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	<title>Archives des sécheresse - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des sécheresse - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>tunisien &#124; Le système d’approvisionnement en eau fait preuve de résilience</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/10/tunisien-le-systeme-dapprovisionnement-en-eau-fait-preuve-de-resilience/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 Apr 2026 10:21:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[eaux usées traitées]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le système d’approvisionnement et de distribution de l'eau en Tunisie a fait preuve de résilience malgré ces difficultés.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/10/tunisien-le-systeme-dapprovisionnement-en-eau-fait-preuve-de-resilience/">tunisien | Le système d’approvisionnement en eau fait preuve de résilience</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Lors d’une visite de travail effectué à Monastir, où il a présidé les travaux du Conseil régional de l’eau en présence de plusieurs responsables régionaux, le secrétaire d’Etat chargé des Ressources hydrauliques, Hamadi Habaib, a rappelé que la Tunisie avait connu neuf années de sécheresse au cours de la dernière décennie, dont six consécutives, soulignant que le système d’approvisionnement en eau, et notamment le système de distribution d’eau potable, avait fait preuve de résilience malgré ces difficultés.</em></strong></p>



<span id="more-18610419"></span>



<p>Le système de rationnement de l’eau avait été supprimé l’été dernier et les interruptions survenues étaient dues à des dysfonctionnements techniques, à des situations d’urgence sur le réseau ou à des coupures de courant, et non uniquement à une pénurie de ressources en eau, a précisé le responsable, cité par <a href="https://diwanfm.net/news/%D9%88%D8%B7%D9%86%D9%8A%D8%A9/%D8%AD%D9%85%D8%A7%D8%AF%D9%8A-%D8%A7%D9%84%D8%AD%D8%A8%D9%8A%D8%A8%3A-%D8%A7%D8%B1%D8%AA%D9%81%D8%A7%D8%B9-%D9%85%D8%AE%D8%B2%D9%88%D9%86-%D8%B3%D8%AF%D9%88%D8%AF-%D8%A7%D9%84%D8%B4%D9%85%D8%A7%D9%84-%D9%88%D8%A7%D9%84%D9%88%D8%B7%D9%86-%D8%A7%D9%84%D9%82%D8%A8%D9%84%D9%8A-%D9%85%D9%82%D8%A7%D8%A8%D9%84-%D8%AA%D9%88%D8%A7%D8%B5%D9%84-%D8%B6%D8%B9%D9%81-%D8%B3%D8%AF%D9%88%D8%AF-%D8%A7%D9%84%D9%88%D8%B3%D8%B7" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Diwan FM</a>.</p>



<p>Le niveau de remplissage des barrages varie d’une région à l’autre, ceux du nord et de la péninsule du Cap Bon affichant des niveaux élevés, tandis que ceux de la région centrale continuent de souffrir de faibles niveaux de stockage, a expliqué Habaieb, ajoutant que des années de sécheresse ont affecté négativement les zones irriguées du système de Nebhana et la part d’eau du barrage revenant au gouvernorat de Monastir.</p>



<p>Durant la campagne agricole 2024/2025, 400&nbsp;000 mètres cubes d’eau ont été alloués à la région afin de sauver les premières récoltes, en plus de l’apport exceptionnel d’eau provenant du nord, chaque fois que cela est possible, a encore précisé le responsable, ajoutant que le ministère de l’Agriculture a adopté une stratégie nationale de l’eau à l’horizon 2050, caractérisée par sa flexibilité et son adaptabilité aux évolutions, et visant à garantir la durabilité des ressources en eau.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Exploitation des aquifères profonds</h2>



<p>Tout en soulignant l’importance de relier les barrages centraux au système hydraulique du nord et d’accroître les ressources par l’exploitation des aquifères profonds, comme le forage exploratoire prévu dans le district de Bekalta, ainsi que par le développement du dessalement des eaux saumâtres et saumâtres, M. Habaieb a, également, indiqué que le projet de coopération tuniso-espagnol, mené en partenariat avec l’Agence espagnole de coopération internationale pour le développement (AECID), vise à soutenir la gestion des ressources en eau du système de Nebhana en étudiant la faisabilité de la construction d’une usine de dessalement.</p>



<p>Concernant l’approvisionnement en eau potable, le secrétaire d’État a expliqué que la Société nationale d’exploitation et de distribution des eaux (Sonede) est confrontée à des difficultés croissantes, ce qui a nécessité la mise en place d’une cellule de crise fonctionnant 24h/24 et 7j/7 pour surveiller l’approvisionnement et recevoir les réclamations. Des efforts sont aussi déployés pour mettre en place un système de surveillance en temps réel des réseaux et des installations de stockage afin d’améliorer l’efficacité et de réduire les pertes d’eau.</p>



<p>Les récentes précipitations ont contribué à l’amélioration du niveau des nappes phréatiques dans plusieurs régions. Et le gouvernement est engagé en faveur du développement des ressources en eau non conventionnelles, avec pour objectif d’utiliser 70 % des eaux usées traitées pour l’irrigation d’ici 2050, a souligné le responsable, en insistant sur la nécessité d’une utilisation efficiente des ressources en eau face aux changements climatiques et de faire face aux défis auxquels la région est confrontée, notamment le vieillissement des réseaux d’irrigation, la nécessité de réviser la carte agricole et de prendre en compte la situation des associations de gestion de l’eau afin de garantir leur contribution à la réalisation des objectifs de développement durable.</p>



<p>Par ailleurs, les autorités expérimentent la méthode d’ensemencement des nuages ​​menée en coopération avec les ministères de la Défense et des Transports. Celle-ci pourrait être étendue, en particulier dans le bassin versant du barrage de Nebhana.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong> </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/10/tunisien-le-systeme-dapprovisionnement-en-eau-fait-preuve-de-resilience/">tunisien | Le système d’approvisionnement en eau fait preuve de résilience</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie &#124; Inégalité territoriale face aux aléas climatiques</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/17/tunisie-inegalite-territoriale-face-aux-aleas-climatiques/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Feb 2026 07:36:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[aléas climatique]]></category>
		<category><![CDATA[climatisation]]></category>
		<category><![CDATA[Gafsa]]></category>
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		<category><![CDATA[politiques publiques]]></category>
		<category><![CDATA[pollution industrielle]]></category>
		<category><![CDATA[sécheresse]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il faut adapter les politiques publiques aux besoins des populations les plus exposées aux aléas climatiques et environnementaux.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/17/tunisie-inegalite-territoriale-face-aux-aleas-climatiques/">Tunisie | Inégalité territoriale face aux aléas climatiques</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>En Tunisie comme partout ailleurs, les élus des régions sujettes à des désagréments climatiques doivent assimiler le fait que, les populations qui en sont les plus touchées ne demandent ni privilège ni exception arbitraire. Elles demandent l’application rigoureuse du droit, de l’équité et de la responsabilité publique face à des contraintes objectives, mesurables et durables. Refuser d’adapter les politiques publiques à ces réalités revient à institutionnaliser une inégalité territoriale, à normaliser la précarité énergétique et à accepter que certaines vies soient plus exposées que d’autres aux risques climatiques, environnementaux et sanitaires.</em></strong> <em>(Ph. Les oasis du sud tunisien manquent de plus en plus d&rsquo;eau). </em></p>



