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	<title>Archives des récession économique - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des récession économique - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>La Tunisie sera affectée par la récession qui se dessine en Europe</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/14/la-tunisie-sera-affectee-par-la-recession-qui-se-dessine-en-europe/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 14 Apr 2025 10:16:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Bassem Ennaifer]]></category>
		<category><![CDATA[Donald Trump]]></category>
		<category><![CDATA[guerre tarifaire]]></category>
		<category><![CDATA[prix du pétrole]]></category>
		<category><![CDATA[récession économique]]></category>
		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La baisse des prix du pétrole sur le marché international conduira à une récession mondiale, notamment en Europe, 1er partenaire économique de la Tunisie.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/14/la-tunisie-sera-affectee-par-la-recession-qui-se-dessine-en-europe/">La Tunisie sera affectée par la récession qui se dessine en Europe</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La&nbsp;baisse des prix du pétrole sur le marché international aura certes des effets positifs immédiats sur l’économie tunisienne, mais cela ne sera pas le cas, sur le long terme, car cette situation conduira à une récession mondiale, notamment en Europe, 1<sup>er</sup> partenaire économique de la Tunisie.</em></strong></p>



<span id="more-16176486"></span>



<p>Cette analyse a été faite par l’économiste Bassem Ennaifer dans une interview accordée à l’agence Tap.</p>



<p>La chute des prix du pétrole sur le marché international est bénéfique à court terme pour la Tunisie. Dans le budget de l’Etat 2025, le gouvernement a estimé qu’une baisse du prix du pétrole sur le marché international (en dollar), permettrait de faire économiser à l’Etat près de 162 millions de dinars. Car cette baisse, conjuguée à l’appréciation du dinar face au dollar constituent une aubaine pour la Tunisie.</p>



<p>Toutefois, il est à noter que l’élaboration du budget de l&rsquo;Etat ne se limite pas au prix du pétrole, s’est empressé d’ajouter l’économiste, d’autres variables le conditionnent, comme les recettes fiscales, la dynamique économique et la création de la richesse, qui sont essentiels à la génération de ressources à long terme. Or, une récession économique à l’échelle mondiale, notamment, en Europe, premier partenaire économique de la Tunisie qui absorbe 70% de ses exportations, aura un impact négatif sur les entreprises exportatrices tunisiennes, notamment celles opérant dans les industries mécaniques et électriques dont l’essentiel des exportations vont vers l’Union européenne, qui est impactée par la guerre tarifaire lancée par Donald Trump. La conjoncture internationale, qui reste tributaire des fluctuations des prix du pétrole sur le marché international, entraînera, à long terme, une croissance économique faible dans le monde entier, y compris en Tunisie dont les ressources fiscales provenant des entreprises seront affectées au titre de 2025 et de 2026, estime l’économiste.</p>
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		<title>La France en marche vers la récession (1-2)</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/11/la-france-en-marche-vers-la-recession-1-2/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Sep 2024 09:29:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[chômage]]></category>
		<category><![CDATA[désindustrialisation]]></category>
		<category><![CDATA[dette publique]]></category>
		<category><![CDATA[Emmanuel Macron]]></category>
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		<category><![CDATA[récession économique]]></category>
		<category><![CDATA[Union européeene]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>A moyen et long terme, le processus de désindustrialisation de la France ne fera qu’aggraver l’important déséquilibre du commerce extérieur déjà existant, </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/11/la-france-en-marche-vers-la-recession-1-2/">La France en marche vers la récession (1-2)</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Les tendances économiques se développant en France depuis la crise de 2008 ont reçu un important coup d’accélérateur dès l’installation au pouvoir suprême de la république en 2017 du parti d’Emmanuel Macron, dont le cadre de la politique intérieure et de la politique étrangère autodestructrice mène directement vers la récession économique dans laquelle la France est en train d’entrer à grand pas.</em></strong></p>



<p><strong>Oleg Nesterenko</strong> *</p>



<span id="more-13971435"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/03/Oleg-Nesterenko.jpg" alt="" class="wp-image-12235765" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/03/Oleg-Nesterenko.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/03/Oleg-Nesterenko-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/03/Oleg-Nesterenko-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure></div>


<p>La personne qui était à la tête du ministère français de l’Economie, monsieur Bruno Le Maire, a prononcé un discours magistral, le 1<sup>er</sup> mars 2022, dans lequel il n’a «<em>laissé planer aucune ambiguïté sur la détermination européenne</em>&nbsp;» dans sa volonté de «<em>livrer une guerre économique et financière totale à la Russie</em>», afin de faire effondrer son économie. Son enthousiasme était sans équivoque&nbsp;: «<em>Nos sanctions sont efficaces. Les sanctions économiques et financières sont même d’une efficacité redoutable</em>&nbsp;[…]&nbsp;<em>Nous allons donc provoquer l’effondrement de l’économie russe!</em>».</p>



<p>Deux ans et demi se sont écoulés depuis les exultations publiques dudit personnage et nous retrouvons l’économie de la Fédération de Russie très exactement à l’opposé des lumineuses prévisions du ministre&nbsp;: dans une des meilleures de ses formes – ce qui est très loin d’être le cas pour l’économie de l’Hexagone, dont ce dernier est censé de s’occuper.</p>



<p>Le PIB de la Russie a augmenté de 4,6% sur un an au premier semestre 2024, contre 1,1% en France. Le FMI, qui a déjà prévu une croissance confortable du PIB russe, a récemment revu à la hausse ses prévisions initiales de croissance, anticipant désormais une&nbsp;hausse du PIB de 3,2% sur l’ensemble de l’année 2024. Des prévisions qui ne prennent pas, néanmoins, en compte tous les éléments de la réalité des marchés démontrant que la croissance sur l’ensemble de l’année en cours sera plutôt de 3,5-4%.</p>



<p>Selon les dernières statistiques, en juin 2024 la Russie est devenue le pays avec le plus faible taux de chômage parmi les pays du G-20. Le niveau du chômage parmi la population active n’est que de 2,4% contre 7,4% en France qui entre dans le peu glorieux Top-5 des pays du G-20 avec le taux du chômage le plus élevé et dont l’indice INSEE du climat d’emploi annonce un taux de chômage de 8,5% pour la fin de l’année en cours.</p>



<p>En ce qui concerne le pouvoir d’achat de la population russe, au premier trimestre 2024, les revenus nets disponibles –&nbsp;les revenus monétaires corrigés de l’inflation moins les paiements obligatoires des impôts, taxes, redevances et autres contributions obligatoires au budget de l’état – ont vu l’augmentation de 5,8% par rapport à l’année précédente (source&nbsp;: Rosstat). Sur l’ensemble de l’année 2024, l’augmentation du pouvoir d’achat est attendu à hauteur de 9,2% (source&nbsp;: ministère de l’Économie). Pour la France, cependant, une augmentation du pouvoir d’achat à hauteur de 1% brut pour l’année 2024 serait déjà considérée comme un très bon résultat, après une croissance de 0,8% brut pour l’année 2023 (source&nbsp;: l’OFCE).</p>



<p>De même, la Fédération de Russie est entrée dans le Top-3 du G-20 au niveau de la plus faible dette publique par habitant qui n’est que de 2 070$/hab., contre 40 300$/hab. en France, 50 600$/hab. au Royaume-Uni ou encore 104 500$ par habitant aux Etats-Unis d’Amérique.</p>



<p>En France, le taux de chômage élevé de ce jour, la très faible croissance du PIB et la dette publique exorbitante pesant sur le présent et le futur de l’économie française ne sont que les constantes structurelles se développant en synchronie avec toute une série d’autres facteurs économiques résultant de la politique française irresponsable des dernières années et démontrant l’entrée prochaine de la France dans la récession économique.</p>



