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	<title>Archives des Transition énergétique - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Transition énergétique - Kapitalis</title>
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		<title>Nouveau choc mondial &#124; Argent rare pour les pays en développement</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 29 May 2026 09:26:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
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		<category><![CDATA[Transition énergétique]]></category>
		<category><![CDATA[Yahya Ould Amar]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Nous vivons dans un monde où le capital devient plus rare, plus cher et plus capté par les priorités du Nord aux dépens des pays en développement. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/29/nouveau-choc-mondial-argent-rare-pour-les-pays-en-developpement/">Nouveau choc mondial | Argent rare pour les pays en développement</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Depuis plusieurs mois, un signal majeur traverse le marché obligataire américain — c’est-à-dire le marché de la dette des États-Unis — sans être encore pleinement déchiffré par les capitales du Sud global. Elles auraient pourtant tort de le considérer comme une affaire lointaine de banquiers centraux, de traders ou d’économistes spécialisés. Ce signal engage leur avenir financier plus directement, et plus durablement, que celui des États-Unis eux-mêmes.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Yahya Ould Amar </strong>*</p>



<span id="more-18831054"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/02/Ould-Amar-Yahya.jpg" alt="" class="wp-image-335526"/></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Pour comprendre ce signal, il faut accepter d’entrer dans le langage technique des marchés parce que c’est précisément dans ces indicateurs, souvent réservés aux salles de marché, que se lit désormais la géopolitique réelle du développement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il existe d’abord une courbe des taux classique, qui indique le coût de l’argent selon la durée de l’emprunt — deux ans, cinq ans, dix ans ou plus. Mais les marchés construisent aussi une courbe des taux <em>«forward»</em>, qui exprime non pas seulement les taux d’aujourd’hui, mais les taux implicites attendus pour des périodes futures.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le taux réel forward à <em>«dix ans dans dix ans»</em> des bons du Trésor américain correspond ainsi au taux d’intérêt réel que les marchés anticipent pour un prêt de dix ans commençant dans dix ans. Parce qu’il regarde au-delà des turbulences immédiates ou passagères, il est souvent lu comme un indicateur du niveau auquel les taux réels de long terme pourraient durablement se stabiliser.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Or ce taux réel vient d’atteindre son plus haut niveau depuis plus de vingt ans. Cela signifie que le mouvement actuel ne peut être réduit au choc pétrolier provoqué par la fermeture du détroit d’Ormuz, puisque l’effet de l’inflation est corrigé – le signal est plus profond. Il révèle une transformation structurelle du prix mondial du capital, dans un monde où les grandes puissances financent simultanément leur réindustrialisation, leur réarmement, leur transition énergétique et leur révolution technologique, tandis que l’épargne disponible demeure limitée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour le Sud global, l’enjeu est immense, car il risque de payer, par un argent plus rare et plus cher, la nouvelle puissance productive du Nord.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La grande ruée vers le capital</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour saisir l’ampleur de ce qui se joue, il faut d’abord comprendre ce que les économistes appellent le taux d’intérêt réel neutre. Ce concept désigne le taux d’intérêt réel compatible avec une économie à son plein potentiel, sans surchauffe ni récession. C’est, en quelque sorte, le taux d’équilibre naturel du capital, ni trop cher pour décourager l’investissement, ni trop bas pour alimenter une bulle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pendant trente ans — des années 1990 jusqu’à la pandémie — ce taux neutre mondial a chuté inexorablement. Les banquiers centraux, les fonds de pension et les trésoriers d’État du monde entier s’y sont adaptés, construisant leurs modèles budgétaires, leurs stratégies de dette et leurs projets d’investissement dans un monde structurellement à taux bas. Ce monde est terminé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le taux réel forward à dix ans dans dix ans des bonds du Trésor constitue la meilleure approximation en temps réel, du taux d’intérêt réel neutre de long terme que les marchés anticipent. Quand il monte fortement — comme c’est le cas aujourd’hui — cela signifie que les investisseurs collectivement jugent que le taux neutre mondial s’est durablement réinstallé à un niveau structurellement plus élevé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est donc important de comprendre, pourquoi les forces profondes qui déterminent le coût à long terme du capital dans le monde ont changé de régime — et qui paiera le prix de ce changement&nbsp;?</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="MnZWN7YdOT"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/01/choc-petrolier-quelle-reponse-des-pays-du-sud-global/">Choc pétrolier | Quelle réponse des pays du Sud Global ?</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Choc pétrolier | Quelle réponse des pays du Sud Global ? » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/01/choc-petrolier-quelle-reponse-des-pays-du-sud-global/embed/#?secret=kMkfn1Ll33#?secret=MnZWN7YdOT" data-secret="MnZWN7YdOT" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Quand le Nord aspire l’épargne du monde</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La réponse tient à une réalité simple que les grandes puissances financent simultanément leur réindustrialisation, leur réarmement, leur transition énergétique et leur révolution technologique. Toutes ces priorités consomment l’épargne mondiale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aux États-Unis, les grands plans industriels, les dépenses de défense et les investissements massifs dans l’intelligence artificielle (IA) mobilisent des centaines de milliards de dollars. En Europe, la guerre en Ukraine a réveillé l’urgence énergétique et militaire. Partout, le rapatriement des chaînes de valeur — relocalisation industrielle de capacités autrefois transférées vers l’Asie — exige de reconstruire usines, infrastructures et compétences.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le choc de demande de capital est donc immense. Mais il est capté d’abord par les économies qui attirent déjà l’essentiel de l’épargne institutionnelle mondiale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Sud global entre dans cette compétition avec des monnaies plus fragiles, des marchés financiers moins profonds, des notations d’agences dégradées et des primes de risque plus lourdes. Il emprunte plus cher au moment même où le Nord aspire davantage de capital.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quand la demande de capital augmente plus vite que l’épargne disponible, son prix monte. Ce prix, c’est le taux d’intérêt réel. Et pour les pays en développement, cette hausse survient au pire moment, lorsqu’ils doivent financer à la fois leur industrialisation, leur transition énergétique et leur souveraineté économique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le taux neutre, révélateur d’une fracture de croissance potentielle</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La hausse du taux réel neutre révèle une fracture plus durable, celle de la croissance potentielle. Ce taux est lié à la capacité d’une économie à croître durablement sans inflation, grâce à sa démographie, son capital et sa productivité. Lorsqu’il augmente, les marchés anticipent donc, implicitement, une économie plus productive demain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est là que l’IA change l’équation. Si elle produit ne serait-ce qu’une partie des gains annoncés, les pays qui en maîtrisent les infrastructures — puissance de calcul, semi-conducteurs, modèles de fondation, données, applications industrielles — verront leur croissance potentielle s’élever.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais le problème est géographique. L’essentiel des investissements de l’IA se concentre aux États-Unis, en Chine et dans quelques économies avancées. L’Afrique, l’Asie du Sud et l’Amérique latine risquent fortement de rester à la périphérie – non productrices de cette révolution, mais clientes de technologies conçues ailleurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Sud global pourrait ainsi subir la hausse du coût mondial du capital sans bénéficier des gains de productivité qui la justifient. Il achèterait l’IA des autres, en paierait le prix financier, mais n’en capterait pas les dividendes.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="2iEiTFLYzM"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/18/xxi%e1%b5%89-siecle-ce-que-nous-avons-appris-et-ce-qui-sannonce/">XXIᵉ siècle | Ce que nous avons appris, et ce qui s’annonce</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« XXIᵉ siècle | Ce que nous avons appris, et ce qui s’annonce » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/18/xxi%e1%b5%89-siecle-ce-que-nous-avons-appris-et-ce-qui-sannonce/embed/#?secret=21KZ5JZLn9#?secret=2iEiTFLYzM" data-secret="2iEiTFLYzM" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Quand la dette devient une mécanique de dépendance</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La soutenabilité budgétaire obéit à une règle simple, formulée par Evsey Domar qui indique que lorsque le taux d’intérêt réel payé sur la dette publique dépasse durablement le taux de croissance réelle de l’économie, le ratio dette/PIB augmente mécaniquement, sauf à dégager des excédents budgétaires politiquement difficiles à maintenir (fiscalité…).