<p><strong><em>Dr Monem El Achkham </em>*</strong></p>



<span id="more-18370154"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="352" height="508" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/06/Monem-Lachkam.jpg" alt="" class="wp-image-16795908" style="width:200px" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/06/Monem-Lachkam.jpg 352w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/06/Monem-Lachkam-208x300.jpg 208w" sizes="(max-width: 352px) 100vw, 352px" /></figure>
</div>


<p>Je vis dans une région de Tunisie où l’été dure neuf mois, où l’on en a assez du soleil, où l’on en vient à vénérer ce que l’on appelle communément <em>«le temps de chien»</em>. Dans ma région, l’injustice structurelle et séculaire est admise comme un ordre établi. Ce qui fait le plus mal, c’est que ceux-là mêmes qui se présentent comme les redresseurs de torts nous laminent en élaborant slogan sur slogan, en méconnaissance totale de ce que la nature nous impose et qu’ils perpétuent par ignorance, par compassion stérile, mais surtout par pur opportunisme politique.</p>



<p>Dans ma région, la nature est cruelle, et tous les pouvoirs qui s’y sont succédé l’ont été encore plus. Pour adoucir, un tant soit peu le climat, trois solutions s’offrent à nous : un peu de verdure, moins de pollution et… la climatisation. Or, malgré cette réalité objectivement mesurable, ces territoires sont soumis à des politiques publiques uniformes, conçues sans prise en compte suffisante des différences climatiques, environnementales et industrielles. Cette uniformité de traitement produit, de facto, une rupture manifeste du principe d’égalité entre citoyens placés dans des situations fondamentalement dissemblables.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pour la verdure, il faut repasser</h2>



<p>Concernant la verdure, il va falloir repasser. Dans mes souvenirs d’enfance — et il existe d’ailleurs une iconographie abondante pour les étayer — les oasis, les espaces verts et les pièces aquatiques ne faisaient pas défaut, et il y faisait très bon vivre.</p>



<p><em>«Réchauffement climatique»</em>, me direz-vous. Oui, mais pas seulement. Les difficultés actuelles ne peuvent être imputées exclusivement au changement climatique global. Elles résultent également de choix économiques et industriels opérés sur plusieurs décennies, notamment dans la gestion des ressources hydriques et l’implantation d’activités fortement consommatrices d’eau et génératrices de pollution.</p>



<p>Le joyau historique de notre ville, Gafsa, ce furent les piscines romaines. Elles ont été sacrifiées, sans le moindre état d’âme, sur l’autel du développement industriel. Ces piscines, vieilles de vingt siècles, étaient alimentées par des sources intarissables en circuit ouvert, qui irriguaient les oasis et abreuvaient de multiples pièces d’eau. Le besoin accru en eau des laveries de phosphate, conjugué à un usage irrationnel de cette ressource, a ravagé nos oasis, asséché nos plans d’eau et a fini par avoir raison de nos piscines romaines.</p>



<p>Face au tarissement assassin des sources et à l’assèchement choquant des dites piscines, une étude fut menée pour tenter d’y remédier. Elle conclut à deux options aussi foireuses l’une que l’autre. La première consistait à installer un système de clapets permettant un hypothétique remplissage lorsque l’eau remonterait, tout en empêchant la vidange en cas de flux insuffisant. La seconde proposait d’enlever la roche naturelle et le sable qui donnaient à l’eau sa merveilleuse couleur azur, pour couler une hideuse dalle de béton et remplir, à l’occasion, ce qui deviendrait un vulgaire bassin.</p>



<p>Vous l’aurez compris : c’est la deuxième option qui fut adoptée, jugée bien entendu moins chère et vécue comme une insulte aux autochtones et à l’esthétique universelle.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les pollueurs imposent leur loi</h2>



<p>Pour ceux qui peinent à admettre que l’industrie du phosphate soit l’unique responsable de ce désastre écologique, climatique et agricole, j’en veux pour preuve l’apparition, chez nous, d’un lac naturel peuplé de poissons d’eau douce, né de nulle part après deux années de grève dans les laveries du bassin minier.</p>



<p>En Algérie, notre voisin direct, on développe en plein désert l’une des agricultures les plus prédatrices en eau — et je ne dis pas que c’est bien — notamment le maraîchage, en puisant dans la même nappe que nous préservons pieusement dans nos sous-sols. Ici, on aurait pu utiliser cette ressource pour sauver les oasis, développer l’agriculture et réanimer les espaces verts. Mais au lieu de cela, on nous enjoint de rationner l’eau sous 47 °C à l’ombre.</p>



<p>La pollution, vous l’aurez compris, il est fortement déconseillé d’en parler. Quand la menace immédiate sur la vie d’enfants n’a pas suffi à dissuader le pollueur, pourquoi voudrait-on évoquer le phosphogypse, la fluorose, les risques de cancer ou de stérilité ? Après tout, cela ne tue qu’à moyen ou long terme. Le voile de soufre qui survole la ville en été, visible à l’horizon dès l’aube et perceptible à l’odorat dès que la circulation se calme, constitue une démonstration tangible — s’il en fallait une — de ce que peut être un effet de serre. Allons-nous nous plaindre ? La vie de gosses est menacée, je vous dis, et la machine à sous, elle, ne s’est jamais arrêtée.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Sacro-sainte climatisation</h2>



<p>Nous disions donc que pour les espaces verts, on a préféré économiser l’eau pour l’industrie et pour que nos voisins puissent irriguer tranquillement le désert ; que la pollution est taboue et qu’il est donc fortement déconseillé d’en parler. Il ne nous reste plus que la climatisation.</p>



<p>La climatisation, oui, cette sacro-sainte clim. En ce qui me concerne, j’ai du mal à concevoir ne pas pouvoir croiser un jour son inventeur, Willis Haviland Carrier, dans les allées du paradis, vous l’aurez compris, j’ai bien la ferme intention d’y être.</p>



