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	<title>Archives des renseignement - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des renseignement - Kapitalis</title>
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		<title>La course à l’IA bat son plein dans le monde du renseignement</title>
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		<pubDate>Thu, 07 Aug 2025 12:30:07 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Les Américains craignent de perdre la pole position en matière d’intelligence artificielle face à la Chine. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/07/la-course-a-lia-bat-son-plein-dans-le-monde-du-renseignement/">La course à l’IA bat son plein dans le monde du renseignement</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>À un moment charnière de l’histoire technologique mondiale, le lancement par l’entreprise chinoise DeepSeek d’un grand modèle de langage*, considéré comme l’un des meilleurs au monde, a coïncidé avec l’investiture de Donald Trump à la présidence des États-Unis sonnant ainsi l’alarme dans les milieux du renseignement américain. Les Américains craignent non seulement de perdre la pole position en matière d’intelligence artificielle (IA) mais aussi son utilisation dans le monde du renseignement. </em></strong> <em>(Illustration : Ben Jones)</em>.</p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-17165352"></span>



<p>Le magazine britannique <a href="https://www.economist.com/international/2025/07/29/how-spy-agencies-are-experimenting-with-the-newest-ai-models" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>The Economist</em></a> rapporte dans une enquête consacrée à la course à l’IA dans le domaine du renseignement que Trump a qualifié le lancement du grand modèle de langage de DeepSeek de <em>«signal d’alarme»</em> tandis que Mark Warner, vice-président de la commission sénatoriale du renseignement, a reconnu que la communauté du renseignement américain était<em> «surprise»</em> par la rapidité des progrès de la Chine. </p>



<p>L’année dernière, l’administration Biden a exprimé sa crainte que les espions et les soldats chinois ne dépassent l’adoption rapide de l’IA et a lancé un plan d’urgence pour renforcer la dépendance des secteurs du renseignement et de l’armée à cette technologie.</p>



<p><em>The Economist</em> explique que le plan prévoit notamment d’ordonner au Département de la Défense américain (le Pentagone), aux agences de renseignement et au Département de l’Énergie (responsable de la production d’armes nucléaires) d’intensifier leurs expérimentations avec les derniers modèles d’IA et de renforcer leur coopération avec des laboratoires privés de premier plan tels qu’Anthropic, Google DeepMind et OpenAI.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Washington met le paquet</h2>



<p>Concrètement, le 14 juillet, le Pentagone a attribué des contrats d’une valeur maximale de 200 millions de dollars chacun à ces entreprises, ainsi qu’à XAI, propriété du milliardaire Elon Musk, pour développer des modèles d’IA agentique capables de prendre des décisions, d’apprendre en continu des interactions et d’effectuer plusieurs tâches en les décomposant en étapes et de contrôler d’autres appareils tels que des ordinateurs ou des véhicules.</p>



<p>Toutefois, cette course, selon <em>The Economist</em>, ne se limite pas au Pentagone. Les modèles d’IA se répandent rapidement au sein des agences de renseignement, utilisés pour analyser des données classifiées et interagir avec des informations sensibles.</p>



<p>Des entreprises ont également développé des versions modifiées de leurs modèles, capables de gérer des documents classifiés, de maîtriser des langues et dialectes sensibles aux besoins du renseignement et de les exécuter sur des serveurs déconnectés de l’Internet public.</p>



<p>En janvier dernier, Microsoft a annoncé que 26 de ses produits de cloud computing avaient été approuvés pour une utilisation par les agences de renseignement.</p>



<p>En juin, Anthropic a annoncé le lancement de Claude Gov, un nouveau chatbot spécialement conçu pour l’armée et les agences de renseignement américaines. L’entreprise a souligné qu’il était déjà largement utilisé par toutes les agences de renseignement américaines, aux côtés d’autres modèles issus de laboratoires concurrents.</p>



<h2 class="wp-block-heading">D’autres nations s’engouffrent dans la brèche</h2>



<p>Les États-Unis ne sont pas les seuls à suivre cette évolution. Le magazine rapporte que la Grande-Bretagne cherche à rattraper le train en marche et cite une source britannique haut placée qui a confirmé, sous couvert d’anonymat, que tous les membres de la communauté du renseignement du pays avaient désormais accès à des modèles de langage hautement classifiés.</p>



<p>En Europe, l’entreprise française Mistral, leader et quasi unique entreprise d’IA en Europe, s’est associée à l’Agence militaire d’intelligence artificielle du pays pour développer le modèle Saba, entraîné à partir de données du Moyen-Orient et d’Asie du Sud et parlant couramment l’arabe et d’autres langues régionales comme le tamoul.</p>



<p>En Israël, le média <em>+972 Magazine</em> a rapporté que l’utilisation du modèle GPT-4 d’OpenAI par l’armée a été multipliée par 20 depuis le début de la guerre dans la bande de Gaza, ce qui témoigne de l’adoption rapide de ces modèles dans des contextes militaires réels.</p>



<p>Malgré cette activité frénétique, les experts du secteur reconnaissent que l’adoption de l’IA par les agences de sécurité reste modeste. Katrina Mulligan, responsable des partenariats de sécurité chez OpenAI, affirme que l’adoption de l’IA n’a pas encore atteint le niveau souhaité.</p>



<p>Même avec des pôles d’excellence, comme l’Agence nationale de sécurité américaine, de nombreuses agences restent à la traîne, soit parce qu’elles ont conçu leurs propres systèmes d’exploitation soit en raison de la prudence bureaucratique à adopter des mises à jour rapides des modèles courants.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Refonte de la mission de renseignement</h2>



<p>Certains experts estiment que la véritable transformation ne réside pas dans la seule utilisation des chatbots mais dans la refonte de la mission de renseignement elle-même, comme le souligne Tarun Chhabra, ancien fonctionnaire du Conseil national de sécurité et actuel directeur de la politique de sécurité chez Anthropic.</p>



<p>D’autre part, les organismes de recherche mettent en garde contre les attentes excessives placées dans ces modèles. Le docteur Richard Carter de l’Institut Alan Turing en Grande-Bretagne estime que le principal problème réside dans les <em>«hallucinations»</em> que produisent les modèles –des réponses inexactes ou trompeuses– qui constituent un risque majeur dans un environnement exigeant une fiabilité absolue. Le taux d’hallucination dans le dernier modèle d’IA produit par OpenAI a atteint environ 8%, un taux supérieur aux modèles précédents.</p>



<p>Selon <em>The Economist</em>, ces inquiétudes s’inscrivent dans les réserves des fondateurs du projet, notamment au sein d’agences comme le Service britannique de renseignement et de sécurité (GCHQ), qui compte parmi ses ingénieurs des personnes sceptiques face aux nouvelles technologies non testées.</p>



<p>Cela rejoint un débat plus large sur l’avenir de l’IA. Le docteur Carter fait partie de ceux qui estiment que la structure des modèles de langage général actuels n’est pas adaptée au type de raisonnement causal qui leur permet une compréhension solide du monde. Selon lui, la priorité des agences de renseignement devrait être d’inciter les laboratoires à développer de nouveaux modèles basés sur des styles de pensée et de raisonnement différents.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Inquiétudes quant à la supériorité de la Chine</h2>



<p>Malgré la réticence des institutions occidentales, les inquiétudes grandissent quant à la supériorité potentielle de la Chine. Philip Reiner, de l’Institut pour la sécurité et la technologie de la Silicon Valley, déclare: <em>«Nous ignorons encore dans quelle mesure la Chine utilisera DeepSeek dans les domaines militaire et du renseignement. L’absence de contraintes éthiques strictes de la Chine pourrait lui permettre d’extraire des informations plus pertinentes plus rapidement»</em>.&nbsp;</p>



<p>Face à ces inquiétudes, le 23 juillet, l’administration Trump a ordonné au ministère de la Défense et aux agences de renseignement de procéder à des évaluations périodiques du niveau d’adoption de l’IA au sein des institutions de sécurité américaines par rapport à des concurrents comme la Chine et de développer un mécanisme d’adaptation continue.</p>



<p>Les observateurs s’accordent presque sur un point fondamental: le plus grand danger ne réside pas dans la précipitation des États-Unis à adopter l’IA mais dans le fait que leurs institutions restent bloquées dans leurs vieux schémas bureaucratiques.</p>



<p><em>«Ce qui m’inquiète vraiment, c’est que nous gagnions la course à l’intelligence artificielle générale (IAG) mais perdions celle de son adoption effective»</em>, déclare Katrina Mulligan.</p>



<p><em>* Le modèle de langage est un type d’intelligence artificielle conçu pour comprendre, générer et traiter le langage humain.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/07/la-course-a-lia-bat-son-plein-dans-le-monde-du-renseignement/">La course à l’IA bat son plein dans le monde du renseignement</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Au cœur du système d’espionnage du régime d’Al-Assad</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/30/au-coeur-du-systeme-despionnage-du-regime-dal-assad/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 30 Dec 2024 07:44:51 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Dans la Syrie de la famille Al-Assad,, il y avait une multitude d’agences de sécurité mise en concurrence pour garantir la mainmise de cette famille sur le pouvoir.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/30/au-coeur-du-systeme-despionnage-du-regime-dal-assad/">Au cœur du système d’espionnage du régime d’Al-Assad</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La RDA (Allemagne de l’Est) a connu sa Stasi, la Roumanie de Ceaușescu sa Securitate, la Syrie de la famille Al-Assad a fait mieux avec une multitude d’agences de sécurité mise en concurrence les unes les autres pour garantir la pérennité de la mainmise de cette famille sur le pouvoir.</em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-15021665"></span>



