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	<title>Archives des Ridha Boukraa - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Ridha Boukraa - Kapitalis</title>
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		<title>Naïma Karoui, pionnière des recherches sur les femmes en Tunisie</title>
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		<pubDate>Fri, 24 Apr 2026 06:39:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelkader Zghal]]></category>
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		<category><![CDATA[Raja Fenniche]]></category>
		<category><![CDATA[recherche]]></category>
		<category><![CDATA[Ridha Boukraa]]></category>
		<category><![CDATA[Salah Hamzaoui]]></category>
		<category><![CDATA[sociologie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Naïma Karoui a été une pionnière des études sur la femme dans les milieux défavorisés et particulièrement dans le monde rural en Tunisie,</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/24/naima-karoui-pionniere-des-recherches-sur-les-femmes-en-tunisie/">Naïma Karoui, pionnière des recherches sur les femmes en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Figure pionnière des études sur la femme dans les milieux sociaux défavorisés et particulièrement dans le monde rural, Naïma Karoui a contribué à inscrire la question de la femme au cœur de l’analyse sociologique tunisienne.</em></strong></p>



<p><strong>Raja Fenniche *</strong></p>



<span id="more-18680082"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Raja-Fenniche.jpg" alt="" class="wp-image-18680110" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Raja-Fenniche.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Raja-Fenniche-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Raja-Fenniche-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Retracer le parcours scientifique de Naima Karoui est une tâche doublement difficile, vu la profusion de ses écrits et la diversité des thèmes abordés. Elle a enquêté, écrit, publié dans la discrétion, sans souci de visibilité.</p>



<p>Naïma Karoui née Fenniche appartient pourtant à la première génération de sociologues tunisiens qui ont posé les fondements d’une discipline susceptible d’éclairer les dynamiques d’une société complètement sous-étudiée à l’époque. Aux côtés de Abdelkader Zghal, Hechmi Karoui, Ridha Boukraa, Salah Hamzaoui, Khalil Zamiti et bien d’autres, elle a été membre, à partir de la fin des années 1960, de la section Sociologie du Centre d’études et de recherches économiques et sociales (Ceres) et a publié régulièrement les résultats de ses recherches dans la <em>Revue tunisienne des sciences sociales</em> (RTSS).</p>



<p>Figure pionnière des études sur la femme dans les milieux sociaux défavorisés et particulièrement dans le monde rural, elle a contribué à inscrire la question de la femme au cœur de l’analyse sociologique tunisienne.</p>



<p>La condition féminine a été étudiée en corrélation avec les mutations profondes que connaissait la Tunisie au tournant des années 1970, qui marque une étape importante de la construction du pays et de l’émergence de l’économie capitaliste.</p>



<p>Après l’échec du modèle coopératif des années 1960, le gouvernement de Hédi Nouira a placé la propriété privée et l’investissement extérieur au cœur de la stratégie de développement économique. S’en est suivi la montée d’une petite bourgeoisie locale et l’élargissement de la base de la classe ouvrière à de nouvelles franges de la population, dont les femmes, tant citadines que rurales.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Impact des transformations économiques sur les femmes</h2>



<p>C’est sur ce dernier aspect, en particulier, que s’est penchée Naima Karoui dans ses travaux, en analysant l’impact des transformations économiques, sociales, mais aussi symboliques de la société sur le vécu des femmes et leur imaginaire.</p>



<p>Formée en Tunisie puis en France, elle soutient en 1976 à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS, Paris), sous la direction d’Alain Touraine, une thèse intitulée «<em>Changement social et condition de la femme en Tunisie»</em>. Ce travail initiateur s’inscrit dans une approche sociologique attentive aux dynamiques d’une société en pleine transformation et aux tensions entre discours officiel et pratiques sociales.</p>



<p>L’originalité de sa démarche tient à l’importance qu’elle a accordée au travail de terrain, à une époque où la sociologie tunisienne était encore à son début. A travers le recueil de témoignages et d’entretiens, elle a donné de la visibilité à des franges peu représentées dans l’espace public : ouvrières, paysannes, employées de bureau.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La diversité des trajectoires féminines</h2>



