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	<title>Archives des stress hydrique - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des stress hydrique - Kapitalis</title>
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		<title>En Tunisie, plus que jamais, pouvoir c’est… pleuvoir</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 Apr 2026 10:34:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdallah Rabhi]]></category>
		<category><![CDATA[barrages]]></category>
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		<category><![CDATA[stress hydrique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Des averses en plein mois d’avril, cela fait des années que la Tunisie, qui fait face à un stress hydrique chronique, n’en a pas enregistrées.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/03/en-tunisie-plus-que-jamais-pouvoir-cest-pleuvoir/">En Tunisie, plus que jamais, pouvoir c’est… pleuvoir</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Des averses en plein mois d’avril, cela fait des années que la Tunisie, qui fait face à un stress hydrique chronique, n’en a pas enregistrées. Aussi les fortes pluies qui tombent depuis une semaine dans toutes les régions du pays ne sont-elles pas de refus, d’autant qu’elles contribuent à l’amélioration des réserves d’eau dans les barrages.</em></strong></p>



<span id="more-18579124"></span>



<p>Aujourd’hui, et après être descendu à moins de 20% il y a quelques années, le taux de remplissage des barrages a atteint 58,2 %, et pourrait atteindre 60 % dans les prochains jours, une fois que les réservoirs auront pleinement absorbé les derniers apports, selon une estimation donnée par l’ancien secrétaire d’État aux Ressources hydrauliques, Abdallah Rabhi.</p>



<p>D’après lui, les réserves sont passées de 841 millions de mètres cubes en mars 2025 à près de 1,4 milliard de mètres cubes aujourd’hui. &nbsp;</p>



<p>L’amélioration reste cependant inégale. Les réservoirs du Cap Bon sont à près de 92 % de leur capacité de remplissage, ceux du nord dépassent les 68 %, tandis que les niveaux dans le centre demeurent insuffisants.</p>



<p>Parmi les principaux barrages, Sidi El Barrak et Beni Mtir sont pleins, tandis que Sidi Salem, le plus grand réservoir du pays, approche les 50 % de sa capacité, après avoir été rempli à environ 20 % auparavant.</p>



<p>La reprise intervient après un long cycle de stress hydrique. Rabhi a rappelé que la Tunisie sort de six années de sécheresse, avec des périodes où le niveau de remplissage des réservoirs est descendu en dessous de 20 %. La situation reste donc meilleure qu’au cours des dernières années, mais encore loin des années exceptionnellement pluvieuses, comme 2003 ou 2018, où les réservoirs ont atteint presque leur niveau maximal.</p>



<p>Le ministère de l’Agriculture, de son côté, continue de traiter cette question comme une priorité stratégique.</p>



<p>Parmi les mesures envisagées figurent l’utilisation de films protecteurs spéciaux pour<a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/02/la-tunisie-teste-un-film-anti-evaporation-sur-les-barrages/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> limiter l’évaporation </a>et le recours à des panneaux solaires flottants, et ce dans un contexte qui reste marqué par la vulnérabilité climatique.</p>



<p>Selon les données révélées à l’occasion de la Journée mondiale de l’eau, 2024 a été l&rsquo;année la plus chaude depuis 1950, avec des déficits pluviométriques allant de 7 à 45 % sur une grande partie du pays et des débits de barrages représentant seulement 36 % de la moyenne.</p>



<p>Dans ce contexte, les fortes pluies augmentent les ressources en eau mais ne résolvent pas à elles seules le problème structurel de la sécurité hydrique. Car une année pluvieuse ne saurait combler le déficit causé par six années particulièrement sèches.  </p>



<p class="has-text-align-right"><strong>L. B.</strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="T9bLm2cnpk"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/02/la-tunisie-teste-un-film-anti-evaporation-sur-les-barrages/">La Tunisie teste un film anti-évaporation sur les barrages</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Tunisie teste un film anti-évaporation sur les barrages » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/02/la-tunisie-teste-un-film-anti-evaporation-sur-les-barrages/embed/#?secret=W8FX9HtURl#?secret=T9bLm2cnpk" data-secret="T9bLm2cnpk" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="has-text-align-right"><strong> </strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/03/en-tunisie-plus-que-jamais-pouvoir-cest-pleuvoir/">En Tunisie, plus que jamais, pouvoir c’est… pleuvoir</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>La Tunisie teste un film anti-évaporation sur les barrages</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/02/la-tunisie-teste-un-film-anti-evaporation-sur-les-barrages/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 Apr 2026 11:10:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[barrages]]></category>
		<category><![CDATA[Borj Cédria]]></category>
		<category><![CDATA[Cap Bon]]></category>
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		<category><![CDATA[Hamadi Habaieb]]></category>
		<category><![CDATA[irrigation]]></category>
		<category><![CDATA[Lebna]]></category>
		<category><![CDATA[stress hydrique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie a lancé un essai pilote à Lebna, dans le Cap Bon, pour réduire l’évaporation de l’eau stockée dans les barrages. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/02/la-tunisie-teste-un-film-anti-evaporation-sur-les-barrages/">La Tunisie teste un film anti-évaporation sur les barrages</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La Tunisie, qui souffre d’un stress hydrique structurel dû au réchauffement climatique, a lancé un essai pilote à Lebna (photo), dans le Cap Bon, visant à réduire l’évaporation de l’eau stockée dans les barrages, l’une des principales sources de pertes pour le système hydrique national durant l’été. La technique consiste à appliquer un film protecteur mince à la surface de l’eau afin de limiter l’évaporation.</em></strong></p>



<span id="more-18574969"></span>



<p>Cette initiative a été annoncée par le secrétaire d’État aux Ressources hydrauliques, Hamadi Habaieb, en marge de la signature, le 30 mars 2026, de 14 contrats de programmes de recherche au Centre de biotechnologie Borj Cédria, dans le gouvernorat de Ben Arous.</p>



<p>Le projet pilote est en cours au barrage de Lebna, dans le gouvernorat de Nabeul, où des tests en laboratoire ont débuté pour évaluer l’impact du matériau sur l’eau potable et l’irrigation, avant une éventuelle extension à d’autres infrastructures.</p>



<p>Habaieb a expliqué que la Tunisie perd près d’un million de mètres cubes d’eau par jour par évaporation en été, un volume que les autorités comparent à la consommation cumulée du Grand Tunis, de Nabeul, du Sahel et de Sfax.</p>



<p>L’installation de panneaux solaires flottants figure parmi les solutions envisagées pour atténuer l’impact de la chaleur et du changement climatique sur les ressources en eau.</p>



<p>Ce test intervient alors que les réservoirs du pays connaissent une relative amélioration. Au 30 mars, le taux de remplissage des barrages tunisiens atteignait 58 %, un niveau qualifié de <em>«rassurant»</em> par les autorités et supérieur à celui de la même période l’an dernier.</p>



<p>Les récentes pluies en Tunisie ont également contribué à la remontée des nappes phréatiques, atteignant près de quatre mètres par endroits. Cette amélioration est cependant inégale. Dans le dernier bilan régional publié le 24 mars, Habaieb a indiqué des niveaux supérieurs à 67 % dans le Nord et à plus de 90 % au Cap Bon, tandis que les barrages du Centre restaient stables entre 12 et 13 %. Dans le même temps, le secrétaire d’État a évoqué une augmentation des réserves d’environ 500 millions de mètres cubes par rapport à l’année précédente.</p>



