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	<title>Archives des terrorisme islamiste - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des terrorisme islamiste - Kapitalis</title>
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		<title>Europe et islam : les origines d&#8217;un antagonisme pérenne</title>
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		<pubDate>Sun, 27 Mar 2022 11:03:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/03/Hichem-Djait.jpg" alt="" class="wp-image-385522"/></figure></div>



<p><strong><em>« L&rsquo;Europe et l&rsquo;Islam », essai de l&rsquo;historien tunisien Hichem Djaït, décédé le 1ᵉʳ juin 2021, a l’immense mérite de susciter toujours, plusieurs décennies après sa publication, un effort de réflexion sur l’avenir de l&rsquo;islam, au moins dans les limites de certaines convictions qu&rsquo;entre les années 60 et l’époque actuelle, beaucoup de musulmans ont partagées. </em></strong></p>



<p>Par <strong>Dr Mounir Hanablia</strong> *</p>



<span id="more-385521"></span>



<p> Ce livre a été publié après <em>«la victoire arabe» </em>de la guerre d’Octobre 1973 et le premier choc pétrolier, avant la révolution iranienne de 1979, en pleine ère de confrontation entre l’économie de marché et le socialisme. Il prétend restituer dans l’histoire contemporaine et sur l’échiquier géopolitique la présence qu’il estime devoir être reconnue au monde arabo-musulman et que l’Europe conquérante et victorieuse a pendant longtemps niée, mais cette prétention est atténuée par une interrogation, celle de sa capacité à rattraper son retard, sans s’insérer dans la vision marxiste de l’histoire, c’est-à-dire sans perdre son âme.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le passif historique entre islam et occident</h2>



<p>L’auteur, historien dont l’érudition est remarquable, rappelle en reprenant les thèses des orientalistes pour le plus souvent les réfuter, parfois celles des marxistes, ou bien des penseurs allemands tels Hegel et Spengler, comment l’idée de l’Europe est née d’un contentieux historique contre l’islam qui s’est développé, d’abord à partir de l’Eglise, ensuite de l’Orientalisme, pour durer et prospérer.</p>



<p>C’est en s’interrogeant sur les racines de cette hostilité immanente que le concept de la modernité occidentale est analysé et expliqué, pour aboutir en fin de compte à la conclusion que ses racines plongent dans le vieux fond oriental qualifié d’arabe que l’islam en réalité n’a fait que parachever, et qui a inspiré la civilisation gréco-romaine, puis à travers le christianisme, les peuples germaniques conquérants de l’empire romain. Le concept central de ce modernisme est sa capacité à emprunter puis à se remettre en question, contrairement aux cultures dont l’objectif est de pérenniser les caractères propres d’une société. Son caractère universel est donc intrinsèque à sa genèse, et l’Europe n’en a été que la matrice, peut-être de circonstance selon une vision historiciste.</p>



<p>A la lueur des développements ultérieurs que le monde a connus, ce livre possède une lucidité remarquable, et même un caractère parfois prémonitoire, même s’il pose comme postulat que le socialisme (scientifique) en tant que réalité pérenne.</p>



<p>Le passif historique entre islam et occident s’est alourdi avec les guerres du Golfe et contre le terrorisme, et il est douteux que celles-ci eussent été menées sans la chute du mur de Berlin et l’éclatement de l’Union Soviétique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le mythe d’une oumma solidaire vole en éclat</h2>



<p>La Chine a mené (sa courte) marche vers l&rsquo;économie de marché avec le succès planétaire que le monde lui reconnaît volontiers, sans passer sous les fourches caudines de la démocratie, contrairement au Japon. Mais l’idée centrale de ce livre est toujours d’actualité, c’est celle de l’avenir de l’islam en tant que fait historique et géopolitique dans le monde d’aujourd’hui, alors que la voie d’échappement vers le marxisme est désormais hors service, et que la guerre contre le terrorisme, avec l’invasion, l’éclatement et la dévastation de l’arc de cercle qui s’étend de l’Atlantique à l’Asie Centrale a fait voler en éclat le mythe d’une oumma politiquement solidaire dont l&rsquo;auteur il faut le reconnaître a toujours pris acte.</p>



<p>Au début des années 70, il n’ y avait ni islamisme ni terrorisme islamiste; ils ne sont donc nullement une donnée inhérente au fait islamique ainsi que l’avatar le plus tardif de l’orientalisme créé par la propagande de guerre américaine et repris par le populisme xénophobe occidental, tend à le faire croire, pour l’utiliser contre l’immigration.</p>



<p>Le matérialisme dialectique constituait en effet une alternative à l’aliénation des pays d’islam, pour beaucoup d’intellectuels, l’autre alternative étant le libéralisme, la lutte ayant pour enjeu le contrôle des masses.</p>



<p>Le fait islamique en tant que réalité apparaissait en voie de dissolution, seule une certaine idée de la solidarité persistait au moins dans le discours politique, et les masses, demeuraient les dépositaires de ses manifestations culturelles, dont les pouvoirs tenaient à tirer leur légitimité.</p>



<p>Cinquante années plus tard, après l’accession des islamistes à la réalité politique dans un cadre imposé de l’extérieur, le discours et les symboles de la solidarité ont disparu, la normalisation avec l&rsquo;État d’Israël en constitue la manifestation la plus éclatante. Mais l’émergence de l’intellectuel musulman éclairé descendant en droite ligne de la Nahda du XIXe siècle, que l’auteur, l’un de ses ultimes représentants, appelait de ses vœux, n’a pas eu lieu; c’est le salafiste qui finalement a pris sa place, et par un jeu d’ imposture récupéré la symbolique du modernisme, au point d’en baptiser l’un des partis politiques les plus rétrogrades qui aient accédé au pouvoir dans ce pays, avec les conséquences que l’on sait.</p>



<h2 class="wp-block-heading"> La question du devenir de l’islam n’est pas réglée </h2>



<p>La question du devenir de l’islam, après 20 ans de guerre en Irak et 40 ans en Afghanistan, n’est donc toujours pas réglée, et il apparaît aujourd’hui comme l’homme malade du monde, pris en étau entre les Etats-Unis, la Chine, l’Europe en tant qu’entité géographique, et depuis toujours, la Russie.</p>



<p>Ce sont les masses, ainsi que l’a justement rappelé Yadh Ben Achour, qui demeurent les dépositaires du fait islamique, dans tout son empirisme; à la notable différence près qu’elles sont privées de l’élite intellectuelle moderniste, qui pour ne pas perdre son âme, leur sied, et qu’elles ont accédé, pour une bonne part d’entre elles, aux contraintes du consumérisme.</p>



<p>On regrettera que l’auteur, aujourd’hui décédé, se soit abstenu de donner une suite à cet ouvrage au regard des bouleversements politiques survenus dans le monde arabe et musulman après la guerre anti-terroriste et se soit cantonné à une relecture, certes critique et de valeur, des origines du fait musulman. Mais on lui reconnaîtra néanmoins l’immense mérite de susciter toujours plusieurs décennies après sa publication un effort de réflexion sur l’avenir, au moins dans les limites de certaines convictions qu&rsquo;entre les années 60 et l’époque actuelle, beaucoup de musulmans ont partagées.</p>



<p>* <em>Médecin de libre pratique.</em></p>



<ul class="wp-block-list"><li><em><strong>L&rsquo;Europe et l&rsquo;Islam, essai de Hichem Djaït, 192 pages, éditions du Seuil, Paris, 1er mars 1978.</strong></em></li></ul>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Articles du même auteur dans Kapitalis : </em></h4>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="gDFr5PWKPk"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/03/20/lorthodoxie-sunnite-les-fondements-de-lechec-de-la-revolution-du-jasmin/">L&rsquo;orthodoxie sunnite : Les fondements de l&rsquo;échec de la révolution du jasmin</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L&rsquo;orthodoxie sunnite : Les fondements de l&rsquo;échec de la révolution du jasmin » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/03/20/lorthodoxie-sunnite-les-fondements-de-lechec-de-la-revolution-du-jasmin/embed/#?secret=BKttlPSAJ8#?secret=gDFr5PWKPk" data-secret="gDFr5PWKPk" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ewU4mnHhzt"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/03/19/medecine-et-service-civil-en-tunisie-fausse-solution-pour-un-vrai-probleme/">Médecine et service civil en Tunisie : fausse solution pour un vrai problème</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Médecine et service civil en Tunisie : fausse solution pour un vrai problème » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/03/19/medecine-et-service-civil-en-tunisie-fausse-solution-pour-un-vrai-probleme/embed/#?secret=69wQkPIcTw#?secret=ewU4mnHhzt" data-secret="ewU4mnHhzt" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="nDSUCEq103"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/03/13/blood-and-faith-la-normalisation-de-lepuration-ethnique-en-europe/">«Blood and Faith» : La normalisation de l&rsquo;épuration ethnique en Europe</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« «Blood and Faith» : La normalisation de l&rsquo;épuration ethnique en Europe » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/03/13/blood-and-faith-la-normalisation-de-lepuration-ethnique-en-europe/embed/#?secret=fkdJwyaVUm#?secret=nDSUCEq103" data-secret="nDSUCEq103" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Kef : Arrestation de 14 individus réunis secrètement et soupçonnés de terrorisme islamiste</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2021/05/12/kef-arrestation-de-14-individus-reunis-secretement-et-soupconnes-de-terrorisme-islamiste/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Cherif Benyounes]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 12 May 2021 10:41:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Aïn Drahem]]></category>
		<category><![CDATA[Kef]]></category>
		<category><![CDATA[terrorisme islamiste]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Une descente effectuée hier, mardi 12 mai 2021, dans une maison située à cité Al Horiya au Kef, a permis aux unités  sécuritaires d&#8217;arrêter quatorze individus, vraisemblablement des extrémistes religieux, qui étaient réunis secrètement. Ils sont soupçonnés de terrorisme islamiste. La plupart des prévenus avaient purgé des peines de prison pour leur implication dans des affaires...</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/04/arrestation-terroriste.jpg" alt="" class="wp-image-296824"/></figure>



<p><strong><em>Une descente effectuée hier, mardi 12 mai 2021, dans une maison située à cité Al Horiya au Kef, a permis aux unités  sécuritaires d&rsquo;arrêter quatorze individus, vraisemblablement des extrémistes religieux, qui étaient réunis secrètement. Ils sont soupçonnés de terrorisme islamiste.</em></strong></p>



<span id="more-348714"></span>



<p>La plupart des prévenus avaient purgé des peines de prison pour leur implication dans des affaires terroristes et ont été maintenus en garde à vue à la disposition de l’enquête, selon des sources concordantes.</p>