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette contrainte pèse déjà sur les États-Unis eux-mêmes. Un taux réel forward à dix ans dans dix ans de trois et demi pour cent est difficilement compatible avec une économie dont la croissance réelle de long terme est estimée autour de deux et demi pour cent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est précisément pour cette raison que les marchés commencent à émettre des signaux sur la solvabilité américaine — dont le plus troublant est que les obligations souveraines chinoises libellées en dollars se négocient désormais quarante points de base <em>en dessous</em> des bons du Trésor américain de maturité comparable. Le marché dollar lui-même juge implicitement la Chine plus solvable que les États-Unis dans leur propre monnaie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais pour le Sud global, l’équation est autrement plus insupportable. Une économie africaine qui croit à un taux réel de 4 %, mais empruntant en dollars à 6 ou 8 % en termes réels, voit sa dette diverger par simple mécanique financière. Ce n’est pas nécessairement une faute de gestion, c’est l’arithmétique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La contradiction fondamentale du financement climatique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ici réside une hypocrisie structurelle que la diplomatie internationale préfère ne pas formuler trop clairement, mais qui devient chaque année plus intenable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les engagements de financement climatique du G7 — cent milliards de dollars par an dans un premier temps, trois cents milliards dans les engagements plus récents — ont été conçus dans un monde à taux zéro ou négatifs, où les institutions multilatérales pouvaient lever des fonds à très faible coût et les recycler en financements concessionnels (<em>prêts à taux inférieurs aux taux de marché</em>). Ce monde n&rsquo;existe plus. Les institutions de Bretton Woods — FMI, Banque mondiale et banques régionales de développement — opèrent sur des bilans et des mandats conçus dans l’ère de l’abondance monétaire post-2008. Leur capacité de prêt concessionnel est structurellement insuffisante face à l’ampleur des besoins dans un environnement de taux réels durablement élevés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La transition énergétique que les pays du G7 demandent au Sud global — abandonner les énergies fossiles, sauter directement vers les renouvelables, atteindre la neutralité carbone selon des calendriers négociés dans des salles climatisées de Paris, Londres ou New York — coûtera, selon l’Agence internationale de l’énergie, plus de 2000 milliards de dollars par an dans les économies en développement d’ici 2030. À un taux réel de financement de six à huit pour cent, le coût actualisé de cet effort devient mathématiquement insoutenable pour la majorité des budgets souverains concernés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pendant ce temps, le capital privé institutionnel — fonds de pension, compagnies d’assurance, véhicules d’infrastructure — qui était censé être mobilisé par effet de levier observe que le taux réel sans risque de référence américain est à trois et demi pour cent. Pour qu’il investisse dans une centrale solaire au Sahel, avec son risque de change (<em>la perte potentielle liée aux fluctuations de la monnaie locale face au dollar</em>), son risque politique, ses incertitudes réglementaires et son risque de construction, il faudra lui offrir un rendement ajusté du risque significativement supérieur. Ce rendement implique des tarifs d’électricité que les économies concernées ne peuvent pas absorber. Le bouclage financier est brisé — structurellement, pas accidentellement.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La géographie du taux neutre comme nouvelle carte de la vulnérabilité</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut insister sur un point que les économistes des institutions internationales tendent à oublier, le taux neutre mondial n’est pas une réalité unique que tous les pays subissent également.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le taux réel américain est le plancher implicite du système. Au-dessus, les marchés empilent des primes de risque (<em>des majorations de taux exigées pour compenser le risque supplémentaire perçu</em>) qui varient selon la solidité institutionnelle, la profondeur des marchés locaux, la liquidité des actifs, la crédibilité de la politique monétaire et la dynamique de la dette.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce que la hausse actuelle du taux neutre américain fait, concrètement, c’est déplacer vers le haut toute cette architecture de primes. Un pays qui empruntait à quatre pour cent en réel emprunte désormais à six pour cent en réel, voire plus. La différence, sur un horizon de dix à vingt ans, est la différence entre une trajectoire de développement soutenable et une décennie perdue consacrée à rembourser — ou à renégocier — une dette excessive.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce sont, ironiquement, les pays qui ont le mieux géré leur politique économique — ceux qui ont accédé aux marchés internationaux, réduit leur dépendance aux dons et aux prêts bilatéraux, développé leurs marchés obligataires domestiques — qui sont les plus directement exposés à cette transmission. Ils avaient joué selon les règles du système libéral. Le système vient de changer les règles.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="jHa8u5CfAk"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/23/le-divorce-nord-sud-la-fracture-du-siecle/">Le divorce Nord-Sud | La fracture du siècle ?</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le divorce Nord-Sud | La fracture du siècle ? » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/23/le-divorce-nord-sud-la-fracture-du-siecle/embed/#?secret=2WeqA2PJ3P#?secret=jHa8u5CfAk" data-secret="jHa8u5CfAk" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Quatre réponses pour ne pas subir le nouvel ordre du capital</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Face à cette nouvelle géographie du capital, le Sud global ne peut se contenter de demander de meilleures conditions. Il doit imposer une autre architecture financière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le premier impératif est d’exiger une recapitalisation massive des banques multilatérales de développement, assortie d’une réforme réelle de leur gouvernance. Le G7 ne peut mobiliser des milliers de milliards pour sa réindustrialisation et son réarmement tout en laissant sous-financées les institutions censées porter le développement, ni conserver des droits de vote hérités d’un ordre conçu avant la décolonisation d’une grande partie du Sud global.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le second est une indexation rigoureuse et contraignante des conditionnalités climatiques imposées au Sud global sur la réalité des conditions de financement. L’injonction d’abandonner le charbon d’ici 2030 formulée dans un monde à taux zéro n’a plus le même sens dans un monde à taux réel de plus de six pour cent. Les délais, les montants et les instruments doivent être recalibrés en conséquence — pas dans les discours, dans les engagements contractuels.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le troisième, relève de la souveraineté économique des pays concernés eux-mêmes. Le développement systématique des marchés obligataires en monnaie locale (<em>permettant à un État d’emprunter auprès d’investisseurs dans sa propre devise, éliminant le risque de change</em>), la réduction de l’exposition au financement externe en dollars, la construction de partenariats financiers diversifiés — incluant, avec discernement, les nouvelles institutions multilatérales non occidentales — ne sont plus des options idéologiques. Elles sont des nécessités prudentielles dans un monde où le coût de financement de référence vient d’être durablement réévalué à la hausse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le quatrième impératif est de distinguer radicalement la dette qui entretient la dépendance de la dette qui construit la puissance. Dans un monde de taux réels élevés, chaque dollar emprunté doit être orienté vers des actifs capables d’accroître la productivité future : énergie, ports, logistique, irrigation, éducation technique, infrastructures numériques&#8230;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, le Sud global doit comprendre que la hausse des taux réels américains n’est pas un simple accident de marché, c’est le signal d’un monde où le capital devient plus rare, plus cher et plus capté par les priorités du Nord — réindustrialisation, défense, IA, transition énergétique. Si rien ne change, les pays du Sud financeront indirectement la puissance des autres tout en voyant se refermer l’espace financier nécessaire à leur propre développement. La souveraineté économique se jouera dans la capacité à accéder à un capital long, stable et soutenable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Sud global doit dès lors cesser de subir le prix mondial de l’argent, il lui faut réformer l’ordre financier multilatéral, bâtir ses propres marchés de capitaux et refuser que l’accès au capital devienne le nouveau visage de l’inégalité mondiale.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Economiste, banquier et financier. </em><em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<item>
		<title>ANME &#124; 40 ans au cœur de la transition énergétique tunisienne</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/21/anme-40-ans-au-coeur-de-la-transition-energetique-tunisienne/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 21 May 2026 06:11:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[ANME]]></category>
		<category><![CDATA[énergies renouvelables]]></category>
		<category><![CDATA[maîtrise de l’énergie]]></category>
		<category><![CDATA[Transition énergétique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Quarante ans après sa création, l’ANME célèbre un parcours qui épouse l’histoire énergétique contemporaine de la Tunisie. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/21/anme-40-ans-au-coeur-de-la-transition-energetique-tunisienne/">ANME | 40 ans au cœur de la transition énergétique tunisienne</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Quarante ans après sa création, l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME) célèbre un parcours qui épouse l’histoire énergétique contemporaine de la Tunisie. À la Cité de la Culture de Tunis, décideurs publics, experts internationaux, industriels et acteurs de la société civile se sont réunis, mercredi 20 mai 2026, pour une conférence nationale sous le thème : «40 ans d’engagement pour l’énergie durable : bilan et perspectives de la transition énergétique en Tunisie».</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Lotfi Sahli</strong></p>



