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	<title>Archives des taux d’intérêt directeur - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des taux d’intérêt directeur - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Fethi Zouhair Nouri : «L’inflation en Tunisie est sous contrôle»</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/14/fethi-zouhair-nouri-linflation-en-tunisie-est-sous-controle/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 14 Jun 2024 09:46:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>«La Tunisie vit actuellement une période de désinflation, son taux d’inflation étant passé de 10,4% en février 2023 à 7,2% en mai 2024», déclare Fethi Zouhair Nouri. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/14/fethi-zouhair-nouri-linflation-en-tunisie-est-sous-controle/">Fethi Zouhair Nouri : «L’inflation en Tunisie est sous contrôle»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><em><strong>«La politique monétaire actuelle donnera de bons résultats et contribuera à atténuer l’inflation», a déclaré le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), Fethi Zouhair Nouri, sachant que, malgré les hausses successives du taux d’intérêt directeur, le taux d’inflation en Tunisie continue d’être relativement élevé (7,2% actuellement) et peu propice à l’investissement et l’économie en général.  </strong></em></p>



<span id="more-13245315"></span>



<p>Nouri, qui intervenait lors d’une table ronde sur le thème : <em>«Accélérer les investissements étrangers en Tunisie : réformes et opportunités»</em>, organisée jeudi 13 juin 2024 en marge de la 21<sup>e</sup> édition du Tunisian Investment Forum (TIF 2024), a ajouté : <em>«Notre politique monétaire a également contribué à réduire le déficit des comptes»,</em> affirmant <em>que «la Tunisie vit actuellement une période de désinflation, son taux d’inflation étant passé de 10,4% en février 2023 à 7,2% en mai 2024».</em></p>



<p>La BCT, a ajouté Nouri, redouble d’efforts pour préserver la stabilité des prix et des taux de change dans le but d’améliorer la compétitivité des prix et d’aider à exporter des biens ou des services à des prix inférieurs à ceux de ses concurrents.</p>



<p><em>«Lorsque nous stabilisons les taux de change et maîtrisons l’inflation, nous rendons notre économie plus compétitive, ce qui contribuera à stimuler l’investissement. L’ennemi numéro un de l’investissement est l’inflation; à ce titre, la BCT cherche à maintenir l’inflation à un niveau bas et stable afin de restaurer la confiance des citoyens, des entreprises et des investisseurs»</em>, a-t-il encore déclaré. La Tunisie a besoin d’investissements pour restaurer la croissance économique et conserver sa main-d’œuvre qualifiée au pays, a-t-il ajouté.</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="6GwjQsrkVR"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/09/bassam-ennaifer-les-risques-inflationnistes-restent-eleves-en-tunisie/">Bassem Ennaifer : «Les risques inflationnistes restent élevés en Tunisie»</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Bassem Ennaifer : «Les risques inflationnistes restent élevés en Tunisie» » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/09/bassam-ennaifer-les-risques-inflationnistes-restent-eleves-en-tunisie/embed/#?secret=Zm7qxaBSFW#?secret=6GwjQsrkVR" data-secret="6GwjQsrkVR" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/14/fethi-zouhair-nouri-linflation-en-tunisie-est-sous-controle/">Fethi Zouhair Nouri : «L’inflation en Tunisie est sous contrôle»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Ce que la Tunisie doit au FMI et ce qu’elle en attend</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/05/ce-que-la-tunisie-doit-au-fmi-et-quelle-en-attend/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 05 Mar 2023 08:24:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[dette]]></category>
		<category><![CDATA[FMI]]></category>
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		<category><![CDATA[remboursement]]></category>
		<category><![CDATA[taux d’intérêt directeur]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie doit rembourser au FMI 2,3 milliards de dollars d’ici 2027.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/05/ce-que-la-tunisie-doit-au-fmi-et-quelle-en-attend/">Ce que la Tunisie doit au FMI et ce qu’elle en attend</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Selon le dernier bilan mensuel et échéancier des remboursements (principaux et intérêt), publié le 28 février 2023, la Tunisie doit au Fonds monétaire international (FMI) plus de 2,3 milliards de dollars à rembourser d’ici 2027. En dinars, ce montant approche les 8 milliards, et en SDR, la «monnaie» du FMI, il équivaut  à 1,7 milliard.   </em></strong></p>



<p>Par <strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-6803679"></span>



<p>L’économiste Moktar Lamari, qui a publié ces chiffres dans un article sur son blog <a href="https://www.facebook.com/groups/375846620757494/?multi_permalinks=714442166897936&amp;ref=share" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Economics for Tunisie, E4T</a>, le 4 mars 2023, rappelle que ce montant est variable : <em>«il augmente en raison de la hausse des taux d’intérêt directeur des banques centrales dans les pays occidentaux qui financent le plus le FMI»</em>, à savoir les Etats-Unis, l’Union européenne, l’Angleterre, le Japon, la Chine… Il rappelle aussi que les dernières augmentations des taux directeurs <em>«coûtent à la Tunisie presque 30 millions de dollars US de plus à rembourser annuellement»</em>, sachant que ces taux sont appelés à monter encore en cette année 2023, compte tenu du fait que l’inflation ne fléchit pas, notamment en Europe.</p>



<p class="has-text-align-left">Le tableau ci-dessous montre ces montants en SDR, qui vaut 1,32 dollar US et 4,2 dinars tunisiens.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="600" height="300" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Rembousements-de-la-Tunisie-au-FMI.jpg" alt="" class="wp-image-6803690" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Rembousements-de-la-Tunisie-au-FMI.jpg 600w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Rembousements-de-la-Tunisie-au-FMI-300x150.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Rembousements-de-la-Tunisie-au-FMI-580x290.jpg 580w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure></div>


<p>Rappelons que la Tunisie, qui espère finaliser un accord de prêt avec le FMI d’un montant de 1,9 milliard de dollars US, n’a pas encore de date fixée pour l’examen de sa demande par le conseil d’administration de l’instance financière internationale, celui-ci ayant reporté en dernière minute un premier rendez-vous qui était fixé au 18 décembre dernier.</p>



<p>Ce report est expliqué par le retard mis par la Tunisie dans la mise en œuvre des réformes structurelles sur lesquelles elle s’était engagée et qui concernent la baisse de la masse salariale du secteur public, la réduction des subventions de l’Etat et la restructuration des entreprises publiques, dont la majorité sont déficitaires, mal gérées et en sureffectif.</p>



<p>Commentaire de Moktar Lamari : <em>«Le FMI n’a pas donné suite a l’accord de principe convenu le 15 octobre à la clôture des Rencontres Automnales du FMI (…) Les Rencontres du Printemps commencent dans 4 semaines, 10-16 avril, et rien n’indique que le FMI va aller de l’avant pour débloquer 1,9 milliard de dollars en 8 tranches (4 ans), soit un montant bien inférieur (20%) de ce que doit la Tunisie actuellement au FMI (2,3 milliards de dollars).»</em></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" width="600" height="800" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Calendrier-remboursement-dette-Tunisienne.jpg" alt="" class="wp-image-6803696" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Calendrier-remboursement-dette-Tunisienne.jpg 600w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Calendrier-remboursement-dette-Tunisienne-225x300.jpg 225w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Calendrier-remboursement-dette-Tunisienne-580x773.jpg 580w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure></div><p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/05/ce-que-la-tunisie-doit-au-fmi-et-quelle-en-attend/">Ce que la Tunisie doit au FMI et ce qu’elle en attend</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>La Banque centrale de Tunisie maintient inchangé son taux d&#8217;intérêt</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Aug 2021 05:50:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le conseil d’administration de la Banque centrale de Tunisie (BCT) a rendu public le communiqué suivant, à la suite de la tenue de sa réunion périodique, le mardi 3 août 2021, et a annoncé sa décision de maintenir inchangé le taux d’intérêt directeur de la BCT à 6,25%. Le Conseil a pris connaissance, au début...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/08/04/la-banque-centrale-de-tunisie-maintient-inchange-son-taux-dinteret/">La Banque centrale de Tunisie maintient inchangé son taux d&rsquo;intérêt</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/06/Banque-Centrale-de-Tunisie.jpg" alt="" class="wp-image-160886"/></figure></div>



<p><strong><em>Le conseil d’administration de la Banque centrale de Tunisie (BCT) a rendu public le communiqué suivant, à la suite de la tenue de sa réunion périodique, le mardi 3 août 2021, et a annoncé sa décision de maintenir inchangé le taux d’intérêt directeur de la BCT à 6,25%.</em></strong></p>



<span id="more-358301"></span>



<p>Le Conseil a pris connaissance, au début de ses travaux, des développements récents de la conjoncture sur les plans économique, monétaire et financier, passant en revue les données relatives à l’activité économique et au déroulement des transactions sur les marchés monétaire et de change, ainsi que l’évolution de la liquidité et de l’activité du secteur bancaire.</p>



<p>Dans ce contexte, le Conseil a constaté la hausse du taux d’inflation pour atteindre 5,7%, en glissement annuel, en juin 2021 contre 5,0% le mois précédent et 5,8% au cours du même mois de l’année écoulée. Également, le niveau de l’indicateur de l’inflation des produits, hors encadrés et frais, s’est élevé à 5,3% contre 5,1% un mois auparavant.</p>