<p>La croissance du PIB à hauteur de 1,1% pour le premier semestre 2024, dont le chiffre correspond également à la croissance attendue pour l’ensemble de l’année en cours, malgré les prévisions de stagnation annoncées auparavant par l’INSEE, ne doit guère être surestimée et prise pour une constante. La non-modération de la joie serait une importante erreur d’appréciation, car son augmentation n’est grandement due qu’à la hausse des dépenses publiques (+0,3% de la consommation des administrations et +0,6% de l’investissement public pour le second trimestre) qui ne fait que soutenir artificiellement le PIB du pays en creusant davantage la dette de l’Etat français.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">La ré-industrialisation ou la désindustrialisation ?</h2>



<p>La désindustrialisation de la France n’est nullement un phénomène nouveau. Elle s’est mise en place dès la crise de 1974 et ne s’est jamais arrêtée depuis, en faisant de la France le pays européen qui s’est le plus désindustrialisé ces 50 dernières années.</p>



<p>Si en 1972 la part de l’industrie manufacturière française dans le PIB était de 19%, en 2020 elle n’est plus que de 9%. De même pour la part d’emplois dans le secteur industriel : 37,4% en 1982, contre 13,3% en 2020.</p>



<p>Dès la période de la propagande électorale précédant la prise du pouvoir en 2017, Emanuel Macron a choisi de se promouvoir avec un message politique tout à fait attractif adressé aux masses électorales : faire de la ré-industrialisation de la France un chantier prioritaire de son mandat. Message adressé à des masses qui ne connaissent à peu près rien du fonctionnement de l’économie mondiale et des lois qui la gouvernent pour être pris au sérieux.</p>



<p>Le travail d’un illusionniste, c’est de concentrer l’attention des spectateurs sur des détails devant leurs yeux et de ne surtout pas leur permettre la vision globale de l’ensemble du processus en développement, ce qui mènerait, le cas échéant, inévitablement à la découverte de la supercherie.</p>



<p>Les années ont passé et Emmanuel Macron se vante de la grande réussite de son initiative de ré-industrialisation de l’Hexagone. Les éléments mis en avant sont le solde positif de la création d’emplois dans l’industrie depuis 2017 et la création de 500 usines de plus en France en 2023 par rapport à 2016.</p>



<p>Très jolie image. Toutefois, la réalité est tout à fait différente.</p>



<p>La spécificité du secteur industriel français d’aujourd’hui et de ses capacités de production sont dans une situation sous très forte dépendance directe des approvisionnements étrangers en matières premières critiques et en énergie.</p>



<p>Vouloir se libérer de cette dépendance – c’est une chose; pouvoir se permettre ce luxe – s’en est une autre. Chercher des alternatives aux approvisionnements depuis, notamment, la Chine et la Russie est non seulement une idée utopique, mais, tout simplement, financièrement suicidaire pour de nombreux secteurs de l’industrie française, dont les marges de manœuvres sont déjà quasi inexistantes.</p>



<figure class="wp-block-gallery aligncenter has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-1 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="653" height="522" data-id="13971489" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/09/Production-industrielle-France-2.jpg" alt="" class="wp-image-13971489" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/09/Production-industrielle-France-2.jpg 653w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/09/Production-industrielle-France-2-300x240.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/09/Production-industrielle-France-2-580x464.jpg 580w" sizes="(max-width: 653px) 100vw, 653px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="664" height="570" data-id="13971490" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/09/Production-industrielle-France.jpg" alt="" class="wp-image-13971490" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/09/Production-industrielle-France.jpg 664w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/09/Production-industrielle-France-300x258.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/09/Production-industrielle-France-580x498.jpg 580w" sizes="(max-width: 664px) 100vw, 664px" /></figure>
</figure>



<p>Et c’est exactement ce que le gouvernement Macron est en train d’imposer au secteur secondaire de l’économie française. En violant d’une manière grossière les règles de l’OMC, le tenant actuel du pouvoir en France est en train de provoquer la mise en place d’une riposte de la part de la Russie et de la Chine à l’hostilité française. Une riposte asymétrique qui aura des répercutions désastreuses et à très long terme sur l’économie française.</p>



<p>Le seul espoir de l’industrie de l’Hexagone est dans la retenue rationnelle des décideurs de la coalition sino-russe qui ne se limiteront qu’à une riposte proportionnelle, au lieu d’exercer leur pouvoir de déclencher une guerre économique et de faire effondrer d’une manière radicale et dans des délais limités non seulement le secteur industriel de l’économie française, mais celui de l’ensemble de l’Union européenne (UE), en les privant d’importations vitales.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</p>



<p>En parlant des chiffres du <em>«miracle»</em> de la ré-industrialisation réalisée par le parti présidentiel, plusieurs éléments sont à retenir. Selon les dernières statistiques disponibles, la production industrielle française accuse une décroissance nette de 3,1% pour la période du 05/2023 au 05/2024.</p>



<p>Selon les indices de l’INSEE datant de juillet 2024 sur le climat des affaires, hormis la période particulière du Covid, ce dernier est au plus bas depuis le mois d’avril 2015 pour le secteur des services et, pour le secteur de l’industrie, au plus bas depuis ces 11 dernières années &#8211; depuis le mois du juillet 2013.</p>



<p>Dans le secteur du BTP, le climat des affaires est au plus bas depuis avril 2016. Dans celui du commerce de détail, hormis la chute d’avril 2022 liée à l’incertitude produite par le déclenchement du conflit en Ukraine, le climat des affaires est au plus bas depuis novembre 2014.&nbsp;</p>



<p>En ce qui concerne les 500 nouveaux sites industriels de plus en France en 2023 par rapport à 2016, les communicants de l’Elysée <em>«oublient»</em> de mentionner que la production manufacturière française, quant à elle, a baissé de 4,45% pour la même période. Alors qu’entre 2012 et l’arrivée de Macron au pouvoir en 2017, elle a, au contraire, connu une augmentation de 1,2%.</p>



<p>En ce qui concerne la production du matériel de transport sous les deux quinquennats de Macron, elle s’est, tout simplement, effondrée.</p>



<p>En mettant en avant le solde positif de création d’emplois dans l’industrie depuis 2017, une fois de plus, ils <em>«oublient» </em>de préciser qu’aujourd’hui la France est au 22<sup>e</sup> rang européen sur les 27 en matière d’emploi industriel rapporté à l’emploi total.</p>



<p>La part de l’industrie dans le PIB français en 2016, avant la prise du volant du pouvoir par Emmanuel Macron, était de 17,43% ; en 2022, à l’issue des cinq années de son mandat, cette même part été de 17,38% (Statista), ce qui n’est rien d’autre que la démonstration d’une parfaite stagnation tout à fait éloignée des narratifs développés par l’Elysée.&nbsp;</p>



<p>L’indice de la production industrielle des PMI est à 42,1, ce qui le place au plus bas depuis avril 2009, hors période Covid et la remontée post-Covid de décembre 2023.</p>



<p>Avec une vision à long terme, les statistiques nationales démontrent nettement et indiscutablement que le grand projet de la ré-industrialisation de la France par le parti du président Macron, projet qui a été promu en tant que chantier prioritaire de ses deux quinquennats, ne peut guère être qualifié de grande réussite. Et il n’est pas à négliger que nous parlons bien de l’élément de la politique nationale où l’effort et l’investissement ont été parmi les plus considérables.&nbsp;</p>