<p>La Banque africaine de développement (BAD) décrit le pays comme souffrant de pénuries d’eau chroniques, avec moins de 450 mètres cubes d’eau par habitant et par an, soit en dessous du seuil de pénurie absolue fixé à 500 mètres cubes.</p>



<p>Le gouvernement a reconnu la sécheresse comme une catastrophe naturelle pour la campagne agricole 2023-2024 dans 12 gouvernorats, signe que la restauration des barrages ne suffira pas à effacer les effets cumulés de plusieurs années de stress hydrique.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/02/la-tunisie-teste-un-film-anti-evaporation-sur-les-barrages/">La Tunisie teste un film anti-évaporation sur les barrages</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>L’agriculture tunisienne face au défi des petites exploitations</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/29/lagriculture-tunisienne-face-au-defi-des-petites-exploitations/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 29 Mar 2026 07:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Agriculture]]></category>
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		<category><![CDATA[petites exploitations]]></category>
		<category><![CDATA[raréfaction de l’eau]]></category>
		<category><![CDATA[stress hydrique]]></category>
		<category><![CDATA[Zouhaïr Ben Amor]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’agriculture tunisienne doit capitaliser sur les atouts des petites structures : flexibilité, adaptation, qualité et valorisation.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/29/lagriculture-tunisienne-face-au-defi-des-petites-exploitations/">L’agriculture tunisienne face au défi des petites exploitations</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><em><strong>La Tunisie, pays méditerranéen où l’agriculture représente un pilier économique et social majeur, fait face à un défi structurel de taille : la fragmentation de ses terres agricoles. Avec une superficie moyenne par exploitation tournant autour de 10 hectares, et une majorité de petites exploitations de moins de 5 hectares, le secteur agricole tunisien doit réinventer ses modèles de production pour rester compétitif, durable et résilient. Cette réalité, loin d’être une fatalité, peut devenir une opportunité si elle est abordée avec innovation et pragmatisme.</strong></em></p>



<p><strong>Zouhaïr Ben Amor *</strong></p>



<span id="more-18531312"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Zouhair-Ben-Amor.jpg" alt="" class="wp-image-17518909" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Zouhair-Ben-Amor.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Zouhair-Ben-Amor-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Zouhair-Ben-Amor-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Face au changement climatique, à la raréfaction de l’eau et aux exigences croissantes des marchés, l’agriculture tunisienne doit opérer une transformation profonde. Cette évolution ne peut se faire en imitant les modèles intensifs de grande échelle, mais en capitalisant sur les atouts des petites structures : flexibilité, adaptation rapide, qualité et valorisation des spécificités locales.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’agriculture de précision : optimiser chaque mètre carré</h2>



<p>L’une des réponses les plus prometteuses aux contraintes des petites surfaces réside dans l’agriculture de précision. Cette approche, rendue accessible grâce aux technologies numériques, permet d’optimiser l’utilisation des intrants, de l’eau et du travail sur des parcelles même réduites. L’utilisation de capteurs d’humidité du sol, de stations météorologiques connectées et d’applications mobiles permet aux agriculteurs de prendre des décisions éclairées en temps réel.</p>



<p>L’irrigation goutte-à-goutte, déjà répandue dans certaines régions tunisiennes, peut être couplée à des systèmes automatisés qui ajustent l’apport en eau selon les besoins réels des cultures. Cette technologie, particulièrement adaptée aux climats arides et semi-arides comme celui de la Tunisie, permet d’économiser jusqu’à 50% d’eau par rapport aux méthodes traditionnelles tout en augmentant les rendements. Pour les petits agriculteurs, cela signifie une productivité accrue sans expansion territoriale.</p>



<p>Les drones agricoles, autrefois réservés aux grandes exploitations, deviennent progressivement accessibles aux petits producteurs via des services mutualisés. Ces outils permettent de cartographier les parcelles, d’identifier les zones de stress hydrique ou les foyers de maladies, et d’appliquer les traitements de manière ciblée. Cette précision réduit les coûts, limite l’impact environnemental et améliore la rentabilité des petites surfaces.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La diversification et l’intensification écologique</h2>



<p>Sur de petites exploitations, la monoculture présente des risques économiques et agronomiques majeurs. La diversification des cultures constitue une stratégie essentielle pour stabiliser les revenus, enrichir les sols et limiter les risques liés aux fluctuations des marchés ou aux aléas climatiques. Les systèmes agroforestiers, associant arbres fruitiers et cultures annuelles, représentent une option particulièrement adaptée au contexte tunisien.</p>



<p>L’olivier, culture emblématique de la Tunisie, peut être associé à des légumineuses, des céréales ou des plantes aromatiques. Cette polyculture permet non seulement de multiplier les sources de revenus, mais aussi d’améliorer la fertilité des sols grâce aux légumineuses qui fixent l’azote atmosphérique.</p>



<p>Les cultures intercalaires créent également des microclimats favorables et réduisent l’évaporation de l’eau, un atout majeur dans les zones arides.</p>



<p>Le maraîchage intensif biologique représente une autre voie d’avenir. Sur des surfaces réduites, il est possible de produire une grande variété de légumes à haute valeur ajoutée en adoptant des techniques comme les cultures sur buttes, le paillage, le compostage et la rotation rapide des cultures. Ces pratiques, inspirées de la permaculture et de l’agroécologie, permettent d’obtenir des rendements élevés tout en régénérant les sols et en limitant la dépendance aux intrants chimiques.</p>



<p>L’élevage intégré à petite échelle, qu’il s’agisse de volailles, d’ovins ou de caprins, peut compléter les revenus agricoles tout en fournissant du fumier de qualité pour fertiliser les cultures. Ce modèle circulaire, où les déchets d’une activité deviennent ressources pour une autre, maximise l’efficacité de chaque hectare exploité.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La valorisation et la commercialisation directe</h2>



<p>Pour qu’une petite exploitation soit viable économiquement, il ne suffit pas de produire efficacement : il faut aussi capter une plus grande part de la valeur créée.</p>



<p>La transformation à la ferme et la vente directe permettent aux agriculteurs de s’affranchir des intermédiaires et d’augmenter significativement leurs marges.</p>



<p>La production d’huile d’olive premium, de confitures artisanales, de fromages fermiers ou de produits séchés représente autant d’opportunités de valorisation.</p>



<p>Les circuits courts, via les marchés de producteurs, les paniers hebdomadaires ou les plateformes de vente en ligne, connaissent un essor en Tunisie, particulièrement dans les zones périurbaines.</p>



<p>Ces canaux permettent aux consommateurs d’accéder à des produits frais et de qualité tout en garantissant aux producteurs une rémunération équitable. Les labels de qualité, qu’ils soient biologiques, équitables ou d’appellation d’origine, constituent des leviers de différenciation et de valorisation.</p>



<p>L’agritourisme représente une autre source de diversification des revenus. Les petites exploitations, souvent situées dans des cadres naturels préservés, peuvent accueillir des visiteurs pour des activités de découverte, des dégustations, voire des séjours à la ferme. Cette activité, qui combine agriculture et tourisme, génère des revenus complémentaires tout en valorisant le patrimoine rural et en sensibilisant le public aux réalités agricoles.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’organisation collective et la mutualisation</h2>