<p>C’est à travers les enquêtes menées dans les années 1970 auprès des ouvrières de l’industrie textile de Menzel Bourguiba, des ouvrières agricoles de la région de Mateur, des paysannes de Kerkennah, et des employées de l’administration des P.T.T. qu’elle a pu mettre en exergue la diversité des trajectoires féminines, en fonction des catégories sociales auxquelles elles appartiennent.</p>



<p>J’ai eu le privilège, jeune lycéenne, de l’avoir vue à l’œuvre lorsque je l’ai accompagnée à quelques reprises dans son enquête auprès des ouvrières agricoles de Mateur.</p>



<p>Assise près du chauffeur, dans la voiture tout-terrain du Ceres, elle nous expliquait, en chemin, comment remplir le questionnaire, en retranscrivant le plus fidèlement possible les réponses des enquêtées. La voiture serpentait lentement sur les sentiers tortueux de la montagne qui surplombait les alentours de Mateur.</p>



<p>Arrivées au <em>douar</em>, nous avons été accueillies par une ribambelle d’enfants, qui couraient derrière la voiture en poussant des cris de joie. Les femmes vinrent s’attrouper autour de Naima, souriantes et excitées ; elles se bousculaient pour lui tendre la main : <em>«Elles me connaissent,</em> nous dit Naima<em>, je suis déjà venue»</em></p>



<p>Nous commencions l’enquête. Quelques-unes nous faisaient entrer dans leur <em>houch</em>, nous donnaient du pain et de l’huile. Je me rappelle leurs rires étouffés quand nous abordions la question de l’avortement et des moyens contraceptifs. Celle que j’interviewais refusa net d’en parler : <em>«Tu es trop jeune</em>, haki dhiri», me dit-elle en riant.</p>



<p>Naima savait les écouter avec douceur et attention ; c’était sa manière à elle de les mettre en confiance. «<em>Le travail de terrain est fondamental en sociologie</em>», répétait-elle souvent. Étudiante, elle y a été initiée par ses professeurs, dont Jean Duvignaud, qui emmena en 1960 les étudiants à Chebika <sup>(1)</sup> pour une enquête sur les conditions de vie des habitants du village.</p>



<p>Depuis les années 1970, ses recherches se sont axées sur le travail féminin dans les couches défavorisées et ses effets sur la vie familiale. L’accès au travail rémunéré génère un vécu traversé de contradictions : double charge familiale et professionnelle, immobilisme des statuts conjugaux, tensions entre modèle traditionnel et aspiration à la modernité.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Donner la parole aux exclues et aux marginalisées</strong></h2>



<p>Les enquêtes qualitatives menées lui ont permis non seulement de mettre en lumière certains aspects méconnus du vécu de ces femmes et de leur horizon d’attente, mais aussi de donner la parole aux exclues, aux marginalisées parmi elles.</p>



<p>Dans son article «<em>La femme entre mythe et réalité</em>&nbsp;», elle écrit <sup>(2)</sup>&nbsp;: «<em>Parallèlement à l’insécurité économique dans laquelle elles avaient grandi, l’éclatement de la cellule familiale avec toutes les valeurs qui soutenaient son système, agissaient sur leurs attitudes et conduites pour expliquer la facilité avec laquelle elles bravaient les valeurs allant jusqu’à s’adonner à la prostitution clandestine».</em></p>



<p>Elle fustige un système économique et social qui&nbsp; asservit pleinement les femmes&nbsp;: «<em>il ressort que les enquêtées- principalement les ouvrières d’usines et les ouvrières agricoles&nbsp; sont doublement exploitées par leurs patrons et les hommes de leurs familles principalement le mari»</em> <sup>(3)</sup><em> …«&nbsp;quant aux femmes employées de bureau, quoique le travail joue un rôle positif dans leur insertion sociale, elles&nbsp; continuent pour beaucoup à faire preuve d’attitudes traditionnelles dans leur famille&nbsp;: dépendance à l’égard du mari, effacement quand il s’agit de prendre des décisions importantes, maintien de la séparation des tâches.&nbsp;» <sup>(4)</sup></em></p>



<p>C’est précisément la question de savoir si l’accès au travail a constitué, pour la femme, un véritable facteur d’émancipation qui a été au cœur de plusieurs travaux de Naima Karoui. A-t-il entraîné des répercussions positives sur le rapport homme/ femme&nbsp;? A-t-il inversé la relation domination/ subordination au sein de la famille traditionnelle&nbsp;?</p>



