins poreuses. Et frapper lourdement les cartels qui se rendent coupables d&rsquo;ententes criminelles, tout en veillant à préserver et à protéger le tissu économique sain qui assure une partie des emplois et de la croissance. Car beaucoup d&rsquo;opérateurs économiques sont honnêtes, travailleurs, patriotes et qui aimeraient voir le système économique du pays enfin assaini, car ce seront eux qui en seront les premiers bénéficiaires.</p>



<p>* <em>Économiste.</em></p>



<h3 class="wp-block-heading"><em>Articles du même auteur dans Kapitalis : </em></h3>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Mst3g3xo2r"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/08/02/tunisie-post-25-juillet-2021-la-fin-des-partis-politiques/">Tunisie post-25 juillet 2021 : la fin des partis politiques ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie post-25 juillet 2021 : la fin des partis politiques ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/08/02/tunisie-post-25-juillet-2021-la-fin-des-partis-politiques/embed/#?secret=pnK4iTnMjl#?secret=Mst3g3xo2r" data-secret="Mst3g3xo2r" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="TwYQcDjrzF"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/07/09/vers-linstauration-dun-fonds-social-finance-par-les-oligarques-tunisiens/">Vers l&rsquo;instauration d&rsquo;un fonds social financé par les oligarques tunisiens</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Vers l&rsquo;instauration d&rsquo;un fonds social financé par les oligarques tunisiens » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/07/09/vers-linstauration-dun-fonds-social-finance-par-les-oligarques-tunisiens/embed/#?secret=z4t6n8pDXw#?secret=TwYQcDjrzF" data-secret="TwYQcDjrzF" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="x6VWQmHuHz"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/05/13/tunisie-ultime-alerte-sur-le-niveau-eleve-de-la-dette-et-du-deficit-budgetaire/">Tunisie : ultime alerte sur le niveau élevé de la dette et du déficit budgétaire</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : ultime alerte sur le niveau élevé de la dette et du déficit budgétaire » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/05/13/tunisie-ultime-alerte-sur-le-niveau-eleve-de-la-dette-et-du-deficit-budgetaire/embed/#?secret=GZr3S6qKbQ#?secret=x6VWQmHuHz" data-secret="x6VWQmHuHz" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/09/10/ces-rentiers-qui-empechent-les-reformes-economiques-en-tunisie/">Ces rentiers qui empêchent les réformes économiques en Tunisie ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2021/09/10/ces-rentiers-qui-empechent-les-reformes-economiques-en-tunisie/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>17</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Tunisie : Pourquoi les jeunes ne peuvent-ils pas percer dans les affaires ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2021/01/27/tunisie-pourquoi-les-jeunes-ne-peuvent-ils-pas-percer-dans-les-affaires/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2021/01/27/tunisie-pourquoi-les-jeunes-ne-peuvent-ils-pas-percer-dans-les-affaires/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 27 Jan 2021 07:32:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Mahatir Mohamed]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Rebai]]></category>
		<category><![CDATA[Patrice Bergamini]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://kapitalis.com/tunisie/?p=333689</guid>

					<description><![CDATA[<p>Parmi les raisons plombant ou dissuadant toute initiative privée des jeunes en quête d&#8217;un premier emploi dans l’industrie, le commerce, les services, l’agriculture ou le secteur tertiaire, il y a l’usurpation de tous les rouages économiques et administratifs par une trentaine de grands rentiers qui ne paient pas d’impôts, ne remboursent pas toujours leurs crédits...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/01/27/tunisie-pourquoi-les-jeunes-ne-peuvent-ils-pas-percer-dans-les-affaires/">Tunisie : Pourquoi les jeunes ne peuvent-ils pas percer dans les affaires ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/01/Bureaucratie.jpg" alt="" class="wp-image-333690"/></figure>



<p><strong><em>Parmi les raisons plombant ou dissuadant toute initiative privée des jeunes en quête d&rsquo;un premier emploi dans l’industrie, le commerce, les services, l’agriculture ou le secteur tertiaire, il y a l’usurpation de tous les rouages économiques et administratifs par une trentaine de grands rentiers qui ne paient pas d’impôts, ne remboursent pas toujours leurs crédits et n’emploient pas beaucoup de salariés. </em></strong></p>



