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	<title>Archives des politiques publiques - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des politiques publiques - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Tunisie &#124; Inégalité territoriale face aux aléas climatiques</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Feb 2026 07:36:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Gafsa]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il faut adapter les politiques publiques aux besoins des populations les plus exposées aux aléas climatiques et environnementaux.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/17/tunisie-inegalite-territoriale-face-aux-aleas-climatiques/">Tunisie | Inégalité territoriale face aux aléas climatiques</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>En Tunisie comme partout ailleurs, les élus des régions sujettes à des désagréments climatiques doivent assimiler le fait que, les populations qui en sont les plus touchées ne demandent ni privilège ni exception arbitraire. Elles demandent l’application rigoureuse du droit, de l’équité et de la responsabilité publique face à des contraintes objectives, mesurables et durables. Refuser d’adapter les politiques publiques à ces réalités revient à institutionnaliser une inégalité territoriale, à normaliser la précarité énergétique et à accepter que certaines vies soient plus exposées que d’autres aux risques climatiques, environnementaux et sanitaires.</em></strong> <em>(Ph. Les oasis du sud tunisien manquent de plus en plus d&rsquo;eau). </em></p>



<p><strong><em>Dr Monem El Achkham </em>*</strong></p>



<span id="more-18370154"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="352" height="508" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/06/Monem-Lachkam.jpg" alt="" class="wp-image-16795908" style="width:200px" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/06/Monem-Lachkam.jpg 352w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/06/Monem-Lachkam-208x300.jpg 208w" sizes="(max-width: 352px) 100vw, 352px" /></figure>
</div>


<p>Je vis dans une région de Tunisie où l’été dure neuf mois, où l’on en a assez du soleil, où l’on en vient à vénérer ce que l’on appelle communément <em>«le temps de chien»</em>. Dans ma région, l’injustice structurelle et séculaire est admise comme un ordre établi. Ce qui fait le plus mal, c’est que ceux-là mêmes qui se présentent comme les redresseurs de torts nous laminent en élaborant slogan sur slogan, en méconnaissance totale de ce que la nature nous impose et qu’ils perpétuent par ignorance, par compassion stérile, mais surtout par pur opportunisme politique.</p>



<p>Dans ma région, la nature est cruelle, et tous les pouvoirs qui s’y sont succédé l’ont été encore plus. Pour adoucir, un tant soit peu le climat, trois solutions s’offrent à nous : un peu de verdure, moins de pollution et… la climatisation. Or, malgré cette réalité objectivement mesurable, ces territoires sont soumis à des politiques publiques uniformes, conçues sans prise en compte suffisante des différences climatiques, environnementales et industrielles. Cette uniformité de traitement produit, de facto, une rupture manifeste du principe d’égalité entre citoyens placés dans des situations fondamentalement dissemblables.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pour la verdure, il faut repasser</h2>



<p>Concernant la verdure, il va falloir repasser. Dans mes souvenirs d’enfance — et il existe d’ailleurs une iconographie abondante pour les étayer — les oasis, les espaces verts et les pièces aquatiques ne faisaient pas défaut, et il y faisait très bon vivre.</p>



<p><em>«Réchauffement climatique»</em>, me direz-vous. Oui, mais pas seulement. Les difficultés actuelles ne peuvent être imputées exclusivement au changement climatique global. Elles résultent également de choix économiques et industriels opérés sur plusieurs décennies, notamment dans la gestion des ressources hydriques et l’implantation d’activités fortement consommatrices d’eau et génératrices de pollution.</p>



<p>Le joyau historique de notre ville, Gafsa, ce furent les piscines romaines. Elles ont été sacrifiées, sans le moindre état d’âme, sur l’autel du développement industriel. Ces piscines, vieilles de vingt siècles, étaient alimentées par des sources intarissables en circuit ouvert, qui irriguaient les oasis et abreuvaient de multiples pièces d’eau. Le besoin accru en eau des laveries de phosphate, conjugué à un usage irrationnel de cette ressource, a ravagé nos oasis, asséché nos plans d’eau et a fini par avoir raison de nos piscines romaines.</p>



<p>Face au tarissement assassin des sources et à l’assèchement choquant des dites piscines, une étude fut menée pour tenter d’y remédier. Elle conclut à deux options aussi foireuses l’une que l’autre. La première consistait à installer un système de clapets permettant un hypothétique remplissage lorsque l’eau remonterait, tout en empêchant la vidange en cas de flux insuffisant. La seconde proposait d’enlever la roche naturelle et le sable qui donnaient à l’eau sa merveilleuse couleur azur, pour couler une hideuse dalle de béton et remplir, à l’occasion, ce qui deviendrait un vulgaire bassin.</p>



<p>Vous l’aurez compris : c’est la deuxième option qui fut adoptée, jugée bien entendu moins chère et vécue comme une insulte aux autochtones et à l’esthétique universelle.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les pollueurs imposent leur loi</h2>



<p>Pour ceux qui peinent à admettre que l’industrie du phosphate soit l’unique responsable de ce désastre écologique, climatique et agricole, j’en veux pour preuve l’apparition, chez nous, d’un lac naturel peuplé de poissons d’eau douce, né de nulle part après deux années de grève dans les laveries du bassin minier.</p>



<p>En Algérie, notre voisin direct, on développe en plein désert l’une des agricultures les plus prédatrices en eau — et je ne dis pas que c’est bien — notamment le maraîchage, en puisant dans la même nappe que nous préservons pieusement dans nos sous-sols. Ici, on aurait pu utiliser cette ressource pour sauver les oasis, développer l’agriculture et réanimer les espaces verts. Mais au lieu de cela, on nous enjoint de rationner l’eau sous 47 °C à l’ombre.</p>



