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	<title>Archives des Ridha Chiheb El Mekki - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Ridha Chiheb El Mekki - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Tunisie : Ridha Lenine, Sadok Belaïd, Kaïs Saïed et l&#8217;utopie anarchiste</title>
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		<pubDate>Mon, 30 May 2022 12:45:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans le processus de mise en place les bases juridiques d'une démocratie participative, Kaïs Saïed est associé à deux mentors : Ridha Chiheb El-Mekki et Sadok Belaïd.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/05/30/tunisie-ridha-lenine-sadok-belaid-kais-saied-et-lutopie-anarchiste/">Tunisie : Ridha Lenine, Sadok Belaïd, Kaïs Saïed et l&rsquo;utopie anarchiste</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Dans le processus de mise en place les bases juridiques d&rsquo;une démocratie participative qu&rsquo;il a engagé depuis le 25 juillet 2021, Kaïs Saïed est associé à deux mentors : Ridha Chiheb El-Mekki que l&rsquo;on connaissait déjà et Sadok Belaïd que l&rsquo;on découvre aujourd&rsquo;hui. Les trois compères préconisent un modèle de société fondé sur la participation populaire et le démantèlement de l’Etat central. L’anarchie, cette belle utopie destructrice, n&rsquo;est pas loin&#8230;</em></strong></p>



<p>Par <strong>Mounir Chebil </strong>*</p>



<span id="more-1081237"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/08/Mounir-Chebil-2.jpg" alt="" class="wp-image-312661"/></figure></div>


<p>Nous voilà donc devant le fait accompli. Kaïs Saïed a désigné une commission consultative constituée par les doyens de plusieurs facultés de droit et des sciences juridiques et politiques pour apporter leur caution scientifique à une constitution qui, selon beaucoup d&rsquo;observateurs, est déjà prête.</p>



<p>En effet, ce n’est pas en trois semaines qu’on élabore une constitution qui va, en plus, réinventer la roue et instaurer un nouveau système politique pour notre pays. Et ce n’est pas en trois semaines non plus que des juristes appartenant à différentes écoles juridiques vont s’entendre sur un texte constitutionnel.&nbsp;</p>



<p>Quoi qu&rsquo;il en soit, les membres de ladite commission n&rsquo;auront qu&rsquo;un avis consultatif sur un texte déjà sorti du four. Leur participation servirait seulement à donner plus de crédibilité à la parodie référendaire du 25 juillet devant approuver la constitution de la Nouvelle République rêvée par le président de la république. C&rsquo;est ce que la plupart de ces juristes ont compris et c&rsquo;est la raison pour laquelle ils n’ont pas accepté d’être de simples figurants auxquels le metteur en scène demande de sourire aux caméras. Ce camouflet à lui seul aurait dû provoquer la démission de celui qui a commis cet impair.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ridha Lenine et Sadok Belaïd à la manœuvre</h2>



<p>Sur un autre plan, on peut légitimement s&rsquo;interroger sur la place qu&rsquo;occupe<a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/05/20/tunisie-kais-saied-designe-sadok-belaid-a-la-tete-de-la-commission-consultative/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> Sadok Belaïd</a>, l’ancien doyen de la faculté de droit de Tunis, dans les conciliabules constitutionnels en cours, surtout qu&rsquo;il s’entretient régulièrement avec M. Saïed sans qu’on sache exactement le contenu de ces entretiens.</p>



<p>On sait que M. Belaïd n’est ni économiste pour parler d’économie, ni financier pour parler de finance. C’est un juriste qui a une approche particulière des systèmes politiques et du droit constitutionnel qu&rsquo;il avait longtemps enseignée à l&rsquo;université. Il ne pouvait donc s’agir entre lui et son ancien collègue, M. Saïed en l&rsquo;occurrence, que de droit constitutionnel et de constitution. Peut-on donc parler de convergence des vues entre l&rsquo;ancien professeur et son ancien étudiant sur la question de la démocratie participative, chère aux deux hommes?</p>



<p>M. Saïed a souvent exprimé sa volonté d’instaurer un nouveau système politique qui a pour base la démocratie participative ou de proximité. Dans de précédents articles, j’avais soutenu qu’il est en cela influencé par un certain Ridha Chiheb El-Mekki, alias <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/10/30/ou-kais-saied-va-t-il-nous-mener-letat-communiste-source-dinspiration-du-tandem-saied-mekki-3-6/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Ridha Lenine</a>, un ancien militant de gauche, son éminence grise, lors de la campagne électorale pour les présidentielles.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Ridha-Lenin-Kais-Saïed-Sonia-Charbti.jpg" alt="" class="wp-image-250441" width="600"/><figcaption><em>Kais Saïed et Ridha Lenine pendant la campagne électorale. </em></figcaption></figure></div>


<p>Ridha Lenine avait défendu au début des années 1980 à l&rsquo;université tunisienne la théorie conseilliste qui se démarque aussi bien du centralisme du système soviétique que de la démocratie libérale ou parlementaire occidentale. Ces deux systèmes ne garantissent pas selon lui une participation réelle de l’individu à la détermination du pouvoir. Il s’agit donc pour lui de déconstruire le pouvoir pour le recentrer dans les structures de base, à partir des quartiers et des localités.</p>



