<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des patrimoine - Kapitalis</title>
	<atom:link href="https://kapitalis.com/tunisie/tag/patrimoine/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://kapitalis.com/tunisie/tag/patrimoine/</link>
	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
	<lastBuildDate>Wed, 12 Aug 2026 05:57:05 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=7.1</generator>

<image>
	<url>https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/05/cropped-Logo-Kapitalis-32x32.png</url>
	<title>Archives des patrimoine - Kapitalis</title>
	<link>https://kapitalis.com/tunisie/tag/patrimoine/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Hammamet &#124; Sauver les patrimoines et les mémoires en danger</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/12/hammamet-sauver-les-patrimoines-et-les-memoires-en-danger/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/12/hammamet-sauver-les-patrimoines-et-les-memoires-en-danger/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 12 Aug 2026 05:57:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abderrazak Hammami]]></category>
		<category><![CDATA[Fakher Rouissi]]></category>
		<category><![CDATA[Hammamet]]></category>
		<category><![CDATA[mémoire collective]]></category>
		<category><![CDATA[patrimoine]]></category>
		<category><![CDATA[Salem Sahli]]></category>
		<category><![CDATA[Salma Baccar]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=19423418</guid>

					<description><![CDATA[<p>Du 14 au 16 août 2026, Hammamet accueille les Journées culturelles estivales sous le thème «Patrimoines et mémoires en danger». </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/12/hammamet-sauver-les-patrimoines-et-les-memoires-en-danger/">Hammamet | Sauver les patrimoines et les mémoires en danger</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Du 14 au 16 août 2026, Hammamet accueille la troisième édition des Journées culturelles estivales. Placée sous le thème « Patrimoines et mémoires en danger : pour la protection et la réhabilitation », la manifestation entend faire dialoguer cinéma, livres, histoire, environnement et droits humains autour d’une même urgence : préserver ce qui constitue la mémoire collective.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Djamal Guettala</strong></p>



<span id="more-19423418"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a des patrimoines que l’on voit disparaître sous les effets du temps, d’autres que les transformations urbaines, l’abandon ou l’oubli menacent silencieusement. Il y a aussi des mémoires qui s’effacent lorsqu’elles ne sont plus transmises. C’est autour de cette double fragilité que s’organise la troisième édition des Journées culturelles estivales de Hammamet.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après une première édition consacrée, en 2023, aux différentes mémoires de Hammamet, puis une rencontre autour du cinquantenaire de la naissance du Ciné-Club de Hammamet, les associations partenaires poursuivent leur démarche avec un nouveau rendez-vous consacré au patrimoine matériel, immatériel, naturel et écologique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Ciné-Club de Hammamet, l’Association d’éducation relative à l’environnement, la section locale de la Ligue tunisienne de défense des droits de l’homme (LTDH), la Halqa El Messaadi de la culture, en partenariat avec l’Association de La Manouba pour les monuments et la culture, proposent ainsi trois journées de projections, de rencontres littéraires, de débats et d’ateliers.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les activités investiront plusieurs lieux du centre de la cité balnéaire, notamment Sidi Abdallah, dans la vieille ville, le Hub Valley, le Hammamet Art and Culture (HAC) ainsi que le siège de l’Aere.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des femmes au cœur de la mémoire culturelle</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La manifestation débutera vendredi 14 août à 18h30, à Sidi Abdallah, à l’occasion de la célébration de la Journée nationale de la femme tunisienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La rencontre sera consacrée au livre de Fakher Rouissi, <em>‘‘Les étoiles tunisiennes de la chanson, du théâtre et du cinéma (1900-1956)’’</em>. Le professeur Abderrazak Hammami proposera une lecture de cet ouvrage consacré aux femmes qui ont marqué la vie artistique tunisienne durant la première moitié du XX<sup>e</sup> siècle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À 21h30, le public rejoindra le Hub Valley pour une projection de <em>‘‘Fatma 75’’</em>, en présence de sa réalisatrice Salma Baccar.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Œuvre emblématique du cinéma tunisien, le film continue de résonner avec les débats sur la condition des femmes, leurs droits et leur place dans la société. Sa projection, plusieurs décennies après sa réalisation, prend ainsi place dans une réflexion plus large sur la manière dont le cinéma conserve et transmet les mémoires.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Quand les lieux racontent l’histoire</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Samedi 15 août, la matinée sera consacrée aux <em>«lieux de mémoire et monuments menacés»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De 10h à 13h, l’Aere accueillera une table ronde introduite par le docteur Salem Sahli, autour de l’importance de préserver le patrimoine écologique, naturel et historique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une question particulièrement sensible dans un pays où certains sites, paysages et édifices portent encore les traces de différentes périodes de l’histoire, mais où leur conservation demeure confrontée à de nombreuses menaces.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À 18h, le café culturel Bab Sima, au sein du HAC, accueillera la présentation du livre de Fathi Hammami, <em>‘‘Sfax, la ville des droits’’</em>, par le professeur Habib Kazdaghli, dans le cadre d’une rencontre organisée sous l’égide de la section locale de la LTDH.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La journée s’achèvera à 21h30 avec la projection du film <em>‘‘Wedd’’</em>, produit en 2025, en présence de son réalisateur Habib Mestiri.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Habiba Msika, mémoire d’une artiste</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le dimanche 16 août sera notamment consacré à la mémoire cinématographique. À 10h, le HAC accueillera un atelier consacré à Habiba Msika, figure majeure de la scène artistique tunisienne du début du XX<sup>e</sup> siècle. La rencontre se déroulera en présence de la réalisatrice Salma Baccar.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À 18h, la professeure Sylvia Finzi présentera le nouvel ouvrage de Rim Lajmi, <em>‘‘Femmes de tous les combats. Dans la Tunisie du XX<sup>e</sup> siècle’’</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À travers ces différentes rencontres, les Journées culturelles estivales mettent ainsi en lumière des femmes, des artistes, des intellectuels, des lieux et des œuvres qui participent à la construction d’une mémoire tunisienne plurielle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La troisième édition de ces Journées culturelles estivales se distingue par la volonté de ne pas traiter le patrimoine comme une réalité figée. Les organisateurs veulent au contraire en faire un objet de débat, de transmission et de réflexion.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Transmettre plutôt que laisser disparaître</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Car préserver un patrimoine ne signifie pas uniquement sauver un monument ou restaurer un bâtiment. C’est également conserver des récits, des images, des pratiques, des œuvres, des paysages et des voix qui risquent de disparaître avec ceux qui les ont portés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À Hammamet, ville où le patrimoine architectural côtoie une mémoire artistique et cinématographique particulièrement riche, cette réflexion trouve naturellement sa place.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le choix du cinéma et du livre permet surtout de toucher les nouvelles générations, celles qui auront demain la responsabilité de préserver ce qui leur aura été transmis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question qui traverse ces trois journées est finalement aussi simple qu’essentielle : que restera-t-il de notre mémoire collective si nous ne nous donnons pas aujourd’hui les moyens de la protéger ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Journées culturelles estivales de Hammamet veulent apporter quelques éléments de réponse, en réunissant autour d’une même table ceux qui écrivent, filment, documentent, transmettent et défendent les différentes formes du patrimoine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’ensemble des projections, rencontres, tables rondes et activités est accessible gratuitement au public.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/12/hammamet-sauver-les-patrimoines-et-les-memoires-en-danger/">Hammamet | Sauver les patrimoines et les mémoires en danger</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/12/hammamet-sauver-les-patrimoines-et-les-memoires-en-danger/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Festival international du Rap de Sbeïtla &#124; Là où l&#8217;Histoire rencontre le flow</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/03/festival-international-du-rap-de-sbeitla-la-ou-lhistoire-rencontre-le-flow/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/03/festival-international-du-rap-de-sbeitla-la-ou-lhistoire-rencontre-le-flow/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 03 Aug 2026 21:05:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[affaires culturelles]]></category>
		<category><![CDATA[Kasserine]]></category>
		<category><![CDATA[patrimoine]]></category>
		<category><![CDATA[rap]]></category>
		<category><![CDATA[sbeïtla]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=19371338</guid>

					<description><![CDATA[<p>Sous l&#8217;égide du Ministère des Affaires Culturelles et organisé par la Délégation Régionale des Affaires culturelles de Kasserine, la ville archéologique de Sbeïtla accueille la première édition du Festival international du Rap. Un rendez-vous unique où le patrimoine rencontre la création contemporaine, dans un cadre historique d&#8217;exception. Découvrez le programme complet :</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/03/festival-international-du-rap-de-sbeitla-la-ou-lhistoire-rencontre-le-flow/">Festival international du Rap de Sbeïtla | Là où l&rsquo;Histoire rencontre le flow</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Sous l&rsquo;égide du Ministère des Affaires Culturelles et organisé par la Délégation Régionale des Affaires culturelles de Kasserine, la ville archéologique de Sbeïtla accueille la première édition du Festival international du Rap.</em></strong></p>



