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	<title>Archives des Rachid Sfar - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Rachid Sfar - Kapitalis</title>
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		<title>Histoire : Retour sur la chute de Mzali et son conflit feutré avec Ben Ali</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 16 Sep 2024 09:05:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La disgrâce finale de Mohamed Mzali tient au fait que durant ses six années à la tête du gouvernement il ne s’est jamais assuré d’alliés solides dans le sérail. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/16/histoire-retour-sur-la-chute-de-mzali-et-son-conflit-feutre-avec-ben-ali/">Histoire : Retour sur la chute de Mzali et son conflit feutré avec Ben Ali</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Je viens de terminer le livre de Ridha Ben Slama, ‘‘La Chute’’ ou ‘‘Les dessous du démantèlement de l’Etat de l’indépendance (1980-1987)’’ (éditions Nirvana, Tunis, gévrier 2024, 242 pages) qui évidemment s’efforce de réhabiliter la mémoire du regretté Mohamed Mzali dont l’auteur a été un proche collaborateur. Puisque <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/27/la-tunisie-face-a-ses-rendez-vous-manques-et-ses-opportunites-perdues-a-jamais/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Kapitalis en a déjà fait le commentaire</a>, je m’efforcerai à titre privé de soulever les points qui m’ont paru dignes d’intérêt. </em></strong></p>



<p><strong>Dr Mounir Hanablia</strong> *</p>



<span id="more-13998601"></span>



<p>1- Je doute que Ben Ali eût été capable de planifier sur plusieurs années son ascension au pouvoir, selon ce qu’en a évoqué l’auteur, en faisant le vide dans l’entourage de Bourguiba. Cela aurait supposé de sa part une intelligence qu’il n’a en fait jamais démontrée ni avant ni pendant sa présidence.&nbsp;</p>



<p>2- La disgrâce finale de Mohamed Mzali tient au fait que finalement durant ses six années à la tête du gouvernement il ne s’est jamais assuré d’alliés solides dans le sérail, le parti au pouvoir, ni même au sein du ministère de l’Intérieur, mis à part son cousin Ameur Ghedira. Il est ainsi demeuré isolé, une simple courroie de transmission de Bourguiba, un exécutant qui n’exerçait apparemment aucune influence sur de dernier, dont il dépendait entièrement.</p>



<p>Plus que cela, il a été marginalisé au sein même du clan de Monastir, sa ville natale où il s’est trouvé face à l’hostilité de Mansour Skhiri, Mezri Chekir, pour ne pas dire Saïda Sassi. Sa responsabilité se situe dans le fait qu’il ait accepté d’être privé de ses attributions normales de Premier ministre et qu’il n’ait pas cherché à y remédier.</p>



<p>C’est déjà un exploit que sans le passé de militant historique du parti destourien à même de lui assurer le prestige nécessaire, sans la base partisane ou régionale nécessaires, sans le contrôle solide des ministères régaliens, il soit demeuré aussi longtemps à la tête du gouvernement.&nbsp;</p>



<p>3- Concernant la mort de feu Farid El-Mokhtar, je me bornerai à l’évoquer selon mes souvenirs. Etant alors résident de garde d’urgence à l’hôpital Abderrahmane Mami de l’Ariana, je me souviens un soir de Ramadan, sans doute à la date indiquée par l’auteur, avoir vu le corps ensanglanté du défunt, que je ne connaissais pas, mais qui a été reconnu par l’infirmier qui face à mon ignorance a précisé que c’était le président du Club Africain et le frère de l’épouse du Premier ministre. Il avait été amené probablement par ambulance, et une personne, dont j’ai cru comprendre qu’il s’agissait d’un policier en civil, avait dit qu’il avait eu un accident en revenant de Ras Jebel. Sa voiture avait paraît-il quitté la chaussée et heurté l’entrée d’un pont de plein fouet, et on avait mis cela sur le compte de l’excès de vitesse et du sommeil du chauffeur.</p>



<p>Selon ce que j’en avais vu, ainsi que la quantité de sang qui se trouvait sous le corps, il était évident qu’il avait subi un traumatisme de grande ampleur compatible avec un grave accident de la voie publique.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ASR6ctU3Ci"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/27/la-tunisie-face-a-ses-rendez-vous-manques-et-ses-opportunites-perdues-a-jamais/">La Tunisie face à ses rendez-vous manqués et ses opportunités perdues à jamais</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Tunisie face à ses rendez-vous manqués et ses opportunités perdues à jamais » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/27/la-tunisie-face-a-ses-rendez-vous-manques-et-ses-opportunites-perdues-a-jamais/embed/#?secret=lzdKavCUCF#?secret=ASR6ctU3Ci" data-secret="ASR6ctU3Ci" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Quelques minutes après son arrivée, une personne dont on a dit qu’il s&rsquo;agissait du Dr Rifaat Daly, le gendre de Mohamed Mzali, est arrivée, a vu le corps. Il me semble qu’il est ensuite immédiatement reparti après avoir posé quelques questions au surveillant de l’hôpital et au policier. Environ une heure plus tard, sont arrivées Mme Mzali et Mme Mokhtar, une française sans doute, qui ont reconnu le corps. Mme Mokhtar a éclaté en sanglot, et s’est mise à crier&nbsp;: <em>«Mais pourquoi? Pourquoi?»</em> et Mme Mzali qui était très digne l’a étreinte de ses bras et l’a rapidement menée dehors. A noter que Mohamed Mzali n’est pas apparu cette nuit là à l’hôpital.</p>



