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	<title>Archives des progressistes - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des progressistes - Kapitalis</title>
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		<title>Le smack qui met l’Egypte en émoi  </title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 26 Jul 2025 10:57:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
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		<category><![CDATA[Ragheb Alama]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’Egypte est en émoi. L’artiste libanais Ragheb Alama y est désormais interdit de se produire en concert. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/26/le-smack-qui-met-legypte-en-emoi/">Le smack qui met l’Egypte en émoi  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’Egypte est en émoi. L’artiste libanais Ragheb Alama y est désormais interdit de se produire en concert; il a même été convoqué par le syndicat égyptien des professions musicales pour une enquête disciplinaire. La cause : le fugace baiser échangé avec une admiratrice montée sur scène lors de son dernier gala dans ce pays qu’on avait connu moins bondieusard. <a href="https://www.facebook.com/100089487825495/videos/1293109049099939" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Vidéo.</a></em></strong></p>



<p><strong>Mohamed Sadok Lejri *</strong></p>



<span id="more-17104705"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/08/Mohamed-Sadok-Lejri-1.jpg" alt="" class="wp-image-358589"/></figure></div>


<p>Bien entendu, après ce petit baiser, ce <em>«simple smack»</em> comme on disait au collège, les endeuillés du slip, les aigries mal baisées et les conservateurs de tout poil sont montés au créneau pour crier au scandale et exiger des autorités égyptiennes une sanction à la mesure de la gravité du <em>«crime»</em> qui vient d’être commis.</p>



<p>Cela dénote une chose toute simple : la crainte des conservateurs égyptiens de voir leurs compatriotes s’affranchir de la tutelle de la religion et se frayer un chemin vers une plus grande liberté sexuelle.</p>



<p>Les conservateurs égyptiens, et arabes d’une façon générale, redoutent comme la peste la sécularisation de la société et l’émancipation des corps et des plaisirs.</p>



<p>En convoquant l’artiste libanais à son siège, en l’accablant à travers un communiqué qui dénonce un <em>«comportement indécent contraire aux traditions et aux valeurs de la société égyptienne»</em>, en menaçant le propriétaire de la salle de spectacle de sanction, le syndicat égyptien des professions musicales n’a fait que légitimer et nourrir encore plus les diktats obscurantistes qui gangrène l’Egypte depuis plusieurs décennies.</p>



<p><em>«Ce concert est un affront clair et délibéré aux coutumes et traditions locales»,</em> a déclaré le président du syndicat en question. Cet état d’esprit poltron est indigne d&rsquo;hommes qui se prétendent artistes car ils permettent aux bigots, aux bondieusards, aux islamo-obscurantistes, aux branleurs qui diabolisent un simple baiser et la moindre allusion au sexe car inaccessible pour eux, de conserver le monopole du contrôle de l’espace public au nom du respect des traditions, de l’islam, de la morale et des bonnes mœurs.</p>



<p>En effet, même les plus conservateurs savent pertinemment qu’il ne s’agit que d’un simple bécot, ils savent que ce baiser n’a rien de pornographique ou de contraire à la décence.</p>



<p>En réalité, ils craignent qu’un baiser donné en public reste impuni et soit la porte ouverte à la libéralisation des mœurs. C’est pourquoi ils ne comptent pas laisser passer ce baiser sous silence, aussi anodin soit-il.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une conception totalitaire de la morale</h2>



<p>En fait, cette confrontation dénote une chose toute simple : l’affrontement de deux visions antagonistes par rapport à la sexualité des Egyptiens et des Arabes. Il y a, d’abord, la crainte des conservateurs de voir leurs compatriotes s’affranchir de la tutelle de la morale religieuse et se frayer un chemin vers une plus grande liberté sexuelle.</p>



<p>En effet, comme tous les conservateurs arabo-musulmans, les conservateurs égyptiens redoutent comme la peste la sécularisation de la société et l’émancipation des corps et des plaisirs. Bondieusards et conservateurs de tout poil veulent conserver le monopole du contrôle de l’espace public au nom du respect de la religion, des traditions, des us et coutumes, de la morale et des bonnes mœurs.</p>



<p>Pour les conservateurs, le recours à l’appareil de l’Etat et à toutes les machines afférentes à l’appareil répressif de l’Etat (les syndicats des artistes font de cet appareil en Egypte) pour imposer dans l’espace public, aux médias, aux institutions artistiques et culturelles, une conception totalitaire de la morale, une conception moyenâgeuse et inquisitoriale des traditions et des bonnes mœurs. Et cela ne saurait faire l’objet d’une quelconque négociation.</p>



<p>Dans le camp d’en face, il y a les progressistes qui sont minoritaires et qui, sur le plan des mœurs, essayent de faire évoluer les choses sans trop se mouiller. Intimidés par les arguments d’autorité des conservateurs, ils ne font qu’obéir aux diktats de ces derniers depuis des décennies. La poltronnerie de beaucoup d’entre eux a permis aux bondieusards de conserver, durant tout ce temps, le monopole du contrôle de l’espace public au nom du respect de la morale et des bonnes mœurs.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La lâche démission des progressistes </h2>



<p>Il faut que les progressistes comprennent que la provocation des conservateurs et le choc des consciences participent à la transformation de la société. Mais, hélas, nos progressistes, à quelques exceptions près, aussi bien en Egypte que dans les autres pays dits arabo-musulmans, se sont le plus souvent montrés lâches et timorés devant les tollés suscités par les affaires liées aux mœurs.</p>



<p>Pour que les mœurs évoluent sous nos cieux, les progressistes doivent faire face à certains tabous et arrêter de noyer le poisson lorsqu’on leur intime de se prononcer sur ce genre de sujets.</p>



<p>En effet, la remise en cause de la doxa et d’un certain conformisme est un passage obligé si l’on veut sortir du vieux dispositif qui sanctifie la morale religieuse et les bonnes mœurs et qui, de surcroît, s’appuie sur la répression sexuelle. Seul un électrochoc désinhibiteur affaiblira les tabous religieux et sexuels. Non seulement il faut résister aux assauts des conservateurs, à l’intimidation sociale et aux menaces proférées par les extrémistes, mais en plus il faut revendiquer sans la moindre équivoque la liberté sexuelle quand cela s’impose et le droit de se bécoter lors d’un concert, au cinéma, à la télé… Bref, en public !</p>



<p>C’est le seul moyen d’en finir avec la répression moralo-religieuse et les inhibitions qui lui sont liées d’une manière consubstantielle et qui sont à l’origine de tant de frustrations et de névroses en terre d’Islam…</p>
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		<title>Pour que la bataille Ennahdha versus Abir Moussi n’ait pas lieu !</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2020/08/23/pour-que-la-bataille-ennahdha-versus-abir-moussi-nait-pas-lieu/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 23 Aug 2020 08:38:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Rached Ghannouchi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Aujourd’hui, la scène politique Tunisienne se polarise comme en 2014 entre deux extrêmes. Mais pour le bien du peuple tunisien, la bataille toujours annoncée entre les islamistes et les progressistes ne devrait pas avoir lieu. Pour cela les deux forces doivent converger afin d’ouvrir la voie à une synthèse entre un islam progressiste d’un côté...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/06/Rached-Ghannouchi-Abir-Moussi.jpg" alt="" class="wp-image-302272"/><figcaption><em>Rached Ghannouchi / Abir Moussi.</em></figcaption></figure>