<span id="more-19371338"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Un rendez-vous unique où le patrimoine rencontre la création contemporaine, dans un cadre historique d&rsquo;exception.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Découvrez le programme complet :</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="642" height="1024" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/08/Prog-festival-Sbeitla--642x1024.jpg" alt="" class="wp-image-19371354" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/08/Prog-festival-Sbeitla--642x1024.jpg 642w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/08/Prog-festival-Sbeitla--188x300.jpg 188w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/08/Prog-festival-Sbeitla--768x1225.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/08/Prog-festival-Sbeitla--963x1536.jpg 963w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/08/Prog-festival-Sbeitla--580x925.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/08/Prog-festival-Sbeitla--860x1372.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/08/Prog-festival-Sbeitla-.jpg 993w" sizes="(max-width: 642px) 100vw, 642px" /></figure>
</div><p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/03/festival-international-du-rap-de-sbeitla-la-ou-lhistoire-rencontre-le-flow/">Festival international du Rap de Sbeïtla | Là où l&rsquo;Histoire rencontre le flow</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/03/festival-international-du-rap-de-sbeitla-la-ou-lhistoire-rencontre-le-flow/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Exposition à Tunis sur le patrimoine des pays méditerranéens</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/18/exposition-a-tunis-sur-le-patrimoine-des-pays-mediterraneens/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/18/exposition-a-tunis-sur-le-patrimoine-des-pays-mediterraneens/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 18 Jun 2026 07:16:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Alecso]]></category>
		<category><![CDATA[Espagne]]></category>
		<category><![CDATA[IEMed]]></category>
		<category><![CDATA[Méditerranée]]></category>
		<category><![CDATA[patrimoine]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=18976510</guid>

					<description><![CDATA[<p>Une exposition intitulée «La Méditerranée, une mer de patrimoines» se tiendra du 23 juin au 12 juillet 2026 à Tunis. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/18/exposition-a-tunis-sur-le-patrimoine-des-pays-mediterraneens/">Exposition à Tunis sur le patrimoine des pays méditerranéens</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Une exposition intitulée «La Méditerranée, une mer de patrimoines» se tiendra du 23 juin au 12 juillet 2026 à la salle de l’Organisation arabe pour l’éducation, la culture et les sciences (Alecso), à l’Avenue Mohamed Ali Akid, Centre Urbain Nord, Tunis. &nbsp;</em></strong></p>



<span id="more-18976510"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Cette exposition, organisée en collaboration avec&nbsp;l’Institut Européen de la Méditerranée (IEMed), basé à Barcelone en Espagne, met en lumière la richesse et la diversité du patrimoine culturel des pays méditerranéens tout en invitant à réfléchir aux défis qui menacent sa préservation et à son rôle essentiel face aux enjeux du XXI<sup>e</sup> siècle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’exposition propose un parcours visuel à travers le patrimoine méditerranéen reconnu par l’Unesco.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/18/exposition-a-tunis-sur-le-patrimoine-des-pays-mediterraneens/">Exposition à Tunis sur le patrimoine des pays méditerranéens</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/18/exposition-a-tunis-sur-le-patrimoine-des-pays-mediterraneens/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Unesco &#124; La Tunisie mise sur le patrimoine immatériel comme levier de développement durable</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/17/unesco-la-tunisie-mise-sur-le-patrimoine-immateriel-comme-levier-de-developpement-durable/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/17/unesco-la-tunisie-mise-sur-le-patrimoine-immateriel-comme-levier-de-developpement-durable/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Jun 2026 20:32:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[développement durable]]></category>
		<category><![CDATA[patrimoine]]></category>
		<category><![CDATA[patrimoine culturel]]></category>
		<category><![CDATA[Unesco]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=18973230</guid>

					<description><![CDATA[<p>La Tunisie participe, les 17 et 18 juin 2026, à la 11ᵉ session de l&#8217;Assemblée générale des États parties à la Convention de 2003 pour la sauvegarde du patrimoine Culturel Immatériel. À cette occasion, la Délégation permanente auprès de l’UNESCO réaffirmé l&#8217;attachement de la Tunisie aux principes de la Convention de 2003 et au renforcement...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/17/unesco-la-tunisie-mise-sur-le-patrimoine-immateriel-comme-levier-de-developpement-durable/">Unesco | La Tunisie mise sur le patrimoine immatériel comme levier de développement durable</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La Tunisie participe, les 17 et 18 juin 2026, à la 11ᵉ session de l&rsquo;Assemblée générale des États parties à la Convention de 2003 pour la sauvegarde du patrimoine Culturel Immatériel.</em></strong></p>



<span id="more-18973230"></span>



<p class="wp-block-paragraph">À cette occasion, la Délégation permanente auprès de l’UNESCO réaffirmé l&rsquo;attachement de la Tunisie aux principes de la Convention de 2003 et au renforcement de la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel, en tant que facteur de cohésion sociale et de développement humain durable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Délégation a également salué les résultats du premier cycle régional des rapports périodiques, qui reflètent l’engagement des États parties envers les objectifs de la Convention et a souligné l’importance des progrès accomplis au niveau des initiatives thématiques relatives aux dimensions économiques et environnementales du patrimoine vivant, tout en mettant en exergue l’intérêt accordée par la Tunisie à l&rsquo;intégration du patrimoine culturel immatériel dans les systèmes éducatifs et les programmes destinés aux jeunes générations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a lieu de rappeler qu’en plus de six biens communs, la Tunisie avait inscrit quatre biens nationaux sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l&rsquo;humanité, à savoir ;</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Les arts du spectacle chez les Twayef de Ghbonten (2024)</li>



<li>La harissa : savoirs, savoir-faire et pratiques culinaires et sociales (2022)</li>



<li>La pêche à la charfiya aux îles Kerkennah (2020)</li>



<li>La poterie des femmes de Sejnane (2018).</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">La même source a par ailleurs souligné que la Tunisie œuvre pour inscrire d’autres éléments pertinents de son patrimoine immatériel sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l&rsquo;humanité.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/17/unesco-la-tunisie-mise-sur-le-patrimoine-immateriel-comme-levier-de-developpement-durable/">Unesco | La Tunisie mise sur le patrimoine immatériel comme levier de développement durable</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/17/unesco-la-tunisie-mise-sur-le-patrimoine-immateriel-comme-levier-de-developpement-durable/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Tunisie &#124; Les technologies nucléaires pour protéger le patrimoine</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/14/tunisie-les-technologies-nucleaires-pour-proteger-le-patrimoine/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/14/tunisie-les-technologies-nucleaires-pour-proteger-le-patrimoine/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 14 Jun 2026 09:42:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[AIEA]]></category>
		<category><![CDATA[CNSTN]]></category>
		<category><![CDATA[Haythem Sghaïer]]></category>
		<category><![CDATA[INP]]></category>
		<category><![CDATA[patrimoine]]></category>
		<category><![CDATA[Tarek Baccouche]]></category>
		<category><![CDATA[technologies nucléaires]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=18937965</guid>

					<description><![CDATA[<p>La Tunisie mise sur les technologies nucléaires pacifiques pour renforcer la protection de son patrimoine. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/14/tunisie-les-technologies-nucleaires-pour-proteger-le-patrimoine/">Tunisie | Les technologies nucléaires pour protéger le patrimoine</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La Tunisie mise sur les technologies nucléaires pacifiques pour renforcer la protection de son patrimoine archéologique, historique et artistique. Dans ce cadre, l’Institut national du patrimoine (INP) et le Centre national des sciences et technologies nucléaires (CNSTN) ont signé à Tunis un mémorandum-cadre de coopération stratégique portant sur l’utilisation de techniques radiologiques avancées pour la conservation du patrimoine culturel national.</em></strong></p>



<span id="more-18937965"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Cet accord, signé sous l’égide du ministère des Affaires culturelles, a été signé par les directeurs généraux des deux institutions&nbsp;: Tarek Baccouche pour l’INP et Haythem Sghaïer pour le CNSTN.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon l&rsquo;INP, ce projet s’inscrit dans le cadre du programme TUN1015 lancé en janvier 2026 et soutenu par l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’objectif est d’appliquer des méthodes scientifiques non invasives à l’étude et à la conservation des vestiges archéologiques, des œuvres d’art, des objets historiques et des matériaux organiques ou inorganiques exposés à la dégradation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les technologies citées figurent la radiographie non destructive et l’analyse isotopique, outils permettant d’examiner la structure interne des objets, d’identifier leur composition, de détecter toute fracture ou altération et d’acquérir des données utiles à leur restauration sans les endommager.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La coopération entre l’INP et le CNSTN ouvre également la possibilité d’utiliser des techniques radiologiques pour lutter contre les agents biologiques responsables de la dégradation, tels que les champignons, les bactéries et les insectes, particulièrement dangereux pour les matériaux sensibles comme le bois, les textiles, le papier, le cuir et les manuscrits.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans cette perspective, les applications nucléaires ne concernent pas la production d’énergie, mais l’utilisation contrôlée et pacifique des rayonnements à des fins scientifiques, diagnostiques et de conservation.</p>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-1 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1024" height="538" data-id="18938042" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/06/Patrimoine-Tunisie-3-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-18938042" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/06/Patrimoine-Tunisie-3-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/06/Patrimoine-Tunisie-3-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/06/Patrimoine-Tunisie-3-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/06/Patrimoine-Tunisie-3-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/06/Patrimoine-Tunisie-3-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/06/Patrimoine-Tunisie-3-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/06/Patrimoine-Tunisie-3.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1024" height="538" data-id="18938043" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/06/Patrimoine-Tunisie-2-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-18938043" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/06/Patrimoine-Tunisie-2-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/06/Patrimoine-Tunisie-2-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/06/Patrimoine-Tunisie-2-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/06/Patrimoine-Tunisie-2-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/06/Patrimoine-Tunisie-2-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/06/Patrimoine-Tunisie-2-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/06/Patrimoine-Tunisie-2.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</figure>



