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	<title>Archives des révolution - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des révolution - Kapitalis</title>
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		<title>Tunisie &#124; Une « révolution » qui a cannibalisé l’économie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 22 Jan 2026 08:27:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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		<category><![CDATA[révolution]]></category>
		<category><![CDATA[Zine El Abidine Ben Ali]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie post-2011 a réussi l’exploit de transformer une révolution en catastrophe économique intégrale.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/22/tunisie-une-revolution-qui-a-cannibalise-leconomie/">Tunisie | Une « révolution » qui a cannibalisé l’économie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><span><em style="font-weight: bold;">Le 14 janvier 2011, la Tunisie écrivait une page glorieuse de son histoire. Zine el-Abidine Ben Ali fuyait le pays, emportant avec lui des richesses spoliées et le destin pathétique d</em></span><strong><em>e finir ses jours et d’être enterré en Arabie Saoudite, loin du pays qu’il avait gouverné pendant vingt-trois ans. Ce jour-là, Tunis vibrait d’espérance. Les poètes proclamaient que «le destin répondrait aux aspirations du peuple». Le monde entier applaudissait ce petit pays maghrébin qui osait défier la tyrannie. Quinze ans plus tard, le bilan est d’une brutalité insoutenable : la Tunisie post-2011 a réussi l’exploit de transformer une révolution en catastrophe économique intégrale.</em></strong></p>



<p><strong>Moktar Lamari</strong> *</p>



<span id="more-18273412"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Moktar-Lamari.jpg" alt="" class="wp-image-246439" style="width:200px"/></figure>
</div>


<p>Comparez la Tunisie de 2011 avec la Serbie de 2000, et vous mesurerez l’abîme qui sépare une vraie transition d’une mascarade. Lorsque Slobodan Milošević est tombé, le nouveau gouvernement serbe a agi avec détermination : rétablissement des relations avec le FMI, réouverture du commerce, stabilisation macroéconomique immédiate. L’inflation a chuté de moitié, la croissance a explosé à 6% par an, les capitaux étrangers sont revenus en masse. Les Serbes ont cru que les règles avaient changé, et l’économie a répondu.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La paix sociale à crédit</h2>



<p>La révolution du jasmin, elle, a accouché d’un monstre. Des élections compétitives, certes. Une constitution démocratique, effectivement. Mais l’économie ? Totalement sacrifiée sur l’autel de la lâcheté politique et du clientélisme généralisé. Les gouvernements successifs – qu’ils soient islamistes, laïques, technocrates ou populistes – ont tous adopté la même stratégie suicidaire : acheter la paix sociale à crédit.</p>



<p>La masse salariale du secteur public a explosé, passant de 12% du PIB en 2010 à plus de 15% aujourd’hui. Des dizaines de milliers de postes ont été créés non pas pour améliorer les services publics, mais pour calmer les manifestants.</p>



<p>L’Union générale tunisienne du travail (UGTT), ce syndicat mafieux déguisé en défenseur des travailleurs, a obtenu tout ce qu’elle voulait : augmentations salariales, primes garanties, impunité totale pour ses adhérents. Résultat ? Un État obèse, paralysé, incapable de fournir le moindre service décent malgré une armée de fonctionnaires payés à ne rien faire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un suicide économique par consensus</h2>



<p>Pendant ce temps, les choix difficiles ont été systématiquement reportés. Les subventions – cette drogue économique qui représente aujourd’hui 6,3% du PIB – n’ont jamais été réformées. Pire : elles ont augmenté. L’essence, le pain, l’électricité, l’eau et même le gaspillage… tout est subventionné. Pas pour aider les pauvres, qui en bénéficient proportionnellement moins, mais pour éviter les émeutes. La Tunisie dépense des milliards de dinars pour subventionner les 4&#215;4 des classes aisées pendant que les hôpitaux publics manquent de gaze. Et depuis peu de médicaments vitaux.</p>



<p>Les entreprises publiques ? Toujours là, toujours aussi inefficaces, toujours aussi corrompues, toujours aussi irrespectueuses du droit citoyen à un service public digne de nom. La Tunisair perd des centaines de millions chaque année. La Steg, la Sonede, la Pharmacie centrale – toutes au bord de la faillite, toutes maintenues en vie par perfusion budgétaire. Et l’économie doit payer la facture, par une sur-fiscalisation honteuse.</p>



<p>Aucun gouvernement n’a osé les privatiser, les restructurer, ou même simplement exiger qu’elles cessent de saigner les finances publiques. Aucune évaluation sérieuse de ces vampires des taxes des contribuables. Pourquoi ? Parce que l’UGTT menace de grève générale au moindre murmure de réforme.</p>



<p>La rigidité du marché du travail ? Intacte. Le Code du travail tunisien, cette relique protectionniste des années 1960, rend le licenciement quasiment impossible. Résultat : les entreprises privées n’embauchent plus, ou embauchent au noir.</p>



<p>Le chômage des jeunes – le grief initial qui a déclenché la révolution – stagne autour de 40% dans certaines régions. Les diplômés universitaires attendent des années un emploi public qui ne viendra jamais, pendant que le secteur privé étouffe sous les contraintes réglementaires. Leurs diplômes ne valent plus rien, tellement l’UGTT a bourré le système éducatif par les moins compétents.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La corruption viscérale</h2>



<p>Et la corruption ? Ah, la corruption ! Le régime de Ben Ali était une kleptocratie familiale organisée. Au moins avait-elle une certaine efficacité : tu payais la famille Trabelsi, et ton business fonctionnait.</p>



<p>Depuis 2011, la corruption s’est démocratisée. Elle est devenue diffuse, décentralisée, tentaculaire. Chaque parti politique, chaque administration, chaque niveau de gouvernement a développé ses propres réseaux de prédation.</p>



<p>En 2018, la confiance dans le gouvernement avait chuté de moitié par rapport à 2011. Les investisseurs ont compris que la <em>«nouvelle Tunisie»</em> n’était que l’ancienne en pire : plus instable, plus corrompue, plus paralysée.</p>



<p>Les IDE se sont effondrés. En 2010, malgré la dictature, la Tunisie attirait 1,5 milliard de dollars d’investissements étrangers. En 2023, après treize ans de <em>«démocratie»</em>, ce chiffre peinait à atteindre 800 millions.</p>



<p>Les investisseurs ont vu de nouvelles politiques s’empiler sur l’ancienne économie sans rien changer au fond. Pire encore : ils ont vu l’instabilité politique détruire la seule chose que Ben Ali offrait – la prévisibilité. Sous la dictature, on savait à quoi s’attendre.</p>



<p>Depuis 2011, personne ne sait rien. Les gouvernements tombent tous les dix mois. Les politiques changent au gré des coalitions et humeurs de leur patron. Les promesses ne valent rien.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Du chaos démocratique au chaos autoritaire</h2>



<p>Puis vint Kaïs Saïed. Élu triomphalement en 2019 avec 73% des voix, porté par le ras-le-bol généralisé envers la classe politique. Le 25 juillet 2021, il suspend le parlement, concentre tous les pouvoirs, promet de <em>«nettoyer»</em> le système. Les Tunisiens fatigués applaudissent. Enfin, quelqu’un va agir !</p>



<p>Quatre ans plus tard, le verdict est sans appel : Saïed a encore plus enfoncé le sens du travail et du mérite. Une catastrophe intégrale véhiculée par encore moins de compréhension des principes fondamentaux de l’économie. On détruit les institutions démocratiques sans rien construire à la place. On écarte les partis politiques sans proposer d’alternative. On dissout le parlement sans améliorer la gouvernance. On concentre tous les pouvoirs pour… ne rien faire, comme réforme structurante, courageuse et conçues à l’aune des résultats.</p>



<p>Ou plutôt si : on a aggravé la situation. On a rejeté l’accord avec le FMI, ce qui aurait au moins apporté 1,9 milliard de dollars et imposé des réformes structurelles. Et pour quel argument ?</p>



<p>La <em>«souveraineté nationale»</em> et le refus des <em>«diktats néolibéraux»</em>. Noble posture. Sauf qu’il n’a aucun plan B.</p>



<p>La dette publique atteint 81% du PIB. Le service de la dette engloutit 14% du PIB – de l’argent qui ne va ni dans l’éducation, ni dans la santé, ni dans les infrastructures. Les réserves en devises fondent à vue d’œil. Les pénuries de produits de base se multiplient.</p>



<p>Pendant ce temps, l’État donne des discours surréalistes sur les <em>« complots étrangers »</em> et les «&nbsp;<em>traîtres à la nation »</em>. Il arrête des opposants politiques. Il musèle les médias. Il persécute les migrants subsahariens dans des raids racistes dignes des heures les plus sombres.</p>



<p>Et l’économie ? Elle continue de sombrer dans l’indifférence la plus totale.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le naufrage en chiffres</h2>



<p>Les chiffres sont implacables. Catastrophiques. La croissance moyenne post-2011 ? Misérable 1,5% par an, contre 4-5% sous Ben Ali. Le chômage ? Passé de 13% en 2010 à plus de 16% aujourd’hui, et toujours autour de 40% pour les jeunes diplômés. L’inflation ? Chroniquement supérieure à 7-8% ces dernières années, atteignant 10% en 2023. Les salaires réels ? En baisse constante depuis quinze ans. La paupérisation ronge les classes moyennes, alors que les affaires proposèrent pour les plus aisés à Tunis et sa banlieue nord.</p>



<p>La Tunisie de 2026 est objectivement plus pauvre, plus endettée, plus désespérée qu’en 2010. Le PIB par habitant en termes réels a à peine progressé d’un iota.</p>



<p>Des centaines de milliers de Tunisiens – souvent les plus qualifiés – ont fui le pays. Les <em>boat people</em> se noient par centaines en Méditerranée chaque année, fuyant ce paradis démocratique que le monde entier leur envie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’ancre institutionnel, ce chaînon manquant</h2>



<p>Le problème fondamental ? L’absence totale de crédibilité institutionnelle. Une rupture politique ne produit des résultats économiques que si elle établit un point d’ancrage clair : qui décide, selon quelles règles, et pour combien de temps.</p>



<p>La Tunisie post-2011 n’a jamais fourni cette clarté. Gouvernements éphémères (une quinzaine de premiers ministres et plus de 750 ministres), coalitions fragiles, constitution réécrite, institutions détruites puis reconstruites puis détruites de nouveau.</p>