<span id="more-18795334"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Créée en 1985, l’ANME (appelée autrefois Agence de maîtrise de l’énergie, AME) est née dans un contexte marqué par les chocs pétroliers et la nécessité pour la Tunisie de rationaliser sa consommation énergétique. Dès ses premières années, l’agence avait lancé des programmes pionniers de maîtrise de l’énergie dans l’industrie et le bâtiment, tout en encourageant les premières expériences d’électrification rurale par l’énergie solaire. Cette période avait posé les bases d’une nouvelle culture énergétique nationale fondée sur l’efficacité, la sobriété et l’anticipation stratégique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les années 1990 ont constitué une deuxième étape déterminante. L’ANME a progressivement structuré un véritable cadre réglementaire autour des audits énergétiques obligatoires, des contrats-programmes et des mécanismes d’incitation fiscale destinés aux entreprises économes en énergie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Intégration du photovoltaïque au réseau national</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les campagnes de sensibilisation auprès des ménages et des collectivités locales ont également commencé à modifier les comportements de consommation. Cette décennie a surtout permis d’installer durablement la question énergétique dans les politiques publiques tunisiennes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au début des années 2000, l’agence est entrée dans une phase d’expansion et de modernisation. Le programme Prosol a transformé le paysage du solaire thermique en Tunisie et fait du pays une référence régionale dans ce domaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les premiers projets éoliens d’envergure ont été accompagnés par l’ANME, tandis que les réflexions sur l’intégration du photovoltaïque au réseau national ont commencé à prendre forme. Cette étape a aussi été marquée par l’ouverture vers les partenariats euro-méditerranéens et les financements internationaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après 2010, l’ANME a dû faire face à des défis plus complexes : hausse de la dépendance énergétique, volatilité des prix internationaux et impératifs climatiques. L’agence a alors participé à l’élaboration de la stratégie tunisienne de transition énergétique à l’horizon 2030 puis 2050, tout en développant des programmes liés à la mobilité électrique, aux bâtiments intelligents et à l’efficacité énergétique industrielle. Le Fonds de transition énergétique a renforcé les capacités d’investissement dans les projets durables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La manifestation organisée à Tunis a justement permis de retracer ces différentes étapes. La journée inaugurale a débuté par une cérémonie officielle marquée par des allocutions institutionnelles réunissant responsables gouvernementaux, partenaires internationaux et anciens dirigeants de l’agence. Un documentaire retraçant quarante années d’action de l’ANME a ensuite été projeté devant les participants, avant un échange consacré aux grandes mutations énergétiques vécues par la Tunisie depuis les années 1980.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="964" height="528" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Moncef-Ben-Abdallah-Nafaa-Baccari-ANME.jpg" alt="Moncef Ben Abdallah et Nafaa Baccari. " class="wp-image-18795358" style="width:800px" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Moncef-Ben-Abdallah-Nafaa-Baccari-ANME.jpg 964w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Moncef-Ben-Abdallah-Nafaa-Baccari-ANME-300x164.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Moncef-Ben-Abdallah-Nafaa-Baccari-ANME-768x421.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Moncef-Ben-Abdallah-Nafaa-Baccari-ANME-580x318.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Moncef-Ben-Abdallah-Nafaa-Baccari-ANME-860x471.jpg 860w" sizes="auto, (max-width: 964px) 100vw, 964px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h2 class="wp-block-heading">Les mécanismes d’appui à la transition énergétique</h2>



<ul class="wp-block-list"></ul>



<p class="wp-block-paragraph">Les travaux de la journée ont été composés de plusieurs séances plénières et tables rondes consacrées au bilan de la maîtrise de l’énergie, aux défis de la transition énergétique et aux nouvelles perspectives technologiques. Les intervenants ont débattu de l’essor des énergies renouvelables, de l’intégration des startups dans l’innovation énergétique, de la mobilité électrique et des nouvelles solutions de financement vert. Des représentants d’organisations régionales et internationales spécialisées dans l’énergie ont également pris part aux discussions, donnant à cette rencontre une dimension méditerranéenne et africaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui, jeudi 21 mai, la conférence se poursuivra avec une deuxième journée centrée sur les perspectives d’avenir. Les débats aborderont les mécanismes d’appui à la transition énergétique, le financement climatique et les partenariats internationaux. Les institutions financières internationales, dont la Banque européenne d’investissement, la KfW, la BAD et le Fonds vert pour le climat, présenteront leurs mécanismes de soutien aux projets énergétiques tunisiens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La clôture officielle devrait être marquée par des hommages aux anciens dirigeants de l’agence, un échange entre le premier PDG de l’ancienne AME et celui de l’actuelle ANME, ainsi que la présentation d’un rapport final traçant les grandes orientations de la feuille de route énergétique tunisienne pour les décennies à venir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À travers cette célébration, l’ANME ne commémore pas seulement un anniversaire institutionnel. Elle cherche surtout à réaffirmer le rôle stratégique de la transition énergétique dans l’avenir économique et environnemental de la Tunisie, à un moment où la souveraineté énergétique et la lutte contre le changement climatique deviennent des enjeux majeurs pour tout le bassin méditerranéen.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/21/anme-40-ans-au-coeur-de-la-transition-energetique-tunisienne/">ANME | 40 ans au cœur de la transition énergétique tunisienne</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Tunisie &#124; Transition énergétique et souveraineté sous contrainte</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/30/tunisie-transition-energetique-et-souverainete-sous-contrainte/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 30 Apr 2026 07:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[énergies renouvelables]]></category>
		<category><![CDATA[hydrogène vert]]></category>
		<category><![CDATA[souveraineté]]></category>
		<category><![CDATA[Transition énergétique]]></category>
		<category><![CDATA[véhicules électriques]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pour une Tunisie en transition, la souveraineté énergétique est prise dans des rapports d'interdépendance croissants.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/30/tunisie-transition-energetique-et-souverainete-sous-contrainte/">Tunisie | Transition énergétique et souveraineté sous contrainte</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>À mesure que le système énergétique mondial se reconfigure, la Tunisie s’inscrit dans une dynamique de transition accélérée. Véhicules électriques, projets d’énergies renouvelables et d’hydrogène vert, ouverture aux investissements internationaux : les signaux d’un basculement sont visibles. Mais derrière cette modernisation, une autre réalité se dessine celle d’une souveraineté prise dans des rapports d’interdépendance croissants, où l’accès aux ressources, aux technologies et aux marchés devient conditionnel.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Manel Albouchi</strong></p>