<p>Ce qui n’a pas été dit, cependant, c’est que M. Saïed est aussi sous l’influence du professeur Belaïd qui avait enseigné le droit constitutionnel à la faculté de droit de Tunis dans les années 1970-1980, lorsque l&rsquo;actuel président de la république y poursuivait lui-même ses études.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Donner à l’individu la possibilité réelle de participer à son destin</h2>



<p>Dans les cours polycopiés qu&rsquo;il enseignait durant l’année universitaire 1974-1975, et au premier chapitre, le professeur Bélaïd traitait de la notion du pouvoir politique, qui est, pour lui, un instrument du bien commun qui ne peut être le fait du pouvoir en soi mais celui des membres du groupe social.</p>



<p>Or, les sociétés aussi bien libérale, socialiste, élitiste ou technocratique, sont gouvernées par la minorité incarnée par les gouvernants. M. Bélaïd écrit&nbsp;à ce sujet :&nbsp;<em>«C</em><em>es sociétés n’organisent pas une participation réelle de l’individu à la détermination du devenir social. Ces sociétés remettent la destinée du groupe social à ce que nous appellerons des tuteurs. Ces tuteurs agissent pour le compte de la société… Ces tuteurs sont constitués suivant une structure minoritaire; c’est ce qu’on appelle les gouvernants</em>.»</p>



<p>Cela veut dire que l’individu est écarté du processus de prise de décision et de la détermination de son destin. Pour remédier à cette situation jugée injuste, il convient d&rsquo;«<em>élaborer une autre conception de la société qui puisse intégrer l’individu dans la société et qui puisse assurer une véritable participation à l’élaboration des décisions qui vont peser sur sa destinée</em>», souligne M. Belaïd, étant donné que, pour lui, <em>«c</em><em>ette organisation aboutit à l’aliénation de l’individu. Et c’est précisément contre cette aliénation qu’il faut lutter. Il faut donner à l’individu la possibilité réelle de participer à son destin.</em>»</p>



<p>Cette participation ne se réalise que dans le cadre de ce que M. Belaïd appelle la démocratie harmonieuse ou le système pouvoir participatif. Selon lui, il y a, dans ce système, «<em>une identité entre la participation et le mot demos cratos (pouvoir du peuple); chaque individu doit détenir et exercer efficacement une part du pouvoir</em>.»</p>



<p>Quand on se réfère aux modalités de la participation conçues par M. Belaïd, on se rend compte de la ressemblance entre le modèle préconisé par M. Saïed et celui défendu par M. Belaïd. Ce dernier précise à ce propos : «<em>La participation suppose en premier lieu la nécessité d’organiser et de développer la décentralisation du pouvoir, la multiplication des centres de décision, des centres d’impulsion. Cette décentralisation peut s’effectuer grâce à la création de groupes de base, d’unités de base par exemple de type territorial… Cette décentralisation a l’avantage de permettre à l’individu de prendre part effectivement à la décision et d’acquérir le sens des responsabilités. Elle a l’avantage aussi d’éviter les inconvénients de la centralisation et de l’encadrement bureaucratique qui sont inhérents à la société classique.» </em>Plus loin, M. Belaïd ajoute&nbsp;:<em> «En deuxième lieu, les petits centres, en effet ceux que nous avons appelés les unités de base, ont le pouvoir de décider sur les matières qui les concernent, mais ils n’ont pas de possibilité de décider sur les choix fondamentaux, sur les choix globaux. La participation suppose à la fois l’existence des petits centres d’unités de base et aussi la présence d’un centre global. Seulement, ce centre d’impulsion global, ce centre de décision global doit être composé par les représentants de ces unités de base et doit être soumis au contrôle réel des unités de base</em>.»</p>



<p>L’ex-république yougoslave était prise par le professeur Belaïd pour modèle de la démocratie participative. D&rsquo;ailleurs, à l&rsquo;époque, il faisait remarquer que le système yougoslave se base «<em>sur le refus du centralisme à l’intérieur de la société socialiste et le refus de l’organisation centralisatrice et bureaucratique de la structure politique.»</em></p>



<p>Après avoir présenté les différentes réformes de la constitution yougoslave, le professeur Belaïd conclut dans son cours polycopié<em>: «D’une manière globale, le système yougoslave semble s’orienter directement vers la participation. L’Etat tend à s’étioler et s’affaiblir au profit des structures locales ou fédérales, c&rsquo;est-à-dire décentralisées et, il tend à être remplacé par un système d’auto-gestion sociale qui doit assurer la participation la plus large des citoyens à l’adoption des décisions qui les concernent aussi bien dans la vie économique, au sein de l’entreprise et au sein de la commune.» </em>Et le professeur de droit d&rsquo;ajouter : «<em>La conséquence sur le plan institutionnel est le dépérissement de l’Etat. C’est ainsi que s’explique le dépérissement de l’Etat. C’est ainsi que s’explique la grande réduction des pouvoirs de la fédération au profit des républiques. Mais, il ne s’agit pas d’un simple transfert de compétences. Les pouvoirs de la fédération et des républiques se trouvent affaiblis en même temps. Le pouvoir de l’Etat tend d’une manière générale, au dépérissement.»</em></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img decoding="async" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/05/Kais-Saied-Ridha-Lenine-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-1081367" width="600" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/05/Kais-Saied-Ridha-Lenine-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/05/Kais-Saied-Ridha-Lenine-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/05/Kais-Saied-Ridha-Lenine-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/05/Kais-Saied-Ridha-Lenine-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/05/Kais-Saied-Ridha-Lenine-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/05/Kais-Saied-Ridha-Lenine-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/05/Kais-Saied-Ridha-Lenine.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption><em>A quel titre le président Saïed reçoit-il officiellement Ridha Lenine ? </em></figcaption></figure></div>