<p>La grande dépendance incontournable de l’industrie française vis-à-vis des importations énergétiques et des matières premières critiques depuis les pays envers lesquels la France se positionne ouvertement d’une manière de plus en plus hostile, la main d’œuvre française incomparablement plus coûteuse que celle d’un grand nombre de concurrents sur le marché mondial et tant d’autres éléments de contraintes spécifiques à la production sur le sol français rendent l’idée de la réussite de la ré-industrialisation française illusoire et totalement coupée de la réalité économique.</p>



<p>Le résultat de la gouvernance de Macron, étroitement associée à celle de l’UE, a directement mené vers l’impossibilité non seulement du développement, mais même d’une stagnation simple des industries énergivores françaises et européennes.&nbsp;</p>



<p>La survie durable de ces dernières ne peut être assurée qu’avec la délocalisation vers des pays procurant l’accès à des énergies à des coûts abordables pour pouvoir rester concurrentielles au sein du marché mondial. Notamment vers les Etats-Unis d’Amérique qui sont aujourd’hui les premiers bénéficiaires de la nouvelle politique économique de l’UE et de la France.</p>



<p>A moyen et long terme, le processus de désindustrialisation de la France ne va que s’accentuer et ne fera qu’aggraver l’important déséquilibre du commerce extérieur déjà existant, ce que j’évoquerai plus loin. Ce déséquilibre ne sera que proportionnel à l’ampleur de la désindustrialisation qui risque d’être plus vaste que celle connue entre 1979 et 1984, quand la chute de l’industrie française a été la plus brutale en Europe.</p>



<p>La production industrielle française risque d’être de moins en moins concurrentielle sur le marché mondial et de se replier progressivement sur le marché intérieur intra-européen, dont l’exécutif assurera le protectionnisme qui est déjà en train de prendre de l’ampleur. Le protectionnisme qui est bien une lame à double tranchant avec le prix qui va avec et qui sera également à payer.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le protectionnisme ou le néolibéralisme ?</h2>



<p>La réponse est sans équivoque. D’une part, la politique commerciale protectionniste dans son état pur et irréfléchi ne peut être que porteuse d’une grave récession économique.</p>



<p>A ne pas oublier les leçons de l’histoire&nbsp;: c’est bien la politique commerciale protectionniste qui fut la cause majeure de la Grande Dépression que le monde a connue de 1929 à 1939. L’instauration d’importantes mesures protectionnistes dans les pays industrialisés a fait muter la crise financière et la récession économique du début des années 1930 en une dépression économique à l’échelle mondiale.</p>



<p>La hausse des droits d’importation pour venir en aide à certains secteurs de l’économie nationale provoque inexorablement des mesures de rétorsion, symétriques ou asymétriques, de la part des pays-victimes des mesures protectionnistes. Le résultat obtenu n’est que la diminution réciproque du commerce international des pays impliqués.</p>



<p>Mais, d’autre part, le néolibéralisme tel qu’on le connaît depuis des décennies, ne peux être bénéfique à des pays occidentaux, dont la France, qu’à la condition qu’il s’applique à des pays <em>«partenaires»</em>, dont la politique intérieure et étrangère est globalement soumise à la volonté occidentale. La soumission, telle qu’on la connait depuis l’époque de la prétendue décolonisation : via la pression par des institutions financières internationales contrôlées par l’Occident collectif, telles que la Banque mondiale (BM) et le Fond monétaire international (FMI); via l’installation des présidences et des gouvernements dans des pays visés sous le contrôle du pouvoir occidental et, le cas échéant, via l’organisation de coups d’état, voir le lancement de guerres de remise en ordre des rapports <em>«dominant-dominé»</em>.</p>



<p>La guerre en Ukraine s’est avérée être un élément accélérateur de la refondation de l’échiquier politico-économique mondial dans lequel la soumission du monde non-occidental à des règles néolibérales de l’Occident deviendra de plus en plus compliqué à maintenir et à développer par ce dernier.</p>



<p>De même, vu la montée en puissance des économies non-occidentales disposant de plus en plus de leviers de pressions et de capacités de ripostes symétriques et asymétriques vis-à-vis de la force occidentale dominatrice, le renforcement des mesures protectionnistes par les marchés occidentaux ne peut guère être considéré comme une solution salutaire.</p>



<p>Ainsi, les nouvelles réalités mondiales en cours de développement ne peuvent que produire des constats alarmants vis-à-vis du futur de l’économie française.</p>



<p>* <em>Ancien professeur auprès des masters des grandes écoles de commerce de Paris),</em> président du <a href="http://www.c-cie.eu" target="_blank" rel="noreferrer noopener">CCIE</a>.&nbsp;</p>



<p class="has-text-align-right"><em>A suivre…</em></p>



<p><strong><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/11/la-france-en-marche-vers-la-recession-2-2-les-technologies-avancees-seront-elles-salutaires/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">La France en marche vers la récession (2-2) : Les technologies avancées seront-elles salutaires ?</a></strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/11/la-france-en-marche-vers-la-recession-1-2/">La France en marche vers la récession (1-2)</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>La Tunisie termine 2023 en récession et aborde 2024 dans l’incertitude</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/03/la-tunisie-termine-2023-en-recession-et-aborde-2024-dans-lincertitude/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/03/la-tunisie-termine-2023-en-recession-et-aborde-2024-dans-lincertitude/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 03 Jan 2024 10:36:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Moktar Lamari]]></category>
		<category><![CDATA[récession économique]]></category>
		<category><![CDATA[sécheresse]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=11138332</guid>

					<description><![CDATA[<p>Techniquement, la Tunisie est en récession économique. On ne peut que s’attendre au pire pour 2024.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/03/la-tunisie-termine-2023-en-recession-et-aborde-2024-dans-lincertitude/">La Tunisie termine 2023 en récession et aborde 2024 dans l’incertitude</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Techniquement, la Tunisie est en récession économique. Son économie s’est contractée de 0,2 % par an au troisième trimestre. Deux semestres de suite, elle est en zone neutre ou négative. Mais, on n’en parle pas dans les médias. Les experts économistes évitent aussi le sujet. Pourtant c’est affiché en gras sur le site de l’INS.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Moktar Lamari </strong>*</p>



<span id="more-11138332"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Moktar-Lamari.jpg" alt="" class="wp-image-246439" style="width:200px"/></figure></div>


<p>Les autres indicateurs sont étonnamment faibles, et on ne peut que s’attendre au pire pour 2024. Le cycle récessif est logiquement bien enclenché, malgré la relative bonne saison touristique et l’appui grandissant ramené par les transferts d’argent procurés par les expatriés tunisiens.</p>



<p>Un taux de croissance qui nous a incités au pessimisme, dans un contexte préélectoral électrisant.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des horizons incertains</h2>



<p>Quatre économistes tunisiens consultés par E4T nous ont fait part de leur pessimisme quant à la demande intérieure et aux exportations nettes au quatrième trimestre et au premier semestre de 2024. Et ce, en raison des vents contraires intérieurs et de la baisse de la demande de biens et de services de la zone euro.</p>



<p>Les risques se multipliaient suite à une escalade quasi certaine de la guerre entre Israël et le Hamas et qui pourrait avoir un impact négatif plus prononcé sur l’économie tunisienne, tandis que l’obtention d’un financement étranger pourrait apporter un certain soulagement à l’économie.</p>



<p>Au final, nos estimations du taux de croissance réel pour 2023 seraient comprises entre 0,1% et 0,5% en raison de données décevantes des troisième et quatrième trimestres.</p>