<p class="wp-block-paragraph">L’initiative tunisienne s’inscrit dans un mouvement international déjà soutenu par l’AIEA, qui encourage le recours aux sciences nucléaires pour l’étude et la protection du patrimoine culturel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces technologies permettent, entre autres, d’améliorer la connaissance des techniques de fabrication anciennes, de vérifier l’authenticité des œuvres et des artefacts, de reconstituer la provenance des matériaux et d’orienter des interventions de restauration plus ciblées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour la Tunisie, pays au riche patrimoine s’étendant de la préhistoire à l’époque moderne, en passant par la civilisation punique, l’époque romaine et la période islamique, ce programme représente une avancée significative vers une gestion de la conservation plus scientifique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Musées, sites archéologiques et laboratoires spécialisés pourraient bénéficier de nouvelles compétences et de nouveaux équipements, dans un secteur où la protection des artefacts est de plus en plus liée à l’innovation technologique, à la formation et à la coopération internationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’INP, l’institution scientifique et technique chargée de la protection du patrimoine culturel tunisien, dispose déjà d’une expertise multidisciplinaire en archéologie, histoire, ethnographie, architecture, restauration et conservation. Le CNSTN, quant à lui, est l’organisme tunisien spécialisé dans les applications pacifiques des sciences et technologies nucléaires. Le nouvel accord vise donc à conjuguer deux compétences complémentaires&nbsp;: le patrimoine et la technologie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Conformément à l’approche du projet, les techniques nucléaires doivent devenir un outil au service des politiques de conservation, non pas un substitut au travail des archéologues, restaurateurs et conservateurs, mais bien une composante intégrante des procédures de diagnostic et d’intervention.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/14/tunisie-les-technologies-nucleaires-pour-proteger-le-patrimoine/">Tunisie | Les technologies nucléaires pour protéger le patrimoine</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/14/tunisie-les-technologies-nucleaires-pour-proteger-le-patrimoine/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Hassanine Ben Ammou &#124; Littérature et sauvegarde de la mémoire nationale</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/07/hassanine-ben-ammou-litterature-et-sauvegarde-de-la-memoire-nationale/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/07/hassanine-ben-ammou-litterature-et-sauvegarde-de-la-memoire-nationale/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 07 Jun 2026 08:07:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelhamid Larguèche]]></category>
		<category><![CDATA[amin maalouf]]></category>
		<category><![CDATA[Assia Djebar]]></category>
		<category><![CDATA[Édouard Glissant]]></category>
		<category><![CDATA[Hafsides]]></category>
		<category><![CDATA[Hassanine Ben Ammou]]></category>
		<category><![CDATA[Ibn Khaldoun]]></category>
		<category><![CDATA[mémoire]]></category>
		<category><![CDATA[Morisques]]></category>
		<category><![CDATA[patrimoine]]></category>
		<category><![CDATA[roman historique]]></category>
		<category><![CDATA[Unesco]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=18881839</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’œuvre romanesque de Hassanine Ben Ammou mérite d’être considérée comme une action exemplaire de sauvegarde du patrimoine immatériel de la Tunisie.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/07/hassanine-ben-ammou-litterature-et-sauvegarde-de-la-memoire-nationale/">Hassanine Ben Ammou | Littérature et sauvegarde de la mémoire nationale</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’œuvre romanesque de Hassanine Ben Ammou mérite d’être considérée non seulement comme une contribution littéraire majeure, mais également comme une action exemplaire en faveur de la sauvegarde du patrimoine historique et immatériel de la Tunisie.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Abdelhamid Larguèche</strong> *</p>



<span id="more-18881839"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Abdelhamid-Largueche-Portrait-2.jpg" alt="" class="wp-image-18774922" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Abdelhamid-Largueche-Portrait-2.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Abdelhamid-Largueche-Portrait-2-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Abdelhamid-Largueche-Portrait-2-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Dans les débats contemporains sur la préservation du patrimoine, l’attention se porte souvent sur les monuments, les sites archéologiques ou les objets matériels. Pourtant, les nations vivent tout autant de leurs récits, de leurs mémoires collectives, de leurs langues, de leurs traditions et de leurs imaginaires. Ce patrimoine invisible, que l’Unesco qualifie de patrimoine culturel immatériel, constitue l’âme profonde des peuples. Il est fragile. Il peut disparaître lorsque les générations cessent de le transmettre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est précisément contre cet effacement que s’inscrit depuis plus de quarante ans l’œuvre de Hassanine Ben Ammou.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’espace vivant de la culture</h2>



<p class="wp-block-paragraph">À première vue, ses romans apparaissent comme des récits historiques. En réalité, ils accomplissent une mission beaucoup plus vaste. Ils constituent une véritable entreprise de sauvegarde de la mémoire tunisienne. Des derniers Hafsides aux débuts de la présence ottomane, de l’arrivée des Morisques à la révolte de 1864, des intrigues du Bardo à la vie quotidienne de la médina de Tunis, l’écrivain restitue des pans entiers de l’histoire nationale souvent absents de la mémoire populaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette démarche possède une valeur historique incontestable. Loin de se limiter à la reconstitution des événements, elle redonne chair aux hommes et aux femmes qui ont traversé ces périodes. Les personnages historiques cessent d’être de simples noms dans les archives pour retrouver leurs passions, leurs ambitions, leurs peurs et leurs contradictions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Grâce au roman, l’histoire sort des bibliothèques pour rejoindre l’espace vivant de la culture. Mais l’apport de Hassanine Ben Ammou ne se limite pas à la transmission des faits historiques. Son œuvre préserve également un immense patrimoine immatériel. Dans ses romans revivent les manières de parler, les expressions populaires, les traditions urbaines, les coutumes familiales, les pratiques religieuses, les métiers anciens, les fêtes, les croyances, les formes de sociabilité et les modes de vie qui ont façonné la société tunisienne au fil des siècles.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="swpe5qDYdG"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/06/hassanine-ben-ammou-le-chef-de-file-du-roman-historique-en-tunisie/">Hassanine Ben Ammou, le chef de file du roman historique en Tunisie  </a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Hassanine Ben Ammou, le chef de file du roman historique en Tunisie   » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/06/hassanine-ben-ammou-le-chef-de-file-du-roman-historique-en-tunisie/embed/#?secret=QqFcw0sv3t#?secret=swpe5qDYdG" data-secret="swpe5qDYdG" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">L’histoire des représentations collectives</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La médina de Tunis, les souks, les quartiers populaires, les campagnes de l’intérieur, les routes caravanières, les palais du pouvoir et les espaces du quotidien deviennent sous sa plume de véritables conservatoires de mémoire. Le lecteur y retrouve non seulement l’histoire des événements, mais aussi celle des sensibilités, des imaginaires et des représentations collectives.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette dimension patrimoniale apparaît avec une force particulière dans les romans consacrés aux Morisques, aux populations andalouses réfugiées en Tunisie ou encore aux communautés qui ont contribué à façonner l’identité plurielle du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À travers ces récits, c’est toute une mémoire méditerranéenne qui ressurgit, rappelant que la Tunisie s’est construite par des échanges, des migrations et des métissages culturels successifs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le roman consacré à Ibn Khaldoun – «الغروب الخالد» (L’Eternel crépuscule), éditions Meskiliani, Tunis 2026,<br>336 pages – représente à cet égard l’aboutissement d’un long parcours. En faisant revivre le plus célèbre penseur de l’histoire du Maghreb, Hassanine Ben Ammou ne rend pas seulement hommage à une figure exceptionnelle. Il réintègre dans la conscience contemporaine un patrimoine intellectuel universel né sur cette terre. Il rappelle que l’histoire tunisienne ne se résume pas à ses monuments ou à ses dynasties, mais qu’elle comprend aussi des traditions savantes, des écoles de pensée et des œuvres qui ont marqué l’histoire de l’humanité.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le roman donne une âme au passé</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une époque où les mémoires sont souvent fragmentées et où les repères culturels tendent à s’effacer sous l’effet de la mondialisation, une telle œuvre acquiert une importance particulière. Elle contribue à transmettre aux nouvelles générations une connaissance sensible de leur passé. Elle rétablit la continuité entre les héritages anciens et les interrogations du présent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est pourquoi l’œuvre de Hassanine Ben Ammou mérite d’être considérée non seulement comme une contribution littéraire majeure, mais également comme une action exemplaire en faveur de la sauvegarde du patrimoine historique et immatériel de la Tunisie. À travers ses romans, c’est une mémoire collective qui est préservée, un héritage culturel qui est transmis et une identité nationale qui continue de dialoguer avec son histoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les archives conservent les documents. Les musées protègent les objets. Les historiens établissent les faits. Mais les romanciers donnent une âme au passé. C’est sans doute là que réside la contribution essentielle de Hassanine Ben Ammou : avoir fait de la littérature un lieu de mémoire, de transmission et de sauvegarde d’un patrimoine dont la richesse dépasse largement les frontières de la Tunisie pour rejoindre l’héritage universel de l’humanité.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Historien.</em></p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="UJLHn7LwL1"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/04/bourguiba-entre-histoire-et-litterature/">Bourguiba entre histoire et littérature</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Bourguiba entre histoire et littérature » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/04/bourguiba-entre-histoire-et-litterature/embed/#?secret=xiLNEviNxZ#?secret=UJLHn7LwL1" data-secret="UJLHn7LwL1" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/07/hassanine-ben-ammou-litterature-et-sauvegarde-de-la-memoire-nationale/">Hassanine Ben Ammou | Littérature et sauvegarde de la mémoire nationale</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/07/hassanine-ben-ammou-litterature-et-sauvegarde-de-la-memoire-nationale/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Pour un musée virtuel du patrimoine palestinien</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/18/pour-un-musee-virtuel-du-patrimoine-palestinien/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/18/pour-un-musee-virtuel-du-patrimoine-palestinien/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 18 May 2026 06:35:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Cisjordanie]]></category>
		<category><![CDATA[colons israéliens]]></category>
		<category><![CDATA[Elias Sanbar]]></category>
		<category><![CDATA[Gaza]]></category>
		<category><![CDATA[Houcine Jaïdi]]></category>
		<category><![CDATA[Icom]]></category>
		<category><![CDATA[Jawdat Al-Khoudhary]]></category>
		<category><![CDATA[Jérusalem]]></category>
		<category><![CDATA[musées]]></category>
		<category><![CDATA[Palestine]]></category>
		<category><![CDATA[patrimoine]]></category>
		<category><![CDATA[Ramallah]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=18779272</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le projet de musée virtuel palestinien devrait aider à sauver le patrimoine archéologique et historique menacé de destruction par Israël.    </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/18/pour-un-musee-virtuel-du-patrimoine-palestinien/">Pour un musée virtuel du patrimoine palestinien</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La Journée internationale des musées (JIM) 2026, célébrée ce 18 mai, a pour thème «Les musées unissent un monde divisé». Dans les territoires palestiniens occupés, les musées, vivant dans la précarité quand ils ne sont pas carrément menacés dans leur existence, sont d’abord soucieux de pourvoir à leur salut. &nbsp;Loin d’être en mesure d’accomplir convenablement leur mission ordinaire, ils sont encore moins capables de répondre pleinement à l’appel lancé, cette année-ci, par le Conseil international des musées (Icom) qui fête son 80<sup>e</sup> anniversaire.</em></strong> <em>(Photo : Israël continue de détruire le patrimoine archéologique et historique de la Palestine). </em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Houcine Jaïdi *</strong></p>