<p>La clim sous nos cieux, c’est vital et primordial, vous l’avez donc compris ce n’est ni du luxe ni même un souhaitable confort. Mais même là-dessus, nous sommes lourdement lésés. Je peux affirmer sans prendre énormément de risque que, concernant la consommation d’électricité dans ma région, nous sommes contraints d’atteindre au moins le double de la moyenne nationale, eu égard à l’usage assez assidu selon les bourses, de la clim de mai à novembre. La chaleur ambiante impose plusieurs heures quotidiennes de conditionnement de l’air.</p>



<p>Pour un bien-être artificiel à peine comparable à celui du reste du pays, nous dépensons des sommes considérables, avec les mêmes salaires et le même pouvoir d’achat. Cela devient une véritable ligne — ou plutôt un trou — budgétaire. Est-ce juste ? Sincèrement, je ne le pense pas.</p>



<p>Quand on connaît les difficultés à survivre dans ce type de région — dépenses de santé accrues à cause de la pollution, dépenses énergétiques supplémentaires dues à une chaleur qui ne relève pas uniquement du réchauffement climatique — est-il acceptable d’être subventionné en électricité à l’identique de villes côtières ?</p>



<p>Il ne serait même pas démesuré d’envisager l’instauration d’une trêve estivale sous nos latitudes, équivalente à la trêve hivernale en Europe. Car oui, on meurt de chaleur et de déshydratation quand on n’a pas les moyens de s’offrir l’air conditionné dans ma région. Et l’injustice ne s’arrête pas là, en été, la capacité de la Steg ne suffit jamais à satisfaire la demande : la baisse de tension, surtout à partir de midi, est telle que les climatiseurs tournent sans rafraîchir. On paie, et on n’en a même pas pour son argent.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une inégalité territoriale</h2>



<p>J’ai parfois l’impression que, pour tous ceux qui ont été au pouvoir — je n’exclus personne — les habitants de ces régions productrices de richesses seraient nés avec une cuirasse les rendant insensibles aux éléments, comme s’ils avaient des instincts atténués, voire une apathie congénitale. À moins que nos dirigeants n’adhèrent à la vision d’Aristote, selon laquelle les esclaves seraient de nature servile tandis que les hommes libres ont une nature libre et que leurs places dans la société ne seraient alors qu’un reflet de leur nature intime. C’est dans les gènes, en somme. Nous ne serions pas faits pareil quoi ! Notre résilience, notre prétendue imperméabilité aux agressions climatiques et chimiques, serait à l’origine de ce que l’on pourrait appeler l’idiosyncrasie gafsienne.</p>



<p>J’incite donc les élus des régions sujettes à de tels désagréments à assimiler le fait que, les populations concernées, ne demandent ni privilège ni exception arbitraire. Elles demandent l’application rigoureuse du droit, de l’équité et de la responsabilité publique face à des contraintes objectives, mesurables et durables. Refuser d’adapter les politiques publiques à ces réalités revient à institutionnaliser une inégalité territoriale, à normaliser la précarité énergétique et à accepter que certaines vies soient plus exposées que d’autres aux risques climatiques, environnementaux et sanitaires. Le principe de solidarité nationale envers les territoires supportant une charge disproportionnée de pollution, de dégradation écologique et climatique au nom de l’intérêt général trouve ici tout son sens.</p>



<p>Nos élus devraient donc appeler à une évolution normative, politique et juridique fondée sur la justice, la raison et la responsabilité.</p>



<p><em>* Chirurgien à Gafsa.</em></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ssCxP1Q4l3"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/23/en-finir-avec-les-navets-economiques-dun-pays-schizophrene/">En finir avec les navets économiques d’un pays schizophrène</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« En finir avec les navets économiques d’un pays schizophrène » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/23/en-finir-avec-les-navets-economiques-dun-pays-schizophrene/embed/#?secret=fU0XzuOGn0#?secret=ssCxP1Q4l3" data-secret="ssCxP1Q4l3" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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			</item>
		<item>
		<title>La facture climatique coûterait à la Tunisie 1,9 % du PIB</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/05/la-facture-climatique-couterait-a-la-tunisie-19-du-pib/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 Feb 2026 11:40:20 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Les catastrophes naturelles majeures représentent pour la Tunisie un impact potentiel de près de 1,9 % du PIB.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/05/la-facture-climatique-couterait-a-la-tunisie-19-du-pib/">La facture climatique coûterait à la Tunisie 1,9 % du PIB</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Les catastrophes naturelles majeures représentent un risque économique croissant pour la Tunisie, avec un impact potentiel estimé à près de 1,9 % du produit intérieur brut (PIB). Cette alerte a été lancée par le ministre des Finances, Mechket Slama Khaldi, en marge du 18<sup>e</sup>Forum de Carthage sur l’assurance et la réassurance, qui s’est tenu à Tunis, le lundi 2 février 2026.</em></strong></p>



<p><strong>Latif Belhedi</strong></p>



<span id="more-18325502"></span>



<p>Selon les données présentées, la sécheresse représente à elle seule plus de la moitié des catastrophes naturelles recensées dans le pays. Les inondations, bien que moins fréquentes, représentent près de 60 % des pertes économiques totales. Les secteurs les plus exposés demeurent l’agriculture, les infrastructures et le tourisme, piliers essentiels de l’économie tunisienne. Les populations les plus vulnérables sont aussi les plus durement touchées, ce qui accentue les risques sociaux liés aux chocs climatiques.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Absorber les chocs économiques</h2>



<p>Face à cette exposition croissante, les autorités tunisiennes ont fait de la gestion des catastrophes et du changement climatique une priorité nationale. La stratégie repose sur le renforcement de la prévention, l’adaptation des politiques publiques et le recours à des mécanismes financiers innovants capables d’absorber une partie des chocs économiques.</p>



<p>Les récentes intempéries qui ont frappé le pays rappellent l’urgence de consolider les mécanismes de protection existants. Dans ce contexte, le rôle stratégique de l’assurance et de la réassurance apparaît essentiel pour limiter l’impact économique et social des catastrophes, renforcer la résilience des ménages et des entreprises et soutenir la capacité de relance de l’économie nationale.</p>