<p>La pollution, vous l’aurez compris, il est fortement déconseillé d’en parler. Quand la menace immédiate sur la vie d’enfants n’a pas suffi à dissuader le pollueur, pourquoi voudrait-on évoquer le phosphogypse, la fluorose, les risques de cancer ou de stérilité ? Après tout, cela ne tue qu’à moyen ou long terme. Le voile de soufre qui survole la ville en été, visible à l’horizon dès l’aube et perceptible à l’odorat dès que la circulation se calme, constitue une démonstration tangible — s’il en fallait une — de ce que peut être un effet de serre. Allons-nous nous plaindre ? La vie de gosses est menacée, je vous dis, et la machine à sous, elle, ne s’est jamais arrêtée.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Sacro-sainte climatisation</h2>



<p>Nous disions donc que pour les espaces verts, on a préféré économiser l’eau pour l’industrie et pour que nos voisins puissent irriguer tranquillement le désert ; que la pollution est taboue et qu’il est donc fortement déconseillé d’en parler. Il ne nous reste plus que la climatisation.</p>



<p>La climatisation, oui, cette sacro-sainte clim. En ce qui me concerne, j’ai du mal à concevoir ne pas pouvoir croiser un jour son inventeur, Willis Haviland Carrier, dans les allées du paradis, vous l’aurez compris, j’ai bien la ferme intention d’y être.</p>



<p>La clim sous nos cieux, c’est vital et primordial, vous l’avez donc compris ce n’est ni du luxe ni même un souhaitable confort. Mais même là-dessus, nous sommes lourdement lésés. Je peux affirmer sans prendre énormément de risque que, concernant la consommation d’électricité dans ma région, nous sommes contraints d’atteindre au moins le double de la moyenne nationale, eu égard à l’usage assez assidu selon les bourses, de la clim de mai à novembre. La chaleur ambiante impose plusieurs heures quotidiennes de conditionnement de l’air.</p>



<p>Pour un bien-être artificiel à peine comparable à celui du reste du pays, nous dépensons des sommes considérables, avec les mêmes salaires et le même pouvoir d’achat. Cela devient une véritable ligne — ou plutôt un trou — budgétaire. Est-ce juste ? Sincèrement, je ne le pense pas.</p>



<p>Quand on connaît les difficultés à survivre dans ce type de région — dépenses de santé accrues à cause de la pollution, dépenses énergétiques supplémentaires dues à une chaleur qui ne relève pas uniquement du réchauffement climatique — est-il acceptable d’être subventionné en électricité à l’identique de villes côtières ?</p>



<p>Il ne serait même pas démesuré d’envisager l’instauration d’une trêve estivale sous nos latitudes, équivalente à la trêve hivernale en Europe. Car oui, on meurt de chaleur et de déshydratation quand on n’a pas les moyens de s’offrir l’air conditionné dans ma région. Et l’injustice ne s’arrête pas là, en été, la capacité de la Steg ne suffit jamais à satisfaire la demande : la baisse de tension, surtout à partir de midi, est telle que les climatiseurs tournent sans rafraîchir. On paie, et on n’en a même pas pour son argent.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une inégalité territoriale</h2>



<p>J’ai parfois l’impression que, pour tous ceux qui ont été au pouvoir — je n’exclus personne — les habitants de ces régions productrices de richesses seraient nés avec une cuirasse les rendant insensibles aux éléments, comme s’ils avaient des instincts atténués, voire une apathie congénitale. À moins que nos dirigeants n’adhèrent à la vision d’Aristote, selon laquelle les esclaves seraient de nature servile tandis que les hommes libres ont une nature libre et que leurs places dans la société ne seraient alors qu’un reflet de leur nature intime. C’est dans les gènes, en somme. Nous ne serions pas faits pareil quoi ! Notre résilience, notre prétendue imperméabilité aux agressions climatiques et chimiques, serait à l’origine de ce que l’on pourrait appeler l’idiosyncrasie gafsienne.</p>



<p>J’incite donc les élus des régions sujettes à de tels désagréments à assimiler le fait que, les populations concernées, ne demandent ni privilège ni exception arbitraire. Elles demandent l’application rigoureuse du droit, de l’équité et de la responsabilité publique face à des contraintes objectives, mesurables et durables. Refuser d’adapter les politiques publiques à ces réalités revient à institutionnaliser une inégalité territoriale, à normaliser la précarité énergétique et à accepter que certaines vies soient plus exposées que d’autres aux risques climatiques, environnementaux et sanitaires. Le principe de solidarité nationale envers les territoires supportant une charge disproportionnée de pollution, de dégradation écologique et climatique au nom de l’intérêt général trouve ici tout son sens.</p>



<p>Nos élus devraient donc appeler à une évolution normative, politique et juridique fondée sur la justice, la raison et la responsabilité.</p>