<p>Dans la hiérarchie des pires tyrannies du monde arabe contemporain, celle de la famille Assad figure en bonne place. Une emprise totale sur la population syrienne à laquelle nul n’échappait pas même les enfants qui pouvaient faire les frais de la machine de la délation et de l’arbitraire.&nbsp;</p>



<p><em>«Ils n’ont pas eu assez de temps pour brûler tous les documents»</em>, c’est par ces mots qu’a débuté le voyage du <em><a href="https://www.thetimes.com/world/middle-east/article/syria-assad-secret-files-investigation-t5k0k2bnn" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Sunday Times</a></em> dans les méandres des secrets du système de surveillance établi par le régime de la famille Al-Assad en Syrie.</p>



<p>À Homs et plus précisément dans les locaux de quatre services de renseignement, le journal britannique a eu une occasion rare de documenter comment le régime déchu a transformé sa population en un réseau d’informateurs.</p>



<p>Pendant deux jours, le journal a fouillé des milliers de dossiers manuscrits imprimés en arabe classique. Dans les salles remplies de cendres, des documents ont survécu à la tentative de tout brûler et racontent l’histoire terrifiante d’un État qui faisait de l’espionnage de ses citoyens son mantra et sa routine quotidienne. Même les enfants n’échappaient pas à ce système.&nbsp;</p>



<p>Les archives de la Sécurité politique de Homs ont révélé l’un des cas les plus surprenants, celui d’un enfant de douze ans qui s’est retrouvé entre les mains des services de sécurité à cause d’un papier déchiré à l’effigie du président.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les «oiseaux» sont partout</h2>



<p>Les détails de l’affaire, manuscrits dans le rapport d’interrogatoire, révèlent comment un simple incident en classe s’est transformé en une affaire de sécurité. Cela a commencé lorsque des élèves ont trouvé un morceau de papier déchiré sous le siège de leur camarade déclenchant une série de signalements successifs: des élèves à l’instituteur, de l’instituteur au surveillant pédagogique et l’affaire s’est terminée au commissariat.</p>



<p>Bien que l’enseignant lui-même ait déclaré que l’élève était <em>«calme et de bonne moralité»</em> et qu’il n’avait jamais eu de mauvais comportement et bien que les enquêtes de sécurité aient prouvé que le dossier familial était exempt de toute activité d’opposition, cela ne l’a pas aidé. Quatre jours seulement après l’incident, l’enfant a été traduit devant la Justice dans une affaire qui résume la manière avec laquelle le régime a traité même les événements les plus simples comme une menace pour la sécurité.</p>



<p>Dans un autre dossier, apparaît l’histoire d’une jeune femme d’une vingtaine d’années. Après sa libération en 2017, ses souffrances n’ont pas pris fin. Une instruction claire a été donnée aux policiers: <em>«Gardez un œil sur elle et si des signes négatifs apparaissent, prenez les mesures appropriées.»</em></p>



<p>Ils étaient surnommés <em>«les oiseaux»</em> (<em>Al-touyour</em>), terme par lequel les Syriens qualifiaient les informateurs qui s’infiltraient partout. Certains d’entre eux ont infiltré les rangs des manifestants en 2011, d’autres ont infiltré les groupes armés plus tard et nombre d’entre eux ont dénoncé leurs proches et leurs voisins.</p>



<p>Ironie du sort, ces documents révèlent à quel point le régime se méfie même de ses propres informateurs. Un rapport évoque une femme qui espionnait sa famille: <em>«Elle ne peut pas se rendre dans nos locaux de peur d’être dénoncée. Elle craint pour sa vie.»</em></p>



<p>Une autre histoire montre comment un informateur a risqué la vie de sa sœur lorsqu’il l’a envoyée dans une zone contrôlée par les rebelles. Ces derniers connaissaient son identité et ils lui ont envoyé un message confirmant qu’ils le connaissaient.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les surveillants surveillés</h2>



<p>Les travailleurs humanitaires ne sont pas à l’abri de la surveillance. En 2016, les dossiers documentaient l’histoire d’un père d’un enfant travaillant pour une organisation humanitaire. Son crime a été de <em>«coordonner avec les rebelles»</em> pour atteindre les zones assiégées afin de fournir de l’aide. Ils ont surveillé son compte Facebook, piraté son ordinateur puis l’ont arrêté pour <em>«communication avec des terroristes»</em>. Son histoire s’est terminée par des tortures à mort en prison.</p>



<p>Le système de surveillance était complet et étouffant. Non seulement il mettait des téléphones sur écoute et pirataient des ordinateurs mais il documentait également des détails incroyables sur la vie des suspects. Dans un rapport, on a enregistré l’emplacement du garage où la mère de l’un des suspects réparait sa voiture. Dans un autre rapport, on a compté le nombre d’immeubles appartenant à une personne.</p>



<p>Les <em>«oiseaux»</em> eux-mêmes n’étaient pas à l’abri de la surveillance et des foudres du système tyrannique. Les documents révèlent de nombreux cas d’informateurs qui ont été arrêtés puis relâchés après qu’on a découvert qu’ils étaient des agents secrets des services de sécurité. Tout le monde épiait tout le monde.</p>



<p>Aujourd’hui, après la chute du régime, les nouvelles autorités parlent de demander des comptes aux personnes impliquées. Dans une interview à Tartous, le gouverneur Anas Ayrout affirme que des personnalités éminentes du régime seront jugés, mais ajoute: <em>«Nous ne jugerons personne sans preuves concrètes»</em>. On peut toujours l’espérer… Alors que la Syrie tente de se remettre de ce régime oppressif, ces documents apportent le témoignage sur une époque où le régime transformait les citoyens en espions et faisait de cet espionnage et de la délation une constance de la vie sociale en Syrie. Des séquelles et des traumatismes qui marquent une société conditionnée par ces pratiques et dont il n’est pas aisé de guérir. La rupture avec ce sinistre passé qui a duré très longtemps et le changement de la société syrienne seront un long processus. </p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="R8lMf1GoWX"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/15/le-sort-funeste-de-105-000-syriens-disparus-depuis-2011-video/"> Le sort funeste de 105 000 Syriens disparus depuis 2011 (vidéo)</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="«  Le sort funeste de 105 000 Syriens disparus depuis 2011 (vidéo) » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/15/le-sort-funeste-de-105-000-syriens-disparus-depuis-2011-video/embed/#?secret=TPRFKGgsG9#?secret=R8lMf1GoWX" data-secret="R8lMf1GoWX" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/30/au-coeur-du-systeme-despionnage-du-regime-dal-assad/">Au cœur du système d’espionnage du régime d’Al-Assad</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
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		<title>Le 7 octobre est aussi une débâcle pour le renseignement américain</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/08/le-7-octobre-est-aussi-une-debacle-pour-le-renseignement-americain/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 08 Oct 2024 06:37:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À force de trop compter sur les Israéliens, les États-Unis n’ont pas vu venir l’opération du Hamas qui détient toujours 33 Américains à Gaza . </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/08/le-7-octobre-est-aussi-une-debacle-pour-le-renseignement-americain/">Le 7 octobre est aussi une débâcle pour le renseignement américain</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’opération Déluge d’Al-Aqsa du 7 octobre 2023 n’a pas été uniquement un revers pour les renseignements israéliens. Elle a révélé une lacune majeure dans les renseignements américains sur Gaza et dans sa compréhension plus large du Mouvement de résistance islamique Hamas. À force de trop compter sur les Israéliens, les États-Unis n’ont pas vu venir l’opération du Hamas qui détient toujours 33 Américains à Gaza et qui a chamboulé la situation géopolitique générale au Moyen-Orient comme nous sommes en train de le voir actuellement.</em></strong> <em>(Illustration : un soldat israélien se tient à l&rsquo;extérieur d&rsquo;un tunnel menant à un centre de données du Hamas, découvert dans la ville de Gaza).</em></p>



<p><strong>Imed Bahri  </strong></p>



<span id="more-14138207"></span>



<p>Selon <a href="https://www.politico.com/news/2024/10/06/us-intel-gaza-oct-7-00182595">Politico</a>, les événements survenus lors des événements du 7 octobre contre Israël ont déclenché une campagne visant à intensifier la collecte et l’analyse d’informations dans la bande de Gaza par les Américains eux-mêmes.&nbsp;</p>



<p>Le média américain indique que les États-Unis comptaient largement sur Israël pour obtenir des informations internes sur Gaza et que les Israéliens n’avaient pas pris au sérieux certains de leurs avertissements internes.</p>



<p>Les responsables qu’ils soient actuels ou anciens affirment que les États-Unis ont longtemps eu du mal à recueillir des renseignements sur le Hamas et qu’ils ont augmenté leur collecte de renseignements dans la bande de Gaza au lendemain de l’opération du 7 octobre contre Israël. Cependant des lacunes subsistent quant au type de renseignements qui pourraient être nécessaires pour trouver un moyen de mettre fin au conflit.</p>



