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	<title>Archives des sunnites - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des sunnites - Kapitalis</title>
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		<title>Les chiites vont-ils perdre le pouvoir en Irak?</title>
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		<pubDate>Wed, 11 Jun 2025 08:44:04 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Alors que le vent tourne au Moyen-Orient pour l’Axe de la Résistance, l’Irak reste la dernière chasse gardée de la République islamique d’Iran.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/11/les-chiites-vont-ils-perdre-le-pouvoir-en-irak/">Les chiites vont-ils perdre le pouvoir en Irak?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Alors que le vent tourne au Moyen-Orient pour l’Axe de la Résistance, l’Irak reste la dernière chasse gardée de la République islamique d’Iran. Aujourd’hui, à l’approche des élections législatives de cette année, il y a une démobilisation de l’électorat chiite dans le centre et le sud et au sein même de certaines formations politiques affidées à Téhéran, certains hommes politiques souhaitent une émancipation de la tutelle iranienne et appellent à ne pas aller à contre-courant de la tendance régionale à l’heure où l’Axe de la Résistance accumule les revers. L’emprise de la République islamique sur l’Irak n’est plus désormais totalement acquise comme ce fut le cas depuis 2003.</em></strong> <em>(Ph. Quel avenir pour les milices chiites irakiennes?)</em></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-16748413"></span>



<p>Le quotidien londonien arabophone <a href="https://www.alquds.co.uk/%d8%a7%d9%84%d8%b9%d8%b1%d8%a7%d9%82-%d8%a7%d9%84%d8%b4%d9%8a%d8%b9%d8%a9-%d9%8a%d8%ae%d8%b4%d9%88%d9%86-%d9%81%d9%82%d8%af%d8%a7%d9%86-%d8%a7%d9%84%d8%a3%d8%ba%d9%84%d8%a8%d9%8a%d8%a9-%d8%a7%d9%84/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Al Quds al-Arabi</a>, qui s’est livré à une anatomie de la scène politique irakienne, indique que les politiciens chiites de la coalition du Cadre de coordination ont commencé à envisager sérieusement de nouveaux plans pour conserver leur position au sein du gouvernement irakien.</p>



<p>Ces plans incluent l’intégration des factions armées dans la vie politique, l’incitation de leurs partisans à renouveler leurs cartes électorales et à participer le plus largement possible aux élections prévues le 11 novembre. L’objectif est de contrer un mouvement sunnite cherchant à obtenir une majorité politique qui lui permettrait de s’emparer du pouvoir et de renverser un équilibre politique convenu depuis 2003.</p>



<p>Il semble que l’affaiblissement de l’influence iranienne en Irak depuis le renversement du régime de Bachar Al-Assad en Syrie, il y a six mois, l’affaiblissement du pouvoir du Hezbollah au Liban et le rôle décroissant de l’Axe de la Résistance soient autant de raisons qui ont incité les factions à envisager de s’engager en politique.</p>



<p>Atheel Al-Nujaïfi, homme politique sunnite irakien et ancien gouverneur de Ninive, estime que le nouveau parlement sera encore plus à l’abri de l’influence iranienne, le front soutenant cette influence ayant perdu une grande partie de ses partisans.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="zw0xkg6cXZ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/15/que-reste-t-il-de-la-dissuasion-iranienne/">Que reste-t-il de la dissuasion iranienne?</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Que reste-t-il de la dissuasion iranienne? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/15/que-reste-t-il-de-la-dissuasion-iranienne/embed/#?secret=qRR517BTRm#?secret=zw0xkg6cXZ" data-secret="zw0xkg6cXZ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Vers une opposition alternative</h2>



<p>Selon Al-Nujaïfi, le bloc pro-iranien lors de la prochaine législature ne dépassera pas au mieux 30% des sièges du Parlement. Il fonde cet argument sur quatre facteurs, à savoir qu’une grande partie des suffrages exprimés dans le centre et le sud de l’Irak s’étaient déjà opposés à l’influence iranienne lors des dernières élections et ont choisi le mouvement sadriste* et les religieux chiites non alignés sur la République islamique comme le Cadre de coordination.</p>



<p>Cependant le retrait du mouvement sadriste a fait émerger la configuration actuelle du Parlement. Par conséquent, nombre de ces voix d’opposition à l’influence iranienne chercheront une opposition alternative parmi les candidats. </p>



<p>Il a également noté dans un article que les changements régionaux ont renforcé la conviction que l’influence iranienne a considérablement diminué dans la région et que ceux qui seront affidés à cette influence seront confrontés à des crises et des problèmes et ne récolteront ni influence ni gains comme il y a quatre ans.</p>



<p>Il estime également que les performances des blocs vainqueurs n’ont pas été suffisamment satisfaisantes pour que leurs électeurs s’y accrochent, c’est plutôt l’inverse qui s’est produit. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Volonté de soutenir le changement</h2>



<p>Al-Nujaïfi a également mis en exergue la division du groupe parlementaire qui soutenait l’influence iranienne et la tentative d’une partie de ce groupe de flirter avec les changements qui s’opèrent dans la région et d’éviter de heurter la volonté internationale de soutenir le changement. Il exprime sa conviction que le changement en Irak sera progressif et se fera par le biais d’élections, l’influence d’un parti diminuant tandis qu’un autre se renforçant à ses dépens. Cela ne signifie pas la disparition d’un parti mais simplement que l’influence de l’autre camp s’accentuera.&nbsp;</p>



<p>Les hommes politiques chiites sont au pouvoir en Irak depuis 2003 sans amélioration tangible des services publics qui est pourtant une revendication majeure de la population. Cette situation est aggravée par une corruption généralisée et la mainmise des puissants partis sur les ressources du pays.</p>



<p>Selon la Commission électorale, environ 29 millions d’Irakiens sont en droit de voter le jour du scrutin. Cependant, le nombre de personnes ayant mis à jour leur carte électorale dépasse à peine 21 millions, ce qui signifie qu’environ 8 millions d’Irakiens ne souhaitent pas mettre à jour leurs données.</p>



<p>La perte de ces voix, notamment dans les provinces du centre et du sud, serait importante pour les forces politiques chiites, qui ont donc exhorté leurs partisans à actualiser leur inscription auprès de la commission et à participer aux élections. Ils ont peur de perdre leur siège au gouvernement.</p>



<p>Sadr Al-Din Al-Qabanji, dignitaire religieux chiite et imam de la prière du vendredi à Najaf, a déclaré que la participation électorale dans les provinces de l’ouest à majorité sunnite était plus élevée que dans les régions du centre et du sud considérant cela comme une tentative de <em>«prise de pouvoir»</em> des mains des chiites en Irak.</p>



<p>Fin mai dernier, Al-Qabanji a exhorté chacun à actualiser sa carte électorale, déclarant: <em>«Les statistiques montrent désormais que ceux qui ont opté pour la modernisation dans les provinces de l’ouest sont plus nombreux que dans les provinces du centre et du sud. Il s’agit d’un complot prémédité. Ils ont également déclaré vouloir prendre le pouvoir aux chiites»</em>. Il a ajouté : <em>«Notre position est celle de la Constitution: la majorité politique est celle qui gouvernera indépendamment des discours confessionnels. La Constitution irakienne stipule que la majorité politique a le droit de gouverner»</em>.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="mbUQfDgbeZ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/11/negociations-avec-liran-veritable-test-pour-donald-trump/">Négociations avec l’Iran, véritable test pour Donald Trump !</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Négociations avec l’Iran, véritable test pour Donald Trump ! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/11/negociations-avec-liran-veritable-test-pour-donald-trump/embed/#?secret=yCKtHLCsmc#?secret=mbUQfDgbeZ" data-secret="mbUQfDgbeZ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Corriger les erreurs passées</h2>



<p>&nbsp;Al-Qabbanji s’est adressé aux chiites en ces termes: <em>«Que chacun renouvelle sa carte électorale et participe activement aux élections afin que nous puissions former la majorité politique. Nous devons nous efforcer de corriger les erreurs électorales passées»</em>. Il a considéré que <em>«les partisans du parti Baas et les ennemis d’Ahl Al-Bayt ** n’accèderont pas au pouvoir tant que nous, les partisans d’Ahl Al-Bayt, serons présents»</em>.</p>



<p>Les craintes chiites de perdre le pouvoir en Irak coïncident avec ce qu’a laissé entendre le député Raad Al-Dahlaki, chef de l’Alliance sunnite Azm dans la province de Diyala. Il a déclaré que les sunnites pourraient accéder au poste de Premier ministre si leurs électeurs participaient à l’actualisation des données électorales soulignant que l’occasion est venue. Dans une déclaration à une station de radio locale, Al-Dahlaki s’est adressé à la population sunnite en ces termes: <em>«Participez aux élections et vous prendrez le poste de Premier ministre»</em>.&nbsp; Il a ajouté: <em>«C’est mon droit lorsque je remporte le plus grand nombre de sièges, que mes régions sont sûres et stables, sans armes, et que je donne à mon peuple la force dont il a besoin. Je garantis aux sunnites que l’occasion est venue. Participez à l’actualisation des données et vous aurez le poste de Premier ministre»</em>.&nbsp;</p>



<p>Cependant, le député Habib Al-Hilawi, chef du bloc parlementaire Al-Sadiqoun, a affirmé que les tentatives visant à promouvoir l’idée de démettre la principale composante chiite du poste de Premier ministre ne passeront pas, soulignant que cet acquis est intangible.</p>



<p>Al-Halawi a déclaré dans un communiqué au ton très confessionnel relayé par les médias de son bloc: <em>«Ceux qui prônent l’idée d’éjecter la principale composante chiite du poste de Premier ministre ne sont pas seulement de simples rêveurs ou des personnes qui délirent. Nous leur disons clairement : ce sont les gens aux fronts bruns qui dirigent l’Irak, non seulement parce qu’ils constituent la majorité mais aussi parce que ce sont eux qui ont versé leur sang précieux à Mossoul, à Anbar et dans d’autres régions du pays pour préserver l’unité et la souveraineté de l’Irak»</em>.&nbsp; Et Al-Halawi d’ajouter: <em>«Ce sont les enfants de cette composante qui protègent les intérêts de toutes les composantes et non ceux qui ont fui à l’étranger et renoncé à leur patrie en temps de crise»</em>.&nbsp;</p>



<p>Malgré ces affirmations de l’homme politique chiite, des dirigeants de forces politiques tels que Hadi Al-Amiri, chef de l’Organisation Badr, Nouri Al-Maliki, chef de la Coalition pour l’État de droit, Qais Al-Khazali, secrétaire général de l’Asab Ahl Al-Haq et d’autres ont publié des communiqués de presse et des discours télévisés exhortant leurs partisans à participer aux prochaines élections de novembre.</p>



<p>L’affaire ne s’est pas arrêtée là. Le Kataëb Hezbollah (le Hezbollah irakien), dont les membres et les sympathisants sont également membres du mouvement, a également exprimé son soutien au bloc parlementaire Houqouq et à son chef le député Hussein Mounes.</p>



<p>Dans un communiqué publié par le responsable de la sécurité des Kataëb Abou Ali Al-Askari, ce dernier a déclaré: <em>«Les prochaines élections législatives revêtent une importance capitale compte tenu des transformations régionales et internationales qui caractérisent cette période critique. Tout en soulignant la nécessité d’accélérer la mise à jour des cartes d’électeurs et de préparer pleinement les prochaines élections afin de garantir les droits des citoyens et d’assurer leur représentation dans cette compétition effrénée, nous affirmons que les Kataëb Hezbollah soutiendront la liste du Mouvement Houqouq dirigée par notre cher frère Husseïn Mounes compte tenu du dévouement du mouvement à défendre les causes de la nation et les droits de notre cher peuple»</em>.</p>



<p><strong><em>Notes: </em></strong></p>



<p><em>*&nbsp;Mouvement national irakien islamique dirigé par Moqtada Al-Sadr. Il reçoit un large soutien de la part de la société irakienne, en particulier de la population chiite et des pauvres.</em></p>



<p><em>** Terme désignant les descendants du prophète dans doctrine chiite.</em></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="QscFHMA2jR"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/25/lheure-des-houthis-est-elle-venue/">L’heure des Houthis est-elle venue?</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’heure des Houthis est-elle venue? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/25/lheure-des-houthis-est-elle-venue/embed/#?secret=QZPncZWFTs#?secret=QscFHMA2jR" data-secret="QscFHMA2jR" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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			</item>
		<item>
		<title>Appel à la levée des sanctions contre la Syrie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/04/appel-a-la-levee-des-sanctions-contre-la-syrie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 04 Apr 2025 08:09:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La levée des sanctions est la seule issue pour donner au peuple syrien qui souffre une chance de reconstruire son pays et d’avoir un meilleur avenir.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/04/appel-a-la-levee-des-sanctions-contre-la-syrie/">Appel à la levée des sanctions contre la Syrie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La Syrie est sur la voie de la réhabilitation internationale. La chaîne israélienne I24 a indiqué que le président américain Donald Trump rencontrera le président syrien Ahmad Al-Charaa en marge de sa prochaine visite en Arabie saoudite. En même temps, de plus en plus de voix influentes appellent à la levée des sanctions économiques contre la Syrie afin de lui permettre de se relever. Si la situation économique et financière désastreuse se poursuit, le pays s’enfoncera de nouveau dans le chaos, comme le souhaitent ceux qui aimeraient voir le nouveau pouvoir échouer. Le succès d’Al-Charaa est tributaire de la levée des sanctions.&nbsp;</em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-16089448"></span>



<p>Le magazine britannique <a href="https://www.economist.com/leaders/2025/04/02/lift-sanctions-to-give-syria-a-chance-of-rebuilding" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Economist</a>, bible de l’establishment occidental, a consacré son éditorial à la Syrie post-Assad, plaidant pour la levée des sanctions qui ont épuisé le grand pays du Levant et pour permettre au nouvel homme fort de la Syrie de réussir.  </p>