<p>D&rsquo;autre part, et d&rsquo;après les mêmes sources, l’un des suspects revenu du Mali, vient de passer 5 ans en prison, dans une affaire terroriste ayant eu lieu en 2014. Il était accusé d&rsquo;avoir tenté de se faire exploser et de faire exploser un agent des forces de l’ordre près d’un hôtel à Aïn Drahem. </p>



<p>Ce groupe habitué à se réunir dans une mosquée dans la ville du Kef, était surveillé par la police.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>C. B. Y.</strong></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Afghanistan, le Disneyland du terrorisme islamiste et du narcotrafic</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2021/05/11/afghanistan-le-disneyland-du-terrorisme-islamiste-et-du-narcotrafic/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 May 2021 07:27:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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		<category><![CDATA[terrorisme islamiste]]></category>
		<category><![CDATA[William Burns]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Après la décennie Al Qaïda, après la décennie Daech, nous voici à l’aube de la naissance d’un nouveau monstre… avec l’amorce du retrait militaire américain de l’Afghanistan livrant ce pays aux Talibans que les Yankees étaient pourtant venus combattre il y a vingt ans. Par Chedly Mamoghli * Ce qui se passe aujourd’hui en Afghanistan...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/05/Talibans-Reuters.jpg" alt="" class="wp-image-348551"/><figcaption><em>Ph. Reuters. </em></figcaption></figure></div>



<p><strong><em>Après la décennie Al Qaïda, après la décennie Daech, nous voici à l’aube de la naissance d’un nouveau monstre… avec l’amorce du retrait militaire américain de l’Afghanistan livrant ce pays aux Talibans que les Yankees étaient pourtant venus combattre il y a vingt ans.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Chedly Mamoghli </strong>*</p>



<span id="more-348550"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/06/Chedly-Mamoghli.jpg" alt="" class="wp-image-158631"/></figure></div>



<p>Ce qui se passe aujourd’hui en Afghanistan est extrêmement dangereux et gravissime, un danger global pour la paix et la sécurité mondiales. Les Américains sont intervenus en Afghanistan pour évincer les Talibans du pouvoir. Vingt ans après, ils se retirent et livrent le pays aux Talibans.</p>



<p>Cet échec cuisant a coûté aux États-Unis plus de 2000 milliards de dollars et coûté la vie à 2.442 soldats américains et un nombre incalculable de morts du côté afghan. Et après certains idiots utiles disent que les Américains sont les as de la géopolitique, les plus intelligents et les maîtres de la stratégie!</p>



<h3 class="wp-block-heading">Talibans, Al Qaïda, Daech et quoi encore ?</h3>



<p>Au début de la précédente décennie, l’administration Obama en quittant l’Irak a fait émerger le monstre Daech. Aujourd’hui, au début de cette nouvelle décennie, en se retirant d’Afghanistan, les Américains vont causer un redéploiement des terroristes islamistes vers ce pays et un nouveau monstre va y naître. Chaque décennie, ils créent ou causent la création d’un nouveau monstre. L’Afghanistan va être le Disneyland du terrorisme islamiste et du narcotrafic. Les Talibans, Al Qaïda et Daech y sont.</p>



<p>La minorité chiite afghane (les Hazaras) est souvent la cible de ces groupes terroristes comme lors de l’attentat qui a eu lieu le 8 mai 2021 et qui a coûté la vie à au moins 55 personnes. Les Hazaras pour se défendre ont commencé à créer comme je l’ai lu il y a quelques années l’embryon d’un Hezbollah afghan (l’Iran est d’ailleurs un pays frontalier de l’Afghanistan).</p>



<p>L’Afghanistan est en même temps la principale source de l’héroïne mondiale car la culture du pavot y est fortement répandue. D’autre part, la corruption endémique affaiblit l’armée et profite aux terroristes. Un documentaire de la chaîne franco-allemande Arte montre que les soldats ne sont pas payés pendant des mois, que blessés dans des combats ils ne sont pas secourus et que certains sont même privés de bottes militaires et portent des baskets, tout ceci a entraîné des désertions et fait que les effectifs de l’armée afghane se sont réduits comme peau de chagrin.</p>



<h3 class="wp-block-heading">À l’aube de la naissance d’un nouveau monstre «américain»</h3>



<p>Le général David Petraeus qui fut successivement commandant de la Force internationale d’assistance et de sécurité en Afghanistan puis directeur de la CIA, le service de renseignements américain, a déclaré dans une interview accordée mardi 4 mai 2021, à France 24:<em> «Nous allons le regretter dans 2 ou 3 ans»</em>. Et à l’heure où les démocrates se félicitent de ce retrait, l’actuel directeur de la CIA William Burns est lui pessimiste, <em>«Lorsque le moment sera venu pour l’armée américaine de se retirer, la capacité du gouvernement américain à détecter les menaces et à y réagir diminuera»,</em> a-t-il déclaré.</p>



<p>D’ailleurs, aussitôt le retrait américain amorcé le 1er mai que de vastes offensives des Talibans se sont multipliées. Ils ont engagé une vaste <em>«offensive de printemps»</em> et ont pris, mercredi 5 mai, le contrôle du district de Barka, dans la province de Baghlan, dans le nord de l’Afghanistan, forçant les troupes gouvernementales à battre en retraite, ont déclaré des responsables afghans.</p>



<p>Après la décennie Al Qaïda, après la décennie Daech, nous voici à l’aube de la naissance d’un nouveau monstre… **</p>



<p><em>* Juriste.</em></p>



<p><em>** Le titre et les intertitres sont de la rédaction.</em></p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Article du même auteur dans Kapitalis :</em></h4>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ii6UyDe55l"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/02/25/jusqua-quand-kais-saied-va-t-il-ignorer-lafrique/">Jusqu’à quand Kaïs Saïed va-t-il ignorer l’Afrique ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Jusqu’à quand Kaïs Saïed va-t-il ignorer l’Afrique ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/02/25/jusqua-quand-kais-saied-va-t-il-ignorer-lafrique/embed/#?secret=g2XGNCdRl0#?secret=ii6UyDe55l" data-secret="ii6UyDe55l" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
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			</item>
		<item>
		<title>La Tunisie, ses martyrs et ses vautours</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2021/01/03/la-tunisie-ses-martyrs-et-ses-vautours/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 03 Jan 2021 11:31:27 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Mounir Chébil]]></category>
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		<category><![CDATA[Okba dhibi]]></category>
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		<category><![CDATA[Rafik Abdessalem Bouchlaka]]></category>
		<category><![CDATA[terrorisme islamiste]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans le chaos qui règne aujourd’hui en Tunisie, la plupart des partis sont complices, par l’action ou par le silence des lâches, des méfaits du parti islamiste Ennahdha, dominant la scène politique depuis 2011. La pieuvre islamiste, qui orchestre tout de derrière les rideaux, aspire à la monopolisation de la totalité du pouvoir avec le...</p>
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<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/08/Mounir-Chebil-2.jpg" alt="" class="wp-image-312661"/></figure></div>



<p><strong><em>Dans le chaos qui règne aujourd’hui en Tunisie, la plupart des partis sont complices, par l’action ou par le silence des lâches, des méfaits du parti islamiste Ennahdha, dominant la scène politique depuis 2011. La pieuvre islamiste, qui orchestre tout de derrière les rideaux, aspire à la monopolisation de la totalité du pouvoir avec le concours de sa section terroriste et l’aval des autres protagonistes de la scène politique gravitant dans son orbite.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Mounir Chébil</strong> *</p>



<span id="more-330608"></span>



<p>Dans nos traditions à M’Saken, ma ville d’origine, lors de nos cérémonies funéraires, des religieux sont invités pour les prières, l’invocation de Dieu, et la lecture du Coran. Dans des temps lointains, c’était pour ces derniers une occasion de festoyer et surtout de manger de la bonne viande quand la viande se faisait rare dans les plats du citoyen comme de nos jours, et ce, pendant quatre ou cinq jours : les trois jours suivant l’enterrement, pendant le <em>farq</em> ou même au septième et au quarantième jour suivant l’enterrement. Or, le catafalque était adossé au mur extérieur de la mosquée de mon quartier. On disait, qu’en passant par son bienfaiteur, le chef de ces religieux frappait le catafalque du poing en l’interpellant pour ainsi dire outre-tombe : <em>«Mon brave, y a-t-il quelque chose pour aujourd’hui» </em>(<em>«Ya damdoum fammach haja lioum»</em>). La mort était signe d’un régal garanti.</p>



<h3 class="wp-block-heading">La «révolution» est un simple fonds de commerce</h3>



<p>Dès le 15 janvier 2011, le lendemain de la chute du régime autoritaire de Ben Ali, le sang du peuple pour la liberté et la dignité était transformé par la classe politique, toutes obédiences confondues, par nos éminents avocats et juristes de la <em>«révolution» </em>en un fonds de commerce.</p>



<p>Toutes parties en manque d’arguments, ou en quête de chasteté pour faire oublier une juteuse prostitution plus que décennale, s’en arrachaient une pinte pour la commercialiser sur les étals de la démagogie et du populisme au rabais.</p>



<p>Elles faisaient pitié les familles des martyrs qu’on trimbalait dans toutes les directions, des mois durant après le 14 janvier 2011, pour rehausser les meetings ou les plateaux TV par des vampires à la recherche d’un visage humain. Il ne manquait que de les mettre en cage dans le zoo du Belvédère de Tunis en tant que curiosité, comme les valeureux Indiens d’Amérique commercialisés en tant qu’attraction touristique.</p>



<p>Depuis 2012, des soldats et des agents de sécurité sont assassinés, parfois dans des conditions atroces, par des terroristes islamistes, relevant de l’organisation des Frères musulmans. Des citoyens, soupçonnés de collaboration avec les forces de sécurité, sont égorgés par cette horde sauvage. Les frères Soltani, deux bergers qui faisaient paître leur troupeau à Jebel Salloum dans le gouvernorat de Kasserine, étaient décapités. Le 20 décembre dernier, un troisième berger de 20 ans du nom Okba Dhibi a été égorgé au même endroit.</p>



<p>Comme d’habitude, cette tragédie était pour les médias l’occasion d’un buzz pour booster leur audience. Compassion, dénonciations, déclarations enflammées, toute une comédie pour jouer sur la sensibilité du public et s’assurer sa fidélité. Pour les politiques, les condamnations tonitruantes et les gesticulations théâtrales n’étaient que surenchères pour séduire des moutons de Panurge à ramener aux urnes lors des échéances électorales pour leur tourner le dos aussitôt les élections terminées.</p>



