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	<title>Archives des république - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des république - Kapitalis</title>
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		<title>Tunisie : une république à bout de souffle</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 26 Jul 2023 08:58:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La célébration du 25-Juillet a traduit le grand malaise que vit la scène politique tunisienne depuis 2019. </p>
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<p><strong><em>La célébration du 25-Juillet a traduit le grand malaise que vit la scène politique tunisienne depuis 2019, avec un pouvoir qui glisse irréversiblement vers une forme d’autoritarisme, de dictature ou de pouvoir personnel, selon les différentes définitions des analystes, avec, en face, une opposition divisée, éclatée et incapable de donner le change.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-9056811"></span>



<p>Hier, mardi 25 juillet 2023, il n’y a pas eu de célébration officielle du 66<sup>e</sup> anniversaire de la proclamation de la république, comme cela se faisait systématiquement avant l’accession de Kaïs Saïed à la présidence de la république. Est-ce à dire que ce dernier cherche à minimiser l’importance de cet événement historique ou qu’il soit en train de réécrire l’histoire de la Tunisie pour effacer l&rsquo;œuvre de ses prédécesseurs et y imprimer ce qu&rsquo;il croit être la sienne ?</p>



<p>Quoi qu’il en soit, beaucoup de Tunisiens ont craint que le chef de l’Etat, pour asseoir sa légitimité historique, ne soit amené à remplacer la célébration de l’anniversaire de la proclamation de la république, le 25 juillet 1957, par la célébration de l’anniversaire de la proclamation de l’état d’exception, le 25 juillet 2021, qui lui permit de prendre en main tous les leviers du pouvoir et d’instaurer son pouvoir personnel.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Guéguerre d’images &nbsp;</h2>



<p>Cette crainte était d’autant plus justifiée&nbsp;qu’il y a eu des antécédents&nbsp;: Ben Ali n’a-t-il pas imposé la célébration annuelle de la date de sa prise du pouvoir, le 7 novembre 1987&nbsp;? Mais cette crainte était néanmoins exagérée. Et pour cause&nbsp;: Kaïs Saïed n’a certes pas cru devoir célébrer en grande pompe l’anniversaire de la république, comme le faisaient tous ses prédécesseurs, mais il n’a pas (ou pas encore) imposé la célébration de la date de sa prise de pouvoir.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="RCuhLrmTc6"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/26/tunisie-kais-saied-un-bain-de-foule-et-apres/">Tunisie : Kaïs Saïed, un bain de foule et après ?</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : Kaïs Saïed, un bain de foule et après ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/26/tunisie-kais-saied-un-bain-de-foule-et-apres/embed/#?secret=JiE4B0FimZ#?secret=RCuhLrmTc6" data-secret="RCuhLrmTc6" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Cependant, et pour marquer cet événement, il n’a pas résisté au plaisir de se payer un bain de foule, au centre-ville de Tunis, qui plus est, sur les lieux même où, quelques heures auparavant, des formations de l’opposition avaient organisé des sit-in de protestation pour dénoncer son pouvoir personnel et appeler à libérer les détenus politiques poursuivis pour complot contre la sûreté de l’État.   </p>



<p>S’adressant à ses partisans devant le théâtre municipal de Tunis, sous un soleil de plomb, par une température de 45 degrés, le président du Front de salut national, Ahmed Nejib Chebbi, qui était accompagné de diverses personnalités du FSN , dont Samir Dilou, Imed Khemiri, Ajmi Lourimi et Riadh Chaibi, a dénoncé <em>«la faillite et l’échec total»</em> du gouvernement Saïed, qui, selon lui, a empêché tout accord entre la Tunisie et le Fonds monétaire international (FMI) pour un prêt de 1,9 milliard de dollars dont le pays a vivement besoin pour redresser ses finances publiques.</p>



<p>Les manifestants ont scandé des slogans hostiles contre le pouvoir en place et le président, dénonçant le mémorandum d&rsquo;entente sur la migration récemment signé entre la Tunisie et l’Union européenne. Parmi les slogans scandés, <em>«A bas le putsch», «Liberté pour tous les opposants», «Vous les affamés ! Sachez que vous avez été vendu aux Italiens»</em>.</p>



<p>Le front démocratique, constitué de plusieurs partis de centre-gauche (Courant démocrate, Parti républicain, Pôle démocratique et progressiste, Parti des travailleurs) a également organisé une marche à Tunis, à laquelle ont participé des dizaines de sympathisants. Les manifestants brandissaient des banderoles sur lesquelles on pouvait lire <em>«Liberté&#8230; Liberté&#8230; l’Etat policier est fini»</em> et <em>«Liberté pour l&rsquo;opposition tunisienne»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Grand malaise</h2>



<p>De son côté, Abir Moussi, présidente du Parti destourien libre, a, lors d’un rassemblement à Tunis (ٍ<a href="https://www.facebook.com/AbirMoussiOfficielle/videos/1041853786976380?locale=ar_AR" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Vidéo</a>), accusé le président Kaïs Saïed de <em>«changer le système politique vers le pire»</em>. Devant quelque 300 partisans de son parti, Moussi a appelé à la fin des mesures exceptionnelles et à l’organisation d’une élection présidentielle <em>«honnête»</em> et <em>«transparente»</em>, en réitérant ses réserves sur la commission électorale dont les membres ont tous été désignés par le chef de l’Etat. Et en annonçant qu’elle sera la candidate de son parti aux prochaines élections présidentielles, dont les dates n’ont pas encore été annoncées.</p>



<p>La crise politique déclenchée par la prise du pouvoir par Saïed, initialement soutenu par de nombreux Tunisiens, inquiète les ONG tunisiennes et internationales, qui déplorent une régression des libertés dans le pays.</p>



<p>Au final, la célébration du 25-Juillet a traduit le grand malaise que vit la scène politique tunisienne depuis 2019, avec un pouvoir qui glisse irréversiblement vers une forme d’autoritarisme, de dictature ou de pouvoir personnel, selon les définitions des analystes, avec, en face, une opposition divisée, éclatée et incapable de donner le change, victime de l’égocentrisme de ses dirigeants et de leurs vaines querelles de leadership, ouvrant ainsi, à l’insu de leur propre gré, un véritable boulevard devant un président qui, malgré son bilan catastrophique dans tous les domaines, demeure la personnalité politique la plus populaire et qui inspire le plus confiance aux citoyens.</p>
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		<title>Coronavirus : Kaïs Saïed présidera, mardi, une réunion du Conseil de sécurité nationale</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 30 Mar 2020 19:17:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le président de la république, Kaïs Saïed, présidera ce mardi 31 mars 2020, une réunion du Conseil de sécurité nationale, qui sera consacré à l&#8217;évolution de la situation sanitaire et sécuritaire en Tunisie, en lien avec la pandémie de coronavirus. La présidence de la république a indiqué, ce soir, dans un communiqué que la réunion...</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/08/Palais-de-Carthage.jpg" alt="" class="wp-image-233575"/></figure>



<p><em><strong>Le président de la république, Kaïs Saïed, présidera ce mardi 31 mars 2020, une réunion du Conseil de sécurité nationale, qui sera consacré à l&rsquo;évolution de la situation sanitaire et sécuritaire en Tunisie</strong></em>,<em><strong> en lien avec la pandémie de coronavirus.</strong></em></p>



<span id="more-291645"></span>



<p>La présidence de la république a indiqué, ce soir, dans un communiqué que la réunion sera consacrée à l&rsquo;examen de la situation générale en Tunisie, et en particulier à l&rsquo;évolution de la situation de la pandémie du coronavirus et du probable renforcement des mesures nécessaires pour éviter sa propagation.</p>



<p>Rappelons que la présidence avait décrété le couvre-feu de 18h à 6h, depuis le 17 mars courant avant de proclamer le confinement total le 20 mars et qui doit initialement se terminer le 4 avril prochain. On parle déjà de sa prolongation de deux ou trois semaines, la pandémie étant encore à ses débuts en Tunisie et le pic pandémique étant encore loin.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Y. N.</strong></p>
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		<title>Bloc-notes : Cette fausse République qu’on fête en Tunisie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 22 Jul 2018 11:01:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Proclamation de la république, le 25 janvier 1957. À la veille de la fête de la République ce 25 juillet, il est plus qu’impératif de s’interroger sur le sens de ce mot et son contenu en une Tunisie baignant actuellement dans une totale confusion des valeurs, ayant amené récemment à sinon contester du moins douter...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-107556" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/07/Proclamation-de-la-republique.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Proclamation de la république, le 25 janvier 1957.</em></p>