<p>Les petites exploitations, prises isolément, souffrent d’un manque de pouvoir de négociation face aux fournisseurs et aux acheteurs, ainsi que de difficultés à accéder aux équipements coûteux. L’organisation collective, sous forme de coopératives, de groupements d’intérêt économique ou d’associations, constitue une réponse structurelle à ces défis.</p>



<p>La mutualisation des équipements agricoles permet de réduire les coûts d’investissement et d’exploitation. L’achat groupé de tracteurs, de matériel d’irrigation, de chambres froides ou d’unités de transformation devient accessible lorsque plusieurs agriculteurs s’associent. Les Coopératives d’utilisation de matériel agricole (Cuma), déjà présentes en Tunisie, méritent d’être développées et modernisées.</p>



<p>L’achat groupé d’intrants (semences, engrais, aliments pour animaux) permet d’obtenir des prix plus avantageux et de négocier des conditions de paiement adaptées. De même, la commercialisation collective, via des centrales d’achat ou des plateformes communes, renforce le pouvoir de négociation des producteurs et assure des débouchés stables.</p>



<p>Les organisations de producteurs jouent également un rôle crucial dans le transfert de connaissances et l’innovation. Les formations collectives, les démonstrations de techniques agricoles et les échanges d’expériences entre pairs accélèrent l’adoption de pratiques performantes. Les réseaux d’agriculteurs, qu’ils soient physiques ou digitaux, constituent des espaces d’apprentissage mutuel et de soutien.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La gestion durable de l’eau et des sols</h2>



<p>L’eau constitue la ressource la plus critique pour l’agriculture tunisienne. Face au stress hydrique croissant, les petites exploitations doivent adopter une gestion rigoureuse de cette ressource précieuse. Au-delà de l’irrigation goutte-à-goutte, des techniques comme la récupération des eaux de pluie, l’utilisation d’eaux usées traitées et la sélection de variétés résistantes à la sécheresse s’imposent.</p>



<p>Les bassins de rétention, les citernes et les systèmes de drainage permettent de stocker l’eau pendant les périodes pluvieuses pour l’utiliser durant les mois secs. Ces infrastructures, dimensionnées à l’échelle de petites exploitations, peuvent être soutenues par des programmes d’aide publique ou des financements solidaires.</p>



<p>La santé des sols conditionne la productivité à long terme. L’agriculture de conservation, qui limite le travail du sol, maintient une couverture végétale permanente et privilégie les rotations de cultures, permet de préserver et d’améliorer la fertilité des terres. Ces pratiques réduisent l’érosion, augmentent la matière organique et améliorent la capacité de rétention en eau des sols, autant d’avantages cruciaux pour les exploitations de petite taille.</p>



<p>Le compostage, qu’il soit réalisé à partir de déchets végétaux, de fumiers ou de biodéchets, constitue une source d’engrais organique gratuite et de qualité. Cette pratique, accessible à tous les agriculteurs quelle que soit la taille de leur exploitation, contribue à fermer les cycles de nutriments et à réduire la dépendance aux engrais chimiques importés.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’accompagnement institutionnel et le financement</h2>



<p>L’évolution de l’agriculture tunisienne vers des modèles adaptés aux petites exploitations nécessite un soutien institutionnel fort. Les politiques publiques doivent reconnaître la spécificité de ces structures et adapter les dispositifs d’aide en conséquence. Les subventions à l’investissement, les aides à la conversion vers l’agriculture biologique et les programmes de formation doivent être rendus accessibles aux petits producteurs.</p>



<p>L’accès au financement représente un enjeu majeur. Les institutions financières traditionnelles hésitent souvent à prêter aux petits agriculteurs, considérés comme risqués. Le développement de la microfinance agricole, des systèmes de garantie mutuelle et des fonds de crédit solidaire peut débloquer cette situation. Les plateformes de financement participatif constituent également une alternative intéressante pour financer des projets innovants.</p>



<p>La vulgarisation agricole et le conseil technique doivent être renforcés et adaptés aux réalités des petites exploitations. Les centres de formation, les fermes-écoles et les programmes de tutorat permettent de transférer les connaissances et les bonnes pratiques. L’utilisation des technologies numériques (applications mobiles, vidéos tutorielles, forums en ligne) démocratise l’accès à l’information et au savoir agricole.</p>



<p>La recherche agronomique doit également orienter ses travaux vers les problématiques spécifiques des petites exploitations : variétés adaptées aux conditions locales, techniques culturales économes en intrants, systèmes de culture diversifiés et résilients. Les partenariats entre instituts de recherche, organisations de producteurs et agriculteurs-innovateurs peuvent accélérer le développement et la diffusion de solutions adaptées.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’innovation et les nouvelles opportunités</h2>



<p>L’agriculture urbaine et périurbaine connaît un développement rapide en Tunisie, notamment autour des grandes villes comme Tunis, Sfax ou Sousse. Sur de très petites surfaces, il est possible de produire des légumes, des herbes aromatiques ou même de pratiquer l’aquaponie (culture de végétaux associée à l’élevage de poissons). Ces systèmes intensifs et innovants répondent à la demande croissante de produits frais locaux et créent des emplois en zone urbaine.</p>



<p>La culture sous serre, qu’elle soit chauffée ou non, permet de prolonger les saisons de production et de cultiver des espèces exigeantes même sur de petites surfaces. Les serres modernes, équipées de systèmes de contrôle climatique et d’irrigation automatisée, offrent des rendements élevés et une production de qualité constante. L’investissement initial peut être amorti grâce aux prix premium obtenus pour des produits hors-saison.</p>



<p>Les plantes aromatiques et médicinales représentent un créneau à haute valeur ajoutée particulièrement adapté aux petites surfaces. La Tunisie dispose d’un patrimoine végétal riche (thym, romarin, verveine, géranium) et d’un savoir-faire reconnu dans la distillation d’huiles essentielles. La production biologique certifiée de ces plantes répond à une demande internationale croissante et génère des revenus substantiels par unité de surface.</p>



<p>L’apiculture constitue une activité complémentaire idéale pour les petites exploitations. Elle nécessite peu d’espace, s’intègre parfaitement aux cultures fruitières et aromatiques, et produit des revenus intéressants. Le miel tunisien, notamment les miels monofloraux d’eucalyptus, d’oranger ou de thym, bénéficie d’une excellente réputation et peut être valorisé sur des marchés de niche.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Vers une agriculture tunisienne résiliente et prospère</h2>



<p>L’évolution de l’agriculture tunisienne face au défi des petites exploitations ne passe pas par l’imitation des modèles industriels à grande échelle, mais par l’innovation, la diversification et la valorisation des atouts locaux. Les technologies numériques, l’agroécologie, l’organisation collective et la transformation à la ferme offrent des leviers puissants pour améliorer la productivité, la rentabilité et la durabilité des petites structures agricoles.</p>



<p>Cette transformation nécessite cependant un engagement collectif. Les agriculteurs doivent être accompagnés dans leur transition par des politiques publiques adaptées, un accès facilité au financement et au conseil technique, et des infrastructures rurales modernisées. La recherche agronomique, la formation et la vulgarisation jouent un rôle central dans la diffusion des innovations.</p>