<p><em>The Economist</em> dresse tout d’abord un tableau noir de la conjoncture actuelle avec une économie agonisante qui épuise la population, une situation politique instable et des centaines de personnes, peut-être plus, qui ont été tuées à cause de la violence sectaire.</p>



<p>Cependant, un sondage réalisé par le magazine britannique dans les jours précédant et suivant le déclenchement des violences en mars dernier a montré que les Syriens semblaient étonnamment optimistes, ce que le magazine considère comme une opportunité à ne pas gâcher aussi bien pour le président Al-Charaa que pour les pays occidentaux désireux d’aider la Syrie à se relever.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Al-Charaa bénéficie d’une opinion favorable</h2>



<p>L’enquête d’opinion indique que 70% des Syriens issus de l’ensemble des régions du pays et des différents groupes ethniques et religieux ont exprimé leur optimisme quant à l’avenir de leur pays. Environ 80% d’entre eux estiment avoir aujourd’hui plus de liberté que sous Al-Assad, avec un pourcentage similaire d’opinion favorable à M. Al-Charaa. Également, deux tiers des personnes interrogées estiment que la sécurité s’est améliorée malgré les affrontements.</p>



<p>L’éditorial souligne néanmoins que ces chiffres doivent être lus avec prudence dans un pays souffrant de traumatismes psychologiques et manquant d’une grande expérience en matière de liberté d’expression. Ils indiquent, toutefois, que malgré de profondes divisions –notamment entre la majorité musulmane sunnite et la minorité alaouite autrefois dominante–, les Syriens font toujours confiance à Al-Charaa pour tenter de reconstruire le pays.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="BcnZzxBgGy"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/15/syrie-ahmed-al-charaa-pourra-t-il-tenir-longtemps/">Syrie | Ahmed Al-Charaa pourra-t-il tenir longtemps?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Syrie | Ahmed Al-Charaa pourra-t-il tenir longtemps? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/15/syrie-ahmed-al-charaa-pourra-t-il-tenir-longtemps/embed/#?secret=5aNM9oZZ8T#?secret=BcnZzxBgGy" data-secret="BcnZzxBgGy" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Depuis qu’il a pris ses fonctions de président par intérim fin janvier, Al-Charaa a pris certaines mesures pour répondre aux attentes des Syriens. Au cours du week-end, il a tenu la promesse qu’il avait faite de nommer un gouvernement intérimaire, un gouvernement ne contenant pas uniquement des sunnites mais représentatif des différentes communautés présentes en Syrie avec des ministres kurde, alaouite, chrétien et druze.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Empêcher de nouvelles violences sectaires</h2>



<p><em>The Economist</em> salue la formation de ce nouveau gouvernement qui apaiserait les inquiétudes en particulier si les ministres disposaient d’une réelle autorité pour mener à bien les tâches qui leur sont assignées. Cela pourrait également apaiser les inquiétudes concernant la tendance d’Al-Charaa à concentrer le pouvoir entre ses mains.</p>



<p>Le magazine britannique conseille au président syrien d’exploiter ce climat de soutien populaire pour achever l’unification des groupes armés disparates de Syrie et pour empêcher l’éclatement de nouvelles violences sectaires.</p>



<p>Cependant, le plus grand défi auquel le président est confronté reste de relancer l’économie syrienne dévastée. Le magazine rapporte que le président Al-Charaa n’a pas payé les salaires de la plupart des fonctionnaires depuis qu’il a pris le contrôle de Damas en décembre et qu’il y a une pénurie d’argent. Si les conditions ne s’améliorent pas rapidement, sa popularité actuelle ne devrait pas durer.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Ik4ZWCTQOI"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/15/la-reintegration-des-refugies-de-retour-est-le-plus-grand-defi-de-la-syrie/">La réintégration des réfugiés de retour est le plus grand défi de la Syrie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La réintégration des réfugiés de retour est le plus grand défi de la Syrie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/15/la-reintegration-des-refugies-de-retour-est-le-plus-grand-defi-de-la-syrie/embed/#?secret=4dzXaODJfE#?secret=Ik4ZWCTQOI" data-secret="Ik4ZWCTQOI" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>L’un des principaux obstacles ce sont les sanctions occidentales contre la Syrie, qui n’ont pas encore été levées. Imposées dans le but d’isoler Al-Assad, elles entravent désormais les tentatives du nouveau gouvernement de reconnecter la Syrie à l’économie mondiale.</p>



<p>Ces sanctions empêchent les entreprises étrangères d’investir dans la reconstruction et restreignent l’accès de la Syrie au système bancaire mondial rendant pratiquement impossible pour le pays d’obtenir le paiement des marchandises qu’il exporte.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La levée des sanctions est la seule issue </h2>



<p>La Syrie a été contrainte d’acheter du pétrole russe transporté par bateau en raison des sanctions américaines. Sans investissements étrangers suffisants et sans recettes d’exportation, le président Al-Charaa ne peut pas œuvrer à la relance de l’économie du pays.</p>



<p><em>The Economist</em> met en garde contre l’hésitation des États-Unis et de l’Europe à lever ces sanctions et considère que cette attitude est une erreur. Si l’économie syrienne continue de se détériorer, les seuls bénéficiaires seront les extrémistes et tous ceux qui ont intérêt à créer le chaos. Dans ce cas, la violence éclatera inévitablement de nouveau.</p>



<p>La levée des sanctions est la seule issue pour donner au peuple syrien qui souffre depuis longtemps une chance de reconstruire son pays et d’avoir un meilleur avenir.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/04/appel-a-la-levee-des-sanctions-contre-la-syrie/">Appel à la levée des sanctions contre la Syrie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Iran-Israël : Ne nous trompons pas d’ennemis ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 03 Oct 2024 10:12:57 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Pour le moment seul l’Iran et ses alliés chiites du Hezbollah et du Hamas ont mis du baume au cœur de nos frères palestiniens tant à Gaza qu’en Cisjordanie.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/03/iran-israel-ne-nous-trompons-pas-dennemis/">Iran-Israël : Ne nous trompons pas d’ennemis ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Nous présentons ci-dessous un aperçu historique pour essayer d’analyser le rôle de l’Iran chiite dans le sanglant conflit au Moyen-Orient et expliquer la sympathie que ce pays suscite auprès de beaucoup d’Arabes sunnites et notamment de Tunisiens, avec l’espoir d’un nouvel ordre mondial après le chaos.</em></strong></p>



<p><strong>Sémia Zouari</strong> *</p>



<span id="more-14111217"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/10/Semia-Zouari.jpg" alt="" class="wp-image-4519025" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/10/Semia-Zouari.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/10/Semia-Zouari-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/10/Semia-Zouari-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure></div>


<p>Nonobstant la forte solidarité naturelle avec le géant iranien (qui s’est engagé loyalement, même si modestement, à défendre la cause palestinienne contre l’occupation et la persécution de l’Etat voyou d’Israël et de ses dirigeants suprémacistes criminels de guerre responsables de l’assassinat du cheikh Hassan Nasrallah), les Tunisiens ne doivent pas oublier que la Tunisie a partagé avec la Perse une longue histoire commune lorsque le califat fatimide de Mahdia donnait le pouvoir politico-religieux à la minorité chiite persécutée par la dynastie abbasside de Bagdad, dans une lutte de pouvoir fratricide sanglante où chaque camp accusait l’autre de falsifier l’histoire islamique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le chiisme en Tunisie</h2>



<p>Aujourd’hui majoritairement sunnite, principalement malékite, la Tunisie tend à occulter, voire refuser d’assumer son passé fatimide chiite et ce lien qui suscite chez les Iraniens une grande fascination pour la ville de Mahdia et l’histoire brillante de Moez Lidinillah El-Fatimi qui porta haut l’étendard de l’islam chiite et fut le fondateur de la ville du Caire.</p>



<p>Pourtant l’Iran n’est pas aujourd’hui notre ennemi, même si le régime de Bourguiba l’a ostracisé pour son financement probable du mouvement islamiste de Rached Ghannouchi, largement inspiré des doctrines khomeinistes, et responsable des attentats terroristes de 1986 contre des touristes à Monastir et Sousse.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="PmyIEiBpMk"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/02/le-grand-projet-sioniste-de-domination-du-moyen-orient-et-la-guerre-contre-liran/">Le grand projet sioniste de domination du Moyen-Orient et la guerre contre l’Iran</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le grand projet sioniste de domination du Moyen-Orient et la guerre contre l’Iran » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/02/le-grand-projet-sioniste-de-domination-du-moyen-orient-et-la-guerre-contre-liran/embed/#?secret=YXtdOgbrOB#?secret=PmyIEiBpMk" data-secret="PmyIEiBpMk" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>D’ailleurs, il est remarquable que certaines familles tunisiennes réputées malékites et dont les théologiens se sont longuement illustrés à l’Université de la Zitouna, à l’instar des Enneifar, revendiquent leur filiation chérifienne à l’imam Hussein donc très probablement chiite. C’est peut-être pour cette raison que l’ambassade d’Iran a offert sa collaboration en 2014 pour archiver et organiser la bibliothèque des manuscrits (<em>makhtoutats</em>) du cheikh Mohamed Salah Enneifar, hérités de sa longue ascendance de théologiens, sachant qu’il était considéré comme l’étendard d’un islam rigoriste, vilipendé hargneusement par Bourguiba et sa volonté d’imposer un islam analogue à celui de Mustapha Kamel Ataturk en Turquie, allant jusqu’à fermer l’Université de la Zitouna et à mettre ses théologiens récalcitrants à la retraite d’office.</p>



<p>Le schisme religieux chiite-sunnite a toujours été, du reste, perfidement exploité par l’Occident pour instrumentaliser la chute de l’empire ottoman et le déposséder de son autorité morale et religieuse sur les lieux saints de l’Arabie au profit de l’actuelle dynastie wahhabite des Al Saoud dont l’ancêtre fut aux côtés des Britanniques pour fomenter la révolte armée contre les Ottomans, menée via l’agent militaire britannique Lawrence, érigé en héros de l’indépendance des pays du Golfe, alors qu’il n’avait fait que servir les intérêts politico-économiques du Royaume-Uni.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Eclatement du monde musulman</h2>



<p>Historiquement, les Britanniques n’ont pas cessé de fomenter la dissension entre chiites et sunnites pour affaiblir la oumma islamique et recomposer le Moyen-Orient en Etats rivaux, voire ennemis, quitte à sournoisement rayer de la carte le Kurdistan qui compte plus de 38 millions de Kurdes disséminés entre l’Iran, l’Irak, la Syrie, la Turquie, l’Arménie, l’Azerbaidjan… Et à finalement créer les Etats de la Jordanie et d’Israël aux dépens de la Palestine historique principalement.</p>



<p>Par la suite, la création de la Ligue des Etats arabes (LEA) en 1945 poursuivait le même objectif d’éclatement du monde musulman séparé des deux puissances turque et iranienne et affaibli par les luttes orchestrées et instrumentalisées. C’est pourquoi cette LEA (constituée de <em>«moulouks tawaef»</em> et d’Etats sous tutelle coloniale, aux frontières soigneusement dessinées par les impérialismes occidentaux) n’a pas pu empêcher la création de l’Etat d’Israël et la Nakba palestinienne en 1948. Aujourd’hui encore elle reste <em>«un machin»</em> budgétivore et inutile, sauf à accorder des salaires faramineux à des hauts fonctionnaires bénéficiant du pouvoir régalien de dirigeants aux ordres de qui on sait.</p>



<p>Israël devait être et continue de constituer une tête de pont occidentale, à l’origine de continuels conflits armés destinés à maintenir constamment la région sous tension pour mieux en contrôler les ressources en hydrocarbures.</p>



<p>Ce fut et cela reste la stratégie de la perfide Albion pour l’approvisionnement de sa flotte marine et de ses transports terrestres, aériens et ferroviaires conformément à la transition énergétique de la vapeur vers le moteur à combustion alimenté au pétrole, engagée au début du 20e siècle.</p>



<p>Le Royaume-Uni reste à ce jour l’idéologue et l’architecte des impérialismes occidentaux avec la complicité française historique dans les accords de Sykes-Picot. Combien de fois ai-je médité les déclarations du spécialiste de la région Mena, le brillant diplomate britannique du Foreign Office Alistair Burt… Les Américains suivent les stratégies élaborées par les Britanniques…</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’Iran chiite diabolisé</h2>



<p>Pourquoi dès lors s’étonner de ce que l’Iran chiite ait été davantage diabolisé et cloué au pilori lorsque le Chah a décidé de nationaliser son pétrole aux dépens des multinationales britanniques et américaines qui se gavaient de son exploitation?</p>



<p>Des décennies après la révolution islamique de 1978, et malgré tout le rejet du régime des Ayatollahs et les multiples manœuvres de déstabilisation, l’Iran est actuellement la première puissance de la région, probablement détentrice de l’arme de dissuasion nucléaire, en rivalité avec l’Arabie Saoudite, remise en cause pour sa gestion partiale des lieux saints de l’islam et elle-même en course pour l’acquisition de l’arme nucléaire en collaboration avec le Pakistan, sans que cela suscite l’ire d’un gendarme occidental.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="dyWJ0DTlES"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/03/iran-israel-au-dela-de-la-transe-collective/">Iran-Israël : Au-delà de la transe collective</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Iran-Israël : Au-delà de la transe collective » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/03/iran-israel-au-dela-de-la-transe-collective/embed/#?secret=6fQvMlDtgt#?secret=dyWJ0DTlES" data-secret="dyWJ0DTlES" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>Israël craint l’Iran à juste titre, avec la rancune tenace à l’encontre des descendants de Nabuchodonosor II qui détruisit le temple de Jérusalem et chassa les juifs au 7<sup>e</sup> siècle avant J.-C. sur les chemins de l’errance et de l’exil…</p>