<p>Par <strong>Mohamed Rebai </strong>*</p>



<span id="more-333689"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/05/Mohamed-Rebai.jpg" alt="" class="wp-image-213697"/></figure></div>



<p>Ce n’est pas moi qui le dit c’est l’ambassadeur de l’Union européenne en Tunisie, Patrice Bergamini qui a largement critiqué, en juillet 2019,<em> «les positions d’ententes et de monopoles»</em> qui entravent une transition économique aujourd’hui à la traîne par rapport à la transition politique, ajoutant que les autorités tunisiennes sont placées devant un seul choix : soit elles comprennent qu’il faut faire évoluer un modèle économique faisant la part trop belle aux positions monopolistiques, soit elles ne le comprennent pas et, dans ce cas, oui, il y aura une inquiétude.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Tout concourt à désespérer les jeunes talents</h3>



<p>L’ambassadeur européen a pointé du doigt certains groupes familiaux qui n’ont pas intérêt à ce que de jeunes opérateurs tunisiens s’expriment et percent. Il donne l’exemple de l’huile d’olive dont l’exportation est entièrement monopolisée par une poignée de grossistes spéculateurs. Il a parlé également des informaticiens qui, face à cette situation peu propice à l’épanouissement des talents, préfèrent partir louer leurs services dans des pays étrangers (<em>brain drain</em>).</p>



<p>Ces déclarations de M. Bergamini lui ont valu, on l’imagine, un lynchage médiatique de la part de certains opérateurs et responsables locaux, dénonçant une ingérence insupportable, alors que le problème que le Français évoque se répercute négativement sur les relations économiques entre la Tunisie et… l’Union européenne qu’il représente dans notre pays !</p>



<p>Mahatir Mohamed, qui a occupé à deux reprises le fauteuil de Premier ministre de Malaisie pendant une durée cumulée de 24 ans (1981-2003 et 2018-2020) et qui a placé son pays parmi les grands de ce monde avait le mérite de faire glacer le sang des hommes d’affaires qui contrôlent la majeure partie de l’économie de son pays. Il avait fixé, sous son règne, des limites à chacun d’eux pour laisser le champ libre aux jeunes qui veulent s’épanouir. Le résultat a été excellent et a même dépassé ses attentes.</p>



<p>Ce n’est malheureusement pas le cas en Tunisie où une trentaine de familles vivent d’une économie de rente, souvent soumise à autorisation administrative, dans presque tous les domaines d’activité. Les jeunes qui veulent percer dans le métier vont vite déchanter par des complications administratives, des obstacles bureaucratiques et parfois même un redressement fiscal télé-commandité par un requin de la place.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Une poignée de rentiers dominent l’économie nationale</h3>



<p>Ces gros pontes siphonnent les richesses du pays pour bénéficier des revenus qu’ils en tirent et en placent une partie en Occident ou dans les paradis fiscaux. Oui, les oligarques tunisiens ont appris aussi à le faire au même titre que les anciens apparatchiks russes.</p>



<p>Qu’est ce qu’ils font de tout leur argent ? Participent-ils vraiment à l’effort de développement des zones déshéritées ? On en a peu d’exemples. Pire encore, ces familles qui dominent l’économie tunisienne assurent leurs arrières en contrôlant, directement ou indirectement, la vie politique du pays, en soudoyant financièrement les dirigeants des partis les plus puissants. Ils constituent ainsi, au gré des régimes et des gouvernements qui se succèdent, une caste puissante et intouchable. Quant à la justice sociale, économique et climatique, dont on nous rebat toujours les oreilles, il faut repasser ! J’en ai rêvé un jour, quand j’étais à l’université, et j’en rêve encore.</p>