<p>Le 18e Forum de Carthage sur l’assurance et la réassurance, qui s’est tenu du 1<sup>er</sup> au 3 février 2026 à Tunis, s’inscrit pleinement dans cette réflexion. Placé sous le thème <em>«Garantir l’avenir dans un monde en mutation&nbsp;: innover, prévenir et renforcer la résilience»</em>, ce forum était organisé conjointement par Tunis Re, la Fédération tunisienne des sociétés d’assurance (Ftusa) et la Fédération générale arabe des assurances (Gaif).</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/05/la-facture-climatique-couterait-a-la-tunisie-19-du-pib/">La facture climatique coûterait à la Tunisie 1,9 % du PIB</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>La Tunisie désarmée face aux catastrophes climatiques</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/31/la-tunisie-desarmee-face-aux-catastrophes-climatiques/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 31 Jan 2026 12:12:09 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[sécheresse]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=18307622</guid>

					<description><![CDATA[<p>Face à la recrudescence des risques et catastrophes climatiques, la Tunisie continue de réagir par à coup.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/31/la-tunisie-desarmee-face-aux-catastrophes-climatiques/">La Tunisie désarmée face aux catastrophes climatiques</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La Tunisie s’est dotée d’une <a href="https://rescat.tn/wp-content/uploads/2025/05/Strategie-Nationale-RRC.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Stratégie nationale de réduction des risques de catastrophes à l’horizon 2030</a>, mais face à la recrudescence des risques et catastrophes climatiques, elle continue de réagir par à coup. Cette gestion essentiellement réactive est expliquée par des carences de gouvernance et un manque de financement. Et les difficultés financières actuelles de la Tunisie ne favorisent pas la mobilisation de financements extérieurs.</em></strong></p>



<span id="more-18307622"></span>



<p>Élaborée par le gouvernement avec le soutien du Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud), cette Stratégie nationale de réduction des risques de catastrophes à l’horizon 2030 et plan d‘action, validée le 4 novembre 2021, est accompagnée d’un plan d’action structurant pour la décennie à venir.</p>



<p>Son objectif est de renforcer la résilience du pays, de mieux le préparer et de dépasser le stade de l’improvisation.</p>



<p>Meriem Khadhraoui écrit dans l’<a href="https://www.tap.info.tn/fr/Portail-Economie/19752989-pr%C3%A9vention-des" target="_blank" rel="noreferrer noopener">agence de presse Tap</a> que cette stratégie repose sur d’importants investissements dans les infrastructures, qui doivent s’accompagner d’actions concrètes visant à garantir la préparation, l’inclusion et la durabilité.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des plans sur la comète</h2>



<p>La mise en œuvre de cette stratégie nécessite un budget total estimé à 548,7 millions de dinars (200,5 millions de dollars). Une première évaluation menée en 2022-2023 a révélé un faible niveau de progrès. En effet, <em>«il existe un écart important entre ce qui était prévu et ce qui a été réellement mis en œuvre»</em>, a déploré Kamel Tounsi, expert principal en adaptation au changement climatique, dans une déclaration à Tap. La Stratégie nationale de réduction des risques de catastrophes à l’horizon 2030 prévoyait spécifiquement un investissement d’environ 410,4 millions de dinars (142,4 millions de dollars) pour renforcer la résilience des infrastructures critiques et assurer la continuité des services publics essentiels, tels que l’eau, l’énergie et la santé. Une enveloppe d’environ 149,5 millions de dinars (51,9 millions de dollars) était consacrée à la protection des populations vulnérables et à la préservation du patrimoine culturel. La stratégie visait également à atteindre une couverture d’alerte précoce de 100 % d’ici 2025 grâce à la création d&rsquo;un Système national d’alerte précoce multirisque, doté d’un budget de 6,03 millions de dollars.</p>



<p>Ce système visait à permettre la diffusion d’informations fiables et en temps réel, même dans les zones reculées, afin de réduire les pertes humaines. Or, lors des récentes intempéries survenues dans le pays, il y eut au moins 5 morts.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des pertes économiques considérables</h2>



<p>Conformément au Cadre de Sendai des Nations Unies, la stratégie s’attaque aux pertes économiques considérables subies par la Tunisie, estimées à plus de 2,16 milliards de dinars tunisiens (760 millions de dollars américains) au cours des 30 dernières années. Le pays demeure extrêmement vulnérable aux inondations, aux sécheresses, aux glissements de terrain et aux incendies de forêt.</p>



<p>Si la sécheresse a représenté 54 % des catastrophes recensées entre 1957 et 2018, les inondations restent les plus coûteuses, responsables d’environ 60 % des pertes économiques et du plus grand nombre de décès.</p>



<p>Selon la Banque mondiale, la Tunisie figure parmi les pays les plus vulnérables au changement climatique, avec des impacts de plus en plus graves attendus en raison de la hausse des températures, de la diminution des précipitations, de la pénurie d&rsquo;eau et de l&rsquo;élévation du niveau de la mer.</p>



<p>Malgré ce cadre de planification stratégique et la définition de priorités nationales, la mise en œuvre des programmes et projets prévus accuse un retard. En effet, selon Kamel Tounsi, le seul programme majeur de réduction des risques de catastrophe (RRC) actuellement en cours au niveau national est celui mis en œuvre par le ministère des Finances et d’autres partenaires nationaux, avec un financement de 100 millions de dollars de la Banque mondiale et de l&rsquo;Agence française de développement (AFD) (ResCat). Lancé en 2021, ce projet devrait se poursuivre jusqu’en 2027. Il vise à améliorer la gestion des risques, à renforcer les infrastructures de protection contre les inondations, à protéger les personnes et les biens et à développer des mécanismes d’assurance contre les catastrophes.</p>



<p>Par ailleurs, <em>«la mise en œuvre de cette stratégie est particulièrement complexe»</em>, reconnaît l’expert, soulignant des difficultés tant techniques que financières.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les financements se font rares</h2>



<p><em>«Renforcer véritablement la résilience des écosystèmes et des sociétés exige des investissements colossaux, dont une grande partie doit être mobilisée à l’échelle internationale»</em>, explique-t-il. Or, les difficultés financières actuelles de la Tunisie ne favorisent pas la mobilisation de financements extérieurs. <em>«Les contributions financières, sous forme de subventions et de prêts, sont en baisse. De plus, le pays n’a pas suffisamment investi dans le développement d’une diplomatie et d’un plaidoyer efficaces en matière de climat, ce qui nous a clairement pénalisés»</em>, affirme Kamel Tounsi. De ce fait, plusieurs stratégies et plans élaborés pour 2030 ou 2050 sont pratiquement restés lettres mortes.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong> (avec <a href="https://www.tap.info.tn/fr/Portail-Economie/19752989-pr%C3%A9vention-des" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Tap</a>). </p>