<h3 class="wp-block-heading">La banalisation du terrorisme islamiste</h3>



<p>Après cette exhibition des beaux sentiments, on commence à nous faire administrer le suppositoire. Le terrorisme est légitimé par les conditions sociales miséreuses et précaires, les carences du système éducatif, l’absence d’encadrement des jeunes, le crime de l’Etat qui a failli à sa mission de développent, l’inégalité entre les régions, et tout l’attirail sophiste tiré du lexique <em>«révolutionnaire»</em> de l’après-14 janvier 2011.</p>



<p>Enfin, on pointe du doigt l’ingratitude de l’Etat envers les martyrs et leurs proches ainsi qu’envers les citoyens tués pour leur collaboration avec les soldats et les sécuritaires. Il fallait là encourager l’indiscipline des militaires et des sécuritaires, ainsi que la politique de l’omerta. Il fallait s’en prendre aux deux institutions de l’Etat qui ont commis le crime de résister aux menées terroristes.</p>



<p>Et voilà, le défilement macabre des alliés des terroristes ainsi que leurs commanditaires et leurs valets sur les manchettes des journaux et les plateaux audiovisuels pour se donner un visage humain et se refaire une virginité. Faute de pouvoir défendre publiquement le terrorisme, il fallait le banaliser, le justifier et même conditionner la population à s’en accommoder.</p>



<p>Les Frères musulmans sont arrivés à noyauter les médias et à les soudoyer pour distiller leur idéologie, déculpabiliser ses criminels, étouffer les oppositions, manipuler l’opinion et la séduire. Les adeptes de la bonne conscience au rabais se plaisent à se masturber sur facebook, prenant cela pour du militantisme contre l’islamo-fascisme. Dans son salon, Rached Ghannouchi est en pleine jouissance.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Les partis politiques contre l’Etat</h3>



<p>Alors que les corps des martyrs ne se sont pas totalement rigidifiés dans leurs tombes, les partis politiques reprenaient leur travail de sape systématique contre les fondements même l’Etat. La triste course à la surenchère reprend de plus belle sur fond de propagande populiste, clanique, tribale, régionaliste, corporatiste sous le slogan <em>«plus populiste que moi tu meurs.»</em> En arrière-plan, on fomente, noyaute et instrumentalise les agitations sociales, attisant les instincts rebelles et la propension à la sédition. L’insurrection permanente et les pouvoirs parallèles sont érigés en modèle de gouvernance démocratique. Le sabotage économique est glorifié au prétexte de la nécessaire satisfaction des attentes sociales.</p>



<p>Dans le chaos qui règne aujourd’hui en Tunisie, tous les partis politiques sont complices, par l’action ou par le silence des lâches. Tous se réjouissent de l’affaiblissement de l’autorité de l’Etat, espérant en tirer profit. Or, tout est orchestré de derrière les rideaux par la pieuvre <em>«frériste»</em> aspirant à la monopolisation du pouvoir avec le concours de sa section terroriste, réussissant à mettre les autres protagonistes de la scène politique dans son orbite, exploitant, leur nombrilisme, leur infantilisme, leurs querelles, leurs divisions et la tendance de certains à la compromission.</p>



<p>Quelques jours sont passés après l’assassinat du berger, et la mort de trois agents de la garde nationale dans un accident alors qu’ils étaient en mission sécuritaire à Kasserine, l’un des fiefs des terroristes, et voici que ces martyrs sont déjà oubliés. L’opinion est tenue en haleine par des scandales liés à des présomptions de corruption au ministère de l’Environnement. Il faut pousser le peuple sur les gradins de l’amphithéâtre et le conditionner pour se délecter de la mort et du sang et tout oublier. Le parti Ennahdha a fait destituer le gouvernement Fakhfakh après six mois de son investiture. Tous ont applaudi, mais personne n’a gagné sauf Rachéd Ghannouchi pour avoir poussé au pourrissement de la scène politique.</p>



<p>Le gouvernement Mechichi est dans la ligne de mire malgré sa fraîche investiture. Les partis du clan libéral, oubliant le martyr des braves, sont aux anges et se disputent le vide laissé par l’incarcération de Nabil Karoui, président du parti Qalb Tounes, poursuivi par la justice d’évasion fiscale et de blanchiment d’argent. Seulement, <em>«yamout ejmal ou ma yrach ennaga»</em> (Le chameau peut mourir sans voir la chamelle), comme le dit l’adage bien tunisien.</p>



<p>Dans cette euphorie, les vampires, occupés à s’arracher la chaire des braves et à se disputer les cadavres de ceux qui tombent, ont oublié les dossiers de l’assassinat de Chokri Bélaïd et de Mohamed Brahmi par des terroristes liés aux Frères musulmans et le dossier de l’organisation secrète des Frères musulmans liée à ces assassinats, qui dorment depuis 2013 dans les tiroirs des tribunaux. Ils ont oublié le procès intenté au Nahdhaoui Rafik Abdessalem Bouchlaka pour avoir dépensé pour son propre compte un don chinois à l’Etat tunisien, procès qui traîne dans les méandres de la justice. Ils n’ont pas exigé l’accélération des procès des terroristes, qui se la coulent douce en prison, en attendant une amnistie une fois les islamistes au pouvoir. Ce sont tous des dossiers où le parti Ennahdha est impliqué à un niveau ou un autre.</p>



<p>Hé les vautours en rut, continuez à carburer pour les Frères musulmans, bientôt, je m’enrichirais en vous vendant les fouets de l’auto-flagellation, et les billets d’avion pour le mur des lamentations.</p>



<p><em>* Ancien cadre d’administration.</em></p>



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		<title>Terrorisme en France : existe-t-il réellement un problème tunisien ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 09 Nov 2020 07:22:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Brahim Aouissaoui]]></category>
		<category><![CDATA[Nice]]></category>
		<category><![CDATA[Terrorisme en France]]></category>
		<category><![CDATA[terrorisme islamiste]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les derniers événements tragiques et éthiquement scandaleux survenus en France ont fait resurgir le spectre d’un terrorisme de matrice islamiste. Quelque temps après l’horrible décapitation de l’enseignant en histoire-géographie Samuel Paty, la Tunisie s’est retrouvée bien malgré elle invitée à un débat où elle se retrouve bien malmenée dans l’opinion publique française. Et par extension...</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/11/Issaui-nice.jpg" alt="" class="wp-image-323757"/><figcaption><em>Brahim Aouissaoui, auteur de l&rsquo;attentat de Nice. </em></figcaption></figure>



<p><strong><em>Les derniers événements tragiques et éthiquement scandaleux survenus en France ont fait resurgir le spectre d’un terrorisme de matrice islamiste. Quelque temps après l’horrible décapitation de l’enseignant en histoire-géographie Samuel Paty, la Tunisie s’est retrouvée bien malgré elle invitée à un débat où elle se retrouve bien malmenée dans l’opinion publique française. Et par extension européenne.</em></strong></p>



<p>Par<strong> Jean-Guillaume Lozato</strong> *</p>



<span id="more-323809"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/09/Jean-Guillaume-Lozato-1.jpg" alt="" class="wp-image-241349"/></figure></div>



<p>Nice. Matinée du jour du mouled, anniversaire de la naissance du prophète Mohamed célébré par les musulmans. Les corps, les âmes de paroissiens ainsi que le lieu de culte fréquenté en la circonstance ont été souillés par une haine à connotation pseudo-religieuse. L’auteur de cet attentat est un jeune tunisien de 21 ans. L’occasion d’une introspection forcée, gênée pour la Tunisie se retrouvant confrontée à une récupération politicarde.</p>



<p>Le terrorisme est un fléau mondial certes, mais existe-t-il, à cet égard, un vrai problème tunisien ?</p>



<p>Les perceptions ressenties depuis chacun des deux rivages de la Méditerranée sont à confronter d’urgence pour résoudre un problème de fond.</p>



<p>La Tunisie s’est réveillée comme bercée par la mélodie d’une complainte interprétée par le regretté chanteur Lotfi Jormana à propos de la <em>«Ghorba»</em> des candidats à l’exode. À ces sonorités ont répondu celles des sirènes d’une police municipale niçoise efficace, venue cueillir Brahim Aouissaoui. Originaire de la région de Sfax, il était justement passé par l’île de Lampedusa si souvent évoquée par les interprètes de mezoued, le chant des faubourgs de Tunis.</p>



<p>Le terroriste incriminé ne représente heureusement pas tous les Tunisiens. Fardeau irréaliste, disproportionné de par l’appartenance à une catégorie d’âge très précise (les moins de 25 ans). Or une suspicion paraît infuser l’opinion publique du pays dirigée par Emmanuel Macron, les médias, la classe politique vis-à-vis de la patrie de Habib Bourguiba.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Cartographie de la présence tunisienne</h3>



<p>Au-delà des trois malheureuses victimes innocentes et catholiques du jeudi 29 octobre 2020, apparaissent des victimes collatérales : les membres de la communauté tunisienne installée en France. Phénomène allant en s’amplifiant depuis les déclarations iniques d’un député tunisien que l’on peut taxer d’extrémiste, Rached Khiari pour ne pas le nommer. Ce qui a eu pour effet des remarques ou altercations envers des immigrés tunisiens ou leurs descendants à Toulon et à Nice. Cette dernière localité regroupant de très nombreux représentants de cette diaspora. Cet aspect, si l’on rétrécit le champ d’analyse géographique, les médias français auraient pu l’exploiter davantage en précisant que le périmètre fatal correspond à un quartier multiconfessionnel. Quelques pâtés de maisons autour de la rue d’Angleterre, avec des boutiques à caractère ethnique, maghrébines ou non, du kebab à la librairie fondamentaliste, de la boucherie marocaine à la pâtisserie tunisienne. À proximité, toutefois, d’un fast-food Mac Donald’s emblème de la mondialisation quasiment poste frontière avec la grande artère tracée par l’Avenue Jean Médecin. Cartographie utile pour comprendre la présence tunisienne dans le chef-lieu des Alpes Maritimes.</p>



<p>La gare centrale agit comme une boussole avec en son sud le quartier endeuillé par le triple assassinat. Tout de suite légèrement plus au nord s’étend un quartier entier où la présence maghrébine majoritaire est cette fois sous quasi-monopole tunisien, animé par les habitants originaires principalement de M’saken ou alors de Sfax s’interpellant en dialecte tunisien, l’effervescence lors du derby tunisois ou les soirs consacrés aux Aigles de Carthage, certains commerces au nom caractéristique (le café salon de thé Salakta par exemple). Or une première constatation s’impose : le drame ne s’est pas produit sur ces lieux ou à partir de ces lieux mais dans un emplacement où Marocains, Algériens, Tunisiens, Pakistanais, Tchétchènes, Turcs, Capverdiens et Comoriens se croisent.</p>



<h3 class="wp-block-heading">La Tunisie ne se limite pas à Hammamet, Sousse et Djerba</h3>