<h2 class="wp-block-heading">Démocratie participative et utopie anarchiste</h2>



<p>La nouvelle constitution tunisienne, qui serait présentée au vote citoyen lors du référendum du 25 juillet, sera-t-elle celle dont rêvait M. Belaïd depuis les années 1970-1980 et que son ancien élève et actuel président de la république, M. Saïed, croit avoir aujourd&rsquo;hui le pouvoir de mettre en place? Consacrera-t-elle les principes généraux de la démocratie participative, et scellera-t-elle, au prétexte d&rsquo;exprimer la volonté du peuple, les pouvoirs quasi-monarchiques que s’est octroyés M. Saïed au lendemain de la proclamation des mesures exceptionnelles, le 25 juillet dernier ?</p>



<p>Toute la question est de savoir si l&rsquo;instauration de cette démocratie participative ne va-t-elle pas entraîner l’implosion du pays aux prises avec les instincts claniques et tribaux, les réflexes régionalistes et les éternels inégalités entre la ville et la campagne, sans parler des interférences étrangères?</p>



<p>Les structures de base à créer dans le système de Kaïs Saïed ne risqueraient-elles pas de connaître des dérapages semblables à ceux de la commune de Paris et des Soviets russes avec leurs lots de spoliations des biens et de terreur.</p>



<p><em>«Echaab Yourid»</em>, ou le peuple veut, est le slogan de campagne de M. Saïed. Le peuple souverain peut tout vouloir, tout décider et tout exécuter. Qu&rsquo;est-ce qui va l&rsquo;arrêter?</p>



<p>* <em>Haut fonctionnaire à la retraite.</em></p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Articles du même auteur dans Kapitalis :</em></h4>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="KA4vaJsDw6"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/05/26/la-tunisie-dans-la-tourmente-malmenee-par-ses-dirigeants-politiques/">La Tunisie dans la tourmente, malmenée par ses dirigeants politiques</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Tunisie dans la tourmente, malmenée par ses dirigeants politiques » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/05/26/la-tunisie-dans-la-tourmente-malmenee-par-ses-dirigeants-politiques/embed/#?secret=p43O3hYyar#?secret=KA4vaJsDw6" data-secret="KA4vaJsDw6" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Kc47sIfAtF"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/04/15/tunisie-le-dialogue-national-selon-kais-saied-pourquoi-et-avec-qui/">Tunisie-Le dialogue national selon Kaïs Saïed, pourquoi et avec qui ?</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie-Le dialogue national selon Kaïs Saïed, pourquoi et avec qui ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/04/15/tunisie-le-dialogue-national-selon-kais-saied-pourquoi-et-avec-qui/embed/#?secret=3vJNJPfeJC#?secret=Kc47sIfAtF" data-secret="Kc47sIfAtF" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="abQ5vKOE2e"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/10/30/ou-kais-saied-va-t-il-nous-mener-letat-communiste-source-dinspiration-du-tandem-saied-mekki-3-6/">Où Kaïs Saïed va-t-il nous mener : L’Etat communiste, source d’inspiration du tandem Saïed-Mekki (3-6)</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Où Kaïs Saïed va-t-il nous mener : L’Etat communiste, source d’inspiration du tandem Saïed-Mekki (3-6) » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/10/30/ou-kais-saied-va-t-il-nous-mener-letat-communiste-source-dinspiration-du-tandem-saied-mekki-3-6/embed/#?secret=oxwtlBCxdC#?secret=abQ5vKOE2e" data-secret="abQ5vKOE2e" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/05/30/tunisie-ridha-lenine-sadok-belaid-kais-saied-et-lutopie-anarchiste/">Tunisie : Ridha Lenine, Sadok Belaïd, Kaïs Saïed et l&rsquo;utopie anarchiste</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Où Kaïs Saïed va-t-il nous mener ? :La gouvernance participative selon le tandem Saïed-Mekki (2-6)</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2021/10/29/ou-kais-saied-va-t-il-nous-mener-la-gouvernance-participative-selon-le-tandem-saied-mekki-2-6/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 29 Oct 2021 12:11:56 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Nous avions publié le premier article de cette série le 25 juillet 2021. Le soir même, le président Kaïs Saïed a annoncé les «mesures exceptionnelles» inaugurant une nouvelle phase de la transition en Tunisie. Aussi avons-nous décidé de surseoir à la publication des articles suivants de la série en attendant de voir l&#8217;évolution de la...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/10/29/ou-kais-saied-va-t-il-nous-mener-la-gouvernance-participative-selon-le-tandem-saied-mekki-2-6/">Où Kaïs Saïed va-t-il nous mener ? :La gouvernance participative selon le tandem Saïed-Mekki (2-6)</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/07/Kais-Saied-Chiheb-Mekki.jpg" alt="" class="wp-image-357210"/><figcaption><em>Kais Saied reçoit Ridha Chiheb Mekki alias « Ridha Lénine ». </em></figcaption></figure></div>