<p><strong><em>Aujourd’hui, la scène politique Tunisienne se polarise comme en 2014 entre deux extrêmes. Mais pour le bien du peuple tunisien, la bataille toujours annoncée entre les islamistes et les progressistes ne devrait pas avoir lieu. Pour cela les deux forces doivent converger afin d’ouvrir la voie à une synthèse entre un islam progressiste d’un côté et un progressisme en phase avec l’islam de l’autre côté.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Karim Ben Slimane</strong> *</p>



<span id="more-313161"></span>



<p>Ennahdha, le parti islamiste tunisien, est sans conteste le grand gagnant de la révolution tunisienne de 2011. Au lendemain du soulèvement de la jeunesse opprimée et méprisée des villes intérieures, le parti d’obédience islamiste s’est accaparé de la Tunisie sans coup férir. C’est l’histoire d’un braquage à la Tunisienne.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Ennahdha a plus œuvré pour le contrôle du pouvoir que pour l’intérêt de la Tunisie</h3>



<p>Après plus de neuf ans qui nous séparent du départ de Ben Ali, il est le seul parti qui a été de tous les combats politiques et qui a le plus façonné la trajectoire de la Tunisie post révolutionnaire. Mais force est de constater qu’Ennahdha a davantage œuvré pour sa propre survie et pour le contrôle des sphères du pouvoir que dans l’intérêt du pays ou de son électorat. Pour cause, la légitimité de ce parti avec son idéologie islamiste et les défis que cela pose à la sécularisation de l’Etat, ses accointances avec la controversée mouvance des Frères musulmans, les épisodes de violence et de terreur qu’il veut gommer de son histoire récente et son statut de vassal du néo ottomanisme d’Erdogan, pose problème.</p>



<p>Après, avoir contrôlé le pays d’une main de fer durant les années du règne de l’Assemblée nationale constituante (ANC), la peur de la menace nommée Ennahdha a été le fond de commerce de ses adversaires. Le temple du progressisme tunisien où gisent des figures notables telles que le penseur avant-gardiste Tahar Haddad et l’autoproclamé <em>«Moujahed Akbar» </em>Bourguiba et s’est découvert de nouveau gardiens. Feu Béji Caid Essebssi a été le premier à investir dans cette entreprise anti-Ennahdha. Le pari fut gagnant et le palais de Carthage a été son butin.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Abir Moussi récupère le fonds de commerce anti- Ennahdha</h3>



<p>Aujourd’hui, c’est Abir Moussi, la star montante de la scène politique tunisienne propulsée par des forces ambivalentes faites d’atavisme progressiste et de haine viscérale sans nuances des islamistes de tous bords qui récupère le fonds de commerce anti- Ennahdha.</p>



<p>Bis repetita, retour à la querelle idéologique de 2014. Le parti islamiste est une nouvelle fois acculé et mis au pied du mur. Sa légitimité est contestée de nouveau et c’est son existence qui se joue encore. Comment Ennahdha va-t-elle mener cette nouvelle bataille pour sa survie ?</p>



<p>En 2014, c’est par la ruse et le marchandage qu’Ennahdha a manœuvré face à Caid Essebsi. Sous couvert d’une prétendue paix des braves, Ghannouchi et Caid Essebsi ont discuté prébendes, privilèges et les termes d’un armistice. La facture a été envoyée au peuple tunisien pour règlement express. Le clan Caid Essebsi obtient le prestige et l’argent, Ennahdha sans totalement courber l’échine redore son image et se présente comme un parti fréquentable aux yeux de l’Occident. L’histoire nous a été vendue comme une nouvelle preuve des vertus du dialogue à la tunisienne récompensé par un Nobel de la Paix.</p>



<p>La nouvelle bataille qu’Ennahdha s’apprête à livrer contre le parti d’Abir Moussi ne sera pas un pâle remake du marchandage avec Caïd Essbssi. Madame Moussi semble moins corruptible, plus déterminée et forcément plus jusqu’au-boutiste que le vieux timonier qu’était ‘‘Si El-Béji’’.</p>



<p>Comme dans toutes les guerres qui attisent les haines, de grands salopards naissent et se drapent d’habits de héros. Des extrémistes, des deux bords, nous en auront. Nous aurons le pire d’Ennahdha et le visage hideux des suppôts de Ben Ali, dos-à-dos.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Pour que le peuple tunisien ne soit pas toujours le grand perdant</h3>



<p>Encore une fois, le grand perdant de cette bataille sera sans conteste le peuple tunisien. Ma croyance est que cette bataille, pour le bien de la Tunisie, ne devrait simplement pas avoir lieu. Pour cela les deux forces doivent converger afin d’ouvrir la voie à une synthèse entre un islam progressiste d’un côté et un progressisme en phase avec l’islam de l’autre côté. Ennahdha doit donc initier son aggiornamento d’une part et les progressistes doivent confronter leur idée du progrès à l’héritage culturel et religieux des Tunisiens.</p>



<p>Il revient au parti Ennahdha qui est jusqu’à aujourd’hui en position de force de donner des signes d’un engagement réel dans un aggiornamento sincère. Le prochain congrès du parti sera ainsi décisif car si la démocratie interne l’emporte et Rached Ghannouchi s’en va, une nouvelle page de l’histoire du parti et de la Tunisie pourra s’écrire.</p>



<p>Les progressistes, dont je me revendique, se doivent de faire l’inventaire de leur leg et de l’épurer du diktat politique de Bourguiba qui en imposant le progrès à pas forcés en Tunisie a étouffé toute forme de débat.</p>