<p>Cela est dû au fait que le rebond trimestriel de la demande intérieure, qui comprend la consommation privée et publique ainsi que la formation de capital fixe, ont été plus faibles que prévu, malgré de solides entrées de fonds injectés par les expatriés et les touristes.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="6NACnUfXIe"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/03/chkoundali-la-tunisie-doit-rembourser-une-enorme-dette-exterieure-en-2024/">Chkoundali : «La Tunisie doit rembourser une énorme dette extérieure en 2024»</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Chkoundali : «La Tunisie doit rembourser une énorme dette extérieure en 2024» » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/03/chkoundali-la-tunisie-doit-rembourser-une-enorme-dette-exterieure-en-2024/embed/#?secret=Yv8ZXEhsx5#?secret=6NACnUfXIe" data-secret="6NACnUfXIe" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>En outre, alors que les chiffres des arrivées de tourisme avaient suggéré une reprise des exportations de services, le déficit net des exportations s’est creusé.</p>



<p>Sur la base de la ventilation sectorielle, nous pensons que les importations de céréales ont été plus élevées que ce que nous avions pris en compte, car la contraction du secteur agricole a été légèrement plus forte que prévu. La sécheresse a plombé les espoirs des agriculteurs.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des indicateurs alarmants</h2>



<p>La croissance démographique procure une variation entre de presque 50 000 personnes par an, malgré les flux d’émigration grandissants. Rien que cela aurait pu, toutes choses étant égales par ailleurs, booster la croissance réelle.</p>



<p>L’inflation reste très élevée, quasiment de 9%. Les taux d’intérêt bancaires moyens frôlent les 14%. L’investissement n’est pas près de se redresser de sitôt, dans les prochaines semaines… ou mois.</p>



<p>Le chômage concerne plus de 650 000 actifs et fait des ravages chez les diplômés, notamment les filles qui subissent la double peine … face au marché de l’emploi et face aux droits à l’héritage (la moitié de la part des garçons, au meilleur des cas).</p>



<p>Les déficits commerciaux et budgétaires sont criants, alors que l’année 2024 sera très difficile pour le remboursement de la dette extérieure, plus de 3,5 milliards de dollars à rembourser.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le FMI préfère le statuquo</h2>



<p>Nous ne pensons pas qu’un accord final avec le FMI se concrétisera au cours des six prochains mois, ce qui, à son tour, limitera davantage l’accès au financement indispensable, alimentera les pressions dépréciatrices du dinar et stimulera les pressions inflationnistes.</p>



<p>Nous prévoyons que la croissance des exportations sera plus faible en raison de facteurs nationaux et externes. Nous pensons que les vents contraires liés au climat et les pénuries d’eau limiteront la reprise dans le secteur agricole, pesant par exemple sur les exportations d’huile d’olive de la Tunisie. Pendant ce temps, la contraction dans le secteur pétrolier et gazier continuera de conduire à une baisse des exportations de dérivés du pétrole. Cela sera amplifié par la faible croissance des exportations de services due aux retombées de la guerre entre Israël et le Hamas.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="kDah1SE2GJ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/02/les-tunisiens-face-aux-penuries-alimentaires-et-a-la-hausse-des-prix/">Les Tunisiens face aux pénuries alimentaires et à la hausse des prix</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les Tunisiens face aux pénuries alimentaires et à la hausse des prix » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/02/les-tunisiens-face-aux-penuries-alimentaires-et-a-la-hausse-des-prix/embed/#?secret=HmAgbyMOoe#?secret=kDah1SE2GJ" data-secret="kDah1SE2GJ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Nous pensons qu’une augmentation perçue du sentiment antioccidental découragera les touristes étrangers, en particulier les Européens, de visiter la Tunisie, compte tenu de son histoire d’attaques terroristes contre les touristes, telles que les attaques de 2015 à Sousse et Tunis et 2023 contre la synagogue de Djerba.</p>



<p>La faiblesse de l’activité économique dans la zone euro, où nous pensons maintenant que la croissance s’élève à 0,8% au lieu de 0,9%, ajoutera également aux vents contraires pour la Tunisie.</p>



<p>Le bloc européen, qui est la destination de la majorité des exportations tunisiennes, abrite la plupart des expatriés tunisiens et est la source d’environ un tiers des touristes du pays.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Élections présidentielles sur fond de crise</h2>



<p>Les élections présidentielles vont se pointer dans quelques mois. Avec leur lot de risques et d’incertitudes sur l’économie. Beaucoup d’investisseurs vont attendre pour voir.</p>



<p>Le gouverneur de la Banque centrale Marouane Abassi serait aussi sur le départ dans moins de 2 mois. Son mandat prend fin après 6 ans à la tête de l’institution et un bilan néfaste pour l’investissement, pour la valeur du dinar et surtout pour la stabilisation monétaire et financière. Qui sera sa remplaçante… ou remplaçant ? On le saura avant la fin de janvier. Dans les milieux bancaires, on sait qu’une macro-économiste est pressentie. &nbsp;Encore une incertitude qui plane sur tout le secteur bancaire, qui traverse aussi une zone de turbulence suite des accusations de comportements collusionnaires et cartelistes, enregistrant des bénéficies colossaux, alors que l’économie est à plat.</p>



<p class="has-text-align-right"><em>Economiste universitaire.</em></p>



<p><strong><em>Blog de l’auteur</em></strong>. <a href="https://www.facebook.com/groups/375846620757494/"><strong>Economics for Tunisia, E4T</strong></a>. </p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="MNubx3Eyvv"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/02/tunisie-dici-2050-71-des-pertes-de-pib-lies-au-climat-seront-dues-aux-penuries-deau/">Tunisie : d’ici 2050, 71% des pertes de PIB liés au climat seront dues aux pénuries d’eau</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : d’ici 2050, 71% des pertes de PIB liés au climat seront dues aux pénuries d’eau » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/02/tunisie-dici-2050-71-des-pertes-de-pib-lies-au-climat-seront-dues-aux-penuries-deau/embed/#?secret=Qi6AOMoDjw#?secret=MNubx3Eyvv" data-secret="MNubx3Eyvv" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/03/la-tunisie-termine-2023-en-recession-et-aborde-2024-dans-lincertitude/">La Tunisie termine 2023 en récession et aborde 2024 dans l’incertitude</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Plus que d&#8217;endettement, la Tunisie a besoin de vraies réformes</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/17/plus-que-dendettement-la-tunisie-a-besoin-de-vraies-reformes/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 17 Apr 2023 07:11:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Avant de s’engouffrer davantage dans l'endettement, la Tunisie a besoin d’une vision socio-économique d’avenir. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/17/plus-que-dendettement-la-tunisie-a-besoin-de-vraies-reformes/">Plus que d&rsquo;endettement, la Tunisie a besoin de vraies réformes</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Avant de s’engouffrer davantage dans l&rsquo;<strong><em>endettement</em></strong>, la Tunisie a besoin d’une vision socio-économique d’avenir, crédible et durable, après douze années d’expérimentations politiques et juridiques qui ont mené le pays au bord du gouffre.</em></strong><em> (Illustration: manifestation de chômeurs). </em></p>



<p>Par <strong>Elyes Kasri</strong> *</p>



<span id="more-7473921"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/06/Elyes-Kasri.jpg" alt="" class="wp-image-352204"/></figure></div>


<p>Certains patriotes exaltés trouvent inadmissible et mal intentionnée l’intransigeance du Fonds monétaire international (FMI) à lier les facilités de prêt demandées par la Tunisie à des gages sérieux d’engagement du gouvernement tunisien à mettre en œuvre son propre programme de réformes soumis au FMI pour tirer l’économie nationale du cercle vicieux de la récession économique, de la course à l’endettement et du risque de défaut de paiement.</p>