<p><em>* Chirurgien à Gafsa.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ssCxP1Q4l3"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/23/en-finir-avec-les-navets-economiques-dun-pays-schizophrene/">En finir avec les navets économiques d’un pays schizophrène</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« En finir avec les navets économiques d’un pays schizophrène » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/23/en-finir-avec-les-navets-economiques-dun-pays-schizophrene/embed/#?secret=fU0XzuOGn0#?secret=ssCxP1Q4l3" data-secret="ssCxP1Q4l3" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<item>
		<title>Tunisie │ Echec des politiques publiques en matière de gestion des eaux</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/01/tunisie-%e2%94%82-echec-des-politiques-publiques-en-matiere-de-gestion-des-eaux/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 01 Jun 2025 09:28:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Agriculture]]></category>
		<category><![CDATA[changement climatique]]></category>
		<category><![CDATA[Code des Eaux]]></category>
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		<category><![CDATA[ressources hydriques]]></category>
		<category><![CDATA[Sonede]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un expert plaidé pour la révision de la politique industrielle en prenant en compte le niveau des ressources hydriques dans le pays,</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/01/tunisie-%e2%94%82-echec-des-politiques-publiques-en-matiere-de-gestion-des-eaux/">Tunisie │ Echec des politiques publiques en matière de gestion des eaux</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’expert en développement et en gestion des ressources hydriques, Hussein Rehili a déploré «l’échec» des politiques publiques en matière de gestion des eaux, estimant que «ces politiques ont déjà montré leurs limites au fil des ans». Dans un entretien accordé à l’agence Tap, l’expert a estimé que ces politiques ont été dictées par l’ouverture économique de la Tunisie, qualifiant ces choix de «très conservateurs».</em></strong></p>



<span id="more-16670083"></span>



<p><em>«Les choix d’ouverture économique ont changé la donne depuis les années 70. En effet, ces politiques sont devenues orientées vers une agriculture et une industrie plus consommatrices d’eau et tournées vers l’exportation»</em>, a-t-il expliqué. <em>«A ce jour, la formulation de ces politiques demeure exclusivement confiée à l’administration, excluant ainsi les autres acteurs, ce qui a entraîné leur échec»</em>, a-t-il ajouté.</p>



<p>Rehili a, également, pointé de doigt l’échec des politiques publiques dans le secteur agricole, notamment, à l’heure des changements climatiques qui ont exacerbé la crise de l’eau fustigeant le retard de 69 ans enregistré dans le domaine du recensement agricole et la méconnaissance de l’Etat de tout ce qui concerne les exploitations agricoles outre le manque de rigueur et de contrôle concernant la mise en œuvre de la carte agricole.</p>



<p>Selon lui, les politiques de l’eau dans les zones rurales n’ont pas évolué étant donné que le Société nationale d’exploitation et de distribution des eaux (Sonede) n’intervient que dans les grandes agglomérations rurales.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Stress hydrique et changement climatique</h2>



<p>Les politiques économiques publiques ne sont pas en phase avec les dernières évolutions et ne prennent pas en considération la rareté des ressources hydrauliques dans le pays, a-t-il indiqué, rappelant que le dernier programme relatif au secteur de l’eau mis en place par l’Etat est la stratégie décennale de mobilisation des ressources en eau (1990-2000). Laquelle stratégie se limite à la mobilisation des ressources en eau conventionnelles et ne prend pas compte les questions relatives au stress hydrique et aux changements climatiques.</p>



<p>Il a ajouté que l’exploitation des ressources en eau a plus que doublé durant les trois dernières décennies en l’absence de politiques de rationalisation de l’utilisation de ces ressources.</p>



<p>L’expert a, à ce titre, appelé à instaurer une culture de consommation responsable et citoyenne des ressources en eau, à intégrer la gestion durable de l’eau dans les programmes éducatifs, à inscrire le code des eaux parmi les textes de loi enseignés aux facultés de droit et à engager une réflexion collective et participative sur les questions liées à l’eau.</p>



<p>Il a plaidé pour l’élaboration d’une vision claire <em>«Tunisie à l’horizon 2040-2050»</em> dans l’objectif de reverdir la Tunisie, favoriser la souveraineté alimentaire, garantir le bon usage des ressources et réduire le recours à l’endettement.</p>



<p>Il est important, toujours selon lui, de procéder à une évaluation des choix économiques et des politiques publiques relatives à l’eau durant les 60 dernières années, loin de <em>«la logique des réalisations et de falsification des vérités»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Rompre avec l’exportation virtuelle de l’eau</h2>



<p>Il a, en outre, mis l’accent sur l’impératif de fixer les priorités pour la période à venir, d’engager les investissements nécessaires pour mobiliser les ressources en eau d’une manière durable et améliorer leur qualité, de rompre avec l’exportation virtuelle de l’eau, ou du moins de choisir entre le fait de l’exporter en garantissant un niveau élevé de valeur ajoutée ou de le préserver dans une optique d’autosuffisance.</p>



<p>L’expert a aussi plaidé pour la révision de la politique industrielle et la composition du tissu industriel en prenant en compte le niveau des ressources hydriques dans le pays, en favorisant les industries à forte valeur ajoutée au lieu des industries polluantes et à faible valeur ajoutée.</p>



<p><strong><em>D&rsquo;après Tap.</em></strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="4SiB4tuFWn"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/01/expert-%e2%94%82-la-tunisie-gaspille-40-de-ses-ressources-en-eau/">Expert │ La Tunisie gaspille 40% de ses ressources en eau</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Expert │ La Tunisie gaspille 40% de ses ressources en eau » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/01/expert-%e2%94%82-la-tunisie-gaspille-40-de-ses-ressources-en-eau/embed/#?secret=rXJP4ROo9J#?secret=4SiB4tuFWn" data-secret="4SiB4tuFWn" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/01/tunisie-%e2%94%82-echec-des-politiques-publiques-en-matiere-de-gestion-des-eaux/">Tunisie │ Echec des politiques publiques en matière de gestion des eaux</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Peut-on faire de la Tunisie un hub régional de talents</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/15/peut-on-faire-de-la-tunisie-un-hub-regional-de-talents/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 15 Nov 2024 07:28:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[croissance économique]]></category>
		<category><![CDATA[investissement]]></category>
		<category><![CDATA[Luke Tay]]></category>
		<category><![CDATA[Namia Ayadi]]></category>
		<category><![CDATA[politiques publiques]]></category>
		<category><![CDATA[Singapour]]></category>
		<category><![CDATA[stabilité législative]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisia Investment Authority]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Débat à la TIA sur les moyens à mettre en œuvre pour faire de la Tunisie un hub régional de talents.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/15/peut-on-faire-de-la-tunisie-un-hub-regional-de-talents/">Peut-on faire de la Tunisie un hub régional de talents</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La Tunisia Investment Authority (TIA) a tenu mercredi 13 novembre 2024 sa 19<sup>e</sup> session du Conseil stratégique, présidée par Namia Ayadi. Le débat à porté sur les moyens à mettre en œuvre pour faire de la Tunisie un hub régional de talents.</em></strong></p>



