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	<title>Archives des Perspectives Tunisiennes - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Perspectives Tunisiennes - Kapitalis</title>
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		<title>Rencontre à Paris &#124; Le retour de Gilbert Naccache   </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/16/rencontre-a-paris-le-retour-de-gilbert-naccache/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 16 Apr 2025 05:29:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Z]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Activiste politique et écrivain, Gilbert Naccache restera longtemps un symbole du combat pour les libertés et les droits en Tunisie et au Maghreb.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/16/rencontre-a-paris-le-retour-de-gilbert-naccache/">Rencontre à Paris | Le retour de Gilbert Naccache   </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Gilbert Naccache nous a quittés en décembre 2020, mais plus de quatre ans après, il est à nouveau présent à travers deux ouvrages puissants qui prolongent son engagement et sa mémoire : ‘‘Le seigneur des rats’’ et</em></strong><em> ‘<strong>‘Réflexions d’un promeneur solitaire’’, publiés à titre posthume.</strong></em></p>



<span id="more-16194629"></span>



<p><em>‘</em>Né le&nbsp;15 janvier 1939&nbsp;à&nbsp;Tunis&nbsp;au sein d’une famille juive tunisienne et mort le&nbsp;26 décembre 2020&nbsp;à&nbsp;Paris, Gilbert Naccache est un&nbsp;écrivain&nbsp;et militant de gauche&nbsp;tunisien. Ingénieur agronome de formation, il travaille au ministère de l’Agriculture entre 1962 et 1967.&nbsp;Expulsé du Parti communiste tunisien&nbsp;en 1959&nbsp;pour ses tendances trotskystes,&nbsp;au milieu des&nbsp;années 1960, il rejoint le mouvement d’extrême-gauche&nbsp;clandestin&nbsp;Perspectives tunisiennes&nbsp;et devient l’un de ses principaux dirigeants.</p>



<p>Opposant au régime du président Habib Bourguiba, il est arrêté en 1968, torturé puis jugé par la Cour de sûreté de l’État et condamné à 16 ans de prison. Incarcérations, grèves de la faim, grâce présidentielle, assignations à résidence, puis nouvelles détentions et nouvelles condamnations à la prison, il bénéficiera d’une libération conditionnelle en 1979 et ne retrouve la totalité de ses droits qu’après la révolution de 2011. Il restera longtemps un symbole du combat pour les libertés et les droits en Tunisie et au Maghreb.</p>



<p><em>‘Le seigneur des rats’’</em> est une BD signée <em>Z</em>, adaptée de la nouvelle écrite par le militant de gauche en prison en 1976. Tout commence avec un carnet mystérieux trouvé sur une plage, un professeur d’histoire intrigué, un chat nommé Nénuphar… et une inquiétante armée de rats. Avant son départ, Gilbert Naccache avait confié à <em>Z</em> le soin d’adapter cette fable sombre et lucide, une histoire qui résonne aujourd’hui encore avec force face aux dérives autoritaires contemporaines.</p>



<p>L’ouvrage est édité en France chez Alifbata et en Tunisie chez Nirvana.</p>



<p><em>‘‘Réflexions d’un promeneur solitaire’’</em> est un recueil de textes choisis par Gilbert lui-même parmi ses publications sur les réseaux sociaux entre 2011 et 2016.</p>



<p>Inachevé par Gilbert, cet ouvrage précieux témoigne de la profondeur et de l’engagement toujours vivant de sa pensée. Thameur Mekki souligne dans la préface : <em>«Jamais sur un ton testamentaire, rarement sur une note martiale, mais toujours fin observateur… Vraiment, tout y passe !»</em></p>



<p>L’ouvrage est édité en Tunisie par Nirvana.</p>



<p>Une rencontre autour de ces deux livres aura lieu jeudi 17 avril à 19h&nbsp;au&nbsp;CICP au 21 ter rue Voltaire, 75011 Paris, avec la participation de&nbsp;Sarra Grira, Hatem Nafti&nbsp;et&nbsp;<em>Z</em>. Slim Naccache lira des extraits de l’ouvrage. &nbsp;</p>



<p>La BD <em>‘‘Le seigneur des rats’’</em> sera disponible à la vente sur place, avec une séance de dédicace spéciale de&nbsp;<em>Z</em>.</p>