<p>Dans une approche d’anthropologie sociale et de psychosociologie, elle a confronté le vécu réel des femmes aux représentations sociales contradictoires prévalant dans la société. Représentations fortement polarisées entre une image de la femme portée par la tradition et un modèle d’émancipation défendu par <em>«le courant moderniste»</em>, représenté par le pouvoir en place.<em> «Le thème central porte sur l’adéquation ou la dichotomie existant entre le modèle de la femme véhiculé par le discours officiel de type moderniste et le vécu des femmes selon leur appartenance à des catégories socio-professionnelles différentes.&nbsp;</em>» écrit-elle dans l’Annuaire de l’Afrique du Nord <sup>(5)</sup>.</p>



<p>Un autre apport majeur de son œuvre réside dans l’étude de la pluralité des représentations et des discours sur la femme dans la Tunisie coloniale puis indépendante. Dans son article consacré à l’étude de <em>l’image de la femme dans la presse satirique des années 1930 </em><sup>(6)</sup><em>, </em>elle décrit la représentation surannée de la femme, révélatrice des idées rétrogrades prévalant à cette époque.</p>



<p>Dans un autre article <sup>(7)</sup>, elle porte un regard critique sur les idées d’émancipation véhiculées par le système éducatif français puis tunisien, depuis la première école, celle de Louise Renée Millet en 1900, jusqu’aux écoles de la République. Elle montre aussi que les questions de l’identité, du voile, du mariage et du rôle de la femme dans la sphère publique sont mises à rude épreuve par une idéologie conservatrice et discriminatoire.</p>



<p>Dans plusieurs de ses articles, Naima insiste sur le déchirement de la femme entre un modèle de famille marqué par la tradition musulmane fortement ancrée dans la société, <em>«fidèle à l’esprit de la charia et du Coran, qui reflète, dit-elle, un passé mythique… qui ne trouve de légitimité que dans les textes religieux» </em><sup>(8)</sup> et une représentation émancipatrice de la femme à laquelle elle est censée se conformer.</p>



<p>Elle montre que les enquêtées vivent différemment le conflit entre ces deux modèles. Leur déchirement varie d’intensité selon leurs conditions de vie et leur statut social.</p>



<p>«<em>Toutes les autres femmes que nous avons enquêtées ont exprimé des aspirations sans trop y croire, comme pour nous faire plaisir, avec un salaire aussi dérisoire que le leur, elles savent que leur mode de vie ne changera pas de sitôt» <sup>(9)</sup>.</em></p>



<p>A une époque encore fortement marquée par la tradition, Naima, féministe avant la lettre, percevait les limites de cette <em>«libération»</em> initiée par le pouvoir, qui ne trouvait qu’un vague écho auprès des femmes marginalisées. Elle nous disait qu’un féminisme authentique ne saurait se limiter à des cercles élitistes et ne pouvait se concevoir qu’en étroite relation avec l’émancipation sociale des femmes défavorisées face au joug de l’oppression.</p>



<p>J’étais alors adolescente, et dans ce mythique appartement de la rue Jamel Abdennacer, elle aimait parler, avec ses mots simples et sa voix pénétrante, de la pensée de Marx, de Gramsci ou encore de Bourdieu. Hechmi, son mari érudit, s’en mêlait parfois et prolongeait les explications. Je n’y comprenais pas grand-chose, mais j’étais fascinée par ces idées qui promettaient de transformer le monde et qui ont nourri depuis, mes rêves de jeunesse.</p>



<p>À mes yeux, Naima incarnait une pensée libre qui doute, interroge et refuse les carcans de la tradition, tout en s’inscrivant dans la dynamique même de la société. Pour elle, le féminisme n’était pas seulement une conviction personnelle, mais un engagement social qu’elle a assumé jusqu’au bout, dans sa façon d’être et de penser. Elle a conservé cet élan de révolte contre l’injustice sociale et a toujours défendu des positions franchement progressistes et anticonformistes.</p>



