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	<title>Archives des Ukraine - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Ukraine - Kapitalis</title>
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		<title>Nouveau tournant dans la guerre russo-ukrainienne</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 26 May 2026 06:53:26 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>L’Ukraine a subi, dans la nuit du samedi 23 à dimanche 24 mai 2026, une attaque dévastatrice de la part de la Russie.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/26/nouveau-tournant-dans-la-guerre-russo-ukrainienne/">Nouveau tournant dans la guerre russo-ukrainienne</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’Ukraine a subi, dans la nuit du samedi 23 à dimanche 24 mai 2026, une attaque dévastatrice de la part de la Russie. La capitale a essuyé des tirs de centaines de drones et de dizaines de missiles. Selon divers rapports, la Russie aurait utilisé le nouveau et redoutable missile hypersonique Oreshnik lors de cette attaque. </em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Habib Glenza</strong>, à Lödz. </p>



<span id="more-18817986"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Le principal danger du missile hypersonique&nbsp;Oreshnik, capable de transporter plusieurs ogives, réside dans le fait que sa vitesse et sa trajectoire le rendent pratiquement impossible à arrêter pour les systèmes de défense aérienne ukrainiens.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est la troisième fois que la Russie utilise ce type de missile contre l’Ukraine, selon des médias polonais.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Indignation européenne à géométrie variable</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le chancelier allemand Friedrich Merz a qualifié l’utilisation du missile hypersonique d’<em>«escalade irresponsable»</em>. Le président français Emmanuel Macron a également condamné l’emploi de cette arme.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces deux va-en-guerre ne voient que ce que fait Poutine en Ukraine, mais se gardent de dénoncer ou même de commenter lorsque Netanyahou rase Gaza ou lorsque les Américains&nbsp;mènent&nbsp;une&nbsp;opération&nbsp;surprise&nbsp;contre&nbsp;trois sites&nbsp;nucléaires&nbsp;iraniens,&nbsp;larguant&nbsp;14&nbsp;bombes&nbsp;GBU-57,en plus des missiles, avions et drones…</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon Volodymyr Zelensky, qui a communiqué cette information via Telegram, l’attaque russe de dimanche a fait au moins quatre morts et plus de 100 blessés. Là aussi le bilan des morts et des blessés, côté ukrainien, est incomparable au nombre de morts et de blessés à Gaza&nbsp;ou en Iran.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Outre l’utilisation du nouveau missile hypersonique, la Russie a attaqué l’Ukraine avec 600 drones et 90 missiles.&nbsp;La capitale ukrainienne est régulièrement prise pour cible par Poutine. C’est l’un des endroits qui a le plus souffert de la guerre depuis le début du conflit en 2022. Et cette fois-ci, le choix d’utiliser ce type de missile hypersonique pour attaquer la capitale ukrainienne est largement perçu comme une menace nucléaire lancée par Poutine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Même si, dans ce cas, le missile hypersonique&nbsp;Oreshnik&nbsp;transportait des bombes conventionnelles, il est aussi conçu pour emporter une ogive nucléaire et peut avoir alors une capacité de destruction dévastatrice. Ce troisième lancement apparaît clairement comme un avertissement.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un conflit transformé en guerre d&rsquo;usure</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le conflit en Ukraine est depuis un certain temps une guerre d&rsquo;usure, dans laquelle les deux camps maintiennent une tension constante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les analystes s’accordent à dire qu’une victoire militaire est impossible pour les&nbsp;Ukrainiens en dépit&nbsp;du fait que les Russes ne progressent pas sur le terrain, et Poutine a récemment évoqué, pour la première fois, la possibilité d’un accord de paix imminent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Zelensky a certes des problèmes internes, mais les analyses de la presse internationale indiquent qu’une guerre très&nbsp;longue et très coûteuse n’arrange pas les affaires des Russes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De son côté, l’Ukraine, malgré ses faiblesses, parvient à se maintenir et conserve le soutien indéfectible de l’Union européenne, le grand perdant dans cette affaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En face, la Russie souffre, mais pas suffisamment pour que sa population ait le sentiment que le pays s’effondre. Il ne semble donc pas que la guerre soit sur le point de prendre un tournant radical pour le moment. Mais son coût en vies humaines commence à devenir insupportable. La paix devrait être une aspiration urgente tant pour l’Ukraine que pour la Russie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cela nous ramène à&nbsp;la sagesse du président&nbsp;chinois Xi Jinping qui a lancé à son homologue américain, Donald Trump, lors de sa récente visite à Pékin : <em>«Ensemble&nbsp;nous gagnerons&nbsp;!»