<p>De leur côté, les monarchies du Golfe ont entretenu sciemment la diabolisation des chiites alors qu’au total leur nombre ne dépasse pas les 120 millions de fidèles dans le monde, tandis que les sunnites sont majoritaires avec plus d’un milliard de fidèles et ont toute latitude de persécuter une minorité chiite, réputée pour sa vision révisionniste de l’islam tel que prônée par les adeptes du calife Aboubaker Essedik, arrivé au pouvoir, selon les historiens, via l’entregent de sa fille Aïcha dont les milices seraient à l’origine de la mort de Fatma, l’unique véritable fille du Prophète, suite à une fausse couche provoquée par son agression. Son mari, Ali, cousin et gendre du Prophète, et leurs enfants, Hassen et Hussein finiront eux aussi assassinés sur l’autel de la traîtrise fratricide et des accusations croisées des deux camps rivaux…</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les chiites arabes</h2>



<p>Mais aujourd’hui, contrairement aux volontés totalitaires des dirigeants sunnites, chaque pays du Machrek possède une population chiite, trop souvent persécutée, dont il doit tenir compte.</p>



<p>A l’instar de l’Arabie Saoudite dont les principales ressources en hydrocarbures se trouvent en zone chiite, face à l’Iran.</p>



<p>Aux Émirats arabes unis la population dubaiote est à 40% d’origine chiite iranienne et c’est elle qui fait la fortune de Dubaï, port de contournement de l’embargo contre l’Iran, dont elle assure l’approvisionnement au prix fort, entre autres des phosphates tunisiens, listés produits prohibés par les Américains en raison de leur teneur en uranium.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="rcBr0F4aRd"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/30/pendant-le-hezbollah-se-faisait-decimer-liran-draguait-les-occidentaux-a-new-york/">Pendant que le Hezbollah se faisait décimer, l’Iran draguait les Occidentaux à New York</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Pendant que le Hezbollah se faisait décimer, l’Iran draguait les Occidentaux à New York » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/30/pendant-le-hezbollah-se-faisait-decimer-liran-draguait-les-occidentaux-a-new-york/embed/#?secret=z2Idd5TuHd#?secret=rcBr0F4aRd" data-secret="rcBr0F4aRd" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>Au Koweït les chiites sont bien présents et audibles jusqu’au parlement.</p>



<p>En Irak, ils sont majoritaires et s’opposent aux sunnites financés par les autres pays du Golfe pour retrouver leur suprématie avec la complicité des Américains et leur milices autoproclamées islamistes qui ont ensanglanté et pillé l’Irak et ses richesses, après avoir été formées et entraînées dans la base militaire américaine d’Al-Zarkaa, en Jordanie.</p>



<p>Au Qatar, les chiites et les Iraniens sont considérés comme des alliés plus fiables que <em>«la grande sœur saoudienne»</em> qui a fomenté une tentative de coup d’Etat contre l’émir Tamim, en 2018, déjouée grâce à la garde prétorienne turque mise à sa disposition par le <em>«frère Erdogan»</em> dans le cadre de la solidarité commune avec la mouvance des Frères musulmans.</p>



<p>Au Yémen, berceau de civilisation de l’Arabie bienheureuse, victime de l’odieuse attaque massive de la coalition arabe en 2015, ce sont les Houthis, chiisés suite au séjour iranien de leur leader religieux, qui subissent la répression et la confiscation de larges pans de leurs territoires par l’Arabie Saoudite. Ils résistent témérairement à la loi de la jungle qui ensanglante la région et aux continuelles ingérences saoudiennes, soutenues par l’armée égyptienne, comme en 1962 lors de la présidence de Gamal Abdel Nasser.</p>



<p>Aujourd’hui qualifiés de rebelles terroristes par l’Occident, ces Houthis sont en réalité les aristocrates du Yémen, les descendants de la reine de Saba et les véritables possesseurs du Yémen, <em>«cimetière des empires»</em> et citadelle imprenable.</p>



<p>Enfin n’oublions pas les minorités chiites alaouites de Syrie qui sont au pouvoir depuis plus d’un demi-siècle, celles du Liban menées par le Hezbollah et légitimées par leur lutte victorieuse contre les invasions israéliennes.</p>



<p>Contrairement à ce qui s’est répandu sur les réseaux sociaux, en résonance avec les thèses sionistes, occidentales et celles de leurs complices maronites dans le massacre du camp palestinien de Sabra et Chatila, le Hezbollah est considéré par les Libanais comme <em>«un mouvement de lutte nationale contre l’hégémonie sioniste et ses agressions contre tous ses voisins», </em>selon les propos de l’ambassadeur libanais Sami Kronfel, au Conseil permanent de la francophonie, à Paris en 1996.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La trahison des «normalisateurs»</h2>



<p>Rien n’est plus triste pour nous autres Tunisiens, observateurs impuissants de la débâcle en Palestine occupée et au Liban et des crimes de guerre sionistes, de voir l’Iran, leur défenseur le plus engagé, se trouver la cible d’une probable attaque massive du camp occidental ouvertement et brutalement pro-sioniste, dont l’issue serait fatale à ce magnifique et beau pays, berceau de la plus grande civilisation de la région.</p>



<p>Mais l’histoire des Croisades subies par notre monde musulman durant des siècles, à l’instigation de ce même Occident dominateur, arrogant, brutal et suprémaciste, nous apprend que seule l’union du camp musulman avait pu déjouer ses attaques et ses massacres, au nom de la <em>«libération du tombeau du Christ»</em>, ce prophète de Palestine, sémite, livré au lynchage le plus indigne par un Ponce Pilate venu de Rome et stigmatisé par de cupides marchands du Temple.</p>



<p>L’avenir nous dira si la traîtrise, la non-assistance aux Palestiniens, la peur de perdre des pouvoirs illégitimes et chancelants, l’opportunisme des pays qui ont normalisé avec l’Etat voyou d’Israël et ses dirigeants criminels de guerre leur aura rapporté plus que le déshonneur…</p>



<p>&nbsp;Pour le moment seul l’Iran et ses alliés chiites du Hezbollah et du Hamas ont mis du baume au cœur de nos frères palestiniens tant à Gaza qu’en Cisjordanie. Ne laissons pas dire que ce sont des terroristes alors que ce sont des mouvements légitimes de lutte contre l’occupation et la colonisation. Les véritables terroristes sont ceux qui massacrent depuis près d’un siècle pour spolier les terres et les maisons des Palestiniens.</p>



<p>Espérons que d’un mal viendra un bien, que la Palestine recouvrira ses droits et que l’Onu se restructurera pour un nouvel ordre mondial débarrassé des monstruosités de cet Occident impérialiste et dominateur qui refuse d’admettre que le temps des colonisations, des massacres et du pillage du Tiers-monde est révolu.</p>



<p>* <em>Diplomate.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="2wrSYxfZZU"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/29/le-timing-de-la-guerre-entre-israel-et-le-hezbollah-ne-convient-pas-a-liran/">Le timing de la guerre entre Israël et le Hezbollah ne convient pas à l’Iran</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le timing de la guerre entre Israël et le Hezbollah ne convient pas à l’Iran » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/29/le-timing-de-la-guerre-entre-israel-et-le-hezbollah-ne-convient-pas-a-liran/embed/#?secret=vqXyTOA1tb#?secret=2wrSYxfZZU" data-secret="2wrSYxfZZU" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<item>
		<title>‘‘La pensée doctrinale imamite à l’époque bouyide’’ : l’Imam occulté, prélude à la République Islamique d’Iran</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/14/la-pensee-doctrinale-imamite-a-lepoque-bouyide-limam-occulte-prelude-a-la-republique-islamique-diran/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 14 Apr 2024 07:21:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La République Islamique d’Iran fonctionne selon ce principe accordant au Faqih le rôle de suppléant ou de gérant en l’absence de l’Imam occulté, légitimant le pouvoir politique, celui des mollahs,. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/14/la-pensee-doctrinale-imamite-a-lepoque-bouyide-limam-occulte-prelude-a-la-republique-islamique-diran/">‘‘La pensée doctrinale imamite à l’époque bouyide’’ : l’Imam occulté, prélude à la République Islamique d’Iran</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Aujourd’hui la République Islamique d’Iran fonctionne selon ce principe hérité de l’époque Bouyide accordant au Faqih le rôle de suppléant ou de gérant en l’absence de l’Imam occulté, légitimant le pouvoir politique, celui des mollahs, et sa pérennisation.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Dr Mounir Hanablia </strong>*</p>



<span id="more-12460790"></span>



<p>Cet ouvrage du professeur Amel Fatnassi constitue une œuvre monumentale dans la compréhension de la formation de l’islam. On regrettera pour commencer les nombreux textes de référence&nbsp;en arabe malheureusement écrits en caractères latins et en rendant la lecture difficile. Cela ne diminue en rien son intérêt.</p>



<p>Contrairement à qui est communément admis par les foules musulmanes, ou plus précisément à ce qu&rsquo;on lui a fait admettre, la religion musulmane n’est pas ce bloc monolithique que le Prophète Mohamed a transmis à ses disciples, à charge pour eux de le diffuser dans le monde, au besoin par l’épée. Aujourd’hui si on perçoit son enseignement d’une unique manière considérée comme étant celle de la révélation originelle, c’est qu’il y a bien une raison à cela. A travers l’émergence et l’évolution de la doctrine chiite, parallèlement au sunnisme et au mu’tazilisme, c’est la stabilisation du crédo qui s’est cristallisée à l’époque des Bouyides. Cette dynastie iranienne chiite&nbsp; entre le Xe&nbsp;et le XIe siècle de l’ère universelle (EU), a dominé le califat Abbasside de Bagdad.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La prééminence de l’Imam</h2>



<p>Ce livre étudie le cheminement de la pensée de quatre penseurs chiites de l’époque, Al-Qomi, Al-Mufid, Al-Mortada, et Al-Tusi, dans la constitution du droit canon du chiisme duodécimain, qui à partir du crédo indiscutable sur l’unicité de Dieu, sa Justice, la Prophétie, la légitimité de l’Imam Ali et de sa lignée, aborde les questions fondamentales des références de la foi que sont le Coran, la tradition (chiite), l’unanimité de la communauté vraie, le cheminement intellectuel de l’interprétation et de la légifération. Mais déjà depuis l’époque omeyyade l’importance du pouvoir politique dans la formulation de la doctrine était apparue, particulièrement dans la question fondamentale privilégiant la prédestination par rapport au libre arbitre, et privilégiant ainsi l’obéissance.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="V7mlHaeQ8f"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/12/the-heritage-of-persia-lesprit-eternel-dune-nation-qui-defie-le-temps/">‘‘The heritage of Persia’’ : l’esprit éternel d’une nation qui défie le temps</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘‘The heritage of Persia’’ : l’esprit éternel d’une nation qui défie le temps » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/12/the-heritage-of-persia-lesprit-eternel-dune-nation-qui-defie-le-temps/embed/#?secret=0U3OoytG9t#?secret=V7mlHaeQ8f" data-secret="V7mlHaeQ8f" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Deux faits se dégagent: l’importance du rôle accordé à l’intellect (rationnel) dans la recherche de la vérité, sans doute sous l’influence du courant Mu’tazilite imbu de philosophie grecque; la prééminence de l’Imam considéré comme le seul habilité à l’interprétation du texte (exégèse, herméneutique).</p>



<p>Néanmoins un véritable problème s’est posé pour les Chiites à partir de l’année 941 avec l’occultation de l’Imam. La communauté se devait de pallier à son absence en recourant à des moyens de substitution lui permettant d’interpréter le texte sans trahir l’esprit du livre sacré, d’ailleurs selon elle falsifié, et avec lequel elle devait néanmoins s’accommoder jusqu’au rétablissement de la lettre vraie inaltérée par l’Imam eschatologique (maître du temps) des derniers jours.</p>



<p>Il est intéressant de savoir que quelques-uns de ces penseurs ont validé le recours à l’unanimité de la communauté en tant que référent de la licéité, suivant en cela les Hanafites, qui sont demeurés parmi les sunnites,&nbsp;les seuls à reconnaître à la communauté dans sa totalité un droit de consultation et d’approbation sur la jurisprudence, alors que des Imams (chiites), tels Jaafar Essadik considéraient la masse comme ignorante.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La parole indiscutable de Dieu</h2>



<p>Et par ailleurs, fait important, la transmission individuelle de la référence en tant que source de la jurisprudence (<em>hadith</em>), a été admise dans certaines circonstances, donnant naissance juridiquement à l’individu. A une époque où le Coran était considéré par certains musulmans comme créé (Mu’tazilites), par d’autres comme incréé (Sunnites), ou improvisé (Chiites), il n’était pas du tout évident d’aboutir à la notion de parole indiscutable de Dieu, ainsi que nous le professons aujourd’hui. Mais il semble qu’une nécessité ait fait loi, la constitution d’une communauté religieuse distincte des juifs, des chrétiens, des zoroastriens et des manichéens (iraniens), qui l’entouraient et qui occupaient parfois des responsabilités importantes dans l’administration.</p>



<p>A partir de 1014 (EU), le Calife abbasside Al-Qader a décidé, sous la pression de la foule (??) acquise à la Sunna et peut être de contraintes politiques que nous ignorons (haine des Persans, émergence des Turcs?), de considérer comme hérétiques passibles de décapitation tous ceux qui remettraient en question le caractère sacré du Coran, alors que jusque-là, les questions théologiques de cet ordre étaient débattues librement et que seule la <em>Zandaqa</em>, c’est-à-dire le manichéisme considéré comme une hérésie, était punie sévèrement. Qui a dit que la règle de la majorité ne jouait pas? Et la communauté chiite pour pallier à l’absence de l’Imam occulté, dut composer avec la majorité sunnite en en acceptant les mêmes références, que pourtant elle rejetait sur le plan idéologique et doctrinal.</p>