<p>* <em>Economiste à la retraite.</em></p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Articles du même auteur dans Kapitalis :</em></h4>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="dHOnIJEa6B"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/09/17/la-tunisie-et-limpossible-gouvernance-consensuelle/">La Tunisie et l&rsquo;impossible gouvernance consensuelle</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Tunisie et l&rsquo;impossible gouvernance consensuelle » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/09/17/la-tunisie-et-limpossible-gouvernance-consensuelle/embed/#?secret=z4Ey5dthDR#?secret=dHOnIJEa6B" data-secret="dHOnIJEa6B" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="BkpAixhThW"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/08/13/la-desassemblee-nationale-refuge-ideal-pour-les-escrocs-de-la-republique/">La «désassemblée» nationale, refuge idéal pour les escrocs de la république</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La «désassemblée» nationale, refuge idéal pour les escrocs de la république » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/08/13/la-desassemblee-nationale-refuge-ideal-pour-les-escrocs-de-la-republique/embed/#?secret=hiwJJ4FcZ4#?secret=BkpAixhThW" data-secret="BkpAixhThW" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="VT5ehyETcI"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/06/19/fakhfakh-va-t-il-oser-tailler-les-salaires-et-les-pensions/">Fakhfakh va-t-il oser tailler les salaires et les pensions ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Fakhfakh va-t-il oser tailler les salaires et les pensions ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/06/19/fakhfakh-va-t-il-oser-tailler-les-salaires-et-les-pensions/embed/#?secret=DVw63L7rgt#?secret=VT5ehyETcI" data-secret="VT5ehyETcI" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/01/27/tunisie-pourquoi-les-jeunes-ne-peuvent-ils-pas-percer-dans-les-affaires/">Tunisie : Pourquoi les jeunes ne peuvent-ils pas percer dans les affaires ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2021/01/27/tunisie-pourquoi-les-jeunes-ne-peuvent-ils-pas-percer-dans-les-affaires/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>6</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Lancement du projet Elife pour la mise en place de 10 hubs de technologie en Tunisie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2020/07/09/lancement-du-projet-elife-pour-la-mise-en-place-de-10-hubs-de-technologie-en-tunisie/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2020/07/09/lancement-du-projet-elife-pour-la-mise-en-place-de-10-hubs-de-technologie-en-tunisie/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Jul 2020 11:27:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Badreddine Ouali]]></category>
		<category><![CDATA[Clara Guilhem]]></category>
		<category><![CDATA[Expertise France]]></category>
		<category><![CDATA[Fondation Tunisie pour le Développement]]></category>
		<category><![CDATA[Innov’i – EU4Innovation]]></category>
		<category><![CDATA[Patrice Bergamini]]></category>
		<category><![CDATA[projet Elife]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://kapitalis.com/tunisie/?p=307251</guid>

					<description><![CDATA[<p>Patrice Bergamini, ambassadeur de l’Union européenne en Tunisie, a annoncé, le 7 juillet 2020, le lancement officiel d’un partenariat Fondation Tunisie pour le Développement et Expertise France pour la mise en œuvre du projet Elife. Etaient présents à la cérémonie Badreddine Ouali, président de la Fondation Tunisie pour le Développement, et Clara Guilhem, cheffe de...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/07/09/lancement-du-projet-elife-pour-la-mise-en-place-de-10-hubs-de-technologie-en-tunisie/">Lancement du projet Elife pour la mise en place de 10 hubs de technologie en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/07/Projet-Elife.jpg" alt="" class="wp-image-307252"/></figure>



<p><strong><em>Patrice Bergamini, ambassadeur de l’Union européenne en Tunisie, a annoncé, le 7 juillet 2020, le lancement officiel d’un partenariat Fondation Tunisie pour le Développement et Expertise France pour la mise en œuvre du projet Elife.</em></strong></p>



<span id="more-307251"></span>



<p>Etaient présents à la cérémonie Badreddine Ouali, président de la Fondation Tunisie pour le Développement, et Clara Guilhem, cheffe de projet Innov’i d’Expertise France.</p>



<p>Grâce à une subvention de 1,6 millions d’euros, l’Union européenne et Expertise France s’engagent à appuyer les activités du projet Elife qui vise la mise en place de 10 hubs de technologie, de formation et de culture dans 10 des régions les plus marginalisées et défavorisées de l’intérieur de la Tunisie.</p>