<span id="more-18707716"></span>



<p class="wp-block-paragraph">La transition énergétique tunisienne ne peut être comprise indépendamment de son environnement international. Elle s’inscrit dans une reconfiguration plus large des flux énergétiques mondiaux, marquée par la transition verte européenne, la sécurisation des approvisionnements et la montée en puissance des énergies renouvelables comme instruments géopolitiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte, la Tunisie change de statut : d’espace périphérique, elle devient un territoire d’articulation entre différentes logiques de puissance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ses ressources, notamment solaires, et sa proximité avec l’Europe la positionnent au cœur de nouvelles chaînes de valeur énergétiques.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Avancées réelles, mais transition encore embryonnaire</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le plan interne, la transition est engagée, mais reste structurellement incomplète.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La production nationale d’électricité atteint environ 20 térawattheures (TWh) par an, en progression régulière. Toutefois, elle demeure largement dominée par les énergies fossiles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les énergies renouvelables représentent aujourd’hui entre 5 et 6 % du mix électrique, ce qui traduit une phase encore initiale de transformation, en décalage avec les objectifs affichés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le même temps, la Tunisie reste dépendante à près de 60 % de ses besoins énergétiques, principalement via les importations de gaz naturel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces données posent un cadre clair : la transition est amorcée, mais elle s’inscrit dans une structure de dépendance persistante.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Modernisation visible et mutations sociales</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La transformation se manifeste également dans l’espace social.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’introduction de véhicules électriques, notamment ceux du constructeur chinois BYD, constitue un marqueur tangible de cette mutation. Des modèles accessibles, à partir d’environ 55 000 dinars, et dotés d’autonomies pouvant dépasser 500 km rendent cette technologie progressivement intégrée dans le paysage urbain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette diffusion est soutenue par des dispositifs publics, notamment l’exonération des droits de consommation et la régulation des importations par quotas.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parallèlement, des initiatives locales émergent, à l’image du réseau de bornes de recharge développé par Helios, encore limité mais structurant les premières bases d’une infrastructure nationale.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Transition et interdépendances structurelles</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Derrière ces avancées, la structure du système énergétique tunisien reste marquée par de fortes interdépendances.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les technologies clés, notamment les panneaux solaires, sont majoritairement importées. Les investissements dans les projets stratégiques impliquent des acteurs étrangers. Les débouchés, en particulier dans le domaine de l’hydrogène vert, s’orientent principalement vers les marchés européens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, la transition énergétique s’opère dans une configuration où la production locale repose sur des chaînes de valeur globalisées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce modèle n’est pas spécifique à la Tunisie. Il caractérise de nombreuses économies en transition. Mais il pose une question centrale : celle de la capacité à maîtriser les conditions de production et de valorisation de l’énergie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Du marché ouvert à l’accès conditionnel</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le système énergétique mondial évolue vers une forme de régulation plus complexe. Il ne repose plus uniquement sur des mécanismes de marché ouverts, mais sur <em>«des logiques d’accès conditionnel»</em> aux ressources, aux infrastructures et aux circuits de distribution. Les flux énergétiques sont désormais traversés par des considérations géopolitiques, diplomatiques et stratégiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce cadre, l’information elle-même devient un enjeu : sa circulation est partiellement différenciée, et son accès dépend des positions occupées dans les réseaux de décision.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce déplacement transforme la nature de la souveraineté énergétique. Celle-ci ne se réduit plus à la possession de ressources, mais implique la capacité à s’insérer dans des systèmes d’accès hiérarchisés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une perspective systémique, la transition énergétique tunisienne peut être analysée comme un système en réorganisation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les transformations en cours produisent des effets en chaîne : l’accélération technologique accroît les besoins en importation&nbsp;; l’intégration aux marchés internationaux renforce les dépendances&nbsp;; ces dépendances exigent des formes accrues de coordination politique et économique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le système ne progresse pas de manière linéaire. Il fonctionne par ajustements successifs, dans un équilibre instable.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La dépendance comme impensé politique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La dépendance énergétique n’est pas uniquement un fait économique. Elle est aussi un objet politique difficile à stabiliser. Elle oscille entre reconnaissance partielle et discours de dépassement, sans toujours faire l’objet d’une élaboration explicite.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une perspective psychopolitique, cette ambivalence produit des effets : polarisation du débat public&nbsp;; défiance envers les projets structurants&nbsp;; difficulté à construire des orientations stratégiques partagées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La dépendance n’est pas seulement subie : elle est aussi insuffisamment pensée.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Clivage et illusion de maîtrise</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Face à la complexité, le débat public tend à se structurer autour d’oppositions simplifiées : souveraineté contre dépendance, ouverture contre menace.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce mécanisme renvoie au concept de clivage développé par Melanie Klein, qui permet de réduire l’ambivalence en divisant le réel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais cette simplification a un coût&nbsp;: elle transforme des enjeux structurels en affrontements moraux, rendant plus difficile leur traitement réel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le même temps, la souveraineté peut fonctionner comme une forme d’illusion de maîtrise. En effet, les sociétés produisent des illusions pour se protéger de l’incertitude. La souveraineté, dans ce sens, agit comme une réponse à l’angoisse d’un monde instable&nbsp;: une manière d’affirmer une maîtrise là où celle-ci est partielle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans <em>‘‘L’Avenir d’une illusion’’</em>, Sigmund Freud, compare le Moi à un cavalier tentant de diriger un cheval plus puissant que lui. De la même manière, le politique tente d’organiser un système (économique, technologique, géopolitique) dont il ne contrôle pas entièrement les forces.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le politique dans un système instable</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte, les décisions politiques s’inscrivent dans une dynamique de régulation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le secteur énergétique devient un espace de concentration d’enjeux économiques, stratégiques et symboliques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les interventions dans ce domaine peuvent être interprétées comme des tentatives d’ajustement dans un système en déséquilibre, où la maîtrise complète n’est pas accessible, mais où la capacité d’action reste déterminante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte, certaines décisions (comme le limogeage, annoncé hier, mardi 28 avril, de la ministre de l’Énergie par le président Kaïs Saïed) prennent une portée qui dépasse leur dimension administrative.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La transition énergétique tunisienne ne se réduit ni à un processus d’autonomisation, ni à une simple reproduction de la dépendance. Elle s’inscrit dans un espace intermédiaire. Un entre-deux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce cadre, la souveraineté ne peut plus être pensée comme une indépendance absolue. Elle devient une capacité à&nbsp;: organiser les interdépendances, négocier les conditions d’accès, structurer la valeur produite.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Produire de l’énergie ne suffit pas. Ce qui compte, c’est la capacité à en maîtriser les conditions. Et c’est précisément dans cet espace <em>«discret, instable, mais décisif»</em> que se joue aujourd’hui l’avenir énergétique de la Tunisie.</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Sv5oQwVBhN"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/29/detroit-dhormuz-ferme-catastrophe-a-venir-pour-la-tunisie/">Détroit d’Hormuz fermé, catastrophe à venir pour la Tunisie ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Détroit d’Hormuz fermé, catastrophe à venir pour la Tunisie ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/29/detroit-dhormuz-ferme-catastrophe-a-venir-pour-la-tunisie/embed/#?secret=AulpLlQUvf#?secret=Sv5oQwVBhN" data-secret="Sv5oQwVBhN" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<item>
		<title>Terna soutient les startups énergétiques en Tunisie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 Apr 2026 09:08:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Amperan Technologies]]></category>
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		<category><![CDATA[électricité]]></category>
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		<category><![CDATA[Terna]]></category>
		<category><![CDATA[Transition énergétique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Terna met l’accent sur les startups et la coopération technologique avec l'écosystème énergétique tunisien.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Depuis Tunis, Terna (Rete Elettrica Nazionale), l’entreprise italienne de transport d’électricité, relance sa stratégie d’innovation dans le secteur de l’énergie, en mettant l’accent sur les startups, la formation spécialisée et la coopération technologique avec l&rsquo;écosystème tunisien.</em></strong></p>