<p>Aucun investisseur sensé ne peut miser sur un pays où les règles du jeu – notamment fiscales – changent tous les dix-huit mois. Aucune entreprise ne peut planifier quand elle ne sait pas si le gouvernement tiendra encore l’année prochaine. Aucun citoyen ne peut investir dans l’avenir quand cet avenir est illisible.</p>



<p>L’économie de la rupture est une question de crédibilité. La Tunisie post-2011 a détruit méthodiquement toute crédibilité. Chaque gouvernement a promis des réformes avant de capituler face à l’UGTT. Chaque coalition a juré de réduire la dépense publique avant d’augmenter les salaires pour acheter la paix sociale. Chaque président a proclamé la guerre à la corruption tout en laissant prospérer les réseaux clientélistes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le verdict final</h2>



<p>La révolution tunisienne n’a pas échoué par accident. Elle a été consciemment sabotée par une classe politique incapable, lâche et corrompue.</p>



<p>Des islamistes d’Ennahdha aux laïcs de Nidaa Tounes, des technocrates aux populistes, tous ont préféré leur survie politique immédiate à l’intérêt national à long terme. Tous ont refusé les choix difficiles. Tous ont bradé l’avenir pour acheter le présent.</p>



<p>Et les Tunisiens ? Ils paient cash. Quinze ans après avoir renversé un dictateur, ils sont plus pauvres, plus désespérés, plus impuissants. Le destin devait répondre à leurs aspirations. Il leur a craché au visage.</p>



<p>La révolution tunisienne restera dans l’histoire comme la preuve éclatante qu’un changement de régime sans transformation économique structurelle ne produit qu’une chose : le chaos stérile.</p>



<p>La Tunisie post-2011 est un cimetière d’espoirs, un monument à l’incompétence collective, une démonstration grandeur nature que la démocratie sans responsabilité économique mène droit à l’abîme. Le jasmin est mort. Il ne reste que les épines du cactus (el hindi) qui entouraient le Jasmin… de l’espoir !</p>



<p><em>* Economiste universitaire.</em></p>



<p><strong><em>Blog de l’auteur </em></strong>: <a href="https://www.facebook.com/groups/375846620757494" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Economics for Tunisia</a>.</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="WKS6SUKgqt"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/19/selon-lia-y-aura-t-il-une-nouvelle-revolution-en-tunisie/">Selon l’IA, y aura-t-il une nouvelle révolution en Tunisie ?</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Selon l’IA, y aura-t-il une nouvelle révolution en Tunisie ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/19/selon-lia-y-aura-t-il-une-nouvelle-revolution-en-tunisie/embed/#?secret=GmlKYdWWC9#?secret=WKS6SUKgqt" data-secret="WKS6SUKgqt" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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			</item>
		<item>
		<title>Evitons à la Tunisie une nouvelle révolution inutile !</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/11/evitons-a-la-tunisie-une-nouvelle-revolution-inutile/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 11 Jan 2026 08:48:22 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie entame sa seizième année depuis sa chaotique révolution, dans une ambiance confuse, tendue et pleine d'incertitude.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/11/evitons-a-la-tunisie-une-nouvelle-revolution-inutile/">Evitons à la Tunisie une nouvelle révolution inutile !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La Tunisie entame sa seizième année depuis son entrée chaotique et douloureuse dans une nouvelle ère politique, en décembre 2010/janvier 2011, hâtivement mise sous le signe de la liberté de la justice et de la dignité. Elle entame la nouvelle année dans une ambiance confuse, tendue et pleine d&rsquo;incertitude.</em></strong></p>



<p><strong>Raouf Chatty</strong> *&nbsp;</p>



<span id="more-18223006"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/05/Raouf-Chatty.jpg" alt="" class="wp-image-347685"/></figure>
</div>


<p>Cette ambiance&nbsp;marquée par le désenchantement&nbsp;et la fatigue se nourrit des frustrations&nbsp;d’un peuple dont&nbsp;les espoirs&nbsp;et les attentes&nbsp;ont été déçus tout au long de ces années et qui lutte&nbsp;dur pour affronter&nbsp;les difficultés&nbsp;de son&nbsp;quotidien.&nbsp;</p>



<p>Cette atmosphère pourrait se muer, à court terme et sous le poids des contraintes&nbsp;économiques&nbsp;et&nbsp;de la fatigue psychique de la population, en une&nbsp;véritable révolution sociale&nbsp;qui sapera la stabilité du pays, aggravera ses difficultés&nbsp;intérieures,&nbsp;le fragilisera&nbsp;davantage, l’exposera à&nbsp;des dangers réels et hypothéquera son avenir pour&nbsp;des décennies encore.</p>



<p>Il est donc urgent&nbsp;pour&nbsp;le pouvoir politique&nbsp;de prendre aujourd’hui&nbsp;la mesure&nbsp;des menaces intérieures et de&nbsp;prendre&nbsp;les mesures appropriées pour remédier&nbsp;à cette situation explosive, desserrer&nbsp;l’étau politique,&nbsp;décrisper l’ambiance et épargner à la nation&nbsp;des débordements&nbsp;prévisibles.</p>



<p>La situation actuelle est d&rsquo;autant plus grave que la Tunisie se meut dans un environnement régional précaire et trouble.</p>



<figure class="wp-block-gallery aligncenter has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-1 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="538" data-id="18223121" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Marche-de-protestation-10-janvier-2026-4-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-18223121" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Marche-de-protestation-10-janvier-2026-4-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Marche-de-protestation-10-janvier-2026-4-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Marche-de-protestation-10-janvier-2026-4-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Marche-de-protestation-10-janvier-2026-4-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Marche-de-protestation-10-janvier-2026-4-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Marche-de-protestation-10-janvier-2026-4-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Marche-de-protestation-10-janvier-2026-4.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Cette ambiance marquée par le désenchantement et la fatigue&#8230;</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1024" height="538" data-id="18223122" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Marche-de-protestation-du-10-janvier-2026-3-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-18223122" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Marche-de-protestation-du-10-janvier-2026-3-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Marche-de-protestation-du-10-janvier-2026-3-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Marche-de-protestation-du-10-janvier-2026-3-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Marche-de-protestation-du-10-janvier-2026-3-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Marche-de-protestation-du-10-janvier-2026-3-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Marche-de-protestation-du-10-janvier-2026-3-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Marche-de-protestation-du-10-janvier-2026-3.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">&#8230; se nourrit des frustrations d’un peuple dont les attentes ont été déçus. </figcaption></figure>
</figure>



<h2 class="wp-block-heading">Des retards dans tous les domaines</h2>



<p>Les Tunisiens en veulent aux nombreux gouvernements qui se sont succédé et au microcosme politique, économique, syndical, médiatique et intellectuel qui avait occupé les devants de la scène depuis 2012. Ils leur imputent la responsabilité des déboires, des retards enregistrés dans tous les domaines et de la situation difficile dans laquelle le pays se débat depuis de nombreuses années.</p>



<p>Leurs critiques&nbsp;concernent notamment&nbsp;la décennie dominée par les islamistes&nbsp;et leur gestion calamiteuse&nbsp;des affaires publiques qui a débouché&nbsp;sur&nbsp;une&nbsp;faillite généralisée, laissant le pays pratiquement&nbsp;à genou. Cette faillite&nbsp;a atteint son paroxysme&nbsp;avec le décès&nbsp;de vingt-deux mille Tunisiens de l’épidémie coronavirus.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Héritiers d’un bilan catastrophique,&nbsp;les six gouvernements qui ont géré le pays au cours des six dernières années sous la conduite du président de la république&nbsp;Kaïs Saïed n’ont pas réussi, eux non plus, à&nbsp;redresser la situation. En l’absence&nbsp;de vision, de stratégie, de&nbsp;planification, ils se sont contentés de parer au plus pressé, naviguant le plus souvent&nbsp;à vue, pour répondre&nbsp;aux revendications d’une population impatiente et désespérée.</p>



<p>Ces six gouvernements&nbsp;n’ont pas&nbsp;réussi non plus à mettre en œuvre les politiques sociales et socialisantes du chef de l’Etat, qui accapare tous les pouvoirs depuis la proclamation de l’état d’exception en juillet 2021. Et c’est vers lui qu’une partie du peuple&nbsp;se tourne&nbsp;naturellement aujourd’hui.&nbsp;Car elle approuve son attachement&nbsp;à&nbsp;la souveraineté nationale, sa volonté proclamée d’améliorer le quotidien&nbsp;des plus démunis et son combat contre la corruption et la mauvaise&nbsp;gestion&nbsp;sanctionné&nbsp;par des poursuites&nbsp;judiciaires&nbsp;contre&nbsp;des hauts responsables et d’hommes&nbsp;d’affaires.</p>



<p>Cependant, les partisans de Saïed attendent&nbsp;de lui&nbsp;des réponses&nbsp;concrètes à leurs attentes en matière de démocratie politique, de justice sociale et de sécurité globale, y compris économique. Ils veulent vivre dans un&nbsp;pays stable, réellement souverain&nbsp;et invulnérable, un pays réaliste, pragmatique&nbsp;et ambitieux, qui rompt avec les idéologies éculées&nbsp;et impose&nbsp;le respect dans son environnement maghrébin, arabe, africain et euroméditerranéen.</p>



<p>Les Tunisiens déplorent l’aggravation de la pauvreté, du chômage, de&nbsp;la bureaucratie, du&nbsp;laxisme, du laisser-aller, de la cupidité et du népotisme, qui sont censés faire partie du passé. Ils réclament l’amélioration de leurs conditions de vie et se plaignent&nbsp;de la dégradation&nbsp;du niveau&nbsp;de l’enseignement, de&nbsp;la vétusté de l’école publique, de la situation&nbsp;calamiteuse&nbsp;dans&nbsp;les hôpitaux, les transports publics, les médias&#8230;</p>



<p>Ils déplorent&nbsp;surtout&nbsp;l’hégémonie&nbsp;du tout argent,&nbsp;la prédominance des intérêts privés et du corporatisme, le creusement des disparités sociales, l’effondrement&nbsp;de la classe moyenne,&nbsp;la hausse de la criminalité&nbsp;et&nbsp;de l’insécurité&#8230;</p>



