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	<title>Archives des Slaheddine Jourchi - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Slaheddine Jourchi - Kapitalis</title>
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		<title>‘‘Parenthèses de ma vie’’ &#124; Les aventures d’un syncrétiste, entre faux derviches et marchands du temple  </title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 23 Feb 2025 07:31:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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		<category><![CDATA[Zine El Abidine Ben Ali]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Slaheddine Jourchi témoigne de son époque, témoignage précieux qui, quoique parfois dénué d’objectivité, ne saurait être négligé.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/23/parentheses-de-ma-vie-les-aventures-dun-syncretiste-entre-faux-derviches-et-marchands-du-temple/">‘‘Parenthèses de ma vie’’ | Les aventures d’un syncrétiste, entre faux derviches et marchands du temple  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Militant islamiste qui a très tôt rompu avec le mouvement de Rached Ghannouchi, converti par la suite à la «religion» de la défense des droits de l’Homme, dont il devint l’un &nbsp;des chantres en Tunisie et dans le monde arabe, Slaheddine Jourchi témoigne de son époque, témoignage précieux qui, quoique parfois dénué d’objectivité, ne saurait être négligé.</em></strong></p>



<p><strong>Dr Mounir Hanablia</strong></p>



<span id="more-15618703"></span>



<p>On ne peut certes jamais résumer la vie d’un homme en des clichés qui pour être simplificateurs finissent par être simplistes. Et celle-ci mérite incontestablement qu’on s’y arrête, tellement elle est riche d’enseignements permettant de comprendre beaucoup d’événements contemporains. Le surtitre de <em>«Témoignage de l’époque»</em> est déjà similaire à celui d’un célèbre programme télévisé réservé à d’anciens hommes politiques, qui de l’Océan au Golfe,&nbsp;ont présenté aux masses arabes leur version de l’Histoire,&nbsp;orientés par un commentateur politiquement engagé, dans un petit émirat qui pour survivre a créé une chaîne de télévision planétaire et installé sur son sol une base de l’armée la plus puissante du monde.</p>



<p>Ce livre est l’itinéraire d’un <em>«frère musulman»</em> dissident, chassé de son poste de rédacteur de la revue <em>Al Maarifa</em> par Rached Ghannouchi pour ses articles critiques peu conformes à la ligne définie par les dirigeants d’un groupe religieux qui confondait volontairement prédication et politique et qui recherchait constamment des parrainages&nbsp;extérieurs, de l’Ayatollah Khomeiny à Recep Tayyip Erdogan en passant par Hassen Tourabi.</p>



<p>Les pérégrinations de Slaheddine Jourchi, puisque c’est de lui qu’il s’agit, l’ont conduit, à travers la société civile, la vie associative, le journalisme, les Droits de l’Homme, de l’islamo-gauchisme, une hérésie islamiste, vers les chaînes satellitaires et les médias arabes en passant par le Forum économique mondial de Porto Alegre. C’est dire qu’il est incontestablement d’abord&nbsp;figure représentative de son époque, celle de la mondialisation, à&nbsp; laquelle au nom de la justice, de la liberté et de la vérité, il a fini par s’arrimer paradoxalement en compagnie de certaines anciennes figures emblématiques du marxisme, dont la rédemption, pour ne pas dire l’adaptation,&nbsp;a été assurée bon an mal an par la conversion à la doctrine néolibérale. Mais, ainsi qu’en conclut fort justement l’auteur, aucune&nbsp; vérité&nbsp;ne saurait être absolue, toute vérité doit&nbsp; être relativisée,&nbsp;et pas seulement dans le domaine du religieux.</p>



<p>Par exemple, le Parti Nida Tounes, <em>«sauveur du pays»</em> contre la dictature obscurantiste, compta dans ses rangs un transfuge d’Al Qaïda venu de Belgique, qui avait recruté pour le compte de l’organisation terroriste à Molenbeek notre compatriote, le fameux Abdessatar Dahmane, l’assassin du célèbre chef de la guérilla&nbsp;afghane, Ahmed Shah Massoud, dont la mort allait donner le coup d’envoi au 11-Septembre 2001. Il n’y a pas de quoi en faire un titre de gloire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les débuts de l&rsquo;islamisme politique  en Tunisie</h2>



<p>De même, ces faits&nbsp; rapportés dans le temps par les jeunes (lycéens) de la tendance islamique au tout début de la naissance de leur mouvement, concernant <em>«l’épreuve»</em> (déjà la martyrologie) que comme des apôtres ils auraient subie à Sousse au cours d’une journée de prédication non autorisée, dans les années 1970,&nbsp;lorsque la police les encercla en leur demandant d’où ils venaient et ce qu’ils faisaient. Si encore il ne s’était agi que d’adultes responsables de leurs actes&#8230;</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="C2VheDkft1"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/20/temoignage-pour-lhistoire-ahmed-mestiri-un-fondateur-detat-au-destin-inacheve/">‘‘Témoignage pour l’histoire’’ : Ahmed Mestiri, un fondateur d’Etat au destin inachevé</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘‘Témoignage pour l’histoire’’ : Ahmed Mestiri, un fondateur d’Etat au destin inachevé » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/20/temoignage-pour-lhistoire-ahmed-mestiri-un-fondateur-detat-au-destin-inacheve/embed/#?secret=Bnq0xCfmsF#?secret=C2VheDkft1" data-secret="C2VheDkft1" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Déjà le même mépris pour la personne humaine, au nom de la cause, dont un homme aussi éminent que <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/20/temoignage-pour-lhistoire-ahmed-mestiri-un-fondateur-detat-au-destin-inacheve/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Ahmed Mestiri</a> fera les frais des années plus tard après la Révolution, après avoir refusé en 1987 d’être selon ses propres termes le <em>«Mehdi Bazargan»</em> tunisien, lorsque sollicité en 2014 par le parti Ennahdha pour former un gouvernement, il apprendra par la radio le choix à son détriment de Béji Caïd Essebsi. A l’âge du lycée, mes parents avaient ô combien eu raison de me demander de me méfier d’eux.</p>