<p>Ses articles reflétaient bien cette posture de sociologue engagée. Dans <em>Le couple en Tunisie : du discours à la réalité <sup>(10)</sup></em>, comme dans <em>La femme entre le mythe et la réalité</em> <sup>(11)</sup>, elle montre que l’émancipation féminine, souvent présentée comme un acquis principal de la Tunisie indépendante, se déploie dans un champ de tensions où coexistent discours et lois progressistes, résistances sociales et immobilisme.</p>



<p>Mais c’est surtout dans le monde rural que l’écart est le plus prononcé entre le modèle véhiculé par le discours officiel et le vécu des femmes rurales&nbsp;: <em>«Malgré la reconnaissance des droits de la femme sur le plan de la loi,&nbsp; le choix du conjoint est chose nouvelle dans le milieu rural et n’apparait que dans certains cas…C’est au nom de ces mêmes coutumes que la virginité doit être sauvegardée jusqu’à la nuit de noces&nbsp;: l’un des éléments déterminants du mariage. Le mari sera tenu d’exposer aux témoins la preuve de la virginité de sa femme en présentant publiquement la chemise tachée de son épouse&nbsp;: signe de la défloration&#8230;</em>» <sup>(12)</sup></p>



<h2 class="wp-block-heading">La transmission de l’échec à travers les générations</h2>



<p>&nbsp;Dans d’autres articles, Naima développe une analyse sociologique du monde rural tunisien. Les écrits sur le village de Ghar-el-Melh <sup>(13)</sup>, sur les femmes rurales des îles Kerkennah <sup>(14)</sup>, sur les ouvriers agricoles du Nord <sup>(15)</sup> et sur <em>«l’univers éclaté»</em> des paysans du Nord-Ouest constituent des documents précieux témoignant des inégalités régionales et des formes de marginalisation persistantes dans le monde rural. Elle aborde la question de la pauvreté, en mettant en évidence les formes de la reproduction des vulnérabilités économiques et sociales. Son analyse souligne le déficit du progrès économique et social dans ces régions, montrant que le projet de développement et de modernisation prôné par l’état demeure géographiquement et socialement très inégal.</p>



<p>Dans l’article «<em>l’univers éclaté des paysans du Nord- ouest tunisien&nbsp;: la reproduction de l’échec</em>» <sup>(16)</sup>.</p>



<p>Naima s’intéresse à la question de la transmission de l’échec à travers les générations.&nbsp; Dans cette région, qui présentait l’un des taux d’échec scolaire les plus élevés du pays, elle a recueilli des récits poignants, notamment celui d’un ouvrier dont le fils a quitté l’école très tôt. «Il<em> arrivait à mes parents de se priver de manger pour nous acheter à mes frères et moi des bottes en hiver. Je me souviens que lorsqu’il pleuvait fort, je rentrais à la maison, trempé d’eau et tremblant de froid. Je ne rentrais pas à midi à cause de la longue distance que je devais effectuer de l’école à la maison. Je préférais manger du pain sec et du sucre devant la porte de l’école.»</em></p>



<p>Parce qu’elle donne la parole aux femmes rurales -ces invisibles de la société- aux démunis, aux marginaux du système, elle contribue à renouer avec la vocation première de la sociologie en tant qu’approche critique des politiques sociales en vigueur. &nbsp;</p>



<p>Décédée le 19 janvier 2026, Naïma Karoui aimait par-dessus tout lire et écrire. À la clinique, quelques heures avant sa mort, elle avait demandé qu’on lui apporte un roman à lire au chevet. Elle s’est éteinte avant même de pouvoir l’ouvrir.</p>



<p>Son œuvre constitue aujourd’hui un travail de référence pour les chercheurs qui interrogent la question de la femme en rapport avec les dynamiques sociales au cours des années 1970 et 1980. Un travail qui aide à comprendre les articulations entre condition de la femme, développement économique et social, monde rural et recompositions familiales.</p>



<p><em>* Professeur de l&rsquo; enseignement supérieur.</em></p>



<p><strong><em>Notes&nbsp;:</em></strong></p>



<p><em>1) Jean Duvignaud a publié un ouvrage retraçant les étapes de cette enquête intitulée&nbsp;: ‘‘Chebika’’. Suivi de ‘‘Retour à Chebika 1990. Changements dans un village du Sud tunisien’’. Paris, Gallimard 1968. Paris, Plon, 1990, 501 p.&nbsp;&nbsp;</em></p>