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette propension chinoise à la paix s’explique par l’histoire même de la Chine&nbsp;: en 5000 ans d’existence, les Chinois se sont montrés d’excellents commerçants mais ils n’ont jamais été de bons guerriers. &nbsp;&nbsp;</p>
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		<title>Les drones ukrainiens menacent la vie de Poutine</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/07/les-drones-ukrainiens-menacent-la-vie-de-poutine/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 07 May 2026 09:10:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Vladimir Poutine]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’isolement de Poutine s’est accentué et les inquiétudes au Kremlin concernant un coup d’État ou une tentative d’assassinat par drone. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/07/les-drones-ukrainiens-menacent-la-vie-de-poutine/">Les drones ukrainiens menacent la vie de Poutine</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La Fédération de Russie a renforcé les mesures de sécurité pour protéger Vladimir Poutine face à la crainte croissante d’attentats alors que le président s’isole de plus en plus et se consacre entièrement à la gestion de la guerre en Ukraine. Ses craintes sont surtout motivées par la performance des drones ukrainiens et un assassinat par drone est redouté.&nbsp;</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18741162"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le <a href="https://www.ft.com/content/fe70c89e-b5d7-4f89-8eb4-83afbe721d7c?syn-25a6b1a6=1">Financial Times</a>, le Service fédéral de protection (FSO), chargé de la protection des hauts responsables russes, a considérablement renforcé ces derniers mois la sécurité autour du chef du Kremlin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon des sources à Moscou et une source proche des services de renseignement européens, Poutine passe plus de temps dans des bunkers souterrains, gérant directement les détails de la guerre, tout en se désintéressant progressivement des affaires civiles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’isolement de Poutine s’est accentué ces dernières années, notamment depuis la pandémie de Covid-19 mais les inquiétudes au Kremlin concernant un coup d’État ou une tentative d’assassinat –en particulier par drone– ont fortement augmenté depuis mars, selon la même source.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Le choc de l’attaque de drone ukrainienne « Toile d’araignée » est encore vif»</em>, a déclaré une source au <em>FT</em>. L’année dernière, des drones ukrainiens ont ciblé des bases aériennes russes dans des régions de l’extrême nord du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les inquiétudes sécuritaires se sont également accrues après l’arrestation du président vénézuélien Nicolás Maduro par les États-Unis en janvier, selon une autre source.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En réponse, les services de sécurité ont renforcé leurs mesures. Poutine a réduit ses apparitions publiques et les contrôles sur ses visiteurs sont devenus plus rigoureux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le président et sa famille ne se rendent plus dans leurs résidences de la banlieue de Moscou et de la région de Valdaï. Il passe plus de temps dans des abris, notamment dans la région de Krasnodar, dans le sud de la Russie, où il travaille pendant des semaines d’affilée. Les médias d’État ont diffusé des images préenregistrées pour donner l’illusion d’une vie normale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les membres de son entourage, y compris les chefs cuisiniers, les photographes et les gardes du corps, ont reçu pour consigne d’éviter les transports en commun, les téléphones portables et les appareils connectés à Internet à proximité de lui. Des systèmes de surveillance ont été installés à leur domicile.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des sources bien informées suggèrent que les récentes coupures d’Internet à Moscou pourraient être en partie liées aux mesures de protection contre les drones et à la sécurité du président.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon des sources du renseignement européen, les forces de sécurité fédérales mènent des recherches approfondies avec des chiens dressés et des agents sont déployés le long des rives de la Moskova en prévision d’une éventuelle attaque de drone.