<p>S’agissant du secteur extérieur, le Conseil a souligné la contraction du déficit courant au cours du premier semestre de 2021 aux environs de 3,4% du PIB, contre 3,9% pour la même période de l’année précédente, tirant profit de l’amélioration de l’excédent de la balance des revenus de facteurs et des transferts courants suite à la hausse notable des revenus du travail, alors que la balance des services a poursuivi sa baisse, en relation avec la persistance des répercussions de la crise sanitaire sur le secteur touristique, outre l’élargissement du déficit commercial dû à l’évolution des échanges commerciaux avec l’étranger.</p>



<p>Par ailleurs, la baisse de la mobilisation des ressources en devises, sous forme de prêts et d’investissements étrangers, et les remboursements importants effectués en juillet 2021 au titre de la dette extérieure, se sont répercutés sur l’équilibre de la balance des paiements extérieurs, pour ramener les avoirs nets en devises à 20.515 MDT ou 129 jours d’importation à fin juillet 2021 contre 21.190 MDT et 140 jours d’importation à la même période de l’année précédente.</p>



<p>Au vu de l’évolution récente de la situation au niveau national, notamment suite aux décisions prises par monsieur le président de la république en date du 25 juillet 2021, le Conseil appelle à plus de coordination entre les différentes parties prenantes pour mettre en place un plan de réformes économiques et instaurer de nouveaux mécanismes qui seront identifiés en fonction des exigences de l’étape actuelle pour surmonter cette crise et a insisté sur l’importance de préserver la stabilité et le bon fonctionnement des institutions de l’Etat, de les protéger et d’assurer leur pérennité, face aux défis sans précédent imposés par la situation politique, économique, sociale et sanitaire actuelle. Le Conseil a mis aussi l’accent sur la nécessité de rétablir la confiance des institutions internationales et des bailleurs de fonds étrangers à l’égard de l’économie tunisienne.</p>



<p>Après discussions et délibérations sur les points susmentionnés, le Conseil a réitéré que la Banque Centrale continuera à jouer pleinement son rôle et à accomplir les missions qui lui sont dévolues en matière de soutien à l’économie. Aussi, le Conseil a-t-il décidé de maintenir inchangé le taux d’intérêt directeur de la Banque Centrale de Tunisie.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/08/04/la-banque-centrale-de-tunisie-maintient-inchange-son-taux-dinteret/">La Banque centrale de Tunisie maintient inchangé son taux d&rsquo;intérêt</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Islam politique et déni économique en Tunisie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2021/06/14/islam-politique-et-deni-economique-en-tunisie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 14 Jun 2021 07:54:08 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Malgré ses 40 ans d’existence et ses 10 ans au pouvoir, Ennahdha ne dispose d’aucun programme économique structuré et structurant. Le colloque organisé, le 5 juin 2021, à Ghammarth, par le parti islamiste, dévoile les incohérences et les lacunes de la pensée économique de l’islam politique en Tunisie. Au moins cinq enjeux économiques vitaux sont...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/06/Seminaire-Ennahdha.jpg" alt="" class="wp-image-352462"/><figcaption><em>Bling-bling, discours mielleux et communications à l’eau de rose, relayés par les réseaux d’El-Jazeera.</em></figcaption></figure></div>



<p><strong><em>Malgré ses 40 ans d’existence et ses 10 ans au pouvoir, Ennahdha ne dispose d’aucun programme économique structuré et structurant. Le colloque organisé, le 5 juin 2021, à Ghammarth, par le parti islamiste, dévoile les incohérences et les lacunes de la pensée économique de l’islam politique en Tunisie. Au moins cinq enjeux économiques vitaux sont occultés. Ni vus ni connus…Il faut dire que ce colloque est organisé dans un contexte d’une crise économique étranglante, jamais vécue en Tunisie depuis 66 ans.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Moktar Lamari, </strong>Ph.D. *</p>



<span id="more-352461"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Moktar-Lamari.jpg" alt="" class="wp-image-246439" width="200"/></figure></div>



<p>Malgré le bling-bling, les discours mielleux et les communications à l’eau de rose, relayés par les réseaux d’El-Jazeera, les propos dépassent l’entendement. Les documents de cadrage sont lissés à l’extrême et les économistes qui ont pris la parole lors de colloque n’ont fait que caresser le Cheikh Rached Ghannouchi, le puissant président du mouvement, dans le sens du poil.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Motus et bouche cousue!</h3>



<p>Quasiment tous les économistes du parti et autres invités indépendants «intéressés» ont tourné autour du pot, évitant les débats d’idées et les enjeux qui dérangent.</p>



<p>Motus et bouche cousue au sujet de 5 enjeux économiques qui asphyxient l’économie du pays. À savoir :<br>i) l’endettement et ses néfastes impacts;<br>ii) l’effondrement du pouvoir d’achat et paupérisation liée;<br>iii) l’emprise d’un monétariste dévastateur pour l’investissement;<br>iv) la croissance exponentielle des emplois fictifs au sein de l’État;<br>v) la corruption et ses méfaits sur le sens de l’État et services publics.</p>



<h3 class="wp-block-heading">«More of the same»</h3>



<p>On reste sur sa faim, rien de consistant dans ce colloque passé sous silence par les médias tunisiens. Aucun bilan, aucune rétrospective, aucun punch et aucun débat crédible, constructif pour dire «what next?».</p>



<p>Le parti Ennahdha n’a pas perdu ses réflexes de clandestinités et d’entourloupes.</p>



<p>La Tunisie et ses partenaires internationaux s’attendaient à des décisions courageuses, mais peine perdue! Aucun positionnement ferme et aucune décision résolue.</p>



<p>Sans positionnement clair relativement à ces enjeux et sans communication transparente de la part des islamistes, le pays ne peut ni réformer son économie, ni mobiliser ses opérateurs économiques, et encore moins mériter la confiance des institutions internationales : FMI, Fitch, Moody’s, etc.</p>



<p>En démocratie, les partis politiques qui se respectent assument leur échec et agissent pour faire mieux. Ils prennent des risques en prenant les décisions requises avec célérité, avec un leadership assumé et avec une combativité affichée pour contrer les crises économiques.</p>



<p>Ce n’est pas le cas d’Ennahdha! Alors que l’économie tunisienne est techniquement en faillite, le parti islamiste regarde ailleurs et laisse faire. Le parti véhicule une démocratie de façade, sans propositions courageuses, étudiées et articulées autour d’une vision économique assortie d’objectifs, de moyens conséquents, avec des couleurs distinctives et avec un ancrage idéologique limpide et résolu dans la durée.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Du «wishfull thinkings»!</h3>



<p>De la pensée fataliste et résignée avec toujours plus d’inchallah! Que du<em> wishfull thinking</em>, sans démonstrations économétriques. Rien pour annoncer un sauvetage crédible, pour avouer un <em>mea-culpa</em>, avec un changement de cap et avec des engagements fermes, rassurants pour dire quoi faire pour éviter la faillite de l’État et comment renflouer un Trésor public qui manque, officiellement, 19 milliards de DT pour boucler le Budget 2021, en fait 23 milliards de DT selon des calculs plus fins ?</p>



<p>Aucune compassion avec les victimes de la crise économique: quasiment un jeune actif (16-24 ans) sur deux est sans emploi et est hors des systèmes éducatifs. La même semaine, l’Unesco inaugure à Zarzis le cimetière de milliers de jeunes anonymes morts noyés en tentant de fuir le chômage, en se jetant dans la mer pour rejoindre l’Italie, coûte que coûte.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Ambiguïté et opportunisme de circonstance</h3>



<p>Plus grave encore, les documents économiques et les intervenants du colloque n’annoncent pas leurs couleurs et ne se positionnent pas sur le spectre idéologique gauche-droite. Ils ne précisent pas le rôle de l’État face aux mécanismes du marché.</p>



<p>Tous pataugent au centre du spectre politique et n’osent pas prendre position avec une vision économique pro-cyclique ou contre-cyclique, sans repères étayés 360 degrés pour convaincre et mobiliser.</p>



<p>Dominant au parlement, le parti islamiste Ennahdha n’a pas jugé bon de faire une synthèse évaluative de ses 10 ans au cœur du pouvoir. Pas de bilan, pas de recommandations disant quoi changer, quand et comment (instruments et modalités de financement). Pourtant, un bilan aurait aidé à crever l’abcès… Et celui qui n’apprend pas de ses erreurs, il est obligé de les refaire à répétition.</p>



<p>Les faucons du parti ne veulent pas fâcher leurs lobbies et alliés radicalisés dans la sphère politique tunisienne, mais aussi dans les pays du Moyen-Orient.</p>



<p>Tout est fait pour grappiller toujours plus de votes centristes. L’électeur médian est au cœur des convoitises. Cet électeur médian est plutôt jeune, issu du monde rural, du genre masculin, peu éduqué, peu ouvert aux valeurs de la modernité de l’État et des services publics.</p>



<p>Le parti Ennahdha dispose déjà d’un vivier assuré par un électorat religieux, un électorat ultraconservateur, acquis au statu quo et qui tire profit des rentes en place. Pour ce beau-monde, pas besoin de réformer…</p>



<h3 class="wp-block-heading">La dette, de «l’argent magique»!</h3>



<p>Le parti Ennahdha a été le principal parti au pouvoir depuis 2011 : avec 10 gouvernements et 467 ministres majoritairement nommés par le parti islamique.</p>



<p>Tous ces gouvernements ont fait jouer la carte de crédit du pays, pour se maintenir au pouvoir et pour faire payer la facture aux contribuables.</p>