<p>En fait, à l’époque, celle de la naissance de l’islamisme,&nbsp;c’est le gouverneur de Sousse nommé par Bourguiba, Ahmed Bellalouna, un homme devenu pieux depuis son implication en tant que procureur dans le procès du groupe de Lazhar Chraïti, qui permit au groupe de jeunes prédicateurs encadrés par Abdelfattah Mourou de rentrer librement chez eux, fait que l’auteur du livre omet de mentionner, sans doute parce qu’il ne sied pas de faire reconsidérer l’opinion entretenue sur un régime dictatorial par définition, dont les serviteurs s’avèrent capables de faire preuve, à défaut de l’équité et de l’humanité qu’on leur dénie, de bon sens, en particulier lorsque ce même régime est <em>«réputé»</em> être hostile à l’islam.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les années du «féroce» Ben Ali </h2>



<p>Quant à  Ben Ali, c’est encore trop dire de prétendre qu’il ne fut qu’un dictateur sanguinaire, du moment qu’il permit dans les faits la présence à un forum international des droits de l’homme à Alger, outre l’auteur, celle de l’opposante virulente Sihem Bensedrine, où ils furent les hôtes d’un président algérien qui, et le livre ne le dit pas, se contentait d’être la façade civile des militaires, véritables détenteurs du pouvoir.</p>



<p>Le féroce Ben Ali fut ainsi incapable de faire disparaître la frêle Radhia Nasraoui du paysage, ce qui, indépendamment de tout calcul politique, témoignait chez lui d’une certaine éthique, celle de respecter dans une certaine mesure les femmes, du moins celles qui n’étaient pas impliquées dans le terrorisme.</p>



<p>Ce n’est certes pas de cette façon, en traversant les frontières avec leurs passeports et en participant à des réunions internationales, que les opposants étaient traités sous Pinochet du Chili et Videla de l’Argentine, ni encore sous Kadhafi, Saddam, ou les Assad. Et on peut en dire autant de Bourguiba qui a permis à d’anciens condamnés à mort comme Moncef El Materi de voyager et de prospérer.</p>



<p>Certes Ben&nbsp;Ali créa une nouvelle association pour combattre la Ligue tunisienne de défense des droits de l’Homme (LTDH) et il plaça à sa tête son ancien patron, le ministre de l’Intérieur&nbsp;qui s’est trouvé être mon propre père, extrait de sa retraite politique entamée depuis le départ de Hédi Nouira en 1980, probablement avec l’intention concomitante de le neutraliser. Mon père n’en fut nullement l’instigateur, et il n’eût sans doute d’autre choix que d’endosser ce rôle qu’on voulait lui faire jouer, et contre l’avis de sa famille. Il est&nbsp; donc aussi impropre de la nommer 35 ans après <em>«l’association du Dr Hanablia»</em>, que l’aurait été l’appellation «organisation du Dr Marzouki ou du Dr Zmerli» pour la LTDH.</p>



<p>Du reste, l’invraisemblance de l’affaire, son ridicule même, issu de l’esprit tourmenté de Ben Ali, torpilla le projet qui finit par s’écrouler de lui-même, et l’association ne servit nullement de tremplin aux islamistes récusés par la LTDH ainsi qu’il a été prétendu, pour investir le domaine des droits de l’Homme.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="4dKV2nNj5Z"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/02/de-saint-cyr-au-peloton-dexecution-le-curieux-destin-dun-opposant-atypique/">‘‘De Saint-Cyr au peloton d’exécution’’: Le curieux destin d’un opposant atypique</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘‘De Saint-Cyr au peloton d’exécution’’: Le curieux destin d’un opposant atypique » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/02/de-saint-cyr-au-peloton-dexecution-le-curieux-destin-dun-opposant-atypique/embed/#?secret=LBcoaKyEMM#?secret=4dKV2nNj5Z" data-secret="4dKV2nNj5Z" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Pressés d&rsquo;arriver au pouvoir </h2>



<p>Evidemment le livre est riche en anecdotes,&nbsp;parfois équivoques,&nbsp;qui parfois font sourire. Ainsi en est-il de Béji Caïd&nbsp;Essebsi expliquant que Mohsen Marzouk était trop pressé d’arriver au pouvoir et que de son temps, celui de Bourguiba, lui-même avait dû apprendre le métier sous l’autorité de personnes plus expérimentées, telles Taieb Mehiri. S’il en est ainsi, au nom de quels principes politiques Youssef Chahed&nbsp;et Hafedh Caïd Essebsi ont-ils assumé les responsabilités qui furent les leurs pour mener leur parti et derrière&nbsp;lui le pays vers l’impasse et le discrédit?</p>



<p>L’auteur reconnaît en avoir voulu à l’ambitieux et équivoque Marzouk lorsque celui-ci l’avait abandonné au milieu du gué de la liberté individuelle et de l’égalité après l’y avoir embarqué, en le laissant seul face à la vindicte islamiste. Mais la trahison&nbsp;en politique n’a pas de limites.&nbsp;Ainsi en est il de Abdelfattah Mourou abandonnant ses amis d’Ennahdha après l’affaire de Bab Souika&nbsp;dont il fut payé en retour en tant&nbsp;que candidat à la présidence par le report des voix nahdhaouis vers Kais Saïed. Il est vrai que l’attaque contre le local du RCD qui fit un mort&nbsp;fut concomitante de l’apogée de la vague islamiste du FIS en Algérie, ce que l’auteur ne dit pas expressément, même si par ailleurs, il rapporte que Ben Ali craignait beaucoup l’évolution politique de ce pays.</p>