<figure class="wp-block-gallery aligncenter has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-2 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="538" data-id="18223077" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Marche-de-Protestation-10-janvier-2026-2-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-18223077" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Marche-de-Protestation-10-janvier-2026-2-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Marche-de-Protestation-10-janvier-2026-2-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Marche-de-Protestation-10-janvier-2026-2-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Marche-de-Protestation-10-janvier-2026-2-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Marche-de-Protestation-10-janvier-2026-2-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Marche-de-Protestation-10-janvier-2026-2-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Marche-de-Protestation-10-janvier-2026-2.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Marche de protestation samedi 10 janvier 2026 à Tunis.  </figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="538" data-id="18223076" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Marche-de-protestation-10-janvier-2026-1-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-18223076" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Marche-de-protestation-10-janvier-2026-1-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Marche-de-protestation-10-janvier-2026-1-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Marche-de-protestation-10-janvier-2026-1-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Marche-de-protestation-10-janvier-2026-1-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Marche-de-protestation-10-janvier-2026-1-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Marche-de-protestation-10-janvier-2026-1-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Marche-de-protestation-10-janvier-2026-1.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Les marches de protestation se poursuivent et se ressemblent. </figcaption></figure>
</figure>



<h2 class="wp-block-heading">Vers un Pacte de salut national </h2>



<p>Le pays&nbsp;a aujourd’hui besoin de sérénité et de concorde nationale. Or, l’État est le seul en mesure de favoriser l’adoption&nbsp;d’un Pacte de salut national&nbsp;engageant le pouvoir politique et&nbsp;les forces démocratiques et laïques autour&nbsp;des questions prioritaires impliquant le présent&nbsp;et l’avenir de la nation.</p>



<p>Ce Pacte&nbsp;identifiera&nbsp;les grandes réformes à adopter dans&nbsp;les domaines politique,&nbsp;judiciaire, administratif, économique,&nbsp;financier, fiscal, social, sanitaire, agricole, commercial, éducatif&#8230; sur la base&nbsp;d’un&nbsp;diagnostic objectif&nbsp;de la situation globale du&nbsp;pays,&nbsp;tenant compte de son potentiel&nbsp;global&nbsp;tout comme&nbsp;de son environnement régional.</p>



<p>Pour&nbsp;réunir&nbsp;les conditions nécessaires pour son décollage global,&nbsp;la Tunisie doit&nbsp;surtout&nbsp;croire&nbsp;en son potentiel, s’affranchir des&nbsp;démons du <em>«révolutionnisme»</em> paralysant et stérilisant,&nbsp;combattre la culture de l’anarchie et du laisser-aller, réhabiliter l’autorité de la loi et de l’Etat, cultiver les valeurs de l’intégrité, du travail, de la discipline et de&nbsp;la rigueur&nbsp;et engager le peuple sur la voie&nbsp;de la confiance, de la production et de la productivité au travail.</p>



<p>Sans&nbsp;la réhabilitation&nbsp;de ces valeurs, le pays ne pourra pas décoller&nbsp;ni reprendre sa place dans son espace géopolitique.</p>



<p>Ces remèdes exigent&nbsp;cependant&nbsp;organisation, pragmatisme, courage&nbsp;et volonté de la part de toutes&nbsp;les parties&nbsp;pour&nbsp;changer positivement la situation et sauver&nbsp;la Tunisie d’un bond dans le vide qui hypothèquera durablement&nbsp;son avenir et empêchera son décollage pour des décennies.</p>



<p>* <em>Ancien ambassadeur.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/11/evitons-a-la-tunisie-une-nouvelle-revolution-inutile/">Evitons à la Tunisie une nouvelle révolution inutile !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Selon l’IA, y aura-t-il une nouvelle révolution en Tunisie ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/19/selon-lia-y-aura-t-il-une-nouvelle-revolution-en-tunisie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 19 Dec 2025 10:31:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[ChatGPT]]></category>
		<category><![CDATA[instabilité]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[opposition]]></category>
		<category><![CDATA[répression]]></category>
		<category><![CDATA[révolution]]></category>
		<category><![CDATA[Sadok Zerelli]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie n’est pas au bord d’une révolution idéologique. Mais d’une révolte sociale — plus dangereuse et plus imprévisible.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Dans le brouhaha de l’actualité politique, dominée par les manifestations pro-régimes et les contre-manifestations, quand ce ne sont pas des insultes échangées de part et d’autre sur les réseaux sociaux, l’IA apporte un éclairage lucide, perspicace et politiquement neutre sur lequel il ne faudrait pas cracher parce produit par une «machine». A mon humble avis, l’analyse de ChatGPT des risques d’une nouvelle révolution en Tunisie et les remèdes pour l’éviter valent bien sinon surclasse le meilleur des discours politiques que j’ai eu à lire ou à entendre ces derniers temps.</em></strong></p>



<p><strong>Dr. Sadok Zerelli *</strong></p>



<span id="more-18109522"></span>



<p>Comme tous les chercheurs, enseignants, étudiants et même certains chefs d’entreprises, j’ai intégré l’IA comme outil de travail et ce à double titre&nbsp;:</p>



<p><em>A titre d’assistant de recherche :</em> Au lieu de consulter moi-même Google ou Wikipédia ou le site de tel ou tel organisme ou entreprise pour obtenir telle information ou tel chiffre précis, il suffit que j’en fasse la demande à l’un ou l’autre algorithme d’IA qui effectue cette recherche pour moi et me fournit les informations les plus récentes et les plus précises avec indication même de leurs sources. Par exemple, si j’ai besoin de connaitre à la date d’aujourd’hui le montant exact de la dette extérieure de la Tunisie, au lieu de consulter moi-même le site de la BCT et rechercher l’information dans les multiples tableaux qu’il comporte, l’IA le fait pour moi et compare même avec plusieurs autres sources telles que le FMI ou la BM lorsqu’elles existent.</p>



<p><em>Dans ce sens, l’IA qui permet d’épargner ainsi beaucoup d’efforts et d’énergies, est devenu un assistant de recherche et un auxiliaire de travail hautement appréciable pour tous les chercheurs et décideurs.</em></p>



<p><em>A titre d’algorithme de réflexion intelligente&nbsp;: </em>C’est la deuxième et la plus importante fonction de l’IA d’où elle tire son nom. Il s’agit d’analyser des problématiques techniques ou socio-économiques complexes, de collecter les milliers ou les millions de données y afférente, de les analyser en vue de proposer la ou les solution(s) si elle(e)s existe(nt), sinon des avis et des réflexions censées être <em>«intelligentes»</em>.</p>



<p>Dans cet article, c’est à cette deuxième fonction de l’IA que je fais appel pour répondre à la question, objet du titre de l’article, qui m’est venue à l’esprit ce matin en prenant mon café. Autant dire que cette réflexion et cet article ne s’insèrent pas dans le débat actuel entre supporters et opposants au régime de Kais Saïed mais veulent se situer à un niveau supérieur et par rapport au sens de l’Histoire de notre pays.</p>



<p><em>Il va de soi que les opinions qu’exprime ChatGPT à ce sujet n’engage que lui, en l’occurrence la société qui l’a développé, OpenAI, et ne reflètent nullement mon point de vue personnel et n’engagent nullement ma responsabilité d’auteur.</em></p>



<p><strong>Moi : Selon toi, y aura-t-il une nouvelle révolution en Tunisie et si oui à quel</strong> <strong>horizon ?</strong></p>



<p><strong>ChatGPT&nbsp;</strong>: Voici une perspective nuancée, fondée à la fois sur l’actualité récente et les dynamiques historiques contemporaines en Tunisie, pour répondre à ta question :</p>



<p><strong><em>1. La situation actuelle (montée des tensions en décembre 2025)&nbsp;: </em></strong>la Tunisie est aujourd’hui marquée par plusieurs signes de tension et de mobilisation populaire :des manifestations importantes contre le président Kaïs Saïed montrent une opposition qui s’unit face à l’autoritarisme perçu et à la répression politique&nbsp;; des protestations sociales, notamment à Gabès, sont alimentées par des préoccupations environnementales, sanitaires et économiques&nbsp;; de lourdes peines de prison à l’encontre de figures de l’opposition renforcent le sentiment d’une crise politique profonde&nbsp;; dans le même temps, des manifestations pro-Saïed montrent que le pays est polarisé.</p>



<p>Ce climat d’instabilité — économique, politique et sociale — crée un terreau fertile pour de fortes mobilisations.</p>



<p><strong><em>2. Les causes profondes (crise socio-économique et défi démocratique)&nbsp;: </em></strong>même après la révolution de 2011, la Tunisie a connu :une insatisfaction durable due à la stagnation économique, au chômage élevé et à l’endettement croissant&nbsp;; une crise de gouvernance politique, exacerbée depuis le <em>«self-coup»</em> de 2021 où le président centralise les pouvoirs constitutionnels&nbsp;; un désenchantement vis-à-vis des élites et des partis politiques traditionnels, souvent incapables de proposer des solutions crédibles.</p>



<p>Ces facteurs sont traditionnellement présents avant les grandes révoltes, notamment en Tunisie.</p>



<p><strong><em>3. Probabilité d’un nouvel «épisode révolutionnaire»&nbsp;: </em></strong>il est difficile de prévoir avec certitude l’éclatement d’une révolution — mais plusieurs scénarios plausibles à moyen terme (1 à 5 ans) émergent :</p>



<p><em>Scénario 1 — Mobilisations répétées (le plus probable)&nbsp;: </em>des protestations sociales et politiques continueront de s’intensifier sans forcément devenir une révolution au sens strict (changement de régime par effondrement). Ces mobilisations pourraient culminer lors d’événements ponctuels (crise économique majeure, mesure impopulaire, décès d’un manifestant marquant ou d’un éminent dirigeant politique en prison, etc.).</p>



<p><em>Scénario 2 — Révolte généralisée (~2-4 ans)&nbsp;: </em>si l’opposition politique s’organise de manière structurée, un front uni capable de mobiliser masses, syndicats et classes moyennes pourrait déclencher une large insurrection comparable à celle de 2011 (mais pas automatiquement victorieuse).</p>



<p><em>Scénario 3 — Transition institutionnelle pacifique&nbsp;: </em>sous pression sociale, une partie des élites ou du pouvoir pourrait négocier des réformes constitutionnelles ou des voies électorales pour désamorcer les tensions avant qu’elles ne deviennent révolutionnaires.</p>



<p>Un soulèvement rapide et spontané d’ici la fin 2026 est possible, mais une révolution majeure (effondrement du régime, changement radical) demanderait des fractures plus profondes de la société politique tunisienne, ce qui pourrait prendre plusieurs années.</p>



