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	<title>Archives des Taoufik Ben Brik - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Taoufik Ben Brik - Kapitalis</title>
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		<title>Cinq livres pour penser la Tunisie autrement</title>
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		<pubDate>Mon, 07 Jul 2025 07:34:09 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Cinq livres, chacun à sa manière, proposent une autre lecture de la Tunisie : plus intérieure, plus dense, plus libre.</p>
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<p><strong><em>Les ouvrages que publie à Tunis Sud Éditions ne cherchent ni à séduire ni à caresser dans le sens du poil. Ils dérangent parfois, questionnent souvent, éclairent toujours. Certains, bien qu’éloignés des tables de nouveautés, conservent une force intacte. Ils abordent l’histoire, les impasses de la modernité, les fragments intimes, les soubresauts de la mémoire tunisienne. Voici cinq titres qui méritent qu’on les reprenne aujourd’hui, à contre-courant du bruit ambiant.</em></strong></p>



<p><strong>Djamal Guettala</strong></p>



<span id="more-16971871"></span>



<p><strong>‘‘Noùl’’, de Sonia Kallel</strong></p>



<p>Dans la Médina de Tunis, entre ruelles éteintes et ateliers oubliés, Sonia Kallel marche, observe, écoute. Son texte suit les derniers tisserands du sefsari, témoins d’un monde qui décline mais refuse de disparaître. Le <em>noùl</em>, ce métier à tisser archaïque, devient symbole d’un geste, d’un lien, d’un récit. Un livre modeste dans la forme, puissant dans sa portée.</p>



<p><strong>‘‘Quelques jours de la vie d’un couple’’, de Rabâa Ben Achour-Abdelkéfi :</strong></p>



<p>Un couple en apparence solide s’effondre. En toile de fond : la Tunisie des années 2000, la dictature, les faux-semblants sociaux, les blessures d’enfance enfouies. Dans une langue limpide et acérée, Rabâa Ben Achour explore ce qui ronge : le vide derrière la réussite, l’exil intérieur, la perte de sens. Un roman lucide et nécessaire.</p>



<p><strong>‘‘Wassila Bourguiba – La main invisible’’, de Noureddine Dougui :</strong></p>



<p>Longtemps cantonnée à un rôle secondaire, Wassila Bourguiba apparaît ici dans toute sa complexité. Conseillère de l’ombre, stratège politique, figure féminine centrale d’un pouvoir viril, elle a su manœuvrer, influer, façonner. Dougui retrace avec rigueur et nuance le parcours de cette femme dont l’histoire a trop longtemps ignoré la trace.</p>



<p><strong>‘‘La marmite d’Ayoub’’, de Med Ridha Ben Hamouda :</strong></p>



<p>C’est un roman de faille, de vertige, de beauté crue. Med Ridha Ben Hamouda y interroge ce qui subsiste quand tout vacille : le désir, le sacré, la quête du bonheur. Une écriture intense, presque mystique par moments, qui cherche moins à convaincre qu’à secouer.</p>



<p><strong>‘‘Le Bandit’’, de Taoufik Ben Brik :</strong></p>



<p>Une fiction enragée, écrite comme une course, une fuite, une charge. Publié en 2004, <em>‘‘Le Bandit’’</em> anticipe le soulèvement des corps et des mots. Avec sa langue nerveuse et insolente, Taoufik Ben Brik invente un héros qui vole les paragraphes, défie les dictatures et plante ses étendards dans les marges. La littérature comme insurrection.</p>



<p>Sud Éditions ne publie pas pour accompagner l’air du temps, mais pour en décaler le rythme. Ces cinq livres, chacun à sa manière, proposent une autre lecture de la Tunisie : plus intérieure, plus dense, plus libre.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie : Kaïs Saïed, fossoyeur ou réformateur de la démocratie (3/3)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 13 Feb 2022 08:11:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmed Mestiri]]></category>
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		<category><![CDATA[Mehdi Jendoubi]]></category>
		<category><![CDATA[POCT]]></category>
		<category><![CDATA[Sghaier Ouled Ahmed]]></category>
		<category><![CDATA[Taoufik Ben Brik]]></category>
		<category><![CDATA[transition démocratique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>On reprochait au président Ben Ali sa démocratie de «décor», dix ans après son départ, nous avons enfanté une démocratie de palabres télévisuelles. Sorti des urnes et des studios de télévision, c’est un autre monde. Quelle impuissance démocratique&#160;! La crise actuelle que connaît notre pays est loin d’être entre le président Kaïs Saïed et l’establishment...</p>
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<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/02/Kais-Saied-Encre-electorale.jpg" alt="" class="wp-image-380563"/><figcaption><em>La Tunisie ne pourra plus jamais revenir à une forme rétrograde d&rsquo;accès au pouvoir sans élections libres et transparentes.</em></figcaption></figure></div>



<p><strong><em>On reprochait au président Ben Ali sa démocratie de «décor», dix ans après son départ, nous avons enfanté une démocratie de palabres télévisuelles. Sorti des urnes et des studios de télévision, c’est un autre monde. Quelle impuissance démocratique&nbsp;! La crise actuelle que connaît notre pays est loin d’être entre le président Kaïs Saïed et l’establishment post révolutionnaire, elle est directement liée à cet instant révolutionnaire&nbsp;: dix ans après la fin de Ben Ali, qu’avons-nous fait de notre pays? Qu’avons-nous fait de notre démocratie? Où se situe l’erreur? Les bonnes intentions des pères fondateurs de notre démocratie sont réelles, mais les résultats sont évidents: un pouvoir grippé et un pays en dérive.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Mehdi Jendoubi</strong> *</p>



<span id="more-380562"></span>



<h2 class="wp-block-heading">3- Kaïs Saïed dit et fait ce que d’autres revendiquent depuis des années</h2>



<p>C’est aussi un autre mal de notre démocratie, en plus d’être inefficace, elle est budgétivore. Elle a beurré les assiettes de ceux qui ont déjà un salaire, au lieu de donner un salaire à ceux qui n’en avaient pas. Oui la fameuse Karama/dignité, citée comme un des <em>«objectifs de la révolution»</em> et ajoutée à la devise de la République, passe par le salaire/revenu à tout citoyen en âge de travailler.</p>



<p>Oui notre constitution de 2014 a proclamé un droit à la vie digne. Relisez ses multiples articles sociaux du chapitre deux&nbsp;: Droits et libertés. Pourquoi la démocratie serait-elle menacée quand on touche aux prébendes de la caste démocratique constituée des nombreux postes de fonctionnaires de la démocratie créés par l’avalanche institutionnelle des années 2011, et ne le serait-elle pas quand les droits sociaux proclamés par la constitution restent inconnus d’une partie non négligeable de citoyens, galvaudés de promesses électorales non tenues par tous tout le long d’une décennie fascinante sur le plan purement intellectuel et politique, mais très difficile pour ceux qui ont des enfants à nourrir et à éduquer?</p>



<p>Si, honorables ambassadeurs, vous ne croyez pas à ce que vous écriviez dans votre déclaration <em>«punitive»</em>, car si vous aviez déjà diagnostiqué bien avant l’arrivée sur la scène politique de M. Saïed, l’impasse démocratique de notre pays, je serais plus rassuré. Cela ne fera qu’ajouter un papier aux multiples papiers incantatoires censés guérir notre démocratie.</p>



<p>C’est à cette démocratie impuissante et inefficace que s’attaque le président Kais Saied récemment venu sur la scène politique tunisienne, et devenu, conjoncturellement, acteur principal de son destin. Ceux qui le critiquent sont ceux qui n’ont cessé de dénoncer depuis des années le tourisme parlementaire, ceux qui parlaient régulièrement de <em>«tardhil»</em> (rabaissement) du parlement et plus généralement de la politique, ceux qui à chaque déclaration dénonçaient les <em>«knatria»</em> (contrebandiers) devenus parlementaires, et les abus du statut d’immunité parlementaire conçu pour protéger les députés dans leurs activités publiques et non pour couvrir leurs erreurs ou égarements de simples citoyens, et certains même ont écrit noir sur blanc qu’il fallait descendre l’armée dans les rues et mettre en prison les <em>«hommes politiques corrompus»</em>.</p>



<p>Nous avons tous rendu exécrable la démocratie aux yeux des Tunisiens, et quand le président Kais Saied s’attaque à ce pot-pourri démocratique, nous crions: <em>«notre démocratie est menacée»</em>, et nous pleurons avec des larmes de crocodile, ce que nous n’avons jamais cessé, mois après mois, année après année, de dénoncer. De grâce, reprenez les vidéos et relisez la littérature politique du débat public tunisien. Allez comprendre quelque chose à ces retournements.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Tous responsables de ce que nous dénonçons à longueur de journée</h2>