<p>Ces patriotes, dont personne ne doute de la sincérité mais dont la lucidité reste toutefois à prouver, ressassent les mêmes arguments de la dernière décennie des spécificités tunisiennes et de chantage à la stabilité sociale, en ne réalisant pas que cette farce à laquelle le FMI a déjà succombé au cours de la dernière décennie n’a plus d’effet.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un avenir très incertain</h2>



<p>Les pays européens qui ont plaidé, avec une bonne foi qui reste à démontrer, la cause d’un déboursement inconditionnel du prêt FMI, auraient pu être plus conséquents dans le mauvais service qu’ils s&rsquo;apprêtent à rendre à la Tunisie en se portant garants de ce prêt et assumer ainsi le risque de cet endettement supplémentaire comme ils viennent de le faire pour l’Ukraine, pourtant en pleine guerre et à l&rsquo;avenir très incertain.</p>



<p>Entretemps, aucune stratégie ou perspective crédible de relance économique durable et les contours d’un nouveau modèle de développement socio-économique crédible ne semblent à l’ordre du jour. C’est pourtant un préalable à tout usage productif de la dynamique budgétaire censée être enclenchée par la facilité de prêt du FMI. A force de faire du surplace et de pallier aux urgences, on risque de s’enfoncer davantage dans la crise et la rendre inextricable.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Trêve d’expérimentations politiques</h2>



<p>Une vision socio-économique d’avenir, crédible et durable, doit être la première priorité en Tunisie après douze années d’expérimentations politiques et juridiques qui ont mené le pays au bord du gouffre.</p>



<p>Le véritable sauvetage et la satisfaction des aspirations du peuple tunisien, tout du moins au niveau de l’emploi et du pouvoir d’achat, sont devenus urgents et incontournables, sous peine de l’inconnu et peut-être même du pire.</p>



<p>* <em>Ancien ambassadeur.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="tGmppi8E9J"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/16/tunisie-fmi-restarter-les-logiciels/">Tunisie-FMI: restarter les logiciels!</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie-FMI: restarter les logiciels! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/16/tunisie-fmi-restarter-les-logiciels/embed/#?secret=89DjKj9Zkc#?secret=tGmppi8E9J" data-secret="tGmppi8E9J" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>L’Europe des mots et l’Europe des maux</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 09 May 2020 13:25:40 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Tribunal de Karlsruhe]]></category>
		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En face de l’Europe des mots se dresse l’Europe des maux. Entre les deux, le fossé est loin de se combler au risque de remettre en cause l’idée même d’union. Par Hassen Zenati La décision a fait l’effet d’une bombe, dont les échos ont été vite étouffés, dans les allées feutrées des pouvoirs européens: le...</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/05/Europe-Division.jpg" alt="" class="wp-image-298195"/></figure>



<p><strong><em>En face de l’Europe des mots se dresse l’Europe des maux. Entre les deux, le fossé est loin de se combler au risque de remettre en cause l’idée même d’union.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Hassen Zenati</strong></p>



<span id="more-298194"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/11/Hassen-Zenati-2.jpg" alt="" class="wp-image-253792"/></figure></div>



<p>La décision a fait l’effet d’une bombe, dont les échos ont été vite étouffés, dans les allées feutrées des pouvoirs européens: le Tribunal constitutionnel de Karlsruhe (Allemagne) récuse la politique du<em> «quantitative easing» </em>(planche à billets) de la Banque centrale européenne (BCE), qui a inondé ces derniers mois le marché d’euros-papiers (1.000 milliards d’euros de rachats de dettes, 750 milliards pour la pandémie du Covid-19, en plus d’autres programmes de soutien). L’objectif affiché est de tempérer la récession économique qui s’annonce dès la fin de la crise sanitaire, avec un nombre de chômeurs crevant les plafonds,</p>



<h3 class="wp-block-heading">L’orthodoxie monétaire européenne mise à mal</h3>



<p>Le Tribunal de Karlsruhe a donné trois mois à la BCE pour s’expliquer sur cette politique de rachat des dettes publiques. Celle-ci est à l’exact opposé en effet de la doxa monétaire qui a fondé le mark allemand à la sortie de la seconde guerre mondiale, et qui fonde, en théorie, la BCE, calquée sur la Bundesbank, la banque centrale allemande. Indépendante des gouvernements, sa principale, sinon son unique mission, selon ses statuts, est de veiller à maintenir l’inflation en dessous de 2% dans la zone européenne, sans se préoccuper des autres volets de la politique économique, placés en dehors de ses compétences.</p>



<p>L’imaginaire des citoyens d’outre-Rhin est peuplé de ces images d’Allemands ruinés par l’inflation lors de la crise de 1929, poussant une brouette de papier-monnaie pour acheter un paquet de cigarettes ou une miche de pain. À la fin de la seconde guerre mondiale, les nouveaux dirigeants du pays ont construit leur politique monétaire sur un principe d’airain: la priorité a été donnée au combat contre l’inflation pour prévenir toute nouvelle humiliation et garantir l’épargne des seniors.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Serait-ce le début de la fin de l’Euro ?</h3>



<p>Ce même principe, Berlin l’a imposé à la BCE comme condition non-négociable pour apporter son adhésion à la monnaie unique européenne, l’euro. Au-delà des arguties juridiques, c’est ce que les juges constitutionnels de Karlsruhe ont tenu à rappeler aux dirigeants allemands, en assortissant leur rappel d’une claire menace : interdire, pandémie ou pas, à la Bundesbank de participer à la politique de <em>«quantitative easing»</em> de la BCE.</p>



<p>À terme, ce serait la fin de l’euro, décryptent les experts de la construction européenne. D’où l’émotion qui s’est saisie des chancelleries européennes et la campagne de communication tout azimuts déclenchée immédiatement pour atténuer les effets désastreux sur les opinions publiques des attendus des juges de Karlsruhe, qui n’ont pas hésité à déjuger leurs collègues de la Cour de justice européenne de Luxembourg, favorables, eux, à la politique de la BCE.</p>



<p>La digue ne veut pas céder. Les juges de Karlsruhe, s&rsquo;étaient déjà en 2009, à l’occasion de la crise grecque, démarqués de la BCE, en rejetant le concept de<em> «peuple européen»</em>. S’en tenant à celui de<em> «peuple allemand»</em> souverain, ils refusent ainsi de laisser leur pays s’engager plus avant dans un processus de mutualisation des dettes qui aboutirait à faire payer l’épargnant allemand.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Les vertueux ne veulent pas payer pour les dispendieux</h3>



<p>Pour la majorité de la classe politique allemande, il n’est pas question en effet que les pays à gestion vertueuse du nord de l’UE, qui ont accumulé des excédents enviables, paient pour les pays dispendieux du sud de l’Europe, accumulant déficit sur déficit, et qu&rsquo;ils brocardent régulièrement pour leur insouciance, comme des membres du Club Med.</p>



<p>Or pour Jacques Delors, ancien président de la Commission européenne de Bruxelles, un <em>«danger mortel»</em> guette l’UE, si elle n’est pas plus solidaire face à la double crise sanitaire et économique. Son successeur, le Luxembourgeois Jean-Claude Junker avertit, de son côté, que les pays du sud risquent de se détourner du projet européen s’ils ne bénéficient pas de l’élan de solidarité qu’ils attendent de l’UE.</p>