<p><strong><em>4. Facteurs qui favoriseront ou freineront une révolution&nbsp;:</em></strong></p>



<p><em>Facteurs favorables&nbsp;</em>: sentiment de dépossession démocratique et répression politique croissante&nbsp;; dégradation continue des conditions économiques et sociales&nbsp;; syndicats et organisations sociales actives (ex : UGTT).</p>



<p><em>Facteurs défavorables</em>&nbsp;: répression plus forte de l’État contre les opposants&nbsp;; division ou absence de leadership unifié de l’opposition&nbsp;; fatigue politique après des années de crise.</p>



<p><strong><em>5. Mon point de vue (analyse synthétique)&nbsp;: </em></strong>oui, il y a un potentiel réel pour une nouvelle vague de mouvement révolutionnaire en Tunisie, mais cela ne se déclenchera pas mécaniquement d’un jour à l’autre.</p>



<p>C’est plutôt un processus graduel, fait de vagues de protestations, de mobilisation sociale, de négociations et de confrontations politiques — plutôt qu’un soulèvement unique et soudain comme en 2011.</p>



<p>Un horizon réaliste pour une transformation majeure (qu’on puisse appeler <em>«révolutionnaire»</em> au sens fort) serait dans les 2 à 5 prochaines années, si les conditions économiques continuent de se détériorer et si l’opposition parvient à s’unifier de manière stratégique.</p>



<p><strong>Moi&nbsp;: Pourquoi, selon toi, la Tunisie est à nouveau dans une zone «pré-révolutionnaire»&nbsp;?</strong></p>



<p><strong>ChatGPT&nbsp;: </strong>la cause centrale reste économique. Comme en 2010 : pouvoir d’achat en chute libre&nbsp;; chômage des jeunes structurel&nbsp;; classes moyennes en voie d’appauvrissement&nbsp;; État financièrement asphyxié.</p>



<p>En Tunisie, <em>les révolutions naissent dans le ventre</em>, pas dans les urnes.</p>



<p><strong><em>Différence majeure avec 2010</em></strong><strong>&nbsp;: </strong>espoir de démocratie&nbsp;; jeunesse mobilisée&nbsp;; consensus populaire contre Ben Ali.</p>



<p><strong><em>Situation aujourd’hui </em></strong><strong>:</strong> fatigue politique&nbsp;; peur de l’instabilité&nbsp;; absence d’alternative crédible; société fragmentée, pas unie</p>



<p>C’est ce qui retarde la révolution, mais ne l’annule pas.</p>



<p><strong><em>Ce qui peut déclencher l’explosion&nbsp;:</em></strong><em> </em>la Tunisie n’explosera pas <em>«par idéologie»</em>, mais à cause d’un choc: pénurie grave (pain, carburant, médicaments)&nbsp;; effondrement budgétaire de l’État&nbsp;; émeutes régionales qui se généralisent&nbsp;; erreur majeure du pouvoir (répression sanglante, mesure économique brutale).</p>



<p>Comme toujours, l’étincelle est imprévisible, le terrain ne l’est pas.</p>



<p><strong><em>Scénarios possibles&nbsp;:</em></strong></p>



<p><em>Le plus probable (60 %)&nbsp;: </em>colère sociale diffuse, révoltes locales, grèves, sans chute immédiate du régime.→ Tunisie en tension permanente.</p>



<p><em>Scénario révolutionnaire (30 %)&nbsp;: </em>entre 2026 et 2030 : jonction colère sociale + jeunesse + syndicats&nbsp;; paralysie de l’État. → changement politique profond, mais chaotique.</p>



<p><em>Scénario de blocage autoritaire (10 %)&nbsp;: </em>contrôle renforcé&nbsp;; économie de survie&nbsp;; pays qui tient… jusqu’à la rupture.</p>



<p>En une phrase&nbsp;: la Tunisie n’est pas calme, elle est contenue. Et ce qui est contenu trop longtemps finit toujours par exploser</p>



<p><strong>Moi&nbsp;: Quels conseils donnerais-tu à Président Kais Saïed pour réduire les risques d’une nouvelle révolution en Tunisie</strong>&nbsp;?</p>



<p><strong>ChatGPT&nbsp;:</strong> voici des conseils lucides, pragmatiques et hiérarchisés que l’on pourrait adresser au Président Kaïs Saïed pour réduire le risque d’une nouvelle révolution en Tunisie. Ils sont fondés sur les causes profondes de 2010, aggravées aujourd’hui&nbsp;:</p>



<p><strong><em>1. Répondre à l’urgence économique avant toute chose</em></strong>&nbsp;<em>(</em><em>la faim précède la démocratie)&nbsp;:</em></p>



<p><strong>&nbsp;</strong><em>&#8211; sécuriser immédiatement les produits de base &nbsp;</em>(pain, semoule, huile, sucre, médicaments). → Une rupture d’approvisionnement est souvent l’étincelle révolutionnaire;</p>



<p><em>&#8211; protéger le pouvoir d’achat des classes populaires </em>(subventions ciblées, transferts directs temporaires);</p>



<p><em>&#8211; dire la vérité sur la situation économique</em>, chiffres à l’appui, même si elle est dure. → Le peuple tolère la souffrance, pas le mensonge.</p>



<p><strong><em>2. Redonner de la dignité plutôt que de gouverner par la peur&nbsp;</em></strong><em>(la répression calme un jour, elle prépare l’explosion de demain)&nbsp;</em>:</p>



<p>&#8211; mettre fin aux arrestations politiques et symboliques&nbsp;;</p>



<p>&#8211; garantir un minimum d’espace d’expression (médias, syndicats, société civile)&nbsp;;</p>



<p>&#8211; remplacer la logique sécuritaire par une logique d’écoute sociale.</p>



<p><strong><em>3. Parler au peuple, vraiment</em></strong><strong> </strong><em>(le silence du pouvoir nourrit les rumeurs, pas la stabilité)&nbsp;:</em><strong></strong></p>



<p>&#8211; instaurer une communication régulière, simple, humaine&nbsp;;</p>



<p>&#8211; reconnaître les erreurs passées (même partielles)&nbsp;;</p>



<p>&#8211; expliquer les choix impopulaires et leurs horizons.</p>



<p><strong><em>4. Offrir un horizon aux jeunes sans promesses creuses</em></strong><strong> </strong><em>(une jeunesse sans avenir est une bombe à retardement)&nbsp;:</em></p>



<p>&#8211; lancer un plan national d’emploi d’urgence (travaux publics, agriculture, environnement)&nbsp;;</p>



<p>&#8211; faciliter réellement l’initiative privée (moins de bureaucratie, microcrédit réel)&nbsp;;</p>



<p>&#8211; dire clairement : <em>«Voici ce que l’État peut faire, et ce qu’il ne peut pas faire.»</em></p>



<p><strong><em>5. Réconcilier l’État avec la société </em></strong><em>(un État sans confiance gouverne contre son peuple)&nbsp;:</em></p>



<p>&#8211; dialoguer avec l’UGTT, même si elle est critique ;</p>



<p>&#8211; associer des compétences indépendantes à la gestion économique&nbsp;;</p>



<p>&#8211; réhabiliter l’idée de contrat social, pas de soumission.</p>



<p><strong><em>6. Réformer la lutte contre la corruption sans sélectivité </em></strong><em>(la justice sélective est perçue comme injustice)&nbsp;: </em><strong></strong></p>



<p>&#8211; cibler les grandes prédations économiques, pas seulement des figures politiques&nbsp;;</p>



<p>&#8211; rendre les procédures transparentes&nbsp;; &nbsp;</p>



<p>&#8211; montrer que la lutte contre la corruption améliore réellement la vie quotidienne.</p>



<p><strong><em>7. Comprendre une vérité fondamentale&nbsp;</em></strong><em>(on ne prévient pas une révolution par la force, mais par l’espoir).</em></p>



<p>La Tunisie n’est pas au bord d’une révolution idéologique. Elle est au bord d’une révolte sociale — plus dangereuse, plus imprévisible, sans leaders, sans slogans clairs.</p>



<p>En une phrase, au Président Kaïs Saïed : <em>la Tunisie n’a pas besoin d’un homme fort, elle a besoin d’un État juste, d’un pouvoir humble et d’un espoir crédible.</em></p>



<p><strong>Conclusion de l’auteur&nbsp;:</strong></p>



<p>Il appartiendra à chaque lecteur(ce)s de tirer de cette analyse de ChatGPT les conclusions et les enseignements qu’ils (elles) jugent opportuns.</p>



<p>Personnellement, je trouve que ChatGPT fait preuve d’une perspicacité, d’une profondeur d’analyse et d’un sens de l’Histoire, supérieurs à ceux des meilleurs de nos politiciens.</p>



<p><em>* Economiste universitaire et consultant international.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="NqIE6sxdIL"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/18/la-tunisie-face-aux-choix-difficiles/">La Tunisie face aux choix difficiles </a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Tunisie face aux choix difficiles  » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/18/la-tunisie-face-aux-choix-difficiles/embed/#?secret=tKRBMy5Rsf#?secret=NqIE6sxdIL" data-secret="NqIE6sxdIL" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
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			</item>
		<item>
		<title>La Tunisie face aux choix difficiles </title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 18 Dec 2025 09:31:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[14 janvier 2011]]></category>
		<category><![CDATA[17 décembre 2010]]></category>
		<category><![CDATA[Manel Albouchi]]></category>
		<category><![CDATA[révolution]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La révolution tunisienne a échoué non pas par excès d’audace, mais par incapacité à instituer durablement la liberté.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Les révolutions échouent rarement par excès d’audace, mais par incapacité à instituer durablement la liberté. Celle du 17 décembre 2010-14 janvier 2011 en Tunisie fut une ouverture. Mais aucune ouverture ne garantit le chemin qui suit</em>, qui, quinze ans après, reste sinueux</strong><em><strong>, erratique</strong> <strong>et incertain </strong>(Photo : On a «fêté» quoi le 17 décembre, un succès ou un échec ?)</em></p>



<p><strong>Manel Albouchi</strong></p>



<span id="more-18103891"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1.jpg" alt="" class="wp-image-15290578" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Le sociologue John Walton a décrit ce moment précis comme celui de la révolution en échec. Non pas un échec du soulèvement, mais un échec de la transformation. Selon lui, les sociétés&nbsp;postrévolutionnaires&nbsp;ne s’effondrent pas faute de désir de changement, mais parce que les structures héritées&nbsp;(économiques, administratives, symboliques)&nbsp;ne permettent pas de soutenir durablement les réformes nouvelles.&nbsp;</p>