<span id="more-18779272"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/06/Houcine-Jaidi.jpg" alt="" class="wp-image-16815517" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/06/Houcine-Jaidi.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/06/Houcine-Jaidi-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/06/Houcine-Jaidi-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Face aux destructions et aux restrictions générées par la machine de guerre israélienne relayée par la colonisation sauvage, et compte tenu du désengagement quasi général de la communauté internationale face à la question palestinienne, la préservation et la médiatisation des collections muséales de la Palestine pourraient être assurées, efficacement, par un musée virtuel du patrimoine palestinien.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Palestine&nbsp;: des collections précieuses sous menace continue</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Jusqu’au déclenchement de la dernière guerre de Gaza, la Palestine comptait une trentaine de musées situés, pour l’essentiel, en Cisjordanie. Créés, dans leur grande majorité, depuis l’installation de l’Autorité palestinienne à Ramallah, il y&nbsp;a près de 30 ans, ils reflètent la solidité du lien entre le dynamisme culturel et la lutte pour l’indépendance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Rapportée à l’exiguïté des territoires palestiniens, la densité des musées est remarquable. Les établissements muséaux se distinguent aussi par la grande variété de leurs collections et des parties qui les ont initiés et développés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le fait que la majorité des musées soit constituée d’établissements consacrés entièrement ou en grande partie aux arts et aux traditions populaires s’explique d’abord par le souci de préserver le patrimoine immatériel chargé de mémoire encore vive et de le transmettre aux jeunes d’aujourd’hui et de demain. On retrouve, dans cette démarche, un grand attachement à faire connaître le passé plus ou moins lointain avec tout ce qui l’a meublé comme savoir-faire, arts et mode de vie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En filigrane, il y a l’attachement à la terre spoliée ou menacée d’annexion. Cet objectif fait naturellement place aux pièces archéologiques qui, comme les sites et les monuments, apportent la preuve matérielle de l’ancrage géographique et de la contribution au développent de la civilisation universelle. Mais le volet archéologique du patrimoine palestinien est soumis à des entraves et à des restrictions qui expliquent le fait qu’il soit relativement peu représenté dans les musées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aux musées dédiés aux arts et traditions populaires ainsi qu’à l’archéologie s’ajoutent les musées dédiés à des personnalités nationales, à des communautés particulières, aux sciences ou à l’histoire naturelle.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="vPBOM5uf28"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/02/exposition-et-seminaire-la-cartographie-historique-de-la-palestine/">Exposition et séminaire : La cartographie historique de la Palestine</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Exposition et séminaire : La cartographie historique de la Palestine » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/02/exposition-et-seminaire-la-cartographie-historique-de-la-palestine/embed/#?secret=VdE4Phaktp#?secret=vPBOM5uf28" data-secret="vPBOM5uf28" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Si plusieurs musées sont sous la tutelle du ministère palestinien du Tourisme et des Antiquités, un bon nombre d’établissements sont gérés par d’autres parties&nbsp;: municipalités, universités, associations, particuliers, fondations, groupes ethniques, ordres religieux&#8230;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette diversité en matière de gestion, génératrice d’une grande créativité, n’a pas d’équivalent dans le monde arabe où domine la centralisation étatique avec une autorité déléguée à un organisme exclusif qui gère le patrimoine culturel en ne tolérant aucun partage des prérogatives.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le grand dynamisme palestinien en matière de musée s’explique autant par le pragmatisme des parties prenantes animées par une grande émulation que par l’épaisseur historique des territoires occupés qui ont appartenu, jusqu’au début du XX<sup>e</sup> siècle, à la Palestine historique d’avant le mandat britannique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette terre, pétrie d’histoire, a été, depuis la haute Antiquité, au carrefour des grandes voies de communication terrestres et maritimes et a été marquée par l’accumulation des réalisations matérielles, des communautés, des spiritualités et des mémoires.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="538" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Baituna-Al-Talhami-Museum-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-18779336" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Baituna-Al-Talhami-Museum-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Baituna-Al-Talhami-Museum-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Baituna-Al-Talhami-Museum-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Baituna-Al-Talhami-Museum-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Baituna-Al-Talhami-Museum-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Baituna-Al-Talhami-Museum-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Baituna-Al-Talhami-Museum.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Certains musées palestiniens sont particulièrement remarquables à un titre ou à un autre, comme le laissent voir leur dénomination&nbsp;: le Musée des prisonniers, le Musée des sciences et le Musée des mathématiques hébergés tous les trois par l’Université Al-Qods&nbsp;; le Musée arménien à Jérusalem-Est&nbsp;; le Musée Al-Badd de Bethléhem, dédié à l’huile d’olive&nbsp;; le Musée de Yasser Arafat et le Musée Mahmoud Darwich à Ramallah&nbsp;; le Musée russe à Ariha et le Musée archéologique de Gaza, créé par un particulier (Jawdat Al-Khoudhary) qui l’a installé dans le hall d’un hôtel lui appartenant. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les fragilités des musées palestiniens sont, pour l’essentiel, dues directement ou indirectement à la colonisation. Un fait majeur remonte à plus d’un demi-siècle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au lendemain de la Guerre des Six Jours et de l’annexion de la Cisjordanie, Israël a fait main basse sur le Musée archéologique de Palestine (appelé aussi Musée Rockefeller) situé à Jérusalem-Est. L’établissement inauguré en 1938, sous le mandat britannique, a été géré par la Jordanie à partir de 1948. Depuis son accaparement par l’État hébreu, en 1967, il a été rattaché au Musée israélien, fondé en 1965, à Jérusalem-Ouest, avec tous les attributs d’un musée <em>«national»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tout récemment, la Bande de Gaza, qui a été le théâtre d’un génocide, a vu ses quatre musées complètement détruits, pour la plupart, au tout début de la guerre commencée en octobre 2023. Ainsi, il ne reste plus rien du Musée archéologique de Gaza, du Musée culturel d’Al-Qarara, du Musée du Palais du Pacha et du Musée de Rafah.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce nettoyage culturel a aussi affecté des sites archéologiques majeurs dont le port antique&nbsp;d’Anthédon qui a été anéanti et le site du monastère de saint Hilarion, endommagé puis sauvé de justesse par son inscription précipitée sur la Liste patrimoine mondial, en juillet 2024.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au cours du demi-siècle qui sépare la confiscation du Musée archéologique de Palestine de la pulvérisation des musées de la Bande de Gaza, les établissements muséaux palestiniens ont souffert, à maintes reprises, des brimades, des restrictions et des isolements décidés par les autorités israéliennes. Depuis&nbsp;plusieurs décennies, l’accès au Musée de l’Université de Bir Zeit&nbsp;a pâti des nombreux raids effectués par l’armée israélienne contre l’établissement universitaire. Le matériel offert par le Japon pour la mise en valeur du site du Palais de Hichem à&nbsp;Ariha a été longtemps bloqué par les autorités israéliennes.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="538" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Musees-Palestiniens-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-18779352" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Musees-Palestiniens-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Musees-Palestiniens-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Musees-Palestiniens-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Musees-Palestiniens-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Musees-Palestiniens-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Musees-Palestiniens-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Musees-Palestiniens.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Musée archéologique de Jérusalem ou Musée Rockfeller / Musée d’art islamique à Al-Qods / Musée de l&rsquo;Université d&rsquo;Al-Khalil en Cisjordanie.</em></figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Cette difficulté d’accès au matériel et les entraves administratives ainsi que les menaces des colons empêchent les Palestiniens de Cisjordanie de pratiquer des fouilles qui pourraient alimenter les collections de leurs musées. Pire que tout, les velléités d’annexion de la Cisjordanie, exprimées par plus d’un parti israélien, fait sérieusement craindre, pour les musées de ce territoire, un sort comparable à celui des établissements de Gaza.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’attachement des Palestiniens à leur patrimoine ne doit pas faire oublier tout ce qu’ils endurent, quotidiennement, comme perte de temps et vexations à l’occasion de leurs déplacements d’une localité à une autre. A cela s’ajoute l’impossibilité de la circulation entre la Cisjordanie et la Bande de Gaza depuis que cette dernière a été soumise au blocus israélien, en&nbsp;2007.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces entraves, qui réduisent l’accessibilité aux musées pour les Palestiniens des territoires occupés (notamment dans les zones de Cisjordanie qui sont sous contrôle israélien exclusif) et ceux de la diaspora, concernent aussi les touristes étrangers dont beaucoup s’intéressent particulièrement aux monuments et aux musées en rapport avec l’histoire des religions. En Cisjordanie, le tourisme religieux, très important pour l’économie locale, a toujours pâti de la recrudescence des offensives israéliennes contre les différentes villes et villages palestiniens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la Bande de Gaza, les collectionneurs privés de pièces archéologiques ont certes sauvé des biens patrimoniaux en les conservant. Mais cela ne fait pas oublier qu’il s’agit souvent de découvertes fortuites et parfois de fouilles clandestines qui ne fournissent aucune contextualisation pour les trouvailles. Celles-ci sont, alors, au mieux des objets d’art et ne peuvent jamais prétendre au statut de document qui illustre une séquence historique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré toutes les bonnes intentions, il y a aussi à craindre les sorties clandestines d’objets archéologiques. L’exemple tout récent des objets égyptiens, retrouvés au Metropolitan Museum of Art de New York et au Musée du Louvre-Abou-Dhabi, montre que les réseaux de trafiquants sont d’autant plus redoutables qu’ils peuvent offrir des fortunes à leurs fournisseurs et bénéficier de couvertures officielles en très haut lieu.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="538" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Musees-Palestiniens-2-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-18779364" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Musees-Palestiniens-2-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Musees-Palestiniens-2-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Musees-Palestiniens-2-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Musees-Palestiniens-2-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Musees-Palestiniens-2-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Musees-Palestiniens-2-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Musees-Palestiniens-2.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Musée du patrimoine palestinien à Jérusalem Est</em> <em>/ Musée Dura.