<p><em><strong>À la veille de la fête de la République ce 25 juillet, il est plus qu’impératif de s’interroger sur le sens de ce mot et son contenu en une Tunisie baignant actuellement dans une totale confusion des valeurs, ayant amené récemment à sinon contester du moins douter de la réalité de son indépendance et la souveraineté de son peuple.</strong> </em></p>
<p>Par <strong>Farhat Othman</strong> *</p>
<p><span id="more-166002"></span></p>
<p><img decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-80097 alignleft" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/01/Farhat-Othman.jpg" alt="" width="200" height="150" />Au demeurant, ce fut l’objet d’un colloque de l’ITES (Institut tunisien des études stratégiques), samedi 21 juillet 2018, consacré aux défis de la souveraineté et à un projet de pacte de Tunis se voulant solution à la crise morale que traverse le pays.</p>
<h3>La République comme la chose de tous</h3>
<p>On sait que le mot république dérive du latin classique <em>res publica</em> voulant dire «chose publique». Aussi, une république qui n’est pas la chose du public est bel et bien une fausse république. Et c’est bien le cas de l’état politique de la Tunisie depuis l’instauration du régime républicain au sortir du protectorat.</p>
<p>Est-il utile ici de s’attarder sur la période de la dictature de Ben Ali, unanimement reconnue pour avoir été une négation de la République, fût-elle fausse. Or, elle n’a pas qu’amplifier ce qui caractérisait le temps de Bourguiba, la République ayant été sa chose propre du fait de son ego surdimensionné.</p>
<p>Certes, le Combattant suprême fit cela pour le bien du pays auquel il s’identifiait; mais était-ce alors le pays de tous les Tunisiens? Bourguiba n’a-t-il pas couvé lui-même le vers intégriste qui défait aujourd’hui son héritage, les Tunisiens attachés à leurs racines spirituelles ayant été exclus de la Tunisie bourguibienne voulue occidentalisée, non pas au sens de modernité, mais de rejet de ses spécificités?</p>
<p>Empressons-nous, toutefois, de préciser ici que notre propos n’est pas de méconnaître ou nier que la destinée de la Tunisie est d’être dans l’orbite occidentale, étant l’Occident de l’Orient. Mais juste pour rappeler que cela n’autorise pas de s’aligner sur ce qui se fait en Occident, combien même il serait désormais mauvais, et ce en se déracinant.</p>
<p>C’est au reste l’argument majeur qu’agitent les intégristes pour s’opposer à la moindre innovation, même si elle consolide l’identité tunisienne et ne l’altère point. C’est ce qui se passe avec le rapport de la Commission des libertés individuelles et de l’égalité (Colibe) qui, quoi qu’on en dise, ne va pas aussi loin que le permet l’islam. Son problème est juste de ne pas s’être soucié de la religion comme fondement légitime et nécessaire de ses propositions voulues non pas laïques, mais laïcistes.</p>
<h3>La foi est aussi la chose de tous</h3>
<p>Comme la République, la religion doit être la chose de tous en Tunisie, une foi qui n’est pas que culte, mais culture, le pays étant civil. Car la préservation des spécificités nationales ne revient en aucune façon à verser dans ce qu’on voit dans le pays depuis la révolution, cette islamisation rampante sur une fausse lecture de la foi des Tunisiens qui n’a rien à voir avec l’état auquel est arrivé l’islam en Orient, y étant devenu un Antéislam.</p>
<p>Cela ne peut être le cas de l’islam de la Tunisie qui a renoué avec sa véritable identité depuis le 14 janvier 2011, date véritable de son Coup du peuple ayant été celle de la bascule de la capitale dans la contestation, ce qui a amené à la supposée fuite du dictateur et donc de la putative révolution. Aujourd’hui, la Tunisie ne peut être voulue la République des seuls religieux ou du moins d’une interprétation intégriste fausse, étant intégriste, de l’islam.</p>
<p>Une telle intention est pourtant avérée puisque la constitution du pays est gelée sinon niée dans sa part la plus essentielle, les droits citoyens et les libertés individuelles. On veille à ne l’appliquer que dans ses dispositions qui ne sauraient modifier en quoi que ce soit la donne législative dans le payas bien qu’elle soit celle de la dictature honnie, outre de larges pans du protectorat. Assurément, l’exemple typique en la matière demeure celui ayant trait à la Cour constitutionnelle qu’on se refuse à mettre en place de peur que la législation scélérate ne soit aussitôt abolie. Car c’est bien sur elle que reposent les abus des cercles au pouvoir, notamment ceux qui abusent de la religion en faisant une absolue immoralité, refusant au peuple ses droits et libertés dans sa vie intime.</p>
<p>Si l’on ne peut reprocher aux religieux d’agir dans le sens de leurs croyances frelatées de l’islam, on ne peut plus admettre l’inertie des démocrates et des supposés progressistes qui, au-delà de l’incantation, laissent faire. Pourtant, nombre d’entre eux sont députés; or, c’est par la loi que changent les choses en un État se voulant de droit. Surtout que l’initiative législative ne suppose que le nombre réduit de dix députés.</p>
<p>Que ne propose-t-on les textes de loi avancés par la société civile afin de détricoter les pans les plus honteux de la législation scélérate? On se satisfait de pétitionner ou de tenir des colloques alors que cela ne sert en rien à la nécessaire transformation de la donne juridique sur laquelle repose le projet théocratique qu’on veut à la Tunisie.</p>
<h3>Nécessité d’une politique éthique, la poléthique</h3>
<p>C’est bien d’une telle incantation que relève le dernier colloque de l’ITES qui, malgré l’ambition de son Pacte de Tunis, ne fait rien de concret. Certes, la question qui a occupé l’aréopage de personnalités, celle des défis à la souveraineté, est d’une brûlante actualité, résumant la situation en Tunisie dont la crise, comme de par le monde, est d’abord éthique.</p>
<p>Or, la politique ne l’est pas ou plus, bien que prétendant l’être; comme s’il s’agissait d’un oxymore, on ne peut en sortir. C’est que cela arrange trop d’intérêts nationaux comme internationaux. Nonobstant, tant qu’on n’aura pas osé concilier la politique classique et l’éthique, en faire cette <em>poléthique</em> à laquelle j’appelle, rien de bon ne se fera en Tunisie et dans le monde. Aussi est-il dommage que la réunion de l’ITES n’ait pas accordé l’intérêt qu’il convient à cet aspect concret et éminemment stratégique.</p>
<p>En effet, il ne sert à rien de parler de souveraineté nationale dans un monde plus que jamais globalisé, ou d’autonomie dans le domaine politique lorsqu’on sait comment les gouvernants actuels du pays sont arrivés au pouvoir et y sont maintenus. Tout comme il est bien secondaire d’évoquer les diktats des institutions financières internationales ou les immixtions de nos partenaires privilégiés dans les affaires intérieures du pays quand on n’a pas osé discuter de l’exception tunisienne dont on veut se réclamer et qui est bien avérée pourtant, étant même, à mon sens, une exception Tunisie, de tout le pays donc.</p>
<p>C’est que certaines mauvaises volontés veulent réduire la spécificité tunisienne à peu de chose, à un épiphénomène et à l’accessoire, non à ce qui fait sens véritablement, au principal. Or, ce qui fait sens dans un État de droit, c’est bien le droit, les lois. Et l’on se suffit de simildroit, d’un simulacre de légalité, qu’on cultive même dans ce jeu fameux des apparences trompeuses. Ne persiste-t-on pas à se taire sur les questions sensibles, marqueurs de modernité et autant de freins dans les mentalités empêchant le moindre changement législatif et concomitamment des comportements ? Ne s’abstient-on pas de proposer au parlement des projets de loi novateurs, comme ce code concocté par la Colibe, pour y susciter non seulement le débat salutaire, mais aboutir aussi à des lois justes et enfin honnêtes, ne lésant personne?</p>
<p>C’est par le débat législatif et la loi qu’on peut réaliser le changement impératif dont on ne fait que parler en propos oiseux justes bons à tromper. Aussi, outre le code de la Colibe, que ne démontre-t-on sa bonne foi et son vrai sens démocratique, à la veille de cette fête de la République et celle de la femme, le 13 août, en proposant un texte qui soit sain en des matières sensibles tels l’égalité successorale et le droit au sexe libre entre majeurs dans le cadre de libertés individuelles, assumées et respectées, mais aussi garanties par la religion du pays?</p>
<h3>Nécessité d’un islam policé et non policier</h3>
<p>On l’a dit, si l’on peut comprendre que les intégristes agissent contre de telles initiatives, usant de toutes les ficelles, recourant même à l’injure et à la violence, allant même à l’appel au meurtre, on ne peut admettre que ceux qui militent pour ces droits intangibles n’usent pas du moyen législatif à leur disposition ni de la seule arme qui soit réellement efficace en la matière, une arme fatale et qu’impose d’ailleurs la constitution : la référence à la religion correctement lue et utilisée comme étant favorable à une telle évolution éthique. Ainsi ôte-t-on aux intégristes leur seule arme qu’est la religion comme obstacle à la réforme législative, et qui est un bien prétexte fallacieux.</p>