<span id="more-18677011"></span>



<p class="wp-block-paragraph">La deuxième édition du Sommet de l’Innovation Terna s’est tenue, mardi 21 avril 2026, au Startup Village Menzah. Des acteurs tunisiens et internationaux y ont participé, ainsi que Terna Forward, le fonds de capital-risque du groupe italien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette initiative s’inscrit dans le cadre du projet Terna Innovation Zone à Tunis, inauguré en janvier 2025 et premier pôle d’innovation du groupe en Afrique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon l’entreprise italienne, le hub tunisien a été conçu pour soutenir l’entrepreneuriat local, renforcer l’expertise du secteur énergétique et favoriser le développement de technologies utiles à la transition, en étroite collaboration avec le partenariat industriel entre Terna et la Société tunisienne d’électricité et de gaz (Steg).</p>



<p class="wp-block-paragraph">La présentation du rapport <em>«Innovating the Grid Africa 2026»</em>, réalisé par Terna en collaboration avec Mind the Bridge, a été particulièrement remarquée. Ce document offre un panorama actualisé du paysage énergétique africain, mettant en lumière les enjeux critiques d’infrastructure auxquels sont confrontés les réseaux électriques, le dynamisme croissant des startups et le rôle de plus en plus important des partenaires internationaux dans les programmes de transition énergétique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce sommet confirme ainsi le rôle de la Tunisie comme plateforme méditerranéenne pour le pilotage d’un modèle alliant innovation ouverte, soutien aux entreprises émergentes et diplomatie industrielle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2025, Terna avait déjà sélectionné cinq startups tunisiennes, dont Kumulus Water et Kamioun, dans le cadre de son programme d’accompagnement, et a poursuivi ces dernières semaines ses activités de mise en réseau avec les incubateurs et les centres de compétitivité locaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour 2026, le ministère tunisien de l’Industrie annonce que DeepVolt, Amperan Technologies, Orbita, ProVerdy et Pixii Motors ont été sélectionnées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Stratégiquement, cette opération est liée au projet Elmed, l’interconnexion électrique entre la Tunisie et l’Italie, que la Commission européenne considère comme une infrastructure clé pour l’intégration des réseaux électriques nord-africain et européen et l’accélération du développement des énergies renouvelables en Tunisie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elmed est une liaison sous-marine à courant continu de 600 mégawatts, destinée à renforcer la sécurité énergétique, les échanges d’électricité et l’intégration du marché.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.</strong></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie &#124; Un gisement solaire exploitable de 3000 heures par an</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/11/tunisie-un-gisement-solaire-exploitable-de-3000-heures-par-an/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 11 Apr 2026 09:45:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[ANME]]></category>
		<category><![CDATA[énergies renouvelables]]></category>
		<category><![CDATA[Imed Landolsi]]></category>
		<category><![CDATA[Transition énergétique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie dispose d'«mine d'or» inépuisable d'énergies renouvelables, avec un gisement solaire de plus de 3 000 heures par an.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/11/tunisie-un-gisement-solaire-exploitable-de-3000-heures-par-an/">Tunisie | Un gisement solaire exploitable de 3000 heures par an</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’impératif de transition énergétique en Tunisie s&rsquo;impose comme une priorité nationale.</em></strong> <strong><em>Face à un déficit énergétique de l’ordre de 65 % des besoins nationaux en 2025, la Tunisie doit réduire cette dépendance en exploitant la «mine d&rsquo;or» inépuisable des énergies renouvelables, avec un gisement solaire de plus de 3 000 heures par an.</em></strong></p>



<span id="more-18614906"></span>



<p class="wp-block-paragraph">C’est ce qu’a indiqué Imed Landolsi, le directeur de l&rsquo;énergie éolienne et de la biomasse à l’Agence nationale pour la maîtrise de l&rsquo;énergie (ANME), dans un entretien à l’agence <a href="https://www.tap.info.tn/fr/Portail-%C3%A0-la-Une-FR-top/20058908-entre-le-gisement" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Tap</a>, ajoutant que, pour transformer ce potentiel en levier de croissance, la Tunisie a adopté une stratégie audacieuse à l’horizon 2030, qui repose sur trois objectifs portant sur une réduction de 30 % de l’intensité énergétique, l’intégration de 35 % d’énergies renouvelables dans le mix électrique et un engagement climatique fort visant à réduire l’intensité carbone de 45 %.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«L’objectif de porter la part de la Tunisie des énergies renouvelables à 35 % de son mix énergétique, d’ici 2030 </em>[alors qu’il n’est qu’à 4% aujourd’hui, Ndlr]<em>, est réalisable, à condition que les efforts de toutes les parties prenantes se conjuguent dans une action collective»</em>, a-t-il prévenu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tout en admettant, que des défis d’ordres juridique, institutionnel et tarifaire freinent encore le développement des investissements dans les énergies renouvelables, M. Landolsi a estimé que des avancées concrètes ont été engagées pour lever ces obstacles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et de se montrer optimiste, d’autant plus que, a-t-il précisé, <em>«l’année 2025 a été marquée par un saut qualitatif dans la production d’électricité issue des énergies renouvelables»</em>, ajoutant que <em>«cette tendance haussière s&rsquo;accentuera dans les années à venir, portée par la mise en service de projets réalisés sous les régimes de concessions, d’autorisations et d&rsquo;autoproduction»</em>.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/11/tunisie-un-gisement-solaire-exploitable-de-3000-heures-par-an/">Tunisie | Un gisement solaire exploitable de 3000 heures par an</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie &#124; L’ingénierie, un impératif de souveraineté nationale</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/06/tunisie-lingenierie-un-imperatif-de-souverainete-nationale/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 06 Apr 2026 07:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelwaheb Ben Moussa]]></category>
		<category><![CDATA[énergies renouvelables]]></category>
		<category><![CDATA[ingénieurs]]></category>
		<category><![CDATA[ressources humaines]]></category>
		<category><![CDATA[Transition énergétique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un levier stratégique semble encore sous-estimé par la Tunisie : la valorisation de ses ressources humaines, et notamment de ses ingénieurs,</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/06/tunisie-lingenierie-un-imperatif-de-souverainete-nationale/">Tunisie | L’ingénierie, un impératif de souveraineté nationale</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>À l’heure où la Tunisie peaufine son plan de développement 2026-2030, le pays se trouve à la croisée des chemins. Entre une machine économique grippée par des déséquilibres macroéconomiques persistants et une pression asphyxiante sur les finances publiques, un levier stratégique semble encore tragiquement sous-estimé : la valorisation de nos ressources humaines, et plus particulièrement de nos ingénieurs, souvent tentés&nbsp;par l’émigration pour trouver de meilleures opportunités personnelles et professionnelles</em></strong><strong> : une hémorragie de capital gris et un naufrage économique annoncé ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Abdelwaheb Ben Moussa *</strong></p>