<p>4- J’ignore si le général Vernon Walters a bien joué le rôle que l’auteur lui attribue. Je suis même étonné que selon le récit de Rachid Sfar, c’est Ben Ali, alors ministre de l’Intérieur, qui a accompagné l’Américain pour venir le voir, et qui s’est même permis de s’absenter deux fois au cours de la réunion pour une histoire relative à un incident grave sur le bac de Radès; Vernon Walters profitant de cette absence aurait demandé au Premier ministre ce qu’il pensait de son ministre de l’Intérieur. A mon avis c’est plutôt le ministre de la Défense ou celui des Affaires étrangères qui aurait dû accompagner le général américain. Cela ne semble pas logique.</p>



<p>5- Si Mohamed Mzali a été considéré par les Américains comme un témoin gênant devant disparaître parce qu’il leur a transmis en 1982 l’accord de Arafat pour la modification de la charte de l’OLP,&nbsp;et que l’invasion israélienne du Liban s’est produite quelques semaines plus tard, il demeure nécessaire de savoir pourquoi il a fallu 4 ans pour l’éliminer de la scène. C’est là encore une argumentation peu convaincante. Israël avait attaqué le Liban avec le plein soutien américain pour briser l’infrastructure politico-militaire de l’OLP, parce que les maires palestiniens de la Cisjordanie occupée clamaient leur allégeance à l’organisation de Yasser Arafat et empêchaient ainsi les Israéliens d’établir l’autonomie prévue par les accords de Camp David signés avec l’Egypte, et qui en fait revenaient à légaliser l’annexion des territoires occupés par les sionistes.</p>



<p>6- Une autre raison du désir&nbsp;des Américains de mettre à l’écart&nbsp; Mohamed Mzali aurait été son refus de souscrire à la demande américaine d’établir des bases militaires en Tunisie. Si tel est le cas, force est de constater que Ben Ali non plus ne l’a pas fait lorsqu’il a accédé à la présidence, ce qui met en question la pertinence de l’argument.</p>



<p>Quant à l’usine d&rsquo;acide phosphorique établie en Chine avec des capitaux koweïtiens et le savoir-faire tunisien, pour peu qu’elle ait démontré le soutien accordé au Premier ministre par le Koweït, quel intérêt la Tunisie aurait-elle pu véritablement en retirer en termes d’emplois et de transfert de technologie, au point de susciter l’ire des Américains?&nbsp;</p>



<p>7- Ben Ali complice d’Ennahdha dans le coup d’Etat? Je pense plutôt qu’il les a manipulés, peut-être pourquoi pas avec l’aide des Italiens du SIM; il n’aurait pas pu mener sans l’aide de services étrangers et avec succès une intox aussi complexe. Si le complot, le sien, avait échoué, il aurait eu beau jeu prétendre avoir découvert celui des militaires islamistes&nbsp;et avoir agi pour le faire avorter. C’est l’explication la plus logique concernant le chevauchement des acteurs et des calendriers des deux complots que l’auteur a fort justement fait remarquer.</p>



<p>8- Rachid Ammar patron des snipers? Il faudrait encore le prouver, les douilles des balles n’ayant jamais été versées dans le dossier de la justice.</p>



<p>Pour finir, la méthodologie adoptée par l’auteur, celle de chercher à prouver des préétablis à partir de faits réels ou supposés comme tels, ne conduit qu’à des conclusions fausses. On peut comprendre sa volonté de régler son compte à un&nbsp; passé&nbsp; douloureux qui s’est conclu d’une manière aussi dramatique, par la fuite sans gloire de la personne qu’il a servie et à laquelle il a fini par s’attacher. Mais fallait-il pour cela en charger d’autres personnes sans apporter les preuves nécessaires pour le faire?</p>



<p>Concernant les cas de conscience tardifs, j’en reviens toujours à feu Amor Chedly, illustre professeur fondateur de la faculté de médecine de Tunis, directeur de l’Institut Pasteur, ministre, médecin personnel de Bourguiba n’ayant jamais mis en doute son équilibre mental et sa lucidité, qui avait avoué dans son livre écrit après la Révolution, que Mezri Chekir lui avait appris que Ben Ali préparait un coup d’Etat. Il a simplement exprimé 23 ans après ses regrets de ne pas l’avoir dénoncé. Dans ces conditions, mieux vaut s’abstenir de tout autre commentaire sur tous ceux qui à cette époque gravitaient autour de Bourguiba. <em>«Souvenez-vous de vos défunts en bien»</em>, disait le Prophète Mohamed, béni soit-il. </p>