<p>Le pourcentage de la dette par rapport au PIB est passé de 39% en 2010 à 112% aujourd’hui (dette de l’État et des sociétés publiques). Plus de 30 milliards de $US ont été obtenus en dons, sans savoir comment ils étaient utilisés.</p>



<p>Aujourd’hui, l’État est exposé à une cessation de paiement de ses dettes. Il est rendu à quêter et à quémander de quoi payer sa dette et les salaires de sa pléthorique fonction publique. Les stratégistes et les leaders d’Ennahdha sont responsables de l’addiction du pays à l’endettement international. Mais, ils ne bougent pas d’un iota au regard de cet enjeu toxique pour l’avenir de la Tunisie et sa transition démocratique.</p>



<h3 class="wp-block-heading">L’État, une «prise de guerre»!</h3>



<p>Alors que 800 000 fonctionnaires (25% de la population active occupée) et presque un million de retraités ne savent pas si leurs salaires et pensions du mois de juillet et août seront versés ou pas, le parti Ennahdha et les débats de ce colloque sont hors-sujet, comme si de rien n’était! Le parti veut cacher ses responsabilités dans le bourrage des services de l’État par les partisans du parti.</p>



<p>La crise budgétaire de l’État tunisien a été amplifiée par le recrutement injustifié de presque 200 000 employés fantômes dans la fonction publique tunisienne. En 2010, le pays compte 490 000 fonctionnaires, 3 ans après, et sous le règne des Nadhadouis, l’effectif a bondi à plus de 700 000.</p>



<p>Des emplois fantômes, des emplois improductifs, payés par les impôts des contribuables et depuis peu par une dette publique payée avec 5% à 8% de taux d’intérêt.</p>



<p>Pour les islamistes d’Ennhadha, l’État est désormais une prise de guerre, où il faut placer les siens coûte que coûte! Peu importe les impacts liés : lourdeur administrative, corruption, absentéisme, inefficacité, etc.</p>



<p>La corruption est décriée par tous les économistes qui se respectent et par toutes les instances internationales. Ce n’est pas l’avis des économistes islamistes de Ghannouchi. La lutte contre la corruption n’est dans leur agenda.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Orthodoxie monétariste, l’arme du taux d’intérêt directeur</h3>



<p>Alors que l’islam politique prohibe le principe <em>«usuraire»</em> du taux d’intérêt, le parti islamiste Ennahdha n’a pas jugé utile de dénoncer l’orthodoxie monétariste prônée, depuis 2016, par Banque centrale de Tunisie (BCT), dont il espère qu’elle continue à actionner la planche à billets.</p>



<p>Le parti Ennahdha se dope et se maintient au pouvoir par l’addiction du pays à une dette toxique payée par les intérêts pourtant prohibés par l’islam politique.</p>



<p>Une dette génératrice de dévaluation du dinar (de 40% face au dollar et l’euro), une dette porteuse d’inflation et de taux d’intérêt bancaires répressifs pour l’investissement et pour le PIB.</p>



<p>Le cheikh Ghannouchi (79 ans) sait que pour maintenir ouverte la manne de la dette, il faut donner carte blanche à la BCT pour qu’elle applique à la lettre les consignes du FMI et des bailleurs de fonds liés. Tant pis pour l’investissement et tant pis pour les demandeurs d’emploi.</p>



<p>Ennahdha et ses économistes n’ont rien contre des taux d’intérêt à deux chiffres, rien contre ce «riba» usuraire et dévastateur pour l’économie ! Ce qui compte pour eux c’est l’argent magique procuré par un endettement providentiel pour se maintenir au pouvoir, quoi qu’il en coûte.</p>



<p>Le colloque confirme que le monétarisme orthodoxe, appliqué depuis 2016 par la BCT, arrange les leaders et adeptes d’un islamisme religieux qui n’a pas de programme économique défendable.</p>



<p>Une arme manipulée à gré par la BCT, le taux d’intérêt directeur est aujourd’hui fixé à 6,25%, quatre fois plus que celui du Maroc. Les taux d’intérêt bancaire pour les PME oscillent entre 11 et 14%, soit 5 à 6 fois les taux en vigueur au Maroc, en Jordanie ou au Sénégal.</p>



<p>Dans les documents de cadrage de la réflexion sur l’économie, pas un seul mot sur les taux d’intérêt et sur les ravages de l’actuelle politique monétaire : pour l’investissement, la croissance, la destruction de l’emploi, etc.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Pouvoir d’achat, un angle mort!</h3>



<p>Ennahdha plaide pour une finance islamique, mais en attendant elle ferme les yeux sur les ravages de l’orthodoxie monétariste inspirée par le FMI et exécutée par la BCT. Et pour cause, Ennahdha accepte de sacrifier le pouvoir d’achat. Les enjeux liés à la perte du pouvoir d’achat sont évacués des débats et des documents du colloque. En moyenne, et depuis 2010, la famille moyenne a perdu 40% de son pouvoir d’achat.</p>



<p>Les chiffres de la Banque mondiale le confirment : l’indicateur mesurant le PIB par habitant en Tunisie a chuté de 40% entre 2010 et 2021 (en $US). Les mêmes données confirment l’avancement de la paupérisation et le laminage continu de la classe moyenne en Tunisie.</p>



<h3 class="wp-block-heading">«It is the economy stupid»!</h3>



<p>On se rappelle de cette réplique légendaire de Bill Clinton en 1992, lors d’un célèbre débat électoral, l’opposant au républicain George W. Bush. Cette réplique enseignée dans toutes les universités du monde martèle l’importance de l’économie dans la prospérité et la déchéance des nations.</p>



<p>Ces mêmes enjeux économiques mènent aussi les partis politiques vers leur déchéance, quand ceux-ci ne disposent pas de programme économique porteur de bien-être et de prospérité.</p>



<p>L’islam politique dans le monde arabe n’a pas encore intégré l’importance de l’économique dans ses schèmes de pensée. Le parti Ennahdha ne fait pas exception, au grand malheur de la Tunisie.</p>



<p>Plusieurs pays arabes, ayant été gouvernés par des partis inspirés par l’islam politique, ont fini par déconstruire l’économie avant de se trouver en guerre civile fratricide : Soudan, Liban, Yémen, Libye…</p>



<p>Les islamistes tunisiens seraient dans la même trajectoire, ils jouent une démocratie de façade. Une démocratie à crédit ne peut être qu’une démocratie au rabais.</p>



<p>Le déni des enjeux économiques en Tunisie continue d’alimenter la contestation, de nourrir la déception et d’aggraver la paupérisation des populations.</p>



<p>Ennahdha fait appauvrir les Tunisiens, au lieu de les enrichir. Ce parti se maintient au pouvoir grâce à une dette toxique, il reproduit le statu quo au lieu de redonner de l’espoir par des réformes courageuses et par des innovations propices à la concurrence dans les échanges, à la productivité du travail et à la compétitivité économique.</p>



<p>Les préteurs internationaux, le FMI en tête, encourent un grave risque moral en voulant conditionner leurs prêts aux réformes, alors que les partis politiques auxquels ils viennent en aide recyclent cette dette pour se maintenir au pouvoir et pour ne rien réformer au final. Ces prêts toxiques finissent par reporter sine die les réformes attendues. Un cercle vicieux que le FMI doit prendre en compte, ici et maintenant!</p>



<p>La Tunisie mérite mieux, son économie ne peut plus supporter davantage de mal-gouvernance.</p>



<p>* <em>Universitaire au Canada.</em></p>



<figure class="wp-block-gallery columns-2 is-cropped wp-block-gallery-1 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex"><ul class="blocks-gallery-grid"><li class="blocks-gallery-item"><figure><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/06/Ali-Kooli-Ennahdha.jpg" alt="" data-id="352466" data-link="http://kapitalis.com/tunisie/2021/06/14/islam-politique-et-deni-economique-en-tunisie/ali-kooli-ennahdha/" class="wp-image-352466"/><figcaption class="blocks-gallery-item__caption"><em>Ali Kooli.</em></figcaption></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/06/Abdessalem-Abassi.jpg" alt="" data-id="352468" data-link="http://kapitalis.com/tunisie/2021/06/14/islam-politique-et-deni-economique-en-tunisie/abdessalem-abassi-2/" class="wp-image-352468"/><figcaption class="blocks-gallery-item__caption"><em>Abdessalem Abassi.</em></figcaption></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/06/Faycal-Derbel.jpg" alt="" data-id="352469" data-link="http://kapitalis.com/tunisie/2021/06/14/islam-politique-et-deni-economique-en-tunisie/faycal-derbel-2/" class="wp-image-352469"/><figcaption class="blocks-gallery-item__caption"><em>Fayçal Derbel.</em></figcaption></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/06/Mohsen-Hassan.jpg" alt="" data-id="352470" data-link="http://kapitalis.com/tunisie/2021/06/14/islam-politique-et-deni-economique-en-tunisie/mohsen-hassan/" class="wp-image-352470"/><figcaption class="blocks-gallery-item__caption"><em>Mohsen Hassan.</em></figcaption></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/06/Ridha-Saidi.jpg" alt="" data-id="352471" data-link="http://kapitalis.com/tunisie/2021/06/14/islam-politique-et-deni-economique-en-tunisie/ridha-saidi/" class="wp-image-352471"/><figcaption class="blocks-gallery-item__caption"><em>Ridha Saïdi.</em></figcaption></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/06/Rached-Ghannouchi-1.jpg" alt="" data-id="352472" data-full-url="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/06/Rached-Ghannouchi-1.jpg" data-link="http://kapitalis.com/tunisie/2021/06/14/islam-politique-et-deni-economique-en-tunisie/rached-ghannouchi-1-4/" class="wp-image-352472"/><figcaption class="blocks-gallery-item__caption"><em>Rached Ghannouchi.</em></figcaption></figure></li></ul></figure>