<p>Sur la base d’un programme de certification agréé par la Conférence des grandes écoles, Elife entend mettre à niveau les jeunes diplômés afin de faciliter l’insertion professionnelle et de réduire cette inadéquation entre la formation reçue et les besoins du marché du travail en termes de compétences, notamment dans le secteur des TICs.</p>



<p>Le dispositif permettra d’accueillir à terme 5000 apprenants par an, diplômés des ISET ou équivalent dans des secteurs TICs, et d&rsquo;incuber 80 jeunes porteurs d’idées de projets.</p>



<p>Cette action s’inscrit dans le cadre du projet Innov’i – EU4Innovation, projet d’appui à l’écosystème de l’entrepreneuriat et de l’innovation en Tunisie, financé par l’Union européenne et mis en œuvre par Expertise France.</p>



<p>Ce projet vise à accompagner le renforcement, la structuration et la pérennisation de l’écosystème de l’entrepreneuriat et de l’innovation tunisien, à même d&rsquo;impulser l’emploi et l’activité économique notamment dans les gouvernorats de l’intérieur.</p>



<p>Organisation à but non lucratif, la Fondation Tunisie pour le Développement (FTD) a pour but de promouvoir et d’accompagner le développement économique et social de la Tunisie, par des actions directes ou en partenariat. Elle privilégie, aussi, les opérations destinées à favoriser l’emploi des jeunes, à corriger les déséquilibres régionaux, à assurer l’égalité entre les hommes et les femmes, ainsi qu’à promouvoir la santé et la culture.</p>



<p>Agence publique, Expertise France est un acteur clé de la coopération technique internationale. Elle conçoit et met en œuvre des projets qui renforcent durablement les politiques publiques dans les pays en développement et émergents. Gouvernance, sécurité, climat, santé, éducation… Elle intervient sur des domaines clés du développement durable et contribue aux côtés de ses partenaires à la concrétisation de l’Agenda 2030.</p>



<p>Source : communiqué.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/07/09/lancement-du-projet-elife-pour-la-mise-en-place-de-10-hubs-de-technologie-en-tunisie/">Lancement du projet Elife pour la mise en place de 10 hubs de technologie en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2020/07/09/lancement-du-projet-elife-pour-la-mise-en-place-de-10-hubs-de-technologie-en-tunisie/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Coronavirus : La Corée du sud et l&#8217;Union européenne prêtes à soutenir matériellement la Tunisie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2020/04/03/coronavirus-la-coree-du-sud-et-lunion-europeenne-pretes-a-soutenir-materiellement-la-tunisie/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2020/04/03/coronavirus-la-coree-du-sud-et-lunion-europeenne-pretes-a-soutenir-materiellement-la-tunisie/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Cherif Benyounes]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 Apr 2020 14:00:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdellatif Mekki]]></category>
		<category><![CDATA[Cho Koo-Rae]]></category>
		<category><![CDATA[Patrice Bergamini]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://kapitalis.com/tunisie/?p=292452</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le ministre de la Santé publique, Abdellatif Mekki, a &#8211; séparément- accueilli, aujourd&#8217;hui, 3 avril 2020, l&#8217;ambassadeur de la Corée du sud, Cho Koo-Rae, et celui de l&#8217;Union européenne, Patrice Bergamini. Des rencontres qui ont, logiquement porté, sur la crise sanitaire mondiale due à la propagation du coronavirus, Covid-19. Il était notamment question de renforcer...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/04/03/coronavirus-la-coree-du-sud-et-lunion-europeenne-pretes-a-soutenir-materiellement-la-tunisie/">Coronavirus : La Corée du sud et l&rsquo;Union européenne prêtes à soutenir matériellement la Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/04/mekki-ambassadeurs.jpg" alt="" class="wp-image-292457"/></figure>