<p>* <em>Médecin de libre pratique.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="yqZB9jcszF"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/04/04/les-enfants-de-feu-mohamed-et-fathia-mzali-treve-dinjustice-et-de-mauvaise-foi/">Les enfants de feu Mohamed et Fathia Mzali : Trêve d’injustice et de mauvaise foi</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les enfants de feu Mohamed et Fathia Mzali : Trêve d’injustice et de mauvaise foi » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/04/04/les-enfants-de-feu-mohamed-et-fathia-mzali-treve-dinjustice-et-de-mauvaise-foi/embed/#?secret=FQvYSuLpNV#?secret=yqZB9jcszF" data-secret="yqZB9jcszF" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie : Décès de Rachid Sfar ancien Premier ministre sous Bourguiba</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/21/tunisie-deces-de-rachid-sfar-ancien-premier-ministre-sous-bourguiba/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 20 Jul 2023 23:47:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Néo-Destour]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Tunisie : Décès de Rachid Sfar ancien Premier ministre sous Bourguiba</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Rachid Sfar ancien Premier ministre sous Habib Bourguiba et grand homme d’État est décédé, aujourd&rsquo;hui jeudi 20 juillet 2023, à l&rsquo;âge de 90 ans</em></strong></p>



<span id="more-8951704"></span>



<p>Fils de feu Tahar Sfar cofondateur du Néo-destour, Rachid Sfar natif de Mahdia, avait été chargé de hautes fonctions administratives notamment au ministère des Finances dont il a été le secrétaire général, et avait ensuite occupé plusieurs portefeuilles ministériels, notamment ceux l&rsquo;Économie nationale et les Finances.</p>



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<figure class="wp-block-image size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="538" data-id="8951734" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/Rachid-Sfar1-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-8951734" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/Rachid-Sfar1-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/Rachid-Sfar1-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/Rachid-Sfar1-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/Rachid-Sfar1-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/Rachid-Sfar1-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/Rachid-Sfar1-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/Rachid-Sfar1.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="538" data-id="8951733" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/Rachid-Sfar-Bourguiba-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-8951733" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/Rachid-Sfar-Bourguiba-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/Rachid-Sfar-Bourguiba-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/Rachid-Sfar-Bourguiba-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/Rachid-Sfar-Bourguiba-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/Rachid-Sfar-Bourguiba-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/Rachid-Sfar-Bourguiba-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/Rachid-Sfar-Bourguiba.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</figure>



<p>En juillet 1986 il a été chargé par Bourguiba des fonctions de Premier ministre pour rétablir les équilibres financiers et économiques du pays, alors que la situation financière étaient grandement dégradée, jusqu&rsquo;à octobre 1987, avant de présider la Chambre des députés durant plus d&rsquo;un an.</p>



<p>Il sera accompagné à sa dernière demeure, demain après la prière du vendredi dans sa ville natale, Mahdia.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Y. N.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/21/tunisie-deces-de-rachid-sfar-ancien-premier-ministre-sous-bourguiba/">Tunisie : Décès de Rachid Sfar ancien Premier ministre sous Bourguiba</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie &#8211; FMI : une relation vieille de 73 ans…</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2021/11/12/tunisie-fmi-une-relation-vieille-de-73-ans/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 12 Nov 2021 10:15:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[FMI]]></category>
		<category><![CDATA[Habib Bourguiba]]></category>
		<category><![CDATA[Kais Saied]]></category>
		<category><![CDATA[Rachid Sfar]]></category>
		<category><![CDATA[Samir Gharbi]]></category>
		<category><![CDATA[Zine El Abidine Ben Ali]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Début 2021, le FMI a refusé de renouer avec la Tunisie. Il avait des doutes sur la capacité du gouvernement à gérer l’économie. En juin dernier, il a exigé pour valider son aide, chose inhabituelle, l’accord supplémentaire des partenaires sociaux du pays (syndicats ouvriers et patronaux, société civile)… C’était une façon indirecte de dire non,...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/11/12/tunisie-fmi-une-relation-vieille-de-73-ans/">Tunisie &#8211; FMI : une relation vieille de 73 ans…</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/10/Tunisie-FMI.jpg" alt="" class="wp-image-320182"/><figcaption><em>  Le FMI n’a certes pas bonne presse, mais est-ce lui le fautif ? </em></figcaption></figure></div>



<p><strong><em>Début 2021, le FMI a refusé de renouer avec la Tunisie. Il avait des doutes sur la capacité du gouvernement à gérer l’économie. En juin dernier, il a exigé pour valider son aide, chose inhabituelle, l’accord supplémentaire des partenaires sociaux du pays (syndicats ouvriers et patronaux, société civile)… C’était une façon indirecte de dire non, car le FMI savait que le gouvernement était incapable de réaliser cette prouesse (un consensus autour d’un programme de réformes)&#8230;</em></strong></p>