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces préoccupations sécuritaires ne concernent pas uniquement Poutine. Lors d’une réunion de sécurité l’année dernière, les agences de sécurité se sont mutuellement rejeté la responsabilité de l’incapacité à protéger les hauts responsables militaires après une série d’attentats liés à l’Ukraine dont l’assassinat du général Fanil Sarfarov.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lors de cette réunion, le chef du Service fédéral de sécurité (FSB) Alexandre Bortnikov a mis en cause le ministère de la Défense qui ne dispose pas d’une unité dédiée à la protection des hauts fonctionnaires, tandis que le chef de la Garde nationale Viktor Zolotov a décliné toute responsabilité, invoquant des ressources limitées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Finalement, Poutine a chargé le FSB de la protection de dix généraux de haut rang dont trois chefs d’état-major adjoints sous les ordres de Valery Gerasimov.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Il ne veut plus ni voir ni entendre</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le renforcement des mesures de sécurité coïncide avec l’attention quasi exclusive que Poutine porte à la guerre. Selon ses proches, il y consacre environ 70% de son temps. Quant aux autres activités, elles se limitent à de rares rencontres avec des dirigeants étrangers ou à des discussions sur l’économie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un initié a expliqué que le seul moyen pour le joindre est d’être impliqué dans la gestion de la guerre.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’analyste politique Andreï Kolesnikov estime que Poutine <em>«ne veut plus ni voir ni entendre»</em> et qu’il s’appuie presque entièrement sur les services de sécurité qui contrôlent désormais la plupart des aspects de la vie dans le pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce détachement a engendré un mécontentement croissant en Russie, alimenté par la lassitude de la guerre et l’aggravation des crises internes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon des sondages officiels et indépendants, la popularité de Poutine a chuté à son plus bas niveau depuis l’automne 2022, date à laquelle il a annoncé une mobilisation partielle.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Des restrictions sur Internet</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les réseaux sociaux regorgent de publications critiquant le gouvernement pour les restrictions d’accès à Internet, les taxes et autres mesures économiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’une des critiques les plus virulentes provient d’une vidéo publiée par Victoria Bonya, influenceuse russe qui réside à Monaco suivie par 12,9 millions d’abonnés sur Instagram, dans laquelle elle déclare que <em>«les gens ont peur de lui»</em>. La vidéo a recueilli plus de 1,5 million de <em>«j’aime»</em>, incitant le Kremlin à reconnaître l’avoir visionnée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Suite à cela, Poutine s’est exprimé publiquement pour la première fois sur les restrictions d’internet, appelant les autorités à <em>«expliquer les choses au public»</em> plutôt que de simplement interdire l’accès sans rien dire.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 27 avril, Poutine a effectué sa deuxième apparition publique de l’année, en visitant une école de gymnastique à Saint-Pétersbourg. Une vidéo le montrait en train d’interagir avec un groupe de jeunes filles, une scène que les analystes ont interprétée comme une tentative de projeter une image de proximité avec le peuple.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, la diminution de ses apparitions publiques –contre au moins 17 l’année précédente– témoigne d’un renforcement des mesures de sécurité et d’une moindre attention portée aux questions intérieures.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Le fossé entre ce que Poutine souhaite aborder et ce que l’on attend de lui se creuse»</em>, a déclaré l’analyste Tatiana Stanovaya, prévenant que des vagues de mécontentement populaire risquent de s’amplifier dans les prochains mois.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/07/les-drones-ukrainiens-menacent-la-vie-de-poutine/">Les drones ukrainiens menacent la vie de Poutine</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>La guerre d’Ukraine a inspiré les stratèges iraniens</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/22/la-guerre-dukraine-a-inspire-les-strateges-iraniens/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Apr 2026 07:50:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Avant le conflit avec les États-Unis et Israël, l’Iran a cherché à comprendre comment les Ukrainiens avaient pu résister aux Russes. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/22/la-guerre-dukraine-a-inspire-les-strateges-iraniens/">La guerre d’Ukraine a inspiré les stratèges iraniens</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Une enquête du <a href="https://www.ft.com/content/08629b39-9d82-4046-a1b9-3023009ffa81" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Financial Times</a> se basant sur plus de 300 articles parus dans 12 revues et périodiques militaires iraniens au cours des cinq dernières années, a révélé qu’avant le dernier conflit avec les États-Unis et Israël, l’Iran a cherché à comprendre comment les Ukrainiens s’étaient défendus et avaient pu résister à l’offensive russe qui durait depuis plus de trois ans. </em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18668537"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Ces articles offrent un aperçu unique et révélateur du fonctionnement opaque du pouvoir iranien, notamment de ses discussions internes, de l’évolution de ses tactiques et de ses technologies prioritaires. Ils révèlent que l’Iran a étudié de près l’Ukraine afin d’en tirer des enseignements, en particulier concernant les drones et s’est concentré sur la modernisation de ses capacités de cyberguerre. Ses dirigeants ont exprimé leur inquiétude quant à la planification proactive de leurs forces. Ils montrent également que Téhéran a suivi de près les performances de la Russie et la manière dont l’Ukraine s’est adaptée pour affronter un adversaire bien plus puissant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le journal rapporte que Hossein Dadvand, haut gradé de l’armée, dirige une importante académie militaire au nord de Téhéran. Il est chargé de former des milliers de soldats iraniens aux tactiques de combat et à la victoire sur le champ de bataille. Dans la période précédant la guerre de plusieurs semaines contre Israël et les États-Unis, Dadvand figurait parmi les responsables militaires iraniens qui ont tiré des enseignements stratégiques du conflit en Ukraine.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imprimantes 3D pour produire des drones</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un article, il expliquait que ces enseignements couvraient un large éventail de domaines, allant de la résilience de la production de défense ukrainienne à l’utilisation d’imprimantes 3D pour produire en masse des drones à bas coût. Ses recommandations avaient été publiées il y a deux ans dans une revue de défense iranienne de renom.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dadvand exhortait ses supérieurs à encourager l’Iran à investir dans les drones, à déployer des unités de combat plus agiles et mobiles et à moderniser ses méthodes d’entraînement et de combat. Il suggérait également l’intégration de l’intelligence artificielle dans l’arsenal militaire iranien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si les conclusions de Dadvand n’étaient pas surprenantes en soi, elles ont peut-être donné un premier aperçu de l’évolution de la situation en Iran. L’année dernière, lors d’une rare interview accordée dans un stand de tir récemment ouvert, il a révélé que Téhéran avait mis à jour ses manuels et ses méthodes d’entraînement pour tenir compte de l’expérience ukrainienne. <em>«La guerre russo-ukrainienne a été l’un des cas que nous avons étudiés avec attention. Un aspect clé de ce conflit a été l’utilisation massive de petits drones et de l’intelligence artificielle. Aujourd’hui, nous assistons à l’intégration de technologies de pointe, telles que l’intelligence artificielle, la mécanique quantique et les nanotechnologies dans le domaine militaire»</em>, a déclaré Dadvand.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le <em>FT</em> a noté que tous les articles analysés étaient publiés dans des revues accessibles au public, affiliées aux plus prestigieuses écoles d’état-major et instituts de formation du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) et des forces armées iraniennes régulières. Parmi leurs auteurs figurent de hauts gradés, des officiers ambitieux et des universitaires chargés d’analyser les défis stratégiques auxquels l’Iran est confronté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces études offrent un éclairage fascinant sur la pensée militaire iranienne et permettent de tirer des enseignements applicables aux conflits futurs. <em>«Ces documents sont destinés à l’apprentissage militaire»</em>, a déclaré Nicole Grajewski, spécialiste des affaires iraniennes à Sciences Po Paris, qui ajoute : <em>«Ils servent à générer des idées et à observer les réactions, idées qui sont parfois réexaminées et modifiées»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le journal britannique estime que l’enseignement le plus important que nous apportent ces articles réside dans la manière dont les hauts dirigeants