<p><strong><em>Nous avions publié le <a href="http://kapitalis.com/tunisie/2021/07/25/ou-kais-saied-va-t-il-nous-mener-1-6/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">premier article de cette série le 25 juillet 2021</a>. Le soir même, le président Kaïs Saïed a annoncé les «mesures exceptionnelles» inaugurant une nouvelle phase de la transition en Tunisie. Aussi avons-nous décidé de surseoir à la publication des articles suivants de la série en attendant de voir l&rsquo;évolution de la situation politique dans le pays. Deux mois après, les contours du projet de démocratie participative du président Saïed commencent à se préciser. Ce qui nous a incité à reprendre la publication de ces articles sur les fondements de la vision du président d&rsquo;une démocratie participative.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Mounir Chebil</strong> *</p>



<span id="more-367855"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/08/Mounir-Chebil-2.jpg" alt="" class="wp-image-312661"/></figure></div>



<p>En visite le 24 juillet 2021, à Gafsa, le président de la république Kaïs Saïed est revenu à sa lubie idéologique, la démocratie participative comme remède absolu à tous les maux de la démocratie représentative instaurée en Tunisie par la Constitution de 2014, devenue purement formelle et de pure apparat, recyclant un vieux système fondé sur le clientélisme politique et la corruption à tous les étages. Populistes à souhait, ses propos peuvent séduire des jeunes précarisés par la crise et frustrés par la confiscation de la révolution de 2011, dont ils espéraient un changement profond qui n&rsquo;est finalement pas venu, mais leur socle idéologique est non seulement vague, fait de bric et de broc philosophique, mais, confronté à la réalité du terrain, il a de quoi inspirer des inquiétudes. Dans cette série d&rsquo;articles, nous interrogeons ce socle idéologique et en montrons les incohérences.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Faire table rase du système politique actuel</h2>



<p>La campagne électorale de Kaïs Saïed entamée réellement depuis 2011 laissait déjà&nbsp;comprendre qu’il était déconnecté de la réalité. Durant tout son parcours, il n’avait présenté aucune vision sur sa politique économique, financière,&nbsp;sociale et culturelle. Il n’en avait pas tout simplement. Il se voulait du côté du peuple et des démunis, alors qu’il ne leur a rien présenté de concret à part son cher slogan alchimique <em>«Achaabou yourid» </em>(<em>«le pouvoir est au peuple&nbsp;»</em>).&nbsp;Il a mené sa campagne sur un seul thème&nbsp;: faire table rase du système politique actuel qui a usurpé la volonté populaire et le remplacer par un système où le peuple serait réellement souverain dans le cadre de la <em>«gouvernance participative</em>»,&nbsp;concédant plus de place à l’expression populaire dans la détermination de son devenir et faisant des jeunes le fer de lance de son projet.</p>



<p>Le schéma du tandem Ridha Chiheb Mekki, théoricien de ce système, et Kaïs Saïed, son promoteur, est une forme de démocratie directe ou de proximité dite <em>«gouvernance participative»</em>. Ce projet est une déconstruction pour une reconstruction du système. Il donne une grande part à la décentralisation de la décision, car il s’agit de bâtir du bas vers le haut. Il faut que la décision émane du peuple. C’est une réorganisation de la société depuis la base.&nbsp;Il&nbsp;s’agit&nbsp;d’inventer d’autres formes d’organisation,&nbsp;et&nbsp;fonder un projet d’une société nouvelle sans hiérarchie ni spécialisation et où&nbsp;l’autonomie devient à la fois une méthode et un projet.</p>



<p>Dans son article <em>«Le secret de Robocop levé, simple devanture publique pour les FTL de Lénine»</em> paru dans <em>African Manager</em> du 17 septembre 2019, Khaled Boumiza écrit&nbsp;:&nbsp;«<em>Dans un très long manifeste, en date du 7 novembre 2011 sur la page officielle des FTL (Forces de la Tunisie Libre), Ridha Chiheb El-Mekki dit&nbsp;:</em> <em> »</em><em>Vous, Peuple tunisien, vous vous êtes soulevé et vous avez allumé une révolution qui est en train de se propager dans toutes les capitales mondiales. Vous êtes capable d’opposer à la crise du Conseil national constitutif et son incapacité à réaliser vos objectifs une solution&nbsp;populaire nouvelle, une alternative populaire orientée directement vers l’établissement des conseils populaires locaux et régionaux. Des institutions capables de répondre aux demandes expresses (à court terme) et capables de planifier et de construire un projet de développement sociétal&nbsp;(à moyen terme) »</em><em>».</em></p>



<p>Kaïs Saied répétera, huit années plus tard, lors de son passage dans le Grand Débat télévisé organisé lors de la campagne pour la présidentielle, cette rhétorique presque au mot. Il disait toujours, selon Khaled Boumiza&nbsp;:&nbsp;<em>«</em><em>Nous construisons actuellement une nouvelle Tunisie, et le peuple concrétisera, avec l’aide de Dieu, toute sa volonté</em>&nbsp;(…).&nbsp;<em>Le peuple sait ce qu’il veut et nous devons lui donner les outils juridiques nécessaires qui lui permettent de concrétiser sa volonté. Les programmes doivent venir des jeunes. Ils savent ce qu’ils veulent et on doit leur donner les outils qui leur permettent d’accéder à la position de confection de la décision. Une décision qui sort du cantonal vers le central, en passant par le régional</em><em>»</em><em>. </em>Questionné par Shems FM sur la manière avec laquelle il compte résoudre le problème des chômeurs et des marginalisés, Saïed répondra sans hésitation&nbsp;: <em>«O</em><em>n leur donnera le pouvoir</em><em>».</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Élections d’assemblées ou de conseils à tous les niveaux</h2>