<p>Il est remarquable que les penseurs chiites aient dès cette époque fait la différence entre <em>muslim</em> et <em>mumin</em>, autrement dit entre la pratique de la religion (praxis), et la foi (doxa). Il demeure paradoxal qu’un contexte ayant établi l’intellect et le rationnel en tant que référent de la norme juridique définissant le licite et l’illicite, l’individu en tant que sujet du droit responsable de ses actes, et la supériorité du savant sur le prophète par la connaissance (histoire de Moïse et du Khidr), qui plus est, connaissant et pratiquant le commerce depuis des temps immémoriaux, n&rsquo;ait pas suivi bien avant l’Europe le cheminement aboutissant à la liberté de conscience, la libre entreprise et au parlement, mis à part le cas demeuré unique de la communauté de Cordoue dans le contexte des Taifas, vers 1034 de l’EU (réunie à la mosquée) abolissant le Califat omeyyade, il est vrai après 20 années de guerres de succession ininterrompues, et confiant le pouvoir exécutif à l’un de ses membres élus. C’est que, autant les clercs sunnites que chiites appuyés par les sultans se sont dans les faits assurés le monopole juridique dans le cadre étriqué d’une interprétation du texte du Coran n’acceptant aucune remise en question.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="oyQKa6HMW8"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/05/les-versets-de-chiraz-de-ka-prediction-violente-a-la-religion-pacifiste/">‘‘Les versets de Chiraz’’: de la prédication violente à la religion pacifiste</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘‘Les versets de Chiraz’’: de la prédication violente à la religion pacifiste » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/05/les-versets-de-chiraz-de-ka-prediction-violente-a-la-religion-pacifiste/embed/#?secret=2CQAExelAi#?secret=oyQKa6HMW8" data-secret="oyQKa6HMW8" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>La seule possibilité de contestation politique depuis la Fitna avait résidé dès lors dans les mouvements schismatiques chiites d’inspiration messianique (Ismaéliens, Qarmates, Alaouites, Druzes, Baha&rsquo;is, et même à l’extrême Sikhs). Cela n’a nullement empêché l’émergence d’Etats musulmans concurrents souvent en lutte les uns avec les autres et n’hésitant pas à remettre en question l’unicité de la <em>Oumma</em> en contradiction avec la lettre et l’esprit du texte sacré disponible.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Névrose politique compulsive</h2>



<p>Ainsi, en matière politique, les préceptes de l’Islam ne s’appliquent pas, ou plus précisément n’ont jamais été appliqués, en particulier l’interdiction de verser le sang dans la communauté ainsi que l’a démontré la <em>Fitna</em>, alors que les châtiments corporels n’ont pas cessé contre les fidèles déviants ou les infidèles, dans des pays comme l’Iran, l’Arabie, le Pakistan, l’Afghanistan. A côté de cela, les Etats se dotant de législations modernes, souvent autoritaires, continuent de se proclamer protecteurs ou garants de l’Islam, et sont contestés au nom de l’exigence de l’application de la <em>Charia</em>, toujours considérée comme un idéal de justice, ainsi que le font ouvertement ou sournoisement les islamistes.</p>



<p>Subséquemment à cette névrose politique compulsive, on ne peut&nbsp; pas prétendre que l’Islam originel est bien celui qui est aujourd’hui compris et pratiqué dans nos pays, mais un travail de débroussaillage religieux n’est pas possible, non pas parce que les esprits ne sont pas prêts à l’accepter dans le contexte du consumérisme ambiant et de son corollaire, l’indifférence religieuse, mais parce que les Etats musulmans tirent une grande partie de leur légitimité politique de la situation actuelle.&nbsp;</p>



<p>Le Califat sunnite a été aboli par Atatürk en 1924, mais à vrai dire, depuis l’échec du siège de Vienne de 1683, l’empire ottoman était allé d’une défaite à une autre, et&nbsp; cette institution ne servait plus qu’à la pérennisation d’une dynastie déclinante. En étant maintenu, elle n’aurait eu quoiqu’il arrive aucune autorité religieuse à réinterpréter ce qui a déjà été établi.&nbsp; Un penseur réformateur de l’importance de Mohammed Iqbal tenant d’une relecture audacieuse du Coran est pour sa part demeuré un cas isolé.</p>



<p>Les Chiites eux ont certes remis en question l’authenticité du texte coranique, d’une manière soit radicale (teneur du texte) lorsque l’objectif était d’abattre le califat sunnite, soit modérée (agencement des versets) lorsqu’il s’agissait de préserver des relations cordiales avec lui, conformément à la <em>taqiya</em>.</p>



<p>Dans un cas comme dans l’autre, ceci n’a pas abouti à une révolution politique,&nbsp;ou du moins pas dans un sens comparable à l’Europe occidentale, à savoir la séparation du politique et du religieux. Au contraire, ce sont les clercs qui détiennent toujours le monopole de l’interprétation d’un texte coranique selon eux douteux, et donc de la légifération.</p>



<p>Aujourd’hui la République Islamique d’Iran fonctionne selon ce principe hérité de l’époque Bouyide accordant au <em>Faqih</em> le rôle de suppléant ou de gérant en l’absence de l’Imam occulté, légitimant le pouvoir politique, celui des mollahs, et sa pérennisation. Après l’État Safavide, on ignore encore vers quels horizons la nouvelle rencontre du nationalisme persan et du sectarisme chiite conduira ce pays.</p>