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		<item>
		<title>Endettement : Lamentation et auto-flagellation de l’État tunisien</title>
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		<pubDate>Sat, 22 May 2021 06:09:35 +0000</pubDate>
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<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/05/Ali-Kooli-Marouane-El-Abassi-Hichem-Mechichi.jpg" alt="" class="wp-image-349707"/><figcaption><em>Ali Kooli, Marouane El-Abassi et Hichem Mechichi : « Mendiants et orgueilleux » pour emprunter le titre d&rsquo;un roman d&rsquo;Albert Cossery.   </em></figcaption></figure></div>



<p><strong><em>La Tunisie est désormais livrée à un État gangrené par <a href="http://kapitalis.com/tunisie/2021/04/03/la-tunisie-entre-queteurs-et-raquetteurs/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">les «quêteux»</a> et les «quémandeux» ? À Paris, Kais Saïed, président de la république, plaide l’annulation de la dette. Au FMI, à Washington, Hichem Mechichi, chef de gouvernement, dépêche son ministre du Trésor, Ali Kooli, au FMI pour quémander 4 milliards de $ US. Au Qatar, Rached Ghannouchi, le chef du parlement et cheikh éternel du clan islamiste en Tunisie fait des siennes pour quêter une aumône vitale chez son émir parrain et monteur !</em></strong></p>



<p>Par<strong> Moktar Lamari, </strong>Ph. D</p>



<span id="more-349706"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Moktar-Lamari.jpg" alt="" class="wp-image-246439" width="200"/></figure></div>



<p>Tous ces voyages et gesticulations se font quasiment la même semaine de ce mois de mai, 2021.</p>



<p>Le tout se fait sans qu’aucun des acteurs de ce tiercé au sommet de l’État n’ait pris la peine de consulter et de se coordonner avec ses collègues.</p>



<p>Et derrière des portes closes (au Qatar, à Washington et à Paris), chacun de ces politiciens au sommet de l’État tunisien a prêché pour sa paroisse, chacun a quémandé à sa façon la charité chrétienne, et le pardon judaïque, entre autres! L&rsquo;argent n’a pas d’odeur…</p>



<h3 class="wp-block-heading">Populisme et amateurisme</h3>



<p>En se rabaissant et en quémandant une dette toxique, aucun des trois premiers responsables au sommet de l’État n’a présenté un seul rapport d’évaluation, un document scientifique… et aucun signe de remise en cause, tous motus et bouche cousue, au sujet des <a href="http://kapitalis.com/tunisie/2021/04/29/economie-les-bluffs-detat-en-tunisie/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">douloureuses réformes économiques</a> attendues et qui tardent à venir depuis la Révolte du jasmin en 2011. Aucun n’a profité pour appeler la Tunisie à plus de productivité, plus d’innovation et plus de compétitivité.</p>



<p>Pathétique, dramatique… surtout quand on constate, en même temps et au Bardo, les députés en guerre continue, se font des trêves juste pour voter à la va-vite, en bloc et en urgence, les lois et ratifications portant sur des prêts à tes taux exorbitants. Ils hypothèquent l’avenir des générations futures et minent sciemment la survie de la transition démocratique en Tunisie.</p>



<p>Ces mêmes députés ont récemment intimé l’ordre au gouverneur de la Banque centrale (BCT) de mettre en branle sa planche à billets, miroitant la menace de son limogeage illico presto.</p>



<p>En plus des lamentations et auto-flagellations au somment de l’État, il y aussi les pleureuses de service dans les couloirs du pouvoir et sur les plateaux des télévisions tunisiennes.</p>



<p>Beaucoup de pseudo-intellectuels et de pseudo-économistes avides de pouvoir, qui au lieu d’appeler l’État tunisien à la discipline budgétaire, au lieu de démontrer les mérites d’une gouvernance axée sur les résultats et au lieu de prendre soin des impôts douloureusement payés par les contribuables, ils multiplient le wishful thinking, pour au final rassurer les partis au pouvoir les aidant à s’entêter en leur disant que la «Tunisie est très bien placée géographiquement pour arracher l’aide internationale». En somme, pas grave continuez votre gaspillage et vous aurez des financements…</p>



<p>Aucun de ces pseudo-économistes n’ose se compromettre au sujet du licenciement des sureffectifs, de ces milliers d’emplois fantômes dans le secteur public, et toute la corruption et malversation liée. Tous espèrent décrocher un poste de conseillers ou de contrats de consultations payés par les instances internationales, mais tributaires des autorisations des partis au pouvoir.</p>



<p>Une situation désolante et accablante et de tous les points de vue. Avec un dénouement injuste pour les ambitions de ceux qui ont payé de leur peau la Révolte du Jasmin. Une réalité ubuesque, dramatique pour un pays pourtant riche en capital humain et en diversité ethnoculturelle.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Le péché originel</h3>



<p>Qui l’eut cru que l’État tunisien se transforme en État de quêteux et de quémandeux, 10 ans après la révolte du jasmin.</p>



<p>Plusieurs raisons ont amené la Tunisie à cet état de pauvreté et d’endettement déplorables.</p>



<p>Le péché originel a été commis quand le parti religieux Ennahdha, avec plein pouvoir entre 2012 et 2014, décide de bourrer l’administration publique, en recrutant et en deux ans, 200.000 fonctionnaires inutiles, payés pour ne rien faire.</p>



<p>Bourrage qui a démantelé le sens du service public et qui a miné l’idée de la performance du secteur administratif et sociétés d’État. Ces fonctionnaires fantômes et employeurs fictifs ont été injectés partout dans l’appareil public, sans concours au mérite, sans examen des besoins… mais seulement au regard des liens de proximité idéologique.</p>



<p>Depuis lors, la masse salariale des fonctionnaires a atteint de plafonds (18% du PIB). Et cela coûte au contribuable 5 milliards de DT annuellement. Autant d’argent qui ne va pas dans l’entretien des infrastructures, dans la modernisation des services publics (éducation, santé, services sociaux, R&amp;D, etc.) et dans les créneaux d’investissement productif.</p>



<p>Depuis 2011, 10 gouvernements et 467 ministres qui se sont relayés au pouvoir. Tous ont dépensé sans compter, tous ont dopé les politiques publiques par des programmes improvisés et qui ne répondent pas aux critères de l’économie (réduction des coûts), de l’efficacité (fin et moyens) et d’efficience (cost-benefit ratio).</p>



<p>Beaucoup de ces élites et partis ont considéré l’État comme une prise de guerre, un butin à dépecer à gré…, bar ouvert, merci pour la dette et merci aux contribuables qui subissent une pression fiscale asphyxiante.</p>



<p>Résultats : l’attractivité du pays aux investisseurs internationaux est réduite à zéro et la valeur du travail (et productivité) a été démantelée comme jamais dans l’histoire de la Tunisie.</p>



<p>La Tunisie démocratique a enfanté une constitution qui consacre l’instabilité gouvernementale et qui met au pouvoir des partis et des mécanismes fondés sur l’incompétence économique et l’irresponsabilité face à l’histoire.</p>



<p>Le parti islamiste Ennahdha a été de toutes les coalitions foireuses et feuilles de route pipées par l’avidité pour le pouvoir et rien que pour le pouvoir.</p>



<p>Aujourd’hui les coffres de l’État sont exsangues et la Tunisie est techniquement en faillite. L’État n’arrive pas à financer 22 milliards de DT sur un budget totalisant 57 milliards. Le pays est incapable de se payer des vaccins Covid-19, l’économie saigne de ses quatre veines.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Tunisie, un laboratoire du monétarisme du FMI</h3>



<p>La Tunisie a sollicité le FMI 4 fois en 10 ans. Le FMI a octroyé des prêts totalisant 4,7 milliards de $US, depuis 2011. Des prêts qui ont donné le feu vert à plus de 70 milliards de $US, en prêts et en donations.</p>



<p>Sans craindre le risque moral, le FMI a fait de la Tunisie un laboratoire expérimental de ses politiques monétaristes, dans les pays en contestation de l’Afrique du Nord et du Moyen-Orient.</p>



<p>Des prêts assortis de conditions d’octroi très changeantes… avec des aides placébo et tout le kit lié.</p>



<p>Dans la démarche expérimentale, la Tunisie offre aussi (gratuitement) tous les indicateurs de réaction et de survie pour des secteurs économiques en agonie et en déperdition avancée.</p>



<p>La Tunisie, seule démocratie où le parti islamiste élu démocratique a été de tous les gouvernements (depuis 2010), offre des conditions idéales pour mixer les dosages entre instruments monétaires et fiscaux, avec en plus des variables sensibles et mesurant toutes les facettes des tensions sociopolitiques et compositions des coalitions au pouvoir.</p>



<p>Parmi les conditions exigées par le FMI figure une loi instituant la BCT (2016). Depuis, les politiques monétaires ont prêté allégeance aux apprentis monétaristes de tout acabit.</p>