<span id="more-18583396"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Abdelwahab-Ben-Moussa.jpg" alt="" class="wp-image-18394138" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Abdelwahab-Ben-Moussa.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Abdelwahab-Ben-Moussa-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Abdelwahab-Ben-Moussa-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Le constat est brutal, presque insoutenable pour une nation qui mise sur l’innovation et la montée en gamme industrielle. Chaque année, la Tunisie diplôme environ 8 000 ingénieurs, mais en voit s’envoler entre 6 000 et 6 500 vers d’autres cieux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce n’est plus de la mobilité professionnelle, c’est une véritable hémorragie. En 2022, ce chiffre a même atteint le pic alarmant de 6 500 départs, selon l’Ordre des ingénieurs tunisiens (OIT).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette fuite massive ne vide pas seulement nos bureaux d’études ; elle érode les fondements mêmes de notre souveraineté nationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comment prétendre à une autonomie technologique, à une transition énergétique réussie ou à une cybersécurité digne de ce nom quand nos cerveaux les plus brillants vont construire l’avenir des économies du Nord ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Chaque départ est une subvention déguisée que la Tunisie, malgré ses difficultés, offre aux nations les plus riches, perdant ainsi le bénéfice de décennies d’investissement dans l&rsquo;éducation publique.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="559" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Ingenierie-Tunisienne.png" alt="" class="wp-image-18583402" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Ingenierie-Tunisienne.png 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Ingenierie-Tunisienne-300x164.png 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Ingenierie-Tunisienne-768x419.png 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Ingenierie-Tunisienne-580x317.png 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Ingenierie-Tunisienne-860x469.png 860w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading">Défi énergétique : l’ingénierie comme bouclier</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’un des enjeux majeurs du plan 2026-2030 réside dans notre capacité à briser la dépendance aux énergies fossiles importées, qui grèvent structurellement notre budget. La transition vers les énergies renouvelables et l’hydrogène vert n’est pas une option esthétique, c’est une nécessité de survie. Cependant, installer des panneaux photovoltaïques ou des éoliennes ne suffit pas à créer de la souveraineté si nous restons de simples importateurs de technologies et de maintenance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le véritable défi est d’ordre intellectuel : maîtriser le mix énergétique, optimiser les réseaux intelligents (Smart Grids) et concevoir des solutions de stockage adaptées à notre climat. Sans une armée d’ingénieurs spécialisés, nous passerons d’une dépendance au gaz étranger à une dépendance technologique étrangère. L’ingénierie tunisienne doit être le fer de lance de cette <em>«indépendance énergétique 2.0»</em>, capable de transformer nos contraintes climatiques en avantages compétitifs.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un écosystème qui rejette ses talents</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pourquoi nos talents partent-ils ? La réponse est connue, mais les remèdes tardent. Des perspectives salariales dérisoires face à une inflation galopante, des structures économiques sclérosées et un manque criant de projets stimulants à l’échelle nationale. L’environnement productif tunisien actuel semble incapable d’absorber cette matière grise, créant un cercle vicieux où le manque d’innovation décourage l’investissement, lequel finit par pousser les talents à l’exil.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus grave encore, la déconnexion entre le monde académique et le secteur productif reste une plaie ouverte. Les collaborations sont fragmentaires, et la recherche appliquée, parent pauvre des politiques publiques, peine à devenir ce moteur de croissance tant espéré. Nos ingénieurs se retrouvent souvent confinés à des rôles de maintenance ou de gestion de processus obsolètes, loin des frontières technologiques où se joue la compétition mondiale.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Rétention des compétences ou résistance souveraine ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour le plan 2026-2030, il ne s’agit plus de saupoudrer quelques incitations fiscales. Il faut un changement de paradigme radical. La rétention des talents et l’établissement de conditions attractives doivent être érigés en piliers de la sécurité nationale. Sans une masse critique d’ingénieurs installés durablement sur le territoire, la Tunisie restera condamnée à la dépendance et à la sous-traitance à faible valeur ajoutée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les réformes doivent être systémiques et s&rsquo;articuler autour de trois axes majeurs :</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Soutien massif à l’innovation et à la R&amp;D&nbsp;</em></strong>:&nbsp;il est impératif de multiplier les fonds de capital-risque dédiés aux projets industriels innovants. La propriété intellectuelle doit devenir un indicateur de performance national&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Facilitation des investissements de rupture</em></strong>&nbsp;:&nbsp;le cadre législatif doit être assoupli pour permettre une intégration rapide de l&rsquo;IA et de la Green-Tech dans le tissu industriel et financier&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Refonte du lien université-entreprise</em></strong>&nbsp;:&nbsp;le passage à une économie de la connaissance exige que les universités deviennent de véritables laboratoires pour les entreprises, avec des doctorats industriels généralisés.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Façonner notre propre destin</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’intégration des ingénieurs dans les grands chantiers nationaux — de la gestion du stress hydrique à la modernisation des services financiers — doit être le cœur battant du prochain plan quinquennal. Il ne s’agit pas d’un débat corporatiste, mais d’une question de survie économique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si la Tunisie veut cesser d’être la pépinière gratuite du monde pour enfin redevenir un pôle de décision souverain, elle doit comprendre qu&rsquo;investir massivement dans ses ingénieurs coûte infiniment moins cher que de subir leur absence. Car à force de former des talents pour les autres, nous finirons par n’être que les spectateurs de notre propre déclin, importateurs de solutions que nos propres enfants ont conçues ailleurs. Affirmer la place stratégique de l’ingénieur, c’est choisir, enfin, de piloter notre avenir plutôt que de le laisser s&rsquo;exporter irrémédiablement.**</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Ingénieur en informatique, cadre d’une banque publique.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>** Ce texte a été élaboré avec l’assistance d’un outil d’IA.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/06/tunisie-lingenierie-un-imperatif-de-souverainete-nationale/">Tunisie | L’ingénierie, un impératif de souveraineté nationale</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>La Tunisie s’apprête à lancer la 6ᵉ phase des projets d’énergie renouvelable</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/05/la-tunisie-sapprete-a-lancer-la-6%e1%b5%89-phase-des-projets-denergie-renouvelable/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 05 Apr 2026 10:07:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[énergie renouvelable]]></category>
		<category><![CDATA[Transition énergétique]]></category>
		<category><![CDATA[Wael Chouchane]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie s'apprête à lancer la 6e phase du système d’autorisations pour les nouveaux projets d’énergie renouvelable. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/05/la-tunisie-sapprete-a-lancer-la-6%e1%b5%89-phase-des-projets-denergie-renouvelable/">La Tunisie s’apprête à lancer la 6ᵉ phase des projets d’énergie renouvelable</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La sixième phase du système d’autorisations pour les nouveaux projets d’énergie renouvelable, d’une capacité de 1, 2 et 10 mégawatts, sera lancé dans le courant de ce mois.</em></strong> <em>(Photo : Centrale-solaire-photovoltaïque à Metbasta &#8211; Kairouan).</em></p>