<p>Depuis le 7 octobre, l’administration Biden a continué de donner la priorité à la collecte de renseignements sur d’autres crises et conflits étrangers notamment le conflit Hezbollah-Israël, la guerre en Ukraine et les menaces de la Chine, ont déclaré des responsables et des législateurs proches du dossier.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Drones, satellites et radars pour quel résultat&nbsp;?</h2>



<p><em>Politico</em> s&rsquo;est entretenu avec quatre hauts responsables américains en exercice et anciens et trois législateurs et membres du Congrès sur cette question. La plupart ont requis l’anonymat pour s’exprimer librement sur des questions sensibles liées aux renseignements.</p>



<p>Le principal angle mort des États-Unis à Gaza a immédiatement attiré l’attention dans les jours qui ont suivi le 7 octobre. Lors des réunions d’information au Capitole, les responsables du renseignement ont déclaré aux législateurs qu’ils étaient surpris par ce que le Hamas était capable d’accomplir. Ils ont déclaré: <em>«La planification de l’attaque a pris des mois voire des années. Elle a entraîné la mort de 30 Américains et il s’agit de l’attaque la plus sanglante contre des citoyens américains depuis les attentats du 11 septembre.»</em></p>



<p>Des membres de haut rang du Congrès ont insisté pour obtenir des réponses: Les États-Unis ont-ils été prévenus? Comment Israël a-t-il pu rater cela?</p>



<p>Au cours de l’année écoulée, les agences de renseignement américaines ont tenté de combler cette lacune en déployant des drones, des satellites et d’autres outils de surveillance –comme certains radars– pour mieux comprendre les tactiques militaires du Hamas. Tout cela a aidé Israël à déterminer les emplacements du Hamas à Gaza, selon <em>Politico</em>.</p>



<p>Toutefois, un an après l&rsquo;attaque, les services de renseignement américains ont toujours du mal à comprendre la dynamique politique interne du Hamas, s’il est prêt à parvenir à un accord de cessez-le-feu et quelles sont ses aspirations à long terme pour Gaza, autant de questions auxquelles les décideurs politiques doivent répondre immédiatement.&nbsp;</p>



<p>Pendant des décennies, les administrations américaines ont choisi de ne pas donner la priorité à la collecte et à l’analyse des informations concernant Gaza et le Hamas. En dépit des améliorations, une année ne suffit pas pour rattraper le retard selon les responsables actuels et anciens du renseignement.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les angles morts des États-Unis</h2>



<p><em>Politico</em> estime que les lacunes des services de renseignement à Gaza pourraient compliquer la tâche de la Maison Blanche dans la recherche de la bonne formule pour un accord de cessez-le-feu. On ne sait pas exactement où se situent les angles morts des États-Unis mais le débat public sur le projet américain sur la libération des détenus à Gaza et l’accord le cessez-le-feu a révélé ce manque de clarté.</p>



<p>L’administration Biden a affirmé à plusieurs reprises que le Hamas avait accepté la proposition mais le mouvement s’est prononcé et l’a explicitement rejetée et c’est ce qui s’est passé avec Israël également.&nbsp;</p>



<p>Des responsables et d’anciens officiers supérieurs du renseignement américain ont déclaré que les États-Unis avaient commencé à s’appuyer fortement sur les Israéliens pour obtenir des informations sur Gaza et le Hamas à la fin des années 1990 lorsque Washington a commencé à traiter plus directement avec les Palestiniens sur le front politique.</p>



<p>Depuis lors, les États-Unis ont affecté certaines unités pour suivre le Hamas, la Cisjordanie et Gaza mais ces unités sont souvent petites par rapport à celles qui couvrent d’autres pays et problèmes de la région, ont indiqué ces responsables.</p>



<p>Les États-Unis contribuent depuis longtemps à combler les lacunes en matière de renseignement que les Israéliens partagent avec eux mais les inconvénients sont devenus évidents le 7 octobre 2023. Norman Rolle, l’ancien directeur du renseignement national chargé du dossier iranien a déclaré:&nbsp;<em>«Nous avons qualifié cela uniquement d’échec du renseignement israélien. Nous devons être clairs. Il s’agit également d’un échec du renseignement américain.»</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/08/le-7-octobre-est-aussi-une-debacle-pour-le-renseignement-americain/">Le 7 octobre est aussi une débâcle pour le renseignement américain</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Don américain à la Tunisie : 4 avions de renseignement C208</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Sep 2024 07:23:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[avions C130]]></category>
		<category><![CDATA[avions C208]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Joey Hood]]></category>
		<category><![CDATA[Khaled Sehili]]></category>
		<category><![CDATA[renseignement]]></category>
		<category><![CDATA[surveillance]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie a réceptionné quatre avions de type C208, équipés de système de contrôle, de surveillance et de reconnaissance, don des Etats-Unis.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La Tunisie a réceptionné, lundi 9 septembre 2024, quatre avions de type C208, don des Etats-Unis. Utilisés pour des missions de renseignement, les appareils sont équipés de système de contrôle, de surveillance et de reconnaissance.</em></strong></p>



<span id="more-13967219"></span>



<p>Dans une déclaration aux médias à l’occasion de la réception de ces appareils à la base aérienne de l’Aouina en présence de l’ambassadeur américain en Tunisie Joey Hood, le ministre de la Défense Khaled Sehili a affirmé que ces avions sont dotés de systèmes modernes, ce qui renforcera les capacités militaires et opérationnelles de l’armée nationale en matière de lutte contre le terrorisme et la criminalité transfrontalière .</p>



<p>Il a ajouté que ces avions, grâce à leur précision dans l’exécution des missions, ainsi que leur rapidité dans le traitement et l’analyse des données, renforceront les capacités opérationnelles et logistiques dans les domaines du renseignement, de la reconnaissance et de la surveillance aérienne. Ils contribueront ainsi au renforcement de la sécurité et de la paix tant au niveau national que régional.</p>



<p><em>«La livraison de ces avions s’inscrit dans le cadre de la coopération entre la Tunisie et les États-Unis, et en application du programme de coopération militaire bilatérale convenu lors des travaux de la 34<sup>e</sup> session de la commission militaire mixte, tenue en 2020»</em>, a ajouté le ministre.</p>



<p>Le ministre a, à cette occasion, salué la coordination avec la partie américaine, qui a abouti à la conclusion de ce qu’il a qualifié de «transactions réussies», telles celles relatives aux avions C130, d’avions d’entraînement et de vedettes rapides. Il a également souligné les efforts déployés pour mettre en place un système de surveillance électronique aux frontières, dans le cadre de la mise en œuvre des volets du programme de coopération conjointe.</p>



<p><strong><em>D’après Tap.</em></strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/10/don-americain-a-la-tunisie-4-avions-de-renseignement-c208/">Don américain à la Tunisie : 4 avions de renseignement C208</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Tunisie : le renseignement à l’épreuve du terrorisme</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 15 Mar 2020 13:03:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Elyès Fakhfakh]]></category>
		<category><![CDATA[Ennahdha]]></category>
		<category><![CDATA[lutte anti-terrorisme]]></category>
		<category><![CDATA[mukhabarat]]></category>
		<category><![CDATA[renseignement]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Avant sa déroute à la présidentielle, Elyes Fakhfakh avait eu quand même la clairvoyance de faire une proposition qui a du sens : mettre en place une Agence nationale du renseignement. Maintenant qu’il est chef de gouvernement, avec un pays bientôt à l’arrêt, il aura tout le loisir de méditer les multiples facettes de son...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/03/15/tunisie-le-renseignement-a-lepreuve-du-terrorisme/">Tunisie : le renseignement à l’épreuve du terrorisme</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/03/Conseil-de-securite-nationale-Kais-Saied.jpg" alt="" class="wp-image-288294"/><figcaption><em>Le dernier Conseil de sécurité nationale présidé par Kaïs Saïed, lundi 9 mars 2020.</em></figcaption></figure>



<p><strong><em> Avant sa déroute à la présidentielle, Elyes Fakhfakh avait eu quand  même la clairvoyance de faire une proposition qui a du sens : mettre en place une Agence nationale du renseignement. Maintenant qu’il est chef de gouvernement, avec un pays bientôt à l’arrêt, il aura tout le loisir  de méditer les multiples facettes de son projet. </em></strong></p>



<p> Par<strong> Yassine Essid </strong></p>



<span id="more-288293"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/10/Yassine-Essid.jpg" alt="" class="wp-image-118739"/></figure></div>



<p> Au moment où on commémorait<em> «l’épopée de Ben Guerdane»</em>, <a href="http://kapitalis.com/tunisie/2020/03/06/officiel-cinq-policiers-et-une-citoyenne-blesses-dans-lattentat-kamikaze-au-lac-2/" target="_blank" rel="noreferrer noopener" aria-label="deux kamikazes ont commis un attentat, vendredi 6 mars 2020, (s’ouvre dans un nouvel onglet)">deux kamikazes ont commis un attentat, vendredi 6 mars 2020,</a> dans le quartier des Berges du Lac 2, au nord de Tunis, où se trouve l’ambassade américaine, à Tunis. Un policier a été tué et cinq autres ont été blessés, ainsi qu’un civil. Une attaque perpétrée par deux jeunes tunisiens, parfaitement connus des services de police et de justice, qui a sensiblement affecté la joie sans ombre d’une toute provisoire victoire contre le terrorisme et ses agressions meurtrières dont sont l’objet les forces armées et de sécurité.  </p>