<span id="more-14627311"></span>



<p>Lors de cette session, l’expert international Luke Tay a présenté le modèle économique de Singapore, mettant en avant les réformes efficientes qui ont transformé le pays en un hub incontournable pour l’investissement et le commerce.</p>



<p>Singapour s’appuie sur des priorités stratégiques : stabilité macroéconomique, développement des infrastructures modernes, formation continue des talents, et relations harmonieuses entre le gouvernement, les entreprises et les travailleurs.</p>



<p>Ses politiques visent à attirer les multinationales dans des secteurs prioritaires comme les TIC, l’industrie pharmaceutique et celle des semi-conducteurs, tout en renforçant l’innovation, la R&amp;D et la durabilité.</p>



<p>Les échanges ont souligné l’importance de s’inspirer du modèle économique de Singapour pour améliorer le cadre de l’investissement en Tunisie, en mettant l’accent sur la stabilité législative, les métiers d’avenir et l’attractivité pour les talents.</p>



<p>Des recommandations ont été formulées pour stimuler la croissance économique et dynamiser l’investissement et le commerce, en s’inspirant du modèle économique de Singapour tout en l’adaptant au contexte tunisien.</p>



<p>Ce modèle met l’humain au cœur des politiques publiques, avec un système d’éducation efficace, des services de santé développés et des investissements dans les métiers d’avenir pour les ressources humaines.</p>



<p>Il a également été recommandé d’assurer une stabilité législative tout en intégrant une certaine flexibilité dans l’évaluation des politiques publiques, afin de répondre aux mutations rapides de l’économie mondiale et de donner la priorité aux secteurs présentant des atouts et des avantages comparatifs.</p>



<p>Ce n’est qu’à ces conditions que la Tunisie pourra devenir réellement un hub régional de talents; ce qu’elle est loin d’être encore. &nbsp;</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/15/peut-on-faire-de-la-tunisie-un-hub-regional-de-talents/">Peut-on faire de la Tunisie un hub régional de talents</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie : la relance économique pour éviter la fracture sociale</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/06/30/tunisie-la-relance-economique-pour-eviter-la-fracture-sociale/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 30 Jun 2022 06:53:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[équilibres macro-économiques]]></category>
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		<category><![CDATA[politiques publiques]]></category>
		<category><![CDATA[subventions publiques]]></category>
		<category><![CDATA[transferts sociaux]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les politiques publiques doivent être au service des populations, mais tout en préservant les équilibres macro-économiques de l'Etat et en renforçant le rôle social des entreprises, </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/06/30/tunisie-la-relance-economique-pour-eviter-la-fracture-sociale/">Tunisie : la relance économique pour éviter la fracture sociale</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Dans notre quête d&rsquo;une relance économique salutaire, nous devons tous adhérer à un principe d’action simple&nbsp;: les politiques publiques doivent être au service des populations, mais tout en préservant les équilibres macro-économiques de l&rsquo;Etat et en renforçant le rôle social des entreprises, y compris (et surtout) les entreprises privées.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Amine Ben Gamra</strong> *</p>



<span id="more-1845298"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/04/Amine-Ben-Gamra-1.jpg" alt="" class="wp-image-387692"/></figure>
</div>


<p>L’invasion russe de l’Ukraine a exacerbé les conséquences économiques de la pandémie de Covid-19, une crise venant s’ajouter à une autre, ralentissant la croissance, poussant l’inflation à la hausse, baissant partout le pouvoir d&rsquo;achat et ravageant des vies humaines précarisées par la crise.</p>



<p>La hausse des prix des denrées alimentaires et de l’énergie pèse lourdement sur les budgets des ménages dans le monde entier. Le durcissement des conditions financières accentue les pressions sur les pays, les entreprises et les familles, déjà très endettés. Pays et entreprises repensent les chaînes d’approvisionnement mondiales dans un contexte de perturbations qui risquent d&rsquo;être durables.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des solutions concertées entre les entreprises, les travailleurs et l’État</h2>