<p>Pour autant, quoique notoirement lié au renseignement américain, fait vrai et réel récusé par l’auteur faute de preuves, et entamant un processus de normalisation inachevé avec l’Etat sioniste, Ben Ali n’a pas permis l’installation de bases militaires étrangères en Tunisie, et a même envoyé sur les roses la sémillante Condoleeza Rice, secrétaire d’Etat de Bush fils, qui lui demandait l’ouverture d’un institut de la démocratie, en l’invitant à le faire plutôt à Tel Aviv. Cheikh Sek ou Dardouri furent-ils les artisans de la <em>«Révolution»</em> ? On ne comprend pas ce qu’une telle hypothèse peu vraisemblable vienne faire dans le récit de la chute du régime, dont Rachid Ammar fut une figure centrale. Et la prise en charge psychologique de la population (comités de quartiers) au nom de la lutte contre les fameux snipers, ainsi que la canalisation de l’hostilité de la&nbsp;foule contre les demeures du clan déchu, laissent plutôt deviner une préparation minutieuse de la chute du régime.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le légalisme des Tunisiens</h2>



<p>L’auteur eut la sagesse politique de ne pas s’y engager avec l’autre Ghannouchi, le Premier ministre, et de se tenir à l’écart. Cependant, dans son livre il montre une réticence incontestable à relater certains détails importants de ces journées révolutionnaires. Ainsi passe-t-il sous silence le retrait irresponsable des forces de sécurité dans leurs casernes pendant plusieurs mois, qui au lieu de mettre le pays à feu et&nbsp;à sang dans le cadre d’une stratégie à l’algérienne du retour au tout sécuritaire, prépara le raz-de-marée islamiste de la Constituante. Malgré cela, et en dépit de la <em>«Arouchia»</em> dont il rapporte un événement, les affrontements de Redeyef, pour mettre en exergue le rôle de son ami Abdelfattah Mourou dans le retour au calme, c’est plutôt le légalisme des Tunisiens en l’absence de toute autorité qui a empêché le bain de sang. Et il faut d’autant plus le souligner, que les mosquées étaient tombées sous la coupe des salafistes.</p>



<p><em>«Arouchia»</em>? Il faudrait peut-être nommer ainsi la protection dont, en tant que cousin de Wassila, un détail que j’ignorais, Hassib Ben Ammar n’a pas cessé de bénéficier,&nbsp;et qui propulsa l’auteur vers les sommets que son propre talent, aussi grand soit il, n’aurait pu&nbsp;atteindre seul.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="KPpIvBZVvt"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/27/la-tunisie-face-a-ses-rendez-vous-manques-et-ses-opportunites-perdues-a-jamais/">La Tunisie face à ses rendez-vous manqués et ses opportunités perdues à jamais</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Tunisie face à ses rendez-vous manqués et ses opportunités perdues à jamais » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/27/la-tunisie-face-a-ses-rendez-vous-manques-et-ses-opportunites-perdues-a-jamais/embed/#?secret=8DuGqgRt6f#?secret=KPpIvBZVvt" data-secret="KPpIvBZVvt" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Mais les plus graves omissions du livre furent d’une part&nbsp;le rôle du gouvernement d’Ennahdha dans l’envoi des djihadistes en Syrie mis à tort au débit des salafistes jihadistes qui s’en sont toujours défendus (Abou Yadh) en évoquant un complot pour se débarrasser de leur présence,&nbsp;et d’autre part la mystérieuse tentative de placer Mourou à la tête du pays après la première mort (fausse)&nbsp;du président de la République, et la disparition du président de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP).</p>



<p>Il est vrai que l’auteur avait publiquement défendu à la télévision le droit au retour des membres de Daech dans leur pays, sans autre mesure à leur encontre qu’une surveillance administrative. Quant à l’appui apporté au président Kais Saïed, il faut aussi le nuancer&nbsp;: il demeure en effet difficile de faire la différence entre coup d’Etat civil et militaire.&nbsp; L’exemple édifiant est naturellement et une fois encore le pouvoir militaire en Algérie qui a une apparence civile. Mis à part cela, évoquer le <em>«massacre des juges»</em>, appelle certaines précisions, aussi outrancière cette expression puisse-t-elle être; si les juges se sont soumis, il ne faut pas leur en jeter la pierre, c’est simplement parce que les avocats, pour des raisons purement corporatistes, leur ont claqué la porte du Barreau au nez.</p>



<p>Le livre est riche en rencontres avec des personnalités éminentes, le plus souvent du Maghreb ou du Moyen Orient, avec une nette prédilection pour tous les critiques de l’islamisme, ceux recherchant une nouvelle voie vers la compréhension de la religion, hors des sentiers battus de la tradition, et même des membres de sectes considérées comme hérétiques. C’est à son honneur. Ceux qui y laissèrent leurs vies ou s’égarèrent furent pour la plupart des opposants aux régimes politiques de leurs pays, tels Jarallah Omar, le Gandhi du Yémen, Mansour Al-Kikhia, le pacifiste Libyen, ou Massoud Rajavi, l’Iranien, chef des Mujahedeen-e-Khalq, le mouvement qui constitua un moment une source d’inspiration pour les islamo-gauchistes de la revue <em>15/21</em>. Rajavi, partisan de la violence, finit par se fourvoyer avec Saddam et la CIA contre son propre pays.</p>



<p>On ne reviendra pas sur l’opinion exprimée sur Hassan&nbsp;Nasrallah, considéré par quelques uns comme un agent iranien, et qui fut beaucoup plus que cela, ni sur le rôle passé sous silence d’Ahmed&nbsp;Ben Bella dans la provocation qui poussa le FIS algérien vers la voie de la grève générale et de la violence.&nbsp;</p>



<p>Il reste évidemment la dernière question qui se pose, celle de l’allégeance, due à la nation ou aux droits de l’Homme.&nbsp;Le problème des droits de l’Homme est évidemment leur&nbsp;instrumentalisation par les puissances impérialistes en tant que moyens de pression contre les gouvernements qui refusent leur diktat,&nbsp;comme par exemple dans la question épineuse du genre. Et leurs représentants risquent d’apparaître, tout comme le sont devenus les cardiologues, comme une caste privilégiée supranationale ambassadrice du libéralisme économique de l’école de Chicago, jalouse avant tout de ses privilèges. Ils prêtent&nbsp;ainsi souvent le flanc aux coups des dictatures qu’ils prétendent combattre.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le temple des droits de l’Homme</h2>