<p>À cet effet, le projet repose sur des élections d’assemblées ou de conseils à tous les niveaux, quartiers, localité, régions, départements, jusqu’à ce qu’on pourrait appeler la haute assemblée. Les assemblées élues ou&nbsp;les conseils ne sont pas consultatifs mais deviennent véritablement décisionnels et indépendants les uns des autres.&nbsp;Leurs membres seraient des élus, responsables et révocables.</p>



<p>Le plan de développement local, par exemple, selon les termes de Kaïs Saïed doit être délibéré et décidé par les conseils de délibération populaire. Le temps des partis et des syndicats est révolu ainsi que l’Assemblée nationale en tant qu’assemblée représentant ces partis. Ainsi, chaque ville ou commune serait elle appelée à s’autogérer dans le cadre de conseils élus. Dans ces conseils, il n’y aura pas de place aux dissensions politiques et confessionnelles. Salafistes, progressistes, démocrates… agiront en symbiose pour le bien commun de tous les composants de la collectivité qu’ils auraient à gérer.</p>



<p>Quel système électoral sera suivi pour ces derniers? Quelles seront les fonctions exactes de ces conseils? Comment sera la coordination entre ces conseils? Y aura-t-il une politique générale de l’État? Quel rôle de l’État en tant qu’autorité veillant aux équilibres et à la régulation ? L’État aura-t-il le monopole de la force publique? Y aura-t-il des garde-fous pour éviter l’atomisation du pays? Comment seront financés les centres décentralisés. Y aura-t-il une politique fiscale à la décentralisation? Autant de questions restées sans réponse et que Kaïs Saïed, par son mutisme, ne nous a pas aidés à élucider, et que les discours pompeux de Ridha Mekki n’ont pu éclaircir.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/07/Ridha-Mekki-Kais-Saied-et-Asma-Baccouche.jpg" alt="" class="wp-image-357211" width="500"/><figcaption><em>Ridha Chiheb Mekki et Kaïs Saïed avant la présidentielle de 2019.</em></figcaption></figure></div>



<h2 class="wp-block-heading">Une vision utopique aux contours flous</h2>



<p>Nous voilà devant une vision utopique, aux contours flous, et qui n’existe même pas dans les démocraties les plus décentralisées. Ridha Mekki et Kaïs Saïed comptent l’expérimenter en Tunisie. Après un chaos décennal, ce duo veut faire entrer le pays dans les laboratoires de recherche et d’expérimentation. Jusqu’à ce qu’ils trouvent le modèle sociétal miracle, combien de cobayes auront-ils envoyés à la fournaise?</p>



<p>Or, que les instances de proximité ainsi que les instances locales et régionales interfèrent dans la prise de décision, est, en soi-même, une idée louable. Mais qu’elles aient une autorité décisoire, cela sera une source de déséquilibre local, régional, départemental et national. Les clivages claniques, tribaux, régionaux ainsi que les dissensions politiques, confessionnelles, qui ont ressuscité en cette décade d’anarchie, mineront nécessairement ce modèle de gouvernance.</p>



<p>Ce qui aggrave le problème, c’est qu’on ne voit dans ce modèle savant de la gouvernance participative aucun rôle de l’État en tant qu’agent d’ordre, de régulation et d’équilibre. Nous sommes devant une absence de l’État ou d’une négation de l’État dans la vie publique. Ce modèle entouré de flou, tout comme le modèle conseilliste, ne peut que mener à la déchéance de l’État, à l’implosion et au chaos.</p>



<p>Rdha Mekki est en droit de faire des remises en cause de ses convictions originelles marxistes léninistes, de réfléchir sur des visions d’organisations politiques et sociales les plus utopiques. Qu’on partage ses réflexions ou non, ce n’est pas là le plus important devant son concours à enrichir le débat sur la chose publique qu’il a entamé depuis le tout début des années quatre-vingt. Mais, que le président Kaïs Saied use de son pouvoir pour entraîner le pays vers des destinées incertaines, n’ayant pour arme que des visions d’autant plus utopiques que chimériques, quitte à chercher à forcer la constitution sur laquelle il a prêté serment, et à encourager les menées insurrectionnelles et à susciter les crises politiques en vue d’une déconstruction pour une reconstruction du système, cela n’est pas de la mission d’un président de la république garant du respect de la constitution, de l’unité de l’État et du pays ainsi que de la paix sociale.</p>



<p>Le président de la république n’a pas le droit d&rsquo;entraîner le pays vers des destinées incertaines et pleines de risques. Il n’a pas le droit de susciter l’anarchie en voulant expérimenter une vision apologique de l’État qui ressemblerait à celle de l’État communiste de Karl Marx.</p>



<p><strong><em>À suivre</em></strong> : <em>Où Kais Saïed va-t-il nous mener : 3- L’État communiste, source d’inspiration du tandem Saïed-Mekki</em>.</p>