<p>On voit bien le rapport de la Colibe susciter un fort rejet de la part de gens qui se trompent sur leur religion; or, ils sont encouragés en cela par le fait que le rapport snobe quasiment la religion au lieu d’en user comme argument supplémentaire, sinon décisif, pour asseoir la légitimité de leurs assertions. Pourtant, on a bien éprouvé le besoin de justifier la position de la commission sur l’égalité successorale; que ne l’a-t-on fait aussi pour les autres libertés, dont l’abolition de l’homophobie sur laquelle on s’est même rendu coupable d’hésitation inacceptable.</p>
<p>Qu’on le veuille ou non, en Tunisie, la référence à l’islam est incontournable, y compris pour les tenants de la laïcité, ne serait-ce que parce que la constitution y réfère. C’est être légaliste que d’en tenir compte. De plus, l’islam est bien laïque, en ce sens qu’il distingue clairement les sphères privée et publique de la vie, la foi n’ayant droit de cité que dans la première où le rapport est direct et exclusif entre le fidèle et son Dieu; et elle n’est nullement admise dans la seconde où l’intimité ne saurait être exhibée; où la foi est intimité par définition. Ainsi ne peut-on faire publiquement état de sa piété, sinon l’on verse dans ce que Dieu interdit comme ostentation et hypocrisie.</p>
<p>Il est vrai, les progressistes qui ne veulent user d’une telle arme se sentent démunis en arguments, ayant été formés selon la conception cléricale occidentale qui n’a rien à voir avec l’islam où il n’est nulle église ou clergé; or, on en a crées et qu’il urge de les détruire pour retrouver le pur islam. Aussi, nos progressistes se révèlent aussi dogmatiques que ceux qu’ils combattent, s’en retrouvant même complices objectifs, étant les meilleurs exécutants de leur stratégie consistant à ne rien modifier dans la législation liberticide du pays. Ils ne veulent pas voir, non plus, la complicité de leurs soutiens Occidentaux avec les intégristes, l’Occident jouant double-jeu puisqu’il est le meilleur complice des intégristes estimés les meilleurs serviteurs de ses intérêts mercantiles au point d’avoir noué avec lui une l’alliance qui a amené au pouvoir en Tunisie Ennahdha.</p>
<p>Or, il y restera tant qu’on n’aura pas démontré que l’islam qu’il prône est le plus mauvais pour non seulement les intérêts de la Tunisie dont le peuple est libertaire et hédonistes, que ceux du capital mondial qui a intérêt d’avoir affaire à une foi enfin pacifique, paisiblement vécue. Ce qui suppose d’en finir avec l’islam policier imposé à la Tunisie pour renouer avec son islam soit policé, l’islam aux racines soufies, seul vrai islam, en tout cas en Tunisie et dans tout le Maghreb.</p>
<p>Or, Ennhdha ne peut incarner cet islam. Pour le démontrer, il suffit de se poser les deux questions suivantes en plus de son refus de réformer la législation nationale scélérate : Ennahdha osera-t-il reconnaître le jihad armé illicite en islam aujourd’hui et admettra-t-il la normalisation des relations avec Israël ?</p>
<p><em>* Ancien diplomate, écrivain.</em></p>
<p><em><strong>Articles du même auteur dans Kapitalis : </strong></em></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="86I0T1LzAl"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/15/bloc-notes-lettre-aux-deputes-democrates-usez-de-linitiative-legislative/">Bloc-notes : Lettre aux députés démocrates : Usez de l’initiative législative !</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Bloc-notes : Lettre aux députés démocrates : Usez de l’initiative législative ! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/15/bloc-notes-lettre-aux-deputes-democrates-usez-de-linitiative-legislative/embed/#?secret=2TCkzIr4Qw#?secret=86I0T1LzAl" data-secret="86I0T1LzAl" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="GtPsGDmsOP"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/09/apres-lattaque-de-ghardimaou-ennahdha-doit-declarer-la-fin-du-jihad-en-islam/">Après l’attaque de Ghardimaou : Ennahdha doit déclarer la fin du jihad en islam</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Après l’attaque de Ghardimaou : Ennahdha doit déclarer la fin du jihad en islam » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/09/apres-lattaque-de-ghardimaou-ennahdha-doit-declarer-la-fin-du-jihad-en-islam/embed/#?secret=oN8RVl98YL#?secret=GtPsGDmsOP" data-secret="GtPsGDmsOP" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/22/bloc-notes-cette-fausse-republique-quon-fete-en-tunisie/">Bloc-notes : Cette fausse République qu’on fête en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>La Tunisie en pilotage providentiel</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2016/07/26/la-tunisie-en-pilotage-providentiel/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 26 Jul 2016 09:01:18 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie n’est plus gouvernée par ses élites, déconnectées des réalités, mais en pilotage providentiel, une terre ardente plus que jamais protégée par ses saints ! Par Farhat Othman Dans une tribune intitulée ‘‘Qui gouverne, aujourd&#8217;hui, la Tunisie’’, Chokri Mamoghli, ancien secrétaire d’État, docteur en finance et enseignant d’université, conclut par cette affirmation : «Le...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-11201" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2015/08/Tunisie-Drapeau.jpg" alt="Tunisie-Drapeau" width="626" height="380" /></p>
<p><strong><em>La Tunisie n’est plus gouvernée par ses élites, déconnectées des réalités, mais en pilotage providentiel, une terre ardente plus que jamais protégée par ses saints !</em></strong></p>
<p>Par <strong>Farhat Othman</strong></p>
<p><span id="more-59040"></span></p>
<p>Dans une tribune intitulée <a href="http://kapitalis.com/tunisie/2016/07/25/qui-gouverne-aujourdhui-la-tunisie/"><em>‘‘Qui gouverne, aujourd&rsquo;hui, la Tunisie’’</em></a>, Chokri Mamoghli, ancien secrétaire d’État, docteur en finance et enseignant d’université, conclut par cette affirmation : <em>«Le peuple, là où je vais, n’a qu’un seul souhait, une seule demande. Il veut un vrai chef, pas un guignol, mais une personne qui décide et qui se fait respecter.»</em></p>
<p><strong>Nos élites déconnectées des réalités </strong></p>
<p>Si un tel constat est juste, il est obéré par la suite qui manifeste l’alignement sur le dogmatisme auquel l’auteur semble ne pas échapper, se faisant l’écho d’une ritournelle bourguibiste : <em>«Allah Yerham Bourguiba. Il est le seul à avoir saisi l’âme de ce peuple et à avoir compris quelle Constitution il lui fallait.»</em></p>
<p>En réponse, je partirais par où il a fini avec le slogan galvaudé «<em>Vive la république</em>», et ce en notant qu’on oublie trop facilement que la République est la chose de tous ; or, c’est le cas présentement, ce qui n’a pas été le cas, même avec Bourguiba.</p>
<p>Il est vrai, «<em>Al-Moujahed Al-Akbar</em>» (Jihadiste Suprême, c’est la meilleure traduction aujourd’hui de son titre, plus que jamais d’actualité) a investi sa vie et sa destinée pour la patrie. Mais l’ayant identifiée à sa personne, il a cumulé le meilleur et le pire. Aussi, au lieu d’avoir avec lui l’Etat démocratique et réellement moderne que le peuple méritait, on s’est limité au basique, versant même dans la caricature de la démocratie et de la modernité.</p>
<p>C’est un tel manque cruel qui a autorisé les dérives qui ont suivi son règne, et surtout la volte-face rétrograde actuelle. Car on sait que le retour du refoulé est toujours terrible et a pour cause les graines semées dans l’inconscient collectif. Aussi, d’un pur point de vue logique, il n’est pas exagéré de dire que c’est Bourguiba, pour tout ce qu’il n&rsquo;a pas fait, qui est responsable de ce qui se fait de mal actuellement en Tunisie.</p>
<p>Pour résumer, disons qu’il a agi comme un père de famille qui a certes veillé à l’intérêt de ses enfants, les nourrissant et les éduquant, mais tout en négligeant l’essentiel qui était de veiller aux vaccins obligatoires.</p>
<p>Oui, indubitablement, il a fait quelque chose de capital qui protège aujourd’hui encore la patrie; mais il est significatif de noter qu’il l’a fait par sentiment et sur coup de coeur en hommage à sa maman: la libération de la femme. Or, là aussi, il s’est arrêté au milieu du guet en ne donnant pas déjà à la femme sa totale égalité avec l’homme.</p>
<p>Aujourd’hui, petit-à-petit, la Tunisie se découvre à elle-même dans le chaos qui n’est qu’une étape obligée pour le nouveau monde en gestation, l’ordre ancien étant obsolète. Aussi, personne ne gouverne la Tunisie et ne peut la gouverner; même pas l’Occident ou les États-Unis! Ce sont les masses diffractées dans les différentes strates de la socialité, politiques, économiques et surtout sociales, qui se gouvernent à tâtons, mais sûrement. On en verra plus tard le résultat.</p>
<p><strong>Le peuple, machine à faire des dieux</strong></p>