<p>Par <strong>Samir Gharbi</strong> </p>



<span id="more-369646"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/10/Samir-Gharbi.gif" alt="" class="wp-image-367130"/></figure></div>



<p>Six mois après, le 25 juillet, tous les pouvoirs ont été accaparés par un seul homme (Kaïs Saïed) afin, dit-il, de sauver le pays d&rsquo;<em>«un péril imminent» </em>(ce qui était le cas). A peine désigné, le nouveau gouvernement s’est trouvé face à une gigantesque impasse financière… Déficit des entreprises publiques, déficit de la balance commerciale, déficit de la balance des paiements (causée par le gonflement des importations) et déficit budgétaire (causé par une masse salariale démesurée, suite au recrutement, depuis 2011, de plus de 300&nbsp;000 employés dans la fonction publique et parapublique).</p>



<p>Que faire, comme dirait Lénine (le vrai)&nbsp;?</p>



<h2 class="wp-block-heading">La Tunisie aux bons soins du <em>«sapeur-pompier»</em> de la finance mondiale </h2>



<p>D’autres comme la Tunisie ont dû, malgré eux, s’adresser au <em>«gendarme»</em> de la finance mondiale&nbsp;: le Fonds monétaire international&nbsp;!</p>



<p>Je citerai, comme premier exemple, la Grèce qui a frappé à la porte du FMI pour ouvrir les vannes de l’aide européenne&nbsp;: le FMI lui a versé en quatre ans près de 28 milliards de DTS (unité monétaire composite du FMI, valant 1,41 $US, ou 1 $US = 0,712 DTS, cours du 11 novembre).</p>



<p>Autres exemples illustres&nbsp;: celui de l’Argentine, en crise depuis 1985, qui doit au FMI 30,5 milliards de DTS au 31 octobre 2021. Et celui, plus proche de nous, de l’Égypte, qui doit au FMI la coquette somme de 14,2 milliards de DTS.</p>



<p>La Tunisie doit aujourd’hui au FMI un total de 1,7 milliard de DTS, un peu plus que la dette comparée du Maroc à l’égard du même FMI (1,5 milliard).</p>



<p>L’Algérie n’a plus aucune dette avec le FMI, exactement comme l’était la Tunisie à la fin du règne de Zine El Abidine Ben Ali.</p>



<p>En dix ans, les gouvernements successifs qui ont régné sur la Kasbah avaient toqué trois fois à la porte du FMI, contre 1 seule fois, en 1986, durant le long règne de Habib Bourguiba (1956-1987) et deux fois, en 1988 et 1992, durant celui de Ben Ali (1987-2010). En 2011, le compteur du FMI était à zéro.</p>



<p>Les trois fois du régime qui a régné de février 2011 au 25 juillet 2021&nbsp;:</p>



<ol class="wp-block-list"><li>En juin 2013, le gouvernement demande l’aide du FMI et signe un accord <em>«stand by»</em> pour 1&nbsp;146 millions de DTS. L’accord expire le 31 décembre 2015, avec un reliquat non consommé de 143 millions. Net&nbsp;: la Tunisie a reçu 1&nbsp;003 millions… 1<sup>er</sup> signe d’une mauvaise gestion du dossier FMI.</li><li>En mai 2016, le gouvernement demande au FMI <em>«une facilité supplémentaire»&nbsp;</em>: le FMI lui accorde 1&nbsp;952 millions de DTS sur quatre ans. Mais, faute de réformes, le FMI suspend ses décaissements début 2020, le montant perdu par la Tunisie s’élève à 790 millions de DTS, le FMI n’ayant versé que 1&nbsp;162 millions. Cette fois l’accroc est sérieux. C’est quasiment la rupture.</li><li>Mais, en avril 2020, le sapeur-pompier est obligé d’intervenir pour éviter une catastrophe <em>«sanitaire»</em> (en plein Covid). Il débloque une <em>«aide rapide»</em>, en un seul versement, de 545,2 millions de DTS afin de renflouer les caisses de l’État.</li></ol>



<p>L’histoire ne s’arrête jamais… Le nouveau gouvernement, sous la houlette Najla Bouden, ne trouve pas d’autres issue que de prier le FMI de venir à son aide, avec un montant esquissé autour de 2,8 milliards de DTS (soit 4 milliards de dollars), un record historique pour la Tunisie.</p>



<p><strong>Rappel</strong>&nbsp;: la Tunisie a adhéré au FMI en avril 1958.<strong> </strong>Donc, bien avant la création de la Banque centrale de Tunisie (septembre 1958) et du dinar tunisien (octobre 1958).</p>