<p><em>* Haut fonctionnaire à la retraite. </em></p>



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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/10/29/ou-kais-saied-va-t-il-nous-mener-la-gouvernance-participative-selon-le-tandem-saied-mekki-2-6/">Où Kaïs Saïed va-t-il nous mener ? :La gouvernance participative selon le tandem Saïed-Mekki (2-6)</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Kaïs Saïed, vous êtes enfin seul à la barre, qu&#8217;allez-vous faire de nous ?</title>
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		<pubDate>Mon, 27 Sep 2021 08:33:09 +0000</pubDate>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Kais-Saied-Prestation-de-serment-ARP.jpg" alt="" class="wp-image-249563"/><figcaption><em>Le 23 octobre 2019, Kaïs Saïed prête serment sur une constitution qu&rsquo;il ambitionne de faire abroger.  </em></figcaption></figure></div>



<p><strong><em>Le président Kaïs Saïed a gagné les élections d&rsquo;octobre 2019, puis l’épreuve du bras-de-fer du 25 juillet 2021. Il peut bien déchirer le torchon de la constitution de 2014. C’est même de bonne guerre dans un État de non-droit secoué par une houle menaçante. Mais maintenant qu&rsquo;il est le seul capitaine à bord, et, par conséquent, à la merci des passagers qui lui ont donné le gouvernail pour les mener à bon port, il ne doit pas oublier que l’histoire regorge de récits de mutineries.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Mounir Chebil </strong>*</p>



<span id="more-364153"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/08/Mounir-Chebil-2.jpg" alt="" class="wp-image-312661"/></figure></div>



<p>Au lendemain de son investiture en tant que président de la république en Tunisie, le 23 octobre 2019, nous étions nombreux à nous demander si Kaïs Saïed allait tenir la promesse faite à ses partisans de chambarder le système politique en place, car il aurait ainsi fait acte de parjure à la constitution en vertu de laquelle il s&rsquo;était fait élire lui-même, ou s’il allait respecter celle-ci et ainsi mentir à ses partisans auxquels il avait promis la déconstruction pour la reconstruction en vue d’établir une démocratie réelle, c&rsquo;est-à-dire participative et non représentative, laquelle est à ses yeux une tromperie car elle ne permet pas une véritable représentation nationale.</p>



<p>Dans notre tradition, nous convenons que, pour une noble cause, le mensonge est toléré : <em>«El-kidhb fil-msalah jayiz»</em>, comme dit l&rsquo;adage bien tunisien. Et dans le cas qui nous concerne, l’absence d’une Cour constitutionnelle a arrangé bien des choses, car tout est devenu permis. Par ailleurs, il faut admettre aussi, que depuis 2011, la Tunisie est un État de fait et non de droit, la constitution n’ayant pas de base juridique probante qui fermerait la porte à sa transgression.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Une constitution mort-née ? </h3>



<p>La constituante a été élue sur la base du décret n°1086 du 3 août 2011 relatif à l’appel des électeurs pour élire l&rsquo;Assemblée nationale constituante (ANC). Or ce décret serait entaché d’illégalité. Son article 6 a prescrit un délai d’une année à la constituante, à partir de son élection, pour élaborer la loi fondamentale. Or le texte qui lui est supérieur, soit le décret-loi n° 2011-35 du 10 mai 2011, relatif à l’élection d’une constituante, n’a pas établi de délai, laissant celle-ci libre d&rsquo;accomplir sa mission dans le délai qu’elle juge convenable.</p>



<p>Le principe en droit public c’est qu’un texte juridique de catégorie inférieure doit être conforme au texte qui lui est supérieur. Or, dans la norme juridique, le décret loi est supérieur au décret. Donc, en ajoutant une disposition nouvelle non prévue par le décret loi sus cité et en restreignant les pouvoirs de la constituante, le décret n° 1086 a dérogé au décret loi n° 2011-35, tombant ainsi sous le coup de la nullité absolue qui le range dans la catégorie des actes non écrits. Par conséquent la constituante élue sur sa base devient du coup entachée de nullité car tout ce qui se fait sur la base d’un acte nul devient nul et de nul effet. Cette nullité s’étend, ainsi, à la constitution que la constituante a élaborée et qui devient par voie de conséquence réputée comme non écrite. Le serment prêté par le président de la république sur cette constitution devient lui aussi nul et comme non prêté, puisqu&rsquo;il a été fait sur un texte qui n’existe pas sur le plan juridique.</p>



<p>Aussi le président Saïed a-t-il cru pouvoir se délier de ce texte pour tordre le coup à son article 80 et faire le passage en force des <em>«mesures exceptionnelles»</em> annoncées le 25 juillet 2021. Le forçage de la constitution, que, depuis son investiture, il ne trouvait pas à sa mesure, est ainsi devenu une spécialité chez notre président. Le refus de la prestation de serment de nouveaux ministres nommés par le chef de gouvernement de Hichem Mechichi, et son blocage de la mise en place de la cour constitutionnelle, sont l&rsquo;illustration de la légèreté avec laquelle le président de la république traite ladite constitution. N’étant pas dans un État de droit, celui qui a le rapport de force en sa faveur impose sa loi. On ne peut être plus clair.</p>



<p>Le 25 juillet, la rue a voté pour Kaïs Saïed et ce dernier a battu sa carte. <em>«B’sahtou»</em> (bien joué) ! D’ailleurs, avec les <em>«bandits»</em> qui siégeaient au parlement, il n’y a pas de scrupules ou de considérations de droit qui vaillent. Enfin, faut-il attendre que ces goujats nuisent au pays plus qu’ils ne l’ont fait depuis dix ans!?</p>