<p> Ce que ce dernier attentat a révélé ce sont surtout les failles des services de renseignement dans leur traque du terrorisme. Certes, plusieurs attentats ont déjà été déjoués mais la menace est omniprésente et d’autres tentatives finiraient par être mises à exécution, et la police autant que les militaires qui sont les premiers à les contrer, sont aussi ceux qui en seront les premières victimes, pire, la cible de prédilection des terroristes. </p>



<p> Ce dont le pays a le plus besoin aujourd’hui, c’est d’un  dispositif de renseignement bien organisé, efficace, garant de la survie de l’État, capable d’assurer sa sécurité par la collecte d’informations pertinentes afin d’anticiper et d’entraver les menaces, qui soit dirigé autant sur l’ennemi extérieur que sur celui qui se terre à l’intérieur de nos cités. </p>



<p> L’attentat du 6 mars a réactivé le constat que les services de renseignement sont amplement distanciés par la gravité des menaces et nous fait craindre le pire. Mais n’allons pas plus loin pour le moment et reprenons les choses dans le bon ordre, loin des fantasmes instrumentalisés par les uns et des contrevérités distillées par les autres.</p>



<p> Contentons-nous, pour l’instant, de cette définition générale du renseignement comme étant l’ensemble des organismes qui se consacrent à la recherche, la collecte, l’évaluation, l’analyse, l’intégration et l’interprétation de toutes les informations utiles à la préservation de la sécurité et de l’ordre public et qui a pour finalité de préparer et soutenir la décision politique. </p>



<h3 class="wp-block-heading"> Renseignement, sûreté de l’Etat et «mukhâbarât»</h3>



<p> Le renseignement occupe historiquement une place centrale dans l’exercice de tout pouvoir politique nonobstant le caractère démocratique ou autoritaire de celui-ci. Chargés de la défense des institutions et de l’ordre social contre toutes les menaces de subversion, sa mission a avant tout un caractère politique qui tient tant aux objets surveillés qu’à ses destinataires, donnant à la sûreté de l’Etat  une vocation policière de la politique, en laissant aux autres services la répression de la délinquance financière et de la criminalité organisée. </p>



<p> En Tunisie, le renseignement était d’abord et avant tout politique, destiné à servir le précédent régime, à assurer son maintien en luttant contre toute opposition. Sous l’appellation de Sûreté de l’Etat,<em> «‘amn al-dawla»</em>, les services de renseignements tunisiens étaient chargés des enquêtes et de la lutte contre toute forme de contestation de l’ordre établi tout en se démarquant cependant des implacables mécaniques répressives des Etats arabes du Proche-orient, les<em> «mukhâbarât»</em>, ces puissants et intouchables appareils qui, à l’instar des anciens KGB soviétique ou de la Stasi de la RDA, étaient les cerbères du monopole idéologique de ces  régimes et dont l’activité est généralement orientée vers la lutte contre ses ennemis, allant jusqu’à se donner un droit de vie et de mort sur tout opposant. </p>



<p> En matière de renseignements il existait donc bien une exception tunisienne qui s’explique par le mode de gouvernement et ses techniques non strictement répressives dans l’exercice du pouvoir. En effet, sous l’apparente stabilité politique et sociale que proclamait  le régime de Ben Ali à tout venant, se cachait en fait un fonctionnement  policier impitoyable, mais pas uniquement. Comme pour l’inquisition médiévale où Église et autorités laïques étaient parties prenantes dans la lutte contre les hérésies, la surveillance du territoire et le contrôle de la population étaient en Tunisie fondés sur le principe de la collaboration et du partage des tâches entre la police et le RCD, chacun intervenant dans son domaine et suivant sa responsabilité propre.</p>



<p> L’omniprésence policière, bien visible, et l’étonnant ratio de fonctionnaires de police par habitant, qui faisaient de la Tunisie l’un des  pays les plus encadré du monde, ne devraient cependant pas cacher l’élément le plus important dans le dispositif de surveillance et de contrôle permanent de la vie du Tunisien autant que des étrangers : le quadrillage du pays par les instances du parti. Celui-ci contrôlait en effet la totalité de l’appareil étatique, disposant de l’ensemble des médias qu’il utilise comme des instruments de propagande, créant des structures d’embrigadement de chaque catégorie de la société pour dénoncer toute infidélité au régime, fonctionnant comme un auxiliaire efficace de la police grâce à ses milliers de cellules, de comités de quartiers, de militants omniprésents remplissant le rôle d’agents informels de surveillance. </p>



<p> Cette fonction prioritairement sécuritaire des instances du parti, rendait ainsi superfétatoire l’existence d’un imposant organisme de renseignements. Nul besoin d’un ministère de la sécurité  d’Etat pour remplir les fonctions de police politique, ni de structures trop voyantes pour  traquer les opposants au régime, ni de colonels ou de généraux  pour commander des milliers d’agents et informateurs. Tout se règle par la faculté d’anticiper au maximum le moindre frémissement, le moindre bruissement de contestation. </p>



<h3 class="wp-block-heading"> Missions des services de renseignements dans une société de liberté</h3>



<p> Au lendemain de la chute de l’ancien régime, le 14 janvier 2011, l’institution policière, dont la vocation a été grandement viciée par le régime dictatorial, fut la première à pâtir d’une crise de confiance avec la population, confrontée  à  une sérieuse remise en cause et appelée à revoir sa mission. En attendant que soit définie la mission dévolue  aux services de renseignements dans une société de liberté, le pays s’est trouvé exposé à des dangers réels et à des défis jusque-là inhabituels qui n’ont pas tardé à susciter dans l’opinion publique une certaine nostalgie pour le calme apparent de la  dictature. </p>



<p> Nul besoin d’être un farouche opposant à Ennahdha pour voir les choses comme elles sont et reconnaître qu’avec l’arrivée des islamistes aux affaires sous le régime de la Troïka, on a vu s’installer progressivement un contexte de crise sécuritaire dont l’aboutissement avait constitué une réelle menace pour la paix civile. La fréquence et l’ampleur des cas de violence criminelle et d’extrémisme religieux et politique, portant atteinte à la citoyenneté, aux institutions et à la crédibilité de l’Etat, de sa police et de sa justice, culminant par deux assassinats politiques et l’insurrection terroriste du Chambi, sont l’évident témoignage d’un repli inquiétant en matière de maîtrise de la situation sécuritaire du pays et  le résultat de graves défaillances dans ses structures de renseignement.  </p>



<p> L’instauration d’un régime, qui peut compter sur le jeu démocratique pour s’imposer, exige qu’il assure avec diligence la modification à son profit des structures existantes, en commençant par les structures sécuritaires à la tête desquelles se trouvent de dirigeants et de fonctionnaires politiquement fiables et acquis à leur cause, capables de pratiquer sur le long terme des procédures de coordination effectives, sont autant de procédures qui permettent d’avoir une culture du renseignement qui soit au-dessus des partis et des appartenances idéologiques.  </p>



<h3 class="wp-block-heading"> De nouvelles stratégies de défense dans un monde «globalisé» </h3>



<p> Tout cela devrait faciliter singulièrement les affaires du renseignement en réduisant les interférences entre ce qui, auparavant, relevait exclusivement de la politique intérieure et ce qui était de l’ordre de la défense et de la politique étrangère. </p>



<p>Aujourd’hui, les notions de temps de paix et de temps de guerre, de menace, d’ami et d’ennemi, de secret d’Etat, sont de moins en moins clairement définies ni pertinentes. De même, les concepts d’adversaires et d’alliés ont tendance à s’estomper, et les stratégies, fortement influencées par la mondialisation des problèmes et la globalisation des échanges, évoluent au gré des circonstances. Face à la menace terroriste, ses activités en réseaux et ses cellules dormantes, quels moyens choisir ? Ceux de la paix ou de la guerre ? </p>



<p>De plus, le système international a subi des mutations qui ont transformé radicalement nos conceptions de la souveraineté. L’émergence de courants transnationaux, tant politiques, idéologiques, qu&rsquo;économiques, a ouvert des voies d’influence étrangère en marge des institutions étatiques. </p>



<p> Ainsi, prenant appui sur le développement des technologies de la communication, il a été possible, pour certains, de recruter et d’envoyer des jeunes au jihad sans aucun égard pour la souveraineté. </p>



<p> En dépit de leurs mérites, les efforts entrepris par les différents organes de sécurité en Tunisie ont atteint leurs limites. Les inquiétudes que suscitent la situation internationale et la menace omniprésente du terrorisme obligent à disposer d’une structure de renseignement, pilotée et coordonnée, capable de comprendre, d’anticiper et d’agir. Cette garantie n’est pas encore assurée car est absente toute fluidité des relations interservices. C’est pourquoi la communauté de renseignement doit être dotée d’une structure de direction politique légitime, moins bureaucratique et plus stratégique, chargée de conduire une véritable politique nationale du renseignement.</p>