<p><strong><em>Le ministre de la Santé publique, Abdellatif Mekki, a &#8211; séparément- accueilli, aujourd&rsquo;hui, 3 avril 2020, l&rsquo;ambassadeur de la Corée du sud, Cho Koo-Rae, et celui de l&rsquo;Union européenne, Patrice Bergamini. Des rencontres qui ont, logiquement porté, sur la crise sanitaire mondiale due à la propagation du coronavirus, Covid-19.</em></strong></p>



<span id="more-292452"></span>



<p>Il était notamment question de renforcer les relations de coopération et de partenariat avec la Corée du Sud et l&rsquo;Union européenne, particulièrement dans le secteur de la santé, ainsi que de coordonner davantage les efforts entre la Tunisie et ces deux partenaires pour faire face à la pandémie.</p>



<p>A cet effet, les deux diplomates ont exprimé la disposition des pays qu&rsquo;ils représentent à soutenir financièrement et matériellement la Tunisie dans son combat, indique la page officielle du ministère de la Santé.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>C. B. Y.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/04/03/coronavirus-la-coree-du-sud-et-lunion-europeenne-pretes-a-soutenir-materiellement-la-tunisie/">Coronavirus : La Corée du sud et l&rsquo;Union européenne prêtes à soutenir matériellement la Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2020/04/03/coronavirus-la-coree-du-sud-et-lunion-europeenne-pretes-a-soutenir-materiellement-la-tunisie/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>5</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Coronavirus : Don de 800 MDT de l’Union européenne à la Tunisie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2020/03/28/coronavirus-don-de-800-mdt-de-lunion-europeenne-a-la-tunisie/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2020/03/28/coronavirus-don-de-800-mdt-de-lunion-europeenne-a-la-tunisie/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 28 Mar 2020 16:29:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Coronavirus]]></category>
		<category><![CDATA[Covid-19]]></category>
		<category><![CDATA[Noureddine Erray]]></category>
		<category><![CDATA[Oliver Varhelyi]]></category>
		<category><![CDATA[Patrice Bergamini]]></category>
		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://kapitalis.com/tunisie/?p=291299</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’Union Européenne (UE) a autorisé le décaissement immédiat au profit de la Tunisie d’un appui budgétaire sous forme de dons, à concurrence de 250 millions d’euros (800 millions de dinars tunisiens, MDT) et ce, pour lutter contre le coronavirus et ses conséquences socio-économiques. C’est ce qu’a annoncé au cours d’un entretien téléphonique aujourd’hui, samedi 28...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/03/28/coronavirus-don-de-800-mdt-de-lunion-europeenne-a-la-tunisie/">Coronavirus : Don de 800 MDT de l’Union européenne à la Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/11/Tunisie-Union-europeenne.jpg" alt="" class="wp-image-184040"/></figure>



<p><strong><em> L’Union Européenne (UE) a autorisé le décaissement immédiat au profit de la Tunisie d’un appui budgétaire sous forme de dons, à concurrence de 250 millions d’euros (800 millions de dinars tunisiens, MDT) et ce, pour lutter contre le coronavirus et ses conséquences socio-économiques.</em></strong></p>



<span id="more-291299"></span>



<p> C’est ce qu’a annoncé au cours d’un entretien téléphonique aujourd’hui, samedi 28 mars 2020, Oliver Varhelyi, commissaire européen à l’Elargissement et à la Politique de voisinage, au ministre tunisien des Affaires étrangères, Noureddine Erray. </p>