iraniens ont évalué les vulnérabilités de leur pays, un sujet qu’ils avaient déjà abordé dans des écrits antérieurs à la guerre contre Israël et les États-Unis. Parmi ces éléments figure un article co-écrit par Kioumars Heidari et Abdolali Pourshasb, deux anciens commandants de l’armée iranienne, paru dans la revue <em>Strategic Defense Studies</em>. Ils y exprimaient leur inquiétude face au manque de planification proactive nécessaire pour contrer les <em>«menaces émergentes»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2023, ils affirmaient que l’Iran devait accélérer le recrutement de spécialistes, réformer ses manœuvres militaires et planifier ses acquisitions d’armements en s’appuyant sur des technologies de pointe telles que les drones, les lasers et les plateformes spatiales. Ils citaient également le conflit en Ukraine comme source de <em>«nouvelles menaces»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Je pense que l’une des raisons pour lesquelles ils écrivent sur la guerre en Ukraine est qu’ils disposent de données sur ce conflit.&nbsp;Ils veulent que les étudiants soient familiarisés avec les opérations qui s’y déroulent et avec le mode opératoire des Russes»</em>, a commenté Grajewsky, ajoutant qu’écrire sur des conflits étrangers favorise une plus grande introspection.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien que les revues de recherche militaire iraniennes soient moins détaillées que leurs homologues russes, Grajewsky a noté qu’elles constituent un bon moyen pour les différentes branches de rivaliser pour obtenir des ressources et de l’attention.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aziz Nasirzadeh, ancien commandant de l’armée de l’air, devenu ensuite ministre de la Défense et tué lors d’une frappe aérienne le 28 février, a co-écrit un article sur la guerre Iran-Irak qui se concluait par un appel urgent à Téhéran pour qu’il reconstruise sa flotte de chasseurs négligée en achetant des Su-35 à la Russie. Cet article a été publié dans la revue <em>Defense Futures Studies</em>, une publication de l’École d’état-major de l’armée iranienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’acquisition des coûteux Su-35 auprès de la Russie semble être un point de discorde entre les différentes branches de l’armée iranienne. Bien que Téhéran ait confirmé son intention de procéder à l’achat de ces avions, qui n’ont pas encore été livrés, peu après la nomination de Nasirzadeh au poste de ministre de la Défense, son article est antérieur de plusieurs mois à cette nomination.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans cet article, Nasirzadeh recommandait également d’équiper l’armée de l’air iranienne de drones kamikazes et d’intégrer l’intelligence artificielle aux procédures de sélection des cibles. Il préconisait aussi la <em>«rénovation des parties vétustes»</em> des bases aériennes. Nasirzadeh avait co-écrit une étude affirmant que l’efficacité de l’armée de l’air américaine avait diminué en raison du vieillissement de ses appareils et de l’échec de ses programmes de modernisation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Afshon Ostovar, spécialiste des affaires militaires iraniennes, a fait remarquer que ces articles figuraient parmi les rares sources d’information disponibles sur la manière dont l’Iran pourrait réagir dans certaines situations d’urgence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les articles analysés par le <em>FT</em> offrent un aperçu général de la façon dont les commandants pourraient gérer au mieux des situations telles que l’arraisonnement de navires dans le détroit d’Ormuz ou le refoulement d’un débarquement amphibie. Ces articles concluaient qu’une approche conflictuelle était préférable dans le premier cas, tandis que dans le second, ils suggéraient le minage des eaux côtières comme moyen de dissuasion.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ostovar a déclaré : <em>«Ces articles sont extrêmement intéressants lorsqu’ils abordent leurs propres pratiques, processus et procédures»</em>, ajoutant qu’en suivant les orientations éditoriales des revues importantes, on peut se faire une idée assez fiable des priorités de l’Iran. Il a poursuivi : <em>«On peut se faire une idée, même imparfaite, de la manière dont elles évoluent et s’adaptent, et elles en disent souvent long par les sujets qu’elles traitent»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De nombreux articles traitent de la technologie, des tactiques et des communications des drones, ainsi que d’études évaluant l’efficacité des batteries de défense aérienne iraniennes. On constate également un intérêt marqué pour le renforcement des capacités de cyberguerre, notamment l’intégration de l’intelligence artificielle dans la prise de décision et les attaques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les