<p>L’événement est organisé par l’Association Gilbert Naccache, avec le soutien du Centre pour le respect des mibertés et des droits de l’homme en Tunisie (CRLDHT).&nbsp;</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B. </strong></p>
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		<title>Le Rio &#124; Rencontre d’hommage à l’écrivain Gilbert Naccache</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/18/le-rio-rencontre-dhommage-a-lecrivain-gilbert-naccache/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Mar 2025 06:56:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Alifbata]]></category>
		<category><![CDATA[Gilbert Naccache]]></category>
		<category><![CDATA[Nirvana]]></category>
		<category><![CDATA[Perspectives Tunisiennes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Rencontre à la salle Le Rio, à Tunis, pour célébrer l’héritage littéraire et militant de Gilbert Naccache.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le 20 mars à 21h30, Nirvana Éditions et l’Association Gilbert Naccache organisent une rencontre à la salle Le Rio, à Tunis, pour présenter deux ouvrages célébrant l’héritage littéraire et militant de l’écrivain disparu.</em></strong></p>



<span id="more-15922148"></span>



<p>Deux ouvrages de l’écrivain récemment publiés à Tunis par Nirvana Éditions seront présentés à cette occasion&nbsp;: <em>‘‘Réflexions d’un promeneur solitaire’’</em>, un recueil de pensées et d’écrits inédits, et <em>‘‘Le Seigneur des rats’’</em>, bande dessinée de Z Flamant Rose, adaptée d’une nouvelle écrite en 1975 par l’écrivain.</p>



<p>Ce dernier ouvrage paraît à Tunis chez Nirvana et en France chez Alifbata. Sa sortie en librairie est prévue le 18 mars en Tunisie et le 28 mars en France, Belgique et Suisse.</p>



<p>Né Joseph Gilbert Naccache le&nbsp;15 janvier 1939&nbsp;à&nbsp;Tunis&nbsp;et mort le&nbsp;26 décembre 2020&nbsp;à&nbsp;Paris, l’écrivain&nbsp;est connu aussi comme militant de gauche&nbsp;tunisien.</p>



<p>Ingénieur agronome de formation, il était membre du mouvement d’extrême gauche&nbsp;clandestin&nbsp;Perspectives tunisiennes&nbsp;et l&rsquo;un de ses principaux dirigeants. Arrêté le&nbsp;22 mars 1968, il est torturé puis jugé par la&nbsp;Cour de sûreté de l’État&nbsp;et condamné le&nbsp;22 septembre&nbsp;à seize ans de prison. Libéré le&nbsp;20 mars 1970&nbsp;au bénéfice d’une grâce présidentielle,</p>



<p>Durant sa peine de prison, il rédige son autobiographie sur des emballages de cigarettes de la marque Cristal ; l’ouvrage baptisé <em>‘‘Cristal’’</em> est publié en 1982. Il publiera de son vivant <em>‘‘Le ciel est par-dessus le toit : nouvelles, contes et poèmes de prison et d’ailleurs’’ (</em>2005), <em>‘‘Qu&rsquo;as-tu fait de ta jeunesse ? Itinéraire d&rsquo;un opposant au régime de Bourguiba (1954-1979).Suivi de Récits de prison’’ (</em>2009), <em>‘‘Vers la démocratie ?’’</em> (2011), <em>‘‘Le Manchot et autres nouvelles’’</em> (2013), <em>‘‘Comprendre m’a toujours paru essentiel : entretiens avec Mohamed Chagraoui’’ </em>(2015), <em>‘‘Il pleut des avions’’</em> (2016) et<em> ‘‘Patchwork : textes politiques et théoriques écrits entre 1978 et 2018’’ </em>(2019). </p>



<p></p>
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		<title>In memoriam : Abdelaziz Benaziza et la «bande des quatre»</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/08/in-memoriam-abdelaziz-benaziza-et-la-bande-des-quatre/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 08 Feb 2025 10:56:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Hommage à Abdelaziz Benaziza, enseignant universitaire et militant de gauche tunisien. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Triste journée, très éprouvante. Debout à trois heures du matin pour le faire conduire à quatre heures du matin à l’aéroport par notre ami chinois Ham San dans l’espoir d’arriver à temps pour le voir. Je n’ai pas réussi à arriver temps et revoir mon frère, mon camarade et mon ami Abdelaziz Benaziza. Hélas ! Sur la route entre Tunis et Mraysa, près de Soliman, j’ai appelé son frère, notre ami et collègue Hmaied Benaziza, pour lui annoncer mon arrivée. Il m’a dit qu’Aziz venait juste de partir.</em>.. </strong></p>