<p>Hier au parlement le gouverneur de la BCT, Marouane El-Abassi, a sorti sa rage contre les critiques de ses politiques monétaires. Des chroniques critiques, signées notamment par des économistes tunisiens résident en Amérique du Nord et principalement au Canada, dont l’auteur de ces lignes.</p>



<p>M. El-Abassi n’a pas besoin de cette sortie dégradante pour la BCT et pour la valeur du dinar. Cet économiste, sans dossier de publications scientifiques reconnues par les pairs, dévoile inutilement sa haine contre des chercheurs qui sont cités des milliers de fois (dans les revues scientifiques) et qui comprennent les jeux de coulisses entre le FMI et la BCT en Tunisie. Des économistes qui sont consultés par les institutions de financement internationales et des analystes qui ont accès aux documents les plus confidentiels présentés par la BCT et le gouvernement tunisien aux instances internationales.</p>



<p>Depuis 2016, le taux d’intérêt directeur a flambé atteignant 7,75%, faisant monter les taux d’intérêt à plus de 12% pour les PME, les consommateurs. L’investissement privé a chuté de 26% du PIB à moins de 4% aujourd’hui. <a href="http://kapitalis.com/tunisie/2021/05/04/une-autre-devaluation-du-dinar-tunisien/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Le dinar a été amputé de 60%</a> de sa valeur face aux devises. Les banques tunisiennes ont engrangé des bénéfices colossaux, alors que la croissance économique est quasiment négative sur la décennie post-2011.</p>



<p>La lutte contre l’inflation (essentiellement importée) est devenue un épouvantail, une cible d’ajustement idéale pour la manipulation du taux d’intérêt directeur, enrichir les banques et les multinationales présentes en Tunisie.</p>



<p>Et malgré la Covid-19, le taux d’intérêt directeur reste très élevé (6,25%), 4 fois plus important qu’au Maroc, 3 fois plus qu’en Jordanie ou au Sénégal.</p>



<p>Les scènes de lamentations des élites de l’État au niveau international sont aussi fortement corrélées avec des élections qui ont mis au pouvoir des partis et leaders politiques sans programme économique. Des amateurs, des néophytes et des profanes en économie.</p>



<p>Au pouvoir, ces élites pilotent à vue, gouvernent à l’aveuglette et sans évaluation. Une démarche qui ne fait que précariser les équilibres macro-économiques et stratégiques de la Tunisie. Des élus et des élites au sommet de l’État, qui sont mal conseillés et qui n’aiment pas la critique! Des élites qui font fi de la règle qui dit que l’arbre se juge à ses fruits.</p>



<p>Disons au final qu’une démocratie à crédit ne pourra être qu’une démocratie au rabais. Et pas besoin de rappeler que la dette toxique s’est bel et bien incrustée dans les instances de l’État de la Tunisie post-2011.</p>



<p>* <em>Ph. D. en évaluation des politiques économiques, universitaire au Canada.</em></p>



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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/05/22/endettement-lamentation-et-auto-flagellation-de-letat-tunisien/">Endettement : Lamentation et auto-flagellation de l’État tunisien</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>L’économie tunisienne régresse de 10% durant les 9 premiers mois de 2020</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 01 Dec 2020 09:19:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Banque centrale de Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[croissance économique]]></category>
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		<category><![CDATA[inflation]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Réunie le 30 novembre 2020, le conseil d’administration de la Banque centrale de Tunisie (BCT) a décidé de maintenir inchangé le taux d’intérêt directeur de l’Institut démission. Il a aussi noté une baisse de la croissance économique au cours du troisième trimestre de 2020 de l’ordre de 6% en glissement annuel. Nous reproduisons ci-dessous le...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/12/01/leconomie-tunisienne-regresse-de-10-durant-les-9-premiers-mois-de-2020/">L’économie tunisienne régresse de 10% durant les 9 premiers mois de 2020</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Banque-centrale-de-Tunisie.jpg" alt="" class="wp-image-249272"/></figure>



<p><strong><em>Réunie le 30 novembre 2020, le conseil d’administration de la Banque centrale de Tunisie (BCT) a décidé de maintenir inchangé le taux d’intérêt directeur de l’Institut démission. Il a aussi noté une baisse de la croissance économique au cours du troisième trimestre de 2020 de l’ordre de 6% en glissement annuel. Nous reproduisons ci-dessous le texte du communiqué de presse.</em></strong></p>



<span id="more-326275"></span>



<p>Le Conseil a tenu sa réunion périodique à distance le 30 novembre 2020 et a pris connaissance au début de ses travaux des évolutions récentes des indicateurs économiques, monétaires et financiers, notant à ce propos une baisse de la croissance économique au cours du troisième trimestre de 2020 de l’ordre de 6% en glissement annuel, malgré la reprise significative enregistrée par rapport au deuxième trimestre de l’année en cours (+19,8% contre -20,4% au trimestre précédent, en termes de variations trimestrielles), dans le sillage de la levée du confinement sanitaire total.</p>



<p>Par conséquent, l’économie tunisienne a enregistré une contraction sans précédent de 10%, en prix constants, durant les neuf premiers mois de l’année en cours, contre une croissance de 1,1% à la même période de l’année précédente.</p>



<h3 class="wp-block-heading">L’inflation maintenue aux alentours de 5,4 %</h3>



<p>En ce qui concerne l’évolution des prix, le Conseil a noté la stabilisation du taux d’inflation en octobre 2020 aux environs de 5,4% en glissement annuel pour le troisième mois consécutif, contre 6,5% un an auparavant. Cette évolution est due à la détente enregistrée au niveau des prix des produits manufacturiers et alimentaires, alors que les tarifs des services ont plutôt connu une accélération. Les principaux indicateurs de l’inflation sous-jacente ont, également, poursuivi leur tendance baissière, notamment la hausse des prix hors produits encadrés et frais qui a atteint 4,9% en octobre 2020 contre 5% un mois auparavant.</p>



<p>S’agissant du secteur extérieur, le Conseil a souligné la régression notable du déficit courant au cours des dix premiers mois de 2020 pour revenir à 5,8% du PIB, contre 7,5% pour la même période de l’année précédente. Ce résultat est imputable principalement aux retombées de la crise de la Covid-19 sur le volume et la valeur des échanges de la Tunisie avec l’extérieur.</p>



<p>Néanmoins, les flux nets de capitaux extérieurs ont permis de couvrir le déficit courant et de consolider le niveau des avoirs nets en devises qui ont atteint 22.375 MDT ou 154 jours d’importation au 27 novembre 2020 contre 18.999 MDT ou 107 jours d’importation à la même date de l’année précédente.</p>



<p>Par ailleurs et concernant le financement du budget de l’Etat pour l’année 2020, le Conseil a pris connaissance de l’approbation par l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) de l’article 5 de la loi des finances rectificative, autorisant la BCT, à titre exceptionnel, à financer une partie du déficit budgétaire causé par les retombées de la crise de la Covid-19, en accordant des facilités au profit de la Trésorerie Générale de la Tunisie de l’ordre de 2.810 MDT.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Pour une meilleure coordination entre les politiques monétaire et budgétaire</h3>



<p>Pour sa part, le Conseil a affirmé que la BCT fera preuve de davantage de vigilance pour intervenir, le cas échéant, afin de contenir les effets potentiels de cette mesure, notamment sur la stabilité macroéconomique, le niveau de l’inflation et le taux de change du dinar, soulignant d’une part la nécessité de renforcer la coordination entre les politiques monétaire et budgétaire et d’autre part, l’obligation d’accélérer la mise en place d’un ensemble de réformes visant à freiner les dérives et à éviter à l’avenir un nouveau dérapage au niveau des finances publiques.</p>



<p>Après discussions et délibérations sur les points susmentionnés, le Conseil a affirmé qu’au vu des incertitudes qui entourent les perspectives de la conjoncture économique et financière nationale, s’ajoutant à la persistance des répercussions de la deuxième vague de la pandémie du Covid-19, il est impératif de concerter les efforts de toutes les parties concernées afin de parvenir à la stabilité politique et sociale, facteur nécessaire pour relancer les capacités de production, en particulier dans les secteurs vitaux tels que les industries extractives et mettre en place les réformes visant à stimuler l’économie dans le cadre d’un plan économique qui définit notamment les politiques sectorielles à adopter tout en améliorant le climat des affaires et en assurant la pérennité des grands équilibres financiers. Aussi, le Conseil a-t-il décidé de maintenir inchangé le taux d’intérêt directeur de la Banque Centrale de Tunisie.</p>



<p><strong><em>Source </em></strong>: communiqué.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/12/01/leconomie-tunisienne-regresse-de-10-durant-les-9-premiers-mois-de-2020/">L’économie tunisienne régresse de 10% durant les 9 premiers mois de 2020</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Que reproche-t-on à la politique monétaire en Tunisie ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2020/11/05/que-reproche-t-on-a-la-politique-monetaire-en-tunisie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 Nov 2020 07:05:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[déficits budgétaires]]></category>
		<category><![CDATA[Moktar Lamari]]></category>
		<category><![CDATA[orthodoxie monétariste]]></category>
		<category><![CDATA[politique monétaire]]></category>
		<category><![CDATA[taux d’intérêt directeur]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Quatre ans après la Loi instituant l’indépendance de la Banque centrale de Tunisie-BCT (Loi 2016), les critiques et les ressentiments se multiplient, mettant en cause les méfaits de la politique monétaire en Tunisie. Depuis une semaine, c’est le chef du gouvernement tunisien et divers leaders politiques sortent de leur réserve, décriant à leur tour l’orthodoxie...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/11/05/que-reproche-t-on-a-la-politique-monetaire-en-tunisie/">Que reproche-t-on à la politique monétaire en Tunisie ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/12/Banque-Centrale-de-Tunisie-Marouane-Abassi.jpg" alt="" class="wp-image-189457"/><figcaption><em>Marouane Abassi, gouverneur de la Banque centrale de Tunisie.</em></figcaption></figure>