<p>Oui. La Tunisie a connu des soucis en relation avec la montée de l’intégrisme, du salafisme et de leur corollaire, le terrorisme.</p>



<p>Ensuite la Tunisie est un Etat que l’on peut définir comme arabe, arabophone, moyen-oriental, nord-africain. Un axe de réflexion serait à poursuivre en parallèle sur l’adoption du qualificatif arabo-berbère. Là, Tunisiens et Européens peuvent pécher par inexactitude. Ou par omission. Certes les Tunisiens peuvent constituer un modèle d’arabisation dans le Grand Maghreb.</p>



<p>Néanmoins prenons l’exemple des Français. On s’aperçoit qu’ils connaissent souvent mieux le Maroc et l’Algérie au niveau de leur état d’esprit, justement deux puissances de la Berbérophonie en comparaison avec le territoire ethno-linguistique tunisien où ne subsistent que quelques poches discrètes.</p>



<p>Connaître la Tunisie ne se limite pas au programme des avionneurs et voyagistes centré sur Hammamet, Sousse, Djerba la Douce, Djerba la Fidèle… Beaucoup de touristes hexagonaux ont déjà visité la petite nation arabe, peu sont capables de dresser un état des lieux exacts de la mentalité.</p>



<p>Oui, par deux fois la ville de Nice a été frappée par l’intermédiaire d’un terroriste tunisien : le 14 juillet 2016 et le 29 octobre 2020. S’attarder sur les deux profils nous fait constater que le premier, Mohamed Lahouaiej-Bouhlel, résidant en France, était en proie à la marginalité. Le second était connu défavorablement des services de police de son pays.</p>



<p>La laïcité est contestée de manière violente en Europe, particulièrement en France? Idem en Tunisie, avec les jongleries idéologiques se déplaçant d’Ennahdha à Al-Karama. Les Français ne sont pas les seules victimes de l’extrémisme. Les Tunisiens sont victimes de leurs ressortissants, autant des malversations internes que des convoitises externes. Et du manque de clairvoyance des journalistes et politiciens étrangers. Parmi ces derniers les Français se présentent comme amnésiques par rapport au temps où Ben Ali était considéré comme le paravent providentiel face à l’intégrisme religieux. La visite du ministre de l’Intérieur Gerald Darmanin au Palais de Carthage, vendredi dernier, a résonné comme une compensation maladroite. Au final entre des dirigeants se prêtant une assistance mutuelle l’un au chevet de l’autre.</p>



<p>La France doit réaliser. Faire prendre conscience à ses partenaires continentaux que la Tunisie bénéficie du positionnement avantageux de promontoire. Situation de sentinelle utile pour l’UE, idéalement placée au milieu de l’Afrique du Nord, sans aucune interférence subsaharienne à ses frontières. La nation gouvernée – ou plutôt contentons-nous de dire présidée – par Kais Saied a pour cela besoin de traitement équitable, elle qui avait déclenché le Printemps Arabe.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Tunisie &#8211; France ou l’incompréhension réciproque</h3>



<p>Les rapports entre la France et la Tunisie postcoloniale n’ont jamais été hautement conflictuels, représentant une relation évidemment privilégiée mais sans être exclusive à 100 %.</p>



<p>Les différents acteurs de la société français doivent revoir leur manière d’appréhender le pays du jasmin en dépit de l’attentat en territoire niçois. Se contenter de placer la nation tunisienne dans le vaste ensemble du Grand Maghreb sans prendre le temps d’en observer les spécificités constitue une pure perte de temps.</p>



<p>La France compte parmi ses personnalités en vue des membres ou descendants de la communauté maghrébine. Un groupe ethnique présent depuis très longtemps. Conséquemment une analyse biaisée a dominé au moyen d’observations sur des hommes politiques d’origines marocaine, algérienne ou tunisienne, ou alors des humoristes, des acteurs, des chanteurs, des sportifs de haut niveau. Les Algériens et les Marocains d’origine prédominent, voire des gens issus des deux communautés (Malek Boutih, Azouz Begag, Najat Vallaud-Belkacem, Rachida Dati, Mounir Mahjoubi, Jamel Debbouze, Djamel Samy Nacéri, Alexandre Benalla, Ramzy Bedia, Nadiya…).</p>



<p>La Franco-tunisienne Sonia Krimi, elle, se démarque de par son affiliation au parti LREM vitrine du pouvoir en place. Elle a cru bon brandir comme un gage de crédibilité en affirmant haut et fort ses penchants pour la viande porcine et l’alcool sur Sud Radio en février dernier, ce qui rend encore plus difficilement définissables les représentants d’origine tunisienne.</p>



<p>Après l’opportuniste politicienne macroniste, une autre personnalité déroutante a les faveurs des tribunes françaises. Il s’agit de l’énigmatique Moez Kouider qui a poussé la coquetterie jusqu’à se faire appeler Mathieu Guidère. Cet universitaire est un brillant stratège linguistique. Auteur d’un remarquable ouvrage destiné à la préparation des concours pour l’enseignement des langues vivantes, il est hélas très difficile à cerner. Certains bruits lui confèrent une image gratifiante d’islamologue éclairé. Tandis que d’autres le suspectent d’être un cheval de Troie du Qatar. La France stationne dans un sas de décompression géré par l’incertitude vis-à-vis de son ancien protectorat. Passant de la constatation positive (les avancées de l’alphabétisation sous Bourguiba; l’amélioration de la condition féminine en pays arabe et l’émergence actuelle de Abir Moussi; la révolution numérique…) à l’état dubitatif. Jusqu’à la méfiance comme lors de la rencontre de football France-Tunisie où l’hymne français avait été sifflé par les supporteurs tunisiens. Pourtant les deux hymnes nationaux avaient été interprétés par deux chanteuses d’origine tunisienne Amina Annabi et Laâm. Cette incapacité à faire la part des choses a empêché les Hexagonaux de se souvenir que non seulement supporteurs algériens, marocains et italiens avaient eux aussi sifflé l’hymne tricolore, mais que de surcroît les sympathisants des «Bleus» avaient eu le loisir de siffler copieusement les hymnes portugais et surtout italiens. Cette chose précise s’apparente donc plus au sport qu’à la géopolitique et n’est pas le seul apanage des Tunisiens.</p>



<p>Pour ne pas confondre croyants musulmans et terroristes, laïcs arabes et impies, Tunisiens et Saoudiens, peut-être y aurait-il un mode d’emploi avec le livre «Comprendre le Monde arabe», écrit par l’étrangement secret Béligh Nabli, un Tunisien installé en Île-de-France.</p>



<p>A moins de quêter quelque éclaircissement auprès de l’imam Hassen Chelgoumi, responsable religieux tunisien qui a toujours fait preuve de modération sur le sol bleu-blanc-rouge républicain. Ce qui lui a valu des menaces et pas toujours une reconnaissance de la part de ses homologues.</p>



<h3 class="wp-block-heading">La corruption des mentalités et des âmes</h3>



<p>Un attentat terroriste par définition est toujours à condamner. Personne n’en disconviendra. Que ce soit la France ou la Tunisie. Ce type d’événement s’est répété à bien des moments, de l’extrême gauche à l’extrême droite en passant par d’autres mouvances (religieuses, séparatistes…).</p>



<p>À présent, une expression armée s’est emparée d’une frange de l’idéologie islamiste. Mais n’oublions pas que des gens hors contexte arabe ou tunisien ont déjà agi de la sorte (l’attentat manqué de Maxime Brunerie contre l’ancien président Jacques Chirac en France; la tuerie de masse orchestrée par le Norvégien Anders Behring Brevik). Au total sont concernés des gens de tous horizons.</p>



<p>Oui l’attentat de Berlin avait été l’œuvre d’un Tunisien, là aussi. Ces dernières années ses compatriotes ont fourni la main-d’œuvre d’un important contingent de djihadistes d’après les observateurs. La porosité inédite des frontières engendrée par la révolution avait ouvert des brèches, facilitant ainsi le départ de combattants plus facilement qu’ailleurs dans le Monde Arabe. Phénomène plurifactoriel si l’on tient compte que les habitants des zones les plus défavorisées du pays ont été attirés par les largesses financières de le l’Etat islamique (EI) plus que par sa philosophie de vie.</p>



<p>Toutefois, cette corruption des mentalités et des âmes n’a jamais eu pour conséquence la pratique de la décapitation des touristes occidentaux comme cela s’est produit en Algérie et au Maroc. Les auteurs d’actions djihadistes peuvent venir de n’importe quelle nation maghrébine que du Pakistan, d’Afghanistan, de la Péninsule Arabique, du Kirghizistan. Ou d’Occident avec des variantes: des européens convertis, des maghrébins nés en France (les frères Kouachi), des jeunes d’origine subsaharienne (Coulibaly à l’Hyper Cacher de Paris).</p>



<p>La France actuellement Macron-dépendante devrait tenir compte de tous ces éléments avant de se lancer dans ses anticipations médiatiques au lieu de chercher à reporter la faute sur les autorités tunisiennes ou italiennes quant au voyage d’un Aouissaoui fraîchement atteint par la majorité pénale.</p>



<p>Jadis très prestigieuse puissance internationale, la France se mue en un Etat dont l’agonie diplomatique est imminente à cause d’allégations présidentielles malheureuses envers la Turquie. Ce qui renforce l’impression d’incompétence manifeste du Président Macron et de son gouvernement au niveau des relations internationales.</p>



<p>Attention à ne pas répéter des erreurs de jugement identiques avec Tunis. Une correction attentive s’impose. Pour répondre à la menace d’un terrorisme endogène, une des premières étapes consiste à gérer correctement les rapports entre l’Elysée et le Palais de Carthage en condamnant le coupable sans porter préjudice à l’image d’un peuple. Dans cette voie, la patrie du Général de Gaulle devrait méditer sur deux choses : sa non-convocation à Yalta qui prouve que rien n’est jamais acquis au niveau mondial ; puis sur un point plus précis : la façon de livrer des interprétations. En effet la nation de Rousseau et de Voltaire a été marquée durablement par le jacobinisme.</p>



<p>Symboliquement Nice est une station balnéaire cependant tournant le dos à la mer en certaines occasions. De temps à autre pour adopter une attitude plus<em> «montagnarde»</em> avec la proximité de l’arrière-pays rugueux. Plus fréquemment pour scruter la capitale sous l’effet d’un Etat centralisé. E. Macron et ses proches collaborateurs devrait pour l’occasion contempler le tableau que le peintre Henri Matisse a exécuté en 1919. Une œuvre intitulée <em>«La Fenêtre de Nice» </em>et qui invite observatrices et observateurs à perdre leur regard sur la Méditerranée jusqu’à l’horizon. Méditer sur la vraie nature de ce qui vit, agit ou souffre de l’autre côté leur ferait le plus grand bien.</p>