<p>Les petites exploitations tunisiennes, loin d’être un handicap, peuvent devenir le fer de lance d’une agriculture de qualité, respectueuse de l’environnement et ancrée dans les territoires. En combinant savoir-faire traditionnel et innovations technologiques, en privilégiant la qualité sur la quantité et en renforçant les liens entre producteurs et consommateurs, l’agriculture tunisienne peut construire un modèle de développement original, résilient et porteur d’avenir.</p>



<p>Face aux défis du changement climatique, de la sécurité alimentaire et du développement rural, les petites exploitations tunisiennes disposent de nombreux atouts : flexibilité, capacité d’adaptation, proximité avec les écosystèmes locaux et potentiel d’innovation. L’enjeu est maintenant de mobiliser ces atouts, de lever les obstacles structurels et de créer un environnement favorable à l’épanouissement d’une agriculture à taille humaine, performante et durable.</p>



<p><em>* Universitaire.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/29/lagriculture-tunisienne-face-au-defi-des-petites-exploitations/">L’agriculture tunisienne face au défi des petites exploitations</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>La réutilisation des eaux usées en Tunisie ne dépasse pas 7 %</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 14 Mar 2026 11:08:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[eaux usées]]></category>
		<category><![CDATA[Hussein Rehili]]></category>
		<category><![CDATA[irrigation]]></category>
		<category><![CDATA[stress hydrique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie accuse un retard de près de 30 ans dans la réutilisation des eaux usées traitées, une ressource encore gaspillée dans notre pays. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/14/la-reutilisation-des-eaux-usees-en-tunisie-ne-depasse-pas-7/">La réutilisation des eaux usées en Tunisie ne dépasse pas 7 %</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’expert en développement et gestion des ressources en eau, Hussein Rehili, a affirmé que la Tunisie accuse un retard de près de 30 ans dans la réutilisation des eaux usées traitées, une ressource gaspillée dans notre pays et qui pourrait jouer un rôle crucial pour relever les défis futurs, notamment ceux liés au stress hydrique qui s’aggrave avec le réchauffement climatique.</em></strong></p>



<span id="more-18475021"></span>



<p>M. Rehili, qui intervenait dans l’émission <em>‘‘Houna Tounes’’</em> sur <a href="https://diwanfm.net/news/%D9%88%D8%B7%D9%86%D9%8A%D8%A9/%D8%A7%D9%84%D8%B1%D8%AD%D9%8A%D9%84%D9%8A%3A-%D8%AA%D9%88%D9%86%D8%B3-%D9%85%D8%AA%D8%A3%D8%AE%D8%B1%D8%A9-30-%D8%B9%D8%A7%D9%85%D8%A7%D9%8B-%D9%81%D9%8A-%D8%A7%D8%B3%D8%AA%D8%BA%D9%84%D8%A7%D9%84-%D8%A7%D9%84%D9%85%D9%8A%D8%A7%D9%87-%D8%A7%D9%84%D9%85%D8%B9%D8%A7%D9%84%D8%AC%D8%A9-%D8%B1%D8%BA%D9%85-%D8%A3%D9%87%D9%85%D9%8A%D8%AA%D9%87%D8%A7-%D8%A7%D9%84%D9%85%D8%B3%D8%AA%D9%82%D8%A8%D9%84%D9%8A%D8%A9" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Diwan FM</a>, vendredi 13 mars 2026, a ajouté que le secteur de l’eau en Tunisie souffre d’une fragmentation institutionnelle entre plusieurs ministères, alors qu’une vision unifiée et une planification coordonnée pourraient aider à mieux gérer cette ressource vitale.</p>



<p>Les sources d’eau conventionnelles relèvent du ministère de l’Agriculture, tandis que les eaux usées traitées sont gérées par celui de l’Environnement et l’eau de source, l’eau en bouteille et l’eau thermale dépendent du département de la Santé.</p>



<p>Cette fragmentation, a soutenu l’expert, empêche l’élaboration d’une politique globale de l’eau, au moment où le pays fait face à un stress hydrique croissant et a du mal à mobiliser suffisamment d’eau pour l’irrigation.</p>



<p>M. Rehili a souligné la nécessité pour l’Office national de l’assainissement (Onas) de conclure un accord avec le ministère de l’Agriculture pour la réutilisation des eaux usées traitées dans les zones irriguées, en déplorant que des obstacles administratifs empêchent la généralisation de cette pratique aussi utile que nécessaire. Selon les données officielles, le taux de réutilisation des eaux usées traitées en Tunisie ne dépassait pas, en 2024, 5 à 7 %, un pourcentage très faible compte tenu de la rareté de l’eau dans le pays, alors que ce taux atteint environ 80 % en&nbsp;Israël, 13 à 15 % en Espagne et 8 % en Italie, pays méditerranéens soumis aux mêmes défis de rareté de l’eau.</p>



<p>Le projet visant à améliorer la valeur et la qualité des eaux usées traitées, annoncé par le ministère de l’Environnement en partenariat avec celui de l’Agriculture et en coopération avec l’Italie, constitue une étape importante vers le développement de l’utilisation de ces ressources dans les stations d’épuration.</p>



<p>Le projet coûte environ 620 millions de dinars et repose sur trois piliers principaux : l’amélioration du traitement de l’eau, le soutien aux performances du secteur agricole et la promotion de la formation et de la recherche scientifique dans les domaines de l’eau et de l’agriculture.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/14/la-reutilisation-des-eaux-usees-en-tunisie-ne-depasse-pas-7/">La réutilisation des eaux usées en Tunisie ne dépasse pas 7 %</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie &#8211; Italie &#124; L’oléiculture face au changement climatique</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/10/tunisie-italie-loleiculture-face-au-changement-climatique/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Feb 2026 11:09:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Catane]]></category>
		<category><![CDATA[changement climatique]]></category>
		<category><![CDATA[fortes chaleurs]]></category>
		<category><![CDATA[huile d’olive]]></category>
		<category><![CDATA[Italie]]></category>
		<category><![CDATA[ravageurs]]></category>
		<category><![CDATA[Sicile]]></category>
		<category><![CDATA[Step-OL]]></category>
		<category><![CDATA[stress hydrique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pour le développement d’une capacité tuniso-italienne de diagnostic des maladies et des ravageurs affectant les oliveraies. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/10/tunisie-italie-loleiculture-face-au-changement-climatique/">Tunisie &#8211; Italie | L’oléiculture face au changement climatique</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Une délégation tunisienne a participé à une réunion de trois jours à la coopérative agricole régionale de Catane, en Sicile, consacrée au projet Step-OL, une initiative de coopération avec l’Italie visant à renforcer la résilience du secteur oléicole méditerranéen face aux effets du changement climatique. Les participants ont discuté des objectifs, des phases opérationnelles et des priorités techniques, de la prévention des ravageurs à la qualité de la production.</em></strong></p>



<span id="more-18344371"></span>



<p>Le projet repose essentiellement sur le développement d’une capacité conjointe de diagnostic des maladies et des ravageurs affectant les oliveraies, notamment grâce à l’utilisation d’outils et de technologies numériques pour l’identification précoce des risques phytosanitaires, dans un contexte marqué par le stress hydrique et les fortes chaleurs.</p>