<p>Les temps sont difficiles pour nous tous, fils de ce pays et amis étrangers <em>«soucieux de notre sécurité et de notre stabilité»</em>, car nous sommes dans leur espace géostratégique, et ce qui se passe chez nous peut les impacter.</p>



<p>Pourquoi cet échec politique endémique en Tunisie&nbsp;? Pourtant nous réussissons bien dans d’autres sujets de créativité culturelle. Nous avons du beau cinéma, un théâtre d’avant-garde et des acteurs toutes catégories de haut niveau, des courants littéraires dynamiques, des livres de haute tenue dans différents domaines.</p>



<p>C’est le débat politique public, l’action des acteurs en compétition, le fonctionnement de la machine institutionnelle et surtout les enjeux collectifs qui font perdre la tête même aux personnes les plus sensées et les plus originales dont les CV individuels et les carrières publiques n’ont rien à envier au reste du monde, qui posent problème.</p>



<p>La réponse à ces questions, n’est ni évidente ni aisée, car le débat politique public en Tunisie est biaisé par l’esprit partisan, inévitable et nécessaire dans une société <em>«démocratique apaisée»</em>, mais quand le système politique subit des tremblements de terres incessants d’un pays en perpétuelle <em>«transition démocratique»</em> où tout ce qui se construit sur le plan institutionnel risque facilement d’être remis en cause, une trêve des esprits de bonne volonté s’impose. Penser en dehors des lignes de démarcation politiques est pour nous tous une nécessité.</p>



<p>Comment diagnostiquer au-delà du jeu subtil des acteurs politiques tunisiens et des enjeux individuels de surface, les problématiques fondamentales qui sont à l’origine de cet échec collectif de la démocratie en Tunisie. Nous sommes tous responsables et redevables de cet échec.</p>



<p>Nous les citoyens qui continuons à brûler les feux rouges en pleine capitale, et qui nous transformons en loups solitaires qui s’attaquent sur la toile de manière humiliante, comme des guerriers numériques, à toute pensée indépendante qui nous déplairait. Donnez-nous un micro et nous vous diront qu’il faut appliquer la loi à tout le monde même par la force. Ce sont les mêmes citoyens, en contradiction avec eux-mêmes, qui continueront à brûler les feux de circulation tout en affirmant soutenir le président dans ses volontés de <em>«nettoyage»</em> (تطهير) institutionnel et social.</p>



<p>Mais ce sont aussi eux qui descendent volontairement dans la rue pour ramasser de leurs mains les ordures et nettoyer leur quartier, lors des campagnes nationales de propreté. Nous nous rappelons tous de cette belle campagne qui a salué l’arrivée de notre nouveau président à peine élu. Mais une campagne c’est un jour ou une semaine. Nous avons besoin de plus. Comment faire sortir de chacun ce bon côté enfoui dans les tracasseries de la vie commune&nbsp;?</p>



<p>Entrepreneurs qui échappent subtilement aux impôts nécessaires pour payer la force publique qui veille à leurs trésors, pire encore, certains oublient de rembourser des millions de dinars de banques publiques, reçus généreusement des décennies durant, pour soutenir leurs entreprises.</p>



<p>Avocats, médecins, et d’autres encore, aux revenus notoires presque tous éduqués gratuitement dans les écoles et universités de la République et qui vous feront un scandale dès que l’Etat tente de récupérer par des mesures fiscales une infime partie de leurs revenus. L’honorable corporation des médecins de libre pratique a résisté au plus strict des premiers ministres, Hedi Nouira qui a tenté en vain, durant les années 1970, de trouver une formule pour fiscaliser les ordonnances. Et tous, ils vous chanterons la nécessité de sauver la République et d’appliquer la loi. Bien sûr à tous sauf à eux-mêmes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">«Pays légal, pays réel», diagnostiquait déjà Ahmed Mestiri</h2>



<p>Monsieur le président Kaïs Saïed dit, du sommet de l’Etat, ce que les citoyens d’en bas disent et redisent depuis des années en sirotant leur thé au café du coin ou en pianotant sur leurs claviers pour se lamenter sur les murs des pages des réseaux sociaux, sans être entendus par leurs dirigeants bien élus, légitimes, mais incapables de les entendre. Trop fiers de leur échafaudage démocratique pour voir les failles du système et trop pris par les palabres que nécessite l’élection de chaque membre des multiples instances constitutionnelles pour être à l’écoute de leur propre peuple, de leurs électeurs.</p>



<p>Comment notre système politique démocratique en est-il venu à cette rupture avec le peuple, qui était le principal reproche que les démocrates des années 1970 adressaient à l’ancien régime&nbsp;? Elus démocratiquement ou pas élus démocratiquement nous serions dans le même schéma décrié très tôt par un des pères de la lutte démocratique en Tunisie Maître Ahmed Mestiri, qui déjà dans les années 70 parlait de société légale et de société réelle, mettant en évidence ce hiatus entre gouvernants issus de la lutte anticoloniale et leur peuple. A cette époque on disait que les élections étaient tronquées, mais comment expliquer la perpétuation de ce hiatus dans un système démocratique dix ans après la révolution?</p>



<h2 class="wp-block-heading">Peste ou choléra&nbsp;: dictature ou impuissance démocratique</h2>



<p>Déjà en 1987 la déclaration du 7-Novembre proclamait&nbsp;: <em>«Notre peuple est digne d’une vie politique évoluée et organisée sur la base du pluralisme des partis politiques et des organisations populaires»</em>, proclamation trahie par les promoteurs d’un régime qui s’est <em>«</em><em>renversé sur lui-même» </em>(« نظام انقلب على نفسه ») comme l’a si bien conçu et écrit notre poète national Sghaier Ouled Ahmed en introduction d’un des ouvrages de Taoufik Ben Brik. Nous serions en 2022 en train de caresser des rêves de guide suprême? Pure aberration historique. Pure chimère. Pure perte de temps.</p>



<p>Les apprentis sorciers de la politique doivent savoir que la dictature n’est pas la volonté d’une personne hors norme contrairement aux apparences et aux affirmations gratuites, c’est un contexte historique local et international complexe, et cette page est historiquement révolue en Tunisie. Les Tunisiens ne doivent pas être forcés à choisir comme le disait Lénine, si ma mémoire est bonne, entre la peste et le choléra, entre la dictature et le pouvoir personnel d’un côté ou une démocratie inefficace de l’autre, où la parole est libre et l’action impuissante. La solution est ailleurs.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La bataille des esprits et de l’intelligence n’est pas gagnée</h2>



<p>Où nous mènera notre président fort de ses convictions et de son honnêteté, solide comme un roc dans son rigorisme juridique, et assuré d’une large adhésion populaire, lui que nous n’avons pas entendu et peut-être pas pris suffisamment au sérieux, quand il a annoncé immédiatement après son élection une <em>«nouvelle révolution dans la loi»</em>.</p>



<p>Notre président vit sa révolution dans sa tête, il sait où il va. Mais nous, nous ne le savons pas. Deux ans après son élection aucun document officiel ne présente clairement ce qu’il pense et ce qu’il envisage de faire. Tout citoyen non partisan qui veut tout simplement comprendre ce que veut notre président se trouve dépourvu face à une masse de discours que même le site officiel de la présidence ne juge pas utile de transcrire, à moitié enflammés par la force de conviction et l’indignation présidentielle de l’état de dégradation de la réalité politique de notre pays, indignation d’idéaliste et de novice en politique, et arme fatale qui lui a fait gagner le cœur de ce peuple fatigué de politique et de politiciens et en perpétuelle recherche de leaders dignes de sa confiance.</p>



<p>Monsieur le président a gagné cet enjeu majeur déjà considéré par le philosophe et historien chinois Confucius, cinq siècles avant notre ère, comme <em>«pilier des empires»</em>, avant le blé et les armes&nbsp;: la confiance du peuple.</p>



<p>Mais aucune réforme sérieuse, utile et durable n’est possible sans gagner les élites de ce pays. Ce sont elles qui sont en position de concevoir, d’inventer de comprendre, d’expliquer et de réaliser toute réforme et toute action petite ou grande dans leurs secteurs respectifs. Les élites, existent en Tunisie dans les partis, mêmes affaiblis, qui sont une émanation historique incontournable de notre pays, comme l’a souligné le journaliste militant et homme politique Amor Shabou dans une vidéo récente de soutien critique au président Kaïs Saïed, et la théorie de science politique de la fin des partis existe bien, mais ce n’est qu’une théorie parmi d’autres, et les partis ne meurent pas quand on dissous leurs appareils. Nous en avons eu la preuve avec le parti centenaire qu’est le Destour/RCD toujours vivant par ses militants et ses réseaux même une fois déclaré dissous légalement. Ce sont des phénomènes historiques qui s’imposent à tout le monde. De même Ennahdha ou le POCT (Parti ouvrier communiste tunisien) ont existé de fait plusieurs décennies avant leur reconnaissance officielle après la révolution. Penser la société en termes de lois est insuffisant scientifiquement.</p>