<p> <em>*Enseignant en langue et civilisation italiennes. </em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/11/09/terrorisme-en-france-existe-t-il-reellement-un-probleme-tunisien/">Terrorisme en France : existe-t-il réellement un problème tunisien ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Attentat à Nice : la Tunisie entre le prophète et les coupeurs de têtes…</title>
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		<pubDate>Fri, 30 Oct 2020 08:37:56 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La France restera toujours ce qu’elle est sur l’échiquier international, un grand pays incontournable. Les islamistes ne seront jamais rien de plus que des pions appelés à disparaître, une fois accomplie la mission qui leur aura été impartie, celle de susciter partout des troubles et des guerres. Et un Etat comme la Tunisie, noyauté par...</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/10/Attentat-de-Nice-1.jpg" alt="" class="wp-image-322671"/></figure>



<p><em><strong>La France restera toujours ce qu’elle est sur l’échiquier international, un grand pays incontournable. Les islamistes ne seront jamais rien de plus que des pions appelés à disparaître, une fois accomplie la mission qui leur aura été impartie, celle de susciter partout des troubles et des guerres. Et un Etat comme la Tunisie, noyauté par les islamistes, sera toujours dénué sur la scène internationale de toute crédibilité dans l’étalage d’une aléatoire volonté de paix et de progrès.</strong></em></p>



<p>Par <strong>Mounir Hanablia</strong> *</p>



<span id="more-322670"></span>



<p>Un homme, <a aria-label="undefined (s’ouvre dans un nouvel onglet)" href="http://kapitalis.com/tunisie/2020/10/29/attaque-de-nice-lassaillant-est-un-tunisien-arrive-il-y-a-peu-de-temps-par-lampedusa-affirme-le-depute-eric-ciotti/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">un immigré tunisien </a>de 21 ans entré en France de fraîche date dit-on, s’est introduit, jeudi matin, 29 octobre 2020, dans une Eglise à Nice et a tué à l’arme blanche trois personnes. L’une des victimes aurait été décapitée. Un suspect, blessé par la police, a été arrêté puis emmené à l’hôpital.</p>



<p>Encore une fois, on a évoqué une scène d’horreur. Le ministre de l’Intérieur français a déclaré qu’au moment des faits, l’auteur de l’attaque a crié <em>«Allahou akbar»</em>, ce qu’une vidéo de la police diffusée par les médias montrait clairement. Cela, en soi, ne veut rien dire, mis à part que le credo musulman est devenu, dans le monde entier, synonyme d&rsquo;acte de terreur.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Les caricatures de Mohamed devenue l’enjeu d’un affrontement</h3>



<p>Cette nouvelle attaque prouve s’il fallait encore le faire que l’Etat français fait face à une organisation terroriste disposant d’exécutants prêts à tuer des innocents et à sacrifier leurs propres vies. L’enquête prouvera probablement, selon un schéma immuable, l&rsquo;existence d&rsquo;un cerveau tourmenté pour accorder la fatwa fatidique, et d’un autre, dérangé, pour l&rsquo;exécuter.</p>



<p>Cette succession de tueries démontre que l’affaire des caricatures du prophète Mohamed est désormais devenue l’enjeu d’un affrontement, qui voit une internationale terroriste utilisant des moyens de propagande puissants, essayer d’imposer ses normes et sa volonté à un Etat souverain, au risque d&rsquo;une guerre, et d&rsquo;une expulsion de masse. Une campagne avait même été lancée dans plusieurs pays musulmans appelant au boycott des produits français. Pourquoi l’Etat français est-il ainsi spécifiquement visé ?</p>



<p>Il y a quelques mois, un fait divers particulièrement cruel survenu en Suède avait entraîné des profanations multiples du Coran par les racistes suédois, soutenus par leurs camarades danois, et publiées sur les réseaux sociaux. Il y avait eu des affrontements à Malmö entre de jeunes immigrés et la police suédoise. Mais cet incident là, intrinsèquement beaucoup plus grave puisque touchant au Coran, n’avait fort heureusement eu aucun impact dans le monde musulman. Les organisations islamistes, la chaîne Al-Jazeera, ou Erdogan, n’avaient pas alors jugé utile de battre leurs tambours de guerre, à la différence de ce qui s’est passé plus tard avec l’exécution rituelle du professeur français Samuel Paty. Mais il faut dire que ce type de réactions avait débuté avec les caricatures danoises il y a des années.</p>



<p>Evidemment à la différence de la Suède, la France traîne avec elle dans le monde arabo-musulman son passif de puissance coloniale que les populistes de tous poils ont beau jeu de ressortir des tiroirs chaque fois que le besoin s’en fait sentir. Il y a ensuite les interventions de l’armée française, en Libye, au Mali, et les soutiens accordés à la Grèce, à l’Arménie, ainsi que les ventes d’armes aux Emirats et à l’Arabie Saoudite dans leur guerre au Yémen. Le pays qui s’est le plus trouvé confronté à l’interventionnisme français depuis quelques mois est bien évidemment la Turquie, celui qui avec le Qatar entretient les liens les plus étroits avec l’organisation internationale des Frères Musulmans et le parti Ennahdha en Tunisie.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Le terrorisme actuel frappe électivement la France</h3>



<p>Mais il ne faut pas oublier que d’autres pays œuvrent inlassablement à supplanter la France dans ses anciennes colonies, et il faut citer à ce propos les Etats-Unis d’Amérique, la Chine, mais aussi Israël , qui vend des armes à l’Azerbaïdjan dans sa guerre avec l’Arménie, qui réalise actuellement une remarquable percée diplomatique, et qui après avoir normalisé ses relations avec les Emirats et le Bahreïn, puis récemment le Soudan, mène actuellement des pourparlers pour un accord définitif sur les frontières avec le Liban.</p>



<p>Pour des islamistes il y aurait à priori beaucoup plus de raisons de perpétrer ce genre d’attaques sur le sol ou contre des intérêts américains. Bien entendu l’histoire a prouvé que les Etats Unis avaient été impliqués dans les années 70 dans des attentats terroristes perpétrés dans des pays amis ou alliés, à l’instar de l’Italie. Même si le président Erdogan a condamné l’attentat de Nice et présenté ses condoléances aux familles, il demeure plausible que le terrorisme actuel qui frappe électivement la France, implique d’une manière ou d’une autre la Turquie, un pays de l’Otan, il ne faut pas l’oublier, par le biais de ses réseaux Frères musulmans actifs sur le territoire français, même si aucune preuve ne vient encore étayer cette hypothèse. Mais il faut se souvenir qu’en 1986 déjà Paris avait été le siège de multiples attentats du fait du soutien militaire que le gouvernement français apportait alors à l’Irak de Saddam Hussein dans sa guerre contre l’Iran, et ce dernier y avait eu recours afin de le dissuader de poursuivre son aide.</p>



<p>Les attentats terroristes seraient donc la manière traditionnelle avec laquelle les adversaires de la France marqueraient leur mécontentement de sa politique, en particulier au Moyen Orient.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Les visées géostratégiques de la Turquie d’Erdogan</h3>



<p>Qu’est ce qu’Erdogan voudrait obtenir de la France ? Evidemment et avant tout la protection de ses positions en Libye, dont il dépendra pour ses approvisionnements en hydrocarbures, la Turquie étant encerclée en mer Egée et ne disposant que de peu de liberté de manœuvre. Le pays voisin de la Libye où Erdogan dispose d’amis sûrs, en l’occurrence islamistes, n’est autre que la Tunisie. Avec la base aéronavale de Bizerte sous son contrôle, Erdogan aurait la capacité de déployer sa flotte en Méditerranée occidentale, de protéger son armée et ses voies de communication, en détectant, sinon en entravant, tout mouvement de navires vers la Méditerranée orientale qu’il jugerait hostiles; autrement dit tout navire français.</p>



<p>Avec son lac de 12 km de diamètre, son goulet de 8 km, son arsenal, son port, le Djebel Ichkeul, qui présente des capacités de stockage supérieures à celles de Gibraltar, Bizerte était dans les années 50 destinée à devenir une importante base aéronavale de l’Otan, contrôlant le détroit de Sicile. D’importants travaux de réaménagement avaient été entrepris pour développer ses capacités de ravitaillement des navires de guerre, de stockage en armements et en hydrocarbures, ainsi que son approvisionnement autonome en eau et en électricité. C’est l’insistance du gouvernement tunisien à rétablir sa souveraineté sur l’ensemble de la ville et des installations de la base qui, à l’indépendance, avait finalement convaincu l’Otan de renoncer à ce projet. Et on sait que seule la bataille de Bizerte, deux années après son déroulement, avait finalement eu raison de l’entêtement du Général De Gaulle à garder la ville et la base sous souveraineté française, même s’il a plus tard affirmé, pour gêner le président Bourguiba, qu’il n’en avait jamais contesté l’appartenance à la Tunisie.</p>



<p>Les visites nocturnes du président Kais Saied à la base militaire de la ville sur lesquelles on s’était beaucoup interrogé, la déclaration du ministre italien des Affaires étrangères affirmant que la Tunisie était une menace pour la sécurité nationale de son pays, expliqueraient alors bien des choses. Et même l’agression du député Ahmed Mouha aurait quelque signification, en attendant d’en savoir plus sur l’identité et le mobile de ses agresseurs.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Les islamistes ne seront jamais rien de plus que des pions</h3>



<p>Il y a donc sans doute quelque raison de dire que les attentats terroristes en France risquent d’avoir aussi pour enjeu la sécurité nationale de la Tunisie. Le déficit financier de notre pays est devenu à ce point abyssal, dans un Etat qui n’a pas la volonté d’assurer le contrôle de l’exploitation de ses ressources naturelles (phosphates, pétrole), qu’il est permis de se demander si la solution à ses problèmes ne va pas résider dans l’hypothèque de sa souveraineté nationale, comme cela fut le cas en 1881.</p>



<p>Il n’en est que plus nécessaire que l’Etat tunisien se situe dès le départ dans la lutte contre le terrorisme, non pas en s’associant à des entreprises démagogiques de diversion, telles que la défense du prophète Mohamed, mais en prenant les mesures concrètes contre toute menace relative à sa souveraineté, et à l’intégrité territoriale du pays. Il va sans dire que les instigateurs du terrorisme n’ayant aucune chance de l’emporter, contre un Etat dans toute sa rigueur tel que l’est l’Etat français, il convient pour l’Etat tunisien de se situer dès à présent dans le camp du vainqueur, et de la manière la plus claire.</p>