<p></p>
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		<item>
		<title>La région arabe à genoux face à la sécheresse et aux inondations</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/07/la-region-arabe-a-genoux-face-a-la-secheresse-et-aux-inondations/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 07 Dec 2025 09:11:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique du Nord]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[Céleste Saulo]]></category>
		<category><![CDATA[changement climatique]]></category>
		<category><![CDATA[inondations]]></category>
		<category><![CDATA[Maroc]]></category>
		<category><![CDATA[Moyen-Orient]]></category>
		<category><![CDATA[sécheresse]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans les pays arabes, les températures augmentent deux fois plus vite que la moyenne mondiale.  </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La région du Moyen-Orient et l’Afrique du Nord (Mena) a connu son année la plus chaude jamais enregistrée en 2024. «Les températures augmentent deux fois plus vite que la moyenne mondiale», a déclaré Céleste Saulo, directrice générale de l’Organisation météorologique mondiale (OMM), soulignant les effets dévastateurs de ce phénomène sur ces populations, qui sont «à genoux».</em></strong></p>



<span id="more-18047766"></span>



<p>Un nouveau rapport de l’OMM intitulé <em><a href="https://library.wmo.int/records/item/69717-state-of-climate-in-the-arab-region-2024" target="_blank" rel="noreferrer noopener">«State of the Climate in the Arab Region 2024»</a>, </em>publié le 4 décembre 2025, met en lumière une accélération du changement climatique et de ses impacts, en particulier dans ces régions, déjà parmi les plus exposées au monde.</p>



<p>Selon l’agence onusienne, la température moyenne dans cette partie du monde l’an dernier était supérieure d’environ 1,08 degré Celsius à la moyenne de la période 1991-2020. Depuis 1981, les vagues de chaleur n’ont cessé de s’allonger et de s’intensifier, au point que plusieurs pays dépasseront le seuil des 50°C en 2024.</p>



<p><em>«La santé humaine, les écosystèmes et les économies ne peuvent supporter de longues périodes de chaleur au-dessus de 50 °C»</em>, a déclaré Saulo, car non seulement la chaleur est insupportable, mais la hausse des températures s’accompagne d’une sécheresse croissante dans une région déjà parmi les plus touchées par le stress hydrique.</p>



<p>Le rapport indique qu’en 2024, la sécheresse s’est encore aggravée en Afrique du Nord-Ouest après six saisons consécutives de faibles précipitations, touchant gravement le Maroc, l’Algérie et la Tunisie.</p>



<p>À l’inverse, des pluies extrêmes et des crues soudaines ont causé mort et destruction dans des pays traditionnellement arides comme l’Arabie saoudite, le Bahreïn et les Émirats arabes unis.</p>



<p>Par ailleurs, selon l’OMM, les catastrophes liées au climat ont augmenté de 83 % entre 2000 et 2019 par rapport aux deux décennies précédentes. L’année dernière, des vagues de chaleur et des inondations ont touché près de 3,8 millions de personnes en Afrique du Nord et au Moyen-Orient, faisant plus de 300 victimes.</p>



<p>Les projections de l’agence des Nations Unies sur les changements climatiques prévoient une hausse potentielle des températures moyennes pouvant atteindre 5°C d’ici la fin du siècle dans cette partie du monde. Cette situation entraînera inévitablement des déplacements massifs de population fuyant la sécheresse et les inondations.</p>



<p><a href="https://library.wmo.int/records/item/69717-state-of-climate-in-the-arab-region-2024" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lire le rapport en anglais.</a></p>
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		<title>Tunisie &#124; Le parc d’Ichkeul affecté par le changement climatique</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/14/tunisie-le-parc-dichkeul-affecte-par-le-changement-climatique/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 14 Sep 2025 11:49:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[biodiversité]]></category>
		<category><![CDATA[Bizerte]]></category>
		<category><![CDATA[Borni Rajeb]]></category>
		<category><![CDATA[changement climatique]]></category>
		<category><![CDATA[Ichkeul]]></category>
		<category><![CDATA[Mateur]]></category>
		<category><![CDATA[Oumaima Arfaoui]]></category>
		<category><![CDATA[sécheresse]]></category>
		<category><![CDATA[Sejnane]]></category>
		<category><![CDATA[Sidi El-Barrak]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le parc national de l’Ichkeul, au nord der Tunis, est confronté à la sécheresse et autres défis du changement climatique.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/14/tunisie-le-parc-dichkeul-affecte-par-le-changement-climatique/">Tunisie | Le parc d’Ichkeul affecté par le changement climatique</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Sur les pentes du mont Mateur, surplombant le majestueux mont Ichkeul, le parc national de l’Ichkeul, dans le gouvernorat de Bizerte, est l’une des zones humides les plus rares au monde. Ce sanctuaire pour des milliers d’oiseaux aquatiques, véritable joyau naturel abritant une biodiversité unique dans le nord de la Tunisie, est confronté à la sécheresse et autres défis du changement climatique.</em></strong></p>



<span id="more-17472553"></span>



<p>Les collines verdoyantes, les lacs paisibles, les forêts et les plaines entourant le lac, fascinent visiteurs et chercheurs.</p>



<p>Une visite au parc est non seulement un voyage au cœur de la nature, mais aussi l’occasion de découvrir le délicat équilibre écologique qui unit l’humanité et l’environnement dans une harmonie rare, note Oumaima Arfaoui pour l’initiative <em>«Spotlight on Regions», </em>citéepar l’agence de presse Tap.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Zone protégée depuis 1980</h2>



<p>La zone protégée couvre environ 12&nbsp;600 hectares&nbsp;: 8&nbsp;500 hectares de lac, 1&nbsp;360 hectares de montagnes et le reste de marais, déclare Borni Rajeb, directeur du parc national d’Ichkeul. Il ajoute que le parc a été créé par le décret présidentiel n°&nbsp;1608-80 du 18&nbsp;décembre&nbsp;1980. Il est reconnu comme réserve de biosphère de l’Unesco depuis&nbsp;1977, inscrit sur la Liste du patrimoine mondial de l’Unesco en&nbsp;1979 et inclus dans la Convention de Ramsar relative aux zones humides d’importance internationale depuis&nbsp;1980. Avant la pandémie de Covid-19, le parc accueillait en moyenne 50&nbsp;000 visiteurs par an, dont environ&nbsp;5&nbsp;000 touristes étrangers, précise encore M.&nbsp;Rajeb. Ce nombre a diminué depuis, les visites étant désormais réglementées par des permis délivrés par le Commissaire régional au développement agricole. Parmi les visiteurs actuels figurent des étudiants, des familles, des touristes étrangers et des groupes organisés, le parc faisant toujours partie du circuit touristique officiel de la région.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Baisse du niveau des eaux</h2>