<p>Il n’existe pas de remède miracle pour pallier les formes les plus destructrices de la fragmentation. Mais en travaillant avec toutes les parties prenantes sur les enjeux urgents qui nous touchent tous, nous pouvons commencer à mettre en place les prémices d&rsquo;une économie nationale plus forte, plus réactive et plus inclusive. Nous pouvons aussi aller un peu plus loin et plaider en faveur de discussions tripartites, voire de négociations, entre les entreprises, les travailleurs et l’État.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="zFeu4xeo4X"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/06/08/tunisie-la-reprise-economique-exige-un-climat-propice-a-linvestissement/">Tunisie : La reprise économique exige un climat propice à l&rsquo;investissement</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : La reprise économique exige un climat propice à l&rsquo;investissement » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/06/08/tunisie-la-reprise-economique-exige-un-climat-propice-a-linvestissement/embed/#?secret=LEjggbFwfl#?secret=zFeu4xeo4X" data-secret="zFeu4xeo4X" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Tant que les prix des matières premières restent élevés, les salaires réels et/ou les marges bénéficiaires doivent être plus faibles. L’État peut limiter la baisse du revenu réel des travailleurs par le biais de subventions publiques, de transferts sociaux et de réglementations des prix, financés par une combinaison d’impôts sur les plus aisés et de nettoyage de l&rsquo;énorme quantité d&rsquo;argent informel blanchi en Tunisie et dans son environnement régional. Ce secteur informel représente, en effet, près de 50% du PIB, privant ainsi le gouvernement de recettes fiscales indispensables au financement du budget de l&rsquo;Etat et le poussant dans les bras des bailleurs de fonds internationaux pour plus d&rsquo;endettement, sachant que le taux d&rsquo;endettement de la Tunisie a dépassé 100% du PIB, contre seulement 35% en 2010.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="9oPSTisHNP"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/09/16/pour-quand-la-reprise-economique-en-tunisie/">Pour quand la reprise économique en Tunisie ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Pour quand la reprise économique en Tunisie ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/09/16/pour-quand-la-reprise-economique-en-tunisie/embed/#?secret=SghIKjLZCV#?secret=9oPSTisHNP" data-secret="9oPSTisHNP" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Des questions urgentes qui transcendent les frontières</h2>



<p>Il est indéniable que nous avons tous trop tardé à agir alors que notre tissu économique présentait de graves fissures et s’affaiblissait au fil des ans. Mais si les pays parviennent à s’entendre sur ces questions urgentes qui transcendent les frontières et nous affectent tous à divers degrés, nous pouvons commencer à réduire la fragmentation et à renforcer la coopération. Il y a des raisons pour coopérer et pour espérer trouver des solutions négociées aux problèmes évoqués ci-dessus au double plan intérieur et extérieur, les deux étant interdépendants.</p>



<p>Dans notre quête d&rsquo;une relance économique salutaire, nous devons tous adhérer à un principe d’action simple&nbsp;: les politiques publiques doivent être au service des populations, mais tout en préservant les équilibres macro-économiques de l&rsquo;Etat et en renforçant le rôle social des entreprises, y compris (et surtout) les entreprises privées.</p>



<p>* <em>Expert comptable, commissaire aux comptes, membre de l&rsquo;Ordre des experts comptables de Tunisie.</em></p>
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		<title>La Tunisie face au creusement des disparités régionales</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 26 Jan 2022 09:29:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Agence française de développement]]></category>
		<category><![CDATA[développement régional]]></category>
		<category><![CDATA[disparités régionales]]></category>
		<category><![CDATA[internationalisation des entreprises]]></category>
		<category><![CDATA[politiques publiques]]></category>
		<category><![CDATA[Samir Saied]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le développement régional en Tunisie continue de marquer le pas, aggravant les disparités régionales et les mouvements sociaux. Ce constat a été fait depuis au moins une décennie, avec la révolution du 14 janvier 2011. Depuis, on ne cesse d&#8217;identifier les causes du blocage et de recommander des solutions, tout en montrant une incroyable incapacité...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/01/Samir-Saied-developpement-regional.jpg" alt="" class="wp-image-378431"/></figure></div>



<p><strong><em>Le développement régional en Tunisie continue de marquer le pas, aggravant les disparités régionales et les mouvements sociaux. Ce constat a été fait depuis au moins une décennie, avec la révolution du 14 janvier 2011. Depuis, on ne cesse d&rsquo;identifier les causes du blocage et de recommander des solutions, tout en montrant une incroyable incapacité de passer des paroles aux actes, à cause de l&rsquo;affaiblissement de l&rsquo;Etat et des carences du leadership politique.</em></strong></p>



<span id="more-378430"></span>



<p>Trois études sur les disparités économiques, la transition énergétique et l&rsquo;internationalisation des entreprises appellent la Tunisie à mettre en œuvre de nouvelles politiques publiques et des programmes concrets pour dynamiser l&rsquo;activité économique dans les régions de l&rsquo;intérieur. Elles l&rsquo;appellent également à davantage de soutien aux questions environnementales et à renforcer sa diplomatie économique.</p>



<p>Lors de la 3e réunion de la Commission de dialogue stratégique entre le ministère de l&rsquo;Économie et du Plan et l&rsquo;Agence française de développement (AFD), acteur majeur du développement économique en Tunisie, qui s&rsquo;est tenue mardi 25 janvier 2022, les participants ont passé en revue les recommandations présentées par les commissions spécialisées chargées du suivi des différents axes prioritaires déjà fixés dans ces études.</p>



<p>Il s&rsquo;agit des volets relatifs à la lutte contre les disparités économiques et sociales, notamment les niveaux de revenus et les territoires, l&rsquo;accompagnement de la transition énergétique et écologique et la stratégie d&rsquo;internationalisation des entreprises tunisiennes ciblant le marché africain.</p>



<p>Cette réunion s&rsquo;est tenue sous la présidence du ministre de l&rsquo;Economie et du Plan Samir Saïed avec la participation à distance du directeur du département Afrique du Nord de l&rsquo;AFD, Christian Yoka, ainsi que du directeur du bureau de Tunis de l&rsquo;agence, indique un communiqué du ministère de l&rsquo;Economie et de la Planification.</p>