<p> Cette décision entre dans le cadre des excellentes relations de partenariat et de solidarité entre la Tunisie et l’UE, a écrit Patrice Bergamini, ambassadeur de l’UE en Tunisie dans un post Facebook. Et d’ajouter : <em>«Dans le même contexte, la partie européenne renforcera le programme ‘‘Santé/ Essaha Aziza’’ en cours, en triplant les fonds (dons) qui lui sont alloués, lesquels passeront de 20 millions d’euros (64 MDT) sur 13 Gouvernorats à 60 millions d’euros (192 MDT) pour tous les gouvernorats»</em>.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B. </strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/03/28/coronavirus-don-de-800-mdt-de-lunion-europeenne-a-la-tunisie/">Coronavirus : Don de 800 MDT de l’Union européenne à la Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2020/03/28/coronavirus-don-de-800-mdt-de-lunion-europeenne-a-la-tunisie/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>18</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Le programme Cost de coopération européenne en science et technologie  présenté aux chercheurs tunisiens le 20 février 2020 à Tunis</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2020/02/18/le-programme-cost-de-cooperation-europeenne-en-science-et-technologie-presente-aux-chercheurs-tunisiens-le-20-fevrier-2020-a-tunis/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2020/02/18/le-programme-cost-de-cooperation-europeenne-en-science-et-technologie-presente-aux-chercheurs-tunisiens-le-20-fevrier-2020-a-tunis/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Amina Mkada]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Feb 2020 08:01:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Amani Mahjoubi Charrad]]></category>
		<category><![CDATA[COST]]></category>
		<category><![CDATA[Dr Leila Ktari]]></category>
		<category><![CDATA[Dr. Ronald de Bruin]]></category>
		<category><![CDATA[Hatem Ben Salem]]></category>
		<category><![CDATA[Horizon 2020]]></category>
		<category><![CDATA[Patrice Bergamini]]></category>
		<category><![CDATA[Pr Slim Tounsi]]></category>
		<category><![CDATA[Ridha Ben Mosbah]]></category>
		<category><![CDATA[UE]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://kapitalis.com/tunisie/?p=281520</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le programme de Coopération européenne en science et technologie (Cost), qui vise à mettre en réseau des communautés de recherche et d&#8217;innovation, sera présenté officiellement, le 20 février 2020, à la Cité des Sciences de Tunis. Le programme sera inauguré en Tunisie par Hatem Ben Salem, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/02/18/le-programme-cost-de-cooperation-europeenne-en-science-et-technologie-presente-aux-chercheurs-tunisiens-le-20-fevrier-2020-a-tunis/">Le programme Cost de coopération européenne en science et technologie  présenté aux chercheurs tunisiens le 20 février 2020 à Tunis</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/02/COST-Horizon-2020.jpg" alt="" class="wp-image-279898"/></figure>



<p><strong><em>Le programme de Coopération européenne en science et technologie (Cost),</em></strong> <strong><em>qui vise à mettre en réseau des communautés de recherche et d&rsquo;innovation, sera présenté officiellement, le 20 février 2020, à la Cité des Sciences de Tunis.</em></strong></p>



<span id="more-281520"></span>



<p>Le programme sera inauguré en Tunisie par Hatem Ben Salem, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique (<a rel="noreferrer noopener" aria-label="MESRS (s’ouvre dans un nouvel onglet)" href="https://www.facebook.com/Minist%C3%A8re-de-lEnseignement-Sup%C3%A9rieur-et-de-la-Recherche-Scientifique-356832424371408/?__tn__=%2Cd%2CP-R&amp;eid=ARD8Eik7psaDoc_LonVvRMpAVlD1xstVL0q89PnmMBf0rHdS6VretAiS0uRZEneEzHn-iG8wPZWMks4v" target="_blank">MESRS</a>) par intérim, Ridha Ben Mosbah, ambassadeur de Tunisie auprès de l’Union Européenne (UE), et Patrice Bergamini, ambassadeur de l’UE à Tunis.</p>



<p>Dr. Ronald de Bruin, directeur de l&rsquo;association Cost, donnera un aperçu sur son fonctionnement, et Bart Veys présentera la manière de l&rsquo;intégrer.  Amani Mahjoubi Charrad, correspondante nationale de Cost, débattra des possibilités et perspectives de la participation tunisienne de R&amp;I à ce programme. Suivront des témoignages de 2 chercheurs (Dr Leila Ktari et Pr. Slim Tounsi) sur les actions Cost déjà entreprises.</p>



<p>Près de 400 représentants de la communauté R&amp;I en Tunisie sont attendus parmi les chercheurs, les organisations non gouvernementales, les entreprises, etc., ainsi qu’une délégation de représentants du programme Cost et de la délégation de l&rsquo;UE en Tunisie. </p>