<p>Le coronavirus, de manière inattendue, impose ainsi son agenda à la construction européenne. Il agit comme un révélateur des maux que l’UE, au-delà des mots convenus sur la solidarité, l’unité, l’harmonie entre pays membres, continue à traîner depuis sa création par le traité de Rome en 1957, à nos jours. Ces maux se résument dans un cruel dilemme: Europe marché, fondée sur la seule concurrence entre biens, capitaux et hommes, une guerre de tous contre tous, ou Europe puissance dotée de tous les attributs de la souveraineté à l’extérieur et à l’intérieur. En particulier un pouvoir régalien chargé de réguler les marchés et d’organiser les territoires.</p>



<p>Partisan d’une pure zone de libre échange, attiré depuis toujours par le <em>«grand large»</em> vers les Etats-Unis, le Royaume Uni, faute d’une réponse claire à ce dilemme, a fini par quitter l’UE à l’issue d’une expérience de plus de quarante ans. Il ne voulait plus avoir à subir les contraintes qui lui étaient imposées, et qui, selon lui, étaient attentatoires à sa souveraineté et à son indépendance.</p>



<p>Quant aux autres membres de l’UE, ils continuent, de crise en crise, à suivre un chemin cahotant, couvrant par des mots d’affichage, tous les maux qu’ils ne parviennent pas à traiter. Le dernier épisode du Tribunal de Karlsruhe sonne comme une nouvelle alarme.</p>



<p>En effet, si elle a réussi au forceps à établir une monnaie commune, l’euro, l’UE n’est toujours pas parvenue résoudre les épineuses questions de l’harmonisation fiscale et de l’harmonisation sociale, figurant dans son agenda depuis sa création. Bien au contraire, ces dernières années, le débat a même marqué un net recul sous la pression des néolibéraux, qui ont pris le pouvoir à Bruxelles. Ils estiment en effet qu’aucune régulation publique ne doit s’opposer aux forces du marché, seules juges.</p>



<h3 class="wp-block-heading">L’impossible harmonisation fiscale et sociale</h3>



<p>Les opposants à l’harmonisation fiscale craignent que les membres de l’UE affichant une forte fiscalité, en raison notamment de dépenses publiques élevées (France, Italie, Espagne), n’en profitent pour protéger leurs intérêts économiques au détriment de pays à fiscalité plus faible (Hongrie, Irlande, Pays-Bas, Luxembourg) rendant leur territoire plus attractif aux investisseurs étrangers. Les plus farouches opposants rejettent l’idée comme répondant à une logique nationaliste. Les plus modérés appellent à son abandon au profit d’un fédéralisme budgétaire, qui, sur le plan institutionnel, ferait faire un bon qualitatif à l’UE. Sauf que le fédéralisme n’a pas bonne presse auprès de la plupart des dirigeants européens, qui sont réticents à céder de nouveaux leviers à la Commission de Bruxelles. Un début d’harmonisation a vu le jour ces dernières années concernant l’impôt sur les bénéfices des sociétés, mais le projet risque d’être freiné par la crise à venir propice au repli.</p>



<p>Concernant, l’harmonisation ou convergence sociale, même si plusieurs avancées ont été réalisées en matière de rapprochement de droits sociaux entre salarié de l’UE, le chemin risque d’être encore plus long encore. Il s’agit en effet d’écarter toute tentation de moins-disant social favorisant les entreprises d’un pays au détriment des autres, de remettre en cause les avantages sociaux acquis et de tirer vers le bas la condition salariale.</p>



<p>Les syndicats dans divers pays bataillent en vain depuis des années pour une plateforme commune d’harmonisation sans être entendus. En face d’eux, les entreprises rejettent l’idée d’une harmonisation qui tournerait à l’uniformisation sociale et qui casserait ainsi les ressorts de la concurrence, seule loi du marché qu’ils reconnaissent. Les plus frileux soulignent que l’harmonisation se fera inéluctablement par le haut et qu’elle aura un coût qui pèsera sur la compétitivité des entreprises en dehors de la zone européenne, alors que la mondialisation rend la concurrence internationale plus acharnée.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>L’économie tunisienne devrait se contracter de 4,3% en 2020, estime le FMI</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2020/04/11/leconomie-tunisienne-devrait-se-contracter-de-43-en-2020-estime-le-fmi/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 11 Apr 2020 09:17:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
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		<category><![CDATA[Elyès Fakhfakh]]></category>
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		<category><![CDATA[récession économique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’économie tunisienne devrait se contracter de 4,3% en 2020 en raison de la crise des coronavirus, a annoncé vendredi 10 avril 2020, le Fonds monétaire international (FMI). C’est la plus profonde récession depuis l’indépendance du pays en 1956, ajoute-t-il. La Tunisie a confirmé, à ce jour, 671 cas de contamination par le virus et 25...</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/03/Economie-tunisienne-coronavirus.jpg" alt="" class="wp-image-287790"/></figure>



<p><strong><em> L’économie tunisienne devrait se contracter de 4,3% en 2020 en raison de la crise des coronavirus, a annoncé vendredi 10 avril 2020, le <a href="http://kapitalis.com/tunisie/2020/04/11/le-fmi-confirme-le-decaissement-de-745-millions-de-dollars-en-faveur-de-la-tunisie/" target="_blank" rel="noreferrer noopener" aria-label="Fonds monétaire international (FMI) (s’ouvre dans un nouvel onglet)">Fonds monétaire international (FMI)</a>. C’est la plus profonde récession depuis l’indépendance du pays en 1956, ajoute-t-il.</em></strong></p>



<span id="more-293627"></span>



<p> La Tunisie a confirmé, à ce jour, 671 cas de contamination par le virus et 25 décès. La crise frappe de plein fouet plusieurs secteurs économiques vitaux, dont le tourisme, qui représente près de 10% du produit intérieur brut ou encore le transport.</p>



<p> Vendredi, le conseil d’administration du FMI a approuvé un prêt d’aide d’urgence de 745 millions de dollars pour appuyer les mesures proactives prises par la Tunisie en riposte à la pandémie de Covid-19.</p>



<p> Le gouvernement a déclaré qu’il s’attendait à une récession économique mais n’a pas donné de chiffres, ce qui a incité la Banque centrale de Tunisie (BCT), le mois dernier, à réduire son taux directeur de 100 points de base à 6,75%, sa première baisse de taux depuis 2011.</p>



<p> Le FMI a toutefois déclaré que la BCT est déterminée à resserrer sa politique monétaire en cas de tensions sur le taux de change ou l’inflation et à éviter toute intervention de change de grande ampleur afin de préserver les réserves internationales.</p>



<p> Le financement du FMI aidera les autorités à couvrir d’importants besoins budgétaires et de balance des paiements, estimés respectivement à 2,6 et 4,7% du PIB, a ajouté le fonds dans son communiqué.</p>



<p> Le Premier ministre Elyes Fakhfakh a déclaré ce mois-ci que le gouvernement allouait plus d’un milliard de dollars pour lutter contre les effets économiques et sociaux de la pandémie.</p>



<p><em> «La mobilisation de financements concessionnels et sous forme de dons auprès des partenaires extérieurs est cruciale pour aider la Tunisie à faire face à la crise de la Covid-19. Cet appui contribuera par ailleurs à préserver la soutenabilité de sa dette»</em>, a déclaré le FMI. </p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B. </strong></p>