<h3 class="wp-block-heading"> L’éparpillement des organes chargés de la collecte des informations</h3>



<p> Dans un pays où il y a plusieurs donneurs d’ordres et une hétérogénéité des systèmes hiérarchiques, qui est censé régir le renseignement? L’Intérieur, la Défense, la Présidence de la république, ou les structures parallèles qui relèveraient de l’autorité d’un parti et de son président?</p>



<p>Quant au rôle et la place du ministre des Affaires étrangères, censé être l’utilisateur majeur de renseignements, ils sont totalement indéterminés. Dans ce cas, aucune option ne peut se fonder sur l’existant, ni engendrer de réorganisation notable de l’appareil de renseignement. Parce qu’aucun pouvoir n’a actuellement la capacité d’assurer la tutelle du renseignement ni la capacité de diriger pareille communauté, le renseignement continuera à être exposé aux aléas de la vie des services et de leurs actions en l’absence d’un dispositif  qui bénéficie d’une stature institutionnelle pour s’imposer et faire face à toutes les concurrences, les rivalités  et les tensions. </p>



<p> Il y a assurément un déplorable éparpillement des organes chargés de la collecte des informations et de la répression du terrorisme, formant une sorte de mille-feuille du renseignement, qui nuit à l’efficacité de la lutte contre la menace jihadiste. </p>



<p> En Tunisie, plus d’une dizaine d’entités sont impliquées dans la lutte antiterroriste. Une hérésie. Au Royaume-Uni, le MI5 est seul maître à bord tout comme l’Office fédéral pour la protection de la constitution en Allemagne. En revanche, notre architecture est si peu claire, si incohérente qu’elle doit être remodelée autour du concept de <em>«communauté du renseignement»</em> qui regrouperait tous les services spécialisés : sûreté de l’Etat, défense nationale, Affaires étrangères, police, garde nationale, services des douanes, direction des impôts, banque centrale, parquet de lutte anti-terrorisme, etc. </p>



<p> Afin d’insuffler une dynamique nouvelle à cet ensemble, un organe de supervision doit voir le jour, qui soit administrativement rattaché aux services du chef de gouvernement. Cette structure veillera à la mise en œuvre des stratégies élaborées par le plus haut niveau de l’exécutif et en mesure de fournir à la demande des rapports de qualité comportant bilan et recommandations. Elle aura compétence sur l’ensemble de la communauté du renseignement et disposerait, pour la première fois, d’une autorité politique reconnue. Elle serait dotée d’une mission budgétaire spécifique et d’une autorité administrative, aujourd’hui inexistante, sur les nominations de personnels. Celui-ci doit posséder aussi un profil pluridisciplinaire par le recrutement davantage de personnes formées aux sciences sociales : linguistes, psychologues et anthropologues, capables de détecter les premiers signes de radicalisation, repérer les signaux faibles  de la menace terroriste. </p>