<p><strong><em>Quatre ans après la Loi instituant l’indépendance de la Banque centrale de Tunisie-BCT (Loi 2016), les critiques et les ressentiments se multiplient, mettant en cause les méfaits de la politique monétaire en Tunisie. Depuis une semaine, c’est le chef du gouvernement tunisien et divers leaders politiques sortent de leur réserve, décriant à leur tour l’orthodoxie monétariste de la BCT et son indifférence aux contingences liées à la relance d’une économie mise à genoux par l’instabilité politique, par les déficits budgétaires, par l’endettement et la pandémie du Covid-19! De quoi s’agit-il et quels sont les reproches formulés à l’égard de la politique monétaire et particulièrement la BCT?</em></strong></p>



<p>Par<strong> Moktar Lamari</strong>, Ph. D.</p>



<span id="more-323400"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Moktar-Lamari.jpg" alt="" class="wp-image-246439" width="200"/></figure></div>



<p>Six types de reproches sont aujourd’hui exprimés et de manière constructive pour amener la BCT à se défaire de son <em>«orthodoxie monétariste»</em> et à repenser sa politique monétaire, pour la rendre plus efficace, plus transparente et mieux arrimée aux contingences du pays.</p>



<p>Regardons ensemble les raisons de la colère manifestée à l’égard de la politique monétaire menée par la BCT… On fera référence à plusieurs rapports et opérateurs concernés.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Confusion entre indépendance et souveraineté</h3>



<p>Depuis que la Loi sur la BCT a été votée en 2016, les politiques monétaires ont pris une tangente monétariste totalement désarticulée des politiques budgétaires.</p>



<p>En s’émancipant de la tutelle gouvernementale, la BCT s’est placée de facto sous le parapluie des institutions du Breton Wood, à savoir le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale (BM). Depuis 2016, la BCT s’est progressivement distancée des soucis gouvernementaux et a tourné le dos à des besoins de financement criants. Les liens de concertation et les arrimages requis entre politiques fiscales et politiques monétaires se sont relâchés.</p>



<p>En se dotant de l’indépendance décisionnelle face au gouvernement tunisien, la BCT donne l’impression, qu’elle a <em>«changé d’équipe»</em>, en abandonnant sa vocation d’institution souveraine, mais solidaire du gouvernement et de l’intérêt public. Plus que jamais avant, la BCT fait allégeance aux diktats des bailleurs de fonds internationaux. Une telle attitude est motivée par l’accès aux crédits internationaux. Une telle approche incarne des amalgames qui ont lourdement endommagé l’aura de la BCT et érodé sa crédibilité au sein de l’État et surtout dans l’opinion publique.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Taux d’intérêt directeur, une panacée de la BCT!</h3>



<p>La politique monétaire menée ces 3 dernières années s’est polarisée autour du taux d’intérêt directeur (TID), considéré comme solution à tous les problèmes. Le TID a été augmenté plusieurs fois, passant de 4,5% à 7,75%.</p>



<p>De telles décisions ont fait flamber les taux d’intérêt bancaire pour les opérateurs économiques, avec des niveaux variant entre 10 et 15%. Ces décisions ont fait fondre la capacité à investir des PME, insécurisé les industriels du tourisme, de l’agroalimentaire et des régions déshéritées.</p>



<p>L’investissement productif est passé de 23% du PIB à moins de 8% en l’espace de quelques années.</p>



<p>Toutes ces augmentations du TID ont été décidées sans évaluation d’impacts, ex ante ou ex post… La capacité analytique des impacts factuels (et contrefactuels) est plutôt limitée au strict minimum.</p>



<p>On sait seulement que les grands gagnants de ces TID plafonnés sont les banques (et leurs actionnaires) qui engrangent des profits colossaux, alors que l’économie est en récession gravissime -21% pour le deuxième trimestre de 2020. Des impacts contradictoires et récessifs sont déplorés à ce sujet.</p>



<p>Aujourd’hui et malgré les récentes baisses du TID, celui-ci reste cinq fois plus élevé que celui du Maroc et autres pays comparables.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Inflation, un arbre pour cacher la forêt!</h3>



<p>Toutes les augmentations du TID ont été «justifiées» par une lutte acharnée contre l’inflation. La BCT considère que son principal et unique mandat consiste à combattre l’inflation.</p>



<p>Un working paper, publié il y a 3 semaines, et signé par des chercheurs affiliés au FMI, montre, avec des chiffres et analyses empiriques à l’appui, qu’en Tunisie post-2011, la variation du TID n’explique que 13% de la variance de l’inflation. La même étude montre que 40% de la variation de l’inflation est expliquée par le taux de change et donc par la dévaluation du dinar. L’étude dévoile ainsi le faible impact de la variation du TID sur la maîtrise de l’inflation.</p>



<p>L’étude portant le titre <em>«Tunisia Monetary Policy Since the Arab Spring: The Fall of the Exchange Rate Anchor and Rise of Inflation Targeting»</em> et cosignée par M. Khatat, N. End &amp; R. Kolsi (autorisée par Chris Geiregat du FMI) reproche à la politique monétaire en Tunisie son retard en matière de ciblage de son action anti-inflation (inflation targeting), et ce avec des indicateurs et un cadrage précis et axé sur les résultats.</p>



<p>Ces chercheurs respectés par la rigueur de leurs investigations empiriques ont montré que les augmentations successives du TID en Tunisie, prétendument pour réduire l’inflation, ont eu un impact dévastateur sur le PIB réel :<em> «We find that a shock on the policy rate of one standard deviation (+0.2 percentage points) leads to a decrease of real GDP growth of about 0,4 percentage points after six quarters»</em>. Traduction: <em>«Nous trouvons qu’une augmentation du TID d’un écart-type (0,2 points de pourcentage) fait chuter le PIB réel de 0,4 point de pourcentage».</em> Par extension, on peut penser qu’une augmentation de 1 point de pourcentage du TID, on ampute le taux de croissance de 2 points de pourcentage.</p>



<p>Un résultat qui en dit long sur les dégâts économiques collatéraux créés par une manipulation hasardeuse et démesurée du TID. Et en impactant négativement la croissance du PIB, ces augmentations successives du TID ont ruiné l’investissement et la création de l’emploi.</p>



<p>Les chercheurs affiliés au FMI (sans refléter la position officielle du FMI) confirment ce que beaucoup redoutaient depuis un moment! L’impact de la manipulation du TID percute plus négativement, et presque deux fois plus le PIB réel (récession) que le taux d’inflation, comme tel.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Pilotage à vue, sans ciblage ni évaluation</h3>



<p>Les critiques de la politique monétaire de la BCT déplorent aussi l’opacité de la gouvernance de la BCT. Les auteurs cités précédemment déplorent que la BCT n’ait pas le réflexe d’une gestion axée sur des résultats ciblés, annoncés d’avance et vérifiables à postériori. Ils écrivent expliciement: <em>«The CBT is not a traditional monetary targeter… A transparent and credible inflation objective in turn helps anchor inflation expectations and provides a simple and transparent benchmark against which to measure performance. The inflation objective needs to be both achievable and, over time, achieved to be credible»</em>. Traduction: <em>«La BCT n’est pas traditionnellement portée à cibler ses actions monétaires avec définition d’objectifs transparents et crédibles en matière d’inflation, et ce afin d’ancrer les anticipations de l’inflation et procurer un simple et transparent étalon (benchmark) qui permet de mesurer les performances. Un objectif d’inflation a besoin d’être atteignable dans le temps et réaliste pour être crédible.»</em></p>



<p>À cet égard, plusieurs experts avertis des nouvelles politiques et bonnes pratiques monétaires n’en reviennent pas que la BCT concentre tous ses efforts sur la lutte contre l’inflation, sans donner aucun objectif à atteindre dans le court et les moyens termes.</p>



<p>Les observateurs, tout comme les auteurs cités, reprochent à la BCT son incapacité de mener des évaluations rigoureuses des impacts des décisions monétaires engagées. Le tout pour apprendre des erreurs et pour mieux faire.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Communication discrétionnaire et lacunaire</h3>



<p>Plusieurs observateurs et analystes reprochent à la BCT ses carences en matière de communication. Des décisions stratégiques et lourdes de conséquences sont prises derrière des portes closes, et communiquées souvent de manière tronquée, lapidaire et dans un langage hermétique et incompréhensible par 80% des Tunisiens et Tunisiennes! La communication en langue française et le jargon conceptuel utilisés par la BCT ne sont pas toujours digestes pour le citoyen lambda.</p>



<p>Rien pour rassurer, rien pour amadouer les récalcitrants et les trésoriers d’un marché informel qui gère 40% du PIB et 60% de la devise en circulation.</p>