<p>Les activités prévues comprennent des missions d’échange et de formation entre la Tunisie et la Sicile, destinées aux techniciens et aux agriculteurs, ainsi que des initiatives de mobilisation de la société civile.</p>



<p>D’après les informations relatives au projet, Step-OL s’inscrit dans le cadre du programme Interreg Next Italie-Tunisie, qui soutient la coopération entre la Sicile et la Tunisie face aux défis socio-économiques et environnementaux communs, avec un accent particulier sur la transition écologique et la résilience climatique.</p>



<p>Ce projet intervient à un moment où la production commerciale reste fortement impactée par le changement climatique et les aléas phytosanitaires. Le Conseil oléicole international (COI) prévoit, sur la base de données provisoires, un rebond de la production mondiale et estime la production tunisienne à 340&nbsp;000 tonnes, soit une hausse de 55&nbsp;% par rapport à la campagne précédente.</p>



<p>Pour 2025-2026, le COI anticipe un léger recul de la production mondiale. Sur le plan commercial européen, la Commission européenne maintient un contingent tarifaire pour l’huile d&rsquo;olive tunisienne&nbsp;: pour 2026, la quantité de référence indiquée dans les documents de gestion des contingents est de 56,7 millions de kg (56&nbsp;700 tonnes).</p>



<figure class="wp-block-gallery aligncenter has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-1 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="538" data-id="18344380" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Step-OL-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-18344380" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Step-OL-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Step-OL-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Step-OL-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Step-OL-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Step-OL-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Step-OL-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Step-OL.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="538" data-id="18344379" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Olive-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-18344379" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Olive-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Olive-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Olive-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Olive-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Olive-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Olive-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Olive.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</figure>



<p>Durant les trois jours de la rencontre, du 2 au 4 février 2026, des visites chez les principaux producteurs d’huile d’olive ont favorisé l’échange de bonnes pratiques et une réflexion collective sur les défis actuels de l’oléiculture, du changement climatique à la gestion durable des ressources.</p>



<p>Une attention particulière a été portée à la participation du public, grâce à une approche de science participative qui reconnaît le rôle actif des habitants et des agriculteurs dans la collecte de données, l’observation et la protection des oliveraies, comme l’indique le site web du projet. À l’avenir, la coopération technique et scientifique envisagée par Step-OL vise à traduire la recherche appliquée en pratiques concrètes, avec un double objectif&nbsp;: réduire l’impact de la sécheresse et des maladies émergentes sur les oliveraies et, simultanément, soutenir la compétitivité d’une filière d’approvisionnement stratégique pour l’agriculture et les exportations en Méditerranée.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong> (avec <a href="https://www.ansa.it/ansamed/it/notizie/rubriche/ambiente/2026/02/09/olio-tunisia-e-italia-rilanciano-cooperazione-su-olivicoltura-e-clima_4cb50be6-152b-42dd-8551-509ed6ced81c.html">Ansmed</a>).</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Parc El-Feija &#124; Un sanctuaire menacé par le climat</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/08/parc-el-feija-un-sanctuaire-menace-par-le-climat/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 08 Dec 2025 10:10:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Randonnée]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[biodiversité]]></category>
		<category><![CDATA[chêne-liège]]></category>
		<category><![CDATA[Climat]]></category>
		<category><![CDATA[de Berbérie]]></category>
		<category><![CDATA[El-Feija]]></category>
		<category><![CDATA[forêt]]></category>
		<category><![CDATA[incendies]]></category>
		<category><![CDATA[Kroumirie]]></category>
		<category><![CDATA[stress hydrique]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisian Campers]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Parc national d’El-Feija est un vaste et riche domaine forestier situé au cœur des montagnes de la Kroumirie (Nord-ouest de la Tunisie).</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/08/parc-el-feija-un-sanctuaire-menace-par-le-climat/">Parc El-Feija | Un sanctuaire menacé par le climat</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le Parc national d’El-Feija, un vaste et riche domaine forestier d’environ 2632 hectares, situé au cœur des montagnes de la Kroumirie (Nord-ouest de la Tunisie). Ce parc fait partie du réseau de plus de 17 parcs nationaux, essentiels à la protection des écosystèmes.</em></strong> <em>(Ph. Chêne-liège. Tunisian Campers).</em></p>



<span id="more-18060923"></span>



<p>Le Parc d’El-Feija célèbre pour être l’un des derniers refuges du Cerf de Berbérie, l’unique représentant autochtone des cerfs en Afrique, compte aussi plusieurs sources d’eau, dont certaines ont été aménagées (fontaines, réservoirs…) et d’autres sont restées sous forme naturelle.</p>



<p>Le cerf de Barbarie est présent en Tunisie depuis des milliers d&rsquo;années. Il s&rsquo;agit d&rsquo;une sous-espèce du cerf rouge qui a survécu dans les forêts d&rsquo;Afrique du Nord depuis l’Antiquité.</p>



<p>Malgré l&rsquo;interdiction de la chasse du Cerf de Berbérie, depuis 1963 et la création de la réserve des cerfs en 1966, l’espèce figure toujours sur la liste rouge des espèces menacées de distinction, de l’Union internationale de la conservation de la nature (UICN).</p>



<p>Ses populations ont connu des fluctuations importantes, passant d&rsquo;environ 10 individus en 1960 à moins de 1000, selon des travaux récents, le braconnage et la réduction de l’habitat restant des menaces cruciales.</p>



<p>Le parc préservé est, aussi, célèbre pour sa<a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/11/21/le-changement-climatique-menace-la-foret-de-chene-liege-en-tunisie/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> forêt de chênes</a> et sa riche biodiversité. Il est, majoritairement, recouvert de forêts (90% de sa superficie), dominées par le chêne zen (51% du parc) et le chêne-liège (8,9% du parc). Il abrite également 21 espèces de mammifères, 71 espèces d’oiseaux et 18 espèces d&rsquo;amphibiens et de reptiles.</p>



<p>Comme d’autres zones protégées, le parc national d’El-Feija est fortement impacté par les effets du changement climatique. Il s’agit, essentiellement du stress hydrique accru, de l’assèchement progressif des sources naturelles, de la modification des cycles biologiques des espèces et l’augmentation du risque d’incendies de forêt.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="538" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/12/Parc-El-Feija-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-18060962" style="aspect-ratio:1.903435044765211;object-fit:cover;width:800px" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/12/Parc-El-Feija-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/12/Parc-El-Feija-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/12/Parc-El-Feija-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/12/Parc-El-Feija-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/12/Parc-El-Feija-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/12/Parc-El-Feija-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/12/Parc-El-Feija.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<p>La Tunisie, notamment dans la région de Kroumirie où se situe le parc, est régulièrement touchée par des feux de forêt.</p>



<p>En 2023, 438 incendies ont ravagé environ 4 800 hectares, avec des pertes économiques estimées entre 20 000 et 50 000 dinars par hectare brûlé, selon la Direction générale des forêts (DGF) relevant du ministère de l’Agriculture et.</p>



<p>D’après les mêmes sources, le reboisement d’une forêt coûte environ 9 000 dinars par hectare. De plus, il faut environ 20 ans pour qu’une forêt se régénère après un incendie.</p>