<p>Si on considérait que le décret n°1086 du 3 août 2011 relatif à l’appel des électeurs n’est pas entaché d’illégalité, et qu’il était conforme au décret-loi n° 2011-35 du 10 mai 2011 relatif à l’élection d’une constituante, et qu’il était pris dans le but de compléter et de préciser le décret loi sus cité, alors le délai d’une année qu’il a prescrit pour le constituant pour élaborer la loi fondamentale devient un délai de rigueur qui s’impose à cette instance provisoire. Ayant dépassé ce délai, celle-ci a commis un abus de pouvoir qualifié d’usurpation constitutionnelle ou d’usurpation de la souveraineté et de la volonté du peuple. Or, il n’y a pas de recours juridictionnel pour sanctionner cette usurpation constitutionnelle. Mais ce <em>«délit»</em> n’étant pas prescriptible, le peuple souverain est en droit de recouvrer sa souveraineté et de le sanctionner au moment et par la forme qu’il choisit. </p>



<p>Le 25 juillet, le peuple souverain a dit son mot. Il a exigé l’abrogation de la constitution, et la dissolution du parlement et le limogeage du gouvernement qui en ont découlé. </p>



<p>En d&rsquo;autres termes, tout scrupule à l’égard de la constitution devient obsolète, et le président de la république était en droit de se délier de son serment et d’abroger la constitution que le peuple souverain, qui l’avait élu, a récusée. Ayant le pouvoir de faire le plus, il a choisi au départ de faire le moins en tordant le cou à l’article 80 de la constitution.</p>



<p>Le 25 juillet 2021, le président de la république a pris des mesures exceptionnelles qui comprenaient la destitution du chef du gouvernement, le gel des pouvoirs du parlement et la levée de l&rsquo;immunité des députés, et ce, en vertu de article 80, s’obstinait-il à répéter à qui veut l’entendre. Au cours de la soirée du dimanche 20 septembre 2021, et du siège du gouvernorat de Sidi Bouzid, il a prononcé un discours où il a annoncé qu’il allait maintenir ces mesures exceptionnelles tout en étendant leur champ d’application. Le mercredi 23 septembre, il est passé à la vitesse supérieure en renvoyant carrément la constitution de 2014 aux calendes grecques, et le parlement a été suspendu à une potence et voué à une lente agonie. Il a décrété une nouvelle organisation provisoire des pouvoirs publics où il a concentré entre ses mains les pouvoirs législatif et exécutif.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Un seul maître à bord, et après ? </h3>



<p>Le président de la république ne doit pas oublier qu’il est l’enfant du torchon constitutionnel promulgué en 2014, et qu’avant le 25 juillet 2021, sa légitimité n’était pas probante, tout comme celle de l’Assemblée des représentants du peuple. Par ailleurs, il doit beaucoup son élection aux partisans d&rsquo;Ennahdha et d’Al-Karama, ses adversaires d&rsquo;aujourd&rsquo;hui, dont beaucoup avaient voté pour lui en octobre 2019. Ses propres partisans ne pouvaient faire le poids devant les machines électorales des autres candidats. Nizar Chaari du réseau social <em>«Carthage al Jadida»</em> et Ridha Chiheb El-Mekki du mouvement <em>«Force de la Tunisie libre»,</em> qui avaient soutenu sa campagne, n&rsquo;auraient pas pu, à eux seuls, assurer son élection. Par ailleurs, il n&rsquo;avait pas été très actif lors de sa campagne électorale, suivant en cela la devise selon laquelle <em>«Si la parole est d’or, le silence est de diamant»</em>, et cela semble l&rsquo;avoir bien servi. Les autres candidats avançaient pour ainsi dire à découvert. </p>



<p>Monsieur le président de la république, vous avez gagné les élections, puis l’épreuve du bras-de-fer du 25-Juillet, et vous avez déchiré le torchon constitutionnel, on vous l’accorde. C’est même de bonne guerre dans un État de non-droit secoué par une houle menaçante. Mais maintenant, vous êtes le seul capitaine à bord, et, par conséquent, prisonnier des passagers qui vous ont donné le gouvernail pour les mener à bon port. Alors, n&rsquo;oubliez surtout pas que l’histoire est riche des récits de mutineries!</p>



<p>* <em>Haut fonctionnaire à la retraite.</em></p>



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			</item>
		<item>
		<title>Ridha Lénine, un clown démagogue et utopiste</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 27 Dec 2020 09:08:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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		<category><![CDATA[Mohamed Sadok Lejri]]></category>
		<category><![CDATA[Ridha Chiheb El Mekki]]></category>
		<category><![CDATA[Ridha Lenine]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pour l’auteur Mohamed Sadok Lejri, alias Pierrot le Fou sur Facebook, Ridha Chiheb El Mekki dit Ridha Lénine, le Raspoutine de Kaïs Saïed et l’un des initiateurs du projet de «la Nouvelle construction» pour refonder la république tunisienne est une caricature de l’intellectuel de gauche, un clown démagogue, dangereux et utopiste. Par Mohamed Sadok Lejri...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/12/Ridha-Chiheb-El-Mekki.jpg" alt="" class="wp-image-329808"/></figure>



<p><strong><em>Pour l’auteur Mohamed Sadok Lejri, alias Pierrot le Fou sur Facebook, Ridha Chiheb El Mekki dit Ridha Lénine, le Raspoutine de Kaïs Saïed et l’un des initiateurs du projet de «la Nouvelle construction» pour refonder la république tunisienne est une caricature de l’intellectuel de gauche, un clown démagogue, dangereux et utopiste.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Mohamed Sadok Lejri</strong> *</p>