<p><strong>Cherif Ferjani</strong></p>



<span id="more-15447219"></span>



<p>Nous nous connaissons depuis le 1<sup>er</sup> octobre 1963, lorsque nous nous sommes trouvés inscrits, avec d’autres amis, dont Amar Djelassi et Naceur Oueslati, en 1<sup>ère</sup> année B1 du lycée de Kairouan, partageant la même classe, la même étude, la même chambrée dans l’aile de la Mosquée du Barbier réservée auparavant à l’accueil des élèves zitouniens, avant de devenir provisoirement une annexe de l’internat du lycée pour ceux qui n’ont pas encore trouvé une place à l’internat du lycée. Nous y sommes restés quelques semaines avant de nous retrouver à la caserne, l’actuelle Kasbah transformée en un complexe touristique avec un hôtel de luxe, et plus proche du centre ville et du lycée.</p>



<p>A la fin du premier trimestre, au vu de nos brillants résultats, nous avons réussi à intégrer l’internat du lycée et y rester jusqu’au premier trimestre de la terminale, en 1968-1969.</p>



<h2 class="wp-block-heading">A la découverte du maoïsme</h2>



<p>Depuis 1963, que d&rsquo;expériences partagées au lycée de Kairouan où nous formions, avec Ammar Djelassi, feu Ali Lajnef, lui et moi, <em>«la bande des quatre»</em> ou les <em>«trois mousquetaires»</em> qui était quatre : Aziz était le plus jeune de nous quatre, le plus sportif et le plus politisé, grâce à une tradition familiale doublée d’une curiosité politique qui l’a ouvert très, tôt, bien avant nous, à la découverte du maoïsme et de la propagande de la littérature chinoise qu’il nous amenait grâce à sa fréquentation, pendant les vacances scolaires, de l’ambassade de Chine à Tunis.</p>



<p>C’est grâce à lui, qui avait plus d’argent de poche que moi qui n’en avait pas du tout, que j’ai découvert le cinéma. Son sens de la solidarité était sans pareil. Il partageait son argent de poche avec ses amis qui, comme moi, n’en avaient pas.</p>



<p>Quand j’étais renvoyé du lycée de Kairouan en 1968, par solidarité avec moi, il s’est auto-exclu pour rentrer à Brij Takelsa où on l’a inhumé, afin d’y préparer les bacs français et tunisien en candidat libre. Cette première séparation a renforcé les liens entre les membres de la <em>«bande des quatre»</em>.</p>



<p>Dès l’obtention du bac, Aziz est parti s’inscrire en sciences économiques à l’université de Lyon. C’est grâce à lui que je suis arrivé en octobre 1970 dans cette ville devenue la mienne jusqu’à aujourd’hui après l’avoir quitté pendant près de 10 ans. Il ne savait pas que j’allais l’y rejoindre.</p>



<p>Quand j’ai frappé à la porte de sa chambre à 6 heures du matin après avoir trouvé son adresse par un heureux et mystérieux hasard, il a dit, avant d’ouvrir là porte, à son colocataire, notre ami Salah Dalhoumi, et&nbsp; aux autres personnes qu’ils hébergeaient clandestinement : <em>«Ça c’est Chérif !»</em> Il ouvre la porte et leur dit : <em>«Vous voyez que c’est lui !»</em> Il m&rsquo;a hébergé le temps que je trouve une chambre après une inscription en philosophie, alors que je devais partir à Moscou suivre des études de médecine.</p>



<p>Il m’a aidé à trouver un travail là où il travaillait lui même : au restaurant universitaire autogéré de l’AGEL (Association générale des étudiants lyonnais) et à l’amicale algérienne qui nous payait pour donner des cours d’arabe aux enfants algériens et aux employés du consulat d’Algérie à Lyon.</p>



<p>Il m’a également aidé à intégrer le Comité populaire de la Croix Rousse où il avait des amis, et m’a invité aux réunions d’<em>Echarara</em> – un groupe marxiste léniniste dissident de la section montpelliéraine du Geast(Perspectives de Tunisiennes) – dont il est devenu le pilier et auquel il est resté fidèle jusqu’à son départ en Algérie comme enseignant, avec son ami chinois Tchap Ham San. Celui-ci avait candidaté à un emploi à l’université d’Annaba après l’obtention du doctorat en sciences économiques. Aziz l’a accompagné à la demande de Hong My, compagne de Ham San, pour l’aider à s’installer.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Abdelaziz-Benaziza-Cherif-Ferjani-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-15447232" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Abdelaziz-Benaziza-Cherif-Ferjani-1024x768.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Abdelaziz-Benaziza-Cherif-Ferjani-300x225.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Abdelaziz-Benaziza-Cherif-Ferjani-768x576.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Abdelaziz-Benaziza-Cherif-Ferjani-580x435.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Abdelaziz-Benaziza-Cherif-Ferjani-860x645.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Abdelaziz-Benaziza-Cherif-Ferjani.jpg 1080w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Abdelaziz Benaziza et Cherif Ferjani.</figcaption></figure></div>