<p>Autour du parc, près de 140 familles vivent et contribuent à sa sauvegarde.<br>Ces données illustrent l’importance du rendement économique que les forêts apportent à l’État et aux habitants des zones forestières, dont la plupart vivent dans la précarité et sont privés, chaque année, d’une source de revenu essentielle. C&rsquo;est pourquoi ils soulignent la nécessité de mettre en place des initiatives locales et durables qui permettent de valoriser ce patrimoine et de garantir des revenus aux habitants des zones forestières. Il s’agit, notamment, de promouvoir des activités touristiques durables, solidaires et écologiques qui préservent le patrimoine naturel dans cette région du nord-ouest de la Tunisie.</p>



<p>En Tunisie, plus de 700&nbsp;000 personnes vivent aux alentours des forêts et en tirent leurs revenus. Les populations riveraines exercent notamment des activités comme le pâturage, la cueillette (pignons, champignons), la récolte de liège et de bois, ainsi que l’artisanat, notamment dans les zones forestières du nord.</p>



<p>La startup écologique Tunisian Campers a organisé récemment une visite à ce parc au profit d’une douzaine de journalistes, qui a couronné un parcours de formation en journalisme environnemental de 8 mois (mai-décembre 2025).</p>



<p>Avec <a href="https://www.tap.info.tn/fr/Portail-%C3%A0-la-Une-FR-top/19562879--jellel-gasteli" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Tap</a>.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/08/parc-el-feija-un-sanctuaire-menace-par-le-climat/">Parc El-Feija | Un sanctuaire menacé par le climat</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>La nappe de l’Albien &#124; Ressource stratégique et risque de tensions régionales</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/28/la-nappe-de-lalbien-ressource-strategique-et-risque-de-tensions-regionales/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 28 Nov 2025 07:04:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[Lassaâd Bouazzi]]></category>
		<category><![CDATA[Libye]]></category>
		<category><![CDATA[nappe de l’Albien]]></category>
		<category><![CDATA[réserve d’eau fossile]]></category>
		<category><![CDATA[Rjim Maatoug]]></category>
		<category><![CDATA[Sass]]></category>
		<category><![CDATA[stress hydrique]]></category>
		<category><![CDATA[système aquifère du Sahara septentrional]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie en situation de pénurie hydrique absolue doit mieux exploiter ses ressources sous-terraines de la nappe phréatique de l'Albien.    </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/28/la-nappe-de-lalbien-ressource-strategique-et-risque-de-tensions-regionales/">La nappe de l’Albien | Ressource stratégique et risque de tensions régionales</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le stress hydrique s’impose aujourd’hui comme l’un des enjeux les plus critiques pour les pays du Sahel et d’Afrique du Nord. L’effet conjugué du changement climatique, de l’irrégularité des précipitations et d’une démographie en forte croissance aggrave la vulnérabilité hydrique de la région, au point que plusieurs études prévoient une situation critique dès 2030. Avec une disponibilité inférieure à 450 m³ d’eau par habitant et par an, la Tunisie se trouve désormais en situation de pénurie hydrique absolue. Dans ce contexte, la nappe de l’Albien apparaît comme une alternative stratégique, susceptible de fournir une ressource vitale pour plusieurs décennies. Un réservoir d’eau souterrain parmi les plus vastes au monde.</em></strong></p>



<p><strong>Lassaâd Bouazzi</strong> *</p>



<span id="more-17989860"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/02/Lassaad-Bouazzi.jpg" alt="" class="wp-image-6663215" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/02/Lassaad-Bouazzi.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/02/Lassaad-Bouazzi-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/02/Lassaad-Bouazzi-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
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<p>La nappe de l’Albien, ou Système aquifère du Sahara septentrional (SASS), est une réserve d’eau fossile non renouvelable couvrant environ un million de kilomètres carrés (deux fois la surface de la France) entre la Libye, l’Algérie et la Tunisie. Sa répartition territoriale est estimée à 70 % pour l’Algérie, 20 % pour la Libye et 10 % pour la Tunisie. Avec un volume de près de 60 000 milliards de mètres cubes (environ trois fois le volume d’eau de la mer Baltique), elle constitue le plus grand réservoir d’eau douce souterraine de la planète.</p>



<p>Une ressource aussi stratégique représente une opportunité considérable pour le développement agricole et économique, mais elle demeure également une source potentielle de tensions si elle n’est pas gérée de manière coopérative. L’idée selon laquelle les conflits futurs auront pour enjeu l’accès à l’eau fait désormais consensus parmi les experts.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des accords fragilisés et une gouvernance insuffisante</h2>



<p>En 2008, un accord tripartite signé sous l’égide de l’Observatoire du Sahara et du Sahel (<a href="https://www.oss-online.org/fr/publications/OSS-SASS-CSn1_En" target="_blank" rel="noreferrer noopener">OSS</a>), une organisation onusienne dont le siège se trouve à Tunis, avait établi un cadre de coopération pour gérer durablement la nappe. Toutefois, la chute du régime libyen en 2011 a profondément fragilisé ce cadre institutionnel. Le mécanisme de concertation du <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/05/08/la-tunisie-veut-exploiter-le-systeme-aquifere-du-sahara-septentrional/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">SASS</a>, auparavant hébergé par l’OSS, n’est plus opérationnel depuis plusieurs années.</p>



<p>Cette absence de coordination s’est manifestée en 2016 lorsqu’un différend a opposé la Libye à l’Algérie, cette dernière accusant Tripoli d’un pompage excessif non conforme aux règles convenues, entraînant une dégradation de la nappe.</p>



<p>En 2024, un nouvel accord tripartite a été signé et ratifié par la Tunisie (décret n°23 de l’année 2025). Toutefois, ce texte ne fixe ni quotas d’extraction ni calendrier détaillé, ce qui limite encore sa portée pratique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Rjim Maatoug, un modèle pionnier mais limité</h2>



<p>La Tunisie a été parmi les premiers pays à mobiliser les eaux de l’Albien pour un projet structurant. En 1980, le président Habib Bourguiba avait lancé le projet de développement intégré de <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/10/08/le-sahara-pourrait-devenir-une-source-de-prosperite-pour-la-tunisie/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Rjim Maatoug</a>, dans le gouvernorat de Kébili. Ce programme stratégique visait à fixer les populations dans une région frontalière sensible et à renforcer la production nationale de dattes <em>«deglet nour»</em>. Il constitue aujourd’hui une réussite agricole et socio-économique, bien que sa consommation en eau reste maîtrisée.</p>



<p>Depuis lors, l’exploitation tunisienne de la nappe est restée limitée en raison de contraintes financières, technologiques et environnementales.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les ambitions agricoles algériennes à grande échelle</h2>



<p>À l’inverse, l’Algérie a engagé ces dernières années une politique d’exploitation intensive de la nappe dans un objectif de sécurité alimentaire et d’exportation. Deux projets phares illustrent cette dynamique.</p>



<p><strong><em>1- Le projet algéro-italien de Timimoun</em></strong>&nbsp;: destiné à la mise en valeur de 36 000 hectares dédiés aux céréales, légumes et soja, ce programme d’un montant de 420 millions d’euros comprend également des unités de transformation agroalimentaire, des silos de stockage et des infrastructures de base (routes, énergie, télécommunications).</p>