<p>Mais il faudra attendre 1986&nbsp;pour que les Tunisiens entendent parler d’un <em>«programme»</em> avec le FMI. C&rsquo;était la conséquence de la crise économique (1983-1986) qui a fait chuter le gouvernement de Mohamed Mzali, remplacé par Rachid Sfar. Ce dernier a réussi rapidement à enclencher un plan de sauvetage avec l’aide du FMI (1986-1987).</p>



<p>Chaque fois qu’un gouvernement frappe à la porte du FMI, les opposants et les médias crient au scandale. Certes, le FMI n’a pas bonne presse, mais est-ce lui le fautif ?</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un surveillant général&#8230; du système capitaliste </h2>



<p>Le FMI est, qu’on le veuille ou non, le <em>«sapeur-pompier»</em> unique pour n’importe quel pays plongé dans un grave <em>«incendie»</em> (crise financière). Avec la Tunisie, ce sera, pour le FMI, un de plus ou un de moins. Mais pour la Tunisie, ce sera crucial : car un accord avec le FMI marquera pour tous les opérateurs économiques et financiers – tunisiens et étrangers – l’entrée du gouvernement tunisien dans un cycle de <em>«bonne gouvernance»</em> et de <em>«respect des engagements»</em>. Les marchés financiers internationaux (prêteurs de liquidités) seront à nouveau ouverts (avec des taux d&rsquo;intérêt abordables), les agences de notations pourront réviser leurs calculs (qui mesurent les risques-pays), les banquiers seront mieux à l’écoute et les investisseurs plus tranquilles…</p>



<p>Mais qu’est-ce que le FMI ?</p>



<p>Le FMI a été établi en 1945, au sortir de la Seconde guerre mondiale. Les grandes puissances victorieuses ont réuni une quarantaine d&rsquo;autres pays pour le créer et lui donner pour objectifs de prévenir, d’éviter ou d’atténuer les crises financières mondiales (du genre de celle de 1929) et de répondre aux besoins ponctuels des pays membres.</p>



<p>Aujourd’hui, le FMI regroupe 190 pays, contre 44 en 1945. Seuls cinq pays ne sont pas membres : Cuba, Corée du Nord, Taïwan (bloqué par la Chine) et, deux micro-Etats, Le Liechtenstein (38 000 hab. et 160 km²) et Monaco (2 km², 40 000 habitants).</p>



<p>Le FMI emploie 2 700 personnes, issues de 150 nationalités. Il mène une politique permanente de surveillance globale (taux d’intérêt, inflation, monnaies, déficits budgétaires et de paiements). C&rsquo;est comme un surveillant général&#8230; du système capitaliste.</p>



<p>Mais il n’intervient dans la politique économique d’un pays que si le gouvernement de ce pays vient toquer à sa porte.</p>



<p>Il prodigue des conseils ou des conditions (évidemment en faveur du libéralisme économique et de la stabilité monétaire), conformément à sa charte officielle et aux directives des principaux pays qui le financent (États-Unis, Royaume-Uni, Union européenne et Japon). Sachant cela, le pays demandeur sait à quoi s’en tenir…</p>



<h3 class="has-text-align-center wp-block-heading"><strong>Infographies</strong></h3>



<p class="has-text-align-center"><strong><em>Versements du FMI à la Tunisie (en millions de DTS).</em></strong></p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/11/Info-1.jpg" alt="" class="wp-image-369647"/><figcaption><em>(Compilations personnelles des données du FMI).</em></figcaption></figure></div>



<p class="has-text-align-center"><strong><em>Dette de la Tunisie auprès du FMI (en millions de DTS).</em></strong></p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/11/Info-2.jpg" alt="" class="wp-image-369648"/><figcaption><em>(Compilations personnelles des données du FMI).</em></figcaption></figure></div>



<p class="has-text-align-center"><strong><em>Droits de vote au FMI en %.</em></strong></p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/11/Info-3.jpg" alt="" class="wp-image-369649"/><figcaption><em>(Compilations personnelles des données du FMI).</em></figcaption></figure></div>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Articles du même auteur dans Kapitalis : </em></h4>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="jyFg9kz6e1"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/11/10/la-tunisie-le-fmi-et-liran/">La Tunisie, le FMI et l’Iran…</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Tunisie, le FMI et l’Iran… » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/11/10/la-tunisie-le-fmi-et-liran/embed/#?secret=1f0VmsUFm4#?secret=jyFg9kz6e1" data-secret="jyFg9kz6e1" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="R77Fxx9mrD"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/10/23/tunisie-un-symbole-de-la-siyada-el-wataniya-laisse-a-labandon/">Tunisie : Un symbole de la «siyada el-wataniya» laissé à l’abandon…</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : Un symbole de la «siyada el-wataniya» laissé à l’abandon… » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/10/23/tunisie-un-symbole-de-la-siyada-el-wataniya-laisse-a-labandon/embed/#?secret=yxETeCV1zW#?secret=R77Fxx9mrD" data-secret="R77Fxx9mrD" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
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		<item>
		<title>La Tunisie entre sirènes et scénarii</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 22 Mar 2021 07:26:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Banque Mondiale]]></category>
		<category><![CDATA[budget de l&#039;Etat 2021]]></category>
		<category><![CDATA[cessation de paiement]]></category>
		<category><![CDATA[crise économique]]></category>
		<category><![CDATA[Hedi Nouira]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Mzali]]></category>
		<category><![CDATA[Moktar Lamari]]></category>
		<category><![CDATA[Moody’s]]></category>
		<category><![CDATA[Rachid Sfar]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Sur le fil du rasoir? Faute d’un plan de réformes économiques, crédibles et consensuelles, la Tunisie ne peut pas financer son Budget 2021 et honorer ses dettes, défaut de paiement à la clé. Des scénarii apocalyptiques qui rappellent le Liban, la Grèce, l’Égypte, le Chili et autres États faillis et mal-gouvernés. Moody’s et FMI brandissant...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/03/Tunisie-Crise-explosion-sociale.jpg" alt="" class="wp-image-342233"/></figure>