<p>Les études ont été menées par le Centre de recherches économiques et sociales, l&rsquo;Institut tunisien de la compétitivité et des études quantitatives, le Conseil d&rsquo;analyse économique et un cabinet d&rsquo;études, avec l&rsquo;appui de l&rsquo;AFD.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong> (avec Tap).</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Covid-19 -Tunisie: Tensions entre mesures monétaires et mesures budgétaires ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2020/04/27/covid-19-tunisie-tensions-entre-mesures-monetaires-et-mesures-budgetaires/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Apr 2020 11:11:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Banque centrale de Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[confinement]]></category>
		<category><![CDATA[Covid-19]]></category>
		<category><![CDATA[Elyes Fakhkah]]></category>
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		<category><![CDATA[mesures budgétaires]]></category>
		<category><![CDATA[mesures monétaires]]></category>
		<category><![CDATA[Olivier Blanchard]]></category>
		<category><![CDATA[politiques publiques]]></category>
		<category><![CDATA[Rached Ghannouchi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dissonance? Incohérence? Louvoiement politique? Que de questions sans réponse au sujet des tensions entre les mesures budgétaires et les mesures monétaires visant à alléger les méfaits du confinement sur les opérateurs économiques ! Que dit l’évaluation des politiques publiques en Tunisie ? Par Dr Moktar Lamari * Les rares statistiques disponibles au sujet des mesures...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/04/27/covid-19-tunisie-tensions-entre-mesures-monetaires-et-mesures-budgetaires/">Covid-19 -Tunisie: Tensions entre mesures monétaires et mesures budgétaires ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/04/Palais-du-gouvernement-Kasbah.jpg" alt="" class="wp-image-296297"/><figcaption><em>Ministère des Finances et Palais du gouvernement à la Kasbah.  </em></figcaption></figure>



<p><strong><em>Dissonance? Incohérence? Louvoiement politique? Que de questions sans réponse au sujet des tensions entre les mesures budgétaires et les mesures monétaires visant à alléger les méfaits du confinement sur les opérateurs économiques ! Que dit l’évaluation des politiques publiques en Tunisie ?</em></strong></p>



<p>Par <strong>Dr Moktar Lamari</strong> *</p>



<span id="more-296290"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Moktar-Lamari.jpg" alt="" class="wp-image-246439" width="200"/></figure></div>



<p>Les rares statistiques disponibles au sujet des mesures annoncées par le ministère des Finances de Tunisie (MFT) et par la Banque centrale de Tunisie (BCT) révèlent diverses tensions et incohérences. Des tensions qui minent l’efficacité de ces mesures.</p>



<p>Peu pratiquée en Tunisie, l’évaluation des politiques publiques se distingue de l’audit, du contrôle administratif ou de la <em>«comptabilité de caisse»</em>, tant adulée par les experts comptables tunisiens.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Évaluer c’est mesurer l’efficacité et dévoiler l’imputabilité</h3>



<p>En démocratie, l’évaluation des politiques publiques questionne systématiquement, et sans tabous, la gouvernance des deniers publics, la performance des mesures et les résultats des programmes impliquant le bien-être collectif. De telles évaluations jugent la pertinence, la conception, l’implémentation, l’efficacité, l’efficience et ultimement les impacts des politiques publiques. Des évaluations qui éclairent la prise de décision, plutôt qu’à stigmatiser et/ou à sanctionner les décideurs.</p>



<p>En annonçant le confinement total et la mise à l’arrêt de l’économie, avec seulement 30% de la force de travail autorisée à travailler, le chef du gouvernement Elyes Fakhkah a annoncé des mesures budgétaires assorties de trois objectifs : i) aucune perte d’emploi, ii) aucune faillite d’entreprise et iii) aucun citoyen laissé pour compte.</p>



<p>Des objectifs utopiques et irréalistes quand on examine les mesures prises pour ce faire! Un écart entre fins et moyens.</p>



<p>Le gouvernement tunisien savait pourtant que la crise économique créée par la pandémie du Covid-19 est la pire de celles qui l’ont précédée, depuis le début du 20e siècle. Une crise opposant frontalement et simultanément un choc majeur de l’offre (production) avec un choc encore plus fort de la demande (consommation, exportation, etc.).</p>



<p>Elyes Fakhfakh, chef de l’exécutif, comme Rached Ghannouchi, chef du pouvoir législatif, déclarent une <em>«guerre totale»</em> contre le Covid-19! Mais, une telle métaphore vise juste à impressionner. Puisque pendant les guerres conventionnelles, les États mettent les moyens requis pour que l’économie continue de fonctionner, en redéployant ses ressources productives, parfois au profit de certains secteurs versus d’autres (armement, alimentation, etc.).</p>



<p>Pendant les guerres conventionnelles, il a y a des armistices des libérations… et des sacrifices partagés. Ce qui n’est pas le cas ici, le gouvernement continue ses dépenses ostentatoires, en poursuivant les nominations de pseudos conseillers avec rang de ministre, et les députes continuent leurs querelles et indécences quotidiennes.</p>



<p>Le seul point positif de la métaphore guerrière, a trait au message voulant tout faire, absolument tout faire, pour protéger la santé des humains, sans les affamer, sans les appauvrir… pour les tuer autrement que par le Covid-19. Les économistes sont donc invités autant que les médecins au front et doivent arrimer nécessairement santé et économie.</p>



<p>Dommage, en Tunisie, les économistes ont été mis à l’écart, pour laisser plus de place aux médecins, et autres tiraillements politiques au somment de l’État.</p>



<p>Les économistes se devaient de faire les bons diagnostics, avant de concevoir et proposer des politiques qui amortissent le choc. Le tout avec des incitatifs calibrés et cohérents, pour relancer la création de la richesse et éviter le pire.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Un diagnostic : «une image vaut mille mots»</h3>



<p>Les externalités négatives de la pandémie Covid-19 peuvent être modélisées, toutes choses étant égales par ailleurs, par deux graphiques qui présentent la production globale (PIB) sur un axe (des x) et l’inflation des prix sur l’autre (axe des y).</p>