<p>* <em>Médecin de libre pratique.</em></p>



<p><strong><em>‘‘La pensée doctrinale imamite à l’époque bouyide (334-447/945-1055)’’, de</em></strong><strong><em>&nbsp;Amel Fatnass,éd. Centre de publication, Tunis &nbsp;2015, 347 pages.</em></strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="y1sv0Yduur"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/19/la-guerre-iran-irak-une-guerre-par-procuration/">‘‘La guerre Iran-Irak’’: une guerre par procuration ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘‘La guerre Iran-Irak’’: une guerre par procuration ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/19/la-guerre-iran-irak-une-guerre-par-procuration/embed/#?secret=BppxSWHimI#?secret=y1sv0Yduur" data-secret="y1sv0Yduur" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Trump, Israël et nous : Le bal des hypocrites</title>
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		<pubDate>Sun, 10 Dec 2017 08:54:27 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Après l’annonce par les Etats-Unis de la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël, les Arabes nous ont offert le spectacle pathétique de leur totale impuissance. Par Tarak Arfaoui * L’histoire n’est qu’un éternel recommencement. A chaque événement touchant le monde arabe, aussi grave soit il, les réactions toujours prévisibles et complètement ridicules et anachroniques des...</p>
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<p><em><strong>Après l’annonce par les Etats-Unis de la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël, les Arabes nous ont offert le spectacle pathétique de leur totale impuissance.</strong> </em></p>
<p>Par <strong>Tarak Arfaoui</strong> *</p>
<p><span id="more-127538"></span></p>
<p>L’histoire n’est qu’un éternel recommencement. A chaque événement touchant le monde arabe, aussi grave soit il, les réactions toujours prévisibles et complètement ridicules et anachroniques des Arabes seront comme d’habitude les mêmes, entre litanies improductives, vociférations inaudibles et menaces sans lendemain.</p>
<p>Comme d’habitude, le monde arabe, toujours uni dans l’hypocrisie et divisé dans les intérêts, encaissera sans broncher cette énième grosse dalle sur la tête, qu’est la récente décision de Trump de transférer l’ambassade des Etats Unis de Tel Aviv à Jérusalem, sans rien faire de concret.</p>
<p>Trump n’est ni dupe ni idiot. Arriver à se faire élire président des Etats-Unis n’est pas à la portée de tous les politiciens de son pays. Aussi réactionnaire et exécrable soit-il, il est un personnage très futé, extrêmement pragmatique, qui n’a jamais renié ses convictions et ses engagements.</p>
<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-127543" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/12/Jerusalem-ARP.jpg" alt="" width="500" height="304" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Les députés tunisiens se découvrent soudain des velléités pro-palestiennes et anti-israéliennes. </em></p>
<p><strong>Les idiots du Golfe</strong></p>
<p>Le plan implacable pour remodeler le Proche-Orient déjà esquisse au cours de sa campagne électorale est progressivement mis en place avec la connivence des misérables monarchies du Golfe dont l’ennemi principal n’est pas Israël mais l’Iran.</p>
<p>Comme d’habitude, maniant le bâton et la carotte, Trump a su les mettre à ses pieds.</p>
<p>Comme d’habitude, il a su vendre à deux adversaires (Qatar et Arabie Saoudite) le même matériel militaire pour des centaines de milliards de dollars lors de sa récente tournée au Proche-Orient, pour leur donner une impression de sécurité, et comme d’habitude, ce matériel hyper sophistiqué ne sera jamais utilisé contre Israël pour la simple raison que toutes les contre-mesures électroniques qui l’équipent sont fabriquées par Israël.</p>
<p>Comme d’habitude les idiots du Golfe ont l’esprit toujours ancré au septième siècle, occupés à se chamailler pour une histoire de succession sans fin entre sunnites et chiites tout à fait typique de la mentalité sectaire et tribale des Arabes.</p>
<p>Tous les conflits meurtriers de ce monde ont été résolus. La guerre de cent ans entre la France et l’Angleterre s’est terminée après un siècle de conflit. Les deux guerres mondiales ne sont plus qu’un effroyable souvenir de 50 millions de morts ayant abouti à une nouvelle fraternité sans faille entre Français et Allemands.</p>
<p>Chez les Arabes, après <em>«Harb El Basous»</em> des temps anciens, qui a duré des décennies pour uns histoire de chamelle égarée, le monde arabe est en train de vivre au vingt-et-unième siècle au rythme d’un conflit religieux fratricide qui dure depuis 15 siècles et qui ne va pas se terminer de sitôt.</p>
<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-127541" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/12/Tunisiens-manifestent-pour-Jerusalem.jpg" alt="" width="500" height="332" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Les Tunisiens manifestent&#8230; faute de mieux. </em></p>
<p><strong>Les Tunisiens au bord de la crise de nerfs</strong></p>
<p>Comme d’habitude, en Tunisie, après chaque <em>«nakba»</em> (défaite), les réactions très prévisibles de la rue, des organisations et des partis sont à la hauteur du marasme culturel et politique dans lesquels ils baignent. Cela me rappelle fortement la réaction des Tunisiens lors de la guerre des Six Jours en 1967 entre Israël et les Etats arabes ou, après cette terrible déroute, la population a pris sa revanche à sa manière sur l’entité sioniste en manifestant violemment dans la rue, en saccageant et brûlant tous les biens des juifs tunisiens qui ont dû se résigner à partir en France ou en Israël et dont certains ont leur racines en Tunisie des siècles avant l’invasion arabe<br />
Comme d’habitude, les grands partis font le dos rond et ont dénoncé du bout des lèvres cette malheureuse décision de Trump, sachant qu’ils vont certainement se bousculer à l’Independence Day, le 4 juillet prochain, à l’ambassade des Etats-Unis, pour faire les courbettes habituelles.</p>
<p>Comme d’habitude, d’autres partis insignifiants ont sérieusement menacé les Etats-Unis par leurs manifestations <em>«millionnaires»</em> dans la rue et particulièrement à l’Avenue Bourguiba où la clique hétéroclite des extrémistes jusqu’au-boutistes s’est particulièrement défoulée contre Trump.</p>
<p>Comme d’habitude, et pour la circonstance, les islamistes, qui ne se font pas prier pour envoyer leurs concitoyens se faire massacrer chez Daech, font le mort, sans jeux de mots, en se débinant honteusement.</p>
<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-127544" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/12/Marche-UGTT-Pour-Jerusalem.jpg" alt="" width="500" height="375" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Manifestation de l&rsquo;UGTT pour Etat palestinien indépendant avec Jérusalem comme capitale. </em></p>
<p><strong>Les clowns sont de sortie</strong></p>
<p>Comme d’habitude, la centrale syndicale, fidèle à son réflexe anachronique, a pris la courageuse décision qui va ébranler les Etats-Unis de déclencher une grève administrative dans certaines régions et, plus grave encore, de faire sauter aux élèves une journée d’études en fermant les lycées et en les poussant dans la rue pour manifester.</p>
<p>Le comble du ridicule a été atteint par le secrétaire général de l’UGTT, Noureddine Taboubi qui, en politicien hors pair, a gravement et solennellement prédit le déclenchement d’une troisième guerre mondiale (pas moins !?)<br />
Comme d’habitude, tout ce charivari va se terminer en queue de poisson et tout sera rapidement oublié.<br />
Les Tunisiens reviendront à leur train-train habituel fait de nonchalance de fainéantise, d’incivisme, de grèves roulantes sur un fond de populisme rétrograde. Ils vivront au rythme des chamailleries clownesques des députes à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) que personne ne prend plus au sérieux.</p>
<p>Comme d’habitude, après les fastes de la fête pieuse du Mouled, on se préparera à fêter dignement la Saint Sylvestre avec ses excès, où l’alcool coulera à flot. On essaiera tant bien que mal de boycotter les produits Américains en sirotant à chaque ripaille du Coca Cola et en tchatchant sur Facebook via les iPhones.</p>
<p>Comme d’habitude, on dissertera sans fin dans les plateaux télé sur le misérable spectacle du dernier derby de la capitale et le non moins misérable état d’esprit des joueurs de l’équipe nationale de football et de leur entraîneur en chef qui armé d’une profonde bigoterie rêve de battre l’Angleterre à la Coupe du Monde en Russie, en juin prochain, malgré vent et marées et &#8230; malgré ramadan</p>
<p><em>* Médecin de libre pratique.</em></p>
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		<title>Un tournant dans les relations Etats-Unis &#8211; Iran</title>
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		<pubDate>Tue, 17 Oct 2017 08:45:56 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Les États-Unis ont décidé d’inscrire le corps des Gardiens de la révolution (Pasdaran) sur la liste américaine des sanctions par le Département du Trésor. Par Hamid Enayat * Cette décision prise par l’administration Trump constitue une nouvelle tournure dans les relations entre les États-Unis et l’Iran. Dans une intervention attendue, le président américain a rendu...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-118928" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/10/Trump-Iran.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Les États-Unis ont décidé d’inscrire le corps des Gardiens de la révolution (Pasdaran) sur la liste américaine des sanctions par le Département du Trésor.</strong> </em></p>
<p>Par <strong>Hamid Enayat</strong> *</p>
<p><span id="more-118927"></span></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-103740 alignleft" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/06/Hamid-Enayat.jpg" alt="" width="200" height="200" />Cette décision prise par l’administration Trump constitue une nouvelle tournure dans les relations entre les États-Unis et l’Iran.</p>
<p>Dans une intervention attendue, le président américain a rendu publique la nouvelle politique des États-Unis à l&rsquo;égard de Téhéran dont les conséquences sont considérables: le Département du Trésor considère dorénavant les Pasdaran comme une entité terroriste et a pris des mesures pour assécher financièrement l’organisation et sanctionner ceux qui travaillent avec elle.</p>
<p>Donald Trump a déclaré : <em>«J’autorise le département du Trésor d’appliquer des sanctions contre le corps des Gardiens de la révolution islamique en raison de son soutien au terrorisme. Les sanctions doivent également inclure les officiels, les agents et les individus qui leur sont affiliés (…) J’appelle nos alliés à se joindre à nous pour prendre des mesures fermes pour contrer l’altitude dangereuse et déstabilisatrice de l’Iran qui a continué</em>».</p>
<p><strong>Une force hégémonique</strong></p>
<p>Les Gardiens de la Révolution sont une armée qui dépend directement du «<em>Guide suprême</em>» des mollahs. Elle a été créée au lendemain de la révolution de 1979 par Rouhollah Khomeiny, fondateur du régime, comme une force visant à exporter la Révolution islamique. Mais son rôle a également été déterminant dans la répression de l&rsquo;opposition à l&rsquo;intérieur du pays, faisant des dizaines de milliers de morts parmi les intellectuels, les étudiants et les lycéens.</p>
<p>L’histoire de la genèse de cette force a été développé dans un ouvrage intitulé <a href="https://www.amazon.fr/Gardiens-R%C3%A9volution-Larm%C3%A9e-int%C3%A9griste-terroriste/dp/2864772329"><em>‘‘Les Gardiens de la révolution, l’armée intégriste et terroriste’’</em></a> paru en 2008.</p>
<p>Les pasdaran constituent aussi une force économique gigantesque, utilisant les revenus du pays pour financer leurs activités hégémoniques dans la région. Un rapport détaillé du la Fondation d’études pour le Moyen-Orient (Femo) a développé l’emprise de cette force sur l’économie iranienne.</p>
<p>Pour dominer l’Irak, les Pasdaran ont attisé les conflits confessionnels et créé des milices extrémistes chiites, qui contrôlent aujourd&rsquo;hui le pays. Par leurs exactions, ils ont aliéné la minorité sunnite et favorisé l&rsquo;apparition de Daech.</p>
<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-118929" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/10/Gardiens-de-la-revolution-iranienne.jpg" alt="" width="500" height="282" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Les Pasdaran, une milice armée qui agit partout au Moyen-Orient.</em></p>
<p>En Syrie, le régime de Bachar Assad n’a pu se maintenir au pouvoir que grâce à la présence massive des Pasdaran dans ce pays, aux côtés du Hezbollah libanais, entièrement financé et armées par Téhéran.</p>
<p>Au Yémen, le gouvernement de ce pays a été renversé par un groupe extrémiste chiite, Ansarollah, créé et financé par les mollahs, provoquant une guerre sanglante.</p>
<p>En Afrique du Nord, le régime a fait du prosélytisme chiite, en même temps qu’il a soutenu les mouvements extrémistes sunnites.</p>
<p>Les autorités iraniennes n’ont pas caché leur velléité de domination de la région. Le général Mohammad Bagheri, chef d’état-major des pasdaran déclarait récemment : <em>«Les Pasdaran, soutenus et accompagnés par la résistance islamique en Syrie et en Irak, ont créé un bouclier de sécurité pour non seulement le peuple iranien mais aussi pour toute la communauté musulmane à travers le monde»</em> (Médias officiels, le 23 avril 2017).</p>
<p>L&rsquo;aventurisme régional et les velléités idéologiques des mollahs se font aux dépens de la population iranienne dont 9 millions, selon les chiffres officiels, vivent dans une pauvreté absolue. Des sources proches de la République islamique estiment à des centaines de milliards de dollars le coût de l’intervention militaire du régime iranien en Syrie et au Yémen. Hassan Nasrallah, chef du Hezbollah libanais, protégé du régime iranien, qui joue un rôle exceptionnel en Syrie et dans l’expansion du terrorisme et du sectarisme au Moyen-Orient, a déclaré : <em>«Le budget du Hezbollah arrive de l’Iran (…) Nous remercions Sa Sainteté Imam Khamenei, le gouvernement iranien et son président pour leur soutien sans faille qui nous apportent depuis des années…»</em> (agence de presse officielle ISNA, 24 juin 2016).<br />
Appel à une politique de fermeté par l&rsquo;Europe</p>
<p>En Europe on reconnaît les problèmes avec Téhéran. Le journaliste Marc Semo du quotidien<em> ‘‘Le Monde’’</em>, écrivait le 29 août 2017: «<em>Certes, à Paris on ne se fait pas d’illusion et on reconnaît volontiers que la République islamique reste un ‘partenaire problématique’ en raison de sa politique de déstabilisation régionale en Syrie et au Liban, comme pour son soutien au terrorisme, ainsi que pour son programme balistique sans même parler des atteintes aux droits de l’homme.</em>»</p>
<p>Les opposants iraniens ont accueilli favorablement la fin de la politique de complaisance vis-à-vis de Téhéran et ont appelé l’Europe à suivre l’exemple. Pour eux, ce sont surtout les graves violations des droits de l’homme qui doivent justifier une politique plus ferme vis-à-vis Téhéran.</p>
<p>Maryam Radjavi, présidente du Conseil national de la résistance iranienne (CNRI), coalition de l&rsquo;opposition, a estimé que<em> «la politique des Etats-Unis, qui a consisté jusque-là à fermer les yeux sur les violations flagrantes des droits humains en Iran et sur l&rsquo;ingérence meurtrière du régime dans la région, a été désastreuse et coûté cher au peuple iranien. »</em></p>