<figure class="wp-block-embed-wordpress wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="K2GmXUs0Nk"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/04/11/le-fmi-confirme-le-decaissement-de-745-millions-de-dollars-en-faveur-de-la-tunisie/">Le FMI confirme le décaissement de 745 millions de dollars en faveur de la Tunisie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le FMI confirme le décaissement de 745 millions de dollars en faveur de la Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/04/11/le-fmi-confirme-le-decaissement-de-745-millions-de-dollars-en-faveur-de-la-tunisie/embed/#?secret=RUUXANyfHu#?secret=K2GmXUs0Nk" data-secret="K2GmXUs0Nk" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Tunisie : La pandémie Covid-19 a hissé le taux d’inflation à 6,2% en glissement annuel</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 Apr 2020 15:42:28 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Banque centrale de Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[récession économique]]></category>
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		<category><![CDATA[taux d'intérêt directeur]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’ampleur du repli de la croissance en Tunisie en 2020 reste tributaire de la rapidité de la maîtrise de la pandémie du coronavirus (Covid-19) et de la portée de sa propagation, estime le conseil d’administration de la Banque centrale de Tunisie (BCT). Le conseil de la BCT a tenu une réunion extraordinaire à distance, ce...</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/12/Banque-centrale-de-Tunisie.jpg" alt="" class="wp-image-130748"/></figure>



<p><strong><em> L’ampleur du repli de la croissance en Tunisie en 2020 reste tributaire de la rapidité de la maîtrise de la pandémie du coronavirus (Covid-19) et de la portée de sa propagation, estime le conseil d’administration de la Banque centrale de Tunisie (BCT). </em></strong></p>



<span id="more-293543"></span>



<p> Le conseil de la BCT a tenu une réunion extraordinaire à distance, ce vendredi 10 avril 2020, et a pris connaissance au début de ses travaux des développements récents sur les plans économique, monétaire et financier, au regard de la situation actuelle que connaît la Tunisie, ainsi que la plupart des pays du monde suite à la propagation de la pandémie Covid-19 et ses éventuelles répercussions aux niveaux économique et social.</p>



<p> Dans ce contexte, le conseil a souligné que la croissance de l’économie nationale devrait accuser une régression durant l’année en cours en raison de l’impact prononcé de la propagation de la pandémie sur le secteur touristique et les activités connexes, notamment le secteur du transport, ainsi que sur le secteur industriel affecté par le recul de la demande étrangère et les perturbations des chaînes d’approvisionnement extérieur. </p>



<p> Cette baisse concernera également les secteurs orientés vers la demande intérieure, en relation avec la poursuite du confinement sanitaire, outre les répercussions du climat actuel sur l’investissement et la consommation. </p>



<p> Le conseil a ajouté que l’ampleur du repli de la croissance reste tributaire de la rapidité de la maîtrise de la pandémie et de la portée  de sa propagation. </p>



<p> Par ailleurs, le conseil a noté une hausse des prix de la plupart des produits de consommation, en raison de l’accroissement de la demande, parallèlement aux perturbations des circuits de distribution et au comportement de stockage excessif qui a accompagné la décision du confinement sanitaire. </p>



<p> Ainsi, la hausse des prix a concerné, en particulier, les produits alimentaires pour atteindre 5,1% en glissement annuel au cours du mois de mars 2020 contre 3,7% un mois auparavant, ce qui s’est traduit par une augmentation du taux d’inflation qui s’est élevé à 6,2%, en glissement annuel, contre 5,8% en février 2020 et 7,1% au cours du même mois de l’année précédente.</p>



<p> S’agissant du secteur extérieur, le conseil a noté la régression du déficit courant au cours du premier trimestre de l’année 2020 pour revenir à 1,7% du PIB contre 2,2% pour la même période de l’année précédente et ce, en rapport, principalement, avec l’atténuation du rythme de creusement du déficit commercial, alors que les recettes touristiques et les revenus du travail ont affiché une nette décélération en raison des prémices des retombées de la crise de la pandémie du Covid-19. Les avoirs nets en devises ont, pour leur part, atteint 20.099 MDT ou 118 jours d’importation à fin mars 2020 contre 14.464 MDT ou 84 jours d’importation un an auparavant. </p>



<p> Le conseil a également passé en revue les mesures exceptionnelles prises par la BCT afin d’appuyer les efforts déployés pour faire face à la pandémie Covid-19 et en limiter les répercussions économiques et sociales, ainsi que pour maintenir la stabilité financière et fournir aux banques la liquidité nécessaire pour soutenir les opérateurs économiques face à ce contexte difficile et sauvegarder la pérennité des entreprises et les postes d’emploi.</p>



<p> Á l’issue de ses travaux, le conseil a affirmé que la Banque centrale continuera de suivre de près et en temps réel tous les développements, en concertation avec toutes les parties concernées, réitérant sa détermination à prendre les mesures nécessaires à la lumière de l’évolution de la situation économique et financière au cours de la période à venir afin de limiter l’impact de cette crise sur l’économie nationale. Aussi, le conseil a-t-il décidé de maintenir inchangé le taux d’intérêt directeur de la BCT. </p>



<p><strong><em> Source</em></strong> : communiqué.  </p>
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		<title>Tunisie : la récession économique s’annonce à deux chiffres !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 26 Mar 2020 08:26:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Covid-19]]></category>
		<category><![CDATA[crise sanitaire]]></category>
		<category><![CDATA[économie tunisienne]]></category>
		<category><![CDATA[Elyès Fakhfakh]]></category>
		<category><![CDATA[FMI]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Blocus aérien, couvre-feu, confinement total, état d’urgence… : en Tunisie, la crise sanitaire bat son plein et vient envenimer la crise économique. Même si la priorité reste focalisée sur la protection du capital humain, l’économie ne doit pas être laissée pour compte! Celle-ci glisse dangereusement sur le toboggan de la récession, avec une vélocité et...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/03/26/tunisie-la-recession-economique-sannonce-a-deux-chiffres/">Tunisie : la récession économique s’annonce à deux chiffres !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/03/Economie-tunisienne-coronavirus.jpg" alt="" class="wp-image-287790"/></figure>



<p><strong><em> Blocus aérien, couvre-feu, confinement total, état d’urgence… : en Tunisie, la crise sanitaire bat son plein et vient envenimer la crise économique. Même si la priorité reste focalisée sur la protection du capital humain, l’économie ne doit pas être laissée pour compte! Celle-ci glisse dangereusement sur le toboggan de la récession, avec une vélocité et des chocs sans précédent.</em></strong></p>



<p> Par <strong>Dr Moktar Lamari </strong>*</p>



<span id="more-290803"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Moktar-Lamari.jpg" alt="" class="wp-image-246439" width="200"/></figure></div>



<p> Disons-le et d’emblée : la récession économique issue de la présente crise sanitaire sera, et sans aucun doute, à deux chiffres, pouvant aller jusqu’à une perte de 15% de la richesse nationale (PIB) créée annuellement en Tunisie, pour 2020. Et comme un sirocco qui ravage tout à son passage, cette crise sanitaire va ensevelir, et dans des proportions plus fortes, le pouvoir d’achat et la qualité de vie de deux citoyens sur trois.  </p>



<p> Ce constat, ses non-dits sociaux et ses trends économiques sont scrutés finement par les radars du Fonds monétaire international (FMI). Cette semaine, le FMI déclare, à Washington, que la crise économique qui sévit avec la pandémie du Covid-19 sera plus grave que la crise économique mondiale de 2008-2009. Le FMI ajoute que la récession économique sera encore plus grave et plus néfaste pour les économies déjà précaires et dont les politiques publiques sont déjà étranglées par la dette, étouffées par divers déficits (budgétaires, commerciaux, etc.) et par une mal-gouvernance endémique.   </p>