<p>Les élites peuplent aussi les associations, les organisations nationales, les administrations et les entreprises publiques et privées. Les jeunes, chéris dans le discours présidentiel, sont aussi une composante des élites de ce pays. Toutes ces élites, instruites par les sacrifices de ce peuple qui a payé leurs études, il faut bien leur parler autrement que par des vidéos et des communiqués sibyllins de la présidence ou par chroniqueurs interposés.</p>



<p>Les convaincre par un long, et combien difficile travail de pédagogie politique, complètement absent pour l’instant. Parler aux citoyens et leur donner la parole par tous les moyens et vecteurs disponibles et en premier lieu les débats publics, vivants, et directs de face-à-face qu’aucune autre technique de communication même les plus modernes et technologiques, ne peut surpasser; c’est aussi une des multiples tâches de tout chef, de surcroît de tout chef d’Etat.</p>



<p>Les lois seules même les plus géniales, ne feront jamais une réforme. Juste elles s’aligneront dans les pages grises du Journal Officiel. C’est dans les têtes que la grande bataille doit se faire, une fois gagnée celle des cœurs. Nous restons sur notre faim.</p>



<p>* <em>Universitaire retraité.</em></p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Précédents articles de la série&nbsp;:</em></h4>



<p><a href="http://kapitalis.com/tunisie/2022/02/11/tunisie-kais-saied-fossoyeur-ou-reformateur-de-la-democratie-1-3/">http://kapitalis.com/tunisie/2022/02/11/tunisie-kais-saied-fossoyeur-ou-reformateur-de-la-</a><a href="http://kapitalis.com/tunisie/2022/02/11/tunisie-kais-saied-fossoyeur-ou-reformateur-de-la-democratie-1-3/">democratie-1-3/</a></p>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="xh9k1KvZsI"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/02/12/tunisie-kais-saied-fossoyeur-ou-reformateur-de-la-democratie-2-3/">Tunisie : Kaïs Saïed, fossoyeur ou réformateur de la démocratie (2/3)</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : Kaïs Saïed, fossoyeur ou réformateur de la démocratie (2/3) » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/02/12/tunisie-kais-saied-fossoyeur-ou-reformateur-de-la-democratie-2-3/embed/#?secret=KhgNezl21L#?secret=xh9k1KvZsI" data-secret="xh9k1KvZsI" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Articles du même auteur dans Kapitalis&nbsp;:</em></h4>



<p>kapitalis.com/tunisie/2016/01/11/beji-caid-essebsi-mon-fils-avant-mes-compagnons-de-lutte/</p>



<p><a href="http://kapitalis.com/tunisie/2018/03/31/tunisie-dirigeants-bien-elus-et-mal-recus/">http://kapitalis.com/tunisie/2018/03/31/tunisie-dirigeants-bien-elus-et-mal-recus/</a></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/02/13/tunisie-kais-saied-fossoyeur-ou-reformateur-de-la-democratie-3-3/">Tunisie : Kaïs Saïed, fossoyeur ou réformateur de la démocratie (3/3)</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Réponse à une tribune parue dans « Le Monde » à propos de la Tunisie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2021/10/18/reponse-a-une-tribune-parue-dans-le-monde-a-propos-de-la-tunisie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 18 Oct 2021 09:15:36 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Mustapha Alaoui]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ce texte est une réponse d&#8217;un intellectuel tunisienne à une tribune publiée par le journal français Le Monde du 10 octobre 2021 sur la situation en Tunisie, développant des analyses mal-informées, unilatérales voire spécieuses. En appelant au retour à «la norme» d’avant le 25-Juillet, elle exprime des positions objectivement réactionnaires, indépendamment des bonnes intentions de...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/10/18/reponse-a-une-tribune-parue-dans-le-monde-a-propos-de-la-tunisie/">Réponse à une tribune parue dans « Le Monde » à propos de la Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/10/Kais-Saied-Gouvernement-Najla-Bouden-Prestation-de-serment.jpg" alt="" class="wp-image-365876"/><figcaption><em>Kais Saied présidant la cérémonie de prestation de serment du gouvernement Najla Bouden. </em></figcaption></figure></div>



<p><strong><em>Ce texte est une réponse d&rsquo;un intellectuel tunisienne à une tribune publiée par le journal français Le Monde du 10 octobre 2021 sur la<a href="https://www.lemonde.fr/idees/article/2021/10/10/la-communaute-internationale-ne-doit-plus-detourner-le-regard-sur-le-durcissement-autoritaire-et-la-regression-des-droits-en-tunisie_6097793_3232.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> situation en Tunisie</a>, développant des analyses mal-informées, unilatérales voire spécieuses. En appelant au retour à «la norme» d’avant le 25-Juillet, elle exprime des positions objectivement réactionnaires, indépendamment des bonnes intentions de certains de ses signataires.</em></strong></p>



<p>Par<strong> Mustapha Alaoui </strong>*</p>



<span id="more-366532"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/10/Mustapha-Alaoui-Portrait.jpg" alt="" class="wp-image-366533"/></figure></div>



<p>Quand on trouve parmi les signataires de la tribune du <em>Monde</em> les noms de François Burgat, défenseur sans réserve des islamistes quoi qu’ils fassent, et de Taoufik Ben Brik, supporteur de Nabil Karoui, candidat à la présidence en 2019 actuellement en prison en Algérie, on peut se faire une première idée sur l’orientation de la tribune et on peut se permettre de penser que certains intellectuels européens et arabes se sont manifestement <em>«fait piéger»</em>, peut-être par manque d&rsquo;informations en la signant (nous pensons notamment à Edgar Morin et à Jean Ziegler).</p>



<p>Le contenu de l’analyse de cette tribune pousse aussi à s’interroger sur l’identité des vrais rédacteurs du texte. En effet, une telle analyse ne peut pas être celle de Morin ni de Ziegler. L’argumentation juridique sur laquelle repose cette analyse est unilatérale voire spécieuse. On présente l’interprétation du président comme «<em>lui </em>[étant]<em> propre</em>» et faite <em>«en dehors de toute légalité»</em> et on ajoute que <em>«de nombreux constitutionnalistes s’accordent à dire que rien ne justifie un tel accaparement du pouvoir»</em> et dénoncent <em>«une interprétation délibérément faussée de la norme suprême.»</em> En fait, la majorité des Tunisiens savent que tel n’est pas le cas car d’autres constitutionnalistes, non moins éminents que les contestataires, approuvent l’interprétation du président.</p>



<h2 class="wp-block-heading">On pointe le résultat et on oublie la cause</h2>



<p>Observons que la position des auteurs de la tribune, quand ils présentent la lecture de la constitution que fait Saied comme <em>«une interprétation faussée»</em>, est partiale: ils ne disent aucun mot sur les raisons politiques, économiques, sociales et internationales qui justifient cette interprétation spécifique. Les rédacteurs se sont contentés de concéder que <em>«personne ne conteste que, depuis 2011, le pays a peiné à se doter d’une Constitution et à rassembler un personnel politique qui lui assure stabilité et cohésion, et lui permette de poursuivre son virage vers une démocratie moderne.»</em> Ils passent sous silence tout le mal qui a été fait au nom de la constitution et contre la stabilité et la cohésion du pays! Ils se contentent d’un <em>«jugement de valeur»</em> en invoquant <em>«l’instrumentalisation démagogique par l’actuel président du sentiment légitime de désenchantement»</em>. Cette <em>«démagogie»</em> s’inscrirait, selon eux, <em>«dans la lignée des régimes populistes qui, au nom de la défense des intérêts du peuple, court-circuitent ou anéantissent tous les contre-pouvoirs et foulent aux pieds l’intérêt public.»</em> Ils ne se disent rien sur les raisons qui sont à l’origine de cette situation exceptionnelle.</p>