<p>Avant la pandémie du Covid-19, l’équilibre entre la richesse créée (PIB) et le niveau des prix était au point A. La pandémie fait chuter la demande globale (suite au confinement et aux pertes de revenu) et reculer le PIB, le ramenant à nouvel équilibre illustré par le point B, dans les graphiques.</p>



<p>Les mesures budgétaires et les mesures monétaires devraient atténuer les impacts du Covid-19, avec à la clef deux scénarios. Le premier prôné par la BCT, et qui refuse mordicus l’inflation, peu importe l’ampleur de la récession (chômage, faillite, pauvreté…). Le deuxième prôné par le MFT qui tente de minimiser la récession, quitte à subir une petite dose d’inflation… et de perte de pouvoir d’achat des salariés et consommateurs. Un <em>trade-off </em>qui n’a pas été correctement négocié au sommet de l’État.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/04/Graph-Inflation.jpg" alt="" class="wp-image-296293"/></figure></div>



<p>De l’arbitrage entre ces deux scénarios dépendra la réaction de l’économie réelle : récession, chômage, paupérisation, faillite, compétitivité, etc. Le point G du graphique 1 minimise la récession et augmente l’inflation. Le point V privilégie le contrôle de l’inflation, au prix de plus de récession (destruction des emplois et pouvoir d’achat). En somme, il fallait choisir entre le point G et le point V.</p>



<p>La BCT et le MFT avec en arrière-plan le FMI auraient dû négocier cet arbitrage (entre G et V), pour savoir ce qui est plus efficace dans le contexte, au regard des préférences collectives.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Deux tentions et plein d’incohérences</h3>



<p>La première tension oppose les mesures monétaires, menées par la BCT, et les mesures gouvernementales menées par le ministère des Finances.<br>D’un côté, la BCT maintient un taux d’intérêt directeur, très élevé, de 6,75% (7,75 % avant la pandémie), amenant les taux d’intérêt pratiqués par les banques commerciales à 10-12%, alors que les PME sont majoritairement en cale sèche, la demande des ménages est en chute libre, avec pleins de secteurs sinistrés.</p>



<p>Le système bancaire, qui devrait en principe leur donner de l’espoir et des liquidités, tente de leur imposer des intérêts et des frais usuraires, quatre fois plus élevés que ceux appliqués au Maroc et dix fois plus élevés que ceux appliqués en Europe ou en Amériques du Nord.</p>



<p>Plusieurs mesures initiées par la BCT, et mises en œuvre par les banques commerciales s’inscrivent en porte à faux des besoins et urgences exprimés par les entreprises sinistrées : ayant fermé leur porte, ayant perdu leurs contrats, ayant démobilisé leur main-d’œuvre, dilapidé leur savoir-faire. Le FMI et les banques commerciales continuent donc de mener une politique restrictive et, avec des intérêts qui assèchent les liquidités requises par l’économie.</p>



<p>D’un autre côté, le dispositif initié récemment par le MFT pour contrer le Covid-19, apparaît comme un collage de mesures fragmentaires, décousues et ne véhiculant pas de vision stratégique cohérente, ayant des objectifs quantifiés, articulés par un modus operandi et assortis des échéances précises.</p>



<p>À l’évidence, le MFT ne fait que lister des intentions, des orientations, quelques mesures de garanties de prêt, sans modulations et sans plan d’implantation précis. Il est évident que de telles mesures, peu calibrées et peu articulées entre elles, finissent par se vampiriser mutuellement, érodant leur faisabilité et leur efficacité.</p>



<p>La deuxième tension tient au jeu de pouvoir opposant les politiques budgétaires aux politiques monétaires en Tunisie. Cette contradiction, dommageable pour l’économie, saute aux yeux à l’examen des mesures monétaires (BCT) et les mesures budgétaires initiées par le gouvernement.</p>



<p>Les mesures budgétaires initiées sont de quatre types : i) des mesures visant des reports de charges pour quelques semaines, ii) des mesures de garanties de prêts pour les entreprises<em> «jugées»</em> par un comité ministériel, iii) des mesures d’assouplissement diverses (vente sur le marché local des entreprises exportatrices, etc.) et iv) prise en charge de 3% des taux d’intérêt pour les prêts contractés auprès des banques commerciales à des taux dépassant le TMM (taux du marché monétaire).</p>



<p>Au final, le MFT ne procure aucune subvention directe aux entreprises; la rhétorique du soutien est, somme toute sans cash! Rien pour faciliter l’accès aux liquidités pour rallumer les moteurs de la production à la sortie du confinement.</p>



<p>La BCT ne répond pas aux besoins urgents en liquidités. La BCT ne coordonne pas ses mesures avec le gouvernement, se protégeant derrière la Loi 2016 qui institue son autonomie du gouvernement.</p>



<p>La BCT a privilégié les reports des tombées des crédits (en principal et intérêts), pour les entreprises et pour les particuliers. Sinon, toutes les mesures et initiatives sont fondées sur des taux d’intérêt mirobolants et hors de portée des entreprises et des consommateurs.</p>



<p>La BCT continue le maintien d’un taux d’intérêt directeur élevé (trois fois plus élevé qu’au Maroc, au Sénégal…), alors que ce taux est à zéro un partout dans les pays occidentaux (États-Unis, Union européenne, Japon, etc.).</p>



<p>Les mesures monétaires initiées par la BCT restent restrictives et paralysées par les ententes avec le FMI, alors que la politique budgétaire ne fait rien pour dépanner la trésorerie des entreprises par des subventions, des crédits d’impôt et autres incitatifs novateurs utilisés aujourd’hui au Maroc, en Algérie et partout en Europe.</p>