<p>Il manque juste à ces masses pour moins de perte de temps les élites éclairées et qui ne soient pas trop positivistes au point d’être cartésistes, plutôt organiques donc, pour n’être nullement déconnectées de telles réalités et aider enfin le peuple sinon en défrichant pour lui le terrain — ces chemins qui ne mènent nulle pas de Heidegger —, du moins en le leur éclairant de leur savoir devant être incorporé.</p>
<p>Pour cela, ces élites ne doivent pas verser dans leur péché mignon du dogmatisme stérile et d’occidentalo-centrisme néfaste, car ils ne font alors rien d’autre que renforcer les dogmatiques d’en face qui eux se réfèrent à un orientalo-centrisme encore plus pernicieux, tout en ayant aux yeux des masses l’avantage indéniable de l’enracinement, bien que vicié.</p>
<p>Il nous faut impérativement faire en sorte qu’un tel enracinement soit dynamique ; ce qui suppose que l’on ne jette pas l’eau du bain de religiosité avec le bébé de la Tunisie spirituelle. Et c’est ce coup du peuple révélateur de la société à elle-même avec ses vices et ses vertus qu’il faut protéger en allant dans le sens de la soif populaire de droits et la faim de libertés.</p>
<p>C’est ce que ne font pas nos élites, les plus éclairées notamment, qui se dévoilent ainsi être, sans s’en rendre compte ou en l’assumant pour certaines, les plus sûres complices des acteurs obscurantistes n’existent que grâce à elles et à leur démission de l’impératif catégorique d’une société de droits et de libertés.</p>
<p>La foi aujourd’hui en Tunisie — cette foi pouvant être scientifique et non la croyance dogmatique — est une nécessité impérative; mais elle se doit être une sorte de <em>fair-pray</em>, une foi en l’exception Tunisie, une volonté pour la faire advenir, car elle reste encore en puissance.</p>
<p>Et c’est la seule voie de salut pour notre patrie qui est moins celle de Bourguiba, ou de quiconque de nos politiciens imbus de sa personne, que du peuple en effervescence. Or, comme le disait Durkheim un tel peuple est une machine à faire des dieux ! On a bel et bien affaire à un divin social dont tout coin de rue et de ruelle de Tunisie; que nos élites y fassent donc attention, surtout celle vivant à l’étranger, la distance devant aider à mieux voir l’invisible et non à occulter les réalités tangibles.</p>
<p>Ainsi assureront-elles le meilleur pour ce peuple dont elles doivent faire partie en ne cherchant plus à le représenter, mais juste à le présenter tel qu’il est. Car il est désormais en pilotage providentiel du fait de sa foi intrinsèquement soufie; c’est même tout le pays qui l’est étant une terre ardente plus que jamais protégée de ses saints.</p>
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		<title>Mohamed Khalil, un ministre islamiste à l’assaut de la république</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2016/04/24/mohamed-khalil-un-ministre-islamiste-a-lassaut-de-la-republique/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 24 Apr 2016 10:09:24 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[affaires religieuses]]></category>
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		<category><![CDATA[école coranique]]></category>
		<category><![CDATA[finance islamique]]></category>
		<category><![CDATA[ministre]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Khalil]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Déguisé dans son beau costard à l’occidentale, le ministre des Affaires religieuses, Mohamed Khalil, est en train d’islamiser, lentement mais sûrement, et à lui seul, la république tunisienne. Par Kamel Essoussi * Elle court, court, ces derniers jours, la frénésie d’islamisation. Une vraie montée en charge, une course folle menée tambour battant par le ministre...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2016/04/24/mohamed-khalil-un-ministre-islamiste-a-lassaut-de-la-republique/">Mohamed Khalil, un ministre islamiste à l’assaut de la république</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-47975 aligncenter" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/04/Mohamed-Khalil.jpg" alt="Mohamed-Khalil" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Déguisé dans son beau costard à l’occidentale, le ministre des Affaires religieuses, Mohamed Khalil, est en train d’islamiser, lentement mais sûrement, et à lui seul, la république tunisienne.</strong> </em></p>
<p>Par <strong>Kamel Essoussi</strong> *</p>
<p><span id="more-47974"></span></p>
<p>Elle court, court, ces derniers jours, la frénésie d’islamisation. Une vraie montée en charge, une course folle menée tambour battant par le ministre des Affaires religieuses, Mohamed Khalil, tout beau tout nouveau dans son beau costard à l’occidentale, pris soudain d’une fièvre de religiosité et d’une crise de mysticité qui se propage dans les médias et contamine les institutions, envahit les plateaux télévisés, serpente sous la coupole de l’assemblée pour finir par enflammer la toile et les couloirs des ministères à la Kasbah.</p>
<p><strong>L’islamisme rampant gagne du terrain </strong></p>
<p>Il faut dire que le phénomène a commencé, folklorique, aux lendemains des premières élections avec ces restaurants estampillés halal où les femmes séparées de leurs mâles, dégustaient les spaghettis de dessous leur burqa dans un lever de rideau qui se refermait sur leur bouche au rythme des pâtes aspirées dégoulinant de sauce. Ou mieux encore et en plus grand avec ces hôtels revêtus du label islamique où les barmans brassaient, ennuyés, plutôt le vent que la bière et subissaient la pression sans pouvoir la servir. Mais finalement le bon peuple laissait faire, amusé, se disant que c’étaient des initiatives privées montées librement qui vont finir par foirer commercialement, trop démodées.</p>
<p>C’est sans compter sur le zèle de prosélytisme de notre nouveau ministre soutenu par toute la logistique d’un grand parti qui prend son bâton de pèlerin ou plutôt son lance-flamme pour brûler le peu qui nous reste du caractère républicain de l’Etat.<br />
Vous dites que l’école est républicaine ? Qu’à cela ne tienne ! Elle le sera toujours mais l’hiver seulement. Le ministre de l’Education nationale, qui a des ambitions de pouvoir, devra bien signer solennellement avec son collègue zélé et harceleur une convention pour les confier pendant l’été à nos cheikhs s’il veut monter en grade. Les affidés «<em>meddbya</em>» sauront les convertir en «<em>kottabs</em>» ou mieux en écoles coraniques. Que Neila Sellini, la professeure émérite et l’intellectuelle de renom, s’en offusque à la télé, crie au scandale, et alerte sur les périls qui sapent les fondements de l’éducation publique, et elle apparaîtra sous son vrai visage de mécréante qui hait l’islam. Il y aura toujours assez d’illuminés, fous de Dieu occasionnels dans ce pays, même modernistes, pour la massacrer sur les réseaux sociaux en la traitant de tous les noms et en l’affublant des qualificatifs les plus abjects. Et voilà une première bataille de gagnée.</p>
<p>Vous dites que la sécurité sociale est la forme moderne de transferts sociaux pour venir au secours des vieux, des veuves et des orphelins? Détrompez-vous! Ce n’est qu’une invention humaine qui méconnaît les règles divines de la zakat. Que la CNRPS, la CNSS ou la CNAM, qui ont fait la preuve de leurs limites, se tranquillisent là aussi. Ils seront juste doublés et non remplacés.</p>
<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-47978" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/04/Mohamed-Khalil-2.jpg" alt="Mohamed-Khalil-2" width="500" height="300" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Il brandit un exemplaire du Coran criant au sacrilège des criminels koffars éditeurs!</em></p>
<p><strong>L’Etat qui se laisse mener par le bout du nez</strong></p>
<p>Du coup, on ne sait par quel miracle notre ministre des Affaires religieuses ressort de ses tiroirs un projet d’institutionnalisation de la divine caisse de la zakat pour l’incruster dans les rouages de l’Etat qui se laisse mener par le bout du nez, résignée, tétanisée. Il en confie la gestion à ses vieux sbires revêtus de leur jebba et leur chéchia, tout heureux de se prendre pour le calife Omar à décréter quels sont les pauvres gueux de récipiendaires à qui ils vont distribuer les fruits de leurs collectes. Ils sauront aussi jouer sur la fibre religieuse des donateurs volontaires qu’ils savent beaucoup plus soucieux de la récompense divine de l’au-delà que du bien être social de leurs concitoyens. Chapeau bas là aussi, monsieur le ministre. Même si le projet n’a pas encore abouti, les brèches dans l’édifice de la république civile sont maintenant bien visibles à ce niveau.</p>
<p>Quelques coups de pioche encore et les Omar Ibn El-Khattab à l’affut pourront s’installer dans leurs beaux locaux de Beit Mal El-Moslimine.</p>
<p>Maintenant, monsieur le ministre va bien s’accorder une pause à s’amuser pour mener en chandelle les médias. Il va les chauffer au préalable en brandissant devant leurs caméras un exemplaire du Coran criant au sacrilège des criminels koffars éditeurs qui ont osé commettre l’infâme, l’impensable en faisant circuler le livre saint amputé d’une quinzaine de sourates.</p>