<p><strong><em>2. Le projet algéro-qatari pour la production laitière&nbsp;: </em></strong>prévu pour 2026, ce projet d’un montant de 3,5 milliards d’euros inclut des fermes fourragères, un cheptel d’environ 80 000 têtes et une usine de production de lait en poudre. Ce projet vise à réduire la dépendance de l’Algérie vis-à-vis des importations et à améliorer sa sécurité alimentaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Quels enjeux pour la Tunisie ?</h2>



<p>La Tunisie, disposant de ressources financières limitées, doit aujourd’hui envisager une stratégie claire pour garantir son accès à cette ressource vitale. Deux pistes prioritaires se dégagent :</p>



<p>1- renforcer la coopération internationale afin d’attirer des investissements dans les projets agricoles et industriels, en valorisant ses atouts en matière de compétences humaines et techniques;</p>



<p>2- consolider le cadre juridique tripartite pour garantir son quota d’exploitation et protéger la nappe, notamment face aux projets algériens d’extraction du gaz de schiste et de production d’hydrogène vert, deux activités susceptibles d’accélérer l’épuisement et la contamination de la ressource.</p>



<p>La nappe de l’Albien représente à la fois une opportunité exceptionnelle et un défi considérable pour les pays du Maghreb. Son exploitation doit impérativement s’inscrire dans une logique de coopération transfrontalière et de durabilité. Sans gouvernance rigoureuse, cette ressource stratégique pourrait devenir un facteur d’instabilité, dans une région déjà fragilisée par les pressions climatiques et économiques.</p>



<p><em>* Ancien officier de la marine tunisienne.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="e7q1xi4BeD"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/10/08/le-sahara-pourrait-devenir-une-source-de-prosperite-pour-la-tunisie/">Le Sahara pourrait devenir une source de prospérité pour la Tunisie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le Sahara pourrait devenir une source de prospérité pour la Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/10/08/le-sahara-pourrait-devenir-une-source-de-prosperite-pour-la-tunisie/embed/#?secret=jq80SWGzFe#?secret=e7q1xi4BeD" data-secret="e7q1xi4BeD" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/28/la-nappe-de-lalbien-ressource-strategique-et-risque-de-tensions-regionales/">La nappe de l’Albien | Ressource stratégique et risque de tensions régionales</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Débat à l’IACE &#124; La résilience de l’eau en Tunisie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/26/debat-a-liace-la-resilience-de-leau-en-tunisie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 26 Nov 2025 07:40:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Agriculture]]></category>
		<category><![CDATA[Amel Jrad]]></category>
		<category><![CDATA[Béchir Hamrouni]]></category>
		<category><![CDATA[Houssem Aouadi]]></category>
		<category><![CDATA[IACE]]></category>
		<category><![CDATA[Olfa Mahjoub]]></category>
		<category><![CDATA[réutilisation des eaux usées]]></category>
		<category><![CDATA[stress hydrique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Débat à l'IACE à Tunis sur les enjeux liés au stress hydrique en Tunisie et à son impact sur le développement économique et social.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/26/debat-a-liace-la-resilience-de-leau-en-tunisie/">Débat à l’IACE | La résilience de l’eau en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le Centre des changements climatiques, de l’Institut arabe de chefs d’entreprise (IACE) a organisé, lundi 24 novembre 2025, un premier évènement intitulé «RésEau d’opportunités : résilience &amp; eau, les clés de demain», consacré aux enjeux liés au stress hydrique en Tunisie et à son impact sur le développement économique et social. L’événement s’est articulé autour de deux panels sur «Les nouvelles technologies au service de l’agriculture» et «Ressources et valorisation de l’eau».</em></strong></p>



<p><strong>Latif Belhedi</strong></p>



<span id="more-17983301"></span>



<p>Dans le cadre du premier panel, Houssem Aouadi, ingénieur agronome et business Development Manager, a présenté un exposé sur le thème&nbsp;: <em>«Agriculture de précision : optimiser l’eau grâce aux technologies digitales»</em> où il a présenté Seabex, une&nbsp;startup tunisienne spécialisée dans l’agriculture de précision, qui a développé une plateforme d’intelligence artificielle pour aider les agriculteurs à optimiser leur irrigation et leurs pratiques culturales. Active dans plusieurs pays (Tunisie, Algérie, Maroc, France, Espagne et Arabie saoudite), Seabex aide les agriculteurs à augmenter les rendements et à réduire les coûts en fournissant des recommandations basées sur des données, comme l’imagerie satellite, afin de préserver les ressources en eau et de s’adapter au changement climatique. La solution, appelée Seabex Agrisense, propose une gestion intelligente de l’irrigation, compatible avec de nombreuses cultures.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le recours aux ressources non conventionnelles</h2>



<p>Béchir Hamrouni, professeur émérite à la Faculté des Sciences de Tunis et président de l’Association tunisienne de dessalement, a présenté un exposé intitulé <em>«Le recours aux ressources non conventionnelles. Préserver les ressources conventionnelles : gaspillage/fuites/collecte des eaux pluviales»</em>. Il a parlé, notamment, du recours, en Tunisie et dans le monde, aux ressources non conventionnelles pour parer au stress hydrique qui s’aggrave avec le changement climatique, diversifier les ressources en eau et assurer un approvisionnement indépendant du climat. Ces ressources qui apportent des solutions aux différents usages de l’eau (notamment l’irrigation agricole et l’industrie) sont le dessalement des eaux saumâtres et de l’eau de mer; la réutilisation des eaux usées traitées et le commerce de l’eau virtuelle.</p>



<p>Amel Jrad, du Centre des changements climatiques (CCC) a parlé de <em>«L’eau, un capital à valoriser : stratégies et opportunités». «Dans un contexte de rareté croissante due au changement climatique, &nbsp;considérer l’eau comme une charge est une vision dépassée et risquée, car l’eau remplit parfaitement la fonction de ‘‘capital’’ et est un actif qui génère de la valeur et des flux de bénéfices sur le long terme»</em>, a expliqué la conférencière. &nbsp;</p>



<p><em>«Dans un monde d’abondance, considérer l’eau comme une charge pouvait (mal) fonctionner. Dans un monde de rareté comme le nôtre aujourd’hui, et particulièrement en Tunisie, c’est une voie directe vers la crise»</em>, a expliqué la conférencière. Et d’ajouter&nbsp;: <em>«Tant que l’eau est perçue comme une charge, on cherchera à la réduire. Quand elle sera reconnue comme un capital, on cherchera à la protéger. Et c’est seulement ainsi que la durabilité deviendra possible.»</em></p>



<p>Pour ce qui concerne la Tunisie, qui fait face à une situation de stress hydrique aggravée par le changement climatique et la hausse de la consommation, la <em>«résilience hydrique repose sur sa capacité à fédérer tous les acteurs autour d’une vision commune, à innover techniquement et institutionnellement, et à mobiliser des financements durables, et ce, dans un contexte climatique à risque de durabilité élevé», </em>aexpliqué Mme Jrad.</p>



<h2 class="wp-block-heading">S’adapter aux évènements extrêmes</h2>



<p>Olfa Mahjoub, maître de conférence à l’INRGREF, a présenté un exposé sur <em>«La réutilisation des eaux usées traitées face au stress hydrique: état actuel et opportunités à saisir». </em>Elle a souligné la nécessité de d’améliorer le bilan hydrique pour s’adapter aux évènements extrêmes liés aux changements climatiques grâce à l’utilisation directe ou indirecte des eaux utilisées traitées (EUT).</p>