<p><strong><em>Sur le fil du rasoir? Faute d’un plan de réformes économiques, crédibles et consensuelles, la Tunisie ne peut pas financer son Budget 2021 et honorer ses dettes, défaut de paiement à la clé. Des scénarii apocalyptiques qui rappellent le Liban, la Grèce, l’Égypte, le Chili et autres États faillis et mal-gouvernés. Moody’s et FMI brandissant l’épée de Damoclès. À quoi s’attendre?</em></strong></p>



<p>Par <strong>Moktar Lamari,</strong> Ph.D.</p>



<span id="more-342232"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Moktar-Lamari.jpg" alt="" class="wp-image-246439" width="200"/></figure></div>



<p>Les sirènes d’alarme se multiplient pour sommer les partis et élites politiques à initier illico presto des réformes économiques structurelles. En jeu : éviter la banqueroute et sauver une transition démocratique très malmenée.</p>



<p>Quatre scénarii attendent la Révolte du Jasmin.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Scénario 1 : plan-plan, mollo mollo et kif-kif!</h3>



<p>Scénario déjà à l’œuvre et depuis belle lurette! Il est véhiculé par le mollo-mollo, le plan-plan, le kif-kif de ces élites au pouvoir au Bardo et à Carthage, tous avides de pouvoir pour le pouvoir, sans leadership transformateur et sans compétence démontrée.</p>



<p>Des élites populistes, inefficaces et sans leadership digne des hommes et femmes d’État.</p>



<p><a href="http://kapitalis.com/tunisie/2021/02/07/mechichi-un-chef-de-gouvernement-avec-rang-de-chaouch-au-service-des-islamistes/" target="_blank" aria-label="undefined (s’ouvre dans un nouvel onglet)" rel="noreferrer noopener">Hichem Mechichi,</a> ce chef du gouvernement qualifié de girouette et de pousse-crayon, s’enfonce la tête dans un sable marécageux nauséabond, pour ne rien voir et ne rien assumer. Il incarne l’autruche,s’accroche mordicus au pouvoir… Tout le contraire d’un leader qui assume, qui prend des risques et qui parle aux électeurs en les regardant les yeux dans les yeux.</p>



<p>La smala au parlement ne fait pas mieux, étant au pouvoir sans programme économique. Des amateurs accrochés au pouvoir pour le pouvoir, tous allergiques aux réformes économiques revendiquées par la Tunisie profonde et par les bailleurs de fonds internationaux. Poules mouillées, ils ne veulent pas engager des réformes forcément douloureuses, impopulaires et mal vues par un establishment constitué de rentiers et lobbyistes qui dépècent impunément l’économie jour après jour.</p>



<p>Au sommet de l’État, pouvoirs exécutifs et législatifs font fausse route, au moins sur deux aspects lourds de conséquences. Le premier est géopolitique : les décideurs aux commandes de la Tunisie d’aujourd’hui ne semblent pas comprendre la gravité des enjeux économiques. Ils ne réalisent pas que la donne a changé et que l’avenir économique de la Révolte du Jasmin se joue désormais en Amérique du Nord, pas à Paris, pas à Berlin et encore moins au Qatar ou en Turquie.</p>



<p>Moody’s mène la danse au sein des milieux new-yorkais de Wall Street, imposant ses diktats aux pays mal-gouvernés, très endettés et en récession continue. Récemment, Moody’s a pénalisé la mal-gouvernance de l’État tunisien et de sa Banque centrale (8e fois de suite depuis 2011) pour ramener la cote de crédit de la Tunisie à B3, avec une perspective négative menant inéluctablement à la cote C, soit un discrédit qui rend indésirables les obligations tunisiennes (Junk bonds ou encore obligations crapuleuses).</p>



<p>À Washington, le FMI enfonce le clou et adresse le même message à la Tunisie: pas de financements sans réformes, pas de cautions sans concessions et pas de négociations sans plan consensuel et crédible. Les autres organisations internationales et bailleurs de fonds emboitent le pas (ONU, PNUD, USAID, Fitch, etc.).</p>