<span id="more-329807"></span>



<p>La longue interview que vient de donner Ridha Chiheb El Mekki, alias Ridha Lénine, aux journalistes d’Attessia, vendredi 25 décembre 2020, confirment les propos que j’ai tenus sur son compte lors des dernières élections présidentielles. Les idées qu’il prône n’ont rien à voir avec le léninisme et le kadhafisme, et encore moins avec l’islamisme. Il est, en réalité, tout empêtré dans les théories anarchistes et socialistes libertaires et leur doctrines corollaires.</p>



<p>Les idées qui ont été développées sur Attessia par Ridha Lénine procèdent d’une idéologie qui vise à <em>«l’abolition de l’Etat et du capitalisme, considérés comme deux formes d’oppression indissociables, et à l’instauration d’une société égalitaire, délestée des principes antisociaux de la propriété privée et des institutions de type étatique, fondée sur l’autogestion et la responsabilité individuelle**»</em>.</p>



<h3 class="wp-block-heading">La perpétuelle rengaine sur la démocratie directe</h3>



<p>Ridha Lénine désavoue le régime représentatif car il ne consacre pas pleinement le principe de la souveraineté populaire ; au contraire, il est souvent amené à le cocufier. Notre Noam Chomsky national désavoue la structure pyramidale du pouvoir, laquelle induit de facto une notion de supérieur et d’inférieur. Il désapprouve qu’un État central fort se place au-dessus de la société, emprunte et légitime son autorité par sa capacité à établir un ordre et à régir le quotidien des citoyens. Sauf qu’il ne peut y avoir de conscience unitaire, de peuple uni, de communauté nationale, sans un Etat fort et fédérateur, a fortiori dans une société aussi arriérée que la nôtre.</p>



<p>Pour les gens qui adhèrent aux thèses développées par l’éminence grise de la campagne présidentielle de Kaïs Saïed, les moyens de production et la chose publique doivent être contrôlés par les citoyens, d’où leur perpétuelle rengaine sur la démocratie directe et la démocratie participative. Ils estiment également que l’impérialisme américain devrait être démantelé et que ses avatars, le côté vénal et corrupteur de la culture occidentale, doivent impérativement passer à la trappe.</p>



<p>Ridha Lénine et ses camarades sont persuadés que les islamistes ne sont pas les ennemis du moment et que leurs idées obscurantistes sont le fruit d’un long processus historique et dues en grande partie à des causes extrinsèques (colonisation, mondialisation, impérialisme…).</p>



<h3 class="wp-block-heading">La convergence des luttes des anar’ jobards</h3>



<p>Pour ce faire, nos anar’ jobards sont prêts à œuvrer de concert avec les islamistes de toutes tendances confondues au nom de la convergence des luttes, afin de provoquer une rupture avec le vieux système <em>«responsable de tous les malheurs»</em> de la Tunisie et atteindre à terme les lendemains qui chantent de la société dont ils rêvent, une société juste, sans classes… et où l’Etat dépérira.</p>



<p>Quand on essaye de leur expliquer que les islamistes, les crapules de tout poil (contrebandiers, affairistes pourris, etc.) et les imbéciles qui prônent le retour au système féodal tribal-bédouin les phagocyteront à la première occasion qui se présentera, ils s’enferment dans un autisme structuré par le primat anti-<em>«daouala fassida»</em> (Etat corrompu), anti-<em>«taghaouel»</em> (domination), anti-Sahel, anti-bourgeoisie, anti-francophonie, anti-harkis et anti-nantis.</p>



<p>Bref, vous aurez compris que le discours de Ridha Lénine n’est en aucun cas léniniste et, <em>«hamajiya» </em>(anarchie) tribale et absence de civisme aidant, conduit inéluctablement à la déliquescence de l’Etat, ou du moins ce qu’il en reste.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Elucubrations d’un gaucho illuminé et fatigué</h3>



<p>Ridha Chiheb El Mekki pense proposer une alternative à la situation politique et socioéconomique difficile dans laquelle se débat le pays, mais en réalité il est plus proche d’une certaine forme de dogmatisme gauchiste qu’autre chose. Son discours est irresponsable. Il repose sur de vieux rêves et, manifestement, il n’a jamais abandonné l’ambition de les voir se concrétiser un jour. Ses propos pourraient être retranscrits et regroupés dans un petit ouvrage qui porterait le titre suivant <em>‘‘Elucubrations d’un gaucho illuminé et fatigué’’</em>.</p>



<p>Lénine, tu n’es pas Bakounine, tu es sa rature ! T’es juste un bougnoule apprenti-sorcier, en retard de plus d’un siècle, qui a fini par se convaincre qu’il était un théoricien de gauche, un réformiste anarcho-socialiste. Mais les gens se souviendront de toi comme d’une caricature de l’intellectuel de gauche, comme d’un bouffon… un clown dangereux.</p>



<p>Bienvenue à Utopia, Si Ridha !</p>



<p><em>* Universitaire.</em></p>



<p>*<em>* Thuillet Guillaume, ‘‘Le système idéal’’, Paris, Editions Books on Demand, 2011.</em></p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Articles du même auteur dans Kapitalis : </em></h4>



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