<p>Malgré sa riche biodiversité, le lac Ichkeul est confronté à des défis croissants, principalement le changement climatique et la baisse du niveau des eaux causée par la surexploitation des ressources en eau environnantes. Les autorités locales poursuivent leurs efforts pour protéger le site et sensibiliser le public.</p>



<p>Selon M. Rajeb, les précipitations ont considérablement diminué depuis 2015, atteignant seulement 350 mm par an en moyenne, contre 625 mm habituellement, ce qui a entraîné une augmentation de la salinité du lac, supérieure aux niveaux normaux en été comme en hiver.</p>



<p>Cela a également réduit la végétation aquatique, environ 3&nbsp;000 hectares, dont se nourrissent les oiseaux migrateurs, entraînant une forte baisse de leur nombre.</p>



<p>Les populations d’oiseaux migrateurs sont passées de 250&nbsp;000 à 130&nbsp;000 par an, des espèces comme l’oie cendrée modifiant leurs itinéraires de migration en raison de conditions défavorables.</p>



<p>Le parc abrite 24 espèces de mammifères, allant de la petite musaraigne commune au grand buffle d’eau, ainsi que 186 espèces d’oiseaux aquatiques sur un total de 406 espèces d’oiseaux recensées en Tunisie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Impacts du changement climatique</h2>



<p>Pour faire face aux impacts du changement climatique, M. Rajeb propose un ensemble de mesures, notamment la canalisation des eaux du barrage de Sidi El-Barrak (un réservoir stratégique relié au barrage de Sejnane), bien que cela nécessite un financement important. D’autres options incluent l’utilisation respectueuse de l’environnement de barrages plus petits, tels que Douimis et Oued el Tine, pour alimenter l’Ichkeul en eau si nécessaire.</p>



<p><strong><em>D’après Tap.</em></strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="36edmiNHed"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/09/05/la-tunisie-doit-mieux-proteger-ses-zones-humides-essentielles-a-la-biodiversite/">La Tunisie doit mieux protéger ses zones humides essentielles à la biodiversité </a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Tunisie doit mieux protéger ses zones humides essentielles à la biodiversité  » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/09/05/la-tunisie-doit-mieux-proteger-ses-zones-humides-essentielles-a-la-biodiversite/embed/#?secret=0W9lJ6Bm7T#?secret=36edmiNHed" data-secret="36edmiNHed" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
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			</item>
		<item>
		<title>La Tunisie continue d&#8217;importer du blé pour reconstituer ses stocks</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/08/la-tunisie-continue-dimporter-du-ble-pour-reconstituer-ses-stocks/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 08 Sep 2025 10:50:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[blé tendre]]></category>
		<category><![CDATA[Bunge Trading House]]></category>
		<category><![CDATA[céréales]]></category>
		<category><![CDATA[récolte]]></category>
		<category><![CDATA[sécheresse]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie vient d'acheter environ 125 000 tonnes de blé tendre pour des livraisons prévues entre le 1er octobre et le 20 novembre 2025,</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/08/la-tunisie-continue-dimporter-du-ble-pour-reconstituer-ses-stocks/">La Tunisie continue d&rsquo;importer du blé pour reconstituer ses stocks</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’Office national des céréales a acheté environ 125 000 tonnes de blé tendre lors d’un appel d’offres international organisé le mercredi 3 septembre 2025, ont indiqué des négociants européens, cités par le site spécialisé <a href="https://ukragroconsult.com/en/news/tunisia-purchased-125-thsd-tons-of-wheat-in-an-international-tender/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Ukragroconsult</a>.</em></strong></p>



<span id="more-17421596"></span>



<p>Cet achat constitue une nouvelle mesure prise par la Tunisie pour garantir sa sécurité alimentaire, compte tenu de la fragilité de sa situation économique et de la nécessité d’importer des céréales après une mauvaise récolte due à la sécheresse, ajoute la même source.</p>



<p>Le prix estimé le plus bas était de 255,86&nbsp;US$ la tonne (frais et fret). D’autres lots ont été vendus aux prix estimés de 257,42&nbsp;$, 256,43&nbsp;$ et 256,43&nbsp;$ la tonne (frais et fret).</p>



<p>Selon les négociants, les cinq lots ont probablement été vendus par Bunge Trading House. L’expédition du blé est prévue entre le 1<sup>er</sup>&nbsp;octobre et le 20&nbsp;novembre, selon l’origine des céréales.</p>



<p>L’appel d’offres précédent, organisé le 7&nbsp;août, prévoyait l’achat de 75&nbsp;000 tonnes de blé, ce qui indique une augmentation des importations. Les estimations de prix et de volume fournies par les négociants pourraient être révisées ultérieurement, car les rapports reflètent leurs hypothèses.</p>



<p>Ces achats s’inscrivent dans le cadre des efforts réguliers déployés par la Tunisie pour reconstituer ses stocks de céréales dans un contexte financier difficile.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/08/la-tunisie-continue-dimporter-du-ble-pour-reconstituer-ses-stocks/">La Tunisie continue d&rsquo;importer du blé pour reconstituer ses stocks</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Importations tunisiennes de blé et marchés agricoles mondiaux</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/25/importations-tunisiennes-de-ble-et-marches-agricoles-mondiaux/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 25 Jul 2025 07:02:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[blé tendre]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[importations]]></category>
		<category><![CDATA[orge]]></category>
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		<category><![CDATA[silos]]></category>
		<category><![CDATA[stockage]]></category>
		<category><![CDATA[Ukraine]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les importations de blé tunisiennes ont fortement augmenté ces dernières années, la campagne 2024/25 prévoyant un volume impressionnant de 1,8 million de tonnes. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/25/importations-tunisiennes-de-ble-et-marches-agricoles-mondiaux/">Importations tunisiennes de blé et marchés agricoles mondiaux</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Les appels d’offres récurrents pour le blé tendre en Tunisie ne sont pas seulement une affaire locale&nbsp;: ils constituent un indicateur pour les marchés agricoles mondiaux. Alors que notre pays s’efforce de sécuriser son approvisionnement en blé dans un contexte de sécheresse, de déficit de production nationale et de bouleversements géopolitiques, les investisseurs se voient offrir une occasion unique de capitaliser sur les tendances structurelles de la demande mondiale dans ce domaine.</em></strong></p>