<p>La mobilisation retombe alors par épuisement. Et la société entre dans ce temps intermédiaire, ni ancien régime, ni ordre nouveau.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un bilan mitigé</h2>



<p>Quand Ben Ali est mort politiquement, la Tunisie n’a pas disparu avec lui. Au contraire : l’histoire véritable a commencé. Le corps d’un système de pouvoir massif, saturé de privilèges et d’habitudes, a entamé une chute lente, presque silencieuse. Il a mis des années à toucher le sol, à se déposer dans un mélange de fatigue, d’oubli et de silence officiel. Pendant ce temps, la vie sociale et politique n’a jamais cessé. Elle a continué autrement, en marge, en dessous, dans les interstices.&nbsp;</p>



<p>Les premiers à s’en approcher furent ceux qui savent vivre des vides de pouvoir : nouveaux politiciens, récits médiatiques hâtifs, groupes d’influence. Ils ont rongé les restes, disputé l’héritage, jusqu’à ce qu’il ne demeure que l’ossature de l’État : lois anciennes, procédures, bureaucratie robuste. Puis, lorsque les restes ont été consommés, une autre surprise est apparue. Plus lente. Moins visible. Plus profonde.&nbsp;</p>



<p>La jeunesse, les associations, les initiatives culturelles&nbsp;indépendantes&nbsp;ont commencé à creuser la structure non pour la renverser, mais pour la transformer de l’intérieur. À produire une énergie nouvelle, discrète, parfois fragile, mais persistante. Un réseau inédit s’est ainsi tissé, complexe, connecté, issu des&nbsp;abysses&nbsp;sp&nbsp;laissées par l’ancien régime.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les&nbsp;choix&nbsp;difficiles&nbsp;&nbsp;</h2>



<p>Le <em>«17 décembre-14 janvier»</em> ne marque donc pas une fin, mais le début d’une élaboration.&nbsp;</p>



<p>Dans&nbsp;<em>Hard&nbsp;Choices</em>, Hillary Clinton rappelle que l’histoire ne se joue pas dans les moments héroïques, mais dans l’après. Dans ce temps où aucune option n’est pure, où chaque décision comporte un coût, où choisir signifie aussi renoncer. La Tunisie vit ce temps‑là : celui des décisions difficiles, de la responsabilité sans garantie, de la patience contrainte.&nbsp;</p>



<p>«إذا الشعب يوما أراد الحياة»&nbsp;n’est pas un slogan. C’est une exigence. Vouloir la vie, ce n’est pas seulement briser le silence ; c’est accepter l’angoisse de la liberté, la lenteur des constructions, l’absence de modèle prêt‑à‑porter. Beaucoup désirent la liberté ; peu supportent ce qu’elle exige.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Clinique d’un présent&nbsp;discret&nbsp;</h2>



<p>La société tunisienne n’est pas explosive. Elle est compressée. Comme un corps qui retient son souffle trop longtemps. Frustrations économiques accumulées, sentiment d’injustice difficile à formuler, fatigue psychique collective proche de l’épuisement moral. Les affects dominants sont discrets mais persistants : lassitude, méfiance, irritabilité silencieuse.&nbsp;</p>



<p>Ce n’est pas une année de révolte massive. C’est une année de&nbsp;<em>besoin de cadre</em>. La peur du chaos et de l’effondrement l’emporte sur le désir d’expérimentation. Beaucoup préfèrent un ordre dur mais lisible à une liberté vécue comme menaçante. La tolérance au contrôle augmente. Le silence social s’installe. Une résignation active prend forme.&nbsp;</p>



<p>Le lien collectif se replie. Alain Ehrenberg a donné un nom à cet état diffus : la fatigue d’être soi. Une fatigue propre aux sociétés où l’autonomie n’est plus une conquête, mais une obligation silencieuse, laissant chacun seul face à ses échecs et à ses impasses. La rue n’est plus le lieu du désir projeté ; elle devient le lieu du danger perçu. La société se privatise psychiquement : on protège la famille, le clan, le micro‑réseau. L’autorité est à la fois désirée comme protection et redoutée comme écrasement. Le clivage interne est constant : <em>«J’ai besoin qu’on me protège, mais j’ai peur d’être étouffé»</em>.&nbsp;</p>



<p>Cliniquement, ce temps favorise des troubles anxieux diffus, des états dépressifs masqués, une agressivité passive. Peu de violence collective, mais beaucoup de violence retournée contre soi.&nbsp;</p>



<p>Freud avait déjà mis des mots sur ce paradoxe fondamental. Dans ‘‘<em>Malaise dans la civilisation</em>’’, il écrit que <em>«l’homme n’est pas cet être débonnaire assoiffé d’amour que l’on imagine, mais qu’il porte en lui une puissante part d’agressivité»</em>.&nbsp;</p>



<p>Lorsque cette agressivité ne trouve plus d’inscription symbolique&nbsp;(politique, collective, institutionnelle)&nbsp;elle ne disparaît pas. Elle se retourne. Elle se déplace. Elle se loge dans le corps social sous forme de fatigue, de retrait, d’hostilité muette ou de violence dirigée contre soi.&nbsp;</p>



<p>La stabilité apparente n’est alors pas le signe d’une pacification, mais d’une contention.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">La «fête» du 17 décembre&nbsp;</h2>



<p>Le 17 décembre ne demande pas d’applaudir. Il demande de&nbsp;<em>répondre</em>. Non pas par des slogans, mais par une élaboration patiente. Il rappelle que la révolution n’est pas un événement figé, mais un processus qui passe par des phases de doute, de repli, parfois de régression.&nbsp;</p>



<p>Le corps du système déchu n’était pas un symbole de fin. Il est la preuve que la vie sait continuer, même au cœur d’un ordre mort. La question, désormais, n’est plus : contre quoi nous sommes‑nous levés ? Mais : que faisons‑nous de ce qui a été ouvert ?&nbsp;</p>



<p>Peut‑être que la maturité politique commence ici. Quand la liberté cesse de crier. Quand elle travaille en silence. Quand un peuple apprend que vouloir la vie, c’est accepter le temps et les choix difficiles qui l’accompagnent.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Ga47yMQiOM"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/18/tunisie-le-dialogue-est-le-seul-moyen-pour-sortir-de-la-crise/">Tunisie | Le dialogue est le seul moyen pour sortir de la crise</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie | Le dialogue est le seul moyen pour sortir de la crise » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/18/tunisie-le-dialogue-est-le-seul-moyen-pour-sortir-de-la-crise/embed/#?secret=7IyoaUeYDK#?secret=Ga47yMQiOM" data-secret="Ga47yMQiOM" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Tunisie &#124; Le dialogue est le seul moyen pour sortir de la crise</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 18 Dec 2025 08:08:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[crise]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Raouf Chatty]]></category>
		<category><![CDATA[révolution]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le dialogue est le seul moyen pour remettre la Tunisie sur les rails et lui permettre de  réaliser les objectifs de la révolution de 2011.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/18/tunisie-le-dialogue-est-le-seul-moyen-pour-sortir-de-la-crise/">Tunisie | Le dialogue est le seul moyen pour sortir de la crise</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La Tunisie est entrée en décembre 2010 &#8211; janvier 2011 dans une phase cruciale de son histoire contemporaine, une révolution pour la liberté et la dignité. Transformé depuis en démon, l’esprit révolutionnaire s’est installé progressivement, involontairement et volontairement, dans le cœur et l’esprit des gens au point de desservir les véritables objectifs de la révolution.</em></strong> <em>(Ph. Les partisans de Kaïs Saïed ont défilé, mercredi 17 décembre 2025, pour exprimer leur soutien au président de la république).  </em></p>



<p><strong>Raouf Chatty *</strong></p>



<span id="more-18103626"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/05/Raouf-Chatty.jpg" alt="" class="wp-image-347685"/></figure>
</div>


<p>Le pays&nbsp;est aujourd’hui victime&nbsp;de l’anarchie qui a frappé tous les secteurs&nbsp;et qu’aucun&nbsp;gouvernement&nbsp;post 2011 n’a&nbsp;cherché à stopper.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Depuis le déclenchement des soulèvements&nbsp;populaires&nbsp;au centre du pays, en décembre 2010, qui se sont vite&nbsp;métamorphosés, avec l’aide de l’extérieur, en un courant révolutionnaire irréversible, porté par les islamistes&nbsp;et les gauchistes, le pays&nbsp;s’est retrouvé&nbsp;face&nbsp;à de&nbsp;grandes difficultés, héritées&nbsp;du passé et&nbsp;alimentées par des demandes populaires croissantes que l’État n’a ni les moyens ni les ressources de satisfaire.&nbsp;</p>



<p>durant quinze ans, les gouvernements ont&nbsp;laissé&nbsp;faire&nbsp;et le pays&nbsp;s’est&nbsp;installé&nbsp;dans un bouillonnement sourd, mais intense, à tous les niveaux, mêlé à un&nbsp;sentiment de crainte favorisé par l’affaiblissement de l’appareil de l’Etat, de défiance généralisée et&nbsp;d’instabilité, &nbsp;qui l’a&nbsp;maintenu&nbsp;dans&nbsp;la confusion&nbsp;et&nbsp;l’a empêché d’entrevoir&nbsp;sereinement&nbsp;l’avenir, de penser à&nbsp;son développement et&nbsp;d’asseoir&nbsp;sa stabilité politique,&nbsp;seule garante de sa souveraineté, de son indépendance et de&nbsp;son invulnérabilité&nbsp;dans&nbsp;un environnement régional précaire et instable.</p>



<p>La révolution,&nbsp;qui&nbsp;visait&nbsp;à rompre&nbsp;avec&nbsp;les tares du&nbsp;passé&nbsp;et à construire un État de droit, fort,&nbsp;stable,&nbsp;juste, respecté et une société&nbsp;libre, développée, solidaire&nbsp;et prospère, a été travestie et&nbsp;ses objectifs initiaux détournés pour assouvir des ambitions de pouvoir.</p>