<p>La deuxième erreur relève de l’égocentrisme de ces élites narcissiques. Alors que les caisses de l’État sont vides et alors que l’économie est en chute libre, les interminables tensions au sommet de l’État se placent sur un terrain exclusivement politique, avec des coalitions pipées et des remaniements ministériels factices, inefficaces et improductifs au final.Tous occultent les urgences économiques et brandissent leur veto aux réformes.</p>



<p>Plan-plan, les partis religieux au pouvoir focalisent leur priorité sur l’implantation de valeurs islamiques rigoureuses inspirées par le Wahhabisme du Moyen-Orient. Un aveuglement sidérant quand on sait que les citoyens tunisiens ont perdu presque 30% de leur pouvoir d’achat depuis la Révolte du jasmin en 2011.</p>



<p>Mollo-mollo, le puissant syndicat des travailleurs (UGTT) ne veut rien entendre de l’impératif de l’attrition des effectifs pléthoriques d’une administration publique gangrénée par la corruption, par les emplois fictifs et par les gaspillages de toutes sortes. L’UGTT brandit aussi un niet catégorique pour la restructuration et/ou la privation des entreprises publiques très déficitaires, très endettées et gangrénées par la corruption.</p>



<p>Une équation intenable qui incarne le statu quo et qui mène inexorablement à la faillite de l’État tunisien. Avec en prime une déchéance des services publics vitaux : électricité, eau potable, soins de santé, médicaments, éducation, etc.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Scénario 2 : cessation de paiement de l’État</h3>



<p>Si rien ne change, la Tunisie déclarera prochainement son incapacité à honorer ses créances venues à échéance (juin 2021). Une incapacité qui ouvre les portes de l’enfer pour les Tunisiens et les Tunisiennes.</p>



<p>Le Liban, la Grèce et bien d’autres pays avant eux ont, durant les dernières années, déclaré cessation de paiement et subi les affres liées. Pour ces pays, comme en Tunisie, tout commence par des signes qui ne trompent :</p>



<ul class="wp-block-list"><li>i) une dette asphyxiante, partie de rien et en rien de temps devenue explosive et insoutenable (en intérêts, en flux et en échéances);</li><li>ii) une mal-gouvernance endémique basée sur une sélection adverse qui place les incompétents à la place des méritants. Une gouvernance viscéralement rongée par la corruption et les gaspillages qui creusent les déficits publics;</li><li>iii) un sens de l’État qui se disloque et des services publics qui tombent, les uns après les autres, en déliquescence, sous le fardeau de la mal-gouvernance et des malversations au sommet des administrations publiques et autorités au sommet de l’État.</li></ul>



<p>Une symptomatique en 3 D (dette, déficit et déliquescence) et qui mène l’État tunisien à un défaut de paiement désordonné et non planifié dans ses enjeux, phases et impacts.</p>



<p>Le premier impact d’une telle cessation de paiement se traduit par un bradage des obligations tunisiennes, par une fuite dramatique des capitaux libellés en devises et une dévaluation vertigineuse du dinar. Les <a href="http://kapitalis.com/tunisie/2021/03/01/tunisie-proie-facile-pour-les-fonds-vautours/" target="_blank" aria-label="undefined (s’ouvre dans un nouvel onglet)" rel="noreferrer noopener">fonds vautours </a>n’attendent que cela! Le dinar tunisien chutera comme jamais.</p>



<p>Depuis 14 mois, la livre libanaise a perdu 85% de sa valeur face au dollar. Le Liban est pris à la gorge par une mal-gouvernance qui ne faiblit pas.</p>



<p>Après la cessation de paiement, la Grèce et le Liban ont mis en cause les rémunérations des fonctionnaires, le paiement des retraites et les transferts sociaux ainsi que les compensations des produits essentiels.</p>



<p>En Grèce comme au Liban, ces salaires et retraites, faibles, mais vitaux, ont été coupés de 50% à 70%. Et les prix des produits essentiels ont été multipliés par 100 en trois mois : aujourd’hui à Beyrouth le kg de spaghetti frôle les 6 euros, alors que le salaire minimum mensuel a plongé de 300 euros à 60 euros, soit l’équivalent du salaire moyen en Afghanistan d’aujourd’hui. Et dire que le Liban a été la <em>«Suisse du Moyen-Orient».</em></p>



<p>Dans ces pays, comme dans tant d’autres, un sévère <em>«haircut»</em> a été mis en place : les épargnants perdent, en totalité ou en partie, leur argent déposé dans les banques locales. On ne peut plus retirer les avoirs en devises, même pour les titulaires des comptes en devises, les dépôts en banque fondent comme neige au soleil.</p>



<p>Des conséquences apocalyptiques, avec recrudescence des contestations, grèves, manifestations et autres drames liés. Cela dit, les conséquences de la cessation ont été plus chaotiques au Liban qu’en Grèce.</p>