<p><em>* Spectateur rigolard.</em></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie : Six mois de prison avec sursis pour… un baiser au lycée !?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2018/09/28/tunisie-six-mois-de-prison-avec-sursis-pour-un-baiser-au-lycee/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 28 Sep 2018 13:20:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Deux lycéens viennent d’écoper de six mois de prison avec sursis pour s’être embrassés dans leur établissement scolaire. C’est le triomphe, en Tunisie, des conservateurs de tout poil qui veulent continuer à contrôler de l’espace public au nom du respect des bonnes mœurs. Par Mohamed Sadok Lejri * Les deux lycéens ont été dénoncés à...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/09/28/tunisie-six-mois-de-prison-avec-sursis-pour-un-baiser-au-lycee/">Tunisie : Six mois de prison avec sursis pour… un baiser au lycée !?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-117352" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/10/Baiser-interdit.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Deux lycéens viennent d’écoper de six mois de prison avec sursis pour s’être embrassés dans leur établissement scolaire. C’est le triomphe, en Tunisie, des conservateurs de tout poil qui veulent continuer à contrôler de l’espace public au nom du respect des bonnes mœurs.</strong> </em></p>
<p>Par<strong> Mohamed Sadok Lejri</strong> *</p>
<p><span id="more-176086"></span></p>
<p>Les deux lycéens ont été dénoncés à l’administration par le gardien du lycée, probablement un péquenaud qui brûlait d’envie d’être à la place du jeune lycéen et qui, en se faisant officier de cette inquisition, a trouvé un antidote à sa frustration sexuelle.</p>
<p>Vous aurez compris qu’il ne s’agit pas de deux jeunes qui se bécotent en public. En effet, un baiser donné à la vue de tout le monde prend une toute autre portée que celle d’un simple baiser dans un pays empêtré dans une culture moyenâgeuse.</p>
<h3>Deux visions antagonistes de la sexualité des Tunisiens</h3>
<p>Depuis plusieurs années, ces condamnations judiciaires pour atteinte à la morale et outrage aux bonnes mœurs portent à chaque fois sur la place publique un affrontement qui remonte à loin, celui de deux projets de sociétés antagonistes et inconciliables. C’est, avant toutes choses, un affrontement de deux visions antagonistes par rapport à la sexualité des Tunisiens.</p>
<p>Il y a, d’abord, la crainte des conservateurs tunisiens de voir leurs compatriotes s’affranchir de la tutelle de la morale religieuse et se frayer un chemin vers une plus grande liberté sexuelle.</p>
<p>En effet, les conservateurs tunisiens redoutent comme la peste la sécularisation de la société et l’émancipation des corps et des plaisirs. Conservateurs et moralisateurs de tout poil veulent conserver le monopole du contrôle de l’espace public au nom du respect de la morale et des bonnes mœurs. Ils refusent que les affaires et l’espace publics soient gérés par les valeurs «<em>dépravées</em>» de l’Occident.</p>
<p>L’intrusion des <em>«valeurs étrangères»</em> n’est pas toujours rejetée en bloc par les conservateurs, mais quand il s’agit de sexe, le tabou suprême de toutes les sociétés dites arabo-musulmans, ou plus précisément quand il s’agit de liberté sexuelle et de l’affranchissement du corps de la femme de la tutelle étouffante des traditions sociales et religieuses, l’intrusion en question est perçue comme une atteinte à leur honneur et un renoncement aux valeurs sacrées. Une capitulation. Aucune remise en question des mœurs conservatrices et des normes sexuelles traditionnelles ne doit être envisagée. Oui à la modernité tant qu’elle n’est pas synonyme de liberté sexuelle.</p>
<h3>Les conservateurs instrumentalisent l’appareil judiciaire et sécuritaire</h3>
<p>Les conservateurs refusent de comprendre que la modernité est nécessairement une déchirure, elle implique une rupture. Pour les conservateurs, tout peut se moderniser, sauf la sexualité des Tunisiens, notamment celle des femmes qui doit consolider la morale dominante et prémunir la société contre les <em>«feux de l’enfer de la lubricité»</em>. Ainsi, l’instrumentalisation de l’appareil judiciaire et sécuritaire pour imposer dans l’espace public une conception moyenâgeuse et inquisitoriale des bonnes mœurs, pour imposer une conception totalitaire de la morale, devient nécessaire.</p>
<p>Dans le camp d’en face, il y a les progressistes. Ces derniers essayent de faire évoluer les mœurs… mais sans trop se mouiller. Il faut qu’ils comprennent que la provocation des conservateurs et le choc des consciences participent à la transformation de la société. Hélas, et comme à l’accoutumée, nos progressistes, à quelques exceptions près, se sont montrés lâches et timorés devant ce tollé suscité par l’affaire du baiser. Les plus courageux prennent la défense des jeunes <em>«dévergondés»</em> du bout des lèvres, les autres, pour ne pas avoir à affronter le conservatisme de leurs compatriotes et ne pas trop s’embarrasser du qu’en-dira-t-on, se mettent en position d’accusateurs :<em> «Oui, cette affaire n’aurait jamais dû être judiciarisée, mais ces jeunes n’auraient pas dû céder à la provocation, ils n’auraient pas dû…»</em></p>
<h3>La capitulation des soi-disant progressistes</h3>
<p>Les progressistes doivent faire face à certains tabous et arrêter de noyer le poisson en se focalisant, par exemple, sur les vices de procédure. La remise en cause de la doxa et le rejet de l’orthopraxie sont un passage obligé si l’on veut sortir du vieux dispositif qui sanctifie la morale religieuse et les bonnes mœurs et qui s’appuie sur la répression sexuelle. Seul un électrochoc désinhibiteur affaiblira les tabous religieux et sexuels. Une révolution sexuelle fondée sur une liberté totale en matière de sexualité (relations sexuelles tolérées avant et hors mariage, droits des homosexuels) s’impose.</p>
<p>Il faut en finir avec cette exigence, voire cette sacralisation de la virginité, laquelle accentue la chosification de la femme et confère une légitimité aux plus sévères condamnations (judiciaires, morales et sociales). Il faut arrêter de mesurer l’honneur et la <em>«valeur marchande»</em> de la femme à l’aune de la présence ou de l’absence des contacts sexuels.</p>
<p>Il faut contester cet ordre séculaire et inique fondée sur le conformisme intellectuel et la répression sexuelle. Ce système de valeurs surannées est à l’origine d’une véritable névrose collective. Les rapports intimes préconjugaux entre les hommes et les femmes ne doivent plus être des moments volés, les couples qui s’y adonnent ne doivent plus se culpabiliser.</p>
<p>Non seulement il faut résister à l’intimidation sociale, aux assauts policiers, aux condamnations judiciaires et aux menaces proférées par les extrémistes, mais en plus il faut revendiquer sans la moindre équivoque la liberté sexuelle et le droit de se bécoter en public. C’est le seul moyen d’en finir avec la répression morale et religieuse et de mettre fin aux inhibitions consubstantiellement liées à notre culture arabo-musulmane moyenâgeuse, une culture à l’origine de tant de frustrations et de névroses en terre d’islam&#8230;</p>
<p><em>* Universitaire.</em></p>