<p>Il est clair que l’analyse que contient cette tribune pointe le résultat et non la cause et ne fait aucune allusion aux multiples abus dont la jeune démocratie en Tunisie a été l’objet. En effet, les islamistes et leurs alliés ont, au nom de la légalité, commis toutes sortes de préjudices, nui gravement à l’intérêt public et ne se sont pas gênés de se salir les mains. Ils ont, par là, dépouillé de leur caractère démocratique des élections qui les ont portés au pouvoir! Les auteurs de la tribune s’offusquent de <em>«l’instrumentalisation démagogique»</em> opérée par le président mais semblent admettre que cette jeune démocratie soit instrumentalisée par des réseaux et des partis corrompus, clientélistes et mafieux ! Ne pas souligner cette autre forme d’instrumentalisation revient à blanchir l’ancienne majorité parlementaire et l’ancien gouvernement présidé et à innocenter des criminels.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Association fallacieuse des islamistes à un Prix Nobel décerné&#8230; contre eux</h2>



<p>En plus de cette <em>«omission»</em> qui n’a rien d’innocent, les rédacteurs de la tribune tiennent un discours fallacieux en évoquant la situation politique du pays. Dans un premier temps, ils comparent entre deux moments de l’histoire actuelle de la Tunisie en rappelant qu’<em>«en 2015, le prix Nobel de la paix avait été remis, pour son rôle après la révolution de 2011, au quartet pour le dialogue national…» </em>alors qu&rsquo;actuellement <em>«la captation des pouvoirs à l’œuvre et les mesures employées promettent désormais à la Tunisie le retour à une forme d’âge de pierre intellectuel, rompant avec les idéaux portés par la révolution de 2011»</em>. Ils oublient de mentionner le fossé qui séparait le quartet récompensé par le prix Nobel et les islamistes qui avaient le pouvoir à cette époque et qui ont continué à gouverner jusqu’au 25 juillet dernier – les islamistes d’Ennahdha ont bénéficié, après 2019, du renfort du bloc encore plus à droite d’Al-Karama en plus du parti de Nabil Karoui, actuellement emprisonné en Algérie (Quel bel âge de fer intellectuel regrettent les auteurs de la tribune!).</p>



<p>Décidément, les rédacteurs de ce <em>«manifeste»</em> induisent leurs lecteurs en erreur&nbsp;: le prix Nobel a récompensé un effort qui a été fait contre les politiciens de l’avant 25 juillet. Ce jeu sur la périodisation et cet amalgame qui va jusqu’à associer implicitement les islamistes à un Prix Nobel décerné contre eux est indigne d’un intellectuel qui se respecte.</p>



<p>Pire encore&nbsp;: les rédacteurs de la tribune n’ont rien dit sur la position des organisations du quartet vis-à-vis du 25 juillet : celles-ci ont adopté une position de <em>«soutien critique»</em> et aucune d’elles n’a parlé de putsch réactionnaire (cela a été caché par les auteurs de la tribune qui ont donc instrumentalisé le prix Nobel attribué au quartet tunisien).</p>



<p>Dans un deuxième temps, les mêmes rédacteurs opposent l’ancien président Béji Caid Essebsi à l’actuel président Kais Saied en écrivant : <em>«l’histoire se rappellera également que le président Béji Caïd Essebsi, mort en juillet 2019, avait été à l’initiative du projet de loi sur l’égalité en matière d’héritage. Kaïs Saïed a enterré ce projet, provoquant la consternation des associations féministes. Au sujet de la peine capitale, le président tunisien avait déclaré :  »Je ne pense pas que la solution soit […] de ne pas imposer la peine de mort. » Kaïs Saïed est également opposé à la dépénalisation de l’homosexualité»</em>, et les auteurs du texte concluent qu’il est <em>«consternant que la Tunisie, qui avait allumé la première lumière du  »printemps arabe », dont les acteurs de la société civile ont montré depuis longtemps leur attachement aux principes fondamentaux de la démocratie et au respect des droits des femmes et des minorités, connaisse aujourd’hui une telle régression»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Désinformation, mensonge et instrumentalisation&nbsp;</h2>



<p>Par cette façon de soulever ces problèmes, les auteurs de ce texte trompent leurs lecteurs encore une fois car ils ne leur disent pas que la plupart de tous ceux que Saied a démis le 25 juillet, les islamistes en l&rsquo;occurrence, étaient hostiles aux projets modernistes proposés par Béji Caïd Essebsi. En réalité, ces derniers sont beaucoup plus conservateurs que Kais Saied. Dans cette comparaison, il y a un mensonge et une instrumentalisation&nbsp;: les auteurs du texte, par leur façon de présenter ces questions, se servent des propositions modernistes faites par feu Béji Caid Essebsi pour glorifier la période qui a précédé l’arrivée de Kais Saied (de facto cette glorification rejaillit aussi sur les islamistes qui avaient entre les mains l’essentiel du pouvoir pendant le mandat en question).</p>



<p>Tout est bon, ainsi, pour insinuer qu’il y a eu une <em>«régression»</em>. Que Kais Saied soit plus conservateur que Béji Caïd Essebsi sur certains points est une chose, mais que cette comparaison soit faite dans cet esprit, sans que soient dénoncés explicitement Ghannouchi , Karoui, Makhlouf et consorts, cela frise une démagogie encore plus exécrable que celle de Saied, si tant est que celui-ci ne soit qu’un démagogue.</p>



<p>Rappelons ici que Caid Essebsi a été trahi par Ghannouchi et Karoui et qu’il n’a lui-même rien fait contre la corruption et que par le pacte qu’il a passé avec Ghannouchi à Paris, en présence de Karoui, il est, en grande partie, responsable de ce qui se passe actuellement en Tunisie.</p>



<p>Bref, il y a donc régression et régression. Quant à <em>«la lumière»</em> tunisienne du <em>«printemps arabe»</em>, elle devrait être évaluée non seulement en fonction de la constitution qui est bonne sans être impeccable, mais aussi et surtout en fonction de ce qui a été fait pour répondre aux revendications des jeunes que le slogan le plus important de la révolution <em>«Travail, liberté et dignité nationale»</em> illustre parfaitement.</p>



<p>Tout en comprenant la crainte d’une dérive vers l’autoritarisme et le despotisme exprimée par certains politiciens et journalistes, il est surprenant de remarquer qu’en parlant de ces déviations et de régimes politiques qui ne se ressemblent pas, des différences pourtant importantes ne sont pas soulignées entre les formes du populisme (de droite, de centre et de gauche, selon C. Mouffe par exemple) et du césarisme (progressiste ou réactionnaire, selon A. Gramsci, par exemple). Il serait utile, dans ce sens, de rappeler qu’il y a une distinction à faire entre conservatisme, populisme ou césarisme <em>«partiels»</em> et <em>«complets»</em> et une différence entre <em>«l’idéal type»</em> et la réalité historique, surtout si cette réalité ne fait que commencer comme c’est le cas pour la Tunisie.</p>



<p>Au lieu de cela, nous nous trouvons avec cette tribune face à des jugements hâtifs. Ce qui devrait être une alerte ou une prévention est exprimé comme si l’éventualité ou le risque de la dérive était une déviation vers le despotisme déjà accomplie.</p>



<p>La question essentielle est, à notre avis, la suivante : quelle est la place réservée dans cette tribune à l’hypothèse <em>«césarienne progressiste»</em>, <em>«populiste de centre, voire de gauche»</em> ?</p>



<p>La réponse : aucune !</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une césarienne risquée mais probablement nécessaire</h2>



<p>Le fait qu’une telle hypothèse soit écartée est dû, selon nous, à la sacralisation de la norme constitutionnelle qui régit la démocratie représentative parlementaire même si la constitution et la démocratie sont instrumentalisées par des forces rétrogrades qui cherchent à déstructurer une société et à ruiner un État. Pour se défendre, celui-ci peut, dans une situation particulière, n’avoir de solution entre ses mains que la césarienne, douloureuse, risquée, mais probablement nécessaire face au blocage démocratique causé par une classe politique dégénérée et corrompue.</p>



<p>La métamorphose – ce concept cher à E. Morin qu’il préfère au concept de révolution – espérée de la société tunisienne ne peut se faire que si notre pays réalise dans le cadre d’un régime démocratique, une partie, au moins, des objectifs que le slogan <em>«travail, liberté et dignité nationale»</em> résume bien. La voie qui peut y mener n’est jamais certaine et encore moins droite, et les dérives, vers un sens ou un autre, sont toujours possibles dans le cours réel de l’histoire de tout pays.</p>



<p>Que faire contre les dérives? Les dénoncer et les combattre si elles sont réelles, les prévenir si elles sont virtuelles et empêcher qu’elles deviennent un fait accompli.</p>



<p>Le 25 juillet 2021 en Tunisie est un processus <em>«non-idéal»</em> dans une démocratie républicaine parlementaire car il a conduit au gel du parlement, à la dissolution de l’ancien gouvernement, à l’arrêt de l’application intégrale de la constitution et à son remplacement par les décrets présidentiels, etc., selon une lecture spécifique de l’article 80 de la constitution suite aux dangers réels que sont devenus le gouvernement et le parlement.</p>