<p><em>2)&nbsp; Karoui, N. (1993). </em><em>La femme entre le mythe et la réalité : quête pour une liberté</em><em>. </em><em>RTSS, n° 114, pp. 49-70. (p 60).</em></p>



<p><em>3) Idem p 65.</em></p>



<p><em>4) Idem p 63.</em></p>



<p><em>5) Karoui, N. (1989). Les femmes entre le discours et le vécu : principaux axes de recherche. In Femmes et sociétés : la Tunisie et le Maroc, Annuaire de l’Afrique du Nord, Tome XXVIII. Paris : CNRS, pp. 871-875.</em></p>



<p><em>6)&nbsp; Karoui, N. (1990). </em><em>Image de la femme tunisienne à travers la presse satirique et humoristique des années 1930</em><em>. RTSS, n° 103, pp. 53-79.</em></p>



<p><em>7) la femme entre le mythe et la réalité, op cit, p 50</em>.</p>



<p><em>8)&nbsp; Idem, p 872</em>.</p>



<p><em>9) Karoui, N. (1980). </em><em>Étude sociologique sur les ouvrières agricoles dans la région de Mateur</em><em>. RTSS, n° 63, pp. 92-135. (p131).</em></p>



<p><em>10) Karoui, N. (1989). </em><em>Le couple en Tunisie : du discours à la réalité</em><em>. RTSS, n° 98-99, pp. 59-73.</em></p>



<p><em>11) Femmes entre mythe et réalité, op cit.</em></p>



<p><em>12) Le couple en tunisie&nbsp;: du discours à la réalité, op cit . p68 </em><em><sup></sup></em></p>



<p><em>13) </em><em>&nbsp;Karoui, N. (1973). </em><em>Ghar el-Melh : « Port admirable et village paisible »</em><em>. RTSS, n° 32-35, pp. 201-223.</em></p>



<p><em>14) Karoui, N. (1989). </em><em>Rôles et statuts des femmes rurales : l’exemple des îles Kerkennah</em><em>. RTSS, n° 96-97, pp. 27-66.</em></p>



<p><em>15) Karoui, N. (1989). </em><em>Témoignages d’ouvriers agricoles dans le nord de la Tunisie</em><em>. RTSS, n° 96-97, pp. 67-83.</em></p>



<p><em>16) Karoui, N. (1991). </em><em>L’univers éclaté des paysans du Nord-Ouest tunisien : la reproduction de l’échec</em><em>. RTSS, n° 104-105, pp. 69-108.</em></p>



<h1 class="wp-block-heading">&nbsp;</h1>



<h1 class="wp-block-heading">&nbsp;<strong>Bibliographie&nbsp;:</strong></h1>



<h3 class="wp-block-heading">1965</h3>



<p>Karoui, N. (1965). <em>Attitudes des jeunes parents tunisois de 20 à 30 ans devant le mariage mixte</em>. Revue Tunisienne des Sciences Sociales (RTSS), n° 3, p. 45.</p>



<h3 class="wp-block-heading">1973</h3>



<p>Karoui, N. (1973). <em>Ghar el-Melh : « Port admirable et village paisible »</em>. RTSS, n° 32-35, pp. 201-223.</p>



<h3 class="wp-block-heading">1975</h3>



<p>Karoui, N. (1975). <em>L’idéologie de l’émancipation de la femme</em> (en arabe). Al-Fikr, n° 3, décembre.</p>



<h3 class="wp-block-heading">1976</h3>



<p>Karoui, N. (1976). <em>Changement social et condition de la femme en Tunisie</em>.<br>Thèse de doctorat en sociologie, EHESS, Paris, sous la direction d’Alain Touraine.</p>



<p>Karoui, N. (1976). <em>Famille et travail : les ouvrières de Menzel Bourguiba</em>. RTSS, n° 45, pp. 75-98.</p>



<p>Karoui, N. (1976). <em>La notion d’émancipation de la femme à travers la presse : ébauche d’une analyse de contenu</em>. RTSS, n° 47, pp. 93-124.<br>(N.B. Reformulation harmonisée du titre mentionné dans la première liste.)</p>



<h3 class="wp-block-heading">1980</h3>



<p>Karoui, N. (1980). <em>Étude sociologique sur les ouvrières agricoles dans la région de Mateur</em>. RTSS, n° 63, pp. 92-135.</p>