<p>Qu’importe s’il s’avère ensuite que c’est le seul exemplaire de toute l’édition que la machine de l’imprimeur par mégarde a sauté; l’essentiel n’est il pas de rebrancher la population sur leur islam délaissé par leurs préoccupations terrestres de chômage et de misère croissante?</p>
<p>D’ailleurs tiens ! Il faut bien maintenant leur inoculer le suppositoire qui va les guérir contre tous ces maux des temps modernes de libertés, du respect des minorités, de ces satanés droits de l’homme et même de cette constitution diamétralement opposés aux préceptes de notre religion. Qui mieux que les homosexuels peuvent faire le dindon de la farce pour faire retrouver aux Tunisiens leur islamité ? La recette est simple. On inonde à tout bout de champ les plateaux télés d’homosexuels qu’on expose, harcèle, ridiculise avec des mezaoudis et des pseudos artistes homophobes qui vont faire rigoler la galerie sur leur dos et le tour est joué. Toute la Tunisie crie au scandale, se mobilise, devient unanime réunifiée dans sa haine de la différence, et islamisée.</p>
<p>Le champion toutes catégories de la restauration des vertus, le ministre des Affaires religieuses peut se frotter les mains. Il a non seulement mis au ban de la société ces «<em>efféminés</em>» qui doivent s’estimer encore heureux qu’on ne les jette pas du haut de l’hôtel Africa, mais il a damé le pion à toutes ces chaines de télé «<em>buzzeuzes</em>» sujettes à invectives de toute une population qui les accuse maintenant d’islamophobie.</p>
<p>Reste l&rsquo;inscription de la régulation de la finance islamique dans le nouveau texte portant statut de la Banque centrale. Les députés de son parti sauront la faire aboutir tous seuls comme des grands. Monsieur le ministre des Affaires religieuses ne saurait d’ailleurs y interférer car trop compliqué pour lui. Et puis faudra bien qu’on lui accorde un peu de répit.</p>
<p>Bref, Dieu de là haut, regarde éberlué par le culot de notre ministre des Affaires religieuses auquel il n&rsquo;a pourtant rien demandé et qui a décidé de se le monopoliser et de le défendre auprès des Tunisiens un peu trop apostats à vouloir le fuir à travers leur drôle de république et de modernité importée des roumis par leur Bourguiba. Il est surpris par l&rsquo;assurance, l’art, la ruse de sa créature de ministre décidé à se tuer pour tout islamiser et revêtir les choses les plus impensables du label <em>«islamique»</em> : les pierres, les êtres, les chiens et les chats, les coins et les recoins, les hôtels et les bordels, les mosquées et les synagogues, les corps et les envies, les désirs et les frustrations&#8230; Jusqu’à l’excès, jusqu’à l’usure, jusqu’au vertige ! Au-delà de la saturation jusqu’à la nausée de leurs élites mécréantes.</p>
<p><em>* Consultant. </em></p>
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		<title>A chacun son Bourguiba et la Tunisie pour tous</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2016/04/13/a-chacun-son-bourguiba-et-la-tunisie-pour-tous/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 13 Apr 2016 10:20:37 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La célébration, plutôt ratée, du 16e anniversaire de la mort de Bourguiba devrait inciter les Tunisiens revisiter leur histoire de manière plus sereine.* Par Rachid Barnat Le 6 avril 2000 décédait le fondateur de la Tunisie moderne. Les Tunisiens se souviennent avec amertume comment Zine El Abidine Ben Ali les avait empêchés de saluer comme...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2016/04/13/a-chacun-son-bourguiba-et-la-tunisie-pour-tous/">A chacun son Bourguiba et la Tunisie pour tous</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-46725" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/04/Bourguiba-et-Lamine-Bey.jpg" alt="Bourguiba-et-Lamine-Bey" width="626" height="380" /></p>
<p style="text-align: left;"><em><strong>La célébration, plutôt ratée, du 16e anniversaire de la mort de Bourguiba devrait inciter les Tunisiens revisiter leur histoire de manière plus sereine.*</strong></em></p>
<p style="text-align: left;">Par <strong>Rachid Barnat</strong></p>
<p style="text-align: left;"><span id="more-46724"></span></p>
<p style="text-align: left;">Le 6 avril 2000 décédait le fondateur de la Tunisie moderne. Les Tunisiens se souviennent avec amertume comment Zine El Abidine Ben Ali les avait empêchés de saluer comme ils l&rsquo;auraient souhaité le départ de ce grand homme qui lui faisait de l&rsquo;ombre.</p>
<p style="text-align: left;"><strong>La revanche d’un grand homme </strong></p>
<p style="text-align: left;">Mais voilà, depuis la révolution du 14 janvier 2011, les hommes politiques de tout bord constatent que la mémoire de Bourguiba est restée intacte chez des millions de Tunisiens. Certains qui ont cru pouvoir l&rsquo;effacer, comme Rached Ghannouchi et Moncef Marzouki, ont tout fait pour la salir allant jusqu&rsquo;à vouloir changer l&rsquo;hymne national et le drapeau national pour réécrire l&rsquo;histoire de la Tunisie dont ils contestent le fondateur et son nationalisme contraire à leur idéologie pan islamiste pour le premier et pan arabiste pour le second.</p>
<p style="text-align: left;">Il est clair que, malgré ces tentatives, Bourguiba est sorti renforcé de la période récente; et l&rsquo;on peut dire, car c&rsquo;est évident, que si la Tunisie a su résister si bien aux tentatives d&rsquo;islamisation des partis islamistes, c&rsquo;est en raison de ce que Bourguiba avait apporté en matière de gouvernance et de progrès.</p>
<p style="text-align: left;">La pratique de l&rsquo;histoire officielle est courante même dans les pays démocratiques; puisqu’en France, pour ne citer que cet exemple, l’histoire de la résistance et de la collaboration sous le Maréchal Pétain, comme celle de la guerre d&rsquo;Algérie, n&rsquo;ont pas fini de diviser les historiens et que les politiques ont écrit une histoire qui n&rsquo;est pas toujours conforme à la réalité.</p>
<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-46726" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/04/Lamine-Bey-Bourguiba.jpg" alt="Lamine-Bey-Bourguiba" width="500" height="300" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Bourguiba a réécrit l&rsquo;histoire de la Tunisie pour réduire l&rsquo;action des Beys à une longue série de trahisons. </em></p>
<p style="text-align: left;"><strong>Réhabiliter l’histoire des Beys</strong></p>
<p style="text-align: left;">Ce que Bourguiba fera, lui aussi, quand il ne retiendra de l&rsquo;histoire de la Tunisie des Beys que celle du Bey qui a signé le traité du Bardo par lequel la Tunisie a perdu sa souveraineté pour devenir une colonie de la France, oubliant volontairement trois siècles de régime beylical qui s&rsquo;est construit contre la porte Sublime Porte jusqu&rsquo;à l&rsquo;autonomie vis-à-vis de l&#8217;empire Ottoman, avec des réalisations que beaucoup de Tunisiens ignorent encore, telles que l&rsquo;établissement de la première constitution ou l&rsquo;abolition de l&rsquo;esclavage, deux premières dans le monde dit <em>«arabo-musulman»</em>.</p>
<p style="text-align: left;">Mais cette histoire des Beys, si elle doit être de nouveau connue, ne doit pas servir à régler des comptes; et il est absolument navrant que la célébration de l&rsquo;anniversaire de la mort de Bourguiba soit confiée par la chaîne Al-Hiwar Ettounsi à Samir El-Wafi, qui fait voir l&rsquo;histoire de la Tunisie aux Tunisiens par le petit bout de «<em>sa</em>» lorgnette !</p>
<p style="text-align: left;">Heureusement que les invités de son émission<em> ‘‘Liman yajro&rsquo; faqat’’</em> («<em>Pour ceux qui osent uniquement!</em>»), copie conforme de ‘‘<em>Tout le monde en parle</em>’’ de Pierre Ardisson, racoleuse à souhait, sont restés dignes &#8230; et que Hajer Bourguiba n&rsquo;a pas cédé au populisme de l&rsquo;animateur, véritable bateleur de foire !</p>
<p style="text-align: left;"><strong>La continuité de l’Etat</strong></p>
<p style="text-align: left;">Hajer Bourguiba, sans esquiver les griefs contre son père adoptif, a rappelé aux Tunisiens que Bourguiba n&rsquo;avait pas fait un coup d&rsquo;Etat comme le prétendent les partisans du Bey, puisque concomitamment à l&rsquo;indépendance, il a fait une révolution pour en finir avec les monarchies en instaurant la République !<br />
Pour le reste, rappelle-t-elle à propos des griefs que rappelaient les descendants du Bey, tout changement de régime s&rsquo;accompagne d&rsquo;exactions à l&rsquo;encontre de ceux qui détenaient le pouvoir, prenant l&rsquo;exemple des bijoux de la famille beylicale récupérés par les familles régnantes qui lui ont succédé : d&rsquo;abord par Wassila Bourguiba, puis par Leila Ben Ali&#8230; mais qui restent, tout compte fait, en grande partie propriété de l&rsquo;Etat, puisqu&rsquo;ils figurent encore dans l&rsquo;inventaire des biens nationaux, même après le 11 janvier 2011 !</p>
<p style="text-align: left;">Quand aux exactions à l&rsquo;encontre du Bey et de sa famille, Hajer Bourguiba rappelle encore une fois que c&rsquo;est le propre de toutes les révolutions, insinuant qu&rsquo;il y a pire en faisant allusion à la révolution française qui a décapité le monarque et la reine.</p>