<p>Il y a eu des erreurs commises par Kais Saied et il y en aura, il y a aussi une tendance césarienne, populiste (mais de quels types?!), et les dérives autoritaires (qui ne sont encore jusque-là ni autocratiques ni despotiques au sens propre de ces mots) sont possibles. Précisons aussi que la restauration de la situation d’avant le 25 juillet signifie le retour à une <em>«configuration démocratique»</em> qui favorisait la corruption mafieuse, donnait le pouvoir politique à une classe dégénérée et, par là, livrait le pays en pâture aux axes régionaux et internationaux.</p>



<p>Ce que Kais Saied a fait est un mal nécessaire pour le pays. Cependant, l’état d’exception actuel ne doit pas durer, ne doit pas se transformer en état ordinaire, et en même temps, il n’est pas question de revenir à la situation politique d’avant le 25 juillet. Le pays est dans une phase critique qui nécessite un sauvetage <em>«césarien»</em> urgent de type nouveau : un césarisme civil et temporaire, qui évite autant que possible la dérive autoritaire et focalise sur la corruption politico-mafieuse locale (soutenue par des puissances étrangères) tout en garantissant les droits et les libertés individuelles et collectives.</p>



<p>Avouons-le, il s’agit là d’une aventure, d’un pari historique où rien n’est garanti. Seule la lutte des élites et de la société civile peut contribuer à créer les conditions d’une issue favorable à ce processus. La pression internationale dans laquelle s’inscrit la tribune du journal <em>Le</em> <em>Monde </em>ne fait qu’aggraver une situation de blocage causée essentiellement la gangrène de la corruption qui ronge tous les secteurs du pays.</p>



<p>Prendre ce risque vaut mieux qu’accepter que le paysage désolant d’avant le 25 juillet se perpétue et transforme le pays en un champ de ruines.</p>



<p>La tribune du journal <em>Le Monde</em> voit les choses sous un angle alarmiste. Au lieu d’exiger une feuille de route, des garanties démocratiques, une approche coopérative et participative, comme le demande par exemple le quartet, elle incite au retour à <em>«la norme»</em> d’avant le 25 juillet et, dans ce sens, elle est objectivement réactionnaire indépendamment des bonnes intentions de certains de ses signataires.</p>



<p>* <em>Doctorant, assistant de recherche et auxiliaire d’enseignement au département de sciences des religions à l’université du Québec à Montréal.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/10/18/reponse-a-une-tribune-parue-dans-le-monde-a-propos-de-la-tunisie/">Réponse à une tribune parue dans « Le Monde » à propos de la Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Islam politique : la liberté d’expression, jusqu’à la prochaine station</title>
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		<pubDate>Mon, 10 Aug 2020 14:51:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/08/10/islam-politique-la-liberte-dexpression-jusqua-la-prochaine-station/">Islam politique : la liberté d’expression, jusqu’à la prochaine station</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/08/Emna-Chargui-Taoufik-Ben-Brik-Hattab-Ben-Othman-Lotfi-Abdelli.jpg" alt="" class="wp-image-311325"/><figcaption><em>Emna Chargui, Taoufik Ben Brik, Hattab Ben Othman, Seifeddine Makhlouf, Lotfi Abdelli</em>.</figcaption></figure>



<p><strong><em>En essayant de se poser opportunément en champions des libertés constitutionnelles et contre la dictature, les dirigeants du parti islamiste Ennahdha, habituellement peu soucieux des libertés publiques, ainsi que l’avait démontré la condamnation d’une jeune fille à une peine de prison pour avoir reproduit une fausse sourate sur les réseaux sociaux, poursuit trois buts, la récupération des électeurs en vue d’éventuelles élections anticipées, le discrédit de ses adversaires associés au retour du RCD ou au spectre d’un régime de type Sissi, et l’intimidation afin de paralyser les enquêtes en cours.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Dr Mounir Hanablia</strong> *</p>



<span id="more-311324"></span>



<p>Selon la vision qu’un certain nombre de partis politiques veulent imposer à l’opinion publique, le processus démocratique dans son ensemble est menacé par deux tendances: le césarisme, qu’on attribue au président de la république, du fait de ses visites répétées dans les casernes et sa prétention à nommer le chef du gouvernement en dehors des équilibres parlementaires; l’autoritarisme partisan dont beaucoup estiment Abir Moussi, présidente du Parti destourien libre (PDL), le dépositaire le plus achevé.</p>



<p>Dans cette optique un certain nombre d’affaires ont acquis valeur de symbole de la confrontation en cours entre les forces qui prétendent défendre la démocratie, et celles à qui leurs adversaires attribuent des intentions dictatoriales.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Les défenseurs autoproclamés de la démocratie&#8230; jusqu&rsquo;à la prochaine station</h3>



<p>Il faut d’abord comprendre que pour ces «démocrates», la dernière fronde contre le président de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), et président du parti islamiste Ennahdha, Rached Ghannouchi, ne relève pas d’une quelconque subordination de son secrétariat à des impératifs partisans violant sa nécessaire neutralité, ni à la confusion entretenue entre les prérogatives inhérentes à l’exercice simultané des fonctions à la tête du parlement et d’un parti politique, en l’occurrence Ennahdha. En fin de compte, après toutes les péripéties qui ont conduit à une motion de défiance rejetée de justesse, le président du parlement a finalement accepté de se défaire de son homme de confiance, Habib Kheder, auquel beaucoup ont attribué la responsabilité des dysfonctionnements du cabinet de l’ombre dont il assumait la direction au bénéfice de son commanditaire. En acceptant de démissionner, et de servir de bouc émissaire, M. Kheder a du même coup fait passer à l’arrière plan la délicate question des relations obscures de M. Ghannouchi avec la Turquie et la Libye, ainsi que celle de l’empiètement sur les prérogatives du président de la République.</p>



<p>Il n’en demeure pas moins que, dans les mêmes milieux, on a claironné que cette démission honorait son auteur, qualifié de propre, contrairement à celle du chef du gouvernement, condamné sans procès, et qui continue d’expédier les affaires courantes bien qu’une commission parlementaire, au sein de laquelle il n’avait pas que des amis, l’ait reconnu politiquement coupable des faits qui lui sont reprochés, à savoir le conflit d’intérêts. Et comme il a été choisi par le président de la république, on a évidemment incriminé la responsabilité de ce dernier, non seulement dans ce choix, mais aussi dans celui à venir, et on y a vu une preuve de sa volonté de gouverner par-dessus le jeu parlementaire, c’est-à-dire d’instaurer la dictature.</p>



<p>Il y a donc une évidence qui s’impose : les défenseurs autoproclamés de la démocratie ne sont en réalité que ceux de la subordination de la présidence de la république au pouvoir du parlement, c’est-à-dire à des jeux parlementaires par lesquels un parti politique auquel personne n’avait jusqu’ici délivré le label de la probité, Qalb Tounès, accepte de trahir la confiance de ses électeurs en confiant la responsabilité de la présidence du parlement à M. Ghannouchi, avec toutes les conséquences qui en ont résulté.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Un parlementarisme malhonnête se situant de facto au dessus des lois</h3>



<p>Mais en s’obstinant à prêter au chef de l’Etat des intentions dictatoriales, les tenants du parlementarisme ont argué d’une arrestation qu’ils ont jugée abusive, celle d’un greffier du tribunal pour insulte contre le président de la république, après que ce dernier eût publiquement fait état de la disparition du tribunal d’un dossier se rapportant à un accident qui avait fait grand bruit, celui de la fille d’un ex-ministre nahdhaoui, Anouar Maarouf, conduisant une voiture de l’administration. L’opinion publique avait attribué l’impunité dont elle avait jusque-là bénéficié aux relations de son père, issu d’un parti politique bien connu, membre de la coalition gouvernementale, et cette affaire était devenue le symbole d’un parlementarisme malhonnête se situant de facto au dessus des lois.</p>



<p>Ainsi donc si l’évocation de ce dossier n’était pas innocente, celle de sa disparition avait une autre signification, se rapportant à la probité d’une partie de la justice, celle des greffiers, et à la responsabilité administrative et politique du ministre. Et le président de la république étant lui-même un professeur de droit constitutionnel, son épouse une ancienne juge, on peut supposer qu’il savait de quoi il parlait. En tous cas, comme par miracle, le dossier disparu a resurgi, et un sombre greffier du tribunal, se présentant comme un membre du syndicat de sa profession, n’a pas manqué de dénoncer, invocation de versets du Coran à l’appui, l’inexactitude des propos tenus par le Chef de l’Etat, déshonorant l’ensemble de la corporation des greffiers. Le choix des versets du Coran invoqués pouvant laisser entendre que le président de la république, ou ceux chargés de lui rapporter les informations, soient dépourvus de crédibilité morale, l’équivoque entretenue n’a pas suffi, et le greffier a donc été incarcéré.</p>