<p>En Grèce, la déroute économique a été mieux maitrisée, grâce notamment à la dissolution du parlement et à l’élection urgente d’un gouvernement national, unifié, aux antipodes de ses précédents. Un gouvernement impliquant de vraies compétences formées et enseignants dans les universités nord-américaines. Ceux-ci inspiraient plus de confiance de leurs partenaires au pays et à l’international.</p>



<p>Ce n’est pas le cas du Liban, qui comme la Tunisie, a un gouvernement balkanisé, noyauté par des partis religieux, gangrénés par la corruption et réfractaires à la gouvernance axée sur les résultats et sur l’imputabilité.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Scénario 3 : changement de régime et choc institutionnel</h3>



<p>Dans plusieurs pays, la cessation de paiement a impliqué défection, destitution et coups d’État. Mais dans tous les cas, ces défauts de paiement engendrent dissolution du parlement et élections anticipées. Des élections qui mènent au pouvoir des partis politiques ayant un programme économique crédible.</p>



<p>La Tunisie a vécu ces mésaventures au moins deux fois par le passé.</p>



<ul class="wp-block-list"><li>Entre 1966-68, la crise économique et le recours obligé au FMI et à la Banque mondiale ont fini par abréger le pouvoir du puissant ministre Ahmed Ben Salah. Celui-ci a été arrêté, condamné et emprisonné. Il a été remplacé par Hedi Nouira, un économiste plus libéral et qui a géré, de concert avec le FMI, la dévaluation du dinar (25%), le changement du modèle économique et a ouvert les frontières aux investissements étrangers (Loi d’avril 1972). Avec une relance de la croissance économique et une amélioration nette du pouvoir d’achat des citoyens.</li><li>Entre 1986-1987, la crise économique et les troubles sociaux liés ont été très sanglants, ayant mené la dévaluation du dinar de presque 30% avec un changement majeur ayant poussé l’ex-Premier ministre Mohamed Mzali a une émigration clandestine, fuyant à pied par les frontières algériennes. Sous la pression du FMI et de la Banque mondiale, Rachid Sfar a pris la relève pour ensuite propulser Ben Ali à prendre le pouvoir, suite à un coup d’État destituant un président à vie… et la mise en place d’un gouvernement plus libéral et mieux soutenu par le FMI et la Banque mondiale, avec la nomination au poste de ministres des professeurs économistes de formation nord-américaine et ayant réussi à réaliser des taux de croissance moyens de l’ordre de 5-6% par an dans les années 1990 et 2000.</li></ul>



<p>Certes l’histoire ne se répète pas à l’identique.</p>



<p>Ce qui est à retenir ici tient au fait que des crises économiques sévères finissent souvent par destituer violemment les régimes forts, par bouleverser plusieurs institutions, le tout pour bousculer le temps et convoiter les financements internationaux et la confiance du FMI, de la Banque mondiale, des agences de notation, entre autres.</p>



<p>Le pire des alternatives de ce scénario peut être plus violent et plus sanguinaire, comme ce fut le cas du coup d’État initié par le général Abdelffatah Sissi. Ce général a mis fin au pouvoir erratique des Frères musulmans en Égypte en 2017. Au Chili, la junte militaire dirigée par le général Augusto Pinochet a renversé en 1973 (et liquidé) le président élu Salvador Allende pour instaurer un régime autoritaire sans merci. Les deux généraux ont été acceptés par la suite par leur peuple, pour avoir su apporter des réponses concrètes et urgentes aux enjeux économiques de leurs concitoyens.</p>



<p>Dans les deux cas, ces coups d’État survenaient suite à des crises économiques sévères, à des insurrections sociales et à une mal-gouvernance incapable de réformer et d’impulser efficacement des mesures capables d’améliorer le bien-être et la prospérité économique.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Scénario 4 : réformes structurelles endogènes et consensuelles</h3>



<p>Ce scénario est très peu probable dans le contexte actuel. Mais pas impossible! Et cela passe par un changement de logiciel de gouvernance au sommet de l’État depuis 2011.</p>



<p>Les sociétés ambitieuses sont avant tout des sociétés ayant des leaders intelligents, capables de fonder leurs décisions sur les données probantes et sur les enseignements de l’histoire.</p>



<p>La Tunisie d’aujourd’hui est capable du pire comme du meilleur. Le meilleur réside dans l’élaboration d’un plan de réformes structurelles conçu de façon endogène, consensuelle et crédible. Ce plan doit être porté par un ou une économiste agile, audacieux et familier avec les enseignements de l’économétrie inspiré par la pensée économique nord-américaine.</p>



<p>Faut-il passer par un méchant électrochoc pour y parvenir? C’est toute la question qui reste à répondre par les partis et élites politiques actuellement au pouvoir.</p>



<p>* <em>Universitaire au Canada.</em></p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Articles du même auteur dans Kapitalis :</em></h4>



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