<p>Il y a donc les droits de l’Homme, ceux de tout individu de jouir de l’<em>habeas corpus</em>, de l’assurance d’un procès équitable, qui est une chose relevant du droit, de la culture, de l’évolution des mentalités, et il y a la religion du Temple des droits de l’Homme, liée à des organisations financées par le département d’Etat, la CIA, des fondations et des forums américains privés, qui dénoncent mais sélectivement en fonction des intérêts en jeu. C’est là toute l’ambiguïté&nbsp;de la question.</p>



<p>En dépit de tout,&nbsp;il faut reconnaître à l’auteur tout au long de sa vie, même face à la maladie, un courage et une résilience qui forcent le respect, et son livre constitue un témoignage précieux qui, quoique parfois dénué d’objectivité, ne saurait être négligé.&nbsp; &nbsp; &nbsp;</p>



<p>* <em>Médecin de libre pratique. </em></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="QzvVPQAS8Z"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/11/09/ahmed-rahmouni-le-conjure-rescape-des-trefonds-de-la-memoire/">Ahmed Rahmouni, le conjuré rescapé des tréfonds de la mémoire</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Ahmed Rahmouni, le conjuré rescapé des tréfonds de la mémoire » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/11/09/ahmed-rahmouni-le-conjure-rescape-des-trefonds-de-la-memoire/embed/#?secret=VpIXq6KYeN#?secret=QzvVPQAS8Z" data-secret="QzvVPQAS8Z" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie : raisons et conséquences du limogeage du Premier ministre</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/08/03/tunisie-raisons-et-consequences-du-limogeage-du-premier-ministre/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 03 Aug 2023 11:14:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmed Hachani]]></category>
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		<category><![CDATA[migrants subsahariens]]></category>
		<category><![CDATA[Najla Bouden]]></category>
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		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>
		<category><![CDATA[Youssef Cherif]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Après le limogeage de Najla Bouden, quelles sont les raisons et quels sont les risques pour la Tunisie, un pays surendetté qui sollicite l'aide étrangère ?</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/08/03/tunisie-raisons-et-consequences-du-limogeage-du-premier-ministre/">Tunisie : raisons et conséquences du limogeage du Premier ministre</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La Première ministre tunisienne Najla Bouden a été limogée sans explication mardi 1<sup>er</sup> août 2023 par le président Kaïs Saïed. Quelles sont les raisons et quels sont les risques pour un pays surendetté qui sollicite l&rsquo;aide étrangère ?</em></strong></p>



<span id="more-9207609"></span>



<p>Le président Saïed était mécontent, selon les médias, de sa gestion de la pénurie de farine, et donc de pain, dans les boulangeries subventionnées. <em>«Le gouvernement est un jeu de fusibles, l’important pour le président, c’est que rien ne soit jamais de sa faute»</em>, explique à l’AFP l&rsquo;essayiste Hatem Nafti, dénonçant <em>«un régime qui vit de boucs émissaires : juges, prisonniers d’opinion et dernièrement migrants subsahariens.»</em></p>



<p>Selon les économistes, la pénurie de baguettes subventionnées est due à une pénurie d’approvisionnement en céréales car les fournisseurs ne font plus de crédit à la Tunisie, endettée à hauteur de 80% de son PIB.</p>



<p>Depuis les années 1970, l’État a centralisé l’acquisition de nombreux produits de base (farine, huile, sucre, lait, essence) afin de les remettre sur le marché à des prix abordables. Selon Nafti, Bouden, nommée en octobre 2021, était devenue <em>«très impopulaire dans l’entourage du président»</em> et même dans l’opposition car elle était simplement considérée comme une <em>«vitrine rassurante pour les Occidentaux»</em>. Face à la crise du pain et à la dégradation de l’économie,<em> «curieusement ce sont le gouvernement et l’opposition qui font les frais de la colère populaire alors que le régime est hyper-présidentiel»</em>, estime le politologue Youssef Cherif de Columbia Global Center. Changer de Premier ministre pourrait servir à <em>«montrer que le président est à l’écoute des revendications populaires»</em>, a-t-il déclaré.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="cw2zJKbhx5"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/08/03/tunisie-comment-les-partisans-de-saied-ont-accueillis-la-nomination-de-hachani/">Tunisie : Comment les partisans de Saïed ont accueillis la nomination de Hachani</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : Comment les partisans de Saïed ont accueillis la nomination de Hachani » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/08/03/tunisie-comment-les-partisans-de-saied-ont-accueillis-la-nomination-de-hachani/embed/#?secret=iuQzpsx1va#?secret=cw2zJKbhx5" data-secret="cw2zJKbhx5" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Élu démocratiquement en octobre 2019, Saied s’est octroyé tous les pouvoirs le 25 juillet 2021 et gouverne par décret. Depuis ce coup d’État, il a déjà limogé une demi-douzaine de ministres.</p>



<p>Quelles sont les intentions de Kaïs Saïed ? Certains experts ont prévu la nomination d’un profil politique pour aider le président à préparer les élections présidentielles de l’automne 2024. Mais le nouveau chef du gouvernement Ahmed Hachani est un ancien cadre de la Banque centrale à la retraite. <em>«Son nom et ses antécédents n’ont pas d’importance. Il n’est là que pour mettre en œuvre la volonté du président»</em>, selon Nafti. <em>«Saïed ne croit pas à l’indépendance du gouvernement ni des ministres»</em>, souligne le politologue Slaheddine Jourchi. Il est probable, selon Cherif, que <em>«les ministères souverains ne seront pas concernés et que le remaniement sera limité aux ministres qui ont eu des problèmes ces derniers mois. Le ministre de l’Economie Samir Saïed, en pointe des pourparlers avec le FMI sur un nouveau crédit de 2 milliards de dollars, pourrait figurer sur la liste»</em>. <em>«Avec Kaïs Saïed, il est sur deux lignes inconciliables, ce serait logique»</em>, souligne Nafti.</p>