<p>Renseignement pris il s’est avéré que le syndicat au nom duquel ledit greffier s’était exprimé était affilié au parti islamiste Ennahdha et ne faisait pas partie de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), le syndicat quasi majoritaire, qui s’est empressé de s’en désolidariser.</p>



<h3 class="wp-block-heading">L’hypothèse de plus en plus crédible d’une justice aux ordres</h3>



<p>Ainsi donc cette affaire a révélé une troisième réalité, la plus grave, celle d’un syndicat islamiste opérant au sein du tribunal et capable d’occulter les dossiers au bénéfice de ses commanditaires. Le spectre d’une justice aux ordres capable de dissimuler des preuves dans les nombreuses affaires non résolues d’assassinats politiques et de terrorisme passait ainsi du stade du récit fantastique, à celui de l’hypothèse raisonnable, imposant une enquête interne approfondie, à tout le moins au sein du tribunal de Tunis. Le transfert récent du dossier de l’assassinat de Mohamed Brahmi, par la Cour de Cassation, vers le tribunal d’Ariana, semble d’ailleurs démontrer que le ministère de la Justice en est désormais bien conscient. Dans ces conditions l’arrestation de ce greffier ne reposerait pas simplement sur des interprétations divergentes du Coran, ni sur des propos injurieux à l’encontre de l’autorité, ou des manquements graves au respect de la liberté d’expression, ainsi qu’en font désormais état des partis politiques gravitant dans la sphère islamiste.</p>



<p>En essayant de se poser opportunément en champions des libertés constitutionnelles et contre la dictature, la mouvance islamiste, habituellement peu soucieuse des libertés publiques, ainsi que l’avait démontré la condamnation d’une jeune fille à une peine de prison pour avoir reproduit une fausse sourate sur les réseaux sociaux, poursuit donc trois buts, la récupération des électeurs en vue d’éventuelles élections anticipées, le discrédit de ses adversaires associés au retour du Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD) ou au spectre d’un régime de type Sissi, et l’intimidation afin de paralyser les enquêtes en cours, notamment sur les assassinats de Chokri Belaid et Mohamed Brahmi où sont impliqués des personnes issues de la nébuleuse islamiste.</p>



<p>L’irruption de l’affaire Lotfi Abdelli, un humoriste obsédé dans les termes les plus vulgaires par l’anatomie de Mme Moussi et dont certains spectacles ont été annulés, démontre jusqu’à quel degré de cynisme, de mauvais goût, et de mauvaise foi, certains députés islamistes sont prêts à aller afin de déchaîner les instincts les plus vils de leurs compatriotes et à les induire en erreur.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Une affaire de liberté d’expression en cache d’autres</h3>



<p>Evidemment on a argué du droit de M. Abdelli de présenter ses spectacles au nom de la sacrosainte liberté d’expression, et on s’est interrogé pour savoir pourquoi tous ceux qui avaient défendu Taoufik Ben Brik, un blogueur opposant de longue date de Ben Ali et récemment condamné par la justice pour des propos tenus sur un plateau télévisé, n’avaient pas cette fois bougé en faveur de l’humoriste.</p>



<p>Il y a quand même une différence entre des propos tenus une seule fois, exprimant une opinion dont on doive se justifier, et un spectacle constitué de propos orduriers à l’encontre d’une personnalité politique, qu’on répète à longueur d’année plusieurs soirées par semaine dans plusieurs villes de la république. C’est la même différence qu’il y a entre le nu exposé dans une galerie de peinture ou les versets pas si blasphématoires que cela dans leur contenu, relayés par une adolescente sur le facebook, et les grossièretés et les jurons de charretiers dont on agresse nos oreilles et nos êtres à longueur de journée qui rendent impossible toute perspective de vie digne dans nos villes et nos villages, et dont nos islamistes se sont bien gardés d’obtenir des condamnations exemplaires.</p>



<p>On en arrive à cette hypothèse étonnante: dans la lutte contre le blasphème, d’aucuns sont plus intéressés par le pouvoir de le désigner à la vindicte publique, selon leur bon vouloir, que par sa suppression. Mais l’intimidation ne se résume pas qu’en la comparaison de ce qui n’est pas comparable. Tout ceci crée un environnement propice aux dépassements de toutes sortes visant avant tout l’autorité de l’Etat, des soldats assassinés par les contrebandiers sur la frontière sud du pays, au secrétaire général d’une faculté marqué au visage, devant chez lui, au couteau, en passant par les épreuves de baccalauréat dont le déroulement anormal cette année en dehors de l’habituelle surveillance policière, a été plusieurs fois rapporté. L’existence d’un corporatisme républicain au sein de la police en rend la collaboration désormais plus ardue dans le sens où c’est souvent elle qui définit ses tâches prioritaires.</p>



<p>Mais cela contribue aussi à la déliquescence de l’autorité de l’Etat qui semble être finalement l’objectif commun que se sont assignés tous ceux qui prétendent au sein du parlement lutter pour la démocratie, dont autant leurs références mentales qu’idéologiques demeurent pourtant fort éloignées, et qui excitent pour arriver à leur fin la misogynie de la rue, et son agressivité, pour le moment verbale.</p>



<p>Erdogan reprenant sans doute des propos de Lénine, avait bien dit : <em>«Nous prendrons le train de la démocratie, et quand il nous aura menés là où nous voulons, nous en descendrons!».</em></p>



<p><em>* Cardiologue, Gammarth, La Marsa.</em></p>
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		<title>Tunisie : Taoufik Ben Brik libéré</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 04 Aug 2020 17:15:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[MEDIA]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[écrivain]]></category>
		<category><![CDATA[journaliste]]></category>
		<category><![CDATA[justice]]></category>
		<category><![CDATA[Taoufik Ben Brik]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La justice a décidé aujourd&#8217;hui, 4 août, de réduire la peine de Taoufik Ben Brik, initialement condamné à 1 an de prison ferme pour «outrage à des magistrats et incitation à la violence», à 8 mois avec sursis. C&#8217;est ce qu&#8217;a affirmé Neji Bghouri, président du Syndicat national des journalistes tunisiens, (SNJT), en précisant que...</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/08/Taoufik-Ben-Brik.jpg" alt="" class="wp-image-310564"/></figure>



<p><em><strong>La justice a décidé aujourd&rsquo;hui, 4 août, de réduire la peine de Taoufik Ben Brik, initialement condamné à 1 an de prison ferme pour «outrage à des magistrats et incitation à la violence», à 8 mois avec sursis.</strong></em></p>



<span id="more-310557"></span>



<p>C&rsquo;est ce qu&rsquo;a affirmé Neji Bghouri, président du Syndicat national des journalistes tunisiens, (SNJT), en précisant que l’écrivain et journaliste, incarcéré depuis le 23 juillet dernier, sera donc libéré, dans la soirée.</p>



<p>Rappelons que l&rsquo;écrivain a été condamné pour avoir déclaré, en octobre 2019, sur Nessma TV, de Nabil Karoui, où il était chroniqueur : «<em>Dans d&rsquo;autres pays, des armes se seraient levées pour libérer Nabil Karoui</em>», une phrase lancée pour défendre le président de Qalb Tounes, alors candidat au 2e tour de la présidentielle, et qui était à l&rsquo;époque en détention dans une affaire de corruption financière.</p>



<p>Rappelons aussi que plusieurs organisations et associations, nationales et internationales, de défense des droits de l&rsquo;Homme, avaient condamné l&rsquo;arrestation de Ben Brik et appelé à sa libération immédiate.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Y. N.</strong></p>



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<figure class="wp-block-embed-wordpress wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
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		<title>Solidarité internationale avec le journaliste tunisien Taoufik Ben Brik</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 30 Jul 2020 08:02:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[MEDIA]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[liberté de la presse]]></category>
		<category><![CDATA[Nabil Karoui]]></category>
		<category><![CDATA[Taoufik Ben Brik]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Nous reproduisons ci-dessous cet appel à la libération du journaliste et écrivain Taoufik Ben Brik émanant d’un comité international composé de journalistes, d’artistes et d’intellectuels. Nous avons appris avec indignation l’emprisonnement, le 24 juillet 2020, du journaliste et écrivain tunisien Taoufik Ben Brik qui a appris fortuitement – à l’occasion des funérailles de son frère...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/07/taoufik-ben-brik.jpg" alt="" class="wp-image-309899"/></figure>