<p>Pour cela, il convient d’adapter la qualité des EUT selon le domaine de réutilisation, d’encourager les établissements industriels et touristiques à traiter leurs EU et à les valoriser sur site, d’élaborer un plan de communication et de sensibilisation. </p>



<p>Le but est d’augmenter la réutilisation à un taux de 80% (450 millions de m³ sur un total de 560 millions de m³ à l’horizon 2050), de substituer 230 millions de m³ d’eau potable par les EUT (eaux des barrages et des nappes phréatiques) et d’irriguer 56 000 hectares de périmètres irrigués (avec 50% de PPI) dont 30 000 nouveaux, ainsi que 1 100 ha d’espaces verts urbains et golfs, tout en donnant la priorité à l’utilisation des EUT dans les terres domaniales.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/26/debat-a-liace-la-resilience-de-leau-en-tunisie/">Débat à l’IACE | La résilience de l’eau en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Débat à l’IACE &#124; Stress hydrique et valorisation de l’eau</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/23/debat-a-liace-stress-hydrique-et-valorisation-de-leau/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 23 Nov 2025 10:48:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Agriculture]]></category>
		<category><![CDATA[changements climatiques]]></category>
		<category><![CDATA[eau]]></category>
		<category><![CDATA[IACE]]></category>
		<category><![CDATA[stress hydrique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Evénement intitulé «RésEau d’opportunités : résilience &#038; eau, les clés de demain» lundi à l'IACE, à Tunis. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/23/debat-a-liace-stress-hydrique-et-valorisation-de-leau/">Débat à l’IACE | Stress hydrique et valorisation de l’eau</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le Centre des changements climatiques de l’Institut arabe des chefs d’entreprises (IACE) organise son notre premier événement «RésEau d’opportunités : résilience &amp; eau, les clés de demain».</em></strong></p>



<span id="more-17964079"></span>



<p>Cet événement, qui se tiendra demain, lundi 24 novembre 2025, au siège de l’IACE au Lac 1, à Tunis, vise à ouvrir un dialogue national approfondi sur le stress hydrique que traverse la Tunisie, menaçant son développement économique et social.</p>



<p>Les deux panels au programme porteront sur, respectivement, <em>«Les nouvelles technologies au service de l’agriculture»</em> et <em>«Les ressources et valorisation de l’eau.»</em><br>Ces thèmes seront discutés par de hauts responsables, un panel d’experts, et de spécialistes.</p>



<p>La Tunisie subit un stress hydrique intense, se traduisant par un approvisionnement en eau insuffisant par habitant, une situation aggravée par le changement climatique, la sécheresse et une demande croissante due à la démographie et à l’agriculture. </p>



<p>Le pays, classé parmi les pays les plus exposés au stress hydrique, mobilise actuellement presque la totalité de ses ressources conventionnelles et se tourne vers le dessalement, bien que cette solution soit coûteuse. </p>



<p>Pour faire face au déficit hydrique, le pays doit recourir à toutes les solutions possibles et à faire preuve d’inventivité pour valoriser cette ressource rare et en tirer le meilleur bénéfice. Dans ce cadre, les technologies peuvent offrir des procédés révolutionnaires.</p>



<p>Pour participer, s’inscrire via <a href="https://forms.gle/28MqbgzW8bnhVMKn7" target="_blank" rel="noreferrer noopener">ce lien</a>. </p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong> </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/23/debat-a-liace-stress-hydrique-et-valorisation-de-leau/">Débat à l’IACE | Stress hydrique et valorisation de l’eau</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>La Tunisie favorable à une coopération internationale sur l’hydrogène vert</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/12/la-tunisie-favorable-a-une-cooperation-internationale-sur-lhydrogene-vert/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Dec 2024 11:13:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Belhassen Chiboub]]></category>
		<category><![CDATA[énergies renouvelables]]></category>
		<category><![CDATA[hydrogène vert]]></category>
		<category><![CDATA[impact environnemental]]></category>
		<category><![CDATA[neutralité carbone]]></category>
		<category><![CDATA[stress hydrique]]></category>
		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie cherche à mettre en place un environnement favorable aux investissements dans le secteur de l’hydrogène vert. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/12/la-tunisie-favorable-a-une-cooperation-internationale-sur-lhydrogene-vert/">La Tunisie favorable à une coopération internationale sur l’hydrogène vert</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La Tunisie cherche à mettre en place un environnement favorable aux investissements dans le secteur de l’hydrogène vert, et ce dans le cadre d’une coopération gagnant-gagnant avec des opérateurs internationaux. L’objectif est de produire 8 millions de tonnes d’ici 2050, dont 80% seraient exportées vers l’Europe.  </em></strong></p>



<span id="more-14847754"></span>



<p>Selon le directeur de l’électricité et des énergies renouvelables au ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, Belhassen Chiboub, qui intervenait lors d’un débat organisé par la Chambre de commerce tuniso-belgo-luxembourgeoise (CCTBL), mercredi 11 décembre 2024, sur le thème <em>«Stratégie de développement de l’hydrogène vert et de ses produits dérivés en Tunisie et impacts sur les échanges commerciaux avec l’Union européenne»</em>, le rôle de l’État est d’édicter des réglementations pour soutenir le développement de cette énergie verte qui, selon lui, nécessite des investissements importants.</p>



<p><em>«La Tunisie aspire à produire 8 millions de tonnes d’hydrogène vert d’ici 2050, dont 2 millions de tonnes destinées au marché intérieur, tandis que 6 millions de tonnes seront destinées à l’exportation»</em>, a-t-il ajouté.</p>



<p>Cette source d’énergie propre permettrait au pays d’atteindre son objectif de neutralité carbone d’ici 2050.</p>



<p>Les coûts d’investissement estimés se situent entre 150 et 250 milliards d’euros, ce qui, selon lui, est <em>«très significatif»</em>. En conséquence, les projets dans ce domaine seront mis en œuvre progressivement et entrepris par davantage de développeurs.</p>



<p><em>«La Tunisie a toujours été un pays de collaboration et de partenariat et le gazoduc tunisien mis en place dans les années 1980 </em>[transportant le gaz algérien vers l’Italie, Ndlr] <em>en est un exemple typique et sert de modèle de référence pour le développement des échanges énergétiques entre notre pays et l’Union européenne. Cela servira de modèle de référence pour le développement de la coopération entre notre pays et les pays européen dans le secteur de l’hydrogène vert »</em>, a souligné Chiboub.</p>



<p>Répondant à une question sur les impacts environnementaux potentiels de l’hydrogène vert, compte tenu notamment du grave stress hydrique de la Tunisie, Chiboub a déclaré que les ressources nationales en eau ne seront pas utilisées pour ces activités. L’utilisation des eaux usées et issues du dessalement seraient plutôt des solutions alternatives. Les opérateurs ayant l’intention de développer des projets d’hydrogène vert seront tenus de mener des études d’impact environnemental et social pour obtenir un financement auprès de donateurs internationaux, a-t-il ajouté.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/12/la-tunisie-favorable-a-une-cooperation-internationale-sur-lhydrogene-vert/">La Tunisie favorable à une coopération internationale sur l’hydrogène vert</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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