<h3 class="wp-block-heading"> Soigner le «bobo», sans tuer le patient ! </h3>



<p> Cette cynique métaphore a été utilisée par le président américain Donald Trump, il y a seulement deux jours. Ce président milliardaire et à la tête de la première économie du monde plaide pour des politiques sanitaires très averties de leurs conséquences économiques. C’est la même tonalité exprimée par le président français et par la chancelière allemande. Tous ces présidents et leaders mondiaux ne veulent pas perdre leur avance économique, et pour rien au monde ne veulent voir la Chine, la Russie… les devancer économiquement pour avoir maîtrisé plutôt le Covid-19, et plus vite, plus efficacement.</p>



<p> L’arbitrage entre économie et santé n’est pas simple… mais il est d’une actualité vitale ! </p>



<p> Cet arbitrage est à faire entre, d’un côté, des médecins experts et politiques de santé modulées, de l’autre des économistes chevronnés et des politiques économiques soucieuses du pouvoir d’achat et de la création de la richesse. </p>



<p> À trop vouloir s’acharner et aveuglément contre le Covid-19 (ennemi invisible et incertain), et à tout prix, les mesures improvisées et mal-calibrées peuvent créer plus de mal que de bien pour l’économie, et indirectement pour le bien-être des populations de la Tunisie dans son ensemble. </p>



<p> Les tenants de cet arbitrage incertain et complexe, la grippe tue en Tunisie, bon an mal an, 0,2% de la population atteinte, alors que le Covid-19 tuera 2% des populations atteintes et directement infectées. </p>



<p> Tout compte fait, les décideurs doivent examiner les impacts de leurs décisions et réglementations liées à la pandémie du coronavirus. Aucune évaluation d’impacts des réglementations qui déboulent aveuglément. </p>



<h3 class="wp-block-heading"> L’économie tunisienne est à bout de souffle !</h3>



<p> En Tunisie, la crise sanitaire frappe de plein fouet et indistinctement, secteur formel et secteur informel. Au niveau du secteur formel, le secteur touristique a déjà mis la clef sous la porte, avec presque 200.000 licenciements. De grandes incertitudes planent quant aux perspectives de reprise pour la saison estivale, et probablement pour l’année à  venir.</p>



<p> Déjà en berne, les secteurs industriels vont se rétracter davantage, notamment face à une demande nationale et internationale qui se contracte à vue d’œil. Les industries tunisiennes sont intensives en main-d’œuvre, et c’est pourquoi elles subiront encore plus fortement les impacts de la crise sanitaire créée par le Covid-19. </p>



<p> Et c’est malheureusement le cas du tissu industriel tunisien, dominé par le textile, l’assemblage et l’agro-alimentaire. Les cours des matières premières piquent du nez et les exportations du phosphate, gaz et pétrole ne peuvent que réduire leur valeur ajoutée.</p>



<p> La fermeture illico presto des souks hebdomadaires, des restaurants, des cafés, des entreprises dédiées au transport et autres grands employeurs du secteur du tertiaire mettent en chômage forcé plus de 600.000 actifs. Ces fermetures ne sont pas toujours justifiées et bien calibrées dans leur opérationnalisation… Elles coupent des revenus et détruisent des emplois vitaux pour la Tunisie profonde.</p>



<p> Les PME, qui constituent plus de 95% des entreprises tunisiennes, accuseront le coup, avec plusieurs dizaines de milliers de faillites et de fermetures. </p>



<p> Élyes Fakhfakh, le chef de gouvernement, a décidé la semaine dernière que seulement 1,5 million de travailleurs seront autorisés à travailler et à se déplacer, décrétant manu militari le confinement de plus de deux millions d’actifs, pour au moins deux semaines. Mais, on le sait que cela va durer au moins quatre semaines, considérant les retards et les aléas dans la mise en application des mesures sanitaires imposées par le gouvernement. </p>



<p> Dans le décor, la crise du Covid-19 arrive en Tunisie, alors qu’on recense au moins une personne sur trois vivant la grande pauvreté, suite au chômage ou autres précarités climatiques… et sécuritaires. Ces franges de précaires n’ont pas toujours des maisons décentes pour y être confinées durant le couvre-feu sanitaire… n’ont pas la même attitude au risque que les classes aisées et au pouvoir. Elles ne sont pas prêtes à être à la merci d’une gouvernance très politisée, ayant démontré ses échecs depuis 2011.</p>



<p> Le secteur informel, qui a toujours joué l’amortisseur des chocs et imprévus pour le pouvoir d’achat des consommateurs, est mis en cale sèche, avec la fermeture des frontières, l’interdiction des déplacements interurbains et la fermeture des souks informels.</p>



<p> Le tout fait que l’économie tunisienne risque de déprimer fortement, avec des taux de récession à deux chiffres. Avec toutes les conséquences sociales, sécuritaires et humanitaires liées.</p>



<h3 class="wp-block-heading"> Le FMI met le cap sur le sanitaire et sonne l’alarme économique !</h3>



<p> En annonçant sans équivoque que l’année 2020 sera une année catastrophique sur le plan de la croissance mondiale, le FMI appelle les gouvernements à mettre le cap sur une lutte sans merci à la crise du Covid-19. Mais, le FMI sonne l’alerte pour éviter de laisser tomber l’économie et faire planer plus de pauvreté, plus d’insécurité et de mal-être pour les populations fragiles. </p>



<p> Le FMI donne également une petite lueur d’espoir : la crise sera dévastatrice, mais durera moins longtemps que ses précédentes.</p>



<p> Le FMI confirme que la crise économique serait plus dévastatrice que celle engendrée par la crise des subprimes en 2008 qui a conduit le monde à une récession de 1 à 15 % en 2009. Là où la crise des subprimes était structurelle, véhiculée par un dégonflement de bulles factices, la crise sanitaire actuelle sévit de manière conjoncturelle, mais bien de façon plus agressive et plus destructive pour le tissu économique.</p>



<p> La bonne nouvelle : le FMI ajoute que la reprise économique sera de retour en 2021. Et il précise que<em> «l&rsquo;impact économique est et sera grave en 2020, mais plus le virus est arrêté rapidement, plus la reprise sera rapide et forte».</em></p>



<p> Au-delà de la dualité entre impératifs sanitaires et impératifs économiques, les politiques gouvernementales de la Tunisie doivent mobiliser plus de moyens budgétaires, de façon mieux coordonnée et proactive pour éviter la baisse du pouvoir d’achat, le déclin de l’investissement et pour ralentir la paupérisation galopante. </p>



<p> Le FMI le dit explicitement <em>«dans ce cas, les gouvernements doivent concilier les impératifs sanitaires avec ceux de l’économie, en utilisant des mixtures de politiques ciblant des secteurs et des populations spécifiques avec allègement des taxes (politiques fiscales), plus de subventions (politiques sociales) et des politiques monétaires moins restrictives».</em></p>



<p> En Tunisie, les mesures économiques annoncées par le gouvernement Fakhfakh sont franchement rachitiques, lentes à mettre en place et surtout très peu ciblées. Ces mesures sont globalement mal communiquées, mal calibrées et peu cohérentes entre elles. </p>



<p> L’économie tunisienne est à bout de souffle! Dans le contexte, elle a besoin d’être ventilée pour passer au travers cette double crise, sanitaire et économique.</p>



<p> La Banque centrale doit impérativement relaxer le crédit, injecter plus de liquidité et sortir de son aveuglement monétariste. Elle doit réduire son taux directeur d’au moins 2 points de pourcentage, rapidement et avant qu’il ne soit trop tard. </p>



<p> La quasi-totalité des investisseurs, des employeurs et des ménages sont endettés, sont pris à la gorge par leurs coûts de production (salaire, intérêt, dette, etc.), alors que leurs revenus, leur compétitive et leur pouvoir d’agir sont en chute libre.</p>



<p><em>* Universitaire au Canada.</em></p>



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