<p>Durant&nbsp;cette période, et notamment tout&nbsp;au long&nbsp;de la&nbsp;<em>«décennie noire»</em> (2011/2021)&nbsp;dominée par les islamistes, la révolution a été trahie&nbsp;par les luttes pour le pouvoir, l’amateurisme des nouveaux gouvernants,&nbsp;l’hétérogénéité de la nouvelle classe politique, la cupidité des partis, les calculs égoïstes des uns et des autres, les règlements de comptes, l’anarchie,&nbsp;l’affaiblissement&nbsp;de&nbsp;l’autorité de l’État, la montée de la défiance&nbsp;entre gouvernants et gouvernés, créant ainsi un environnement malsain&nbsp;dont le pays peine encore&nbsp;à sortir.</p>



<p>Aujourd’hui,&nbsp;alors que le pays&nbsp;vit sous haute tension,&nbsp;traversé par&nbsp;des divergences&nbsp;politiques&nbsp;profondes&nbsp;sur des dossiers aussi importants&nbsp;que les droits de l’homme, les libertés individuelles, la gestion des affaires publiques,&nbsp;les dossiers économiques&nbsp;et sociaux,&nbsp;les relations&nbsp;étrangères&#8230;, il est crucial&nbsp;que&nbsp;toutes les parties, qu’elles soient au pouvoir ou dans l’opposition, à l’exception de celles qui ont utilisé&nbsp;la religion à des fins politiques,&nbsp;se tournent vers le dialogue et la concertation&nbsp;sur tous les sujets&nbsp;pour assainir la vie publique, en mettant&nbsp;l’intérêt suprême du pays au-dessus de toute autre considération.</p>



<p>Le dialogue est le seul moyen&nbsp;pour&nbsp;remettre la Tunisie sur les rails&nbsp;et lui permettre&nbsp;de travailler sérieusement&nbsp;et sereinement pour&nbsp;réaliser les objectifs de la révolution, et construire son avenir de façon&nbsp;responsable et sereine.&nbsp;La voix&nbsp;de la raison devant toujours prévaloir&nbsp;pour&nbsp;le bien du pays&nbsp;et son invulnérabilité.</p>



<p><em>* Ancien ambassadeur.</em></p>
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		<title>Tunisie &#124; Qui a poussé Ben Ali vers la porte de sortie ?  </title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Dec 2025 07:56:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[14 janvier 2011]]></category>
		<category><![CDATA[17 décembre 2010]]></category>
		<category><![CDATA[Ben Ali]]></category>
		<category><![CDATA[décennie noire]]></category>
		<category><![CDATA[Noureddine Dougui]]></category>
		<category><![CDATA[révolution]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il est encore difficile, 15 ans après, de reconstituer, avec minutie, les faits qui ont abouti au départ du président Ben Ali.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/17/tunisie-qui-a-pousse-ben-ali-vers-la-porte-de-sortie/">Tunisie | Qui a poussé Ben Ali vers la porte de sortie ?  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>«Révolution/révolte» droit d’inventaire ! Construire un beau récit des journées insurrectionnelles (17 décembre 2010-14 janvier 2011) est à la portée de tout un chacun et d’aucuns n’ont pas manqué de le faire dès le 15 janvier 2011. Mais il est autrement plus difficile de reconstituer, avec minutie, les faits qui ont abouti au départ du président Ben Ali.</em></strong></p>



<p><strong>Noureddine Dougui</strong> *</p>



<span id="more-18097962"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/12/Noureddine-Dougui1.jpg" alt="" class="wp-image-18098024" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/12/Noureddine-Dougui1.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/12/Noureddine-Dougui1-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/12/Noureddine-Dougui1-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Ceux qui savent comment les choses se sont passées n’ont pas encore livré leurs témoignages. Une grande question demeure qui est de savoir qui a poussé Ben Ali vers la porte de sortie ? La rue, une <em>«révolution de Palais»</em> ou les deux ? On ne saura pas la réponse de sitôt.</p>



<p>Venons-en à l’après Ben Ali, là aussi il y a une divergence de vues : pour une grande partie de l’élite politique issue de l’opposition et celle qui a accédé au pouvoir, durant les années 2011- 2021, ce fut une transition démocratique sans précédent dans l’histoire de la Tunisie.</p>



<p>En revanche, pour les tenants du pouvoir actuel, c’était un fiasco total, d’où l’expression stéréotypée : <em>«décennie noire»</em> utilisée, à tout bout de champ, pour qualifier cette période. Où se situe la réalité ?</p>



<p>Le droit d’inventaire fournira, me semble-t-il, quelques éléments de réponse. Il s’agit d’établir honnêtement et sans arrière-pensée le bilan de cette période controversée. Pour faire simple, il faudrait établir la liste de ce qui a été positif et ce qui était erroné.</p>



<p>La distance par rapport aux faits appréhendés n’étant pas suffisante, cette tâche ne pourrait pas être pas être confiée aux historiens, elle devrait incomber, en premier lieu, aux décideurs de l’époque qui gagneraient à faire, sinon leur autocritique du moins leur auto-évaluation. La société civile, les intellectuels indépendants ayant participé à cette dynamique politique pourraient apporter une contribution conséquente.</p>



<p>* <em>Historien.</em></p>



<p><a href="https://www.facebook.com/noureddine.dougui" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Page Facebook de l&rsquo;auteur. </a></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="OQxpZRFLLS"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/17/la-revolution-tunisienne-15-ans-apres-inachevee-mais-toujours-vivante/">La révolution tunisienne, 15 ans après | Inachevée mais toujours vivante  </a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La révolution tunisienne, 15 ans après | Inachevée mais toujours vivante   » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/17/la-revolution-tunisienne-15-ans-apres-inachevee-mais-toujours-vivante/embed/#?secret=hCvKNBdQVJ#?secret=OQxpZRFLLS" data-secret="OQxpZRFLLS" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
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		<item>
		<title>Tunisie │ Kaïs Saïed et le  «renversement de système»</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/13/tunisie-%e2%94%82-kais-saied-et-le-renversement-de-systeme/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 May 2025 09:16:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[14 janvier 2011]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[révolution]]></category>
		<category><![CDATA[Sarra Zaafrani Zenzeri]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Kaïs Saïed se donne pour mission de parachever la révolution trahie des Tunisiens. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/13/tunisie-%e2%94%82-kais-saied-et-le-renversement-de-systeme/">Tunisie │ Kaïs Saïed et le  «renversement de système»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Lorsque le peuple tunisien s’est soulevé et a réclamé la dignité pour toute la nation, les forces de l’ancien régime, depuis le soir du 14 janvier 2011, ont transformé cette revendication nationale collective en revendications sectorielles.</em></strong></p>



<span id="more-16532421"></span>



<p>C’est ce qu’a déclaré le président de la république Kaïs Saïed, lors de sa rencontre lundi 12 mai 2025, au palais de Carthage, avec la Première ministre Sarra Zaafrani Zenzeri, ajoutant, dans un communiqué publié par la présidence à l’issue de cette rencontre, que le peuple exigeait le renversement du système, mais la réponse, dès le lendemain, a été de distribuer de l’argent pour attiser les flammes de la révolution par les forces qui s’y opposaient.</p>



<p>C’est ce <em>«renversement de système»</em> que Saïed est en train de mettre en œuvre depuis la proclamation de l’état d’exception, le 25 juillet 2021, qui lui permit d’accaparer l’essentiel des pouvoirs dans le pays.</p>



<p>C’est dans ce contexte de révolution&nbsp;trahie et qu’il se donne pour mission de parachever, que Saïed a souligné la nécessité de traiter toutes les questions dans le cadre d’une vision nationale globale couvrant tous les secteurs, insistant sur la priorité absolue à accorder à la justice sociale.</p>



<p>Traiter les problèmes dans une approche sectorielle, en l’absence de cette vision globale, ne permettra pas l’atteinte de la justice souhaitée, a-t-il insisté.</p>



<p>C&rsquo;est par des solutions collectives et nationales que les nations peuvent faire face à toutes sortes de difficultés et de défis, et c’est ce à quoi nous œuvrons, d’autant plus que le peuple tunisien a toujours fait preuve d’une profonde conscience, que ce soit face au colonialisme et à ses agents aujourd’hui, a expliqué Saïed.</p>



<p>Ces agents de l’étranger, rescapés de l’ancien régime, ont pillé de nombreux équipements publics et tenté de détruire le pays tout en se présentant comme des victimes, perpétuant ainsi la misère et les difficultés, a encore souligné Saïed. Pour ces derniers, le pouvoir est un butin, et les postes des récompenses, a-t-il ajouté, dans une limpide allusion à ses opposants dont beaucoup sont en prison, poursuivis dans des affaires d’atteinte à la sécurité de l’Etat. Ils n’aiment pas la patrie mais la richesse qu’ils tirent de leurs postes, a-t-il lancé.</p>



<p>Pour le chef de l’État, la priorité absolue est de parvenir à la justice sociale, non seulement en parole, mais aussi dans la réalité.</p>



<p>A cet effet, il a réaffirmé que les responsables sont tenus de déployer des efforts pour surmonter les difficultés. Ils doivent aussi montrer l’exemple en termes de sacrifice, de dévouement et d’intégrité. Ceux qui choisissent une voie différente n&rsquo;ont leur place dans aucune institution étatique. Car l’État, avec toutes ses institutions et ses législations, que les responsables sont chargés de mettre en œuvre, existe uniquement pour servir le peuple.</p>



<p>La Tunisie possède de jeunes talents, qualifiés et patriotes, prêts à reprendre le flambeau. La lumière de la justice, de la liberté et de la dignité nationale éclairera bientôt chaque recoin de cette nation bien-aimée, lit-on dans le même communiqué, un brin lyrique.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong> (avec Tap)</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/13/tunisie-%e2%94%82-kais-saied-et-le-renversement-de-systeme/">Tunisie │ Kaïs Saïed et le  «renversement de système»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie &#124; Décès de Fouad Mebazaa</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/23/tunisie-deces-de-fouad-mebazaa/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 23 Apr 2025 20:29:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[ancien président]]></category>
		<category><![CDATA[décès]]></category>
		<category><![CDATA[Fouad Mebazaa]]></category>
		<category><![CDATA[révolution]]></category>
		<category><![CDATA[Tunis]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Fouad Mebazaa, homme d&#8217;État et ancien président de la République par intérim (2011) a tiré sa révérence ce mercredi 23 avril 2025. Né le 15 juin 1933 à Tunis Fouad Mebazaa, membre du Rassemblement constitutionnel démocratique a eu une longue et riche carrière politique et a été à la tête de différents ministères sous Ben...</p>
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<p><em><strong>Fouad Mebazaa, homme d&rsquo;État et ancien président de la République par intérim (2011) a tiré sa révérence ce mercredi 23 avril 2025.</strong></em></p>