<p style="text-align: left;">C&rsquo;est à l&rsquo;honneur du Bey Lamine d&rsquo;avoir décliné l&rsquo;offre de De Gaulle d&rsquo;être l&rsquo;hôte de la France, rappelant à celui-ci qu&rsquo;un Bey ne quitte jamais son pays et aspire à mourir chez lui.</p>
<p style="text-align: left;">Autrement dans quel pays ayant subi un tel changement de régime, l&rsquo;ancienne famille régnante a pu continuer à vivre ? Demandez-le aux familles royales de Grèce et d&rsquo;Italie, entre autres !</p>
<p style="text-align: left;">Mohamed Ali Bey, arrière-petit-fils de Ezzedine Bey, un des invités de l&rsquo;émission, semblait bien remonté contre Hajer Bourguiba dont il rappelle l&rsquo;adoption par Bourguiba pour bien préciser qu&rsquo;elle n&rsquo;est pas sa fille naturelle. Elle n&rsquo;avait aucun complexe de parler de tout ça, lui dit-elle, en lui rappelant les propos de Bourguiba sur sa propre fertilité !</p>
<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-46727" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/04/Ben-Ali-Bourguiba.jpg" alt="Ben-Ali-Bourguiba" width="500" height="700" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Ben Ali a voulu «enterrer» Bourguiba vivant parce qu&rsquo;il lui faisait de l&rsquo;ombre.</em></p>
<p style="text-align: left;"><strong>Les mauvais «héritiers» </strong></p>
<p style="text-align: left;">A la question de l&rsquo;animateur pour savoir quel homme, parmi de tous ceux qui se revendiquent de Bourguiba, représente le bourguibisme de nos jours, Hajer Bourguiba reconnait avoir voté comme beaucoup de Tunisiens contre les Frères musulmans en plébiscitant Béji Caïd Essebsi, mais reste réservée à propos de Nidaa Tounes qui semble l&rsquo;avoir déçue comme il a déçu une bonne majorité de ceux qui l’ont porté au pouvoir ! Devant l&rsquo;insistance de l&rsquo;animateur, Hajer Bourguiba finit par avouer qu&rsquo;aucun de ses hommes ne représente le bourguibisme, rappelant que Bourguiba était plutôt de gauche.</p>
<p style="text-align: left;">Quand aux Frères musulmans, que Bourguiba avait combattus sa vie durant, l&rsquo;animateur s&rsquo;étonne avec ironie de leur retournement de veste quand, après l’avoir systématiquement diabolisé, ils tentent de le récupérer; puisqu&rsquo;ils vont jusqu&rsquo;à l’encenser depuis qu&rsquo;ils gouvernent avec ceux qui se prétendent bourguibistes.</p>
<p style="text-align: left;">Un sociologue présent sur le plateau regrettait que l&rsquo;histoire de la Tunisie soit réduite à des propos de concierge et que les chaînes de TV ne lui consacrent pas des émissions d&rsquo;un autre niveau avec des participants d&rsquo;une autre envergure, souhaitant un débat plus profond dans une émission plus sérieuse, laisse-t-il entendre !!</p>
<p style="text-align: left;">Ne serait-il pas temps pour les Tunisiens de revoir leur histoire sereinement telle qu&rsquo;elle est et non telle que les pouvoirs en place veulent la leur inculquer, vue à travers leur prisme de l&rsquo;idéologie qui les anime? Cette histoire doit être le fait des historiens et non des partisans des uns ou des autres qui n&rsquo;ont aucun souci d&rsquo;objectivité ni de mesure; et qui semblent vouloir relancer, bien inutilement, les vieilles querelles.</p>
<p style="text-align: left;"><a href="http://latroisiemerepubliquetunisienne.blogspot.fr/2016/04/anniversaire-du-deces-de-bourguiba-un.html"><em><strong>Blog de l&rsquo;auteur. </strong></em></a></p>
<p style="text-align: left;"><em>* Le titre et les intertitres sont de la rédaction.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2016/04/13/a-chacun-son-bourguiba-et-la-tunisie-pour-tous/">A chacun son Bourguiba et la Tunisie pour tous</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>16e anniversaire du décès de Bourguiba : Qu’avons-nous fait de plus qu’une statue?!</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2016/04/06/16e-anniversaire-du-deces-de-bourguiba-quavons-nous-fait-de-plus-quune-statue/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 06 Apr 2016 17:19:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Seize ans après la mort de Habib Bourguiba, bâtisseur de la Tunisie moderne, avons-nous réussi à préserver le trésor qu’il nous a été légué ? Par Nadya B’Chir* Monastir le 6 avril 2016, la ville est en effervescence festive, comme chaque année à cette tristement célèbre date, celle où les Monastiriens en particulier et les...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2016/04/06/16e-anniversaire-du-deces-de-bourguiba-quavons-nous-fait-de-plus-quune-statue/">16e anniversaire du décès de Bourguiba : Qu’avons-nous fait de plus qu’une statue?!</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<p><em><strong>Seize ans après la mort de Habib Bourguiba, bâtisseur de la Tunisie moderne, avons-nous réussi à préserver le trésor qu’il nous a été légué ?</strong></em></p>
<p>Par <strong>Nadya B’Chir</strong>*</p>
<p><span id="more-45940"></span></p>
<p>Monastir le 6 avril 2016, la ville est en effervescence festive, comme chaque année à cette tristement célèbre date, celle où les Monastiriens en particulier et les Tunisiens en général commémorent le décès du grand leader, le combattant suprême, le père de la nation, Habib Bourguiba, premier président de la république tunisienne.</p>
<p><strong>Quelque chose de solide</strong></p>
<p>Du temps de Ben Ali, évoquer une once de la vie ou du parcours de militant qu’a connu Bourguiba était fichtrement proscrit. Un acte d’une telle dangerosité prenait l’allure d’une haute trahison. Mais en vérité, cela était bel et bien une forme de trahison. Une trahison à la mémoire d’un homme hors pair, de la trempe de ceux que le Dieu du ciel n’enfante que rarement dans l’Histoire des civilisations et des générations.</p>
<p>Précisément ! La Tunisie en a-t-elle connu d’autres, un autre ? Hélas ! La situation actuelle du pays, en dégringolade soutenue non déguisée, conforte-elle copieusement cette théorie. Certains de ceux qui se plaisent à se décrire comme observateur avisé ou encore activiste politique, théoriseront sous un autre angle.</p>
<p>Selon les «<em>fast savants</em>» (ceux qui généralement s’improvisent connaisseurs et avisés en tout sujet), Bourguiba n’est plus parangon de magnificence à suivre. C’en est fini de cette époque où le grand leader et sa science connaissaient leur apogée. Aujourd’hui, en ces ans 2000, les airs ne sont plus les mêmes, et les chansons non plus. Aujourd’hui, la Tunisie réclame du neuf, du frais et du récent. Soit !</p>
<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-45944" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/04/Bourguiba-Monastir-2.jpg" alt="Bourguiba-Monastir-2" width="500" height="300" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Une audace singulière ayant conduit à la construction d’un Etat moderne, progressiste, et nationaliste.</em></p>
<p>Néanmoins, les «<em>fast savants</em>» peinent-ils à tel degré à dégager cet aspect du visionnaire unique bien propre à Bourguiba ?! Occultent-ils sciemment ce courage assorti d’une audace singulière ayant conduit à la construction d’un Etat moderne, progressiste, et nationaliste, de quelque chose de solide ?! Comprenez alors que des roulements gargantuesques puissent étaler l’envergure de l’indignation des bourguibistes mais encore des patriotes tout court. C’est que le combattant suprême était animé par une sagesse de fière intelligence, lui ouvrant la porte de la gloire en se soumettant à une doctrine fondée sur des valeurs et des principes de citoyenneté sur fond de ruse masquée aux yeux de l’ennemi.</p>
<p>Les «<em>fast savants</em>» devraient s’interroger sur le comment aurait pu agir Bourguiba en ces temps moroses creusant une plaie pour la Tunisie que tous les points de suture crochés par une variété de gouvernants n’ont pas réussi à recoudre.</p>
<p><strong>La Tunisie condamnée au veuvage</strong></p>
<p>Cependant, à l’image d’une offrande aux dieux ingrats, la Tunisie demeure condamnée au veuvage prenant acte au-delà de la prononciation de l’heure du décès. La Tunisie contrainte aux hommages et aux cris de gloire dépeints comme un tableau d’un artiste à la recherche de sa boussole. Bourguiba, il est désormais exposé sur la place publique en proie à des enchères des politiques qui, sans scrupules, n’ont décline honte à en faire leur fond de commerce. Bourguiba fait vendre, Bourguiba était et demeure une corde sensible chez le commun des Tunisiens, Bourguiba est une mise gagnante alors donnons en du Bourguiba à profusion. Et puis, les Tunisiens n’ont-ils pas vu Bourguiba, leur amour de leader et de président, ressuscité dans le corps de Béji Caïd Essebsi, lors de la campagne présidentielle?! N’était-ce pas là un coup de poker des soldats de son équipe de Com’ qui a immédiatement donnée le ton?! Une irréfragable accalmie avant l’ère édénique promise par le <em>«sosie»</em> de Bourguiba !</p>