<span id="more-18587715"></span>



<p class="wp-block-paragraph">C’est ce qu’a annoncé le secrétaire d’État à la Transition énergétique, Wael Chouchane, qui s’exprimait, samedi 4 avril 2026, lors de la clôture de la deuxième édition du Salon de l’Agriculture, de l’Eau, de l’Irrigation et des Énergies renouvelables, destiné aux gouvernorats de Médenine, Tataouine, Gabès et Kébili.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces projets permettront d’élargir la base d’investisseurs et de renforcer les initiatives privées, a souligné Chouchane, en rappelant que la cinquième phase de ce système avait abouti à l’octroi de 186 autorisations préliminaires pour des projets solaires, représentant une capacité totale d’environ 286 MW.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Stratégie nationale de l’énergie à l’horizon 2035 repose sur le renforcement de la souveraineté et de la sécurité énergétiques, ainsi que sur la mise en place de services énergétiques modernes, fiables et compétitifs, a précisé le secrétaire d’État.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon lui, la Tunisie vise à produire 35 % de son électricité à partir de sources renouvelables d’ici 2030, puis à porter cette part à 50 % d’ici 2035. <em>«Ces objectifs nationaux ne pourront être atteints que par des projets concrets dans les régions, ce qui souligne le rôle essentiel du développement régional dans la transition énergétique»</em>, a-t-il souligné.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Chouchane a ajouté que le mix énergétique tunisien était constitué d’environ 9 % d’énergies renouvelables jusqu’en mars 2026, avec un objectif de 10 à 11 % d’ici la fin de l’année. <em>«Cette part pourrait atteindre 20 à 25 % d’ici fin 2027, grâce à la mise en service de plusieurs nouveaux projets»</em>, a-t-il affirmé.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.</strong> (avec <a href="https://www.tap.info.tn/fr/Portail-Economie/20034680-lancement-bient%C3%B4t" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Tap</a>). </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/05/la-tunisie-sapprete-a-lancer-la-6%e1%b5%89-phase-des-projets-denergie-renouvelable/">La Tunisie s’apprête à lancer la 6ᵉ phase des projets d’énergie renouvelable</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>«Biat O’Vert» &#124; La Biat s&#8217;engage davantage dans la finance durable</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/02/biat_lance_biat_o_vert/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 Apr 2026 12:50:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Biat O’Vert]]></category>
		<category><![CDATA[consommation]]></category>
		<category><![CDATA[empreinte carbone]]></category>
		<category><![CDATA[énergies renouvelables]]></category>
		<category><![CDATA[projets responsables]]></category>
		<category><![CDATA[Transition énergétique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Biat lance «Biat O’Vert», une offre dédiée au financement des projets responsables et à impact environnemental positif.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/02/biat_lance_biat_o_vert/">«Biat O’Vert» | La Biat s&rsquo;engage davantage dans la finance durable</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><a><strong><em>La </em></strong></a><a href="http://www.biat.com.tn/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong><em>Biat</em></strong></a><strong><em> lance «Biat O’Vert», une nouvelle offre dédiée au financement de la consommation et des projets responsables et à impact environnemental positif. Cette nouvelle offre s’inscrit pleinement dans la démarche de développement durable de la banque et consolide son engagement en faveur de la transition énergétique.</em></strong></p>



<span id="more-18575316"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un contexte où la transition écologique constitue un enjeu majeur, la demande en solutions de financement responsables continue de progresser de manière soutenue en Tunisie, portée par une volonté croissante de réduire l’empreinte carbone, par le développement des énergies renouvelables et par l’adoption de modes de consommation plus respectueux de l’environnement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à ces enjeux, la Biat met à la disposition de ses clients, particuliers, professionnels et entreprises, sa nouvelle offre <em>«Biat O’Vert»</em> destinée à accompagner la réalisation de leurs projets à valeur environnementale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette initiative traduit la volonté de la banque de proposer des solutions concrètes en réponse aux nouveaux besoins du marché.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des conditions de financement avantageuses</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dédiée au financement d’un large éventail de projets, <em>«Biat O’Vert»</em> repose sur des conditions de financement avantageuses et adaptées aux spécificités de chacun d’entre eux, permettant ainsi de faciliter l’accès à des investissements durables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les particuliers et les professionnels, <em>«Biat O’Vert»</em> se décline en deux variantes :<br><em>«Biat O’Vert</em> Rénov» facilite la réalisation de travaux liés à la réduction de la consommation d’énergie des logements et à l’amélioration de la gestion de l’eau, la modernisation d’équipements à fort impact environnemental et l’installation d’équipements utilisant des énergies renouvelables, tandis que «<em>«Biat O’Vert</em> <em>Auto»</em> favorise l’adoption de solutions de mobilité plus respectueuses de l’environnement à travers l’acquisition de véhicules hybrides ou électriques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette offre accompagne également les entreprises dans leurs projets de transformation durable, de modernisation énergétique et de réduction de leur impact environnemental grâce à la variante <em>«Biat O’Vert Entreprises»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec <em>«Biat O’Vert»</em>, la Biat franchit une nouvelle étape en transformant ses financements en leviers de durabilité et en apportant des réponses adaptées aux attentes du marché.</p>



<p class="wp-block-paragraph">A travers cette initiative, elle renforce son positionnement de banque citoyenne, innovante et confirme son engagement à soutenir la transition énergétique et à promouvoir les projets écoresponsables pour un avenir plus durable.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Acteur de référence en Tunisie</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Banque universelle, acteur de référence en Tunisie, la <a href="http://www.biat.com.tn/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Biat</a> constitue aujourd’hui un groupe bancaire solide avec ses filiales dans les domaines de l’assurance, de la gestion d’actifs, du capital-investissement, de l’intermédiation boursière et du conseil.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Implantée sur tout le territoire, la Biat compte aujourd’hui 206 agences à travers toute la Tunisie. Près de 2500 collaborateurs travaillent au service de tous ses clients : particuliers, professionnels, PME, grandes entreprises et institutionnels.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Très attentive à sa responsabilité sociétale, la Biat a traduit son positionnement citoyen par de nombreux engagements. La création de la Fondation BIAT pour la jeunesse tunisienne, au printemps 2014, en est emblématique et ancre cet engagement de façon pérenne.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Communiqué.</strong></em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/02/biat_lance_biat_o_vert/">«Biat O’Vert» | La Biat s&rsquo;engage davantage dans la finance durable</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Transition énergétique &#124; Kairouan s&#8217;illumine avec 850 nouveaux points LED</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/25/transition-energetique-kairouan-sillumine-avec-850-nouveaux-points-led/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Mar 2026 22:51:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CONSO]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Kairouan]]></category>
		<category><![CDATA[lampes LED]]></category>
		<category><![CDATA[ministère de l’Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Pnud]]></category>
		<category><![CDATA[Transition énergétique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Grâce à l&#8217;installation de 850 lampes LED, la municipalité de Kairouan transforme son paysage urbain au profit de plus de 107 000 habitants pour une ville durable et sûre. Cette initiative est le fruit d&#8217;une collaboration entre la municipalité de Kairouan, le ministère de l’Environnement et le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD),...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/25/transition-energetique-kairouan-sillumine-avec-850-nouveaux-points-led/">Transition énergétique | Kairouan s&rsquo;illumine avec 850 nouveaux points LED</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Grâce à l&rsquo;installation de 850 lampes LED, la municipalité de Kairouan transforme son paysage urbain au profit de plus de 107 000 habitants pour une ville durable et sûre.</strong></em></p>