<p>La France restera toujours ce qu’elle est sur l’échiquier international, un grand pays incontournable. Les islamistes ne seront jamais rien de plus que des pions appelés à disparaître, une fois accomplie la mission qui leur aura été impartie, celle de susciter partout des troubles et des guerres. Et un Etat noyauté par les islamistes sera toujours dénué sur la scène internationale de toute crédibilité dans l’étalage d’une aléatoire volonté de paix et de progrès.</p>



<p><em>* Cardiologue, Gammarth, La Marsa.</em></p>



<figure class="wp-block-embed-wordpress wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
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		<title>Meurtre de Samuel Paty : Aucune complaisance à l’égard des crimes terroristes</title>
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		<pubDate>Wed, 21 Oct 2020 08:10:26 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Conflans-Sainte-Honorine]]></category>
		<category><![CDATA[Rached Khiari]]></category>
		<category><![CDATA[Samuel Paty]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le terrorisme islamiste continue, sans relâche, à commettre des crimes barbares partout dans le monde contre tout ce qui représente aux yeux de tous les fanatiques intégristes une insupportable liberté : penser et s’exprimer sans tutelle ni entrave, enseigner de façon à développer l’esprit critique pour former des citoyen(ne)s difficiles à gouverner et à embrigader...</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/10/manifestation-Paris-Liberte-expression.jpg" alt="" class="wp-image-321364"/></figure>



<p><strong><em>Le terrorisme islamiste continue, sans relâche, à commettre des crimes barbares partout dans le monde contre tout ce qui représente aux yeux de tous les fanatiques intégristes une insupportable liberté : penser et s’exprimer sans tutelle ni entrave, enseigner de façon à développer l’esprit critique pour former des citoyen(ne)s difficiles à gouverner et à embrigader par quelque idéologie que ce soit.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Mohamed-Cherif Ferjani</strong> *</p>



<span id="more-321361"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/10/Mohamed-Cherif-Ferjani.jpg" alt="" class="wp-image-321363"/></figure></div>



<p>Le vendredi 16 octobre 2020, la France est à nouveau frappée par la haine aveugle des ennemis de la liberté : après les attentats visant le la liberté d’expression, à travers le lâche assassinat des journalistes de <em>‘‘Charlie Hebdo’’</em>, le mode de vie d’une société libre à travers l’attentat du Bataclan, la liberté de conscience à travers les attentats visant des ministres de cultes et des fidèles d’autres religions (juifs et chrétiens), c’est autour de l’enseignement d’être la cible de la haine islamiste à travers la décapitation du professeur d’histoire-géographie Samuel Paty, près d’un collège de Conflans-Sainte-Honorine où il enseignait, par un terroriste islamiste russe d’origine tchétchène, au motif que l’enseignant avait montré, dans un cours sur la liberté d’expression, des caricatures dont celles publiées par <em>‘‘Charlie Hebdo’’</em> représentant le Prophète de l’islam.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Les partisans de la haine ne désarment pas</h3>



<p>Si la plupart des réactions, en France et ailleurs, sont marquées par la sidération, l’émotion, la révolte contre ce crime hideux, la compassion et la solidarité avec la famille de Samuel Paty, le corps enseignant et la France dans sa diversité culturelle, spirituelle et politique, les partisans de la haine et leurs avocats de toujours ont salué comme un exploit vengeur de <em>«l’islam»</em> et des<em> «victimes»</em> de <em>«l’arrogance occidentale»</em> et de la <em>«suprématie blanche»</em> : outre les mouvements jihadistes se reconnaissant dans ce crime ignoble, beaucoup d’islamistes ont salué cet acte terroriste en proférant des menaces contre toute personne, toute institution et tout Etat qui porterait atteinte à ce qu’il y a de plus sacré aux yeux des musulmans, l’image de leur Prophète, à l’instar de ce qu’a déclaré un <a href="http://kapitalis.com/tunisie/2020/10/17/le-depute-tunisien-rached-khiari-justifie-le-meurtre-lenseignant-francais-par-un-takfiriste/" target="_blank" aria-label="undefined (s’ouvre dans un nouvel onglet)" rel="noreferrer noopener">député islamiste tunisien Rached Khiari.</a></p>



<p>Au lieu de condamner fermement et sans équivoque le crime odieux, certains avocats de l’islamisme, y compris en France, ont préféré focaliser leur dénonciation sur les réactions islamophobes, passées, présentes et à venir, qui mettent à l’index une partie de la population, les musulmans, pour en accentuer l’exclusion et le rejet dont ils font l’objet, sans rien dire de l’idéologie de la haine et de la mort qui a armé la main du terroriste.</p>



<p>D’autres, tout en condamnant le crime odieux et l’idéologie qui l’inspire, se sont demandé si l’enseignant n’avait pas fait preuve de légèreté ou de manque de pédagogie en présentant des caricatures susceptibles de choquer la sensibilité des élèves, de leurs familles ou de leur «communauté», alors qu’il n’a fait qu’illustrer son cours au sujet de la liberté d’expression.</p>



<p>Une telle réserve est déjà une concession de trop aux ennemis de la liberté d’expression : ce n’est pas aux élèves, ni à leurs familles ou aux communautés des uns et des autres de déterminer les contenus des cours mais aux autorités éducatives. Si on s’engage sur ce terrain, on pourra aller jusqu’à l’interdiction de la philosophie, de telle ou telle partie des programmes d’histoire, de littérature ou des sciences de la vie et de la terre pour ne pas choquer la sensibilité des créationnistes ou des communautés qui voient dans certains enseignements des provocations à leurs croyances.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Ne pas se soumettre au diktat des obscurantistes</h3>



<p>L’éducation doit être sanctuarisée au même titre que la recherche, la création artistique et d’autres domaines qui ne doivent pas dépendre de la doxa et de l’état de l’opinion publique. Sinon, c’est la voie vers la soumission à l’obscurantisme et au diktat des ennemis de l’esprit critique, de la recherche, de toute création et de la liberté d’expression. C’est pourquoi, plus que jamais, la liberté pédagogique dans le respect des programmes scolaires, de la recherche, de la création et de l’expression doit être défendue sans la moindre concession, sans la moindre complaisance à l’égard des ennemis de cette liberté fondamentale.</p>



<p>Certes, comme par le passé, partout, et de tous les temps, ce genre de crime aura des effets néfastes : les idéologies xénophobes prônant les replis sur les identités meurtrières – qu’elles soient religieuses, ethniques ou nationalistes –, essayeront d’en tirer profit pour trouver des boucs émissaires, diviser les victimes de l’exclusion afin de les détourner du combat contre les véritables causes de leurs malheurs : les politiques néolibérales qui démantèlent les services publics, s’attaquent aux droits économiques, sociaux et culturels et mettent à mal le vivre ensemble. C’est la raison pour laquelle la lutte contre le terrorisme islamiste doit aller de pair avec la résistance à tous les replis identitaires, la défense des services publics, la promotion des droits qui permettent aux citoyens de s’arracher à l’étouffoir des solidarités de leurs communautés exclusives.</p>



<p>Sans nier ou suspecter les appartenances et les identités auxquelles sont attaché(e)s les une(e)s ou les autres, nous devons faire en sorte de les conjuguer avec l’universalité de l’humain, le respect des libertés et droits qui doivent être garantis à tou(te)s par delà les différences de sexe ou de genre, d’origine, de culture, de couleur de peau, de croyance, de spiritualité ou de philosophie, d’orientation sexuelle, ou de tout autre ordre.</p>



<p>Contre le terrorisme islamiste et contre tous les replis sur des identités meurtrières négatrices des libertés et des droits humains, nous devons nous unir tou(te)s : athées, musulman(e)s, agnostiques, chrétien(ne)s, juif(ve)s, hindouistes, bouddhistes, de toute spiritualité, philosophie ou religion, de gauche ou de droite, sans la moindre indulgence, la moindre justification, la moindre compréhension à l’égard de la décapitation d&rsquo;un professeur en raison du contenu de ses cours.</p>



<p><em>* Professeur émérite de science politique, d’islamologie et de civilisation arabe à l’Université Lyon 2</em>. </p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ad6IR6k8yF"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/10/19/hommage-a-samuel-paty-contre-lobscurantisme-un-meme-combat/">Hommage à Samuel Paty : Contre l’obscurantisme, un même combat</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Hommage à Samuel Paty : Contre l’obscurantisme, un même combat » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/10/19/hommage-a-samuel-paty-contre-lobscurantisme-un-meme-combat/embed/#?secret=njkyxzy7kn#?secret=ad6IR6k8yF" data-secret="ad6IR6k8yF" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<figure class="wp-block-embed-wordpress wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Ebd7f8TTeo"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/10/20/terrorisme-lislamisme-se-prend-la-tete-en-france-et-la-perd-en-tunisie/">Terrorisme : l’islamisme se prend la tête en France, et la perd en Tunisie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Terrorisme : l’islamisme se prend la tête en France, et la perd en Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/10/20/terrorisme-lislamisme-se-prend-la-tete-en-france-et-la-perd-en-tunisie/embed/#?secret=PdZezsM0Ab#?secret=Ebd7f8TTeo" data-secret="Ebd7f8TTeo" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Après les journalistes, le terrorisme islamiste cible les enseignants</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 Oct 2020 10:04:37 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Association tunisienne de défense des valeurs universitaires]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans un communiqué publié à Tunis, le 19 octobre 2020, l’Association Tunisienne de Défense des Valeurs Universitaires (ATDVU) rend hommage à Samuel Paty, victime du terrorisme islamiste barbare. L’Association tunisienne de défense des valeurs universitaires (ATDVU) a appris avec une grande consternation et une affliction profonde l’assassinat et la décapitation par un terroriste islamiste du...</p>
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<p><strong><em>Dans un communiqué publié à Tunis, le 19 octobre 2020, l’Association Tunisienne de Défense des Valeurs Universitaires (ATDVU) rend hommage à Samuel Paty, victime du terrorisme islamiste barbare</em></strong>.</p>



<span id="more-321198"></span>



<p>L’Association tunisienne de défense des valeurs universitaires (ATDVU) a appris avec une grande consternation et une affliction profonde l’assassinat et la décapitation par un terroriste islamiste du professeur français, Samuel Paty. Tout en rendant un grand hommage à la victime de l’abominable attentat, elle s’associe à la douleur de ses proches, de ses collègues français et de tous ceux qui, de par le monde, ont condamné le crime barbare à l’origine de la mort atroce d’un enseignant qui rentrait chez lui après avoir accompli sa noble mission d’éducateur.</p>



<p>Les premiers éléments de l’enquête révèlent la convergence entre une campagne médiatique hostile à l’enseignant assassiné, les menées des activistes islamistes de second plan et la radicalisation du jeune qui a commis le meurtre.</p>