<p>Quelles sont les conséquences internationales ? Difficile d’imaginer une poursuite des discussions avec le FMI, que Saïed conteste en proposant <em>«un nouveau cadre financier mondial»</em>. Des centaines d’entreprises publiques endettées, deux mesures proposées par le gouvernement Bouden en échange du prêt sont rejetées par le président Saïed qui dit qu’il cherche des financements ailleurs. <em>«Cela va dans le sens de sa rhétorique tiers-mondiste et populiste et contribue à consolider sa popularité. Il y parviendra avec l’aide des Européens et de certains pays arabes, comme l’Arabie saoudite qui a récemment annoncé un prêt et un don de 500 millions de dollars ?»</em>, ajoute le chercheur.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="CwKS6nRqdn"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/08/03/saied-met-les-point-sur-les-i-cest-carthage-qui-donne-le-tempo/">Saïed met les point sur les i : C’est Carthage qui donne le tempo !</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Saïed met les point sur les i : C’est Carthage qui donne le tempo ! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/08/03/saied-met-les-point-sur-les-i-cest-carthage-qui-donne-le-tempo/embed/#?secret=VzHpJ4oMOH#?secret=CwKS6nRqdn" data-secret="CwKS6nRqdn" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>Mi-juillet, l’Union Européenne a conclu un <em>«partenariat stratégique»</em> avec Tunis, qui prévoit le versement de 255 millions d’euros cette année, dont 150 millions en contribution directe au budget. Bruxelles pourrait également prévoir à l’avenir une <em>«aide macro-financière»</em> de 900 millions d’euros, qui devrait être conditionnée à des réformes politiques et au respect des droits de l’homme qui ont régressé en Tunisie, selon les ONG.</p>



<p><em>«Ce qui compte le plus pour l’Europe, c&rsquo;est que Kaïs Saïed continue de protéger ses frontières et de retenir les migrants subsahariens»</em>, explique Nafti. Cette aide, ainsi que les recettes touristiques et les envois de la diaspora, <em>«donneront un répit aux finances publiques jusqu’à l’hiver»</em>, selon Cherif, mais <em>«d’autres fonds seront nécessaires pour l’avenir»</em> et le risque de <em>«cessation de paiement continuera d’être une option»</em>.</p>



<p class="has-text-align-right"><em>Traduit de l’italien.</em></p>



<p><strong><em>Source :</em></strong> <a href="https://www.ansa.it/ansamed/it/notizie/rubriche/nazioni/2023/08/03/tunisia-ragioni-e-conseguenze-della-destituzione-della-premier_4f60204c-9a68-4963-b9f6-1d1d4a63b0f3.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">ANSAmed.</a> </p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ii0VVaQIVv"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/08/02/tunisie-un-nouveau-chef-de-gouvernement-pour-quelle-mission/">Tunisie : un nouveau chef de gouvernement pour quelle mission ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : un nouveau chef de gouvernement pour quelle mission ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/08/02/tunisie-un-nouveau-chef-de-gouvernement-pour-quelle-mission/embed/#?secret=DJZUVK1fkW#?secret=ii0VVaQIVv" data-secret="ii0VVaQIVv" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/08/03/tunisie-raisons-et-consequences-du-limogeage-du-premier-ministre/">Tunisie : raisons et conséquences du limogeage du Premier ministre</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Qu’est-ce qui relie l’Algérie, la Russie et la Tunisie ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/01/quest-ce-qui-relie-lalgerie-la-russie-et-la-tunisie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 01 Jul 2023 08:23:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelmadjid Tebboune]]></category>
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		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Slaheddine Jourchi]]></category>
		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>
		<category><![CDATA[Vladimir Poutine]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’un des souhaits non encore avoué de Kaïs Saïed est de se rendre à Moscou, d’établir des relations étroites avec le maître du Kremlin.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/01/quest-ce-qui-relie-lalgerie-la-russie-et-la-tunisie/">Qu’est-ce qui relie l’Algérie, la Russie et la Tunisie ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’un des souhaits non encore avoué de Kaïs Saïed est de se rendre à Moscou, d’établir des relations étroites avec le maître du Kremlin, et de continuer jusqu’à Pékin afin qu’il puisse être libéré des pressions occidentales, qui, selon lui, interfèrent dans les affaires de la Tunisie et l’empêchent d’accaparer la totalité du pouvoir.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Slaheddine Jourchi </strong>*</p>



<span id="more-8625400"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/Slaheddine-Jourchi.jpg" alt="" class="wp-image-8625422" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/Slaheddine-Jourchi.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/Slaheddine-Jourchi-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/Slaheddine-Jourchi-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure></div>


<p>Le président tunisien Kaïs Saïed a suivi la visite à Moscou de son ami le président algérien Abdelmadjid Tebboune et la manière dont le président russe Vladimir Poutine l’a reçu, ce qui témoigne de beaucoup de respect et d’estime.</p>



<p>Saïed entretient une relation forte avec Tebboune depuis le début, et le nombre de visites qu’il a effectuées en Algérie en est la plus grande preuve. L’un de ses souhaits est de se rendre à Moscou, d’établir des relations étroites avec le maître du Kremlin, et de continuer jusqu’à Pékin afin qu’il puisse être libéré des pressions occidentales, qui, selon lui, interfèrent dans les affaires de la Tunisie et l’empêchent d’accaparer la totalité du pouvoir.</p>



<p>La visite de Tebboune à Moscou pourrait ouvrir la voie au président tunisien pour atteindre ses objectifs. Alors que l’Algérie n’a pas condamné la guerre russe contre l’Ukraine et maintient un niveau de neutralité interprété comme se rangeant du côté de Moscou, la présidence tunisienne est contrainte de dénoncer l’agression russe sous l’égide de l’Onu. Elle l’a fait avec force en raison de l’imbrication des intérêts de la Tunisie avec le camp occidental, dont Moscou a tenu compte, sans poursuivre ses efforts pour gagner la Tunisie et nouer des relations avec elle.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’importance géopolitique de la Tunisie</h2>