<p> Il n’est pas exclu qu’une telle option entraînerait la réticence des ministres régaliens qui devraient accepter que des services relevant de leur prérogative soient en cotutelle avec cette nouvelle autorité. Le succès d’une telle réforme passerait donc par un fort engagement du pouvoir exécutif. Au bout du compte, la Tunisie disposera ainsi d’un système de renseignement cohérent et lisible aux yeux du citoyen, loyal serviteur des instructions du gouvernement.</p>
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		<title>Assemblée : Dépôt d&#8217;un projet de loi organisant le secteur du renseignement</title>
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		<dc:creator><![CDATA[emna benabdallah]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 15 Nov 2018 10:16:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Coalition nationale]]></category>
		<category><![CDATA[Leila Chettaoui]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Ennaceur]]></category>
		<category><![CDATA[renseignement]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un projet de loi organisant le secteur du renseignement a été déposé, lundi 12 novembre 2018, au bureau de l&#8217;Assemblée des représentants du peuple (ARP). C&#8217;est ce qu&#8217;a annoncé Leila Chettaoui, députée du bloc parlementaire de la Coalition nationale, aujourd&#8217;hui, jeudi 15 novembre, sur son compte Facebook. Elle a profité de l&#8217;occasion pour remercier toutes...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-183941" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/11/Leila-Chettaoui.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Un projet de loi organisant le secteur du renseignement a été déposé, lundi 12 novembre 2018, au bureau de l&rsquo;Assemblée des représentants du peuple (ARP).</strong></em><span id="more-183940"></span></p>
<p>C&rsquo;est ce qu&rsquo;a annoncé Leila Chettaoui, députée du bloc parlementaire de la Coalition nationale, aujourd&rsquo;hui, jeudi 15 novembre, sur son compte Facebook. Elle a profité de l&rsquo;occasion pour remercier toutes les personnes qui l&rsquo;ont aidée à finaliser ce projet de loi fondamentale.</p>
<p>Dix députés de la Coalition nationale ont signé une lettre adressée au président du parlement, Mohamed Ennaceur, à propos de ce projet de loi. Il s&rsquo;agit de Leila Chettaoui, Sahbi Ben Fredj, Hager Ben Cheikh Ahmed, Sabrine Ghoubantini, Souhail alouini, Marouane Felfel, Houda Slim, Lamia Dridi, Leila Hamrouni et Najia Ben Abdelhafidh.</p>
<p style="text-align: center;"><img decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-183943" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/11/Projet-de-loi-organisant-le-secteur-des-renseignements.jpg" alt="" width="500" height="676" /></p>
<p>Notons qu&rsquo;un Centre national de renseignement (CNR) a été créé en vertu du décret gouvernemental n°71 en date du 19 janvier 2017 et qui a pour mission d’effectuer des analyses ponctuelles et périodiques, de procéder à l’évaluation des dangers et des menaces et d’élaborer des fiches de renseignement devant être remis au chef du gouvernement et au président du conseil de la sécurité nationale.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>E. B. A.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/11/15/assemblee-depot-dun-projet-de-loi-organisant-le-secteur-du-renseignement/">Assemblée : Dépôt d&rsquo;un projet de loi organisant le secteur du renseignement</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Habib Essid félicite les forces de la garde nationale</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2016/05/13/habib-essid-felicite-les-forces-de-la-garde-nationale/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 13 May 2016 06:44:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[caserne]]></category>
		<category><![CDATA[groupes terroristes]]></category>
		<category><![CDATA[Mnihla]]></category>
		<category><![CDATA[renseignement]]></category>
		<category><![CDATA[Tataouine]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le chef du gouvernement Habib Essid a félicité les forces de la garde nationale pour le succès des opérations sécuritaires effectuée mercredi à Mnihla (Ariana) et Tataouine. Selon un communiqué de la présidence du gouvernement, publié à l’issue de la visite, effectuée jeudi, par M. Essid, à la caserne de la garde nationale d’El-Aouina, au...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2016/05/13/habib-essid-felicite-les-forces-de-la-garde-nationale/">Habib Essid félicite les forces de la garde nationale</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-49984 aligncenter" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/05/Habib-Essid-Caserne-Laouina.jpg" alt="Habib-Essid-Caserne-Laouina" width="626" height="380" /><br />
<em><strong>Le chef du gouvernement Habib Essid a félicité les forces de la garde nationale pour le succès des opérations sécuritaires effectuée mercredi à Mnihla (Ariana) et Tataouine.</strong></em></p>
<p><span id="more-49983"></span></p>
<p>Selon un communiqué de la présidence du gouvernement, publié à l’issue de la visite, effectuée jeudi, par M. Essid, à la caserne de la garde nationale d’El-Aouina, au nord e Tunis, le chef du gouvernement a saisi l’occasion pour rendre un hommage posthume aux quatre gardes nationaux tombés en martyr lors de l’opération de Tataouine.</p>
<p>Ces deux opérations ont été soldées par la liquidation de deux terroristes et l’arrestation de plusieurs autres. Elles ont aussi démontré que les forces de sécurité sont en train de passer à l’offensive dans la lutte contre les groupes terroristes et que les services de renseignement ont retrouvé leur efficacité.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>I. B.</strong> (avec Tap).</p>
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		<title>Mise en place de la Commission nationale de lutte contre le terrorisme</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 23 Mar 2016 12:42:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[blanchiment d'argent]]></category>
		<category><![CDATA[Habib Essid]]></category>
		<category><![CDATA[lutte contre le terrorisme]]></category>
		<category><![CDATA[renseignement]]></category>
		<category><![CDATA[sécurité]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les visages des membres de la Commission sont floutés pour garantir leur anonymat. La commission nationale de lutte contre le terrorisme a été mise en place, mardi, conformément à la loi organique de lutte contre le terrorisme et le blanchiment d’argent. Le chef du gouvernement Habib Essid, a affirmé, à cette occasion, que l’installation de cette...</p>
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<p style="text-align: center;"><em>Les visages des membres de la Commission sont floutés pour garantir leur anonymat.</em></p>
<p style="text-align: left;"><em><strong>La commission nationale de lutte contre le terrorisme a été mise en place, mardi, conformément à la loi organique de lutte contre le terrorisme et le blanchiment d’argent.</strong></em></p>
<p><span id="more-44336"></span></p>
<p>Le chef du gouvernement Habib Essid, a affirmé, à cette occasion, que l’installation de cette structure s’inscrit dans le cadre de la démarche adoptée par le gouvernement dans son combat contre le terrorisme sur le court et le moyen terme, et ce, à travers la neutralisation des dangers qui menacent la transition démocratique.</p>
<p>Sur le moyen terme, le traitement du terrorisme se fera à travers une stratégie consensuelle. Laquelle stratégie œuvrera à isoler le terrorisme des facteurs qui le nourrissent, parallèlement au renforcement des capacités des institutions sécuritaire et militaire.</p>
<p>Cela passe par le développement continu des capacités, la mise à jour périodique des plans et la modernisation des législations y afférentes.</p>
<p>Selon un communiqué de la présidence du gouvernement, Habib Essid a mis l’accent sur le rôle de la Commission dans la sensibilisation au danger du terrorisme, à travers l’organisation de campagnes et de programmes culturels et éducatifs auxquels seront associées les composantes de la société civile.</p>
<p>En vertu de l’article 68 de la loi antiterroriste, la Commission aura pour mission le suivi et l’évaluation de l’exécution des décisions des structures onusiennes concernées, dans le cadre des engagements internationaux de la Tunisie.</p>
<p>La Commission contribuera, également, à la mise en place de programmes et politiques visant à éradiquer le terrorisme et propose les mécanismes d’exécution, outre la coopération avec les organisations internationales et les composantes de la société civile concernées par la lutte antiterroriste.</p>
<p>La Commission est composée d’un représentant du gouvernement (président) et de représentants des ministères de la Justice, de l’Intérieur, de la Défense, des Affaires étrangères, des Finances, de la Jeunesse, de l’Agriculture, de la Femme, des Affaires religieuses, de la Culture et de l’Education.</p>
<p>Elle regroupe, également, des experts de l’Agence des renseignements et de la sécurité, de la Défense, de l’Agence des télécommunications, de la Commission des analyses financières et d’un juge d’instruction spécialisé dans les affaires terroristes.</p>
<p><em><strong>Source</strong></em> : Tap.</p>
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		<title>Les enseignements de la bataille de Ben Guerdane</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 14 Mar 2016 08:50:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[attaque terroriste]]></category>
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		<category><![CDATA[jihad]]></category>
		<category><![CDATA[renseignement]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’opération de Ben Guerdane est riche d’enseignements. C’est une bataille de gagnée mais la guerre contre le terrorisme ne fait que commencer. Par Lassaâd Bouazzi * L’attaque terroriste qui a visé la ville de Ben Guerdane à l’aube du lundi 7 mars 2016 est une opération militaire sans précédent. Elle vient pour confirmer que la...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2016/03/14/les-enseignements-de-la-bataille-de-ben-guerdane/">Les enseignements de la bataille de Ben Guerdane</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-43105 aligncenter" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/03/Ben-Guerdane-soldat-Tunisie.jpg" alt="Ben Guerdane soldat Tunisie" width="626" height="380" /></p>
<p style="text-align: left;"><em><strong>L’opération de Ben Guerdane est riche d’enseignements. C’est une bataille de gagnée mais la guerre contre le terrorisme ne fait que commencer.</strong></em></p>
<p style="text-align: left;">Par <strong>Lassaâd Bouazzi</strong> *</p>
<p style="text-align: left;"><span id="more-43233"></span></p>
<p style="text-align: left;">L’attaque terroriste qui a visé la ville de Ben Guerdane à l’aube du lundi 7 mars 2016 est une opération militaire sans précédent. Elle vient pour confirmer que la Tunisie n’est plus une terre de prédication, comme veulent nous faire croire certains islamistes, mais bel et bien une terre de «<em>jihad</em>».</p>
<p style="text-align: left;">La conquête de notre pays revêt une importance majeure dans la stratégie de l’organisation terroriste de Etat islamique (Daech) dont les aspirations dépassent largement l’établissement d’un émirat sur la terre de Kairouan pour conquérir tous les territoires de l’Afrique du Nord et les libérer de l’emprise des gouvernements <em>«mécréants»</em>. Quels seraient alors les objectifs de cette opération et quels enseignements pouvons-nous en tirer ?</p>
<p style="text-align: left;"><strong>Les objectifs de l’opération:</strong></p>