<p>L&rsquo;événement est organisé conjointement par le MESRS, l&rsquo;Unité de gestion chargée du programme européen de recherche et d&rsquo;innovation (R&amp;I) <em>Horizon 2020</em> et par l’association <em>European Cooperation in Science and Technology (Cost</em>), afin de fournir des informations sur les opportunités de réseautage à la communauté R&amp;I, et dynamiser les collaborations futures à travers le réseau Cost.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>A. M.</strong></p>



<figure class="wp-block-embed-wordpress wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="9GO922WR2U"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/02/08/le-programme-cost-de-cooperation-europeenne-en-science-et-technologie-va-se-tenir-pour-la-1ere-fois-en-tunisie/">Le programme Cost de coopération européenne en science et technologie va se tenir pour la 1ère fois en Tunisie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le programme Cost de coopération européenne en science et technologie va se tenir pour la 1ère fois en Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/02/08/le-programme-cost-de-cooperation-europeenne-en-science-et-technologie-va-se-tenir-pour-la-1ere-fois-en-tunisie/embed/#?secret=IAzIzPdeGG#?secret=9GO922WR2U" data-secret="9GO922WR2U" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/02/18/le-programme-cost-de-cooperation-europeenne-en-science-et-technologie-presente-aux-chercheurs-tunisiens-le-20-fevrier-2020-a-tunis/">Le programme Cost de coopération européenne en science et technologie  présenté aux chercheurs tunisiens le 20 février 2020 à Tunis</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2020/02/18/le-programme-cost-de-cooperation-europeenne-en-science-et-technologie-presente-aux-chercheurs-tunisiens-le-20-fevrier-2020-a-tunis/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Qui cherche à empêcher le conditionnement d’huile d’olive en Tunisie ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2019/12/19/qui-cherche-a-empecher-le-conditionnement-dhuile-dolive-en-tunisie/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2019/12/19/qui-cherche-a-empecher-le-conditionnement-dhuile-dolive-en-tunisie/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 19 Dec 2019 10:34:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[BRC Food]]></category>
		<category><![CDATA[conditionnement]]></category>
		<category><![CDATA[huile d'olive tunisienne]]></category>
		<category><![CDATA[Patrice Bergamini]]></category>
		<category><![CDATA[Slim Feriani]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://kapitalis.com/tunisie/?p=265697</guid>

					<description><![CDATA[<p>Faisant le bilan de l’activité de son département durant son mandat, Slim Feriani, ministre de l’Industrie et des PME, s’est longuement attardé sur le redéploiement de l’industrie tunisienne et sur l’émergence de filières à forte valeur ajoutée dont l’agroalimentaire. Et à ce propos, le ministre a fait une mention spéciale pour le conditionnement de l’huile...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/12/19/qui-cherche-a-empecher-le-conditionnement-dhuile-dolive-en-tunisie/">Qui cherche à empêcher le conditionnement d’huile d’olive en Tunisie ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/12/Huile-Olive.jpg" alt="" class="wp-image-127047"/></figure>



<p><strong><em> Faisant le bilan de l’activité de son département durant son mandat, Slim Feriani, ministre de l’Industrie et des PME, s’est longuement attardé sur le redéploiement de l’industrie tunisienne et sur l’émergence de filières à forte valeur ajoutée dont l’agroalimentaire. Et à ce propos, le ministre a fait une mention spéciale pour le conditionnement de l’huile d’olive d’autant plus que l’huile d’olive tunisienne est à hauteur de 40% biologique. </em></strong></p>



<span id="more-265697"></span>



<p> Malheureusement, le conditionnement qui représente 20% de l’huile d’olive tunisienne exportée n’est pas du goût de certains grossistes qui font flèche de tout bois pour empêcher cette filière de se développer. </p>