<p>Cela a été souligné par le gouvernement italien, dans une tentative de convaincre le reste des parties occidentales, y compris les États-Unis, de l’importance géopolitique de la Tunisie, en mettant en garde contre le fait de la pousser dans les bras de la Russie et de la Chine, ce qui affecterait négativement la sécurité de l’Europe.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="OEu9bECdtm"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/27/tunisie-algerie-bon-voisinage-oui-vassalisation-non/">Tunisie &#8211; Algérie : bon voisinage oui, vassalisation non !</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie &#8211; Algérie : bon voisinage oui, vassalisation non ! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/27/tunisie-algerie-bon-voisinage-oui-vassalisation-non/embed/#?secret=FUnTP3k94X#?secret=OEu9bECdtm" data-secret="OEu9bECdtm" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Etant donné que la question tunisienne est devenue un sujet important sur le plan international et régional, l’Algérie suit de près la situation tunisienne et veille à souligner, au moins politiquement, sa solidarité avec la Tunisie. Ainsi, le ministre algérien des Affaires étrangères, Ahmed Attaf, a profité des démarches du Premier ministre italien, Giorgia Meloni, ainsi que de la participation du président Saïed au sommet mondial sur un nouveau Pacte financier à Paris pour confirmer que la Tunisie <em>«traverse une étape très difficile, et la meilleure façon de l’aider n’est pas d’imposer des charges supplémentaires qui pourraient aggraver a situation.»</em></p>



<p>Il a appelé à <em>«comprendre l’impact profond des événements de 1984 et 1986 sur le peuple tunisien»</em>. Ces événements violents sont la conséquence de la hausse des prix de plusieurs matières de base, qui a suscité la colère des Tunisiens, mais le ministre Attaf a souligné, en revanche, que <em>«les Tunisiens ne sont pas contre les réformes économiques, mais il faut les mettre en </em><em>œuvre </em><em>dans des conditions pas trop douloureuses.»</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">L’Algérie, allié stratégique de la Tunisie &nbsp;</h2>



<p>Le président Saïed estime que l’Algérie peut être un allié stratégique fiable, bien qu’elle permette l’afflux de nombreux immigrants subsahariens vers la Tunisie. Il a également sacrifié les relations tuniso-marocaines, la Tunisie ayant perdu sa neutralité et n’étant plus en mesure de jouer le rôle du pays qui unit le Maghreb. Saïed compte sur la force militaire et politique de l’Algérie auprès de la Russie, ce qui pourrait lui ouvrir la porte d’une adhésion au bloc des Brics. Il pense que la Tunisie en bénéficiera et que la pression de l’Europe et des États-Unis diminuera.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Tw45G8Mmqj"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/30/tajani-discute-avec-attaf-du-role-fondamental-de-lalgerie-pour-garantir-la-stabilite-en-tunisie/">Tajani discute avec Attaf du «rôle fondamental de l’Algérie pour garantir la stabilité en Tunisie»</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tajani discute avec Attaf du «rôle fondamental de l’Algérie pour garantir la stabilité en Tunisie» » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/30/tajani-discute-avec-attaf-du-role-fondamental-de-lalgerie-pour-garantir-la-stabilite-en-tunisie/embed/#?secret=MLW5vmrdi2#?secret=Tw45G8Mmqj" data-secret="Tw45G8Mmqj" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Le Congrès américain devrait examiner un projet de loi sur la Tunisie qui, s’il est approuvé, réduira de 25% le montant de l’aide financière au ministère tunisien des Affaires étrangères. Cela signifie que le renforcement du rapprochement tuniso-algérien, suivi du rapprochement tuniso-russe, peut laisser le président Saïed relativement à l’abri des menaces occidentales dont il a assez.</p>



<p>Le président tunisien ne cesse de répéter qu’il protège la souveraineté. Pour lui, la souveraineté signifie ne pas s’immiscer dans les affaires nationales. Il veut dire que la Tunisie rejette, dans cette circonstance délicate, les diktats du Fonds monétaire international (FMI), la dénonciation des organisations de défense des droits de l’homme et les déclarations des gouvernements occidentaux en matière de droits de l’homme. C’est-à-dire qu’elle demande le silence complet face au pouvoir absolu dans le pays. </p>



<p class="has-text-align-right"><em>Traduit de l&rsquo;arabe. </em></p>



<p><strong><em>Source </em></strong>: <a href="https://www.alaraby.co.uk/opinion/%D8%AA%D8%A8%D9%91%D9%88%D9%86-%D9%88%D8%A8%D9%88%D8%AA%D9%8A%D9%86-%D9%88%D8%B3%D8%B9%D9%8A%D9%91%D8%AF-%D9%88%D8%AE%D9%8A%D8%B7-%D8%B1%D8%A7%D8%A8%D8%B7" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Al-Araby Al-Jadeed</a>.</p>



<p><em>* Journaliste et analyste politique. </em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/01/quest-ce-qui-relie-lalgerie-la-russie-et-la-tunisie/">Qu’est-ce qui relie l’Algérie, la Russie et la Tunisie ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Quel avenir pour les partis politiques en Tunisie&#160;?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/05/quel-avenir-pour-les-partis-politiques-en-tunisie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 05 Dec 2022 06:01:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdellatif Hannachi]]></category>
		<category><![CDATA[Ahlem Jabri]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[législatives]]></category>
		<category><![CDATA[partis politiques]]></category>
		<category><![CDATA[Slaheddine Jourchi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les partis politiques en Tunisie sont appelés à faire leur autocritique et à reconsidérer leurs méthodes d'action, au risque de disparaître;  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/05/quel-avenir-pour-les-partis-politiques-en-tunisie/">Quel avenir pour les partis politiques en Tunisie&nbsp;?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Les Tunisiens, électeurs et candidats, participent à des élections législatives différentes et «étranges»&#8230; des élections sans partis, sans alliances ni fronts, ce qui conduit à s’interroger sur le futur positionnement de ces «formations politiques», et s’il est possible de parler de démocratie sans partis, sachant que le but de leur création et leur développement est d’accéder au pouvoir et de gérer les affaires publiques.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Ahlem Jabri  </strong></p>