<p>Deux exemples pour tout comprendre. Un : quand le conseil d’administration décide de la majoration du taux d’intérêt, il l’explique sans donner le détail des analyses ni les indicateurs monétaires justifiant les décisions et précisant leurs objectifs quantitatifs à atteindre. Deux : quand les décisions sont votées, on ne dit pas si elles étaient décidées à l’unanimité, à la majorité, combien de voix contre…</p>



<p>Le CA de la BCT ne semble mesurer correctement l’ampleur des méfaits de ses décisions sur des milliers de PME, à des centaines de milliers de ménages et des centaines d’investisseurs majeurs qui lorgnaient la Tunisie, si le climat des affaires s’améliorait!</p>



<p>L’opacité de la BCT sur les véritables motivations, enjeux et objectifs encadrant ses décisions monétaires suscite l’indignation des milieux d’affaires, des investisseurs et voire même des membres du gouvernement… ou encore les syndicats.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Gouvernance peu éclairée par les données probantes</h3>



<p>La gouvernance actuelle de la politique monétaire est marquée par un acharnement inspiré par la pensée monétariste orthodoxe, qui a été abandonnée, de par le monde, depuis la crise 2008. Les banques centrales de par le monde ont engagé des politiques contre-cycliques, basées sur des taux d’intérêt proches de zéro.</p>



<p>Mais, la BCT s’enferre dans une démarche plutôt contraire, en maintenant un taux directeur élevé et en fermant les yeux sur les méfaits de TIDs élevés sur la croissance, l’investissement et la création de l’emploi.</p>



<p>Les auteurs cités précédemment notent l’importance de développer les compétences des analystes et économistes de la BCT, notamment pour <em>«upgrad the CBT’s analytical capacity and macro-forecasting models»</em>. (Traduction : rehausser la capacité analytique de la BCT en matière de modélisation et prospective macro-économique).</p>



<p>Dans la même veine, le gouverneur de la Banque centrale a été très mal noté dans le cadre d’un classement international des gouverneurs des banques centrales. Il a été sanctionné par un C, soit sept crans plus bas que le gouverneur de la Banque centrale marocaine ou celui égyptien qui ont obtenu des A (l’échelle de notation s’échelonne de A, A-, B+, B, B-, C+, C, C-, etc.).</p>



<p><em>* Universitaire au Canada.</em></p>



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</div></figure>



<figure class="wp-block-embed-wordpress wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
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<figure class="wp-block-embed-wordpress wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
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</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/11/05/que-reproche-t-on-a-la-politique-monetaire-en-tunisie/">Que reproche-t-on à la politique monétaire en Tunisie ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Tunisie : Réduction du niveau général des prix, pourquoi pas ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2020/10/03/tunisie-reduction-du-niveau-general-des-prix-pourquoi-pas/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 03 Oct 2020 14:02:02 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie pourrait sortir de la crise où elle se morfond depuis 2010 et qui a été aggravée par les conséquences de la pandémie de la Covid-19, en prenant des mesures courageuses visant à maîtriser les prix, à améliorer le pouvoir d’achat des citoyens et à relancer la consommation et l’investissement, les deux principaux leviers...</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/02/Supermarche-Boissons-Consommation.jpg" alt="" class="wp-image-281795"/></figure>



<p><strong><em>La Tunisie pourrait sortir de la crise où elle se morfond depuis 2010 et qui a été aggravée par les conséquences de la pandémie de la Covid-19, en prenant des mesures courageuses visant à maîtriser les prix, à améliorer le pouvoir d’achat des citoyens et à relancer la consommation et l’investissement, les deux principaux leviers de la croissance économique.</em></strong></p>



<p>Par<strong> Atef Hannachi </strong>*</p>



<span id="more-319075"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/02/Atef-Hannachi.jpg" alt="" class="wp-image-200261"/></figure></div>



<p>Depuis la révolution de 2011, la Tunisie a connu des périodes inflationnistes soit par la demande suite à la hausse des salaires des fonctionnaires publics, soit par les coûts suite à la dégradation du cours du dinar face à l’euro et au dollar qui augmente le déficit de la balance commerciale.</p>



<p>Cette figure montre l’évolution de l’inflation depuis le début de cette année 2020:</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/10/Taux-inflation-2020.jpg" alt="" class="wp-image-319077"/></figure></div>



<p>Malgré les augmentations salariales qui sont devenues quasi annuelles, les tunisiens ont perdu 40% de leur pouvoir d’achat au cours des dix dernières années, selon différentes estimations.</p>



<p>Face à cette situation, l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) se croit en droit de réclamer davantage d’augmentations salariales pour les fonctionnaires et les agents de la fonction publique et pour ceux du secteur privé.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Un cycle inflationniste porté par la satisfaction des revendications sociales</h3>



<p>Alors que le niveau des investissements reste bas et que les investisseurs se font rares, les entreprises tendent à augmenter les prix de vente de leurs produits et services, et l’Etat à accroître les impôts pour financer les services publics.</p>



<p>Par conséquent, et en l’absence d’une croissance par l’investissement, nous nous sommes trouvés dans un cycle inflationniste porté par la nécessité de satisfaire les revendications sociales.</p>



<p>Dans ce contexte de surenchères et surenchérissement, l’intervention de la Banque centrale de Tunisie (BCT) pour rétablir les équilibres monétaires et financiers et maintenir l’inflation à un niveau maîtrisable pour la croissance économique a consisté dans l’augmentation régulière du taux d’intérêt directeur. Cette mesure a provoqué une inflation par les coûts du fait que le citoyen tunisien, qu’il soit investisseur ou consommateur, est très dépendant des prêts bancaires.</p>



<p>Le coût du crédit ayant considérablement augmenté, les banques n’ont pas tardé à baisser leur niveau d’octroi de crédits à la clientèle et réduit leur besoin en liquidité auprès du marché monétaire.</p>



<p>Cette figure montre l’évolution du besoin des banques en liquidité depuis le début de 2019.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/10/Besoin-des-banques-en-liquidite-2019-2020.jpg" alt="" class="wp-image-319078"/></figure></div>



<p>Cette autre figure montre l’évolution des taux d’intérêt directeur de la BCT entre 2017 et 2019:</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/10/Taux-des-credits.jpg" alt="" class="wp-image-319080"/></figure></div>



<p>Cette situation, on l’imagine, n’incite ni les banques ni les bénéficiaires des crédits bancaires à chercher à en obtenir. Et il convient de rappeler, dans ce contexte, que les crédits d’investissement ont des taux d’intérêt proches de ceux des crédits à court terme, situation ayant eu pour conséquence d’entrainer une baisse du niveau de l’investissement.</p>



<p>Pour ne rien arranger, nous nous sommes retrouvés face à une situation économique difficile avec une baisse de la consommation et de l’investissement, local et étranger, en raison de la crise sanitaire induite par la pandémie de la Covid-19, à partir de mars dernier.</p>



<p>Ainsi donc, les deux principaux leviers de la croissance en Tunisie, la consommation et l’investissement, se sont trouvés piégés par des mesures gouvernementales qui n’ont pas permis de rétablir les équilibres macroéconomiques perdus, si elles n’ont pas aggravé les déséquilibres existants.</p>



<p>Afin de relancer l’investissement et la croissance, le rééquilibrage de l’économie passe nécessairement par l’amélioration du pouvoir d’achat qui va permettre à l’industriel local d’améliorer ses prix et au consommateur de consommer davantage et de faire également de l’épargne, d’autant que la crise de la Covid-19 y incite beaucoup.</p>



<h3 class="wp-block-heading">A difficultés exceptionnelles, mesures exceptionnelle</h3>



<p>Traditionnellement, les économistes considèrent que les crises du genre de la Covid-19 ont des effets néfastes sur l’économie et ce du fait des réactions attentistes qu’elles provoquent chez les agents économiques.</p>



<p>En effet, la baisse régulière des prix incite les ménages à reporter leurs décisions d’achats dans l’attente de nouvelles chutes de prix. Ce comportement conduit à baisser la consommation globale et à gonfler les stocks des entreprises qui n’arrivent plus à écouler leurs productions. La Grèce a connu une période de déflation de 2013 à 2015.</p>



<p>D’autre part, la provoque une dégradation déflation de la situation financière des particuliers et des institutions qui ont recours à l’emprunt. En effet, le coût réel de la dette (avec la en compte de l’inflation) augmente avec la baisse de l’indice général des prix car les remboursements des emprunts ne sont généralement pas indexés sur l’inflation.</p>



<p>Par contre certains économistes modernes considèrent que la déflation a des avantages dans certaines circonstances, et notamment sur la consommation. Cet argument théorique ne se vérifie pas toujours dans le monde réel : les prix des produits électroniques chutent chaque année de 1 à 2%, alors que leurs performances continuent de croître à une grande vitesse. Ces derniers ont la capacité de consommer d’autres produits.</p>



<p>La déflation a aussi des avantages sur la productivité, car si les nouveaux produits trouvent leur place dans les foyers, ce n’est pas uniquement parce que leurs prix baissent, mais aussi parce que les prix des autres consommations baissent, en part relative du revenu.</p>



<p>Sur un autre plan, la diminution du niveau général des prix va inciter les investisseurs à maintenir la production des produits classiques et à chercher à investir dans de nouveaux produits devenus accessibles avec l’amélioration du pouvoir d’achat.</p>



<p>Dans un scénario de diminution des prix, l’Etat va pouvoir améliorer ses revenus grâce à l’amélioration de la capacité de remboursement des contribuables.</p>