<p>De la sorte, le contenu de l’enseignement dispensé par Samuel Paty n’était qu’un prétexte pour exprimer, par un acte sanguinaire, le refus de l’éducation à la liberté de penser, le rejet de la liberté de croyance et de conscience, de la liberté de création artistique ainsi que le mépris de l’opinion et de la vie d’autrui.</p>



<p>Le professeur d’Histoire-Géographie, en charge de l’Enseignement Moral et Civique est tombé à Conflans-Sainte-Honorine parce qu’il était porteur de valeurs essentielles transmises par l’Ecole au grand dam de ceux qui en sont les ennemis farouches, prêts à tout pour mettre fin à leur diffusion.</p>



<p>Après la liberté de création artistique attaquée en France en janvier 2015 avec l’assassinat des «journalistes caricaturistes» de Charlie Hebdo, c’est au tour de la liberté académique, incarnée aujourd’hui par Paty, d’être visée. C’est celle-là même qui a été la cible des islamistes en Tunisie, pendant la crise du niqab, à la Faculté des Lettres, des Arts et des Humanités de la Manouba en 2011-2012 et c’est sa violation qui a entraîné, en août 2015, la décapitation publique de l’archéologue syrien, Khaled Assaad, accusé d’idolâtrie pour avoir veillé pendant plus de 50 ans sur un site archéologique antique faisant partie du Patrimoine culturel mondial. Il s’agit de la même liberté qui est menacée, quotidiennement, en Orient comme en Occident, dans les salles de classe de tous niveaux et dans les lieux où se déroulent la recherche et la création artistique non agréées par les esprits étriqués et les fanatiques endoctrinés, fermés à la culture, à la science et à l’art, comme au Palais El Abdellia, en Tunisie en juin 2012 à l’occasion du Printemps des arts.</p>



<p>En France, comme partout dans le monde, des idéologues, des bailleurs de fonds et des propagandistes font le lit des zélés qui n’hésitent pas à s’attaquer à la libre-pensée, allant jusqu’à faire couler le sang des innocents.</p>



<p>Seule une internationale des femmes et des hommes libres sera à même de barrer la route à cette internationale du terrorisme islamiste et de faire en sorte que ces obscurantistes sanguinaires «ne passeront pas». Pour cela, il faudra frapper vite et fort avec la force de la loi, toute la loi et rien que la loi tous les coupables où qu’ils soient, sans être dupes de leur double langage et en prenant soin d’éviter tout amalgame. Mais le seul recours à la loi sera insuffisant et il est impérieux de ne pas oublier le rôle vital de l’Ecole dans la transmission des valeurs universelles. C’est pour cela que l’assassinat de Samuel Paty touche particulièrement tous les enseignants de toutes les disciplines, dans tous les pays, qui doivent continuer à accomplir leur mission.</p>



<p>L’ATDVU, qui n’a cessé depuis sa création de défendre les libertés académiques, toutes les libertés et les droits humains, s’associe à tous les intellectuels, toutes les organisations non gouvernementales et à toutes les associations, qui en Tunisie et de par le monde, ont vivement condamné l’assassinat crapuleux de Samuel Paty. Elle lance un vibrant appel pour que l’Ecole, première citadelle des Républiques, ne sombre pas dans les ténèbres, ce qui risque de dilapider les acquis engrangés grâce aux luttes menées pour faire valoir la vocation de l’institution scolaire en tant qu’étendard de la liberté d’enseignement, vecteur de développement de l’esprit critique et comme rempart contre le fanatisme et l’obscurantisme.</p>



<p><strong><em>Habib Mellakh</em></strong>, <em>président de l’ATDVU.</em></p>
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		<title>Terrorisme islamiste en Tunisie : la fin de l&#8217;impunité ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2020/09/07/terrorisme-islamiste-en-tunisie-la-fin-de-limpunite/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 07 Sep 2020 06:41:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Mohamed Abbou]]></category>
		<category><![CDATA[Qalb Tounès]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’attaque terroriste à la voiture bélier à Sousse intervient à un moment où le parti islamiste Ennahdha semble devoir faire face à une nouvelle enquête sérieuse l’incriminant de blanchiment d’argent et de financement illégal… Ceci explique-t-il cela ? Par Dr Mounir Hanablia * Deux gardes nationaux ont été victimes d’une attaque à la voiture bélier,...</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/09/attaque-sousse.jpg" alt="" class="wp-image-315217"/></figure>



<p><strong><em>L’<a href="http://kapitalis.com/tunisie/2020/09/06/attaque-au-couteau-a-sousse-deces-dun-agent-de-la-garde-nationale-3-terroristes-abattus/" target="_blank" aria-label="undefined (s’ouvre dans un nouvel onglet)" rel="noreferrer noopener">attaque terroriste à la voiture bélier à Sousse</a> intervient à un moment où le parti islamiste Ennahdha semble devoir faire face à une nouvelle enquête sérieuse l’incriminant de blanchiment d’argent et de financement illégal… Ceci explique-t-il cela ?</em></strong></p>



<p>Par <strong>Dr Mounir Hanablia</strong> *</p>



<span id="more-315278"></span>



<p>Deux gardes nationaux ont été victimes d’une attaque à la voiture bélier, hier matin, dimanche 6 mai 2020, dans un embranchement routier à El-Kantaoui, Sousse. L’un est décédé, et l’autre, très sérieusement blessé. Les trois auteurs de l’agression ont été abattus, selon un communiqué des forces de l’ordre, et un quatrième arrêté.</p>



<p>Les véhicules béliers partout dans le monde se sont dans l’écrasante majorité des cas manifestés dans un contexte de terrorisme, jusqu’à présent spécifiquement islamiste, même quand ils ont été utilisés contre des civils. Dès lors que les cibles en ont été des gardes nationaux signifie sans aucun doute une chose, c’est l’Etat tunisien qui était visé, plus spécifiquement dans son exercice de l’autorité, dans son monopole de l’usage légal de la force, autrement dit dans sa fonction régalienne d’imposer le respect de l’ordre public.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Les terroristes montrent qu’ils peuvent frapper l’Etat là où il est le mieux gardé</h3>



<p>Cet acte odieux est doublé d’un défi lancé contre l’Etat; il n’a pas été perpétré dans des lieux d’accès difficile, comme le mont Chaambi ou les hauteurs de la frontière tuniso-algérienne propices à la guérilla, mais dans une grande ville, là où sa surveillance du territoire est censée s’exercer de la manière la plus évidente et la plus aisée, particulièrement sur les voies de communication .</p>



<p>Le message que les terroristes ont voulu transmettre est donc évident, celui de leur capacité à frapper les représentants de l’Etat même dans les endroits où ces derniers disposent des ressources humaines et matérielles les plus disponibles.</p>



<p>Quant au recours au véhicule bélier, outre le caractère horrible des dégâts corporels qu’il entraîne, c’est surtout son caractère imprévisible et imparable que les terroristes ont voulu mettre en évidence en faisant malheureusement des victimes. Le but est bien évidemment de créer une psychose dans les forces de l’ordre chargés de contrôler le trafic routier.</p>



<p>Evidemment c’est à l‘enquête de mettre en lumière tous les ressorts de l’affaire, de démanteler l’organisation responsable, et d’éclairer l’opinion publique. Mais malheureusement les précédents dans des affaires de terrorisme ne plaident pas en faveur d’une telle éventualité.</p>



<p>Par ailleurs, que Sousse en ait été encore l’une des cibles pourrait situer une nouvelle fois l’origine de l’attaque à Kasserine mais cela reste évidemment à prouver. Mais c’est une nouvelle fois dans le contexte politique particulier que ce genre d’attaques se produit. On se souvient bien comment celle du musée du Bardo avait été perpétrée après l’arrivée de Béji Caid Essebsi et de Nidaa Tounès au pouvoir, en 2015. Il y avait eu l’attaque l’hôtel de Sousse puis plus tard celle contre le bus de la garde présidentielle, et toutes ces affaires mystérieuses qui avaient entaché de suspicion le mandat du ministre Najem Gharsalli, l’obligeant même à un certain moment à se soustraire à la justice. Il y avait eu celle de Ghardimaou lorsque Youssef Chahed avait décidé de démettre Lotfi Brahem de ses fonctions et d’assumer lui-même celles de ministre de l’Intérieur.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Les groupes terroristes sont-ils un instrument utilisé par certains partis membres du parlement ?</h3>



<p>Cette fois, cet acte terroriste survient juste après l’adoubement de l’ancien ministre de l’Intérieur Hichem Mechichi au poste de chef du gouvernement par l’Assemblée des représentants du peuple (ARP). Le nouveau gouvernement bénéficiant du vote de confiance de la majorité des députés a été très contesté, au départ, par Ennahdha, Qalb Tounès, et Al-Karama, qui ont exprimé plus que des réserves concernant pas moins de sept ministres, en particulier ceux de l’Intérieur et de la Justice, en exigeant leur remplacement.</p>



<p>Tout ceci bien évidemment ne faisait que refléter l’affrontement ouvert entre la présidence de la république jalouse de ses prérogatives constitutionnelles et celle de parlement prétendant empiéter au nom d’un soi-disant pouvoir réel grâce au soutien de partis politiques opportunistes.</p>



<p>Les groupes terroristes sont-ils un instrument utilisé par certains partis membres du parlement dans ce qu’on appelle la stratégie de la tension pour conserver la réalité du pouvoir ou pour réaliser des objectifs politiques? Il est d’autant plus légitime de s’en poser la question que les révélations de l’ex-ministre d’Etat chargé de la fonction publiue, de la Gouvernance et de la Lutte contre le terrorisme, Mohamed Abbou survenant après l&rsquo;affaire Elyes Fakhfakh, le chef du gouvernement démissionnaire suite à une affaire de conflit d’intérêts, et du limogeage de Chawki Tabaib, l’ex-président de l’Instance nationale de lutte contre la corruption (Inlucc), mettent nommément en cause le parti Ennahdha pour suspicion de blanchiment d’argent et de financement illégal, depuis des années. Et ces accusations sont tellement précises et graves, qu’il est douteux qu’elles ne soient pas suivies d’une action sérieuse auprès de la justice; sous peine de voir l’Etat perdre la face en cas d&rsquo;abstention.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Ennahdha dans l’œil du cyclone de la justice</h3>



<p>Le fait nouveau c’est donc que pour la première fois depuis 2011 le parti Ennahdha semble devoir faire face à une nouvelle enquête l’incriminant, mais cette fois en dehors de l’habituelle influence politique qu’il avait eu l’habitude d’exercer au plus haut sommet de l’Etat, ce que d’aucuns avaient appelé les pare-chocs. Ceci constitue-t-il une preuve de connivence avec le terrorisme? Non. Mais pour peu qu’une réelle volonté politique existe, et il semble que ce soit enfin le cas, une opportunité semble se présenter pour répondre désormais et objectivement aux questions que les Tunisiens se posent sur la réalité de sa responsabilité dans des activités illégales ou des actes de terrorisme dont beaucoup accusent ce parti politique depuis des années, sans que la justice y eût jusqu&rsquo;ici apporté de réponse probante.</p>