<span id="more-5492408"></span>



<p>Il est certain que l’absence des partis politiques, que ce soit délibérément suite à leur boycottage des élections, ou par leur absence forcée en raison des décisions du président de la république, de son programme, des lois et décrets ayant conduit au même résultat, en influant sur la position des partis comme pierre angulaire de la conduite de l’État et de la détermination de ses orientations générales d’une part, et sur leur relation avec les citoyens et leur capacité à les mobiliser et à les attirer.</p>



<p>L’analyste politique Salaheddine Jourchi estime, dans une déclaration à l’agence Tap, que <em>«les partis politiques doivent comprendre et reconnaître que ce sont eux qui ont ouvert la voie à cette situation et l’ont provoquée en commettant de nombreuses erreurs que beaucoup d’entre eux refusent jusque-là d’admettre et de faire de vraies révisions»,</em> considérant que la poursuite des querelles et des conflits entre les partis trahit leur manque de maturité.</p>



<p>Les partis politiques souffrent d’une crise de crédibilité et refusent de reconnaître leur incapacité à se développer dans un contexte historique et politique nouveau et changeant, a indiqué Jourchi, soulignant la nécessité pour les partis d’accorder leurs positions dans n’importe quel contexte et à n’importe quelle étape, parce que ce qui se passe maintenant est une rupture avec tout ce qui a été réalisé auparavant sur la voie de l’établissement d’un système démocratique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des promesses irréalistes et irréalisables</h2>



<p><em>«Ces formations politiques doivent reconnaître qu’elles sont faibles, fragiles et sujettes à des évolutions contraires, mais elles donnent l’impression d’ignorer leur rôle fondamental et stratégique dans le processus de construction démocratique»</em>, a encore dit Jourchi.</p>



<p>Pour sa part, le professeur d’histoire contemporaine et analyste politique Abdellatif Hannachi a expliqué à l’agence Tap que les partis politiques n’ont ni expérience réelle ni véritable culture politique, que ce soit avant ou après l’indépendance ou même après la révolution, à l’exception d’un petit nombre de partis à orientation idéologique comme le Ennahdha et le Parti des travailleurs, c’est pourquoi ils commettent toujours les mêmes erreurs malgré leur entrée dans l’arène politique et leur contribution à la gestion des affaires publiques depuis 2011.</p>



<p>En raison de leur expérience limitée en termes d’action politique et partisane et de relations avec les citoyens, ces partis ont, lors des élections, présenté des programmes et fait des promesses <em>«gonflées, irréalistes et irréalisables»</em>, ce qui leur a fait perdre leur crédibilité aux yeux des citoyens, ainsi que leurs choix politiques contestables, notamment&nbsp; des alliances et des discours<em> «souvent extrémistes dans leurs revendications»</em> et l’absence d’une véritable culture démocratique au sein même de leurs structures. Ce sont là autant de facteurs qui ont repoussé les gens et les ont éloignés d’eux.</p>



<p>L’analyste a également estimé que les partis ont donné d’eux-mêmes une image déformée, notamment celle véhiculée à travers leurs représentants au parlement au cours des dix dernières années. Par conséquent, depuis le 25 juillet 2021 (dissolution du parlement et proclamation de l’état d’urgence par le président Saïed, Ndlr), <em>«une majorité de citoyens leur voue une sorte de haine inspirée par le niveau moral de leurs députés»</em>, a-t-il expliqué, indiquant que les scissions et les divisions au sein des partis et leur incapacité à élaborer un programme ont aggravé la répulsion qu’ils inspirent aux citoyens. Aussi, et pour ne pas rester sur la touche, doivent-ils faire de profondes révisions.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Il n’y a pas de démocratie sans partis</h2>



<p>Jourchi considère, également, que les partis sont tenus de faire leur autocritique et de prendre conscience du fait que la situation est complètement différente de ce qu’elle était avant le 25-Juillet, et qu’ils doivent adopter de nouvelles stratégies et pratiques politiques, et faire des révisions radicales au niveau des objectifs et des programmes, indiquant à cet égard qu’une grande partie des partis en Tunisie n’ont pas de programmes, mais plutôt des slogans, et qu’ils vivent une crise dans leurs relations avec le public et ne savent pas bien communiquer avec lui.</p>



<p>L’analyste estime, par ailleurs, que le président Kaïs Saïed a marginalisé les partis, mais ces derniers sont toujours présents et ont un rôle à jouer, <em>«parce que tout le monde est pleinement conscient qu’il n’y a pas de démocratie sans partis»</em>, à condition que ces derniers procèdent à des révisions fondamentales, sinon <em>«ils resteront sur la touche et accéléreront eux-mêmes leur mort». </em>Les partis sont tenus de reconsidérer leur histoire, d’examiner leurs expériences antérieures et de les soumettre à la lumière de la critique, afin de reconstruire de nouveaux leaderships et être en mesure de transformer leur faiblesse en force.</p>



<p>Abondant dans le même sens, Abdellatif Hannachi a souligné que ces partis sont incapables d’agir, et qu’ils ne font que réagir, et n’ont pas la capacité de formuler des programmes alternatifs ou de faire descendre des milliers de citoyens dans la rue et d’inventer des slogans qui attirent les masses, ajoutant que l’expérience de la transition démocratique a accumulé un certains nombre de leçons, dont la classe politique pourrait tirer un bénéfice pour se développer et évoluer vers une nouvelle culture et un nouveau comportement, à condition toutefois de procéder à une autocritique de leurs comportements et de leurs discours, qui soit réaliste et souple.</p>



<p>Hannachi a également indiqué que le plus dangereux pour les partis c’est la prédominance du narcissisme chez leurs dirigeants et l’absence de démocratie dans leurs structures et leurs actions, <em>«parce que presque tous les dirigeants politiques en Tunisie se croient irremplaçables et refusent de céder leur place aux jeunes ou de donner à ces derniers la possibilité de s’investir dans les batailles électorales»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des élections dénuées de crédibilité</h2>