<p><em><strong>Articles du même auteur dans Kapitalis : </strong></em></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="rVxA3lQc6R"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/24/colibe-revolution-des-mentalites-ou-petite-evolution-societale/">Colibe : Révolution des mentalités ou petite évolution sociétale ?</a></p></blockquote>
<p><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Colibe : Révolution des mentalités ou petite évolution sociétale ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/24/colibe-revolution-des-mentalites-ou-petite-evolution-societale/embed/#?secret=U3QYmWeQ7g#?secret=rVxA3lQc6R" data-secret="rVxA3lQc6R" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="fZIzkGzYcj"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/04/pourquoi-une-femme-doit-elle-se-voiler-la-tete-pour-preter-serment/">Pourquoi une femme doit-elle se voiler la tête pour prêter serment ?</a></p></blockquote>
<p><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Pourquoi une femme doit-elle se voiler la tête pour prêter serment ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/04/pourquoi-une-femme-doit-elle-se-voiler-la-tete-pour-preter-serment/embed/#?secret=VJ3WjvsRr7#?secret=fZIzkGzYcj" data-secret="fZIzkGzYcj" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="UdJQT33TMP"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/05/23/hafedh-caid-essebsi-met-en-danger-lavenir-de-la-tunisie/">Hafedh Caïd Essebsi met en danger l’avenir de la Tunisie</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Hafedh Caïd Essebsi met en danger l’avenir de la Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/05/23/hafedh-caid-essebsi-met-en-danger-lavenir-de-la-tunisie/embed/#?secret=PcVyBVP9cA#?secret=UdJQT33TMP" data-secret="UdJQT33TMP" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/09/28/tunisie-six-mois-de-prison-avec-sursis-pour-un-baiser-au-lycee/">Tunisie : Six mois de prison avec sursis pour… un baiser au lycée !?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Rapport de la Colibe : Mettre le droit au diapason de la vie réelle</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2018/08/17/rapport-de-la-colibe-mettre-le-droit-au-diapason-de-la-vie-reelle/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Aug 2018 07:56:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Manifestation du 13 août 2018, journée nationale de la femme.   Il suffit d’observer l’évolution de la société tunisienne pour se rendre compte que la réalité qui est plus en avance sur la loi, ce qui plaide en faveur de la mutation juridique que préconise le rapport de la Colibe. Par Salah El Gharbi * La...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/08/17/rapport-de-la-colibe-mettre-le-droit-au-diapason-de-la-vie-reelle/">Rapport de la Colibe : Mettre le droit au diapason de la vie réelle</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-169088" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/08/Colibe-13-aout-2018.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Manifestation du 13 août 2018, journée nationale de la femme.  </em></p>
<p><em><strong>Il suffit d’observer l’évolution de la société tunisienne pour se rendre compte que la réalité qui est plus en avance sur la loi, ce qui plaide en faveur de la mutation juridique que préconise le rapport de la Colibe.</strong></em></p>
<p>Par <strong>Salah El Gharbi</strong> *</p>
<p><span id="more-169676"></span></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-157517 alignleft" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/06/Salah-El-Gharbi.jpg" alt="" width="200" height="165" />La publication du rapport de la Commission des libertés individuelles et de l’égalité (Colibe) constitue en soi un événement national qui vient de provoquer une sorte de séisme politico-médiatique, engageant de longs débats enflammés aussi bien sur la place publique qu’au sein de nos foyers où le texte de la Colibe est longuement commenté, disséqué par ses auteurs, salué par les uns, moqué, caricaturé et fustigé par les autres, ne laissant personne indifférent.</p>
<p>Manifestement, le président de la république, Béji Caïd Essebsi qui était à l’origine de cette initiative, a gagné son pari, celui de nous faire oublier ses déboires et celles de son fils, Hafedh, qui a fait imploser Nidaa Tounes, l’ex-parti de la majorité, à coups de manœuvres maladroites, et qui tente aujourd’hui, vainement, d’en recoller les morceaux.</p>
<h3>Bonjour le clivage trompeur islamistes-progressiste</h3>
<p>Un an avant les élections législatives et présidentielles, prévues fin 2019, la question de l’égalité successorale, principale proposition du rapport de la Colibe, se transforme en un enjeu politique qui nécessite la mobilisation des forces en présence qui jusque-là s’observaient comme des chiens de faïence.</p>
<p>Dès que le texte a été livré à la curiosité publique, tout le monde a dégainé et les slogans contradictoires, parfois haineux et assassins, ont fusé de toutes parts. Si les uns, brandissant le Coran, crient avec rage leur hostilité contre ces apostats qui méprisent les <em>«lois de Dieu»</em> et renient la supposée <em>«identité arabo-musulmane»</em>, les autres, scandalisés par l’animosité de leurs adversaires, montent au créneau pour fustiger l’obscurantisme et le dogmatisme idéologique des <em>«islamistes».</em></p>
<p>Désormais, pour tous, le combat serait entre deux camps bien distincts, d’un côté, il y aurait les islamistes d’Ennahdha, de Hizb Ettahrir et des autres mouvements apparentés, y compris les salafistes jihadistes, et de l’autre, il y aurait l’ensemble des <em>«progressistes»,</em> toujours divisés et incapables d’agir en rangs serrés.</p>
<p>À priori, ce clivage, souligné et entretenu par les médias, récupéré, à dessein, par les politiques de tous bords, semble pertinent. Comme on a horreur des nuances et qu’on se méfie de la rigueur, on se complaît dans ces schémas réducteurs qui nous épargnent le pénible effort de secouer un peu nos méninges.</p>
<p>Hélas ! La réalité est tenace. Elle est là pour nous rappeler la complexité des choses, pour nous montrer que les questions soulevées par le rapport de la Colibe dépasse le domaine exclusif du religieux et que le texte proposé s’inscrit dans un champ plus vaste qui englobe le sociétal, le culturel (dans les sens large du terme), et par conséquent, interpelle la conscience d’une population qui dépasse le champ politique occupé par les «islamistes».</p>
<h3>Porosité idéologique entre islamistes et progressistes</h3>
<p>Lundi dernier, vers midi, j’écoutais La Chaîne culturelle. L’invité de l’émission pour commenter le fameux rapport n’était autre que Taoufik Bouachba, un homme de droit, un ancien de Nidaa ayant rejoint Afek Tounes pour le quitter en avril dernier, estimant plus judicieux pour lui de <em>«contribuer par</em> (son)<em> opinion sur les questions d’intérêt général sans appartenance partisane».</em> Promesse tenue, le juriste, qui se targue d’être un chantre des droits de l’homme, se saisit du sujet pour se mette à débiter des sophismes rivalisant de suffisance avec les commentaires orientés de l’animateur de l’émission.</p>