<p><em>* Cardiologue, Gammarth, La Marsa.</em></p>
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		<title>Tunisie : Il est temps d&#8217;entamer le combat idéologique contre le terrorisme</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 08 Jul 2019 14:55:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[terrorisme islamiste]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans sa guerre contre le terrorisme islamiste, la Tunisie est en train de gagner la plupart de ses batailles, comme en témoigne la baisse de la fréquence des attentats, en comparaison avec les 4 ou 5 années post-révolution de 2011. Il est cependant regrettable de vivre une expérience semblable à celle du double attentat-suicide du...</p>
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<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/07/Terrorisme.jpg" alt="" class="wp-image-223364"/></figure>



<p><strong><em>Dans sa guerre contre le terrorisme islamiste, la Tunisie est en train de gagner la plupart de ses batailles, comme en témoigne la baisse de la fréquence des attentats, en comparaison avec les 4 ou 5 années post-révolution de 2011. Il est cependant regrettable de vivre une expérience semblable à celle du double attentat-suicide du jeudi 27 juin 2019, à Tunis, ayant fait 2 morts.</em></strong><br></p>



<p> Par <strong>Cherif Ben Younès </strong><br></p>



<span id="more-223362"></span>



<p> Certes, on est largement engagé dans cette guerre, mais on ne l’a pas encore gagnée. Loin de là. On dira que c’est le cas le jour où on éradiquera définitivement le terrorisme. Autant dire que cette mission est loin d’être accomplie…<br></p>



<h3 class="wp-block-heading"> Combattre le terrorisme et pas seulement les terroristes<br></h3>



<p>  Ce qui la rend si complexe, ce sont les caractéristiques de l&rsquo;idéologie qui alimente cette abominable méthode de combat. Une idéologie qui est, d’un côté, universellement propagée, et d’un autre côté, profondément enracinée dans les esprits de ceux qui l’adoptent.<br></p>



<p> Cela signifie qu’en vue de réussir un jour à définitivement éliminer le terrorisme, il est indispensable de concevoir une stratégie à (très) long terme, et de l’adopter à une échelle internationale. Cela dépasse, bien entendu, nos moyens, en tant que Tunisiens, en ce qui concerne le dernier point : on ne peut pas imposer cette stratégie aux autres nations. Mais commencer à travailler dans cette optique sur le plan national serait déjà un bon départ.<br></p>



<p> Jusqu’à maintenant, dans cette longue et éprouvante guerre, on est en train de combattre les terroristes en tant qu’individus et/ou organisations, et ce en tenant compte de tous les aspects de ce type de combat (l’investigation, la sécurité, la réactivité aux attaques, la communication, etc.). On le fait bien et de mieux en mieux, grâce notamment à l’expérience qu’on acquière avec le temps. Mais cette stratégie ne peut être efficace qu’à court, voire moyen terme, et encore ! <br></p>



<p> En revanche, notre combat contre le terrorisme, en tant que moyen de guerre émanant d’une idéologie bien précise, est, jusque-là, un échec total.  Pourtant, gagner cette bataille est tout aussi important, et est, sur le long terme, une nécessité.<br></p>



<p> Le problème majeur est que ni l’Etat, ni les médias, ni les élites (politique, intellectuelle, artistique ou autre) n’en semblent conscients. Et même ceux qui le sont, ils ne bougent pas le petit doigt à cet effet. Et ce pour éviter de prendre le risque de heurter la sensibilité d’un peuple qui partage, avec les terroristes, plusieurs éléments – pour ne pas dire la base – de cette idéologie. <br></p>



<h3 class="wp-block-heading"> Une prise de conscience de la source essentielle du problème est nécessaire<br></h3>



<p> Il est certain que les intérêts politiques et économiques régionaux et internationaux ont contribué à la propagation, l’alimentation et la consolidation du terrorisme au cours de ces dernières années. Il est vrai aussi que la pauvreté, le chômage, et la marginalisation notamment des jeunes constituent des facteurs importants qui facilitent aux organisations terroristes la tâche de séduire par leur projet supposément salvateur. Mais il faut être naïf ou ignorant pour ne pas se rendre compte que la raison essentielle du terrorisme est purement idéologique, émanant du cœur de la culture arabo-islamique, dont nous sommes si fiers, et qu’on adopte, corps et âme, avec toutes ses qualités mais aussi tous ses inconvénients, refusant catégoriquement de la reconsidérer ou de la critiquer.<br></p>



<p> Sur le plan théorique, il y a un nombre monumental de textes sacrés qui appellent explicitement à s’emparer des terres de ceux qui ne gouvernent pas conformément à la loi islamique, et à frapper les cous de ceux qui <em>«mécroient»</em>. C’est la définition même du <em>«djihad»</em>, un devoir religieux fondamental.<br></p>



<p>  Et plus concrètement, l’histoire arabo-islamique abonde en invasions et conquêtes menées par ceux que nous considérons aujourd’hui comme exemples à suivre. Des chefs et des soldats qui n’offrirent absolument pas de fleurs aux peuples dont ils conquirent les terres.<br></p>



<p> Aujourd’hui, qu’on le veuille ou pas, les terroristes s’appuient essentiellement et quasi-exclusivement sur ces données textuelles et sur ces faits historiques sacrés pour exercer leur prosélytisme envers les jeunes, les attirer envers eux, et surtout pour justifier moralement, auprès de ces derniers, leurs crimes. Des crimes qui auraient donc une légitimité divine et qui seraient même essentiels pour, excusez du peu, garantir une place au paradis.<br></p>



<h3 class="wp-block-heading"> En endoctrinant nos enfants, on prépare le terrain aux terroristes<br></h3>



<p> Alors, qu’en est-il de nous, en tant que victimes du terrorisme, mais surtout en tant qu’êtres humains dotés de cervelles et censés avoir un minimum de bon sens ? Comment on se comporte avec la l&rsquo;idéologie qui représente la cause originelle du terrorisme ? La réponse est toute simple : on fait comme si de rien n&rsquo;était. On adopte la politique de l’autruche. On se contente de s’attaquer aux feuilles tout en fermant les yeux sur les racines, et on croit, naïvement, que cela suffira pour déraciner la chose.<br></p>



<p> Pire encore ! On contribue, de notre côté, et à diverses échelles (dans la famille, à l’école, dans les médias, etc.) à préparer le terrain aux terroristes. </p>



<h3 class="wp-block-heading">Grâce à l’endoctrinement religieux qu’on fait subir à nos enfants…<br></h3>



<p> Ce n’est un secret pour personne, qu’à notre enfance, on se fait tous programmer, comme des robots, à non seulement croire aveuglément en tout ce qui émane de la religion, mais en plus à autocensurer notre liberté de pensée envers toute idée, aussi raisonnable soit-elle, pouvant remettre en question cet endoctrinement. Ce qui a pour effet de nous condamner à y  être intellectuellement, spirituellement et moralement emprisonnés. <br></p>



<p> Et même si l’image de la religion qu’on nous sert est, grosso modo, paisible, nous cachant les parties <em>«dangereuses»</em> de ses textes ou nous en présentant une interprétation différente, cet endoctrinement finit par faciliter énormément aux terroristes la tâche de nous attirer. En effet, il leur suffit pour cela de nous faire part des parties qu’on ignore et/ou de nous ramener à leur interprétation littérale et conforme à la tradition islamique. <br></p>



<p> Autrement dit, grâce à l’endoctrinement qu’on subit à notre enfance, les terroristes n’ont même pas besoin de nous convaincre d’un nouveau système religieux. Ils s’attaquent directement au nôtre, celui dans lequel nous avons été élevés, en l’adaptant à la doctrine salafiste djihadiste. Et inévitablement, une certaine proportion de nos jeunes tombent dans le panneau.<br></p>



<p> On nous dit souvent, notamment dans les médias, que les terroristes procèdent par lavage de cerveau pour attirer de nouveaux adeptes. Cela est vrai, mais il est important de comprendre que la majorité de ces derniers ont d&rsquo;ores et déjà un <em>«cerveau lavé»</em>. Les terroristes se contentent d’enfoncer le clou.<br></p>



<p> Qui y résiste et qui y succombe ? La réponse à cette question est complexe et dépasse la portée de cet article, mais qu&rsquo;importe… L&rsquo;essentiel est qu’au final, un certain nombre de nos jeunes se trouve, inévitablement, séduit par le projet djihadiste, et que nous en sommes en grande partie responsables, du fait de l’endoctrinement qu’on leur fait préalablement subir.<br></p>



<p> Par conséquent, même en étant militairement plus forts, on ne va jamais réussir à éradiquer le terrorisme tant qu’on se contente de le combattre sur terrain. D’autant plus qu’en l’occurrence, l’ennemi n’a absolument pas peur de la mort, qu’il considère même comme un objectif en soi et la clef de la victoire ultime, celle de garantir une place au paradis, dans sa présumée  vie <em>post mortem</em>.<br></p>



<h3 class="wp-block-heading"> Il est temps d’affronter courageusement la société<br></h3>



<p> Il n’y a pas de solution magique conduisant à l’élimination définitive du terrorisme, mais pour arriver un jour à cette fin, il y a un combat intellectuel, contre le terrorisme et non pas les terroristes, qu’il faut accepter de faire. Cela devra passer par un travail dur, collaboratif et de très longue durée. Et ce dans le cadre d’un plan axé autour de deux mesures fondamentales.<br></p>



<p> La première consiste à priver le terrorisme de son point fort, à savoir l’endoctrinement préétabli, en arrêtant d’apprendre aux enfants à idolâtrer des idées ou des personnes, quelles qu’elles soient. Et la deuxième est de leur apprendre, au contraire, à user de leur sens de la logique et de l’analyse envers toutes les idées et toutes les personnes. Ce n’est que de cette façon qu’on pourra immuniser nos futurs jeunes contre toute pensée dogmatique, et en particulier contre le fanatisme religieux, source du terrorisme.<br></p>



<p> Ce plan ne serait, de toute évidence, pas facile à appliquer, puisque son ennemi numéro 1 serait la société, elle-même victime de l’endoctrinement et donc, incapable de voir lucidement ses maux et ses problèmes en rapport avec ce sujet. Mais, ce qui est certain c’est qu’il y a un premier pas à faire : le fait que nos élites acceptent enfin d’être moins populistes, pour la bonne cause et au détriment de leurs images aux yeux cette société.</p>
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