</em></figcaption></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading">Un musée virtuel&nbsp;scientifique, accessible au grand public</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Un musée en ligne aurait le mérite de consigner et diffuser la documentation relative à des collections difficilement accessibles pour les Palestiniens d’abord et pour tous ceux qui, de par le monde, veulent connaître un patrimoine piégé par la colonisation et exposé aux pires malheurs y compris la destruction complète comme cela vient d’arriver dans la Bande de Gaza.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2022, l’Unesco a lancé l’idée du Musée virtuel Unesco des biens culturels volés. Ce projet, qui a été inauguré en septembre 2025, était, en fait, adossé à plusieurs initiatives, nées après l’invasion de l’Irak en 2003 et renforcées, depuis 2011, suite au chaos qui s’est installé en Libye et en Syrie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ces trois pays arabes, la chute des régimes ou les attaques auxquelles ils ont eu à faire face, ont été accompagnées de pillages plus ou moins systématiques des musées et des sites archéologiques. L’effort de l’Unesco, qui continue en se diversifiant, a déjà donné de bons résultats.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="eacC4iYReC"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/19/lunesco-est-tenue-de-preserver-le-patrimoine-palestinien/">L’Unesco est tenue de préserver le patrimoine palestinien</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’Unesco est tenue de préserver le patrimoine palestinien » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/19/lunesco-est-tenue-de-preserver-le-patrimoine-palestinien/embed/#?secret=KSgYnD89bO#?secret=eacC4iYReC" data-secret="eacC4iYReC" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Les acquis et l’espoir générés par l’initiative de l’Unesco font de cet organisation la partie toute désignée pour lancer un musée virtuel dédié au patrimoine muséal palestinien qui vit sous menace depuis la création de l’État d’Israël. Pour un tel projet, l’ Unesco dispose déjà d’une assise solide constituée récemment par le travail d’une l’équipe de chercheuses et chercheurs appartenant à plusieurs disciplines, qui a lancé, récemment un site web intitulé <em>‘‘Gaza Histoire, inventaire d’un patrimoine bombardé’’</em>. Ce site a pour objectif l’inventaire des sites patrimoniaux endommagés ou détruits pendant l’offensive israélienne contre Gaza, entamée il y a plus de deux ans et demi. Consignée dans un blog hébergé par Open Edition, le portail français de ressources électroniques en sciences humaines et sociales, la documentation des pertes subies par le patrimoine dans la Bande de Gaza est déjà importante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un musée virtuel est une œuvre scientifique et technique de haut niveau. L’ICOM pourrait piloter l’œuvre, sous l’égide de l’Unesco, en la faisant superviser par un Conseil scientifique international qui réunirait aux côtés des experts palestiniens, des spécialistes volontaires du monde entier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le grand élan de solidarité suscité dans le monde universitaire des cinq continents, depuis plus de deux ans, par la destruction des biens culturels de la Bande de Gaza devrait garantir le succès du projet.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour l’architecture du site qui hébergerait le musée, les promoteurs pourraient s’inspirer des banques de données similaires qui, tout en étant à contenu scientifique, sont conçues de manière à être attrayantes pour les non-spécialistes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’un des meilleurs exemples de cette orientation est la banque de données <em>«achemenet»</em> dont le site Web a été lancé en 2000 par&nbsp;Pierre Briant, alors Professeur au Collège de France. La réalisation est dédiée à la civilisation de l’empire perse achéménide (vers 550-330 av. J.-C.) qui a rayonné sur une très vaste zone du Moyen-Orient, englobant la Palestine. Conçue pour favoriser la recherche dans une démarche interdisciplinaire, la banque de données offre une centaine de milliers d’images en 3 D de pièces archéologiques conservées dans une multitude de pays, de très nombreux textes rédigés en différentes langues et une riche documentation sur les sites archéologiques qui ont révélé des traces de la civilisation achéménide. A ces données s’ajoutent une bibliothèque et une revue numériques.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="538" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Musees-Palestiniens-3-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-18779390" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Musees-Palestiniens-3-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Musees-Palestiniens-3-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Musees-Palestiniens-3-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Musees-Palestiniens-3-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Musees-Palestiniens-3-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Musees-Palestiniens-3-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Musees-Palestiniens-3.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Musée du Vieil Al-Khalil /</em> <em>Musée russe de Ariha.</em></figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Depuis une décennie, l’Institut du Monde Arabe (IMA) s’est distingué par l’attention qu’il a portée au patrimoine culturel palestinien. A l’initiative de l’universitaire, écrivain et diplomate palestinien, Elias Sanbar (ambassadeur de la Palestine auprès de l’UNESCO, de 2006 à 2021), l’IMA abrite, depuis 2016, la collection du futur Musée national d’art moderne et contemporain de la Palestine, constituée à partir de dons d’artistes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la seconde moitié de l’année 2023, l’établissement parisien a organisé un cycle de manifestations, intitulé <em>«Ce que la Palestine apporte au monde»</em>. Centré sur trois grandes expositions d’artistes palestiniens modernes et contemporains auxquels ont été associés d’autres artistes du monde arabe et d’ailleurs, le cycle a accueilli diverses rencontres littéraires, cinématographiques et scientifiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que la guerre faisait encore rage dans la Bande de Gaza, l’IMA a organisé, à partir du 3 avril 2025, une exposition intitulée <em>‘‘Trésors sauvés de Gaza – 5000 ans d’histoire’’</em>. L’exposition, qui a duré jusqu’au 7 décembre dernier, a été organisée en collaboration avec le Musée d’art et d’archéologie de Genève et le ministère du Tourisme et des Antiquités de la Palestine. Elle a donné à voir 130 pièces datant de l’Âge du bronze à l’époque ottomane et qui provenaient soit des fouilles franco-palestiniennes entreprise à Gaza depuis une trentaine d’années, soit de la très riche collection privée ayant appartenu à l’entrepreneur en BTP Jawdat Al-Khoudhary.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les objets exposés dernièrement à l’IMA avaient été prêtés par l’Autorité palestinienne au Musée de Genève pour une exposition, organisée en&nbsp;2007. Depuis, ils sont restés, bloqués dans la ville helvétique suite au blocage imposé par Israël à la Bande de Gaza, en&nbsp;juin 2007.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette mésaventure s’est révélée salutaire pour les objets provenant de Gaza car le reste de la collection du Musée de Jawdat Al-Khoudary a été complètement détruit par les bombardements israéliens en décembre2023.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nul doute qu’avec tout ce qu’il a montré, au cours de la dernière décennie, comme savoir-faire et détermination à faire connaître l’actualité et le passé palestiniens, l’IMA serait un partenaire de choix pour un musée virtuel du patrimoine palestinien. Outre son savoir-faire propre, l’établissement saurait, le moment venu, mobiliser son vaste réseau en Europe et ailleurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dédié dans un premier temps, aux biens culturels matériels et immatériels regroupés dans les musées palestiniens actuels ainsi que ceux qui ont été accaparés ou détruits, le musée virtuel palestinien pourrait par la suite se développer dans plusieurs directions&nbsp;: faire connaître les sites et monuments classés sur la Liste du patrimoine mondial ou sur la Liste indicative de l’Unesco, documenter les sites archéologiques, constituer des collections dédiées à la production artistique, créer une bibliothèque numérique … Ce grand portail du patrimoine culturel palestinien, qui gagnerait à être multilingue, ne serait pas un simple conservatoire&nbsp;; il offrirait aussi une matière précieuse pour la recherche.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le financement du musée virtuel ne devrait pas poser de problème majeur si un appel solennel est lancé par l’Unesco. De nombreux pays devraient s’y intéresser comme cela a déjà été attesté surtout depuis une quinzaine d’années. Rappelons, l’exemple de la Suède qui a signé, en 2012, l’année qui a suivi celle de l’adhésion de la Palestine à l’Unesco, un partenariat avec l’organisation internationale, en vue de financer la sauvegarde et la mise en valeur du patrimoine palestinien. A ce jour, le pays nordique a financé 75 actions pour un montant avoisinant les 20 millions de dollars américains.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="538" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Musee-Mahmoud-Darwich-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-18779396" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Musee-Mahmoud-Darwich-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Musee-Mahmoud-Darwich-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Musee-Mahmoud-Darwich-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Musee-Mahmoud-Darwich-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Musee-Mahmoud-Darwich-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Musee-Mahmoud-Darwich-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Musee-Mahmoud-Darwich.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Musée Mahmoud Darwish. </em></figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Un musée virtuel dédié au patrimoine palestinien serait, de par ses objectifs multiples, un acte fort contre le nettoyage cultuel déjà entamé par Israël. Ne cherchant ni à victimiser ni à héroïser les Palestiniens, il serait, pour le monde entier, une grande galerie qui expose les différentes composantes du patrimoine culturel des territoires occupés. Ses documents en tous genres montreraient la vraie histoire d’un pays colonisé qui a à lutter sans relâche pour la sauvegarde d’un patrimoine particulièrement fragilisé et la transmission d’une mémoire sapée par l’occultation systématique. Sa réalisation honorerait l’Unesco et ceux qui s’y associeraient car il s’agirait, au final, d’un acte de justice qui, à sa manière, pourrait aider les Palestiniens à asseoir l’État souverain auquel ils ont droit d’abord pour des raisons historiques dont le patrimoine culturel est un reflet éloquent.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Historien.</em></p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="7UsBGjgL8P"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/22/mois-du-patrimoine-palestinien-a-tunis-arreter-le-genocide/">Mois du patrimoine palestinien à Tunis : Arrêter le génocide !!!</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Mois du patrimoine palestinien à Tunis : Arrêter le génocide !!! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/22/mois-du-patrimoine-palestinien-a-tunis-arreter-le-genocide/embed/#?secret=PGKSAO8x1G#?secret=7UsBGjgL8P" data-secret="7UsBGjgL8P" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/18/pour-un-musee-virtuel-du-patrimoine-palestinien/">Pour un musée virtuel du patrimoine palestinien</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/18/pour-un-musee-virtuel-du-patrimoine-palestinien/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>L’Unesco est tenue de préserver le patrimoine palestinien</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/19/lunesco-est-tenue-de-preserver-le-patrimoine-palestinien/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/19/lunesco-est-tenue-de-preserver-le-patrimoine-palestinien/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 19 Apr 2026 08:06:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Al-Qods]]></category>
		<category><![CDATA[Cisjordanie]]></category>
		<category><![CDATA[Gaza]]></category>
		<category><![CDATA[Icomos]]></category>
		<category><![CDATA[Jérusalem]]></category>
		<category><![CDATA[Khaled El-Enany]]></category>
		<category><![CDATA[Palestine]]></category>
		<category><![CDATA[patrimoine]]></category>
		<category><![CDATA[Unesco]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=18655482</guid>