<p><strong><em>Nous reproduisons ci-dessous cet appel à la libération du journaliste et écrivain Taoufik Ben Brik émanant d’un comité international composé de journalistes, d’artistes et d’intellectuels.</em></strong></p>



<span id="more-309992"></span>



<p>Nous avons appris avec indignation l’emprisonnement, le 24 juillet 2020, du journaliste et écrivain tunisien Taoufik Ben Brik qui a appris fortuitement – à l’occasion des funérailles de son frère – l’existence d’un jugement le condamnant par contumace à une peine de 2 années d’emprisonnement. La procédure d’opposition à ce jugement par défaut s’est soldée par une condamnation ferme à un an d’emprisonnement avec mandat de dépôt (immédiat) ! TBB est désormais, comme du temps de Ben Ali, derrière les barreaux !</p>



<p>Cette affaire remonte à la campagne électorale de 2019 au cours de laquelle le journaliste avait critiqué, il est vrai, sévèrement l’instrumentalisation de la justice par certains politiques qui a conduit à l’emprisonnement arbitraire du candidat<strong> </strong>Nabil Karoui… lequel sera finalement libéré par suite d’un retournement de position spectaculaire de la Chambre criminelle de la Cour de cassation tunisienne.</p>



<p>La condamnation de Ben Brik à une peine privative de liberté est totalement contraire aux dispositions expresses de l’article 56 du Décret-loi n° 2011-115 du 2 novembre 2011 relatif à la liberté de la presse, de l’impression et de l’édition, qui sanctionne <em>«la diffamation» </em>d’une amende de 1000 à 2000 dinars, ainsi que l’article 57 qui puni <em>«l’injure»</em> de la moitié du montant de la précédente amende. Il n’est nulle part prévu dans cette loi spéciale (qui l’emporte sur tout texte général) des sanctions autres que l’amende concernant ces deux infractions.</p>



<p>Il s’agit-là incontestablement d’un précédent d’une particulière gravité portant atteinte de manière on ne peut plus illégale à l’un des principaux acquis de la révolution tunisienne, à savoir la liberté de presse et d’expression. Aucune démocratie véritable ne punit les délits de presse par l’emprisonnement, et l’on se souvient tous de la célèbre phrase de De Gaulle (quoi qu’on puisse en penser) face à ceux qui cherchaient à emprisonner Sartre (à cause de son appel à tuer les colonialistes dans sa préface des <em>«damnés de la terre»</em> de Fanon) : <em>«On n’embastille pas un Voltaire !»</em>, leur avait répondu le Général. La loi précédemment citée a le grand mérite de consacrer ce principe, pour la première fois, en droit tunisien. Méconnaître cette règle juridique fondamentale dans une société démocratique équivaut à renouer avec les pratiques liberticides d’ancien régime.</p>



<p>Le Comité International pour la Libération de Taoufik Ben Brik s’insurge contre cette injustice flagrante et :</p>



<p>&#8211; condamne de la manière la plus ferme l’emprisonnement arbitraire du journaliste et écrivain T. Ben Brik ;</p>



<p>&#8211; exige sa libération immédiate, pure et simple, car la loi applicable en la matière ne prévoit nullement l’emprisonnement dans son cas, mais uniquement une amende;</p>



<p>&#8211; rappelle que le juge (en particulier en matière pénale) n’a pas le droit d’ajouter à la loi;</p>



<p>&#8211; émet l’espoir que les juges du second degré rétabliront le droit. Il y va de la liberté d’un homme et de l’honneur de la justice;</p>



<p>&#8211; invite tous les défenseurs des libertés et des droits à se mobiliser pour défendre la liberté de presse et d’expression.</p>



<p class="has-text-align-center"><strong>Comité international pour la libération de Taoufik Ben Brik :</strong></p>



<p>Jean Pierre Tuquoi (Le Monde, France)<br>Jullia Ficatier (grand reporter, France)<br>Edwy Plenel (Médiapart, France)<br>Houcine Bardi (avocat, France)<br>William Bourdon (avocat, France)<br>Rosa Moussaoui (grand reporter, L’Humanité, France)<br>Rafik Boukhris (professeur en médecine, Tunisie)<br>Ali Lamrabet (journaliste, Maroc)<br>Abdelaziz Belkhodja (éditeur, Tunisie)<br>Ihsane El Kadi (journaliste, Algérie)<br>M’Rad Gadhoumi (océanographe)<br>Kamel Jendoubi (militant des Droits de l’homme)<br>Nabil Akrimi (avocat, Tunisie)<br>Pierre Barrot (journaliste, France)<br>-Z- (caricaturiste, Tunisie)<br>Takriz<br>Nessim Ben Gharbia (chroniqueur, Jeune Afrique)<br>Taoufiq Omrane (caricaturiste, France)<br>Amine Snoussi (essayiste et journaliste, Tunisie)<br>Hosni Hertelli, alias Shoof (artiste peintre France)</p>
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		<title>Rejet de la demande de libération de Taoufik Ben Brik</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2020/07/29/rejet-de-la-demande-de-liberation-de-taoufik-ben-brik/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Cherif Benyounes]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Jul 2020 15:44:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[MEDIA]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[OTPJ]]></category>
		<category><![CDATA[SNJT]]></category>
		<category><![CDATA[Taoufik Ben Brik]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>&#160;La demande de libération du journaliste Taoufik Ben Brik, incarcéré depuis le 23 juillet 2020, pour «outrage à des magistrats et incitation à la violence», a été rejetée aujourd&#8217;hui, mercredi 29 juillet, par la justice tunisienne. C&#8217;est ce qu&#8217;a indiqué le comité médiatique pour la défense de l&#8217;écrivain, lors d&#8217;une conférence de presse tenue dans...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/07/29/rejet-de-la-demande-de-liberation-de-taoufik-ben-brik/">Rejet de la demande de libération de Taoufik Ben Brik</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/07/taoufik-ben-brik.jpg" alt="" class="wp-image-309899"/></figure>



<p class="has-text-align-left"><em><strong>&nbsp;La demande de libération du journaliste Taoufik Ben Brik, incarcéré depuis le 23 juillet 2020, pour «outrage à des magistrats et incitation à la violence», a été rejetée aujourd&rsquo;hui, mercredi 29 juillet, par la justice tunisienne.</strong></em></p>



<span id="more-309895"></span>



<p>C&rsquo;est ce qu&rsquo;a indiqué le comité médiatique pour la défense de l&rsquo;écrivain, lors d&rsquo;une conférence de presse tenue dans les locaux du Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT), à Tunis.</p>



<p>Le comité a également fait savoir qu&rsquo;il a appelé le président de la république, Kaïs Saïed, à intervenir en faveur de Taoufik Ben Brik, conformément à la loi et en tenant compte de son état de santé et de la menace de la Covid-19 dans les prisons.&nbsp;</p>



<p>De son côté, l&rsquo;Organisation tunisienne de protection des journalistes (OTPJ) a estimé que le ministère public a eu tort de conduire l&rsquo;accusé devant la chambre pénale pour diffamation sans qu&rsquo;une plainte de la personne supposément diffamée ne soit déposée à cet effet, comme le dispose la loi.&nbsp;</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>C. B. Y.</strong></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Nabil Karoui dénonce l&#8217;incarcération de son ami Taoufik Ben Brik</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2020/07/24/nabil-karoui-denonce-lincarceration-de-son-ami-taoufik-ben-brik/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 Jul 2020 00:27:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[justice]]></category>
		<category><![CDATA[Nabil Karoui]]></category>
		<category><![CDATA[prison]]></category>
		<category><![CDATA[Qalb Tounes]]></category>
		<category><![CDATA[Taoufik Ben Brik]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>«Ce soir mon ami Taoufik Ben Brik croupit en prison pour un crime de lèse-majesté, en dénonçant la justice de Ben Ali… ce même Ben Ali qui a pris la peine de lui coller une sale affaire de violence pour éviter de l’arrêter pour ses opinions contre le régime despotique», a écrit le président de...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/07/Nabil-Karoui-Ben-Brik-Nessma.jpg" alt="" class="wp-image-309247"/></figure>



<p><strong><em>«Ce soir mon ami Taoufik Ben Brik croupit en prison pour un crime de lèse-majesté, en dénonçant la justice de Ben Ali… ce même Ben Ali qui a pris la peine de lui coller une sale affaire de violence pour éviter de l’arrêter pour ses opinions contre le régime despotique», a écrit le président de Qalb Tounes, Nabil Karoui, en dénonçant la condamnation à un an de prison ferme <strong><em>du journaliste et écrivain,</em></strong></em></strong> <strong><em>qui a été incarcéré ce soir à la prison de Mornaguia.</em></strong></p>