<p>Le CNRI a appelé l’Europe et les Etats-Unis à prendre des mesures concrets pour compléter le dossier iranien : <em>«Renvoyer le dossier des crimes du régime iranien, en particulier du massacre de 30.000 prisonniers politiques en 1988, devant le Conseil de sécurité de l&rsquo;ONU. Évincer les pasdaran d&rsquo;Irak, de Syrie, du Yémen, d&rsquo;Afghanistan et du Liban et stopper les expéditions d’armes et de forces vers ces pays.»</em></p>
<p><em>* Journaliste iranien basé à Paris. </em></p>
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		<item>
		<title>Islam, politique et domination des peuples</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2016/06/23/islam-politique-et-domination-des-peuples/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 Jun 2016 08:02:01 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Les hommes politiques instrumentalisent les religions pour accaparer et conserver le pouvoir. Ils jouent du sacré et de la crédulité des peuples pour s’imposer à eux. Par Rachid Barnat «Les religions prétendent amener la Vérité, alors qu’elles n’amènent que des croyances», écrivait Yvon Quiniou. Si à l&#8217;époque polythéiste les rois s’autoproclamaient Dieu (pharaons et empereurs...</p>
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<p><em><strong>Les hommes politiques instrumentalisent les religions pour accaparer et conserver le pouvoir. Ils jouent du sacré et de la crédulité des peuples pour s’imposer à eux.</strong></em></p>
<p>Par <strong>Rachid Barnat</strong></p>
<p><span id="more-55177"></span></p>
<p><em>«Les religions prétendent amener la Vérité, alors qu’elles n’amènent que des croyances»,</em> écrivait Yvon Quiniou.</p>
<p>Si à l&rsquo;époque polythéiste les rois s’autoproclamaient Dieu (pharaons et empereurs romains), après l’avènement du monothéisme, ils s’attribueront le rôle de protecteur de la religion, en se revendiquant serviteur de dieu.<br />
Les <a href="http://latroisiemerepubliquetunisienne.blogspot.it/2013/10/la-religion-creation-divine-ou-creation.html">monothéistes</a> ne font que reprendre une formule qui marche : instrumentaliser les religions pour accaparer et conserver le pouvoir. Jouant du sacré et de la crédulité des peuples, ils ont su s’imposer à eux.</p>
<p><strong>Le pouvoir à qui craint le plus dieu</strong></p>
<p>Pour ceux qui en douteraient encore, Hela Ouardi leur donne dans son remarquable livre <em>‘‘Les Derniers Jours de Mouhammed’’ </em>*, documenté avec des références aussi bien sunnites que chiites, des éléments qui démontrent bien que l’islam n’est en fait qu’un parti politique au service d’un homme génial qui a su dominer les tribus d’Arabie en révolutionnant le système clanique en remplaçant les liens du sang entre les hommes par les liens de la foi en Allah et en son prophète entre les croyants! Et dont le souci à la fin de sa vie est d&rsquo;assurer la transmission du pouvoir à sa famille. Ce qui n&rsquo;était pas du goût de ses compagnons Abou Bakr et Omar qui refusent que le pouvoir soit héréditaire&#8230; au sein de la famille du prophète.</p>
<p>Ce qui engendrera le premier schisme dans la communauté des musulmans: les chiites défendant l’idée du prophète que le pouvoir doit rester dans sa famille et les sunnites défendant la thèse que le pouvoir revienne à celui qui craint le plus dieu.</p>
<p>Et depuis, Mouhammed a fait des émules, puisque déjà de son vivant, d&rsquo;autres hommes vont reprendre ce nouveau concept politique qu’est l’islam, en s’autoproclamant prophète. Et toute l’histoire du monde dit «<em>arabo musulman</em>», n’est qu’une succession de lutte pour le pouvoir se revendiquant toujours de ce premier parti nommé islam !</p>
<p>Et l’argument auquel recourent tous ceux qui veulent chasser un calife et renverser sa dynastie, est de le dénoncer pour son manque de piété, de <a href="http://latroisiemerepubliquetunisienne.blogspot.it/2012/05/le-paradis-perdu-des-salafistes.html">l’accuser de mécréance</a>, de le juger impie et de le condamner à mort pour apostasie. Ils recourent à la violence, prenant exemple sur Omar Ibn El Khattab et Abou Bakr, les deux premiers califes de l’islam, tant vénérés par les salafistes; se présentant eux-mêmes plus pieux et craignant dieu plus que le calife en place ! Ce qui n’est rien d’autre qu’un assassinat politique !!</p>
<p><strong>La séparation de la religion et de l&rsquo;Etat</strong></p>
<p>Ainsi des siècles durant, le monothéisme a permis aux monarques et autres califes de dominer les hommes jusqu’à ce qu’ils comprennent qu’il fallait<a href="http://latroisiemerepubliquetunisienne.blogspot.it/2015/08/la-religion-demeure-une-imposture.html"> séparer la religion de l’Etat</a>. Du moins, c’est ce qu’avaient fait les Français.</p>
<p>Toute l’histoire de France et dans le monde est une lutte contre l’emprise de la religion et des hommes qui l’instrumentalisent.</p>
<p>Karl Marx et Hegel sont allés plus loin; puisqu’ils ont proscrit les religions, et mis l’homme au centre du pouvoir dans le communisme. Et malgré cela, leur doctrine a fini, elle aussi, par engendrer des régimes aussi totalitaires que tyranniques que ceux que dominaient les religions; développant un nouveau culte : celui de la personnalité!</p>
<p>Cette interdiction des religions étaient et est, aujourd’hui encore, vouée à l’échec car l’homme, face au néant, face à la mort, recherchera toujours une explication et si la raison ne peut lui en donner aucune, il en recherchera dans la foi, c’est-à-dire dans une croyance qui n’est justifiée par rien en terme de raison. Il faut relire, à cet égard, l’ouvrage essentiel de Frédéric Lenoir <em>‘‘Petit traité d’histoire des religions’’.</em></p>
<p>Il n’y a que quelques hommes qui ont la force intellectuelle de se passer de Dieu et fondent alors les règles de la vie en société sur une morale humaine. Je pense à un auteur aussi fondamental qu’Albert Camus.</p>
<p>Tout cela prouve que les peuples ont les hommes politiques qu’ils méritent du moment qu’ils adhérent aux doctrines qui les animent.</p>
<p>Si les choses doivent changer, cela ne peut provenir que des peuples eux-mêmes tant qu’ils sont instruits et qu’ils font l’effort intellectuel de réfléchir, et de ne rien croire qui vienne de ce qui a été transmis, sans examen, par les générations antérieures; car les dictateurs feront tout, et c’est leur intérêt, pour les abrutir voir pour les ramener à l’obscurantisme et les y maintenir.</p>
<p>Le <a href="http://kapitalis.com/tunisie/2016/05/09/les-derniers-jours-de-muhammad-enquete-de-hela-ouardi/">livre de Hela Ouardi</a>, doit être lu la plume à la main, en allant chaque fois aux références précises qui sont données par l&rsquo;auteur : il doit inciter les lecteurs à réfléchir par eux-mêmes.</p>
<p>Enfin, une chercheuse qui ose remettre en question, sans vraiment y toucher en se basant sur la relation des faits historiques avérés et documentés, les mythes fondateurs de l’islam.</p>
<p>Les musulmans ne peuvent continuer à refuser de voir en face l’histoire de leur religion et de se contenter de ce que veulent bien leur raconter ceux auxquels ils en délèguent l’analyse mais qui brillent par leur ignorance sacrée&#8230; sinon par leurs calculs politiques !</p>
<p>Certains ont critiqué les analyses de ce livre mais ils ne l’ont fait qu’en se référant, une fois encore, à la tradition, sans vouloir ou sans pouvoir contester les sources indiscutables que fournit l’auteur.</p>
<p><em>* ‘‘Les Derniers Jours de Muhammad’’, de Hela Ouardi. Albin Michel, 365 pages, 19 euros.</em></p>
<p><a href="http://latroisiemerepubliquetunisienne.blogspot.it/2016/06/lislam-ou-le-premier-parti-politique.html"><strong><em>Blog de l&rsquo;auteur.</em></strong></a></p>
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		<title>Héla Ouardi présente à Tunis ‘‘Les derniers jours de Muhammad’’</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 May 2016 07:33:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[chiites]]></category>
		<category><![CDATA[Héla Ouardi]]></category>
		<category><![CDATA[Hichem Djaït]]></category>
		<category><![CDATA[islam]]></category>
		<category><![CDATA[Noura Borsali]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Une rencontre-débat avec Héla Ouardi, auteure de l&#8217;ouvrage ‘‘Les derniers jours de Muhammad’’, se tiendra le vendredi 6 mai 2016, à 15h30, à la Bibliothèque Nationale, à Tunis. La rencontre est organisée par l’Association des anciennes élèves du lycée de la rue de Pacha (AALP) et la Fondation tunisienne Femmes et Mémoire (FTFM) et l’ouvrage,...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2016/05/03/hela-ouardi-presente-a-tunis-les-derniers-jours-de-muhammad/">Héla Ouardi présente à Tunis ‘‘Les derniers jours de Muhammad’’</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-48913 aligncenter" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/05/Hela-Ouardi.jpg" alt="Hela-Ouardi" width="626" height="380" /><br />
<em><strong>Une rencontre-débat avec Héla Ouardi, auteure de l&rsquo;ouvrage ‘‘Les derniers jours de Muhammad’’, se tiendra le vendredi 6 mai 2016, à 15h30, à la Bibliothèque Nationale, à Tunis.</strong></em></p>
<p><span id="more-48912"></span></p>
<p>La rencontre est organisée par l’Association des anciennes élèves du lycée de la rue de Pacha (AALP) et la Fondation tunisienne Femmes et Mémoire (FTFM) et l’ouvrage, paru en mars dernier chez Albin Michel, en France, sera présenté par notre consoeur Noura Borsali.</p>
<p>Dans cet ouvrage de 368 pages, l’essayiste tunisienne Hela Ouardi reconstitue, sources sunnites et chiites à l’appui, l’agonie et la mort du prophète, le 8 juin 632 à Médine.</p>
<p>La guerre pour la succession a, en fait, commencé bien avant que les paupières de Muhammed ne se referment, mais l’atmosphère lourde décrite par Hela Ouardi annonce le sang des guerres intestines à venir, et les schismes au sein de l’islam.</p>
<p>En effet, au fil de ce récit au jour le jour de l’événement le plus mystérieux dans l’histoire de l’islam, l’universitaire tunisienne révèle un autre visage du Prophète, celui d’un homme menacé de toutes parts, affaibli par les rivalités internes et par les ennemis nés de ses conquêtes. Tout est entrepris pour qu’il ne laisse aucune directive claire sur sa succession. Ses compagnons s’engagent dans une lutte pour le pouvoir et son clan se déchire, ouvrant la voie à des guerres meurtrières qui ensanglantent encore notre monde aujourd’hui.</p>
<p>Dans cette reconstitution chronologique inédite, Hela Ouardi oppose aux mémoires idéologisées le portrait d’un homme rendu à son historicité et à sa dimension tragique, fidèle en cela à la démarche du grand historien Hichem Djaït dans son ouvrage de référence<em> ‘‘La Grande Discorde’’</em>.</p>
<p>Selon l’auteure des <em>‘‘Derniers jours de Muhammad’’</em>, «<em>le prophète de l&rsquo;islam subit de nombreuses épreuves à la fin de sa vie : il perd son seul fils, qu&rsquo;il adorait; il subit des échecs militaires contre Byzance, ce qui affaiblit son autorité auprès des musulmans. Il tombe alors gravement malade, et on lui désobéit, on l&#8217;empêche d&rsquo;écrire son testament, on lui administre des médicaments à son insu… Après sa mort, sa fille Fatima sera violentée et mourra, dit-on, des suites de cette agression. Elle sera aussi déshéritée. Son époux, Ali, sera nommé Calife, mais finira assassiné et leurs enfants seront massacrés. On peut donc parler d&rsquo;une tragédie</em>» (<a href="http://www.lepoint.fr/culture/la-vraie-mort-de-mahomet-14-03-2016-2025225_3.php">Entretien avec ‘‘Le Point’’</a>).</p>
<p style="text-align: right;"><strong>I. B.</strong></p>
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		<title>L’Arabie saoudite ou le jihad&#8230; contre l’islam et les musulmans</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2016/02/03/larabie-saoudite-ou-le-jihad-contre-lislam-et-les-musulmans/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 03 Feb 2016 06:32:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
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		<category><![CDATA[Arabie saoudite]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’axe Etats-Unis &#8211; Israël &#8211; Arabie saoudite est la matrice d’un terrorisme hybride (mi-voyou mi-jihadiste) au service d’un plan de morcellement du monde arabo-musulman. Par Dr Fethi El Mekki* Près de quatorze siècles après l’avènement de l’islam, il y a quelque chose de pas très net et de pas très «halal» au royaume d’Arabie. Deux...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2016/02/03/larabie-saoudite-ou-le-jihad-contre-lislam-et-les-musulmans/">L’Arabie saoudite ou le jihad&#8230; contre l’islam et les musulmans</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-37900 aligncenter" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/02/Barak-Obama-Roi-Salman.jpg" alt="Barak-Obama-Roi-Salman" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>L’axe Etats-Unis &#8211; Israël &#8211; Arabie saoudite est la matrice d’un terrorisme hybride (mi-voyou mi-jihadiste) au service d’un plan de morcellement du monde arabo-musulman.</strong></em></p>
<p>Par <strong>Dr Fethi El Mekki</strong>*</p>
<p><span id="more-37899"></span></p>
<p>Près de quatorze siècles après l’avènement de l’islam, il y a quelque chose de pas très net et de pas très «halal» au royaume d’Arabie. Deux jours, à peine, après le passage à l’an 2016, le monde à-peu-près-libre a assisté à une autre tentative de provoquer une troisième guerre mondiale.</p>
<p>Sachons retrouver l’esprit tunisien fait de culture et d’ironie. Cette fois ci, il ne s’agit pas de se moquer des dominants comme la tendance l’exige, mais des dominés, ces petits <em>«intrigants»</em> en babouche, en grande robe blanche et petit poignard en or massif sur la poitrine.</p>
<p>Grâce à l’Arabie Saoudite, pays qui n’a jamais élu de parlement, après l’exécution du leader chiite Nimr Baquer El-Nimr, le monde chiite s’est embrasé&#8230; Riyad ne savait que trop que cette exécution ne manquerait pas de provoquer l’ire des chiites notamment les Iraniens, puisque même la dépouille du défunt n’a pas été remise à sa famille. Mais bon, ça fait partie du contrat&#8230;</p>
<p>Ce pays, grand par la taille, mais petit par l’ambition, valet des sionistes, Club Med des terroristes et où les  grandes fêtes de la décapitation se succèdent à un rythme intéressant, a été curieusement promu, le 12 novembre 2015, à la tête du conseil des droits de l’homme de l’Onu, malgré le nombre record de têtes qui ont roulé, en 2015, dans les si délicats paniers d’osier faits mains.</p>
<p>Cette nomination a une étrange similitude avec les larmes attendrissantes versées par le spécialiste de la larme à l’œil ces derniers temps, le président Oblabla, lors de son discours à New-York, pour incriminer l’industrie de l’armement dans l’assassinat des mignons enfants blonds aux Etats-Unis. C’est ce qu’on appelle prendre les gens pour des canards sauvages.</p>
<p><strong>St John Philby et la perfide Albion :</strong></p>
<p>Les différentes guerres, qui ont permis l’accession au pouvoir des Ibn Saoud, firent entre 1901 et 1932, environ 500.000 morts. L’Etat saoudien est né sur les ruines et le sang des peuples autochtones, grâce à l’appui du Royaume-Uni, des raids de son aviation et des sionistes britanniques, qui l’ont créé simultanément avec l’Etat d’Israël. Il a été instauré dans le cadre d’un projet colonial britannique, deux traités de «coopération» ayant été déjà signés en 1916 et 1925.</p>
<p>Fin 1915, Percy Cox, officier britannique chargé des affaires britanniques mésopotamienne, recrute  Harry St John Philby, espion britannique et «financier» à Bagdad, pour organiser (tiens encore une autre !!) la révolte des Arabes (1916-1918) contre la tutelle ottomane et assurer la protection des champs pétrolifères de Bassora, dont la Royal Navy est dépendante.</p>