<span id="more-17098595"></span>



<p>Les importations de blé tunisiennes ont fortement augmenté ces dernières années, la campagne 2024/25 prévoyant un volume impressionnant de 1,8 million de tonnes pour répondre à une consommation nationale de 2,89 millions de tonnes. Cette dépendance n’est pas une solution temporaire, mais une évolution structurelle due à trois facteurs clés&nbsp;:</p>



<p><strong><em>&#8211; les contraintes de la production nationale&nbsp;</em></strong>: la production de blé tunisienne reste obstinément faible, avec une moyenne de 1,25 million de tonnes par an. Les sécheresses et les problèmes de salinité des sols dans des régions clés comme Kairouan et Sousse ont fait de l’autosuffisance un rêve lointain;</p>



<p><strong><em>&#8211; le réalignement géopolitique&nbsp;</em></strong>: l’Union européenne (UE), autrefois fournisseur dominant, a vu sa part de marché en Afrique du Nord se réduire à 25&nbsp;% en raison de mauvaises récoltes en France. La Russie et l’Ukraine sont intervenues&nbsp;: les exportations de blé russe vers la Tunisie ont augmenté de 50&nbsp;% en 2024/25, et l’Ukraine a rebondi avec une augmentation de 50&nbsp;% de ses expéditions;</p>



<p><strong><em>&#8211; la modernisation des infrastructures&nbsp;</em></strong>: la Tunisie investit massivement dans le stockage et la logistique, notamment dans de nouveaux silos à Radès, Sousse et Sfax, pour gérer ses volumes d’importation croissants. Ces projets, soutenus par 110 millions de dollars de prêts internationaux, témoignent d’une résilience de la demande à long terme.</p>



<p>La stratégie tunisienne centrée sur le blé ne se limite pas à remplir les silos, mais vise à créer un effet d’entraînement sur les marchés agricoles mondiaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les opportunités&nbsp;identifiées</h2>



<p>L’orge est le joyau caché du portefeuille céréalier tunisien. Avec une consommation prévue de 1,08 million de tonnes en 2024/25 et des importations qui devraient atteindre 500&nbsp;000 tonnes, la demande est tirée par deux secteurs&nbsp;:</p>



<p>– <strong><em>l’alimentation animale&nbsp;</em></strong>: l’élevage tunisien est en plein essor, porté par une consommation croissante de protéines et une classe moyenne en pleine expansion;</p>



<p><strong><em>– la brasserie</em></strong>&nbsp;: le marché de la bière est en pleine expansion, avec des brasseries locales comme la Brasserie Tunisienne et des acteurs internationaux comme Heineken qui renforcent leur présence.</p>



<p>La décision du gouvernement de libéraliser les importations d’orge a ouvert la voie aux acteurs du secteur privé, créant un environnement concurrentiel propice à l’innovation.</p>



<p>Recherchez des entreprises spécialisées dans la transformation ou la logistique de l’orge, ou envisagez d’investir dans des entreprises agroalimentaires tunisiennes qui se développent pour répondre à cette demande.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;amélioration des infrastructures</h2>



<p>L’extension du stockage céréalier en Tunisie, d’un montant de 110 millions de dollars, est un coup de maître pour les investisseurs. D’ici 2027, le pays ajoutera 120&nbsp;000 tonnes de nouvelles capacités de stockage, tout en rénovant des installations vieillissantes. Cette infrastructure n’est pas seulement une façade&nbsp;: elle constitue un élément essentiel de l’ambition de la Tunisie de devenir une plaque tournante régionale du transbordement céréalier.</p>



<p>Le point essentiel à retenir&nbsp;? Les entreprises de logistique et de stockage opérant en Tunisie et dans la région méditerranéenne en bénéficieront. Pensez aux opérateurs portuaires, aux entreprises de transport ferroviaire et aux fournisseurs d’infrastructures agroalimentaires.</p>



<p>Le virage de la Tunisie vers les fournisseurs russes et ukrainiens est le microcosme d’une tendance plus large&nbsp;: la fragmentation des marchés céréaliers mondiaux. Alors que les exportateurs traditionnels comme la France et l’Allemagne sont confrontés à des difficultés de production, la stratégie d’approvisionnement de la Tunisie souligne l’importance de diversifier les chaînes d’approvisionnement. Pour les investisseurs, cela signifie&nbsp;:</p>



<p><strong><em>– des exportateurs de céréales en Russie et en Ukraine</em></strong>&nbsp;: ces pays sont désormais essentiels aux importations tunisiennes. Il convient de surveiller des entreprises comme Rusal Agro (Russie) ou UkrAgroCompany (Ukraine) pour s’exposer à cette demande croissante;</p>



<p><strong><em>– les agro-industries européennes&nbsp;</em></strong>: bien que les exportations de l’UE vers la Tunisie aient diminué, la reprise du bloc en 2025/26 pourrait entraîner une reprise des expéditions. Il faudra surveiller l’adaptation des négociants en céréales basés dans l’UE aux besoins d’approvisionnement de la Tunisie.</p>



<p>Aucun investissement n’est sans risque. Le secteur agricole tunisien est toujours confronté à la pénurie d’eau, à une irrigation inefficace et à l’instabilité politique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un catalyseur d’innovation </h2>



<p>Cependant, le programme d’achat de céréales de 760 millions de dollars du gouvernement pour 2024-25 et son soutien aux cultures tolérantes au sel atténuent ces difficultés. Le prêt de 300 millions de dollars de la Banque mondiale pour le Projet d’intervention d’urgence pour la sécurité alimentaire constitue un autre filet de sécurité, permettant à la Tunisie de maintenir ses importations même pendant les années de vaches maigres.</p>



<p>Les importations de blé de la Tunisie sont plus qu’une nécessité&nbsp;: elles sont un catalyseur d’innovation dans l’agriculture mondiale. Pour les investisseurs, le message est clair&nbsp;: il faut se positionner tôt dans le secteur de l’orge, des infrastructures et des fournisseurs de céréales diversifiés. La situation stratégique du pays, combinée à ses réformes politiques proactives, en fait un cas d’école convaincant sur la manière dont les marchés émergents peuvent influencer les flux mondiaux de matières premières.</p>



<p>Alors que le monde entier suit les appels d’offres céréaliers tunisiens, il est temps de se demander&nbsp;: d’où viendra la prochaine vague de croissance agricole&nbsp;? La réponse pourrait bien se trouver en Méditerranée.</p>