<span id="more-18519330"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Cette initiative est le fruit d&rsquo;une collaboration entre la municipalité de Kairouan, le ministère de l’Environnement et le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), en vue d&rsquo;améliorer les conditions de vie des citoyens tout en intégrant des solutions d&rsquo;efficacité énergétique performantes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà du simple éclairage, ce projet s&rsquo;inscrit dans une stratégie globale visant à rendre les villes tunisiennes plus sûres, plus résilientes et plus respectueuses de l&rsquo;environnement, indique la municipalité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La technologie LED à Kairouan ne se limite pas à une amélioration esthétique mais permet aussi une baisse significative de la consommation d&rsquo;énergie, souligne la même source.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Y. N.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/25/transition-energetique-kairouan-sillumine-avec-850-nouveaux-points-led/">Transition énergétique | Kairouan s&rsquo;illumine avec 850 nouveaux points LED</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Le stockage d’énergie par batteries gagne du terrain en Tunisie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/12/le-stockage-denergie-par-batteries-gagne-du-terrain-en-tunisie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Mar 2026 08:12:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ali Kanzari]]></category>
		<category><![CDATA[batteries]]></category>
		<category><![CDATA[dépendance énergétique]]></category>
		<category><![CDATA[électricité]]></category>
		<category><![CDATA[énergie solaire]]></category>
		<category><![CDATA[énergies vertes]]></category>
		<category><![CDATA[Transition énergétique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie mise sur le stockage d’électricité par batteries comme nouvel élément de sa transition énergétique. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/12/le-stockage-denergie-par-batteries-gagne-du-terrain-en-tunisie/">Le stockage d’énergie par batteries gagne du terrain en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La Tunisie mise sur le stockage d’électricité par batteries comme nouvel élément de sa transition énergétique, afin de soutenir le développement des énergies renouvelables et de réduire sa dépendance aux sources étrangères. Le marché national du stockage d’électricité par batteries de grande capacité dans les secteurs industriel et commercial est estimé à 3&nbsp;000 MWh, alors même que le pays a accéléré, après des années de retard, le déploiement de ses capacités solaires et éoliennes, pour atteindre environ 1&nbsp;000 mégawatts, indique l’agence de presse Tap.</em></strong></p>



<span id="more-18467021"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Confrontée à une forte dépendance énergétique qui pèse lourdement sur le budget de l’État et à une demande d’électricité sans cesse croissante, la Tunisie accélère sa transition vers les énergies vertes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au cœur de cette transformation, le déploiement généralisé de systèmes de stockage d&rsquo;énergie par batterie (BESS) flexibles et techniquement faciles à installer est considéré comme un levier clé pour stabiliser un réseau national de plus en plus alimenté par l’énergie solaire et éolienne, écrit Tap, notant que le pays importe encore 65 % de ses besoins énergétiques, avec une dépendance particulièrement forte à l’égard de l’Algérie, qui fournit 78 % de ses importations.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Solutions moins coûteuses et plus flexibles</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Le principal défi de cette transition demeure l’intermittence de l’énergie solaire et éolienne»</em>, a déclaré Ali Kanzari, président de l’Union nationale des installateurs photovoltaïques, lors d’une table ronde à Rimini, en Italie, sur le thème <em>«Systèmes de stockage d’énergie par batteries (BESS) : une solution clé pour la transition énergétique tunisienne»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour garantir la stabilité du réseau, le stockage d’énergie est la solution idéale, selon M. Kanzari, qui a souligné que <em>«si le pays se concentre sur de grands projets hydroélectriques, tels que la centrale hydroélectrique à accumulation par pompage d’El Meleh (600 MW), dont la mise en service est prévue en 2033, l’urgence actuelle exige des solutions moins coûteuses et plus flexibles».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les systèmes de stockage d’énergie constituent également une solution pour les particuliers et les entreprises qui souhaitent stocker l’énergie produite par leurs panneaux solaires pour une utilisation en soirée, et ainsi réduire leurs factures. Ils peuvent aussi servir de source d’alimentation de secours en cas de coupure de courant, assurant ainsi une alimentation continue aux infrastructures critiques. Les systèmes de stockage d’énergie par batteries (Bess) gagnent donc du terrain grâce à un avantage significatif : leur déploiement rapide.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Le Battery Energy Storage Systems</em> ou <em>stockage d&rsquo;énergie par batteries (Bess) est une solution qui peut être mise en œuvre en cinq fois moins de temps que le stockage par pompage-turbinage»</em>, a souligné Kanzari lors d&rsquo;’une table ronde organisée le jeudi 6 mars 2026 à Key, The Transition Expo, le salon international de la transition énergétique, avec le soutien de la Fondation Res4Africa.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà des aspects techniques, les enjeux sont économiques. Le marché du stockage d’électricité par batteries géantes dans les secteurs industriel et commercial tunisien est estimé à 3&nbsp;000 MWh. Des études de faisabilité sont déjà en cours pour des projets d’envergure, notamment un complexe photovoltaïque de 400 MWc couplé à un stockage par batteries de 600 MWh à Kebili.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Miser sur les interconnexions régionales</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette stratégie de stockage vise non seulement à atteindre l’indépendance énergétique nationale, mais aussi à dynamiser les exportations. Dans cette optique, la Tunisie renforce ses interconnexions régionales&nbsp;: tandis qu’une interconnexion de 800&nbsp;MW avec l’Algérie existe déjà pour gérer les excédents, le projet Elmed, un câble sous-marin de 600&nbsp;MW reliant le pays à l’Europe, devrait être achevé d’ici 2030. En optimisant la gestion du réseau et en réduisant les coûts de pointe, la Tunisie espère transformer sa vulnérabilité énergétique en une opportunité de devenir un pôle d’énergie verte en Méditerranée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte, le recours aux batteries est perçu comme un outil essentiel pour stabiliser le réseau, absorber la production intermittente d’énergies renouvelables et renforcer la sécurité d’approvisionnement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les partenaires internationaux contribuent également à consolider cette dynamique. En novembre 2025, la Banque mondiale a approuvé un programme de 430 millions de dollars pour moderniser le secteur électrique tunisien, accélérer le déploiement des énergies renouvelables, renforcer le Steg et attirer les investissements privés. L’Union européenne soutient également le projet d&rsquo;interconnexion électrique Elmed avec l’Italie grâce à de nouveaux fonds, un projet jugé stratégique pour intégrer davantage d’énergie propre au système tunisien et au marché régional.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Tunis, le défi consiste désormais à transformer les annonces en capacités opérationnelles concrètes. Le stockage par batteries, s’il s’accompagne d’investissements dans le réseau et d’un cadre réglementaire plus stable, pourrait devenir l’un des outils les plus concrets pour maîtriser le coût de la dépendance énergétique et assurer une plus grande continuité dans la croissance des énergies renouvelables.</p>
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