<p>Ce ne fut que des considérations sommaires dignes du café de commerce. Pourtant, l’homme n’est pas islamiste. Tout en se présentant comme un admirateur de Bourguiba qui, selon lui, n’aurait jamais cautionné un tel projet, notre honorable juriste va jusqu’à émettre des réserves sur la compatibilité de certains articles de la charte des droits de l’homme avec<em> «nos traditions»</em> et <em>«notre doctrine religieuse»</em> et revendique la singularité de <em>«nos sociétés».</em></p>
<p>Et les Bouachba sont plus nombreux qu’on ne le pense. Ils appartiennent à tous les courants politiques à gauche comme à droite. Certains travaux sociologiques, menés par des universitaires auprès d’échantillons d’individus représentatifs du paysage politique tunisien, montrent qu’il y a une porosité idéologique évidente, surtout à propos des questions d’ordre sociétal, entre Ennahdha et des partis d’extrême gauche. Même si le Front populaire, dont les structures sont loin d’être exemplaires en matière de mixité, s’est empressé de soutenir la manifestation féministe du 13 août, sa base, étant donné ses origines sociologiques, n’est pas aussi ouverte et aussi <em>«progressiste»</em> qu’on le pense. Si le <em>«frontiste»</em> défend farouchement la <em>«justice sociale»,</em> il reste résolument attaché à l’<em>«identité culturelle»</em> de la nation, cette donnée floue qui nous enferme depuis toujours et derrière laquelle notre militant s’abrite pour réprimer la schizophrénie qui sommeille en lui.</p>
<p>Le rapport de la Colibe est victime de l’absence de pédagogie aussi bien chez ses auteurs et comme chez les commentateurs. Ainsi, en focalisant le débat sur la question de l’égalité homme-femme en matière d’héritage, sur la dépénalisation de l’homosexualité, ou sur l’abolition de la peine de mort, qu’a-t-on fait sinon trahir l’esprit même du projet qui serait celui de doter le pays d’un code portant sur les libertés individuelles et qui soit garant de l’intégrité du citoyen contre l’arbitraire de l’hégémonie du groupe.</p>
<p>En effet, les propositions de la Colibe ont vocation première de dépoussiérer et d’actualiser une législation surannée dont les restrictions arbitraires bafouent sans vergogne la dignité de la personne humaine. Grâce à des dispositions plus libérales, et non libertaires, il ne serait plus possible à un agent d’interpeller une dame dans la rue à cause d’une tenue jugée <em>«peu conventionnelle»</em> à son goût, ou de s’immiscer dans l’intimité et la vie privée des gens&#8230;</p>
<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-167674" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/08/Ridha-Jaouadi-Sfax-Colibe-Aout-2018.jpg" alt="" width="500" height="304" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Manifestation d&rsquo;islamistes contre le rapport de la Colibe, le 4 août à Sfax.  </em></p>
<h3>Libérer l’individu de l’emprise étouffante du groupe</h3>
<p>En fait, au cœur du projet, il y a cette notion moderne de l’individu perçue comme une valeur positive. C’est cette donnée fondamentale qui fut l’objet de longs et rudes combats en Occident, qui mérite d’être expliquée et débattue.</p>
<p>Dans une société où la tentation du tribalisme, ennemi absolu de l’émancipation des personnes, est encore tenace, il est impératif de sécuriser l’individu en tant qu’entité autonome, comme conscience mais aussi comme corps. Il ne s’agit pas de plaider pour l’anarchie et le libertinage, comme certains cherchent à le propager, mais plutôt de concilier entre les aspirations de chacun et les exigences de la société, de définir le champ de chacun et faire de sorte que l’individu puisse intégrer les impératifs du vivre-ensemble sans se départir de sa propre liberté.</p>
<p>D’ailleurs, il suffit d’observer l’évolution de la société tunisienne pour se rendre compte que la réalité qui est plus en avance sur la loi, ce qui plaide en faveur de la mutation juridique que préconise le rapport de la Colibe. Sauf que beaucoup préfèrent vivre dans le mensonge et l’hypocrisie. Ils préfèrent le modèle importé d’Orient où les «ombres humaines» paradent, brandissant les signes de la chasteté, mais dès que le censeur n’est plus là, les pulsions se libèrent et les désirs se débrident.</p>
<p>Au-delà des calculs politiciens de son initiateur, le projet présidentiel vient de provoquer un débat d’une extrême importance qui mérite plus d’égards loin des raccourcis, des lectures hâtives ou tendancieuses. C’est un débat de société qu’il s’agit de promouvoir sereinement si l’on veut construire une véritable démocratie, car il n’y aurait pas de démocratie si à la base, l’individu n’était pas épanoui dans une société tolérante sans être permissive et exigeante sans être répressive.</p>
<p><em>* Universitaire et écrivain.</em></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="9h2w49HEyF"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/08/12/colibe-pour-un-debat-constructif-loin-des-recuperations-politiques/">Colibe : pour un débat constructif loin des récupérations politiques</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Colibe : pour un débat constructif loin des récupérations politiques » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/08/12/colibe-pour-un-debat-constructif-loin-des-recuperations-politiques/embed/#?secret=txc7x7l4Gg#?secret=9h2w49HEyF" data-secret="9h2w49HEyF" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="6l51Nir4yu"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/24/colibe-revolution-des-mentalites-ou-petite-evolution-societale/">Colibe : Révolution des mentalités ou petite évolution sociétale ?</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Colibe : Révolution des mentalités ou petite évolution sociétale ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/24/colibe-revolution-des-mentalites-ou-petite-evolution-societale/embed/#?secret=HujeZWFceI#?secret=6l51Nir4yu" data-secret="6l51Nir4yu" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="zvdQW4jp3h"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/08/05/colibe-a-quand-le-reveil-des-hommes-politiques/">Colibe, à quand le réveil des hommes politiques ?</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Colibe, à quand le réveil des hommes politiques ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/08/05/colibe-a-quand-le-reveil-des-hommes-politiques/embed/#?secret=MPXhSIeLQn#?secret=zvdQW4jp3h" data-secret="zvdQW4jp3h" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/08/17/rapport-de-la-colibe-mettre-le-droit-au-diapason-de-la-vie-reelle/">Rapport de la Colibe : Mettre le droit au diapason de la vie réelle</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Le débat autour du rapport de la Colibe entre anathème et réflexion</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2018/06/30/le-debat-autour-du-rapport-de-la-colibe-entre-anatheme-et-reflexion/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 30 Jun 2018 11:25:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Béji Caïd Essebsi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En Tunisie, le combat pour les libertés individuelles et l’égalité entre les sexes, remis à l’ordre du jour par le rapport de la Colibe, ne fait que commencer. Il sera âpre et passionné, mais c’est quand la passion laissera la place à la réflexion que des progrès notables seront accomplis. Par Jean-Pierre Ryf * Lorsque...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/06/30/le-debat-autour-du-rapport-de-la-colibe-entre-anatheme-et-reflexion/">Le débat autour du rapport de la Colibe entre anathème et réflexion</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-159964" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/06/Adel-Almi-Colibe-appels-au-meurtre-BBH.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>En Tunisie, le combat pour les libertés individuelles et l’égalité entre les sexes, remis à l’ordre du jour par le rapport de la Colibe, ne fait que commencer. Il sera âpre et passionné, mais c’est quand la passion laissera la place à la réflexion que des progrès notables seront accomplis.</strong></em></p>