					<description><![CDATA[<p>Après la destruction de Gaza par Israël, la crainte est de voir le nettoyage ethnique doublé par un nettoyage culturel dans toute la Palestine. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/19/lunesco-est-tenue-de-preserver-le-patrimoine-palestinien/">L’Unesco est tenue de préserver le patrimoine palestinien</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Depuis plus de deux ans, la priorité absolue à Gaza est certainement à accorder à la protection des vies et à l’aide humanitaire. En Cisjordanie, exclue du dernier plan de paix américain, l’opposition à l’extension de la colonisation israélienne, illégale et de plus en plus vexatoire et meurtrière, est aussi une urgence. Mais l’attachement indéfectible des Palestiniens à leur terre fait penser inévitablement à la situation critique dans laquelle se trouve leur patrimoine, composante fondamentale de leur identité.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Houcine Jaïdi</strong> *</p>



<span id="more-18655482"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/06/Houcine-Jaidi.jpg" alt="" class="wp-image-16815517" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/06/Houcine-Jaidi.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/06/Houcine-Jaidi-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/06/Houcine-Jaidi-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">La célébration de la Journée internationale des monuments et des sites (Jims), le 18 avril, sous l’égide de l’Unesco, invite à s’arrêter à l’attitude de l’organisation internationale envers le patrimoine palestinien dans ses composantes archéologique et monumentale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette mise au point, qui se justifie d’abord par l’état de fait imposé par la colonisation israélienne, dont les racines remontent aux premiers temps de l’Unesco, s’impose aussi au vu des atteintes graves qui sont en rapport avec les ravages subis par les monuments et les sites, depuis plus de deux ans, dans la bande de Gaza et les menaces enregistrées en Cisjordanie. Elle trouve également un fondement dans le thème choisi pour la Jims de cette année&nbsp;:<em> «Patrimoine vivant et interventions d’urgence»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une acception très large, le Conseil international des monuments et des sites (Icomos), qui préside à la célébration de la Jims, considère que le patrimoine vivant <em>«englobe toutes les dimensions du patrimoine culturel – matériel, immatériel – et naturel».</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Un patrimoine constamment en péril</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Sur une proposition de la Jordanie, la vieille ville Jérusalem/Al-Qods et ses remparts ont été classés au patrimoine mondial de l’Unesco, en 1981, très peu de temps après qu’Israël ait proclamé la ville <em>«comme capitale éternelle et indivisible»</em>, en juin 1980. Le royaume hachémite avait agi en vertu de la tutelle qu’il assurait sur les monuments religieux de la Cisjordanie qui était encore considérée comme territoire jordanien occupé, avant que la tutelle soit assumée par l’État palestinien en 1988.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’une des motivations principales de la demande d’inscription au patrimoine mondial de l’Unesco résidait dans les travaux archéologiques invasifs et illégaux entrepris par les Israéliens à la recherche de <em>«preuves»</em> justifiant leur colonisation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cet usage politique, très souvent collé à l’archéologie, notamment en contexte colonial, n’a échappé ni aux autorités jordaniennes, ni aux Palestiniens qui étaient les premiers à dénoncer les abus de l’occupant. En 1982, la vieille ville d’Al-Qods a été classée sur la Liste du patrimoine mondial en péril, statut qu’elle n’a toujours pas quitté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien que l’annexion de Jérusalem-Est ait été immédiatement condamnée par la communauté internationale, la vieille ville a gardé auprès de l’Unesco un statut en suspens, unique en son genre dans la nomenclature de l’organisation internationale. Cette dernière, qui classe les biens inscrits sur la Liste du patrimoine mondial par pays, mentionne Jérusalem à l’endroit qu’elle occupe dans l’ordre alphabétique des pays avec la mention <em>‘’Jérusalem (site proposée par la Jordanie)’’</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis des décennies, le Conseil du patrimoine mondial, qui statue en matière de classement, réaffirme invariablement qu’il <em>«décide que le statut de la Vieille ville de Jérusalem et ses remparts concernant la Liste du patrimoine mondial reste inchangé»</em>. Le blocage de la situation est évidemment imputable à la situation coloniale que l’Unesco n’a pas vocation à résoudre. Mais force est de constater que les conséquences sont lourdes pour des composantes essentielles du patrimoine de la ville.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après avoir ratifié la Convention du patrimoine mondial le 8 décembre 2011, l’État palestinien a multiplié, dès 2012, les demandes d’inscription de sites et de monuments sur la Liste du Patrimoine mondial. Cette démarche a abouti, à intervalles assez réguliers, au classement de cinq biens culturels dont certains constituent des jalons majeurs de l’histoire universelle : Lieu de naissance de Jésus&nbsp;: l’église de la Nativité et la route du pèlerinage, Bethléem (2012) &#8211; Palestine&nbsp;: terre des oliviers et des vignes &#8211; Paysage culturel du sud de Jérusalem, Battir (2014) &#8211; La vieille ville d’Hébron/Al-Khalil), (2017) &#8211; L’ancienne Jéricho (Ariha) / Tell es-Sultan (2023) &#8211; Monastère de saint Hilarion / Tell Umm Amer (2024). Mis à part Tell es-Sultan, tous les biens ont été inscrits simultanément sur la Liste du Patrimoine mondial et sur la Liste du patrimoine en péril. Seule l’église de la Nativité a quitté la Liste du patrimoine en péril en 2019 après avoir été restaurée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, en comptant Al-Qods, sur un total de 6 biens palestiniens, 5 ont été inscrits simultanément sur la Liste du patrimoine mondial et sur la Liste du patrimoine mondial en péril. Ce dernier statut n’a été quitté que par un seul bien, il y a 7 ans, après y avoir été maintenu pendant 7 ans.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Unesco peut-elle se permettre de continuer à décider, in extremis, du statut international des ensembles urbains, des monuments et des sites palestiniens, afin de les sauver du péril lié tantôt aux destructions et aux tentatives d’accaparement israéliennes, tantôt causé par la vétusté et les aménagements préjudiciables&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Certes, l’organisation mondiale et ses structures spécialisées dans la gestion du patrimoine mondial ont des règles de fonctionnement strictes avec des décisions préparées par les experts puis soumises au vote. Mais la fragilité extrême du précieux patrimoine palestinien dont la valeur universelle est connue et reconnue, qui découle directement ou indirectement de la situation coloniale aggravée par l’état de guerre récurrent, ne mériterait-elle pas plus d’attention et de volontarisme&nbsp;?</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="538" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/JIMS-2026-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-18655502" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/JIMS-2026-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/JIMS-2026-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/JIMS-2026-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/JIMS-2026-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/JIMS-2026-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/JIMS-2026-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/JIMS-2026.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading">La voix peu audible de l’Unesco </h2>