<p>St John Philby, qui parle l’arabe à la perfection, a contribué à l’établissement de la constitution parlementaire irakienne en 1920. En 1921, il a été responsable des services secrets pour la Palestine mandataire. En 1922, il «fait la connaissance» du futur Roi Abdelaziz Al-Saoud, qu’il favorise <em>«secrètement»</em>, l’aide dans sa conquête du pouvoir et en devient le principal conseiller en 1932.</p>
<p>Le 20 mai 1927, il a contribue au traité de Djeddah, qui est un pacte de non-agression entre les Ibn Saoud et le Royaume-Uni. En 1931, il évalue le potentiel minier du royaume et en 1933, il organise un appel d’offres entre plusieurs compagnies pétrolières occidentales et trace personnellement en voiture et à dos de chameau la frontière du royaume  avec le Yémen.</p>
<p>Parmi ses contacts à Londres, on trouve Winston Churchill, le Baron Rothschild, Chaim Weizmann, David Ben Gourion (respectivement président et Premier ministre de l’Etat Hébreu en 1948)&#8230; Bref rien que du beau linge. Et nos amis dans de très sales draps.</p>
<p>On a promu ces lieux aux Ibn Saoud alors que les Hachémites (Abdullah, Hussein et Abdullah de Jordanie), étaient les vrais descendants du prophète. Un Etat a été mis en place et faussement nommé Arabie Saoudite et on a attribué le nom d’une famille à la terre des deux saintes mosquées, de l’islam et du Prophète…</p>
<p><strong>Le pacte du Quincy : </strong></p>
<p>Il a été scellé le 14 février 1945, à l’insu des Britanniques, sur le croiseur USS Quincy, entre le «Roi fondateur» du royaume et le président Franklin Roosevelt. La durée de cet accord était prévue pour être de 60 ans. Il a été renouvelé en 2005 par l’inénarrable Bush. L’empire du <em>«bien»</em> s’est mis à aimer fougueusement les Saoudiens depuis qu’on a découvert qu’ils sont assis sur un tas de pétrole et de gaz. Miraculeusement, le racisme envers les bronzés a disparu. C’est le droit du sous-sol.</p>
<p>Ce pacte n’est qu’une sorte de protectorat qui permet l’accès libre au pétrole contre la protection inconditionnelle de la famille royale régnante et non le peuple de la péninsule ou le pays, les dirigeants étant totalement coupés de leur population. La stabilité de la péninsule Arabique faisant partie des «<em>intérêts vitaux</em>» des Etats-Unis. Leur Ve flotte est à quelques encablures, à Manama au Bahreïn, qui a été transformé en siège du QG de cette unité opérationnelle de l’US Navy.</p>
<p>Leurs pétrodollars font les beaux jours de centaines de banques occidentales «<em>sionisées</em>» et nos roitelets n’en ont que l’usufruit. Ils sortent le chéquier pour taper sur l’Iran en 1980, pour taper sur l’Irak en 1991 et en 2003 et pour taper sur la Syrie en 2011, à chaque fois que l’Otan a besoin de recruter, armer et entrainer les «rebelles» islamistes de sa 29e armée.</p>
<p>Pas un de ces «<em>voyoUS</em>» ne s’est retrouvé au Bahreïn, pourtant en pleine <em>«révolution»</em> en mars 2011. A leur place, ils ont préféré envoyer l’armée saoudienne pour mater la rébellion.</p>
<p><strong>Les mots pour mentir :</strong></p>
<p>Sans rire, le Roi Salman qui a mobilisé l’internationale des criminels pour détruire la Syrie, dans un discours adressé au Majlis Al-Choura, le 23 décembre 2015, a accusé Bachar Assad d’avoir favorisé la montée de Daech tout en appelant à un règlement politique du conflit avec les forces de l’opposition c’est-à-dire les <em>«voyoUS»</em> à sa solde!</p>
<p>A priori, il n’était pas au courant des missiles anti-char guidés, qui ont été livrés par ses sbires, la semaine du 7 décembre 2015, à 3 groupes de milices syriennes armées.</p>
<p>Ce Roi, victime de son dressing, a aussi oublié qu’une enquête a révélé que le F-16 Turc qui a abattu le Su-24 Russe, le 24 novembre 2015, était accompagné par deux avions Awacs, qui lui ont permis de trouver l’avion russe et de le descendre. L’un de ces Awacs est un Boeing E-3A de l’armée de l’air saoudienne qui a décollé de Riyad. L’hélicoptère de secours russe, qui s’est déplacé sur les lieux de l’incident, a été abattu, par un missile Raytheon TOW Saoudiens (de fabrication US). Ces derniers en ont livré 500 pièces, le 9 octobre 2015, aux rebelles. Comme on est bien loin de l’AK-47 des mouvements révolutionnaires des années 60/70 ! Et ce n’est que le petit bout visible de l’iceberg sioniste.</p>
<p>Le problème avec ces chameliers, c’est que personne n’a découvert les commanditaires de ces plans machiavéliques : ils disparaissent toujours dans les sables du désert. Pratique le désert non?</p>
<p><strong>La cage aux folles?</strong></p>
<p>Le dimanche 24 janvier 2016, à Riyad, le secrétaire d’Etat John Kerry a affirmé, la main sur le cœur : «Nous continuerons à travailler dans la région avec nos amis et alliés afin d’amener la stabilité et la prospérité; personne ne cherche le conflit; avec le royaume nous avons une relation solide, une alliance et une amitié claires». C’est du théâtre de boulevard avec dinosaures dans les placards.</p>
<p><em>«L’Iran demeure le chef mondial du soutien au terrorisme»</em>, a rétorqué, sans sourciller et droit comme un I majuscule, le ministre saoudien des Affaires étrangères Adel Al-Jubeir. On savait qu’ils ne manquent pas de pétrole; on vient de découvrir qu’ils ne manquent pas de culot non plus! Ne vient-t-on pas de recevoir le chef d’Etat Iranien à l’Elysée en grande pompes tout récemment?</p>
<p>Mais pourquoi les gouvernements sunnites sont-ils en guerre contre les gouvernements chiites? Il s’agit bien des gouvernements et non des peuples, puisque ces derniers ont coexisté paisiblement jusqu’à tout récemment. Qui a intérêt à ce qu’il y ait une guerre interconfessionnelle qui mettrait le feu au poudre au Moyen-Orient ? Qui veut nous faire croire que ce cirque est le fruit de manoeuvres géopolitiques sous-tendues par de gros intérêts financiers et économiques?</p>
<p>Le ministre israélien de la sécurité Moshé Ya’alon a déclaré tout récemment par un sous-entendu que «le clan sunnite et Israël ont un ennemi commun: l’Iran». Si vous voyez ce que je veux dire&#8230;</p>
<p><strong>La danse des canards :</strong></p>
<p>Notre Roi soleil, qui devrait renouer avec la tente et le chameau, souffrirait à priori de coalitionnisme aiguë sous forme compulsive. La manie de former des meutes d’Etats coalisés contre un seul était jusqu’ici l’apanage des Yankees. Voilà que notre ami s’y met à son tour, singeant ses maitres de toujours et certainement sous leurs auspices. Après avoir déjà créé une première coalition contre le Yémen, qui a fait pschitt, il a décidé de former une coalition de 34 pays (une sorte d’alliance militaire loufoque avec un centre de commandement basé à Riyad) contre l’Etat USlamique (Daêch).</p>
<p>Ce qui est formidable, c’est que la Tunisie a décidé d’y participer. Ce qui est intéressant, c’est que la première coalition, la coalition états-unienne participe aussi, à cette lutte depuis plus d’une année sans aucun résultat. Et ce qui prête au sourire, c’est que certains pays y figurent à leur insu. C’est ce qui a fait dire à certains observateurs rigolard : est-ce que l’Etat USlamique, Al-Qaida et Al-Nosra vont faire parti de la coalition anti-terroriste? Au point où en est la situation, je pense que oui&#8230;</p>
<p>Mais ce qui prête à une confusion certaine, c’est que tout ce beau monde est coalisé contre un groupe de voyoUS, nourris et entretenus par ceux qui mènent les coalitions. Autant dire que cette guerre <em>«mondiale»</em> contre le terrorisme est ingagnable car ce n‘en n’est pas une. Contrairement à l’autre guerre <em>«mondiale»</em>, vraie celle-là, contre l’Irak, la Libye, la Syrie et bientôt l’Iran.</p>
<p>Je me permets d’emprunter au grand saxophoniste Bill Clinton, l’<em>«ex»</em> de Monica Lewinsky, sa fameuse expression : <em>«C’est le pétrole idiot, qui rend les gens idiots».</em></p>
<p><strong>On nous bourre le mou :</strong></p>
<p>Dans un communiqué daté du 5 octobre 2015, une cinquantaine de religieux saoudiens, dont des figures du mouvement islamiste, ont, dans un communiqué historique et sans aucune arrière-pensée bien entendu, appelé la <em>«oumma islamique à apporter un soutien moral, politique et militaire à la révolution du peuple Syrien»</em>. La bassesse a vraisemblablement un avenir radieux dans ce pays.</p>
<p>La semaine dernière, le <em>‘‘New York Times’’</em>, confirmant les révélations du ‘‘Washington Post’’ en juin 2015, a révélé que pour l’opération clandestine «<em>Timber Sicamore</em>» de la CIA et du MI6, en Syrie, les Saoudiens ont constitué la principale source de financement de ces voyoUS, qui a atteint plusieurs milliards de dollars. Et que ce génocide s’est réalisé grâce à l’existence d’un «Etat supranational» liant les responsables des services spéciaux des Etats-Unis et du royaume, mené d’une main de maitre par Bandar Ben Sultan, surnommé «<em>Bandar Bush</em>» du fait de sa<em> «proximité»</em> avec la famille Bush.</p>
<p>Tout cela est magistralement décortiqué par le diplomate et universitaire canadien Peter Dale Scott dans son dernier livre ‘‘L’Etat profond américain: la finance, le pétrole et la guerre perpétuelle’’, qui  démontre que les relations Etats-Unis &#8211; Arabie Saoudite constituent une véritable boite noire.</p>
<p>Dans un livre choc intitulé <em>‘‘Renseignement français : nouveaux enjeux’’</em>, Bernard Squarcini, l’ancien patron du renseignement intérieur français, a écrit : «<em>Bandar Ben Sultan, chef des renseignements saoudiens, était derrière le financement des jihadistes en Afghanistan, en Syrie, au Liban, en Egypte et au Nord de l’Afrique, en Algérie»</em>, avec moult détails gluant et dégoutants.</p>
<p><strong>Au pays du sang et du miel :</strong></p>
<p>Présentée comme un accident, la <em>«bousculade»</em>, survenue à Mina, lors du pèlerinage le 24 septembre 2015, est en réalité une opération clandestine au cours de laquelle des collaborateurs de l’imam Ali Khamenei ont été enlevés par les services secrets saoudiens et israéliens.</p>
<p>L’Etat Saoudien a refusé de publier les enregistrements des vidéos de surveillance relative à cette bousculade. C’est la multinationale anglo-danoise G4S, liée aux services de sécurité et d’espionnage israéliens, qui était chargé, par pur hasard bien sûr, de la surveillance de cette portion du  pèlerinage. L’Iran a perdu 464 pèlerins dont la totalité est constitué d’une forte délégation de dignitaires, collaborateurs et conseillers du guide de la révolution, Ali Khamenei, et tous leurs gardes du corps.</p>
<p>De son côté, le roi Salman doit encaisser sa défaite au Yémen. Un voisin qu’il avait envahi en mars 2015, officiellement pour soutenir un président en fuite, en réalité pour exploiter avec Israël le pétrole du «Quart vide» et pour une énième fois provoquer les Iraniens. Les Emirats arabes unis (EAU) et l’Egypte se sont retirés de sa coalition, laissant les opérations aux seules mains des Israéliens. Les soldats «saoudiens» ont déserté en masse et il a fallu <em>«recruter»</em> 6000 Sénégalais et 2000 Soudanais.</p>
<p>Du temps du chah, les relations avec les Iraniens étaient au beau fixe. Pourtant, à cette époque, les Iraniens étaient chiites et dominaient le Golfe de la tête et des épaules. Autre temps, autre mœurs&#8230;</p>
<p><strong>Petites cuisines et grosses combines : </strong></p>
<p>Le wahhabo-takfiro-sionisme est la matrice idéologique des groupes terroristes hybrides (mi-voyou mi-jihadiste) usurpant l’islam pour en faire un fondement légitime de toutes leurs actions. Comme cela part d’un pays qui abrite l’histoire et l’origine de cette religion, il est naturel de faire croire et admettre aux imbéciles, que tout ce qui vient de là ne peut être que positif et constructif.</p>
<p>On amuse la galerie, aux USA, avec des Texans alcooliques, un joueur de saxo et un noir, ce sont les  fameux présidents marionnettes et en Arabie, avec des rois pantins de bois, à la barbiche inquiétante avec profils d’aigles, qui n’ont absolument rien à voir avec l’islam.</p>
<p>Il est clair qu’un camp a trouvé, chez certains félons musulmans influents, la tactique et les moyens peu couteux pour renvoyer le Moyen-Orient à son état naturel et historique c’est-à-dire un assemblage de tribus de dégénérés qui s’entretuent du lever au coucher du soleil&#8230; Et aggraver le conflit chiite-sunnite, grand bluff pour conforter Israël. Avec la Turquie d’Erdogan, l’Etat saoudien apparait ici, une fois de plus, comme un des maillons forts du dispositif du chaos. Derrière ce cirque, ne sont au courant de rien et n’ont rien vu, nos  chers amis, les assassins d’enfants professionnels.</p>
<p>Les souris des pays du Golfe continuent à danser la danse du coq égorgé, quand le chat sioniste noir, de la calamité et de l’anarchie veille tapi dans l’ombre pour taper sur les doigts des récalcitrants.</p>
<p><strong>Manipulations ou manipulé à Sion?</strong></p>
<p>Jamais à court d’invention, appliquant le «plan d’Oded Yinon» qui préconise le démembrement du monde arabe en mini Etats antagonistes, faibles et divisés, les sionistes seront bientôt assurés de la partition du royaume, le fiasco au Yémen du Roi Salman faisant gronder la contestation des deux clans exclus du pouvoir, ceux de l’ancien Roi Abdallah et du prince Bandar Ben Sultan. Logiquement ces pitreries devraient conduire à son partage entre les trois clans en trois Etats.</p>
<p>Les opérations de blanchiment lancées par les Saoudiens à coup de pétrodollars, comme on lance une marque de lessive, n’ont jamais abouti et n’ont aucune chance d’aboutir.</p>
<p>Le sang qui a injustement coulé en Irak, en Syrie, au Yémen et ailleurs esquissera les prémices d’une fin toute proche d’un régime fantoche qui ne s’est jamais encombré de précautions.</p>
<p>La terre d’islam, supposée être pure, n’en peut plus de tant de souillures et de flétrissures. Dans cette région, il est indéniable qu’on est à la veille de bouleversements géopolitiques inédits.</p>
<p>En appliquant la technique du gondolier, je touche le fond mais j’avance quand même, les «gardiens» des lieux saints de l’islamse sont tiré une balle dans la tête. Politiquement et spirituellement, ils sont finis. Ce n’est plus qu’une question de temps.</p>
<p><em>* Pneumo-allergologue.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2016/02/03/larabie-saoudite-ou-le-jihad-contre-lislam-et-les-musulmans/">L’Arabie saoudite ou le jihad&#8230; contre l’islam et les musulmans</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Daech et la Méditerranée : Un projet de conquête</title>
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		<pubDate>Tue, 15 Dec 2015 08:56:28 +0000</pubDate>
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<p><em><strong>Il serait irresponsable que les pays méditerranéens ne coordonnent pas leurs moyens face à la menace que constitue aujourd’hui l’Etat islamique (Daech).</strong> </em></p>
<p>Par <strong>Jean-François Coustillière</strong>*</p>
<p><span id="more-30460"></span></p>
<p>Le projet de Daech (ou Etat islamique) est d’établir un califat qui embrasse toutes les populations arabo-musulmanes sunnites.</p>
<p>Ce projet est le résultat d’un cheminement commencé en octobre 2006, avec la création, par Al-Qaïda en Irak, de l’État islamique en Irak (EII). En avril 2013 celui-ci devient l’État islamique en Irak et au Levant (EIIL) avant d’annoncer, en  juin 2014, le rétablissement du califat, tandis que Abou Bakr Al-Bagdadi, un combattant salafiste jihadiste, s’arroge le titre spirituel et temporel de calife, héritier ou successeur du Prophète Mahomet sous le nom d’Ibrahim. L’organisation prend dès lors le nom d’État islamique (EI) sans référence géographique. L’EI se présente ainsi comme un État salafiste jihadiste sans frontières et de droit divin.</p>