<p class="has-text-align-right"><em>Traduit de l’anglais.</em></p>



<p><em>D’après <a href="https://ukragroconsult.com/en/news/tunisias-wheat-imports-a-gateway-to-global-agricultural-opportunities/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">UkrAgroConsult</a>, agence de conseil sur les marchés agricoles d’Ukraine et de la région de la mer Noire. Son siège social est situé à Kiev, en Ukraine.</em></p>



<p></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/25/importations-tunisiennes-de-ble-et-marches-agricoles-mondiaux/">Importations tunisiennes de blé et marchés agricoles mondiaux</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Baisse des réserves dans les barrages tunisiens de 2,5% en 3 semaines</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/20/baisse-des-reserves-dans-les-barrages-tunisiens-de-25-en-3-semaines/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 20 Jul 2025 08:31:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[barrage]]></category>
		<category><![CDATA[canicule]]></category>
		<category><![CDATA[changement climatique]]></category>
		<category><![CDATA[consommation]]></category>
		<category><![CDATA[Onagri]]></category>
		<category><![CDATA[réserves]]></category>
		<category><![CDATA[sécheresse]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le taux de remplissage des barrages tunisiens est de 35,6% le 18 juillet 2025, contre 38,1% le 27 juin dernier. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/20/baisse-des-reserves-dans-les-barrages-tunisiens-de-25-en-3-semaines/">Baisse des réserves dans les barrages tunisiens de 2,5% en 3 semaines</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le taux de remplissage des barrages tunisiens est de 35,6% le 18 juillet 2025, a annoncé l’Observatoire national de l’agriculture (Onagri), samedi 19 juillet 2025. Ce taux était de 38,1% le 27 juin dernier, soit une baisse 2,5% en trois semaines.</em></strong></p>



<span id="more-17071625"></span>



<p>Selon la même source, les réserves d’eau dans les barrages s’élèvent à 842,825 millions de m<sup>3</sup>, le 18 juillet, contre 902 millions de m<sup>3</sup> le 27 juin, soit une baisse de 59,1 millions de m<sup>3</sup> en une vingtaine de jours.</p>



<p>En peine canicule de l’été, marquée par une grande consommation de la ressource, le risque de voir les réserves d’eau s’épuiser rapidement est réel.</p>



<p>C’est au gouvernement de trouver des solutions alternatives et aux citoyens de rationaliser leur consommation, sachant que la sécheresse due au changement climatique persiste et que les eaux d’écoulement dans notre pays continuent de baisser en raison de la construction, en amont, de nombreux barrages dans l’Algérie voisine.</p>



<p>Par ailleurs, l’Algérie, qui cherche à développer son agriculture dans les zones sahariennes, est en train de pomper énormément dans le Système aquifère du Sahara septentrional (Sass), une ressource non renouvelable partagée entre l’Algérie, la Tunisie et la Libye.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/20/baisse-des-reserves-dans-les-barrages-tunisiens-de-25-en-3-semaines/">Baisse des réserves dans les barrages tunisiens de 2,5% en 3 semaines</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>L’économie tunisienne fait face à une combinaison de tendances positives et négatives</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/01/leconomie-tunisienne-fait-face-a-une-combinaison-de-tendances-positives-et-negatives/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 01 Jul 2025 08:08:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[chômage]]></category>
		<category><![CDATA[déficit commercial]]></category>
		<category><![CDATA[économie]]></category>
		<category><![CDATA[endettement]]></category>
		<category><![CDATA[inflation]]></category>
		<category><![CDATA[sécheresse]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Au 1er juillet 2025, la situation économique de la Tunisie laisse entrevoir des perspectives mitigées.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Au 1<sup>er</sup> juillet 2025 et à l’orée d’une saison estivale dont on attend une reprise de l’activité touristique, en termes de flux et de recettes en devises, la situation économique de la Tunisie laisse entrevoir des perspectives mitigées.</em></strong> <em>(Ph. Le système portuaire reste le talon d&rsquo;Achille de l&rsquo;économie tunisienne). </em></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-16916851"></span>



<p>Dans l’ensemble, l&rsquo;économie tunisienne est confrontée à une combinaison de tendances positives et négatives. Si la croissance devrait s’améliorer, l’inflation et la dette publique demeurent préoccupantes.</p>



<p>Le pays doit remédier aux déséquilibres structurels et promouvoir un environnement commercial stable pour favoriser une croissance durable.</p>



<p>Si, selon les estimations de la Banque mondiale, l’économie tunisienne devrait croître de 1,9% en 2025, contre 1,4 % en 2024, grâce à des facteurs tels que l’amélioration des précipitations et la stabilisation du secteur agricole, des défis subsistent.</p>



<p>L’inflation demeure préoccupante bien qu’elle ait ralenti, atteignant 5,6% en avril, son plus bas niveau depuis 2021, et que l’inflation des prix alimentaires reste élevée à 7,3%.</p>



<p>Il en est de même du déficit commercial, qui continue de se creuser au cours de cette année 2025.</p>



<p>Après s’être réduit en 2024, le déficit du compte courant s’est creusé au premier trimestre 2025 en raison de l’augmentation des importations d’énergie et du ralentissement des volumes d’exportation.</p>



<p>La dette publique devrait également atteindre un sommet d’ici la fin de l’année à 147,5 milliards de dinars tunisiens (50 milliards de dollars) d’ici fin 2025.</p>



<p>Malgré les milliers de recrutements récemment effectués dans un secteur public déjà en sureffectif, et ce dans le cadre de la politique sociale du président de la république Kaïs Saïed, le taux de chômage est resté à 15,70% au premier trimestre 2025, et atteignant le double de ce taux chez les jeunes et dans certaines régions intérieures.</p>



<p>Cette situation, déjà peu reluisante, risque d’être affectée encore davantage par des facteurs extérieurs et intérieurs</p>



<p>Si les incertitudes liées au commerce mondial et la limitation des financements extérieurs posent des défis, une dynamique de réforme plus vigoureuse et une modération de l’incertitude liée au commerce mondial pourraient améliorer les perspectives.</p>



<p>L&rsquo;économie tunisienne est également influencée par des facteurs tels que la sécheresse, qui a impacté l’agriculture et les secteurs connexes, et les efforts d’assainissement budgétaire en cours.</p>



<p>L’amélioration du système portuaire, talon d’Achille de l’économie nationale, pourrait stimuler la connectivité commerciale et la croissance économique.</p>



<p>Cependant, l’imposition de droits de douane américains&nbsp;sur les exportations tunisiennes de l’ordre de 28% pourrait avoir un impact négatif sur des exportations clés comme l’huile d&rsquo;olive et les dattes.</p>
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