<p class="wp-block-paragraph">En matière de patrimoine, l’Unesco est le premier porte-parole de la communauté internationale. Il y a une douzaine d’années, la directrice générale de l’Unesco, Irina Bokova a condamné, avec les termes les plus fermes, les sévices de Daech contre le patrimoine et ceux qui en avaient la charge en Syrie et en Irak, particulièrement sur le site de Palmyre/Tadmor et dans la vielle ville de Mossoul. Cette ville irakienne a pu, grâce au soutien technique et financier de l’Unesco, retrouver, en&nbsp;2025, une grande partie de l’éclat de ses monuments emblématiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les communiqués officiels de l’Unesco, consignés sur son site officiel, ne font état, entre octobre 2023 et le cessez-le-feu d’octobre 2025, d’aucune condamnation des attaques israéliennes contre les sites et les monuments de Gaza.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au cours des deux ans d’apocalypse vécue par la Bande de Gaza, le seul acte notable de l’Unesco en faveur du patrimoine de Gaza est l’inscription en urgence du monastère de saint Hilarion, en juillet 2024, à la fois sur la Liste du Patrimoine mondial et sur la Liste du Patrimoine mondial en péril.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il a fallu attendre le début du mois de mars 2026, soit plusieurs mois après l’instauration du cessez-le-feu à Gaza et une fois que l’agression israélo-américaine de l’Iran a commencé, pour voir l’Unesco publier une déclaration où, partant des informations qui faisaient état de dégâts occasionnés à des monuments iraniens par les bombardements israéliens, affirme qu’elle <em>«continue à suivre de près la situation du patrimoine culturel dans le pays et dans l’ensemble de la région, afin d’assurer sa protection»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au cours du même mois, L’Icomos a relayé l’Unesco dans deux communiqués dont le dernier (26 mars 2026) citait nommément des dégâts <em>«vérifiés»</em> en Iran (Téhéran et à Ispahan), en Israël (Tel-Aviv) et faisait état d’<em>«incidents signalés dans et autour de la vieille ville de Jérusalem et de ses remparts»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mise à part la décision en faveur du site du monastère de saint Hilarion, classé en 2024 sur la Liste du Patrimoine mondial alors que la guerre faisait rage à Gaza, le mutisme de l’Unesco était d’autant plus surprenant que, malgré l’interdiction quasi généralisée de l’entrée des journalistes dans la bande de Gaza, des voix tout à fait crédibles ont alerté sur ce que subissait le patrimoine palestinien. Citons, entre autres, plusieurs chroniques signées dans le journal <em>Le Monde</em> par le Professeur Jean-Pierre Filiu qui a passé un mois à Gaza au cours de l’hiver&nbsp;2024-2025. Dans sa chronique du 24 août 2024, l’universitaire français déplorait le fait que <em>«en détruisant Rafah, l’armée israélienne tente d’effacer une histoire plurimillénaire».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, un reportage publié, photos à l’appui, en date du 30 novembre 2025 dans le même journal français fait état d’abus extrêmement graves subis par le patrimoine archéologique palestinien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le reporter, Samuel Forey fait état d’une tentative de<em> «réquisition»</em> d’un grand nombre d’objets archéologiques, provenant de divers sites de Gaza dont le monastère de saint Hilarion, par un haut responsable de l’Autorité des antiquités d’Israël, au mois de janvier 2024.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Entre autres trésors archéologiques, il y avait, dans le dépôt lorgné par les Israéliens, le produit de 30 ans de fouilles entreprises par l’École biblique et archéologique française de Jérusalem (Ebaf) en collaboration avec les archéologues palestiniens. Ébruitée, la tentative de vol a échoué grâce surtout à l’intervention de la diplomatie française. Mais plus tard, le précieux contenu du dépôt a dû être évacué dans la hâte&nbsp;: le 10 septembre 2025, en quelques heures, l’évacuation a été faite en utilisant une charrette, avant que le local ne soit bombardé.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des initiatives salutaires à la portée de l’Unesco</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Un appel solennel de l’Unesco en faveur des sites (culturels, naturels ou mixtes) et des monuments de la Palestine, classés sur la Liste du patrimoine ou sur la Liste indicative serait un geste fort qui mettrait à la fois le gouvernement israélien et l’ensemble des États parties de l’organisation mondiale devant leurs responsabilités.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La réussite de l’initiative permettrait aussi de donner une dimension culturelle à la reconstruction promise à Gaza et briderait l’agressivité des colons de la Cisjordanie. Son échec mettrait encore plus à nue la réalité du colonialisme israélien qui, au génocide de Gaza, à l’épuration ethnique en Cisjordanie et à l’apartheid désormais inscrit dans la loi, ajoute de plus en plus sa détermination à pulvériser le patrimoine matériel palestinien quand il n’arrive pas à le détourner pour construire son propre récit de l’histoire des territoires occupés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans l’histoire de l’Unesco, les appels solennels à la préservation des monuments et des sites ont même précédé l’adoption de la Convention du patrimoine mondial par la 17<sup>e</sup> Conférence générale de l’Uneso, le 16 novembre 1972.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que de lourdes menaces multiformes pesaient sur le site de Carthage, l’intervention de l’Unesco, suite à une demande officielle de la Tunisie, a été décisive. L’appel lancé par René Maheu, le Directeur général de l’Unesco, le&nbsp;19 juin 1972, de la colline de Byrsa, à la communauté internationale, a eu un écho considérable et immédiat. De nombreux pays d’Europe et d’Amérique du Nord ont répondu à l’appel en déléguant des équipes scientifiques de premier rang qu’elles ont financées. Les fruits de ces interventions qui se sont étendues sur près de deux décennies ont été salutaires pour le site de l’ancienne métropole méditerranéenne&nbsp;: fouilles, restaurations, sauvegarde et mise en valeur des vestiges, publications scientifiques… L’inscription du site sur la Liste du Patrimoine mondial, en 1979, a rehaussé son prestige tout en consolidant sa protection.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’actuel Directeur général de l’Unesco, Khaled El-Enany a été élu, à la Conférence générale de l’Unesco du 6 novembre dernier, par une très grande majorité de pays parties, qui a frôlé l’unanimité. Ce quasi plébiscite ne peut pas être le simple produit du lobbying diplomatique. Il traduit une confiance en un homme de science doublé d’un ancien gestionnaire des affaires du patrimoine de son pays, l’Égypte. Autant d’atouts confortent le poids de l’organisation qu’il dirige et devrait l’encourager à user de son autorité qui est morale avant tout.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un Moyen-Orient sens dessus dessous et où les armes parlent plus que jamais, une voix qui viendrait rappeler, haut et fort, la sacralité du patrimoine mondial (ou non) et la primauté du droit international, constituera une lueur d’espoir dans le chaos qui ne cesse de se généraliser. Elle pourrait même faire bouger des lignes importantes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’obstruction israélienne a moins de chance que jamais d’entraver le volontarisme de l’Unesco. Malgré le black-out journalistique quasi-hermétique, ce qui s’est passé et se passe à Gaza et en Cisjordanie depuis deux ans et demi, a remué beaucoup de consciences&nbsp;en Occident, et même en Israël et aux États-Unis d’Amérique. On ne compte plus les mesures étatiques visant la restriction de la coopération avec Israël, les enquêtes de journalistes, les opinions exprimées par les experts et les personnalités politiques. L’isolement d’Israël, qui ne peut plus compter que sur un seul État allié lui-même décrié pour plus d’une raison, est une réalité désormais établie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Unesco, dont le Conseil mondial du Patrimoine fonctionne selon les&nbsp;règles et les codes de la haute diplomatie, a tout intérêt à exploiter le virage attentif à la cause palestinienne et aller de l’avant en faveur d’un patrimoine en contexte colonial ravageur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Contrairement aux États-Unis d’Amérique qui ont programmé une deuxième fois leur retrait de l’Unesco, Israël ne quittera pas l’organisation internationale où elle tient à défendre ses intérêts. Il sera donc obligé de se soumettre à toute décision prise par une majorité nette.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans l’attente de l’appel solennel de la Direction générale de l’Onu et de sa mise en pratique, dans les différentes instances en charge du patrimoine, deux mesures devraient être prises sans délai.</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; Une convocation, en session extraordinaire, du Comité pour la protection des biens en cas de conflit armé. Les résolutions de ce Comité accordent selon les termes de l’Unesco <em>«le plus haut niveau d’immunité contre les attaques et les utilisations à des fins militaires»</em>, ce qui ouvrirait <em>«la possibilité de poursuites»</em>, tout en assurant l’assistance technique et financière de l’organisation internationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette modalité d’urgence a été utilisée au tout début de ce mois d’avril pour le Liban alors qu’il subissait une effroyable agression israélienne qui, en plus des massacres, a porté atteinte ou menacé de très près une quarantaine de biens culturels. Dans un contexte où les menaces pesant sur le patrimoine palestinien étaient moins lourdes, le Centre mondial du patrimoine (WHC) n’a-t-il pas organisé, en collaboration avec le Centre régional arabe du patrimoine (ARW – WH), le 23 novembre 2020 (en pleine crise du Covid), une réunion en ligne sur <em>«Le patrimoine mondial en péril dans la région des Etats arabes. Les processus et les actions»</em>&nbsp;? &nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; Programmer pour la prochaine session du Comité du Patrimoine mondial qui se tiendra du 19 au 29 juillet prochain à Busan, en République de Corée, le traitement prioritaire des dossiers des 12 biens culturels ou naturels palestiniens déjà inscrits officiellement sur la Liste indicative du patrimoine mondial. Ces biens dont 10 sont situés en Cisjordanie et&nbsp;2 dans la Bande de Gaza ont été proposés par l’État palestinien en 2012 (8 biens), 2013 (2 biens), 2015 (1 bien) et 2020 (1 bien).</p>