<p>Concernant l’avenir des partis politiques après les élections législatives, Hannachi a souligné qu’<em>«il n’y a pas de démocratie sans partis et sans institutions partisanes.»</em> Par conséquent, <em>«ces élections, malgré l’échec des partis, perdront leur crédibilité»</em>. Elles ne propulseront pas non plus les partis et ne leur donneront pas le nouvel élan dont ils ont besoin pour se frayer une place à l’avenir car le vrai problème se trouve au sein des partis.</p>



<p><em>«Après les élections, il ne pourra y avoir de vie démocratique sans partis, et les partis ne peuvent pas disparaître complètement, mais leur nombre diminuera. Il restera entre cinq ou dix partis qui auront la capacité de survivre, mais ils continueront à être faibles et incapables de gagner le peuple à leur cause»</em>, a déclaré Hannachi, en rappelant que les erreurs accumulées par les partis ont provoqué chez les citoyens une certaine réticence à s’impliquer dans leurs activités et encore moins à intégrer leurs rangs.</p>



<p>Quant à la question de la formation de fronts et d’alliances, bien que cela soit considéré comme un moyen de restaurer la position des partis sur la scène politique, Slaheddine Jourchi a déclaré que la réalité exige que ces derniers se rencontrent dans le cadre de fronts selon la convergence des visions et des intérêts qui les unissent, mais à condition que ces alliances n’accumulent pas les erreurs commises dans le passé et ne reviennent pas aux rivalités et aux calculs étroits.</p>



<p>L’analyste a par ailleurs exprimé l’espoir que les partis finissent par surmonter leurs anciennes rivalités afin de construire un front large qui réussirait à changer le rapport des forces et à reconstruire l’équilibre politique dans le pays. Mais en attendant la composition parlementaire que produiront les élections législatives, issue d’éléments sans lien intellectuel ou idéologique entre eux, le sort des partis politiques reste inconnu, et s’ils vont se contenter de dénoncer et de menacer, d’autant plus que ce qu’ils vivent aujourd’hui est différent de ce qu’ils avaient vécu jusque-là. On n’est plus dans l’activisme clandestin ou des partis de décor qui ont longtemps meublé la scène politique.</p>



<p class="has-text-align-right">Traduit de l’arabe par<strong> I. B. </strong></p>



<p><strong><em>Source</em></strong> : <a href="https://www.tap.info.tn/ar/%D9%88%D9%8A%D8%A8-%D8%B3%D9%8A%D8%AA-%D8%A3%D9%87%D9%85-%D8%A7%D9%84%D8%A3%D8%AE%D8%A8%D8%A7%D8%B1-Portal-Top-News/15800169-%D8%AD%D8%AA%D9%89-%D9%84%D8%A7-%D8%AA%D8%A8%D9%82%D9%89-%D8%B9%D9%84%D9%89" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Tap.</a> </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/05/quel-avenir-pour-les-partis-politiques-en-tunisie/">Quel avenir pour les partis politiques en Tunisie&nbsp;?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Slaheddine Jourchi : Attayar pourrait bien soutenir Hichem Mechichi dans l&#8217;avenir</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Cherif Benyounes]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Sep 2020 10:49:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Attayar]]></category>
		<category><![CDATA[Hichem Mechichi]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Abbou]]></category>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/07/Slaheddine-Jourchi.jpg" alt="" class="wp-image-165037"/></figure>



<p><em><strong>Dans un entretien accordé à Express FM, ce mercredi 2 septembre 2020, l&rsquo;analyste politique et écrivain Slaheddine Jourchi a souligné l&rsquo;importance de la stabilité politique dans la période à venir, pour le nouveau gouvernement, celui de Hichem Mechichi, qui, en plus de disposer d&rsquo;une ceinture parlementaire de 120 députés, pourrait également gagner la confiance du Courant démocrate (Attayar) dans l&rsquo;avenir, selon lui.</strong></em></p>



<span id="more-314655"></span>



<p>«<em>Si Mechichi commence à réaliser certains objectifs, il recevra un large soutien même du Courant démocrate</em>», a-t-il lancé, laissant entendre que le parti de Mohamed Abbou, qui s&rsquo;est jusque-là fermement opposé au gouvernement Mechichi, pourrait changer de position pour l&rsquo;intérêt du pays.</p>



<p>Cela dit, Jourchi semble être trop optimiste au vu du rapprochement qui a eu lieu dernièrement entre Ennahdha et son partenaire Qalb Tounes, d&rsquo;un côté, et Mechichi, de l&rsquo;autre. Le gouvernement Fakhfakh ayant déjà démontré à quel point il était difficile pour Attayar et le parti islamiste de faire partie de la même équipe, bien qu&rsquo;ils aient été tous les deux au sein d&rsquo;une même coalition gouvernementale.</p>



<p>Jourchi a, d&rsquo;un autre côté, affirmé que Hichem Mechichi «<em>n&rsquo;est pas un homme simple comme le pensent certains</em>», mais qu&rsquo;il a une vision et une confiance en lui-même, et qu&rsquo;il a voulu entrer par la grande porte avec l&rsquo;intention de disputer l&rsquo;aventure jusqu&rsquo;au bout.</p>



<p>Il a, par ailleurs, appelé les partis à ne pas lui faire du chantage, notamment pour obtenir des portefeuilles ministériels, parce que cela le mettrait face aux dilemmes et aux contradictions.</p>



<p>Sur un autre plan, l&rsquo;ancien islamiste a invité le président de la république, Kaïs Saïed, à définir clairement, pour l&rsquo;opinion, publique ce qu&rsquo;il compte réaliser à ce stade, estimant que «<em>son insistance à essayer de changer le système politique de l&rsquo;intérieur a prouvé ses limites avec la constitution actuelle</em>». «<em>Continuer à le faire serait une aventure nocive pour la vie politique et mettrait le pays dans une impasse majeure</em>», s&rsquo;est-il alarmé.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>C. B. Y.</strong></p>
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