<p> C’est ce qu’a dévoilé Patrice Bergamini, ambassadeur de l’Union européenne à Tunis, dans une interview accordée, l’été dernier,  au journal <em>‘‘Le Monde’’</em>. Il disait notamment : <em>«En 2018, la Commission européenne a décidé d’octroyer un quota additionnel de 30.000 tonnes d’huile d’olive, en bouteille, conditionnée. Or il n’y a pas eu, malheureusement, de réponse tunisienne formelle. Le président</em> [de la Commission, Jean-Claude]<em> Juncker est revenu sur cet épisode lors de sa visite à Tunis en octobre 2018. La vraie raison tient sans doute à ce que des grossistes, dont certains sont des spéculateurs, ne voient pas d’un bon œil ce soutien européen, susceptible de favoriser l’émergence de nouveaux opérateurs tunisiens se lançant dans l’huile d’olive conditionnée made in Tunisia. Pour eux, l’essentiel tient à la préservation de positions non concurrentielles, et qui leur permettent a fortiori d’exporter de l’huile d’olive en vrac».</em></p>



<p>Ces déclarations n&rsquo;ont pas été du goût des lobbys de l&rsquo;huile d&rsquo;olive au sein de l&rsquo;Union tunisienne de l&rsquo;industrie, du commerce et de l&rsquo;artisanat (Utica), qui s&rsquo;était alors fendue d&rsquo;un <a rel="noreferrer noopener" aria-label="communiu pour condamner les propos de M. Bergamini (s’ouvre dans un nouvel onglet)" href="http://kapitalis.com/tunisie/2019/07/13/lutica-demande-a-patrice-bergamini-de-soccuper-de-ses-affaires/" target="_blank">communi</a>qué<a rel="noreferrer noopener" aria-label="communiu pour condamner les propos de M. Bergamini (s’ouvre dans un nouvel onglet)" href="http://kapitalis.com/tunisie/2019/07/13/lutica-demande-a-patrice-bergamini-de-soccuper-de-ses-affaires/" target="_blank"> pour condamner les propos de M. Bergamini</a>. </p>



<p> Pis, le ministère de l’Industrie ne s’est pas beaucoup démené pour aider les conditionneurs à s’adapter aux normes internationales qui leur permettent d’accéder à des marchés à forte potentialités commerciales.  </p>



<p> Ainsi, seules <em>«une dizaine d’entreprises tunisiennes du conditionnement de l’huile d’olive sont certifiées BRC Food, une norme qui comporte des exigences techniques en termes d’hygiène et de sécurité alimentaire»</em>, a déclaré, Mohamed Ayadi, expert consultant en organisation des entreprises, management des systèmes, évaluation de la conformité, métrologie et accréditation.</p>



<p> L’expert qui intervenait au cours d’un séminaire e rencontre sur les <em>«Stratégies de management pour la reconnaissance oléicole et la valorisation de l’huile»,</em> tenu à la mi-décembre 2019, à Tunis, a fait savoir que les conditionneurs oléicoles affrontent généralement des difficultés techniques et d’investissement dans la mise en place de la norme BRC.</p>



<p> Cela pour dire que le ministère de l’Industrie se doit d’accompagner, en priorité, cette filière et d’aider les conditionneurs d’huile d’olive à obtenir la certification BRC, a avancé l’expert.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong> Khémaies Krimi </strong></p>



<figure class="wp-block-embed-wordpress wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="hWBb0H9dJO"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/07/10/lambassadeur-bergamini-pointe-les-positions-dententes-et-de-monopoles-en-tunisie/">L’ambassadeur Bergamini pointe «les positions d’ententes et de monopoles» en Tunisie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’ambassadeur Bergamini pointe «les positions d’ententes et de monopoles» en Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/07/10/lambassadeur-bergamini-pointe-les-positions-dententes-et-de-monopoles-en-tunisie/embed/#?secret=6DUfVlEBfD#?secret=hWBb0H9dJO" data-secret="hWBb0H9dJO" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/12/19/qui-cherche-a-empecher-le-conditionnement-dhuile-dolive-en-tunisie/">Qui cherche à empêcher le conditionnement d’huile d’olive en Tunisie ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2019/12/19/qui-cherche-a-empecher-le-conditionnement-dhuile-dolive-en-tunisie/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>2</slash:comments>
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