<p>Par <strong>Jean-Pierre Ryf</strong> *</p>
<p><span id="more-162446"></span></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-141701 alignleft" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/03/Jean-Pierre-Ryf.jpg" alt="" width="200" height="200" />Lorsque le président Beji Caïd Essebsi a demandé à la Commission sur les libertés individuelle et l’égalité (Colibe) de réfléchir et de faire des propositions, notamment sur l’égalité homme-femme dans l’héritage, avait-il en tête de mettre les Tunisiens face à un choix crucial de société et je dirai de civilisation?</p>
<p>Pensait-il qu’il allait, ce faisant, mettre tout le monde, les partis politiques, la société civile, chaque Tunisien face à sa conscience et face à un choix déterminant?</p>
<p>Cet homme est trop fin et il a trop d’expérience pour qu’il n’ait pas compris l’importance du mécanisme qu’il mettait en marche.</p>
<h3>Faux progressistes et conservateurs de tous poils</h3>
<p>On peut dire que la suite de ce rapport va avoir pour mérite de clarifier les choses et de séparer d’un côté ceux qui sont réellement progressistes (en dehors des mots) et les rétrogrades, les conservateurs de tous poils.<br />
Il va mettre tous les partis face à leur responsabilité historique car il ne s’agit ni plus ni moins que de continuer sur la voie qu’avait ouverte avec détermination et courage le président Habib Bourguiba; où de revenir en arrière avec les islamistes en montrant alors que la Tunisie a bien été conquise par les idées arriérées de ces gens-là.</p>
<p>Les conservateurs (pas seulement islamistes politiques) ont commencé leur campagne de contestation, quelquefois avec violence en proférant des insultes et des menaces, notamment, contre la présidente de la Commission des libertés et de l’égalité (Colibe), Bochra Belhaj Hmida. Elle a reçu aussitôt l’appui de beaucoup de Tunisiens car tous ont été choqués qu’au lieu de raisonner, <a href="http://kapitalis.com/tunisie/2018/06/27/soutien-a-bochra-belhaj-hmida-menacee-et-attaquee-par-des-islamistes/">les attaquants se sont souvent bornés à l’insulte</a>. Et pour mieux la stigmatiser, ils ont osé lui imputer ce dont on ne trouve nulle trace dans son rapport :<em> «La criminalisation de la circoncision!».</em></p>
<p>Il y a, d’ailleurs, des positions opposées même chez les religieux et c’est ainsi que l’on a vu des prises de position à l’opposé des théologiens de la mosquée Zitouna et du<a href="http://kapitalis.com/tunisie/2018/06/22/libertes-le-syndicat-des-imams-soutient-les-propositions-du-colibe/"> syndicat des imams</a> !</p>
<p>On a aussi observé avec regret, comme l’a fait la présidente Belhaj Hmida, un silence éloquent des partis qui se disent démocrates, partisans de la liberté et progressistes mais qui, soit par manque de conviction soit par tactique pour ne pas heurter (cette absence de courage politique qui a caractérisé depuis le début la classe politique tunisienne à la traîne de la société civile) se murent dans un silence prudent mais qui les discrédite.</p>
<p>Qu’il y ait des discussions passionnées, c’est normal et il fallait s’y attendre. Ces discussions rappellent celles qui ont aussi existé en France lorsque le Pacs a été débattu, puis le mariage pour tous. On se souvient de la violence de ces débats qui ont d’ailleurs montré que les Français étaient assez en retard comparé aux citoyens d’autres pays, comme l’Espagne et le Portugal, pourtant de tradition très catholique où ces réformes sont passées dans le calme et en quelques semaines de débats !</p>
<h3>L’anathème et la passion ne feront pas bouger les lignes</h3>
<p>Que faut-il faire face à ces débats ? Une chose est certaine c’est que l’anathème, la passion n’apporteront rien et ne feront pas bouger les lignes. Il faut d’abord et encore et toujours de la pédagogie, de l’analyse, du raisonnement. Cela ne fera pas bouger les plus ancrés dans des convictions religieuses mais cela fera réfléchir les autres, tous ceux qui veulent faire un effort de compréhension et qui se rendent compte que certaines positions déshonorent leur pays.</p>
<p>Il faut citer, ici, <a href="https://www.huffpostmaghreb.com/entry/le-coming-out-fait-debat-en-tunisie-les-menaces-et-les-avancees-selon-amnesty_mg_5b364c41e4b007aa2f7f6bcb?utm_hp_ref=mg-homepage">un article </a> très intéressant paru dans le <em>Huffington Post</em> qui fait l’analyse de la question de l’homosexualité</p>
<p>Et qui montre les diverses attitudes possibles depuis le refus jusqu’à l’acceptation, depuis la volonté de silence sur la question jusqu’à la thèse de la visibilité.</p>
<p>Dans cet article, la position du parti Ennahdha est de dire que l’on ne peut aller voir ce qui se passe dans l’intimité des gens mais qu’il faut interdire d’en parler. C’est déjà un progrès par rapport à une condamnation totale et il a la volonté de maintenir les lois liberticides actuelles mais c’est aussi une position complétement hypocrite.</p>
<p>C’est Tartuffe : <em>«Cachez ce sein que je ne saurai voir !»</em> Ce parti veut ratisser large, ne mécontenter personne et il ne dit donc pas sa véritable pensée, croyant tromper son monde.</p>
<p>Car cette position ne fait pas avancer une véritable analyse de l’homosexualité. D’autres estiment, au contraire, qu’il faut en parler et faire des éclats. Ils ont raison car toutes les causes qui ont avancé, l’on fait à cause de militants qui bougeaient et heurtaient les mentalités arriérées.</p>
<p>Revoyez l’évolution de la cause des femmes dans l’histoire avec les suffragettes, les manifestations pour l’obtention du droit de voter, etc…</p>
<p>Regardez l’évolution de la cause des noirs aux Etats Unis avec les manifestations qui virent des fois à l’émeute.</p>
<p>Regardez, enfin, l’évolution de la situation des gays aux Etats-Unis et en Europe qui n’a bougé que par des actions voyantes et qui heurtaient la sensibilité de certains mais qui amenaient aussi à réfléchir.</p>
<p>En ce qui concerne la peine de mort qui est aussi évoquée dans ce rapport, c’est une question qui, elle aussi, a été passionnément débattue et il a fallu, en France, des siècles de combat pour arriver a sa suppression. Que cette question soit l’occasion pour ceux qui veulent réfléchir de lire les écrits majeurs de Victor Hugo, Albert Camus et Robert Badinter.</p>
<p>En Tunisie le combat commence. Il sera, n’en doutons pas, âpre mais il aura le mérite de faire réfléchir chacun et quand la passion cédera la place à la réflexion, je suis persuadé que des progrès notables seront accomplis.</p>