<p style="text-align: left;">On identifie trois principaux objectifs visés par cette attaque. Le premier vise à créer une profondeur stratégique pour la région de Sabratha où les combattants de Daech sont confinés, depuis la dernière frappe américaine et le déclenchement des hostilités par les milices de Fajr Libya. La <em>«dispersion des moyens»</em> est l’un des principes de la guerre que Daech cherche à adopter pour préserver ses effectifs et ses équipements de toutes éventuelles attaques aériennes et terrestres.</p>
<p style="text-align: left;">Dans ce cadre, le choix de la ville de Ben Guerdane par ses stratèges serait déterminé en fonction de trois critères. Le premier est géographique : la ville occupe une position stratégique qui commande l’accès  principal à la Libye et se trouve à proximité d’un grand port (Zarzis) et d’un aéroport (Djerba-Mellita). L’occupation de cette localité servirait de tremplin pour s’emparer de Médenine et de l’ancienne ligne de défense Mareth établie par le Général Rommel lors de la deuxième guerre mondiale. La prise de cette ligne aurait pour conséquence le démembrement de la Tunisie. Toute la partie sud du pays avec ses gisements de pétrole serait alors une possession de l’Etat Islamique.</p>
<p style="text-align: left;">Le second critère est d’ordre socio-économique : en ciblant une population démunie et frappée par la paupérisation, les terroristes ont misé, à tort, sur le soutien d’une ville dont la population n’a cessé d’exprimer son mécontentement à l’égard de la politique de développement régional.</p>
<p style="text-align: left;">La campagne <em>«Où est mon pétrole»</em>, qui a mobilisé toutes les villes de la région sud, dont Ben Guerdane, serait l’une des données qui ont faussé l’appréciation de la situation militaire par Daech. Les planificateurs de cette opération terroriste auraient commis l’erreur fatale de classer le sud tunisien comme une région rebelle dont la population cherche à s’émanciper du pouvoir central. Les professionnels de la planification militaire savent très bien qu’il ne faut jamais faire des présuppositions sur le comportement de l’ennemi. De telles présuppositions se traduisent très souvent par un échec cuisant et l’opération de Ben Guerdane en est la preuve.</p>
<p style="text-align: left;">Le 3e critère est historique : les Tunisiens de la zone frontalière avec la Libye entretiennent des relations économiques et matrimoniales avec les Libyens du nord de la Tripolitaine. Certaines tribus comme les Ouerghemmas, les Mrazigs et les Souafas sont réparties de part et d’autre de la frontière. Les terroristes auraient tenté d’exploiter ce facteur historique pour bénéficier du soutien de la population afin d’assurer la jonction entre le nord libyen et le sud tunisien.</p>
<p style="text-align: left;">En cherchant à copier le cas appliqué au Moyen Orient (jonction entre Al-Rikka, en Syrie, et Al-Anbar, en Irak), les terroristes ont formulé encore une fois une mauvaise présupposition sur ce sud tunisien qui a combattu le colon français et prouvé tout le long de l’histoire son dévouement pour la  patrie.</p>
<p style="text-align: left;">Parlant de la Tunisie après l’attaque de Gafsa en 1980, le roi du Maroc Hassan II  l’a bien précisé :<em> «Elle ne sera jamais déstabilisée, car c’est un peuple et on ne déstabilise pas un peuple»</em>. Les terroristes ont omis une vérité historique qui fait de la région sud une terre de résistance et de ses hommes les héros de la bataille de Remada.</p>
<p style="text-align: left;">Le deuxième objectif de Daech vise à établir l’Emirat de Ben Guerdane. En réalité, il s’agit d’établir une tête de pont pour conquérir <em>«la terre de Kairouan»</em> comme une première étape dans l’établissement de l’Emirat du Maghreb islamique. La construction d’une tête de pont (tactique utilisée dans les opérations aéronavales) nécessite la reconnaissance des lieux (renseignement), la surprise lors de l’attaque et la concentration des moyens pendant l’assaut. Les terroristes avaient tous les atouts de leur côté sauf deux éléments essentiels : le choix du timing et le soutien de la population. En effet, les forces obscurantistes ont précipité leur opération en déclenchant leur offensive le 7 mars alors que les forces de sécurité ont été alertées dès le 4 mars par l’infiltration de 5 pick-up transportant des terroristes dont 5 ont péri lors des escarmouches. La population a été le facteur déterminant dans cette opération, c’est grâce au dévouement de cette population et son amour à la Tunisie que le pays a évité la catastrophe.</p>
<p style="text-align: left;">Le troisième objectif revêt un caractère purement opérationnel. Il s’agit de s’emparer de la ville de Ben Guerdane pour mobiliser et recruter au sein d’une population supposée acquise et sympathisante. Le renforcement des effectifs est une question urgente et d’une importance capitale. Le but d’une telle mobilisation serait de préparer le soutien des forces de l’Etat islamique basées à Syrte. En effet, plusieurs indices montrent que les positions de Daech implantées dans le fief de Kadhafi (riche en pétrole) seront attaquées  dès que le gouvernement libyen d’union nationale, formé sous les auspices de l’Onu, aura obtenu la confiance du Parlement internationalement reconnu (celui de Tobrouk). Le pire des scénarios que les planificateurs opérationnels de l’Etat islamique puissent imaginer est de voir leurs forces prises en sandwich par l’armée libyenne après la réconciliation trop attendue entre l’armée du Général Haftar et les milices de Fajr Libya. Seul un émirat établi sur la frontière sud de la Tunisie serait en mesure d’alléger l’étau sur Syrte par l’ouverture d’un front sur Tripoli. Une fois établi, l’Emirat de Ben Guerdane n’aurait pas à s’inquiéter des forces de sécurité tunisiennes car elles seraient fixées au nord et au centre du pays pour défendre les grandes villes contre les cellules dormantes qui seront activées en temps opportun.</p>
<p style="text-align: left;"><strong>Les enseignements à tirer:</strong></p>
<p style="text-align: left;">L’opération de Ben Guerdane est riche d’enseignements. De ce fait, elle servirait d’étude de cas dans les grandes écoles militaires. Les leçons à tirer couvrent  plusieurs domaines.</p>
<p style="text-align: left;"><em>&#8211; Les principes de la guerre : </em></p>
<p style="text-align: left;">Durant l’opération, les terroristes ont appliqué deux principes de la guerre : l’initiative et la surprise. L’initiative consiste à décider du timing, des objectifs à détruire et des armes à utiliser dans l’opération. La surprise consiste à frapper l’ennemi à l’endroit et au moment qu’il n’attendait pas. Bien qu’ils aient bénéficié de ces deux atouts, les terroristes ont perdu la bataille et la situation a révélé un paradoxe. Ceci s’explique par deux raisons : les terroristes manquent de professionnalisme et leur opération a été planifiée sur la base d’éléments erronés, puisque le soutien de la population (considéré acquis) leur a manqué et le degré opérationnel des forces de sécurité (jugé faible) s’est révélé décisif. Le général chinois Sun Tsi a bien précisé que<em> «celui qui perd sur le terrain, a déjà perdu avant la bataille sur le plan des calculs stratégiques. Beaucoup de stratégie mène à la victoire, le hasard à la défaite».</em></p>
<p style="text-align: left;">Pour que l’initiative et la surprise soient productives, il faudrait que l’attaque soit brutale pour garantir la destruction de l’adversaire. En se servant d’armes légères pour s’emparer d’une ville, les terroristes n’ont pas assuré la puissance de feu nécessaire à la réalisation d’un tel objectif.</p>
<p style="text-align: left;">&#8211; Le renseignement :</p>
<p style="text-align: left;">Si les terroristes ont bénéficié de l’initiative et la surprise c’est parce qu’ils étaient bien renseignés sur le dispositif sécuritaire dans la ville. En revanche, notre pays a frôlé la catastrophe en raison d’un déficit flagrant en matière de renseignement. Si le <em>«SigInt»</em> (signal intelligence) pourrait faire défaut par manque de moyens techniques sophistiqués, le <em>«HumInt»</em> (human intelligence) ne doit pas faillir car il est le moyen le plus sûr, le plus approprié et le moins cher pour recueillir le renseignement nécessaire à l’anticipation de l’opération. Avant de mettre en exécution leur stratagème diabolique, les terroristes se sont rassemblés dans la ville pour la planification de l’opération, l’observation des cibles et la distribution des armes. Aucun indice sur leur présence n’a été  relevé par les services concernés.</p>
<p style="text-align: left;">Aujourd’hui, nous pourrions reprocher à ces services d’avoir ignoré de nouer des liens avec des tribus libyennes influentes dans la région de Sabratha et Djebel Neffoussa pour se renseigner sur un ennemi commun. Tout le territoire libyen et essentiellement la Tripolitaine constituent la profondeur stratégique où nous sommes tenus de collecter le renseignement opérationnel. S’absenter sur un tel espace serait suicidaire.</p>
<p style="text-align: left;">Aussi, nous pouvons reprocher aux responsables du pouvoir exécutif d’avoir retardé la création de l’Agence nationale du renseignement. Des consultations sérieuses entre les parties concernées ont été engagées pour la mise en place de cette institution tant attendue mais les impératifs sécuritaires du moment exigent la concentration des efforts pour accélérer l’activation de cette agence dont l’importance est capitale pour la survie de l’Etat.</p>
<p style="text-align: left;">&#8211; La cohésion nationale :</p>
<p style="text-align: left;">Nul ne peut se douter que la cohésion nationale est garante de la survie et l’intégrité territoriale de tout Etat. Dans son traité <em>‘‘De la guerre’’</em>, le célèbre théoricien militaire Clausewitz a basé toute sa théorie sur une trinité indissociable: le gouvernement, l’armée et la cohésion du peuple.</p>
<p style="text-align: left;">Depuis l’indépendance, le peuple tunisien qui se distingue par son homogénéité, son amour et son dévouement à sa patrie a été toujours à la base de notre stratégie de défense. Bourguiba était le premier à miser sur ce peuple en faisant de lui la pierre angulaire de sa politique de la «<em>défense globale</em>».</p>
<p style="text-align: left;">Aujourd’hui, si nos forces de sécurité ont remporté la bataille de Ben Guerdane, c’est parce que la population locale a été de leur côté. Nos compatriotes du sud ont montré une bravoure et une conduite exemplaires. La quasi-totalité du peuple a montré une cohésion remarquable.</p>
<p style="text-align: left;">Cependant, l’épreuve que nous venons de surmonter a permis de déceler certaines failles dans le rempart que représente notre cohésion nationale. Ces failles sont :</p>
<p style="text-align: left;">&#8211; des tiraillements au sein des partis politiques car certains politiciens ont cherché à tirer profit de l’héroïsme de nos martyres;</p>
<p style="text-align: left;">&#8211; les partis salafistes n’ont pas condamné l’opération de Ben Guerdane et plusieurs de leurs partisans ont brandi la bannière noire en signe de compassion avec les terroristes.</p>
<p style="text-align: left;">Ces fissures doivent être perçues comme une sonnette d’alarme pour remédier au plus vite à la situation. La conférence nationale sur le terrorisme s’avère plus que jamais urgente pour saper toute entreprise malveillante et préserver notre cohésion nationale. Annoncée pour la première fois par l’ancien chef du gouvernement Mehdi Jomâa, lors d’une réunion avec les représentants des 26 partis représentés à l&rsquo;Assemblée des représentants du peuple (ANC), le 3 mars 2014, cette conférence tarde à venir bien qu’elle fasse l’unanimité de tous les Tunisiens. Confirmée par le gouvernement actuel, elle continue à faire l’objet de tergiversation.</p>