<p>Aujourd’hui, 6 avril 2016, le président de la république a choisi une nouvelle façon de rendre hommage au père de la nation, celui qui fut jadis son patron. Voilà qu’une statue équestre de Bourguiba est désormais érigée à l’entrée de la ville de Monastir. Un cérémonial digne, sobre, respectueux a été de même tenu au Mausolée de Bourguiba. Monastir a vêtu sa robe des fêtes les plus joyeuses quand bien même endolorie à jamais par la disparition de son unique leader de tous les temps ! Mais après ? Devrons-nous ronger notre frein encore plus longtemps en exprimant des trémolos à chaque fois que l’on écaillera des murs la mémoire de Bourguiba sur un ton sépulcral?! Une statue enjolivant encore plus la ville de Monastir ou bientôt la grande avenue du centre ville portant son nom est-ce suffisant pour éviter que la mémoire de Bourguiba ne s’effrite par pans entiers et tenir ses enseignements et sa doctrine tels des volutes de fumées?</p>
<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-45945" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/04/Bourguiba-Monastir-Caid-Essebsi.jpg" alt="Bourguiba-Monastir-Caid-Essebsi" width="500" height="300" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Les trois présidents récitent la fatiha à la mémoire du toujours imité et jamais égalé.</em></p>
<p><strong>Un trésor bafoué </strong></p>
<p>Non ! Le clairon a joué ses plus graves notes et fait signe d’explorer d’autres pistes de Bourguiba que celles qui font guise de fond de commerce ou d’instrumentalisation du peuple dans le but de truffer la corbeille à voix sous l’égide des prochaines échéances électives ! Nous avions pour mission de poursuivre le chemin, d’assurer la suite, de mener à bon port le projet de Bourguiba, celui de la toute la nation. Où en sommes-nous dans ce long et périlleux voyage ?! A implanter une statue par-ci, à coller un gigantesque poster par-là et à emprunter une parole ou deux au père de la nation pour s’attribuer crédit et reprendre une image diamantine ?!</p>
<p>Nous sommes, hélas, à mille lieux du compte. Nous n’avons guère réussi à préserver ce trésor qui nous a été légué par Bourguiba. Nous l’avons bafoué au nom de la nouvelle ère et de la démocratie qui, pourtant tarde à insuffler réverbération sur le peuple et le pays. Il y a plusieurs décennies, le <em>zaïm</em> avait dit que le peuple tunisien n’est pas encore prêt à la démocratie, à croire qu’il ne l’est toujours pas. Qu’est ce qu’un pays démocratique si les mémoires effectives et les enseignements charnus de leurs grands leaders sont confinés dans une boîte à double verrous ?!</p>
<p>Alors qu’avons-nous fait de plus qu’une statue pour Bourguiba ?!</p>
<p><em>* Journaliste indépendante.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2016/04/06/16e-anniversaire-du-deces-de-bourguiba-quavons-nous-fait-de-plus-quune-statue/">16e anniversaire du décès de Bourguiba : Qu’avons-nous fait de plus qu’une statue?!</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Ridha Chalghoum 1er conseiller à la présidence de la république</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2016/02/17/ridha-chalghoum-1er-conseiller-a-la-presidence-de-la-republique/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Feb 2016 12:38:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ben Ali]]></category>
		<category><![CDATA[Finances]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ridha Chalghoum a été nommé, aujourd&#8217;hui, premier conseiller auprès de la présidence de la république, chargé du suivi des réformes économiques. Ministre des Finances de janvier 2010 à janvier 2011, Mohamed Ridha Chalghoum (53 ans) est titulaire d’une licence de la Faculté des sciences économiques de Sfax, d&#8217;un diplôme supérieur en finance de l&#8217;Institut de...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2016/02/17/ridha-chalghoum-1er-conseiller-a-la-presidence-de-la-republique/">Ridha Chalghoum 1er conseiller à la présidence de la république</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-40082" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/02/Ridha-Chalghoum-1.jpg" alt="Ridha-Chalghoum" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Ridha Chalghoum a été nommé, aujourd&rsquo;hui, premier conseiller auprès de la présidence de la république, chargé du suivi des réformes économiques.</strong></em></p>
<p><span id="more-40074"></span></p>
<p>Ministre des Finances de janvier 2010 à janvier 2011, Mohamed Ridha Chalghoum (53 ans) est titulaire d’une licence de la Faculté des sciences économiques de Sfax, d&rsquo;un diplôme supérieur en finance de l&rsquo;Institut de financement du développement du Maghreb arabe (Ifid) et d&rsquo;un diplôme de l&rsquo;Institut de défense nationale.</p>
<p>Dans le contexte des procès ayant suivi la chute du régime de Ben Ali, il a été entendu par la justice, le 4 avril 2011, mais on n&rsquo;a rien trouvé à lui reprocher .</p>
<p>Depuis 2011, Ridha Chalghoum, qui a fait toute sa carrière dans l&rsquo;administration tunisienne, est Pdg de la Société tunisienne de garantie (Sotugar) qui gère des fonds provenant essentiellement de l&rsquo;État tunisien, de la Banque mondiale, de l&rsquo;Union européenne et de l&rsquo;Agence française de développement (AFD).</p>
<p>M. Chalghoum, qui était membre du Conseil économique et social de 2006 à 2010, a été fait Chevalier de l&rsquo;Ordre de la République.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Y. N.</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Terrorisme : Moncef Marzouki menacé de mort</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 23 Nov 2015 15:17:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Adnen Manser]]></category>
		<category><![CDATA[menace de mort]]></category>
		<category><![CDATA[Moncef Marzouki]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Moncef Marzouki, ancien président provisoire de la république, serait menacé de mort, ont indiqué les autorités sécuritaires, qui ont renforcé sa protection. Des agents de sécurité se sont rendus, aujourd’hui, lundi 23 novembre 2015, au domicile de Moncef Marzouki, à Sousse, et l’ont informé de l’existence de cette menace. M. Marzouki, qui bénéficie d&#8217;une protection...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-8099 aligncenter" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2015/07/Moncef-Marzouki.jpg" alt="Moncef-Marzouki" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Moncef Marzouki, ancien président provisoire de la république, serait menacé de mort, ont indiqué les autorités sécuritaires, qui ont renforcé sa protection.</strong> </em></p>
<p><span id="more-26709"></span></p>
<p>Des agents de sécurité se sont rendus, aujourd’hui, lundi 23 novembre 2015, au domicile de Moncef Marzouki, à Sousse, et l’ont informé de l’existence de cette menace.</p>
<p>M. Marzouki, qui bénéficie d&rsquo;une protection spéciale réservée aux anciens chefs d&rsquo;Etat, a vu sa protection renforcée à partir d&rsquo;aujourd&rsquo;hui.</p>
<p>Adnen Manser, l&rsquo;ancien porte-parole de la présidence de la république et directeur de la campagne électorale de Moncef Marzouki, a confirmé cette information à Mosaïque FM, promettant de donner plus de précisions sur cette «<em>menace terroriste</em>» dans une conférence de presse, aujourd’hui, au siège du Congrès pour la république (CpR).</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Z. A.</strong></p>
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		<item>
		<title>Après les attaques de Paris: Le terrorisme n’a ni religion ni frontières!</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2015/11/18/apres-les-attaques-de-paris-le-terrorisme-na-ni-religion-ni-frontieres/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Nov 2015 15:19:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Nous devons continuer à combattre ensemble le terrorisme, sans distinction d’origine, de race ou de religion. Et à promouvoir le métissage des peuples et des cultures. Par Hédi Chenchabi * Depuis le vendredi 13 novembre 2015, la ville de Paris et sa banlieue proche (Saint Denis) vivent sous la menace des attentats terroristes. Les réactions...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2015/11/18/apres-les-attaques-de-paris-le-terrorisme-na-ni-religion-ni-frontieres/">Après les attaques de Paris: Le terrorisme n’a ni religion ni frontières!</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-25860 aligncenter" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2015/11/Attaques-de-Paris.jpg" alt="Attaques-de-Paris" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Nous devons continuer à combattre ensemble le terrorisme, sans distinction d’origine, de race ou de religion. Et à promouvoir le métissage des peuples et des cultures.</strong></em></p>
<p>Par <strong>Hédi Chenchabi</strong> *</p>
<p><span id="more-25859"></span></p>
<p>Depuis le vendredi 13 novembre 2015, la ville de Paris et sa banlieue proche (Saint Denis) vivent sous la menace des attentats terroristes. Les réactions se multiplient et les mobilisations sont quotidiennes pour dénoncer pacifiquement ces actes ignobles des obscurantistes islamistes. Les musulmans paisibles de France se sentent menacés par la montée de la stigmatisation et des amalgames. La communauté tunisienne et les acteurs de la société civile sont concernés en premier chef, leur mobilisation pour condamner le terrorisme ici et là-bas et pour la sauvegarde des valeurs de la république font malheureusement l’objet d’une fausse controverse. Des positions nationalistes et chauvines des deux côtés de la Méditerranée oublient de dire que le terrorisme n’a ni religion, ni frontières. Cette bataille contre la barbarie doit être celle de tous les citoyen(ne)s libres épris de paix et de fraternité.<br />