<p><em>* Avocat honoraire, ancien bâtonnier et écrivain.</em></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ELGkimtcK8"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/06/29/soutien-a-bochra-belhaj-hmida-et-aux-membres-de-la-colibe/">Soutien à Bochra Belhaj Hmida et aux membres de la Colibe</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Soutien à Bochra Belhaj Hmida et aux membres de la Colibe » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/06/29/soutien-a-bochra-belhaj-hmida-et-aux-membres-de-la-colibe/embed/#?secret=PkqALKcdXI#?secret=ELGkimtcK8" data-secret="ELGkimtcK8" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Hmj2iIom7U"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/06/29/rabaa-ben-achour-abdelkefi-le-patriarcat-vacille/">Rabâa Ben Achour Abdelkéfi : «Le patriarcat vacille»</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Rabâa Ben Achour Abdelkéfi : «Le patriarcat vacille» » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/06/29/rabaa-ben-achour-abdelkefi-le-patriarcat-vacille/embed/#?secret=jEYiVfcSUD#?secret=Hmj2iIom7U" data-secret="Hmj2iIom7U" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p><em><strong>Article du même auteur dans Kapitalis :</strong> </em></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Vt05sGZEqU"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/03/03/reflexions-sur-lhomosexualite/">La Tunisie doit faire évoluer ses lois sur la question de l’homosexualité</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Tunisie doit faire évoluer ses lois sur la question de l’homosexualité » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/03/03/reflexions-sur-lhomosexualite/embed/#?secret=ksdvs8TJ7V#?secret=Vt05sGZEqU" data-secret="Vt05sGZEqU" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/06/30/le-debat-autour-du-rapport-de-la-colibe-entre-anatheme-et-reflexion/">Le débat autour du rapport de la Colibe entre anathème et réflexion</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Droits des femmes : Le grand combat des progressistes tunisiens</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2017/08/15/droits-des-femmes-le-grand-combat-des-progressistes-tunisiens/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Aug 2017 12:17:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Code du statut personnel]]></category>
		<category><![CDATA[droits des femmes]]></category>
		<category><![CDATA[modernistes]]></category>
		<category><![CDATA[progressistes]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisiennes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>A propos de l’appel du président de la république Béji Caïd Essebsi en faveur du renforcement des droits des femmes tunisiennes. Par Fathi Bchir * Le vrai combat, le grand combat à venir de la gauche en particulier et des progressistes et modernistes en général est celui inauguré par la promulgation du Code du statut...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-110496" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/08/Egalite-homme-femme.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>A propos de l’appel du président de la république Béji Caïd Essebsi en faveur du renforcement des droits des femmes tunisiennes.</strong></em></p>
<p>Par <strong>Fathi Bchir</strong> *</p>
<p><span id="more-110494"></span></p>
<p style="text-align: left;"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-110497 alignleft" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/08/Fathi-Bchir.jpg" alt="" width="140" height="185" />Le vrai combat, le grand combat à venir de la gauche en particulier et des progressistes et modernistes en général est celui inauguré par la promulgation du Code du statut personnel (CSP), le 13 août 1957, autour de l’égalité des droits. Ce n’est pas un combat, qu’un combat, pour les femmes, c’est un combat général pour l’évolution de notre société. Ne pas trop se fixer sur les détails de l’héritage ou autre car c’est une bataille de principes et de vision.</p>
<p>Certains pensent qu’il est tôt ou il y a le risque de heurter les traditions. Conservatisme.</p>
<p>Ce n’est pas en pensant comme les intégristes et en cédant sans discuter à leurs prétentions qu’on résistera aux forces de l’obscurité. Ce serait capituler avant la bataille. Il faut rejeter leur lecture falsifiée du Coran et le leur dire haut et fort. Oser leur jeter à la figure ce verset coranique: <em>«Lakom dinoukom wa lya dini»</em>. Ou bien votre conception de Dieu et de sa religion ne sont pas les miennes. Car il n’y a pas qu’une lecture des textes dits sacrés. Chacun les interprète selon ses intérêts et le degré de ses frustrations personnelles et sociales. Il n’y a pas de lecture neutre du Coran.</p>
<p>Il y a un précédent à citer. C’est comme pour les Le Pen en France. La droite a cru les affaiblir en reprenant leurs discours, en jouant des peurs de l’étranger et du changement. Résultat : ils les ont renforcés.</p>
<p>Ne faisons pas l’erreur, la même à peu près. On sait que la partie ne sera pas facile. Beaucoup sont contre. Chacun à ses raisons. Les raisons religieuses sont les moins crédibles car elles forcent le sens des textes.</p>
<p>Il reste le conservatisme. Les hommes qui ne veulent pas perdre leur pouvoir et leurs avantages et aussi des femmes esclaves et heureuses de l’être par esprit de servitude.</p>
<p>Et enfin les <em>«tamma3a»</em> (cupides) et les <em>«melhoufine»</em> (voraces) qui veulent plus que leurs soeurs. Qui voudraient tout. Minables et méprisables. Dieu est hors de cause. C’est le mauvais côté des gens avides qui prime. Ils veulent l’asservir à leurs intérêts</p>
<p>Le rôle des gens de la gauche, des progressistes en général, est d’agir avec méthode et pédagogie, et aussi avec fermeté et détermination.</p>
<p>L’enjeu est global. Se regrouper pour agir. Parole solidaire, engagement collectif.</p>
<p><em>* Journaliste tunisien basé à Bruxelles. </em></p>
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		<title>Qu’est-ce qui agite Nidaa Tounes?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2015/08/21/quest-ce-qui-agite-nidaa-tounes/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 21 Aug 2015 10:12:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[destouriens]]></category>
		<category><![CDATA[modernistes]]></category>
		<category><![CDATA[Mohsen Marzouk]]></category>
		<category><![CDATA[progressistes]]></category>
		<category><![CDATA[syndicalistes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Nidaa Tounes, dont les divisions ne peuvent plus être cachées, est puni par où il a péché : formation improvisée, volonté de ratisser large et pauvreté programmatique. Par Moncef Dhambri Une simple «visite privée» de Hafedh Caïd Essebsi en Turquie – et sa rencontre politiquement et protocolairement «inexplicable» avec le président Recep Tayyip Erdogan –...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2015/08/21/quest-ce-qui-agite-nidaa-tounes/">Qu’est-ce qui agite Nidaa Tounes?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-10136 aligncenter" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2015/08/Nidaa-Tounes-Bureau-politique2.jpg" alt="Nidaa-Tounes-Bureau-politique" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Nidaa Tounes, dont les divisions ne peuvent plus être cachées, est puni par où il a péché : formation improvisée, volonté de ratisser large et pauvreté programmatique.</strong></em></p>
<p>Par <strong>Moncef Dhambri</strong></p>
<p><span id="more-10135"></span></p>