<p style="text-align: left;">Et lorsque nous parlons de la cohésion nationale, nous devons penser à instaurer la paix sociale qui est la condition sine qua non pour la préservation de cette cohésion. Ainsi, il serait d’une grande utilité d’organiser une conférence nationale pour élaborer une politique économique et sociale capable de réduire les disparités régionales et trouver une solution à la paupérisation générale avant qu’elle atteigne le moral d’une bonne partie de la population.</p>
<p style="text-align: left;"><em>&#8211; Le trafic illicite : </em></p>
<p style="text-align: left;">L’opération terroriste de Ben Guerdane a confirmé que le terrorisme et la contrebande sont liés par une connivence inaltérable. Les jerricans pleins de munitions trouvés dans les dépôts d’armes témoignent de cette relation diabolique.</p>
<p style="text-align: left;">En effet, le financement du terrorisme passe forcément par le trafic d’armes et de stupéfiant. Séparer le terrorisme du trafic illicite serait utopique car les caractéristiques communes et les similitudes sont grandes.</p>
<p style="text-align: left;">La coexistence : le terrorisme et la contrebande existent généralement dans le même théâtre. Dans les régions frontalières, les terroristes et les contrebandiers se partagent les mêmes itinéraires voir les mêmes moyens logistiques.</p>
<p style="text-align: left;">La coopération : le terrorisme coopère avec les cartels de contrebande pour affaiblir l’Etat et son appareil de sécurité. Leurs actions peuvent se compléter : sécurité et liberté de mouvement pour les trafiquants contre renseignement et soutien logistique pour les terroristes.</p>
<p style="text-align: left;">Convergence : c’est le cas d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) lorsque les contrebandiers intègrent l’organisation terroriste pour assurer son financement.</p>
<p style="text-align: left;">L’arsenal découvert récemment dans les dépôts à Ben Guerdane reflète encore une fois un manque flagrant de renseignement et pose sérieusement le problème de revoir l’objet de la conférence nationale sur le terrorisme pour inclure les crimes connexes. Vaincre le terrorisme passe inéluctablement par l’éradication de la contrebande, ce qui exige de trouver des solutions radicales pour les problèmes économiques de la région.</p>
<p style="text-align: left;">Ainsi, l’opération de Ben Guerdane est riche d’enseignements à plusieurs titres. Nous avons gagné une bataille mais nous n’avons pas gagné la guerre contre le terrorisme. La fin de la guerre n’est pas pour demain et son issue dépend de notre volonté à aborder les vrais problèmes du pays et de notre aptitude à les résoudre. Les principaux facteurs de notre réussite sont les suivants :</p>
<p style="text-align: left;">&#8211; l’activation de l’Agence nationale de renseignement la seule garante de notre sécurité nationale;</p>
<p style="text-align: left;">&#8211; l’organisation de la conférence nationale pour élaborer une politique sociale et économique afin d’instaurer la paix sociale de laquelle dépend la cohésion nationale;</p>
<p style="text-align: left;">&#8211; l’organisation de la conférence nationale pour lutter contre le terrorisme et les crimes connexes pour préserver la cohésion nationale qui est la condition sine qua non pour vaincre le terrorisme.</p>
<p style="text-align: left;"><em>* Officier retraité de la marine nationale et ancien secrétaire général du Centre d’études et de recherches stratégiques des pays 5+5 défense (CEMRES).</em></p>
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			</item>
		<item>
		<title>L’ennemi intime a frappé à Ben Guerdane</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2016/03/13/lennemi-intime-a-frappe-a-ben-guerdane/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 13 Mar 2016 08:49:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ben Guerdane]]></category>
		<category><![CDATA[contrebande]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’attaque terroriste de Ben Guerdane, qui a endeuillé la Tunisie cette semaine, était prévisible voire prévue. Pourquoi n’a-t-on pas pu la prévenir ? Par Slaheddine Dchicha* Bien sûr, il faut saluer la bravoure de l’armée, de la police et de la garde nationale. Bien sûr, il faut saluer leur sens du sacrifice puisqu’elles sont parvenues,...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2016/03/13/lennemi-intime-a-frappe-a-ben-guerdane/">L’ennemi intime a frappé à Ben Guerdane</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-42687 aligncenter" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/03/Attaque-de-Ben-Guerdane-1.jpg" alt="Attaque-de-Ben-Guerdane" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>L’attaque terroriste de Ben Guerdane, qui a endeuillé la Tunisie cette semaine, était prévisible voire prévue. Pourquoi n’a-t-on pas pu la prévenir ?</strong></em></p>
<p>Par<strong> Slaheddine Dchicha</strong>*</p>
<p><span id="more-43207"></span></p>
<p>Bien sûr, il faut saluer la bravoure de l’armée, de la police et de la garde nationale.</p>
<p>Bien sûr, il faut saluer leur sens du sacrifice puisqu’elles sont parvenues, au prix de leur vie pour certains, à neutraliser et détruire les assaillants et sauver ainsi Ben Guerdane et l’ensemble du pays des visées néfastes des terroristes de la perspective de la création d’un émirat de Daech.</p>
<p>Bien sûr, il faut saluer la solidarité de la population et son aide aux forces sécuritaires.</p>
<p>Cependant, ni la reconnaissance ni la gratitude ne doivent en aucun cas empêcher d’analyser, de comprendre et de se poser des questions qui peuvent déranger voire choquer dans ces circonstances tristes et douloureuses que traverse le pays.</p>
<p>Il faut faire preuve d’autant de courage que les patriotes qui ont combattu et, pour certains, péri pour défendre la patrie, la république et la jeune démocratie. Il faut se poser toutes les questions et surtout celles qui peuvent faire mal car rien ne doit être érigé en tabou. Et ce, afin de prévenir, afin de comprendre l’ennemi et ainsi mieux le combattre. Il y va de l’existence de la Tunisie en tant que pays et de la survie des Tunisiens en tant que peuple.</p>
<p><strong>Vigiles distraits et sentinelles endormies</strong></p>
<p>Bien sûr, la question qui surgit de prime abord est celle concernant la défaillance voire l’absence du renseignement. Dans une ville frontalière située à un jet de pierre de la poudrière libyenne et traversée depuis longtemps par toutes sortes de trafiquants, comment s’expliquer ce qui s’est passé? Comment expliquer l’infiltration des terroristes dans cette ville? Comment ont-ils pu procéder à des assassinats ciblés? Comment ont-ils pu aménager   tant de caches et y déposer autant d’armes et de munitions? Où étaient les agents de renseignement? N’avaient-ils pas des indicateurs? N’étaient-ils pas parmi la population comme des poissons dans l’eau?</p>
<p>Tout Tunisien du sud et peut-être tout Tunisien tout court connaît Ben Guerdane. Cette ville-porte de Tripoli et au-delà de toute la Libye, en raison de l’économie informelle, est un supermarché à ciel ouvert, c’est aussi un centre bancaire sauvage où les bureaux de change improvisés s’alignent les uns à côté des autres avec pignon sur rue.</p>
<p>Tout Tunisien s’étant déplacé dans cette région a dû être frappé par les étals insolites qui proposent de l’essence et du gasoil dans des récipients tout aussi insolites disposés en bordure des routes : bouteille, jerricans, barils…</p>
<p>Ainsi l’économie informelle et parallèle fait partie du paysage et s’affiche en plein jour tout comme ces jeunes et moins jeunes qui, transformés en agents de change à la sauvette,  agitent d’épaisses liasses de billets de dinars tunisiens et de livres libyennes sous le nez des automobilistes et au vu et au su des policiers et des douaniers.</p>
<p>Tout le monde le sait, la population transfrontalière de Ben Guerdane a toujours profité de la manne libyenne : tourisme, commerce de toutes sortes engendrés par l’embargo international contre ce pays au temps de Kadhafi, produits importés hors taxe, denrées subventionnées exportées… et depuis la chute du dictateur de Tripoli et l’intervention de l’Otan, les trafiquants puisent dans le gigantesque arsenal de Kadhafi et proposent des denrées autrement plus lucratives et beaucoup plus nuisibles.</p>
<p>Dans ce contexte, ce qui vient d’arriver n’est pas surprenant; au contraire il était prévisible voire prévu puisque des études et des rapports contenant des avertissements et des mises en garde circulent depuis plus d’un an.</p>
<p>En effet, l’année dernière après les attentats qui ont ensanglanté le pays, plusieurs chercheurs et spécialistes ont tiré la sonnette d’alarme. Ainsi en est-il de David Thomson, journaliste à RFI, qui en mars 2015, commentant le numéro 8 de<em> ‘‘Dabiq’’</em>, le magazine de l&rsquo;État islamique en anglais, conclut : <em>«l&rsquo;État islamique a décidé de faire de la Tunisie sa cible».</em></p>
<p>Dans un article publié le mardi 28 avril 2015 par le site d’information américain <em>‘‘The Daily Beast’’</em>, la journaliste égypto-américaine Nancy Youssef évoquait l’installation de Daech en Tunisie comme très probable, se basant sur des publications de vidéos ou de photos du groupe terroriste.</p>
<p>Enfin, en décembre 2015, le site<a href="http://www.breitbart.com/national-security/2015/12/09/world-view-about-700-women-from-tunisia-thought-to-join-islamic-state/" target="_blank"><em> ‘‘Breibart.com’’</em></a>, se fondant sur nombre d’études sérieuses, de rapports et de renseignements fiables, classe Ben Guerdane parmi les cinq plus importantes pépinières de Daech.</p>
<p>Ces informations à la portée de n’importe qui, nous osons l’espérer sont connues des dirigeants et surtout des services de renseignement. Mais il faut croire qu’ils n’en ont rien fait, ce qui confirme le diagnostic du chercheur Michaël Béchir Ayari établi dans son rapport N°161 du 23 juillet 2015, à l’International Crisis Group: <em>«La Tunisie réagit au jour le jour à des violences jihadistes qui se multiplient et dont l’ampleur s’aggrave, mais son appareil de sécurité intérieure est globalement dysfonctionnel. [&#8230;] Les autorités éprouvent des difficultés à faire face à cette menace et à développer une politique publique de sécurité. Si la situation est en grande partie liée aux problèmes internes des forces de sécurité intérieure (FSI), le contexte régional n’aide guère. Pour faire face à cette violence, mais aussi mieux gérer les contestations politiques et sociales, une réforme d’envergure des FSI est nécessaire.»</em></p>
<p><strong>Notre mal vient de tout près</strong></p>
<p>Les services de renseignement semblent n’avoir rien vu et il semble que les terroristes vivaient dans la ville et se confondaient avec les habitants. Il semble même que la plupart d’entre eux sont des «Ben Guerdaniens» donc connaissant intimement la ville, ce qui explique leur mode opératoire, les assassinats ciblés, les attaques simultanées, l’appel au soulèvement, les nombreuses caches et l’importance de la quantité de munitions. Le mal est donc plus profond puisque le ver est dans le fruit.</p>
<p>Mais cela aussi n’est pas un scoop. Quel qu’en soit le commanditaire, les attentats du Bardo, de Sousse et celui qui a visé la garde présidentielle ont été perpétrés, tous, par des Tunisiens. La nouveauté, c’est qu’à Ben Guerdane, des Tunisiens ont tué des Tunisiens !</p>
<p>De la compréhension de cette tragédie et des réponses qui lui seront données dépend la pérennité d’un Etat et de son peuple.</p>
<p><em>* Universitaire.</em></p>
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