<span id="more-16268649"></span>



<p>Né le 15 juin 1933 à Tunis Fouad Mebazaa, membre du Rassemblement constitutionnel démocratique a eu une longue et riche carrière politique et a été à la tête de différents ministères sous Ben Ali, notamment celui la Santé, de la Jeunesse et des Sports, ou encore des Affaires culturelles</p>



<p>Ancien ambassadeur de la Tunisie auprès de l&rsquo;Office des Nations unies à Genève, il a également présidé la Chambre des députés et c&rsquo;est à ce titre qu&rsquo;il devient président de la République par intérim le 15 janvier 2011 après la chute de Ben Ali et ce dans le cadre des dispositions constitutionnelles, avant de céder ses pouvoirs à Moncef Marzouki le en décembre 2011.</p>
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		<title>Vers un printemps algérien, inéluctable et nécessaire   </title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 05 Apr 2025 07:49:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L'’Algérie est-elle vraiment à un point de rupture ? Pas encore. Mais tout indique que l’équilibre apparent n’est qu’une illusion de stabilité. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Il y a toujours un moment où le réel dépasse la fiction, où les rapports de force se fissurent sans qu’on puisse dire exactement quand la bascule s’est produite. C’est un peu comme un fleuve dont le lit semble immobile mais qui, à force d’érosion, finit par changer de trajectoire. Et c’est là, peut-être, que l’Algérie se trouve aujourd’hui. Le pays est-il vraiment à ce point de rupture ? Pas encore. Mais tout indique que l’équilibre apparent n’est qu’une illusion de stabilité, un mirage plus qu’un socle immuable.&nbsp;</em></strong></p>



<p><strong>Manel Albouchi *</strong>&nbsp;</p>



<span id="more-16096935"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1.jpg" alt="" class="wp-image-15290578" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Comprendre un pays, c’est d’abord comprendre son inconscient collectif. En Algérie, quelque chose bouge, mais non pas dans la rue, comme on pourrait le penser, mais dans l’imaginaire collectif. Une tension latente, presque invisible, qui se lit dans les discours des jeunes, dans la manière dont ils se projettent dans l’avenir, dans la distance croissante qu’ils prennent vis-à-vis des récits officiels.&nbsp;</p>



<p>Sigmund Freud, dans <em>‘‘Malaise dans la civilisation’’</em>, expliquait la tension permanente entre l’individu et le cadre qui lui est imposé. Lorsque cet écart devient trop grand, l’angoisse surgit, et avec elle, la révolte. L’Algérie traverse aujourd’hui cette angoisse sourde : elle n’est plus totalement dans l’acceptation du système, mais n’a pas encore franchi le seuil du rejet frontal. C’est comme si le pays se trouvait dans un point de bascule cognitif, un moment où l’imaginaire collectif peine à maintenir la cohérence de son récit intérieur.</p>



<p>Le Hirak de 2019 a été la première secousse, une mise à nu du besoin urgent de renouveau. Mais, comme dans toute transformation, l’inertie du passé, du système de contrôle, freine le passage à l’acte.&nbsp;</p>



<p>Le Printemps Noir de 2001 (ⵜⴰⴼⵙⵓⵜ ⵜⴰⴱⵔⴽⴰⵏⵜ), qui a vu la Kabylie se soulever contre l’injustice et la marginalisation, a été un précurseur de cette dynamique. La révolte a été matée par une répression sanglante, mais elle a laissé une empreinte indélébile dans l’imaginaire collectif algérien. Elle a montré que le défi à l’ordre établi pouvait surgir d’une région spécifique avant de se diffuser plus largement, anticipant les revendications plus globales du Hirak.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Algérie et Tunisie : un dialogue en miroir&nbsp;</h2>



<p>Historiquement, l’Algérie s’est construite dans une posture de la lutte et de la résistance à la colonisation, alors que la Tunisie a choisi la négociation et l’adaptation. Deux trajectoires opposées, qui se croisent parfois en rivalité implicite, parfois en inspiration mutuelle.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>La Tunisie, pendant longtemps, a été un laboratoire politique pour toute la région. Un espace d’expérimentation démocratique, où des réformes ont été tentées, échouées, puis recommencées. Paradoxalement, cette instabilité a permis à la Tunisie d’innover politiquement. L’Algérie, quant à elle, a suivi une logique plus monolithique, où le changement est contrôlé, maîtrisé, contenu. Mais cette dynamique a aujourd’hui ses limites. Et si l’Algérie commence à douter de son propre modèle, peut-elle réellement trouver une alternative dans l’expérience tunisienne ?&nbsp;</p>



<p>Pierre Bourdieu parlait de l’effet de champ, cette idée que les acteurs d’un système modifient leurs comportements en fonction des transformations de leur environnement. Si l’Algérie change, la Tunisie, elle aussi, devra redéfinir sa posture, non plus comme un simple spectateur, mais comme un acteur stratégique. Un acteur qui, fort de son expérience du chaos, peut proposer des clés pour éviter la désintégration. Une vision partagée, une coopération fondée sur la compréhension mutuelle.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Illusion du contrôle et nécessité d’un nouveau pacte&nbsp;</h2>



<p>Dans les cercles du pouvoir algérien, la confusion entre contrôle et maîtrise est prégnante. On croit que, en étouffant les tensions, on évite l’explosion. Mais en réalité, on ne fait que déplacer la pression. C’est l’illusion du contrôle, la mise sous silence de l’invisible. Mais cette illusion ne dure qu’un temps. La violence symbolique, concept cher à Bourdieu, est omniprésente : un pouvoir qui impose une vision unilatérale du réel, où contester revient à trahir la nation. Et cette violence, subtile mais constante, commence à se fissurer.&nbsp;</p>



<p>L’État peut agir sur trois leviers :&nbsp;</p>



<p>1. la coercition, qui fonctionne un temps, mais génère à long terme un rejet violent;&nbsp;</p>



<p>2. l’illusion de réforme, qui crée une façade de changement sans altérer la structure profonde;&nbsp;</p>



<p>3. la transformation réelle, un processus de reconfiguration des rapports de pouvoir, qui demande un courage bien plus grand.&nbsp;</p>



<p>L’Algérie oscille actuellement entre les deux premiers leviers. Mais pour combien de temps encore?&nbsp;</p>



<p>L’Histoire nous enseigne que les systèmes qui survivent ne sont pas ceux qui résistent à l’adversité, mais ceux qui savent se réinventer. Ce n’est pas nécessairement sous la pression d’une rue en colère, mais par une anticipation intelligente des changements à venir. Une mutation négociée, pas une rupture brutale.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Vers une nouvelle dynamique algéro-tunisienne ?&nbsp;</h2>



<p>Et si la Tunisie, avec son expérience du changement, avait un rôle à jouer dans cette transition? Non pas en donnant des leçons, mais en agissant comme un partenaire stratégique, capable d’accompagner les mutations sans précipiter le chaos.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Il ne s’agit pas d’importer un modèle démocratique fragile, ni de plaquer des solutions toutes faites sur un contexte aux dynamiques internes profondes. Mais bien d’ouvrir un dialogue. De proposer une expertise, une lecture psychologique et sociologique des dynamiques en cours, car, en fin de compte, la politique n’est pas seulement un jeu de décisions rationnelles. Elle repose sur des perceptions, des émotions collectives, des croyances profondes.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Transformation contrôlée ou implosion soudaine&nbsp;?</h2>



<p>Anticiper les mutations, c’est savoir lire entre les lignes. Observer les signes faibles avant qu’ils ne deviennent des évidences. C’est comprendre que la stabilité n’est pas un état figé, mais un équilibre en perpétuel réajustement.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>L’Algérie est à un tournant. Le choix n’est plus entre le statu quo et la révolution, mais entre une transformation contrôlée et une implosion soudaine. Le pays traverse un espace transitionnel, une phase où les représentations collectives sont en recomposition, où l’ancien et le nouveau s’affrontent. La dissonance cognitive, cette tension entre des valeurs anciennes et les besoins actuels, empêche encore une évolution véritable.</p>



<p>Dans ce processus, la Tunisie a une carte stratégique à jouer.&nbsp;</p>



<p>* <em>Psychologue, psychanalyste.</em></p>
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		<title>14 ans après la révolution tunisienne : les rois sont nus</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Jan 2025 11:10:18 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Bachar al-Assad]]></category>
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		<category><![CDATA[printemps arabe]]></category>
		<category><![CDATA[révolution]]></category>
		<category><![CDATA[Zine El Abidine Ben Ali]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Quatorze ans après la révolution tunisienne, la démocratie fait toujours défaut en Tunisie et dans le monde arabe en général.</p>
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<p><strong><em>Le Printemps arabe n’a pas apporté la démocratie dans la région, mais malgré les échecs essuyés, il reste une lueur d’espoir pour les peuples arabes&nbsp;: les soulèvements ont construit une nouvelle relation État-public dans le monde arabe et ont fait sortir le chat du sac : les rois sont nus.</em></strong></p>



<p><strong>Larbi Sadiki</strong> *</p>



<span id="more-15188563"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Larbi-Sadiki.jpg" alt="" class="wp-image-15188574" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Larbi-Sadiki.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Larbi-Sadiki-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Larbi-Sadiki-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Il y a quatorze ans, le 14 janvier 2011, les Tunisiens ont envahi le boulevard Habib Bourguiba, l’artère centrale de Tunis, en criant leur liberté et leur dignité pour célébrer la destitution du dictateur Zine El Abidine Ben Ali. Il avait fui le pays après 28 jours de désobéissance civile, exprimée par des «occupations» de places publiques dans presque toutes les villes du pays, déclenchées par l’immolation du vendeur de fruits Mohamed Bouazizi dans la ville de Sidi Bouzid.</p>



<p>La victoire du peuple tunisien contre son oppresseur de longue date et son régime corrompu et étouffant a été si remarquable, si spectaculaire qu’elle a inspiré une vague de soulèvements arabes dans toute la région.</p>