<h3 class="wp-block-heading">1983</h3>



<p>Karoui, N. (1983). <em>La femme tunisienne et le phénomène du « bureau » : étude sociologique des attitudes et conduites des jeunes femmes dans l’administration des P.T.T.</em> RTSS, n° 70-71, pp. 75-109.</p>



<h3 class="wp-block-heading">1989</h3>



<p>Karoui, N. (1989). <em>Rôles et statuts des femmes rurales : l’exemple des îles Kerkennah</em>. RTSS, n° 96-97, pp. 27-66.</p>



<p>Karoui, N. (1989). <em>Témoignages d’ouvriers agricoles dans le nord de la Tunisie</em>. RTSS, n° 96-97, pp. 67-83.</p>



<p>Karoui, N. (1989). <em>Le couple en Tunisie : du discours à la réalité</em>. RTSS, n° 98-99, pp. 59-73.</p>



<p>Karoui, N. (1989). <em>Les femmes entre le discours et le vécu : principaux axes de recherche</em>.<br>In <em>Femmes et sociétés : la Tunisie et le Maroc</em>, Annuaire de l’Afrique du Nord, Tome XXVIII. Paris : CNRS, pp. 871-875.</p>



<p>Karoui, N. (1989). <em>Les femmes dans le domaine agricole dans la Tunisie coloniale</em>. RTSS, n° 98-99, pp. 129-??? (pagination à vérifier).</p>



<h3 class="wp-block-heading">1990</h3>



<p>Karoui, N. (1990). <em>Image de la femme tunisienne à travers la presse satirique et humoristique des années 1930</em>. RTSS, n° 103, pp. 53-79.</p>



<h3 class="wp-block-heading">1991</h3>



<p>Karoui, N. (1991). <em>L’univers éclaté des paysans du Nord-Ouest tunisien : la reproduction de l’échec</em>. RTSS, n° 104-105, pp. 69-108.</p>



<h3 class="wp-block-heading">1993</h3>



<p>Karoui, N. (1993). <em>La femme entre le mythe et la réalité : quête pour une liberté</em>. RTSS, n° 114, pp. 49-70.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/24/naima-karoui-pionniere-des-recherches-sur-les-femmes-en-tunisie/">Naïma Karoui, pionnière des recherches sur les femmes en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Colloque à Tunis sur les fondateurs de la sociologie tunisienne</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/08/colloque-a-tunis-sur-les-fondateurs-de-la-sociologie-tunisienne/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 08 Oct 2024 08:22:21 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Abdelbaki Hermassi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les fondateurs de la sociologie tunisienne : figures, traces et actualité: colloque à Tunis? </p>
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<p><strong><em>Nous publions ci-dessous la note conceptuelle du colloque scientifique sur le thème : «Les fondateurs de la sociologie tunisienne : figures, traces et actualité», qui se tiendra à la Faculté des sciences humaines et sociales (FSHS) de Tunis les 11 et 12 octobre 2024.</em></strong></p>



<span id="more-14138765"></span>



<p>Bien que l’enseignement de la sociologie ait précédé l’université tunisienne à l’Institut des hautes études de Tunis rattaché à l’université française, la discipline ne s’est réellement établie qu’avec la création de la licence de sociologie en 1958 et, ensuite, la mise en place de l’Université tunisienne en 1962.</p>



<p>La première génération de sociologues faisait partie d’une élite moderniste (historiens, philosophes, linguistes, juristes&#8230;) profondément marquée par les défis et les problématiques d’une société récemment indépendante et en pleine mutation. Elle a pu associer réflexion théorique et recherche empirique à un travail de pédagogie et de transmission de la discipline au sein de l’Université, formant toute une génération d’étudiants et de disciples, devenus, à leur tour, des formateurs et des producteurs d’un savoir sociologique de plus en plus diversifié aussi bien par la multiplication de ses objets de recherche que par l’évolution de ses approches théoriques et méthodologiques.</p>