<p>L’université algérienne manquant d’enseignants, et ayant appris, par Ham San, que son ami Aziz avait lui aussi un doctorat de sciences économiques, l’a recruté sans qu’il ait eu à faire les démarches effectuées par Ham San un an auparavant.</p>



<p>C’est là qu’il connut Adra, la mère de ses enfants Imed et Nora et la compagne de sa vie que la mort vient de l’en séparer.</p>



<p>Avant son expérience algérienne, nos chemins se sont séparés après une aventure qui nous a conduits à entreprendre un voyage en auto-stop pour rejoindre la guérilla à Dhofar, à Oman. Bien que maoïstes, nous partagions la même sympathie pour l’expérience cubaine dirigée par Fidel Castro et surtout pour Che Guevara. Cette sympathie était inspirée, entre autres, par notre amitié avec un étudiant bolivien, Carlos Munoz, membre d’un réseau de jeunes latino-américains guévaristes étudiant en France. Je raconte cette aventure qui, heureusement pour nous, a tourné court, dans mon livre <em>‘‘Prison et liberté’’</em>.</p>



<p>De retour à Lyon après cette aventure, je me suis rapproché de Hmaied Ben Ayada venu à Lyon créer une section de Perspectives Tunisiennes, tout comme son petit frère Hmaied Benaziza, arrivé en 1973-1974. Lui, il a réintégré <em>Echarara</em>. Les&nbsp; divergences à l’origine de cette distanciation n’ont affecté en rien notre amitié. C&rsquo;est, entre autres, grâce à son soutien que je suis rentré clandestinement en Tunisie en 1974.</p>



<p>La veille de mon départ, il m’a donné le peu d’argent tunisien qui lui restait de ses dernières vacances en Tunisie et l’adresse de son frère Ali à Kairouan, pour le cas où j’aurais besoin de son aide.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des liens plus forts que les divergences politiques</h2>



<p>Avant mon attestation en 1975, il m’a trouvé une cachette au port de Mraysa; je n’ai pas pu en profiter car je fus arrêté la veille du jour où je devais m’y installer, le 20 mars 1975.</p>



<p>Pendant les années où j&rsquo;étais en prison, il était enseignant à l’université d’Annaba et continuait à apporter son soutien à ma famille et à ma compagne Claudette, tout comme le faisaient Ali Lajnef et Ammar Djelassi qui étaient proches, ou membres, du Parti communiste.</p>



<p>Les liens entre les membres de la <em>«bande des quatre»</em> étaient plus forts que les divergences politiques et idéologiques.</p>



<p>Dès ma sortie de prison en 1980, et après son entrée d’Algérie, la bande des trois mousquetaires s’est reconstituée sur les mêmes bases transcendant les clivages politiques. Ammar Djelassi qui m’a écrit aujourd’hui pour me dire sa tristesse de voir Aziz partir quelques années après le départ d’Ali Lajnef, dont le mystère n’a toujours pas été élucidé. Je lui répondis que seule la mort a eu raison des relations entre les trois mousquetaires dont nous sommes, lui et moi, les seuls rescapés&#8230; Jusqu’à quand ? Qui de nous deux va fausser compagnie à l’autre?</p>



<p>Quoi qu’il en&nbsp; soit, le souvenir d’Aziz, comme celui d’Ali, continuera à nous souder, avec d’autres amis de cette époque – Hmaied Benaziza, Habib Tabessi, Naceur Oueslati, Béchir Hamrouni, Abdessattar Zairi, Salah Dalhoumi, Ahmed Karaoud&#8230; et celles et ceux qui en ont partagé un bout de notre parcours.</p>



<p>Comme dirait l’autre, le souvenir des vivants est plus fort que la mort; mais cela dépend de ce qu’en font les vivants et de leur capacité à le transmettre comme Aziz a su le faire&#8230; Les morts ont fait leur devoir; aux survivants de faire le leur.</p>



<p>Nous avons en Adra, Imed et Nora, comme en Chérifa Lajnef et ses enfants, Chérif et Dorra, des héritiers sur lesquels nous porterons l’affection que nous avions pour Aziz et Ali. La vie continue.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/08/in-memoriam-abdelaziz-benaziza-et-la-bande-des-quatre/">In memoriam : Abdelaziz Benaziza et la «bande des quatre»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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