<p>Alors que tous s’attendent que les politiques monétaires et les politiques budgétaires devraient ramer dans la même direction. Peine perdue, les biais idéologiques s’érigent en obstacle infranchissable.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Les biais idéologiques et les diktats du FMI</h3>



<p>À la solde du FMI, la BCT met le cap sur la lutte à l’inflation. Le MFT ne fait pas mieux, les caisses de l’État sont exsangues, et les agences de notation (Fitch, Moody’s, Standard &amp; poors) sont aux aguets pour dégrader la notation de la Tunisie, si par hasard le déficit budgétaire se creuse par des gaspillages (de recrutement de fonctionnaires, conseillers, etc.).<br>L’argument du FMI, et par ricochet, le rationnel monétaire de la BCT, tient au risque de voir le taux d’inflation augmenter davantage.</p>



<p>Et c’est bien là que le bât blesse! Le lien fait entre inflation et taux d’intérêt directeur est fallacieux, il ne tient pas compte du fait que l’inflation en Tunisie est principalement générée par le marché informel, ses <em>«banques clandestines»</em>, ses <em>«barons» </em>et <em>«institutions»</em> qui imposent leurs règles monétaires et financières propres. Le marché informel sévit et continue de faire sa loi avec toujours plus de réseaux de blanchiment d’argent, pourtant décriés officiellement par l’Union européenne et d’autres instances internationales.</p>



<p>Du point de vue de la discipline de l’évaluation des politiques publiques (<em>policy evaluation</em>), on est en présence d’un vice de forme conceptuel qui invalide la conception des politiques et contamine le design des programmes publics (<em>policy design</em>).</p>



<p>Simplement dit, presque toutes les mesures initiées par la BCT et par le MFT pour aider l’économie à résister aux méfaits du confinement, qui dure depuis 7 semaines, sont minées par des prémisses économiques non démontrées, non vérifiables, imposées de facto par l’argent distillé au compte-gouttes par le FMI et les bailleurs de fonds liés.</p>



<p>Ce contexte fausse la sélection des meilleures mesures : celles qui sont les plus pertinentes, celles qui sont les plus faciles à implanter (faisabilité), et celles qui ont les meilleurs impacts sur l’emploi, sur la survie des entreprises et la relance économique, post-Covid19.</p>



<p>Ni le FMI, ni la BCT et encore moins le MFT n’ont osé évaluer la relation empirique liant l’inflation et le taux d’intérêt directeur en Tunisie. Une telle évaluation aurait pu élucider les hiatus quant au signe et niveau de signification statistique de la relation entre taux d’intérêt directeur fixé unilatéralement par la BCT et l’inflation en Tunisie post-2011.</p>



<p>La BCT et le FMI donnent l’impression qu’ils pilotent à vue, avec des convictions théoriques plus faciles à dire qu’à observer sur le terrain de l’économie réelle et au jour le jour en Tunisie!</p>



<p>Tous sont prêts à <em>«gober»</em> aveuglément les explications monétaristes qui portent à croire que la légère variation du taux d’inflation des dernières semaines est expliquée par la récente baisse du taux d’intérêt directeur. Des explications qui oublient le rôle du marché parallèle, un marché omniprésent, véhiculé par des mafias, des administrateurs, voire même par des élus politiques qui n’hésitent pas à spéculer sur les denrées alimentaires en contexte de confinement et de blocage des circuits de commercialisation.</p>



<p>Une telle fiction et un tel biais sont remis en cause par des économistes éminents, issus de l’école de pensée du FMI.</p>



<p>Deux citations exprimées par de grands responsables du FMI portent à croire que l’inflation peut, en contexte de crise, devenir une aubaine, une solution et pas un problème.</p>



<p>Dominique Strauss-Kahn, ex-directeur général du FMI, ne tarit pas d’éloges au sujet des mérites de l’inflation en temps de crise. Il s’est exprimé cette semaine (22 avril), dans un article scientifique à paraître dans la revue <em>«Politique internationale»</em>, au sujet de la relance de l’économie pendent le confinement lié au Covid-19 : <em>«Bien entendu, une partie du soutien </em>(public pour contrer les méfaits des confinements) <em>finira en hausse des prix. Quand l’offre est contrainte par le confinement, la capacité de production est obligatoirement limitée. Mais cette pression à la hausse des prix, outre qu’elle ne sera pas malvenue par ailleurs, constituera un soutien à l’appareil productif aussi efficace que les mesures financières qui lui seront proposées.»</em></p>



<p>L’autre point de vue est exprimé par Olivier Blanchard, un macro-économiste mondialement connu, et qui était l’économiste en chef au sein du FMI, recommande aux banques centrales du monde entier de se de défaire de la contrainte monétariste voulant fixer le taux d’inflation à seulement 2%. Il a écrit à ce sujet, suite à la crise économique de 2008-2009 : <em>«The only way (to fight crisis) is higher inflation… If I were to choose inflation target today, I’d strongly argue for 4%, not for 2%».</em> (Le seul moyen (pour lutter contre la crise) c’est une inflation plus élevée… Si je devais choisir un objectif d’inflation, aujourd’hui, je plaiderais fortement pour 4%, pas pour 2%.)</p>



<p>La BCT doit bouger et réviser ses paradigmes, pour des fins d’efficacité économique. Elle doit réviser à la baisse son taux directeur, notamment pour procurer plus de liquidités à une économie exsangue. Et ce qui se passe à la Banque centrale au Liban doit nous alerter sur la nécessité d’une gestion collective des politiques monétaires et initiatives de gouvernance de la BCT.</p>



<p><em>* Universitaire au Canada.</em></p>
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