<p>Une simple <em>«visite privée»</em> de Hafedh Caïd Essebsi en Turquie – et sa rencontre politiquement et protocolairement <em>«inexplicable»</em> avec le président Recep Tayyip Erdogan – a mis mal à l’aise Nidaa Tounes. Bottant en touche, la direction du parti répond que le fils de BCE a <em>«le droit»</em> de faire les déplacements qu’il souhaite. Serait-ce vraiment tout?</p>
<p>L’on s’étonne, depuis de nombreux mois, voire plus, que Nidaa Tounes puisse ainsi «<em>laver son linge sale</em>» sur la place publique, comme il l’a fait en de nombreuses occasions. L’on s’offusque qu’en une si courte carrière d’un peu plus de 3 années le parti de Béji Caïd Essebsi soit, à tout instant, sur le point de voler en éclats.</p>
<p>A l’intérieur du parti, on parle très souvent de désaccords et de départs. A l’extérieur, les appels du pied et les invitations se répètent pour que les insoumis ou les réfractaires <em>«nidaaïstes</em>» prennent le maquis et rejoignent tel ou tel mouvement…</p>
<p><strong>La tente de tous les «non» au projet islamiste</strong></p>
<p>Tout  simplement, l’on oublie que la tente «<em>nidaaïste</em>» a abrité, sans faire beaucoup attention aux détails, la masse vaste et variée de celles et ceux qui ne voulaient plus des islamistes nahdhaouis au pouvoir. Le simple rejet qu’inspiraient la démarche insidieuse d’Ennahdha, sa sournoiserie et son complot de radicalisation islamiste d’une Tunisie majoritairement et traditionnellement modérée ne pouvait à lui seul constituer un projet politique – et encore moins une alternative économique, sociale et culturelle sérieuse et solide.</p>
<p>Nidaa Tounes, en somme, est puni par où il a péché, c’est-à-dire, en raison de sa formation improvisée, de sa volonté démesurée de ratisser très large, sa pauvreté programmatique ou l’inexistence de fondement doctrinaire, son attachement excessif à la personne de son père fondateur, M. Caïd Essebsi (BCE), et les ambitions légitimes et illégitimes des lieutenants de ce dernier. Autant de tares, donc, qui ne pouvaient qu’éclater au grand jour – hier, comme aujourd’hui, autant que demain&#8230;</p>
<p>Il importe peu de savoir si l’implosion du parti de BCE allait avoir lieu sur un court, moyen ou long terme… Pour l’essentiel, elle était inévitable.</p>
<p>Très vite – trop vite – installé aux commandes des affaires du pays, Nidaa Tounes, qui n’avait au départ que des équilibres approximatifs, a démontré que ses références politiques ne représentaient qu’une «<em>corde de sable</em>». Depuis le jour où, fin 2011, les clés du pouvoir ont été remises à Ennahdha et ses associés d’Ettakatol et du CpR, BCE et les autres fondateurs du Nidaa n’ont fait qu’imaginer des dénominateurs communs, très vagues et minimalistes, pour trouver un terrain d’entente qui pouvait contenter tous les déçus du 23 octobre 2011.</p>
<p>En juin 2012, lorsque Nidaa Tounes a été créé, on trouvait dans cette formation politique, qui s’est construite autour d’idées simples, voire réductrices, telles que <em>«servir de contrepoids crédible à la Troïka»</em> et «<em>équilibrer le paysage politique tunisien»</em>, à peu près tout et tous. La «<em>coalition arc-en-ciel»</em> nidaaïste comprenait toutes les tendances et toutes les sensibilités politiques possibles, imaginables et inimaginables. Pour y être, il suffisait de dire «non» à Ennahdha et à son projet d’islamisation de la Tunisie et de dénoncer les incompétences de la Troïka.</p>
<p>Bien évidemment, pareille démarche fourre-tout, où il s’agissait tout simplement de rassembler tous ceux qui se sont portés volontaires pour «<em>mettre le bâton dans les roues</em>» des Troïka 1 et 2, ne pouvait servir de socle partisan solide, ni tenir une longue route. Un parti politique, une véritable formation politique, se construit sur une assise doctrinaire bien plus forte que des impressions, des sentiments ou le malaise et l’aversion que suscitaient les Rached Ghannouchi, Hamadi Jebali, Ali Larayedh, Moncef Marzouki et autres Mustapha Ben Jaâfar…</p>
<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-10137" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2015/08/Recep-Tayyip-Erdogan-et-Hafedh-Caid-Essebsi1.jpg" alt="Recep-Tayyip-Erdogan-et-Hafedh-Caid-Essebsi" width="500" height="350" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Hafedh Caïd Essebsi, l&rsquo;électron libre qui n&rsquo;en fait qu&rsquo;à sa tête (ici reçu par le président turc Erdogan à Ankara).</em></p>
<p><strong>Fumeuse «unité dans la diversité»</strong></p>
<p>Le rejet d’Ennahdha par une bonne partie de l’opinion publique a poussé les «<em>islamo-démocrates</em>» vers la porte de sortie et ouvert au parti de BCE la voie de la prise des pouvoirs législatif et exécutif. Le navire nidaaïste a traversé sans trop d’encombres les eaux tumultueuses des législatives du 26 octobre dernier. Le cafouillage qu’a suscité la composition de certaines listes nidaaïstes candidates au scrutin législatif d’octobre 2014 a pu faire craindre le pire, mais, d’une manière générale, l’orage est vite passé et le vice de forme originel du Nidaa a été escamoté pour célébrer le score très honorable de 86 sièges dans la première Assemblée des représentants du peuple (ARP) de la deuxième République de Tunisie.</p>
<p>On pouvait continuer de croire, au lendemain des élections d’octobre et novembre derniers, qu’il existait une matrice idéologique nidaaïste autrement que cette instinctive détestation d’Ennahdha et des Nahdhaouis qui unissait pêle-mêle les modernistes, progressistes, destouriens, syndicalistes et autres oppositions de la société civile. On pouvait, pour un temps également, balayer sous le tapis les anachronismes, inadéquations, anomalies et autres malformations du Nidaa, pour passer très vite à la page suivante – en attendant le congrès du parti qui, hypothétiquement, devrait se tenir l’hiver prochain.</p>
<p>D’ici ce rendez-vous décisif, le parti de BCE va devoir se contenter de ce vœu pieux que Nidaa Tounes reste une formation politique construite autour de l’idée vague et fumeuse de «<em>l’unité dans la diversité</em>», une formule politicienne qui, très souvent, cache mal l’inexistence d’une véritable ligne idéologique directrice.</p>
<p>Certes, malgré les approximations de ses principes et son flou, Nidaa Tounes a réussi à contrebalancer la force et la popularité d’Ennahdha, mais ces faiblesses ont donné lieu, en de nombreuses occasions, à des tiraillements dans les rangs nidaaïstes, et ils continueront de le faire.</p>
<p>Ces déchirements s’affirmeront chaque jour encore plus, pour plusieurs raisons et sur bon nombre de questions, notamment celle de la <em>«succession»</em>, car tous les Taïeb Baccouche, Mohsen Marzouk, Lazhar Akremi, Mondher Belhaj Ali, Hafedh Caïd Essebsi, Khemaïs Ksila et Abdelaziz Kotti – pour ne nommer que quelques uns des dirigeants nidaaïstes les plus en vue – ont tous des chances, des compétences et, en tout cas, des prétentions plus ou moins égales. Sans oublier, non plus, que l’élément destourien de Nidaa Tounes – terme toujours difficilement définissable – aura, lui également, son mot à dire et qu’il n’hésitera pas à se faire entendre&#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2015/08/21/quest-ce-qui-agite-nidaa-tounes/">Qu’est-ce qui agite Nidaa Tounes?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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