<span id="more-309239"></span>



<p>Nabil Karoui a publié un post, ce soir du 23 juillet 2020, où il dénonce ce verdict, estimant qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;une injustice et d&rsquo;une atteinte à la liberté d&rsquo;expression.</p>



<p> «<em>Aujourd’hui notre Taoufik Ben Brik national, auteur de pamphlets au vitriol contre toutes les formes de médiocrité et de dérives autocratiques des différents régimes en Tunisie, dort dans la prison de Mornaguia. Un an ferme contre Taoufik Ben Brik l’esprit libre et sans concessions</em>», a écrit Nabil Karoui, qui poursuit, en citant Shakespeare (excusez du peu!) : «<em>Taoufik Ben Brik, l’érudit, ami et complice des plus grands intellectuels et romanciers dans le monde, dormira dans une cellule sordide. Taoufik Ben Brik l’agitateur culturel et politique dort ce soir dans les prisons de la Révolution… il y a quelque chose de pourri dans le royaume du Danemark</em>».</p>



<p>Rappelons que l&rsquo;écrivain a été condamné pour avoir déclaré, en octobre  2019, sur Nessma TV, de Nabil Karoui, où il était chroniqueur : <em>«Dans d&rsquo;autres pays, des armes se seraient levées pour libérer Nabil Karoui»</em>, une phrase lancée pour défendre le président de Qalb Tounes, alors candidat au 2e tour de la présidentielle, et qui était à l&rsquo;époque en détention dans une affaire de corruption financière.</p>



<p>Ses propos avaient été dénoncés par plusieurs parties, notamment l&rsquo;Association des magistrats tunisiens ( AMT ), qui avait dénoncé une attaque frontale contre les magistrats  et une incitation à la violence, et demandé au ministère public d&rsquo;ouvrir une enquête.</p>



<p>Le tribunal de 1ère instance de Ben Arous s&rsquo;est saisi de l&rsquo;affaire et a condamné par défaut Ben Brik à deux ans de prison ferme. Après examen de l’appel déposé par ses avocats, la peine a été réduite à un an de prison ferme. Et elle a été appliquée hier. </p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Y. N.</strong></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Taoufik Ben Brik condamné à un an de prison ferme</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2020/07/23/taoufik-ben-brik-condamne-a-un-an-de-prison-ferme/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 Jul 2020 20:50:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[MEDIA]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[écrivain]]></category>
		<category><![CDATA[exécution immédiate]]></category>
		<category><![CDATA[journaliste]]></category>
		<category><![CDATA[justice]]></category>
		<category><![CDATA[prison]]></category>
		<category><![CDATA[Taoufik Ben Brik]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le journaliste et écrivain, Taoufik Ben Brik, a été condamné aujourd&#8217;hui, jeudi 23 juillet 2020, à un an de prison ferme avec exécution immédiate, pour «incitation à la haine et atteinte à la justice». Il a été conduit, ce soir, en prison. L’affaire remonte à octobre 2019 : Pour défendre son ami Nabil Karoui, candidat...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/ben-brik-karoui.jpg" alt="" class="wp-image-244041"/></figure>



<p><em><strong>Le journaliste et écrivain, Taoufik Ben Brik, a été condamné aujourd&rsquo;hui, jeudi 23 juillet 2020, à un an de prison ferme avec exécution immédiate, pour «incitation à la haine et atteinte à la justice». Il a été conduit, ce soir, en prison.</strong></em></p>



<span id="more-309220"></span>



<p>L’affaire remonte à octobre 2019 : Pour défendre son ami Nabil Karoui, candidat au 2e tour de la présidentielle, qui était, à l&rsquo;époque en détention pour suspicion de corruption financière, Taoufik Ben Brik, avait lancé sur Nessma TV : «<em>Dans d&rsquo;autres pays, des armes se seraient levées pour libérer Nabil Karoui !</em>».</p>



<p>Suite à une alerte de la Haute autorité indépendante de la communication audiovisuelle (HAICA) et  de l&rsquo;Association des Magistrats Tunisiens, le ministère public auprès du Tribunal de première instance de Ben Arous avait ouvert une enquête sur les déclarations de l&rsquo;écrivain et chroniqueur sur Nessma TV.</p>



<p>La justice l&rsquo;avait condamné par défaut, à deux ans de prison ferme, et après examen de l’appel déposé par ses avocats, il a été décidé, aujourd&rsquo;hui, de réduire à la peine à un an de prison ferme. Il a été conduit, ce soir, en prison.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Y. N.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/07/23/taoufik-ben-brik-condamne-a-un-an-de-prison-ferme/">Taoufik Ben Brik condamné à un an de prison ferme</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Le service de communication de la présidence de la république passe sous silence la rencontre entre Kaïs Saïed et Taoufik Ben Brik</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2019/11/07/le-service-de-communication-de-la-presidence-de-la-republique-passe-sous-silence-la-rencontre-entre-kais-saied-et-taoufik-ben-brik/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 07 Nov 2019 20:12:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saied]]></category>
		<category><![CDATA[Nabil Karoui]]></category>
		<category><![CDATA[Nessma TV]]></category>
		<category><![CDATA[palais de Carthage]]></category>
		<category><![CDATA[Taoufik Ben Brik]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le président de la république Kaïs Saïed a reçu hier, mercredi 6 novembre 2019, le journaliste et écrivain Taoufik Ben Brik. Cependant, le service de communication de la présidence s&#8217;est gardé de diffuser toute information à ce propos... Les photos de cette rencontre ont été partagées hier après-midi, par Taoufik Ben Brik, sur sa page...</p>
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<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/11/Taoufik-Ben-Brik-Kais-Saied.jpg" alt="" class="wp-image-253800"/></figure>



<p><strong><em>Le président de la république Kaïs Saïed a reçu hier, mercredi 6 novembre 2019, le journaliste et écrivain Taoufik Ben Brik. Cependant, le service de communication de la présidence s&rsquo;est gardé de diffuser toute information à ce propos.</em></strong>..</p>



<span id="more-253796"></span>



<p>Les photos de cette rencontre ont été partagées hier après-midi, par Taoufik Ben Brik, sur sa page Facebook, en commentant «<em>On rit jusqu&rsquo;aux larmes»</em>, mais bizarrement aucune information officielle n&rsquo;a été diffusée par le service de communication de la présidence, comme cela se fait habituellement.</p>



<p>On rappellera que Taoufik Ben Brik, qui est aussi chroniqueur sur Nessma TV, fait l&rsquo;objet d&rsquo;une enquête judiciaire ouverte par le ministère public auprès du tribunal de 1ère instance de Ben Arous. </p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/11/Kais-Saied-Taoufik-Ben-Brik.jpg" alt="" class="wp-image-253804" width="500" height="352"/></figure></div>



<p>Il est poursuivi pour avoir déclaré sur cette chaîne privée que : «<em>dans d&rsquo;autres pays, des armes se seraient levées pour libérer Nabil Karoui</em>», en défendant son employeur, chef du parti Qalb Tounes, alors incarcéré pour une affaire de corruption financière, pour laquelle il est toujours poursuivi. </p>



<p>Taoufik Ben Brik, qui a été l&rsquo;un des fervents soutiens de Nabil Karoui, lors du 2e tour de la présidentielle, avait appelé à libérer son employeur en affirmant que son incarcération a été décidée dans le cadre de règlements de comptes, tout en assurant que cette affaire est «<em>une humiliation pour la justice».</em></p>



<p>Moins de 2 mois après l&rsquo;arrestation du patron de Nessma, la cour de cassation a accepté, le 9 octobre 2019, la demande de libération émises par ses avocats, mais l&rsquo;enquête se poursuit.</p>



<p>On veut bien entendre que M. Saïed est, comme il se présente, le champion de la lutte contre la corruption et un fervent défenseur des lois mais on veut encore plus qu&rsquo;il le prouve, notamment en évitant de pareilles rencontres,  qui plus est, au palais présidentiel, d&rsquo;autant que M. Ben Brik n&rsquo;a aucune qualité officielle pour y être reçu. </p>



<p>Le fait que la rencontre, hier, entre le président de la république et l&rsquo;écrivain controversé soit passée sous silence démontre, peut-être, que cela gênait un peu Kaïs Saïed ou, tout au moins, son service de communication&#8230; Et ce n&rsquo;est pas là un bon signe, car le Palais de Carthage commet ainsi deux bourdes en une : il inflige une gifle au prestigieux invité, renvoyé à son statut d&rsquo;homme sulfureux et infréquentable, et aux Tunisiens qu&rsquo;il ne tient pas informés de certaines de ses rencontres&#8230; secrètes. </p>



<p style="text-align:right"><strong>Y. N.</strong></p>



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