<p>Les thèses et les enquêtes sociologiques de Jean Duvignaud, Paul Sebag, Jean Cuisenier, Abdelawhab Bouhdiba, Khalil Zamiti, Lilia Ben Salem, Ridha Boukraa, Abdelkader Zghal, Fraj Stambouli, Abdelbaki Hermassi, Hachemi Karoui, Naïma Karoui, Moncer Rouissi, Salah Hamzaoui, Dorra Mahfoudh, Tahar Labib et bien d’autres constituent un patrimoine sociologique d’une ampleur considérable.</p>



<p>Le nouvel horizon introduit par Jacques Berque, remplaçant la dichotomie pays développés/pays sous-développés par la distinction sociétés analysés/sociétés sous-analysés, est venu renforcer l’ambition de ces enseignants et chercheurs de la première heure. Alors que le Bureau des recherches sociales puis le Centre d’études et de recherches économiques et sociales (Ceres) à partir de 1962, leur ont offerts la possibilité de mener des enquêtes empiriques, les Cahiers de Tunisie, les Annales de l’université tunisienne, la revue Ibla et puis la Revue tunisienne des sciences sociales ont accueilli leurs contributions et rendu publiques des thématiques de recherche jusque-là inédites en Tunisie.</p>



<p>C’est dans le sillage des critiques scientifiques et politiques du modèle colonial, avec des doutes et des questionnements sur les choix socio-économiques de l’Etat de l’Indépendance, qu’est née une sociologie tunisienne ambitieuse, critique, diversifiée et résiliente, en quête de confirmation de son utilité sociale et politique et de sa légitimité scientifique.</p>



<p>Bien qu’une grande partie de la production sociologique de l’époque soit critiquée pour l’insuffisance de son analyse et son incapacité à apporter des solutions aux problématiques soulevées, la génération des fondateurs a réussi à résister, tant bien que mal, aux pressions politiques de tous bords. Ce qui a été écrit durant cette période demeure, aujourd’hui, une référence incontournable à toute investigation sociologique qui se veut un travail scientifique exigeant.</p>



<p>Il ne faut pas oublier que des disciplines adjacentes ou connexes sont apparues au sein des départements de sociologie, comme la démographie avec Mahmoud Seklani, Mongi Bchir et Khemaïes Taamallah, ou beaucoup plus tard, l’anthropologie avec des chercheurs plus jeunes.</p>



<p>Si la société tunisienne a plus que jamais besoin de ses sociologues pour saisir les défis des crises politiques, socioéconomiques et culturelles auxquels elle est confrontée depuis des décennies, un retour aux travaux et textes de la génération des fondateurs s’avère nécessaire. C’est ce qui manque aujourd’hui dans la plupart des écrits sociologiques et même dans la plupart des programmes pédagogiques des différents départements de sociologie.</p>



<p>Les sociologues d’aujourd’hui ne connaissent-ils pas mieux la tradition et la recherche sociologiques occidentales que les recherches menées depuis une soixantaine d’années dans leur propre pays ? La question s’avère porteuse d’autres interrogations aussi problématiques : cette méconnaissance relève-t-elle d’une rupture avec les paradigmes adoptés par la première génération et l’engouement des <em>«successeurs»</em> pour de nouvelles approches? Faut-il incriminer à cet égard les clivages de paradigmes et de langues (arabe/français) ou la déficience des structures de recherche et d’enseignement ? L’arabisation de la sociologie et de ses références explique-t-elle, à elle seule, l’oubli d’une partie importante de la production sociologique des fondateurs?</p>



<p>Quelles que soient la nature des raisons invoquées dans l’explication de cette déconnexion des sociologues d’aujourd&rsquo;hui de l’héritage des précurseurs, celles-ci ne justifient nullement la rupture de la pratique sociologique actuelle de celles des fondateurs, malgré le changement des contextes internationaux et des défis locaux séparant le milieu du XXe siècle des premières décennies du troisième millénaire.</p>