<p><strong>Stratégie de Daech</strong></p>
<p>Dans cette perspective, parti d’Irak avec des cadres essentiellement issus de l’armée dissoute de Saddam Hussein, Daech s’emploie à conquérir, outre les provinces nord de l’Irak avec la ville de Mossoul, la Syrie pour constituer ce premier embryon de califat et détruire les frontières résultant des accords de Sykes-Picot de 1916.</p>
<p>Cette stratégie de conquête au plan régional s’accompagne d’une volonté, à l’échelle internationale, de l’expansion de la violence et de la terreur tant par les armes (attentats en Occident comme au Maghreb et au Moyen-Orient) que par la division (Libye notamment).</p>
<p>D’ores et déjà  plusieurs groupes armés salafistes jihadistes ont prêté allégeance à l’État islamique, devenant ainsi des provinces (wilayat) du califat en Égypte, en Algérie, au Yémen, en Arabie saoudite, au Nigéria, en Tunisie, au Pakistan, aux Philippines, en Indonésie, au Liban ou encore au Mali.</p>
<p>De nombreuses composantes des populations arabes sunnites reçoivent favorablement ce projet soit qu’ils le considèrent comme une juste vengeance contre les chiites qui les ont écartés du pouvoir en Irak, soit qu’un tel Etat islamique pourrait permettre une renaissance arabe, véritable vengeance sur le déclin connu depuis le XIIIe siècle et le déclin du califat abbasside, attribué selon eux à la domination occidentale.</p>
<p>Pour autant, cette adhésion n’est pas générale car elle est fortement réduite par le rejet par un grand nombre d’arabo-musulmans, des atrocités et brutalités commises par les combattants et les dirigeants de Daech.<br />
Daech, dans sa phase d’expansion, s’emploie à organiser et à administrer les territoires conquis et ainsi répondre au mieux aux besoins des habitants de ces régions.</p>
<p>Au-delà de la Syrie et de l’Irak, Daech évite de menacer directement d’opérations invasives les autres pays de la région et se contente de quelques tirs de roquettes sur Israël, d’attentats en Arabie saoudite (6 pour la seule année 2015), au Liban (1 attentat en 2015) ou en Egypte (8 pour la seule année 2015)  et de l’attentat sur un avion russe, le vol 9268 Metrojet, dans le Sinaï. Il s’agit d’éviter d’ouvrir un trop grand nombre de fronts…</p>
<p><strong>Ambitions de Daech</strong></p>
<p>On peut cependant redouter des développements qui dépendront du devenir de l’EI en Irak/Syrie. En effet, quand Daech se heurte à des échecs sur le théâtre prioritaire Irak/Syrie, perdant des villes ou des positions stratégiques, il peut détourner l’attention de ses affiliés et surtout des candidats au jihad par des actions présentées comme des succès remarquables tels les attentats de masse, ou non, notamment en Europe (les attentats en France en janvier, avril, juin et novembre 2015; en Grande Bretagne en novembre); aux Etats-Unis en novembre 2015; en Turquie (juillet et octobre 2015). Il peut également lancer des percées sur d’autres espaces (Libye au moins quatre attentats en 2015 et trois en Tunisie).</p>
<p>De leur côté, la Jordanie comme l’Arabie séoudite et le Qatar bénéficient encore de la protection américaine. Jusqu’à quand et cela sera-t-il suffisant? Les Etats-Unis composent à présent avec l’Iran et manifestent un certain intérêt pour les positions des Frères musulmans…</p>
<p>Dans ces circonstances, on  peut redouter que l’étape suivante de l’expansion de l’Etat islamique concerne le Maghreb et l’Egypte. De fait, l’ambigüité des Frères musulmans eux-mêmes très divisés, du Qatar et de l’Arabie saoudite, qui financent l’Etat islamique (certes sans doute pas du fait du pouvoir lui-même mais de certaines grandes fortunes qui en sont naturellement proches et qui pourraient être mieux contrôlées), tous favorables à un califat appuyé sur la charia, ont largement ouvert des voies de déstabilisation de ces pays et cela dès les révoltes arabes de 2011.</p>
<p>Le Sahel est soumis aux agissements de Daech. Le Mali subit déjà des attentats (4 en 2015)   revendiqués par groupe jihadiste Al-Mourabitoune branche d’Al Qaïda en Afrique de l’Ouest dont a été annoncé le ralliement à l’Etat islamique avant de le dénoncer… Mais le Niger est également touché (au moins 4 attentats commis en 2015 par Boko Haram qui se revendique aujourd’hui du groupe Etat islamique en Afrique de l&rsquo;Ouest), tout comme le Tchad qui subit les attaques répétées de Boko Haram, sous allégeance de l’Etat islamique, contre les villages à proximité du lac éponyme.</p>
<p>Les pays riverains sud de la Méditerranée en leur sein ou dans leur environnent immédiat sont donc déjà confrontés à la menace de Daech. La pression est forte et les actes terroristes se multiplient dans le voisinage immédiat. L’Etat islamique ne manquera pas d’exploiter la moindre faiblesse des pouvoirs en place d’autant plus que ces pays déjà largement ouverts sur le monde globalisé sont majoritairement loin d’adhérer aux principes directeurs, aux règles étatiques, aux contraintes religieuses et aux us quotidiens archaïques que leur propose l’Etat islamique. Déjà des signes inquiétants d’infiltration voire de déstabilisation se manifestent.</p>
<p><strong>L’Afrique du Nord et l’Europe sous la menace</strong></p>
<p>La Libye dispose de deux gouvernements, l&rsquo;un basé à Tripoli, organisé autour d&rsquo;une coalition de milices et d&rsquo;organisations jihadistes, et un autre élu basé à Tobrouk, qui avait été chassé de Tripoli par l&rsquo;organisation Fajr Libya (Aube de la Libye) et qui est reconnu par la communauté internationale.</p>
<p>Le 3 octobre 2014, dans le contexte de guerre civile que connaît ce pays, l’«<em>État islamique en Libye</em>» (Majilis Choura Chabab al-Islam) a fait allégeance à Daech, formant trois provinces (la Cyrénaïque, le Fezzan, et la Tripolitaine). Il contrôlerait de l’ordre de 20% du territoire libyen dans l’est du pays. L’État islamique quant à lui contrôle une part du territoire autour de la ville de Syrte. De nombreux camps d’entrainement au combat y sont organisés par Daech qui disposerait de 2.000 à 3.000 combattants. La conquête de Syrte lui aurait apporté, en mai 2015, l’aéroport et la base aérienne d&rsquo;Al-Qardabiya attenante. Des médias, début décembre, affirment même que le calife auto-proclamé Abou Bakr Al-Bagdadi se serait replié en Libye… Très nettement, la Libye, bien qu’éloignée de la Syrie, pourrait être le premier «comptoir» de l’EI.</p>
<p>L’Egypte est dirigée par le maréchal Al-Sissi après la destitution du président Morsi démocratiquement élu. Il lui était reproché de ne pas savoir combattre le terrorisme. Aujourd’hui, le pays est confronté à une violence très étendue entre les actions de Daech dans le Sinaï et celles des Frères musulmans, organisme désigné comme terroriste par Conseil des ministres égyptien, dans le reste de l’Egypte. En novembre 2014, l’Etat islamique a même appelé les Frères musulmans à se soulever contre le gouvernement égyptien et à prendre les armes contre l’armée et la police. Toujours en novembre 2014, le groupe terroriste Ansar Bayt al-Maqdis, le plus actif en Égypte surtout dans le Sinaï, a prêté allégeance à l&rsquo;État islamique. Au demeurant, ce pays ne paraît pas devoir céder aux coups de buttoir de l’Etat islamique à moyen terme. Il peut malgré tout être fortement déstabilisé.</p>
<p>Quant à la Tunisie, ainsi qu’indiqué ci-dessus, elle a connu trois attentats en 2015 au Bardo devant le Parlement et dans le musée, à Sousse dans deux hôtels touristiques de Port El Kantaoui et à Tunis, à proximité de l’avenue Mohamed-V, contre un bus de la garde présidentielle. Sa situation économique est précaire. Ses moyens de lutte sont faibles. Sa proximité géographique avec la Libye la rend très vulnérable. Elle supporte depuis  2013 l’existence d’un maquis jihadiste, installé dans le Jebel Chambi, qui régulièrement attaque des éléments des forces armées.</p>
<p>Enfin, le comportement de certains pays arabes, peu enclins à voir réussir son expérience démocratique, ne constitue pas un facteur favorable à la consolidation de ce pays. Pour toutes ces raisons ce pays est particulièrement fragile.</p>
<p>L’Algérie est également menacée. En juillet 2015, une vidéo de l’Organisation de l’Etat islamique diffusée sur Internet mettait en garde la nation algérienne: «<em>Entre vous et nous, il y aura une guerre longue. Musulmans, la démocratie est une religion impie, mécréante. Il y a encore des partis (islamistes) qui veulent réitérer l’expérience démocratique malgré ce qui s’est passé dans les années 90. L’unique voie est le jihad et seulement le jihad.</em>» En septembre 2014, l’assassinat d’Hervé Gourdel sur le territoire algérien par le groupe Soldats du Califat en Algérie, qui avait prêté allégeance à l&rsquo;État islamique, et qui avait créé la province de l’Etat islamique d&rsquo;Algérie, montrait que ce pays pouvait aussi redouter les actions de ce type de groupes terroristes même si Al Qaïda est en situation prééminente et si l’expérience accumulée durant les années quatre-vingt dix est considérable. En début décembre des armes ont été découvertes tandis qu’une tentative d’attentat contre la basilique Saint Augustin d’Annaba a été déjouée. L’armée continue de traquer un terrorisme dit «résiduel» (AQMI, Daech, ex-GSPC?) dans certaines régions montagneuses.  Une fois encore, il suffit que le pays connaisse des difficultés pour que Daech en profite pour accroître l’instabilité et porter tort au pouvoir en place.</p>
<p>Au Maroc, un jihadiste marocain originaire de la ville de Fnideq et combattant dans les rangs de l’organisation terroriste Daech en Syrie a proféré des menaces à l’encontre du Royaume marocain : <em>«Nous allons bientôt frapper la capitale Rabat et nous allons instaurer un califat au Maroc&#8230;»</em>. En 2015, le pouvoir marocain a pu démanteler plusieurs réseaux terroristes ainsi que des filières de recrutement et mettre la main sur des stocks d’armes. Le dernier en date, en décembre à Kénitra, s’apprêtait clairement à commettre une action terroriste pour le compte de l’EI. Le souvenir des attentats de Casablanca et de Marrakech reste vivace. Le Maroc peut très bien devenir une cible privilégiée de l’Etat islamique et n’est pas à l’abri de la menace.</p>
<p>L’Europe n’est pas épargnée et spécialement l’Europe méditerranéenne. Comme indiquée ci-dessus des attentats ont déjà eu lieu. Les réseaux régulièrement démantelés en France, Espagne, Italie et Grèce (exemple : multiplication des démantèlements de réseaux en Espagne en 2015, janvier, février, août, octobre, décembre…) font redouter l’existence de capacités de nouvelles attaques nombreuses et concertées. Des cellules dormantes sont d’ores et déjà identifiées et surveillées (exemple : de l’ordre de 400 en France selon le ministre de l’Intérieur en juin 2015) laissent à penser que d’autres, bien cachées, restent susceptibles d’agir. Les pays européens, avec leurs fortes composantes musulmanes exposées à l’instrumentalisation jihadiste, avec leurs principes démocratiques autorisant parfois une certaine permissivité, avec leur attachement à la liberté de circulation et aux droits humains représentent tout ce que l’Etat islamique rejette. Ils constituent à l’évidence des cibles de choix pour Daech.</p>
<p><strong>Comment s’opposer à la menace et réduire les risques?</strong></p>
<p>Il est difficile d’imaginer que la pression jihadiste ne vise pas à s’étendre. Devant cette situation, la coalition conduite en Irak et Syrie ne constitue pas une réponse suffisante à la menace qui pèse sur les pays du nord de l’Afrique et de l’Europe. Il importe d’envisager dès à présent une coopération renforcée entre les pays concernés avec ou sans l’appui de nations amies. Une stratégie déterminée et partagée doit être adoptée répondant à la fois aux modalités terroristes mises en œuvre mais aussi aux causes profondes qui ont motivé l’émergence de Daech et avant lui les autres mouvements terroristes transnationaux.</p>
<p>La première exigence est de détruire la capacité de Daech à conduire ses opérations tant de conquête territoriale dans la région que terroristes au-delà. Pour cela il convient de mener tout d’abord des opérations militaires contre les infrastructures et les moyens de l’Etat islamique. Ces actions doivent être accompagnées de dispositions visant à réduire les ressources financières de Daech sans ambigüité, hypocrisie ni faiblesse, à réduire les ressources humaines en contrôlant strictement la circulation des voyageurs et à réduire l’impact de l’idéologie notamment par le biais des réseaux internet. Il s’agit bien d’une guerre faisant appel à tous les moyens disponibles, une guerre contre l’Etat islamique qui use de modalités terroristes et non pas d’une guerre contre le terrorisme, expression dénuée de sens.</p>
<p>L’ampleur du problème et les interactions internationales qui lui sont liées font que cette guerre ne peut être élaborée puis mise en œuvre que par une vaste coalition qui se dessine aujourd’hui en rassemblant les Occidentaux, les Américains, sans doute les Russes et probablement les Iraniens… Les riverains de la Méditerranée seront fatalement acteur de cette guerre, chacun selon ses priorités et ses moyens.</p>
<p>Si la guerre contre Daech relève, par son ampleur et sa complexité, d’une stratégie internationale impliquant inévitablement les grandes puissances, il est des domaines qui relèvent des nations riveraines de la Méditerranée. Il s’agit alors d’éliminer au mieux les facteurs favorables au recrutement d’adeptes de Daech, de combattants pour les zones de conflits de l’Etat islamique et  de militants pour le djihad. Si, comme le dit Clausewitz, <em>«la guerre n’est qu’un prolongement de la politique par d’autres moyens»</em>, il importe de prévenir la guerre ou, à défaut, de préparer le retour au politique.</p>
<p>Il semble que les adeptes et les combattants de Daech partagent la même haine des  Etats-Unis, de l’Occident et finalement de tout ce qui n’est pas sunnite wahhabite, c&rsquo;est-à-dire la doctrine de Daech : Kurdes, chiites, sunnites non wahhabites, Yezidis, chrétiens, juifs, etc. Ils ont pu nourrir cette haine du fait de leur situation sociale et économique, de leurs difficultés d’intégration, d’influences diverses, etc. Ils l’ont conforté dans leur soumission à une lecture radicale wahhabite de leur religion qui rejette tout ce qui est autre.</p>
<p>Il convient donc, pour réduire les occurrences de ce type de cheminement vers des choix archaïques  d’en éliminer les facteurs favorables et pour cela œuvrer pour améliorer le niveau de vie des plus défavorisés et promouvoir l’emploi des jeunes dans les pays concernés tout en s’efforçant d’éliminer les zones d’exclusion. Cette dernière démarche devra être accompagnée d’une véritable politique d’échanges culturels destinée à éradiquer la haine de l’autre qu’il soit occidental ou musulman.</p>
<p>Les pays riverains de la Méditerranée ou, à défaut, ceux de la Méditerranée occidentale pourraient être à l’origine d’une telle initiative car ils détiennent des atouts et des savoir-faire complémentaires (formation professionnelle, connaissance culturelle etc.). En tout état de cause ils sont «en premières lignes» et le besoin est d’autant plus important que des milliers de nationaux partis combattre en Syrie ou en Irak ne tarderont pas à revenir chez eux avec des missions inévitablement meurtrières. Il serait irresponsable que les pays méditerranéens ne coordonnent pas leurs moyens face à cette menace.</p>
<p><em>* Consultant indépendant, associé au groupe d’analyse JFC Conseil.</em></p>
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