<p>Dans les grandes villes, du Yémen au Maroc, des millions de citoyens avides de liberté ont rejoint les manifestants tunisiens du boulevard Bourguiba pour célébrer l’éviction de leur dirigeant autoritaire et réclamer leur propre libération. Avec la conquête par le peuple tunisien de sa <em>«dignité»</em> et de sa <em>«liberté»</em>, un nouveau mouvement est né, qui a placé toute la région sur la trajectoire révolutionnaire du <em>«tahrir»</em> (émancipation).</p>



<p>Plus d’une décennie plus tard, l’héritage de ces soulèvements, connus sous le nom de <em>«Printemps arabe»</em>, est pour le moins mitigé. Dans un pays arabe, la Syrie, qui a entamé son propre parcours révolutionnaire juste après la Tunisie, le 30 mars 2011, des rebelles armés ont réussi à renverser le dictateur Bachar Al-Assad le mois dernier seulement, après 14 ans de guerre dévastatrice et de pertes. Dans d’autres pays du Printemps arabe, dont la Tunisie, la révolution est arrivée plus rapidement mais a été de courte durée, l’autoritarisme, l’oppression et les conflits étant revenus sur le devant de la scène peu après les premiers succès des masses en révolte.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les peuples exigent d’avoir leur mot à dire</h2>



<p>Tout cela, bien sûr, n’enlève rien à la valeur morale et politique des soulèvements de 2011. Le symbolisme moral de ces révolutions – en tant que victoires remarquables de peuples autrefois muets contre certains des États les plus coercitifs du monde – a une force durable.</p>



<p>Les nouveaux modèles sociaux et politiques de la vie publique qui ont émergé à la suite de ces révolutions perdurent en Tunisie et dans le reste de la région arabe. Le corps politique de l’État avant 2011 était dominé par le déclin politique de dirigeants délégitimés et miné par une coercition excessive de la part du pouvoir exécutif et des pratiques d’exclusion.</p>



<p>Ces révolutions ont encouragé les peuples de la région à exiger d’avoir leur mot à dire sur la nature de leur gouvernance et ont changé de manière permanente la façon dont nous parlons et analysons les relations entre l’État et la société arabes postcoloniales.</p>



<p>Le 14 janvier 2011 reste encore aujourd’hui un moment historique qui a allumé une flamme morale, un cri de liberté pour les multitudes qui peuplent la géographie arabe. Il s’est insinué dans les cœurs, les esprits et l’imagination de la jeunesse arabe saisie par l’appel d’un avenir meilleur.</p>



<p>La révolution tunisienne et celles qui l’ont suivie en Égypte, en Libye, à Bahreïn, en Syrie et au Yémen ont puisé inspiration, confiance et vigueur morale dans l’effondrement d’appareils autoritaires entiers que l’on croyait jusque-là à l’abri d’un renversement soudain par le peuple.</p>



<p>Il est cependant indéniable que les bannières de liberté et de dignité érigées sur les ruines des régimes déchus ont rapidement cédé la place aux contre-révolutions.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les oscillations du pendule contre-révolutionnaire</h2>



<p>Après le renversement des dirigeants autoritaires en 2011, l’attrait de la révolution a rapidement perdu de son éclat dans la plupart des pays du Printemps arabe. Cela n’est pas dû au fait que l’idée même de révolution est tombée en disgrâce auprès des populations arabes qui <em>«occupaient les rues»</em>. Ce n’est certainement pas parce que les rivaux idéologiques de la révolution, y compris ceux qui défendent les démocraties électorales (ou même ceux qui soutiennent la <em>«démocratie islamique»</em>, comme le Tunisien Rached Ghannouchi), ont eu suffisamment de temps pour prouver ou non la justesse de leurs vues. Au contraire, les oscillations du pendule contre-révolutionnaire de la Tunisie à l’Égypte ont eu pour conséquence de forcer les <em>«révolutionnaires»</em> à adopter une position défensive et à abandonner leurs revendications <em>«révolutionnaires»</em>. En fait, avec le passage du temps, les révolutions et les révolutionnaires ont progressivement sombré.</p>



<p>Dans des pays comme l’Égypte, la Libye, la Tunisie et le Yémen, qui ont récemment acquis des libertés, les partis politiques ont commencé à s’écarter des objectifs initiaux de leurs débuts démocratiques. La résurgence de vieilles formes de polarisation politique, de divisions économiques et sociales, de milices armées et de tensions systémiques impliquant des acteurs de l’État profond et des protagonistes civils a conduit à cette déviation. Pendant ce temps, l’écart de richesse entre les riches et les pauvres, qui avait donné naissance aux premiers cris de liberté et de dignité, est resté intact. Cette crise multiforme a sonné le glas d’une véritable transformation révolutionnaire, c’est-à-dire une rupture complète avec les systèmes autoritaires renversés.</p>



<p>Le résultat a été la formation de ce que l’on appelle les quasi-démocraties du Printemps arabe, que l’on dit être des <em>«régimes hybrides»</em>, avec des formes mixtes d’autorité, n’ayant que très peu des idéaux que la rue arabe avait réclamés lors des soulèvements du Printemps arabe.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des prisons peuplées de militants politiques</h2>



<p>Aujourd’hui, les prisons de certaines de ces <em>«démocraties»</em> sont peuplées de militants politiques accusés de <em>«complot visant à subvertir le pouvoir de l’État»</em> – des accusations coercitives que beaucoup pensaient avoir été reléguées aux oubliettes de l’histoire après les révolutions de 2011.</p>



<p>L’État de droit, qui était l’une des principales revendications des soulèvements, a été abandonné, et la loi elle-même est mobilisée contre des acteurs qui devraient participer aux affaires de la nation depuis une place publique ouverte, voire un parlement démocratique. Plutôt que d’utiliser leur savoir-faire au profit de l’État, ils croupissent dans des cellules pour commis le crime de critiquer les pouvoirs ayant pris le contrôle de l’État après les révolutions. De telles purges sèment le doute dans l’esprit des citoyens quant à la faisabilité d’une révolution qui mettrait fin aux pratiques autoritaires traditionnelles du passé.</p>



<p>Dans de tels revers démocratiques, où la liberté d’association, de participation, de contestation et d’expression est constamment menacée, les élections elles-mêmes perdent inévitablement leur crédibilité. Le faible taux de participation électorale témoigne de cette dégénérescence démocratique dans des pays comme l’Algérie, l’Égypte et la Tunisie.</p>



<p>Dans de nombreux États du Printemps arabe, l’opposition politique présente les mêmes défauts et faiblesses démocratiques que les pouvoirs en place, ce qui conduit de nombreux électeurs à penser que les élections sont vaines, même si elles sont justes et libres en apparence. La démocratie au sein des partis reste faible, voire inexistante. Ceux qui dirigent les partis politiques et les organisations de la société civile ont tendance à s’accrocher au pouvoir et à rechigner à l’alternance démocratique des postes de direction. En conséquence, ceux qui ont rendu possibles les révolutions de 2011 – le peuple – perdent tout intérêt pour le processus électoral.</p>



<p>Bien entendu, la responsabilité de la dégénérescence démocratique depuis les révolutions de 2011 ne doit pas être imputée uniquement aux États profonds ou aux dirigeants politiques nationaux.</p>



<p>L’autoritarisme arabe a été revitalisé et la ferveur révolutionnaire a été étouffée dans plus d’un cas au cours des 14 dernières années grâce aux pactes que les gouvernements arabes post-soulèvements ont conclus avec les puissances et institutions occidentales, des États-Unis à l’Union européenne en passant par le Fonds monétaire international (FMI).</p>



<p>Par exemple, dans des pays comme le Liban et l’Égypte, le FMI a joué un rôle clé dans le maintien de l’autoritarisme en fournissant des fonds aux gouvernements, réduisant ainsi tout espoir que leurs populations auraient pu avoir de nouveaux dirigeants ou de solutions révolutionnaires et durables à leurs problèmes économiques et politiques.</p>



<p>La rue arabe n’a pas oublié le massacre de Rabaa en août 2013, au cours duquel les forces de sécurité ont tué des centaines de partisans du président déchu Mohamed Morsi, qui avait été démocratiquement élu. Ils ne sont pas non plus indifférents ou inconscients du génocide israélien facilité par l’Occident à Gaza et de l’incapacité des États arabes à y mettre un terme depuis 15 longs mois.</p>



<p>Les peuples arabes sont parfaitement conscients que leurs États dirigés par des despotes expérimentés ou en devenir ne sont plus que des gardiens du terrorisme ou des migrations. Ils protègent les frontières et cherchent à assurer la <em>«stabilité»</em> insaisissable qui est dans l’intérêt mutuel des dirigeants régionaux et occidentaux.</p>



<p>C’est peut-être l’héritage le plus important et le plus durable de la révolution tunisienne et du Printemps arabe dans son ensemble. Le <em>«roi»</em> n’est pas vaincu, bien sûr. Mais il est vulnérable. Tout comme le roi vaniteux du célèbre conte populaire danois, la nudité des États arabes et de leurs dirigeants est devenue impossible à dissimuler.</p>



<p>Il n’y a plus de vêtements. Il n’y a plus de couverture. Il n’y a plus de <em>«démocratie»</em>, de politique de négociation, de partage du pouvoir ou de citoyenneté libre. Les soulèvements ont construit une nouvelle relation État-public dans le monde arabe et ont fait sortir le chat du sac : le roi n’a plus de vêtements.</p>



<p>Quatorze ans après la révolution tunisienne, la démocratie fait toujours défaut en Tunisie et dans le monde arabe en général. Mais les rois sont nus, et les peuples arabes en ont pris note. L’héritage des révolutions perdure.</p>



<p class="has-text-align-right"><em>Traduit de l’anglais.</em></p>



<p><strong><em>Source</em></strong><em> : <a href="https://www.aljazeera.com/opinions/2025/1/15/tunisias-revolution-14-years-on-the-emperor-has-no" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Al Jazeera</a>.</em></p>



<p>* <em>Chercheur tunisien à la Japan Society for the Promotion of Science, basée à l’université de Chiba, au Japon.</em></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="cGBvPZI3lf"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/18/la-revolution-tunisienne-de-leuphorie-au-cauchemar/">La révolution tunisienne de l’euphorie au cauchemar</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La révolution tunisienne de l’euphorie au cauchemar » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/18/la-revolution-tunisienne-de-leuphorie-au-cauchemar/embed/#?secret=RRQy2iAiz6#?secret=cGBvPZI3lf" data-secret="cGBvPZI3lf" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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