<strong>La haine comme leitmotiv du terrorisme</strong></p>
<p>Le 13 novembre 2015, la France, comme d’autres pays du nord et du sud ces dernières années, a été touchée au cœur par les pires attentats terroristes de son histoire. Ces actes barbares ont coûté la vie à plus de 129 personnes, essentiellement des jeunes visés parce qu&rsquo;ils aimaient vivre, s’amuser, écouter de le la musique, partager des moments de joie, s’assoir tout simplement entre amis à la terrasse des cafés pour échanger&#8230;</p>
<p>D’autres jeunes, travaillés par la haine de l’autre et de la liberté ont commis un acte inqualifiable : ils ont enlevé la vie à des innocent(e)s, à d’autres jeunes comme eux au nom d’une idéologie de la haine et d’un parti pris qui ne respecte rien et qui veut nous faire peur.</p>
<p>Aucune cause quelle que soit sa nature ne peut justifier ces actes barbares. Ceux qui ont frappé Paris ce vendredi 13 sont les ennemis des peuples en quête d&rsquo;émancipation, de justice, de démocratie, d&rsquo;un monde juste, solidaire et fraternel. «Nous n’avons pas peur de vous !», leur répondent des millions d’hommes et de femmes à travers le monde.</p>
<p><strong>Amour, fraternité et culture de la paix</strong></p>
<p>En visant des lieux ouverts, des restaurants, des musées, des stades, des marchés…, ces assassins ont voulu tuer notre sociabilité, notre art de vivre tous ensemble et mélangés. Ils ont voulu tuer les hommes, les femmes et toutes les différences. Comme les fascistes d’extrême droite qui nous menacent, ils haïssent le mélange et le métissage des peuples et des cultures.</p>
<p>Partout, ces terroristes veulent s&rsquo;en prendre à nos libertés, à la fraternité et à l&rsquo;art de vivre libres dans le monde. Ces fascistes  appellent cela <em>«perversion»</em>; nous l’appelons «<em>plaisir de la vie</em>». Partout ils s’attaquent à nos modes de vie, aux artistes, aux intellectuels libres. Partout, ils veulent instaurer un régime de terreur, d’arbitraire, de viols et d’assassinats ignobles.</p>
<p>Nous voulons vivre et protéger nos enfants, nos jeunes. Nous voulons chanter partout l’hymne à la vie et à la joie, combattre ces oiseaux de malheur et de destruction !</p>
<p><strong>Face à la terreur, ne jamais lâcher </strong></p>
<p>L’objectif délibéré de telles attaques est de semer la terreur et de légitimer la violence. Cette stratégie est d’autant plus redoutable qu’elle s’appuie sur des tendances déjà à l’œuvre au sein de notre société. La xénophobie, les extrême-droites européennes et les terroristes se renforcent mutuellement en partageant une même vision binaire du monde.</p>
<p>Ces tueurs n’ont fait aucune distinction en commettant leurs actes; ils nous ont tous désignés comme leurs ennemis. Plus personne ne peut nier que cette guerre est la nôtre. Nous ne l’avons pas voulue, il faut à présent la mener !</p>
<p>Au-delà des réponses sécuritaires, la société civile doit agir par la culture et l’éduction, apporter des réponses nouvelles. Ne jamais céder et s’opposer à cette barbarie obscurantiste. Agir et résister au fascisme d’où qu’il vienne reste le meilleur témoignage de notre souvenir des victimes en France et partout à travers le monde. Mais toute l’attention et la vigilance restent nécessaires pour prévenir la stigmatisation des musulmans de France et l’instrumentalisation par l’extrême droite de cette haine de l’étranger.</p>
<p><strong>Quels sont les enjeux ? </strong></p>
<p>Dans des centaines d’appels, de communiqués d’acteurs de la société civile en France, d’articles de presse et d’opinions exprimées dans les médias dans leur diversité, agir contre ce virus qui mine une société métissée, combattre la  haine est une priorité absolue qui passe par :</p>
<p>&#8211; la condamnation ferme de ces actes ignobles qu&rsquo;aucune religion, aucune idéologie, aucune cause ne saurait justifier;</p>
<p>&#8211; la mobilisation individuelle et collective pour dire combien nous horrifient ces actes quelles que soient les victimes de cette barbarie partout où elle sévit;</p>
<p>&#8211; la recherche des coupables et de leurs commanditaires pour que toute la lumière soit faite à Tunis, Beyrouth, Bruxelles et Paris… Les auteurs de ces attentats sanglants doivent être identifiés et traduits devant la justice;</p>
<p>&#8211; l’engagement ferme de tous les Etats touchés par ce terrorisme islamiste devient une nécessité absolue pour combattre la terreur avec toute la détermination nécessaire;</p>
<p>&#8211; la coopération entre les pays exposés au terrorisme, au sud et au nord, devient une urgence pour leur protection et celle du citoyen(ne)s innocents. Pour cela, ils se doivent d’avoir une politique cohérente de sécurité et une diplomatie porteuse des valeurs démocratiques. Ceci n’est possible qu’à condition d’harmoniser leurs politiques et de réviser leurs partenariats commerciaux privilégiés avec les pétromonarchies, principaux soutiens de la nébuleuse islamo-fasciste.</p>
<p>&#8211; le réel contrôle du commerce des armes et le tarissement de ses sources de financement;</p>
<p>&#8211; l’appel à tous les citoyennes et les citoyens du monde, par-delà leurs différences confessionnelles, culturelles ou politiques, à se dresser à l&rsquo;unisson contre l&rsquo;abomination terroriste;</p>
<p>&#8211; la création de nouveaux espaces dans les quartiers pour agir contre l’endoctrinement de nos enfants et de nos jeunes par ces barbares qui sont les ennemies de l&rsquo;Islam et des valeurs universelles.</p>
<p>Une lecture critique des politiques de guerres conduites à travers le monde nous oblige à la fois à tenir compte de la complexité des situations internes et externes et de la géostratégie.</p>
<p>Aujourd’hui, il est important de ne pas tomber dans la facilité de traitement des problèmes sociaux, culturels et planétaires, du jihadisme et de ses causes, de l’islam politique dans l’immigration. Au-delà des postures critiques ou intellectuelles justifiant ou condamnant ce péril dont les principales victimes sont les musulmanes, aucune justification ne tient quand on mesure le poids des mots et des actes dans un monde divisé, fracturé avec des enjeux économiques, stratégiques et de domination.</p>
<p><strong>De Paris à Tunis, même combat contre le terrorisme</strong></p>
<p>La république est la cible de ces lâches qui assassinent des jeunes, des femmes, des enfants, nos cultures millénaires. Celle-ci est notre bien partagé le plus précieux. La république une et indivisible, pour laquelle nous devons ensemble combattre «<em>sans distinction d’origine, de race ou de religion»</em>.</p>
<p>Cette lutte, dans la durée, pour les valeurs passe d’abord par la banalité et la beauté de notre vie, de nos modes de vie, de nos <em>«rassemblances»</em> que nous devons préserver malgré les menaces, malgré toutes les tentatives de division.</p>
<p>Continuer à vivre, à peupler la ville et les quartiers, le jour et la nuit, comme hier, c’est déjà mener le combat, c’est résister aux replis identitaires et aux tentations de rejet de l’autre.</p>
<p>En France comme en Tunisie et partout ailleurs, lutter contre cette idéologie meurtrière exige la solidarité active des hommes libres par-delà les frontières et la coopération entre les acteurs de la société civile du sud et du nord pour combattre le terrorisme et tous les racismes.</p>
<p>Pour les Tunisiennes et tous les Tunisiens, nombreux en France, dont les bi-nationaux, souvent stigmatisées par une certains classe politique et des médias nationalo-chauvinistes, ce combat est le même que celui que conduisent d’autres peuples, d’autres pays, ils le font en manifestant  leur entière solidarité avec les victimes de ces actes barbares, en tant que citoyens vivant dans ce pays mais aussi par leur attachement à défendre les libertés individuelles et collectives et les valeurs de la république «<em>Liberté, Égalité, Fraternité»</em>. Personne n’a le droit de les stigmatiser ni en France, ni en Tunisie !</p>
<p>En France, en Tunisie et ailleurs, ces criminels n’ont pas tiré <em>«n’importe où».</em> Le prétendre, ce serait nier à l’ennemi sa logique politique et idéologique, c’est ignorer leur haine de l’autre, des cultures et de la jeunesse.</p>
<p>En rejetant toute forme de stigmatisation et d&rsquo;amalgame, en alertant leurs compatriotes sur certaines attitudes nationalistes, à courte vue, des tunisien(n)es s&rsquo;engagent avec toutes les forces progressistes à bâtir un autre monde basé sur la solidarité, la justice, la démocratie, la liberté. Un autre monde débarrassé de la haine, de l’exploitation, des guerres, de l’esclavagisme, du racisme et du sexisme et de toute violence.</p>
<p><em>* Militant politique et associatif franco-tunisien.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2015/11/18/apres-les-attaques-de-paris-le-terrorisme-na-ni-religion-ni-frontieres/">Après les attaques de Paris: Le terrorisme n’a ni religion ni frontières!</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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