<p>Le présent colloque n’a pas l’ambition de répondre à toutes ces questions, mais de poser un regard sur les travaux sociologiques de la génération des fondateurs dans le but de cerner les contours de cette sociologie des débuts et d’en montrer l’actualité. Il permettra de comprendre les parcours et les choix de plusieurs figures importantes de la première génération de sociologues tunisiens et de relire des textes importants et fondateurs d’un certain nombre d’entre eux. Le projet éditorial auquel il donnera lieu pourra comprendra des textes analysant les parcours et les travaux de ces sociologues, et de manière plus générale les enjeux inhérents à la mise en place de la discipline sociologique en Tunisie, mais aussi une anthologie de certains de leurs textes considérés comme particulièrement importants suivis d’une lecture analytique et critique. L’événement est organisé par l’Association tunisienne de sociologie (ATS), le Centre arabe des recherches et d’études des politiques de Tunis (Carep), et l’Institut de recherche sur le Maghreb contemporain (IRMC) en collaboration avec l’Association internationale des sociologues de langue française (AISLF).</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/08/colloque-a-tunis-sur-les-fondateurs-de-la-sociologie-tunisienne/">Colloque à Tunis sur les fondateurs de la sociologie tunisienne</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Colloque à Hammamet : les fondateurs de la sociologie tunisienne</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/17/colloque-a-hammamet-les-fondateurs-de-la-sociologie-tunisienne/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 17 Jun 2024 11:58:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelkader Zghal]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les fondateurs de la sociologie tunisienne : chiffres, repères et enjeux actuels. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/17/colloque-a-hammamet-les-fondateurs-de-la-sociologie-tunisienne/">Colloque à Hammamet : les fondateurs de la sociologie tunisienne</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<p><strong><em>L’<a href="https://www.facebook.com/events/435582612321246/?acontext=%7B%22event_action_history%22%3A[%7B%22surface%22%3A%22group%22%7D]%7D" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Association tunisienne de sociologie</a> (ATS) organise un colloque sur le thème : «Les fondateurs de la sociologie tunisienne : chiffres, repères et enjeux actuels» du 11 au 13 octobre 2024 à Hammamet.</em></strong></p>



<span id="more-13343030"></span>



<p>Le colloque est co-organisé par le Centre arabe de recherche et d’études politiques (Carep) et l’Institut de recherche sur le Maghreb contemporain (IRMC), tous deux basés à Tunis, en collaboration avec l’Association internationale des sociologues de langue française (AISLF).</p>



<p>Bien que la sociologie ait déjà été enseignée en Tunisie à l’Institut des hautes études de Tunis (IHET) affilié à l’université française, la discipline s’est véritablement imposée avec la création de la licence de sociologie en 1958 et la création ultérieure de l’Université tunisienne de 1962.</p>



<p>Le colloque vise à explorer les recherches sociologiques de la génération fondatrice, représentées par Pauk Sebag, Abdelwaheb Bouhdiba, Khalil Zamiti, Lilia Ben Salem, Abdelkader Zghal, Frej Stambouli, Ridha Boukraa, Abdelbaki Hermassi et bien d&rsquo;autres, pour tenter de dessiner les contours de cette première sociologie et de démontrer sa pertinence aujourd’hui.</p>



<p><em>«La première génération de sociologues faisait partie d’une élite moderniste (historiens, philosophes, linguistes, juristes…) profondément marquée par les défis et les problématiques d’une société récemment indépendante et en pleine mutation. Elle a pu associer réflexion théorique et recherche empirique à un travail de pédagogie et de transmission de la discipline au sein de l’Université, formant toute une génération d’étudiants et de disciples, devenus, à leur tour, des formateurs et des producteurs d’un savoir sociologique de plus en plus diversifié aussi bien par la multiplication de ses objets de recherche que par l’évolution de ses approches théoriques et méthodologiques», </em>lit-on dans l’<a href="https://www.facebook.com/events/435582612321246/?acontext=%7B%22event_action_history%22%3A[%7B%22surface%22%3A%22group%22%7D]%7D" target="_blank" rel="noreferrer noopener">argumentaire du colloque</a>.</p>



<p>Ce sera l’occasion de mieux comprendre les orientations des sociologues clés de la première génération et de relire certains de leurs textes importants et fondateurs.</p>



<p>Le projet éditorial qui sera réalisé lors de ce colloque comprendra des textes analysant les parcours et travaux de ces sociologues, et plus généralement les enjeux issus de l’implantation de la sociologie en Tunisie. Ceci en plus d’une anthologie de certains de leurs textes considérés comme particulièrement importants, suivie d’une lecture analytique et critique.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/17/colloque-a-hammamet-les-fondateurs-de-la-sociologie-tunisienne/">Colloque à Hammamet : les fondateurs de la sociologie tunisienne</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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