<p class="wp-block-paragraph">La diligence de l’Unesco gagnerait à s’appliquer également aux 12 nouvelles propositions d’inscription sur la Liste indicative, annoncées au début de l’année en cours par les autorités palestiniennes et dont le nombre reflète l’état de panique face aux menaces de destruction ou d’accaparement que fait peser la colonisation israélienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parallèlement au désastre de la Bande de gaza, la grande crainte, pour la Cisjordanie occupée par Israël depuis près de 60 ans, est de voir le nettoyage ethnique doublé par un nettoyage culturel qui servirait d’argument supplémentaire pour l’annexion pure et simple.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Historien.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/19/lunesco-est-tenue-de-preserver-le-patrimoine-palestinien/">L’Unesco est tenue de préserver le patrimoine palestinien</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/19/lunesco-est-tenue-de-preserver-le-patrimoine-palestinien/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>1</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Tozeur &#124; Mission archéologique tuniso-italienne pour percer les secrets du site de Koustiliya</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/01/tozeur-mission-archeologique-tuniso-italienne-pour-percer-les-secrets-du-site-de-koustiliya/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/01/tozeur-mission-archeologique-tuniso-italienne-pour-percer-les-secrets-du-site-de-koustiliya/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Apr 2026 19:16:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[archéologique]]></category>
		<category><![CDATA[coopération tuniso-italienne]]></category>
		<category><![CDATA[Koustiliya]]></category>
		<category><![CDATA[patrimoine]]></category>
		<category><![CDATA[Tozeur]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=18572169</guid>

					<description><![CDATA[<p>Dans le cadre d’un projet de coopération scientifique et culturelle tuniso-italienne sur le site de Koustiliya (Tozeur), une équipe multidisciplinaire de l’Institut National du Patrimoine (INP) et de l’Université de Rome Tor Vergata est en train d’effectuer une mission de terrain. L’objectif principal de cette mission est de poursuivre les fouilles engagées depuis 2017 sur...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/01/tozeur-mission-archeologique-tuniso-italienne-pour-percer-les-secrets-du-site-de-koustiliya/">Tozeur | Mission archéologique tuniso-italienne pour percer les secrets du site de Koustiliya</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Dans le cadre d’un projet de coopération scientifique et culturelle tuniso-italienne sur le site de Koustiliya (Tozeur), une équipe multidisciplinaire de l’Institut National du Patrimoine (INP) et de l’Université de Rome Tor Vergata est en train d’effectuer une mission de terrain.</p>



<span id="more-18572169"></span>



<p class="wp-block-paragraph">L’objectif principal de cette mission est de poursuivre les fouilles engagées depuis 2017 sur ce site archéologique et d’entamer les études nécessaires à sa valorisation scientifique et culturelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les fouilles archéologiques actuelles se concentrent sur un grand monument rectangulaire adjacent à l’église, composé de plusieurs chambres organisées autour d’un patio central. Ces investigations ont permis de mettre en évidence la présence de plusieurs phases d’occupation, s’étendant du Ve au VIIe siècle, voire au-delà.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parallèlement, une équipe de géologues de l’Université de Carthage (Faculté des sciences de Bizerte) a entrepris l’analyse des matériaux de construction utilisés (pierre, mortier, pisé, etc.).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un autre axe de recherche porte sur l’archéologie du bâti, avec une documentation systématique des structures de l’église. Cette approche est complétée par un relevé au scanner laser de ce monument particulièrement bien conservé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le matériel issu des fouilles fait également l’objet d’une étude par des céramologues, dans le but d’identifier les différentes phases chronologiques et d’établir une typochronologie d’un faciès encore peu documenté dans les recherches spécialisées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’étude de l’environnement est également intégrée à travers l’analyse des restes botaniques provenant des niveaux de fouille. Cette approche contribuera à la reconstitution des modes de consommation et du cadre de vie des populations locales durant l’Antiquité tardive.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, l’objectif ultime du projet est la valorisation durable du site, en intégrant l’ensemble des acteurs locaux dans une démarche participative. Ce processus repose sur la mobilisation de l’intelligence collective des parties prenantes, qu’elles soient directes ou indirectes. Dans une première phase, et avec la collaboration des chercheurs de l’ENAU, des réunions ont été organisées avec les responsables régionaux et les organisations de la société civile afin de définir une vision partagée et concertée du projet.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>INP</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/01/tozeur-mission-archeologique-tuniso-italienne-pour-percer-les-secrets-du-site-de-koustiliya/">Tozeur | Mission archéologique tuniso-italienne pour percer les secrets du site de Koustiliya</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/01/tozeur-mission-archeologique-tuniso-italienne-pour-percer-les-secrets-du-site-de-koustiliya/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Valorisation du site archéologique de Castilia à Tozeur</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/30/valorisation-du-site-archeologique-de-castilia-a-tozeur/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/30/valorisation-du-site-archeologique-de-castilia-a-tozeur/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 30 Mar 2026 10:43:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[archéologie]]></category>
		<category><![CDATA[Castilia]]></category>
		<category><![CDATA[Italie]]></category>
		<category><![CDATA[patrimoine]]></category>
		<category><![CDATA[Tozeur]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=18544129</guid>

					<description><![CDATA[<p>Une équipe tuniso-italienne mène poursuivent les fouilles commencées en 2017 dans le site archéologique de Castilia à Tozeur. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/30/valorisation-du-site-archeologique-de-castilia-a-tozeur/">Valorisation du site archéologique de Castilia à Tozeur</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Une équipe pluridisciplinaire tuniso-italienne mène actuellement une mission de terrain afin de poursuivre les fouilles commencées en 2017 et d’entreprendre de nouvelles analyses scientifiques dans le site archéologique de Castilia à Tozeur, dans le sud-ouest de la Tunisie.</em></strong></p>



<span id="more-18544129"></span>



<p class="wp-block-paragraph">La coopération scientifique et culturelle entre la Tunisie et l’Italie en matière de protection du patrimoine archéologique se poursuit avec ce projet, lancé dans le cadre d’une collaboration entre l’Institut national du patrimoine (INP) et l’Université de Rome Tor Vergata, qui vise à renforcer la recherche archéologique et à promouvoir la valorisation durable du site.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les investigations archéologiques se concentrent notamment sur un imposant bâtiment rectangulaire situé à proximité d’une église, divisé en plusieurs pièces disposées autour d’une cour centrale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les premiers résultats confirment une stratification complexe, avec différentes phases d’occupation s&rsquo;étendant du V<sup>e</sup> au VII<sup>e</sup> siècle après J.-C., et probablement au-delà, offrant de nouveaux éléments pour l’étude de l’Antiquité tardive dans la région.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En parallèle, une équipe de géologues de l’Université de Carthage (Faculté des Sciences de Bizerte) a entrepris l’analyse des matériaux de construction – pierre, mortier et pisé – afin de comprendre les techniques de construction employées et la dynamique d’approvisionnement en ressources locales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un autre axe de recherche concerne l’archéologie architecturale, avec une documentation systématique des édifices religieux, appuyée par des relevés laser de haute précision d’un bâtiment remarquable par son excellent état de conservation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une grande attention est également portée à l’étude des objets mobiliers, explique l’INP dans un communiqué. En particulier, les matériaux céramiques découverts font l’objet d’analyses spécialisées visant à établir une typo-chronologie d’un contexte encore peu documenté dans la littérature scientifique, contribuant ainsi à combler les lacunes de nos connaissances sur la production locale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’approche interdisciplinaire du projet s’étend également à l’analyse paléo-environnementale. L’étude des restes botaniques issus des couches de fouilles permettra de reconstituer les habitudes alimentaires et les conditions de vie des communautés locales durant l’Antiquité tardive, offrant une vision plus large du contexte socio-économique de l’époque.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de sa dimension scientifique, le projet vise à promouvoir le développement durable du site, grâce à la participation active des acteurs locaux. Dans cette optique, et avec la contribution de chercheurs de l’École nationale d’architecture et d’urbanisme (Enau), des rencontres ont déjà été organisées avec les autorités régionales et les organisations de la société civile afin de définir une vision partagée et participative du développement du site.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette initiative s’inscrit dans un cadre plus large de coopération tuniso-italienne dans le secteur culturel, considéré comme un levier stratégique pour le développement territorial et la promotion d’un tourisme durable dans les régions intérieures de la Tunisie, qui ne manquent pas d’attractions culturelles et autres.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong> I. B.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/30/valorisation-du-site-archeologique-de-castilia-a-tozeur/">Valorisation du site archéologique de Castilia à Tozeur</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/30/valorisation-du-site-archeologique-de-castilia-a-tozeur/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