<p>Or, les dettes publiques sont en croissance exponentielle et la Tunisie est déjà sur une pente glissante qui finira inévitablement soit dans l’hyperinflation soit dans la faillite de l’État. Aussi les gouvernements devront-ils porter leur intérêt sur les moyens d’améliorer les recettes fiscales pour être moins dépendants de la dette, laquelle est déjà largement saturée.</p>



<p>Concrètement, nous estimons que les mesures visant à diminuer le niveau général des prix pour augmenter le pouvoir d’achat sont du ressort de la BCT. Parmi ces mesures, les plus usuelles sont la baisse du taux d’intérêt directeur comme l’a fait le Maroc entre autres; le soutien du dinar tunisien avec la révision des mesures de libération de la monnaie nationale (libération progressive par palier suivant l’évolution de la situation économique); le soutien aux projets d’investissement de l’Etat par les bons de Trésor; la libéralisation du marché obligataire et du marché financier avec la révision des conditions d’accès; et, <em>last but not least</em>, la révision de circulaires relatives à l’octroi des crédits par la distinction entre investisseurs (corporate) et particuliers.</p>



<p><em>* Expert comptable.</em></p>
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		<title>Tunisie : une forte contraction de 6,5% de la croissance économique en 2020</title>
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		<pubDate>Sat, 01 Aug 2020 13:45:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Banque centrale de Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[croissance économique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Selon le conseil d’administration (CA) de la Banque centrale de Tunisie (BCT), qui a tenu sa réunion périodique le 29 juillet 2020, la croissance économique devrait connaître une forte contraction de l’ordre de 6,5% durant l’année en cours. Le CA a pris connaissance des évolutions récentes sur les plans économique, monétaire et financier, notamment la...</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/12/Banque-centrale-de-Tunisie.jpg" alt="" class="wp-image-130748"/></figure>



<p><strong><em>Selon le conseil d’administration (CA) de la Banque centrale de Tunisie (BCT), qui a tenu sa réunion périodique le 29 juillet 2020, la croissance économique devrait connaître une forte contraction de l’ordre de 6,5% durant l’année en cours.</em></strong></p>



<span id="more-310214"></span>



<p>Le CA a pris connaissance des évolutions récentes sur les plans économique, monétaire et financier, notamment la dernière mise à jour des prévisions de la croissance économique qui devrait connaître une forte contraction de l’ordre de 6,5%, durant l’année en cours, en relation avec la baisse de l’activité dans la plupart des secteurs, en particulier les industries exportatrices ainsi que le tourisme et le transport et, à un moindre degré, les industries non-manufacturières.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Perspectives incertaines en rapport avec la pandémie Covid-19</h3>



<p>Les principaux moteurs de la croissance devraient également connaître une nette régression de leur rythme de progression, particulièrement les investissements au vu des perspectives incertaines en rapport avec la pandémie Covid-19 et la consommation privée, en plus de la contraction du volume des échanges commerciaux avec l’extérieur, due principalement au repli de la demande dans la Zone Euro, ainsi que la persistance des difficultés dans les secteurs extractifs, à savoir le pétrole et le phosphate.</p>



<p>En revanche, le CA de la BCT a souligné le ralentissement du taux d’inflation pour revenir en juin 2020 à 5,8% en glissement annuel, contre 6,3% le mois précédent, suite à la décélération du rythme de progression des prix des produits manufacturiers et alimentaires et de ceux des services.</p>



<p>Pour sa part, l’inflation sous-jacente (hors produits encadrés et frais) a également connu, au cours du même mois, une baisse de son rythme d’accroissement, après avoir atteint des niveaux assez élevés durant les derniers mois, pour revenir à 5,6% contre 6% en mai 2020.</p>



<p>S’agissant des évolutions récentes du secteur extérieur, le CA a constaté la régression du déficit courant aux environs de 4% du PIB au premier semestre de l’année en cours, contre 5,6% pour la même période de l’année précédente. Ce résultat est imputable principalement à la contraction de l’activité économique aux niveaux national et international, ce qui a impacté le rythme des échanges commerciaux et de l’activité touristique.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Maintien inchangé le taux d’intérêt directeur de la BCT.</h3>



<p>Néanmoins, les flux nets de capitaux extérieurs ont permis de couvrir le déficit courant et de consolider le niveau des avoirs nets en devises qui ont atteint 20.903 MDT ou 136 jours d’importation au 27 juillet 2020 contre 16.078 MDT ou 90 jours d’importation à la même date de l’année précédente. Après discussions et délibérations sur les points susmentionnés, le CA a souligné la nécessité de retrouver la stabilité politique afin d’éviter le climat d’incertitudes qui aggrave la crise économique.</p>



<p>En effet, cette stabilité représente un facteur essentiel pour accélérer la mise en œuvre des réformes structurelles, nécessaires pour relancer l’économie et promouvoir l’investissement. Aussi, le Conseil a-t-il réitéré que la Banque centrale continuera de suivre de près l’évolution des indicateurs économiques, monétaires et financiers et a décidé de maintenir inchangé le taux d’intérêt directeur de la BCT.</p>
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		<title>Tunisie : Les avoirs nets en devises ont atteint 134 jours d’importation</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 28 May 2020 17:24:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Banque centrale de Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[climat d’investissement]]></category>
		<category><![CDATA[économie tunisienne]]></category>
		<category><![CDATA[pandémie du Covid-19]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le conseil d’administration de la Banque centrale de Tunisie (BCT) a tenu sa réunion périodique le 27 mai 2020 portant sur le suivi des développements récents de la situation économique nationale et l’analyse de l’évolution des principaux indicateurs économiques, monétaires et financiers. Les discussions ont porté notamment sur les répercussions à l’échelle internationale de la...</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/05/BCT-1.jpg" alt="" class="wp-image-301116"/></figure>



<p><strong><em>Le conseil d’administration de la Banque centrale de Tunisie (BCT) a tenu sa réunion périodique le 27 mai 2020 portant sur le suivi des développements récents de la situation économique nationale et l’analyse de l’évolution des principaux indicateurs économiques, monétaires et financiers</em></strong>.</p>



<span id="more-301110"></span>



<p>Les discussions ont porté notamment sur les répercussions à l’échelle internationale de la propagation de la pandémie du Covid-19 sur l’économie tunisienne, ainsi que l’impact du confinement sanitaire général qui a commencé depuis le 22 mars 2020 sur le plan national.</p>



<p>En effet, cette situation a pesé, en particulier, sur certains secteurs orientés vers l’exportation, notamment, les industries mécaniques et électriques et celles du textile, habillement, cuirs et chaussures, ainsi que le tourisme et le transport et ce, outre les secteurs orientés vers la demande intérieure.</p>



<p>Cette situation a aussi impacté le climat d’investissement et la consommation.</p>



<p>Néanmoins, une légère amélioration de l’activité économique est attendue pour la période à venir en rapport avec le dé-confinement sanitaire ciblé et la reprise progressive de l’activité dans certain nombre de secteurs.</p>



<p>Concernant les prix, le conseil a noté la poursuite de la hausse du taux d’inflation qui a atteint 6,3% en glissement annuel au cours du mois d’avril 2020, contre 6,2% en mars, en raison de l’augmentation des prix des produits alimentaires dans un contexte marqué par une forte demande et la perturbation des circuits de distribution enregistrées pendant le confinement, en plus de l’avènement du mois saint de ramadan.</p>



<p>Par ailleurs, le conseil a noté une régression du déficit courant au cours des quatre premiers mois de l’année 2020, revenant à 2,8% du PIB contre 3,6% pour la même période de l’année précédente et ce, en rapport, principalement, avec l’atténuation du déficit commercial, alors que les recettes touristiques et les revenus du travail ont régressé suite à la propagation de la pandémie Covid-19.</p>



<p>Les entrées nettes de capitaux extérieurs ont pu couvrir le déficit courant et consolider les avoirs nets en devises qui ont atteint 21.724 MDT ou 134 jours d’importation au 26 mai 2020 contre 13.139 MDT et 74 jours à la même date de 2019.</p>



<p>Dans ce contexte, le conseil a souligné la nécessité d’accélérer le rythme de la reprise de l’activité des secteurs exportateurs, tels que le phosphate et ses dérivés et l&rsquo;énergie, vu leur rôle important dans la maîtrise du déficit courant et l’apaisement des tensions sur les avoirs nets en devises et ce, suite particulièrement, à l’anticipation d’une baisse significative des recettes touristiques et des revenus de travail sous l’effet de la crise du coronavirus.</p>



<p>Après discussions et délibération sur les points susmentionnés, le conseil a affirmé que la Banque Centrale continue à suivre attentivement l’évolution des indicateurs économiques et la performance des différents secteurs ainsi que l’impact du nouveau coronavirus. </p>



<p>Par ailleurs, et en plus de la panoplie de mesures exceptionnelles déjà prises pour faire face aux retombées de la crise sanitaire, le conseil de la BCT a décidé de créer une nouvelle catégorie de financement éligible au refinancement pour permettre aux banques d’accompagner les entreprises et subvenir à leurs besoins exceptionnels afin d’assurer leur pérennité et ce, pour consolider le tissu économique et préserver la stabilité financière.</p>



<p>Aussi, le Conseil a-t-il décidé de maintenir inchangé le taux d’intérêt directeur de la BCT.</p>



<p>Source : communiqué.</p>
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