analystes ont noté que les officiers, les commandants et les responsables du renseignement rédigent parfois des articles de recherche sous pseudonyme. Ils ont souligné que les articles écrits par de hauts responsables devraient être pris beaucoup plus au sérieux que ceux écrits par des étudiants ou des universitaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Farzin Nadimi, chercheur principal au Washington Institute for Near East Policy, affirme que la recherche scientifique et technique tend à être plus rigoureuse que l’analyse stratégique. Ces articles de politique étrangère étaient souvent si mal documentés qu’il a qualifié leurs conclusions d’<em>«absurdes»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nadimi a déclaré que les services de renseignement américains auraient examiné attentivement les publications iraniennes afin d’y trouver des informations précieuses, ajoutant que Téhéran a pris des mesures pour empêcher les fuites d’informations sensibles en émettant des directives interdisant aux officiers et aux ingénieurs travaillant sur des projets de défense de trop en divulguer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, même des recherches superficielles peuvent être utiles pour comprendre l’état d’esprit des officiers iraniens. De nombreuses études ont dépeint Washington comme une puissance faible et ont perçu des opportunités pour l’Iran de remodeler le Moyen-Orient. L’Azerbaïdjan, de par ses liens étroits avec Israël, est considéré comme une menace pour la sécurité de l’Iran.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le <em>FT </em>cite Michael Connell, ancien officier du renseignement américain et expert de l’Iran au Center for Naval Analyses, qui affirme que les articles les plus pertinents sont ceux qui incluent des enquêtes menées auprès d’experts et de militaires en service actif sur des sujets moins sensibles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une étude analysée par le <em>FT</em> souligne l’importance d’empêcher les soldats d’être recrutés par des <em>«groupes déviants»</em>. Une autre révèle des problèmes chroniques dans les hôpitaux militaires, sujets à des crises en raison d’une dépendance excessive aux fournisseurs du secteur privé et d’une négligence de leurs <em>«missions essentielles»</em> au profit de la rémunération de civils générateurs de revenus.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’autres études, publiées antérieurement, ont exploré les moyens de prévenir les idées suicidaires chez les soldats ou ont constaté que les élèves des prestigieuses académies militaires iraniennes faisaient état d’une discrimination importante fondée sur la pauvreté ou l’origine ethnique de leur famille. Connell ajoute : <em>«Cela nous donne un aperçu de la vie quotidienne dans l’armée iranienne»</em>.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/22/la-guerre-dukraine-a-inspire-les-strateges-iraniens/">La guerre d’Ukraine a inspiré les stratèges iraniens</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Paris en ligne &#124; Polymarket, le casino des guerres et des catastrophes !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Apr 2026 06:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Polymarket, une inquiétante plateforme de prédiction numérique transformée en un  casino mondial des catastrophes et des guerres. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Une enquête publiée par le quotidien britannique <a href="https://www.theguardian.com/business/2026/apr/11/polymarket-gamblers-betting-iran-war-ukraine-news-truth" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Guardian</a> met en lumière les aspects éthiques et politiques troubles de Polymarket, une plateforme de prédiction numérique qui s’est récemment transformée en une sorte de «casino mondial» des catastrophes et des guerres.&nbsp;</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18642217"></span>



<p class="wp-block-paragraph">L’enquête retrace comment des parieurs en sont venus à miser des millions de dollars sur les moindres détails des guerres et des catastrophes humanitaires, soulevant des questions quant à la réduction de la souffrance humaine à de simples chiffres sur cette plateforme de paris.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’enquête part de la situation sur le terrain en Ukraine, et plus précisément dans la ville de</p>



<p class="wp-block-paragraph">Kostyantynivka, où des milliers de civils sont pris au piège sous les bombardements.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Derrière son écran d’ordinateur, un parieur anonyme du nom d’Horekunden perd rapidement patience. Sa frustration est dirigée contre l’Institute for the Study of War, un think tank américain qui publie quotidiennement une carte du front en Ukraine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Horekunden et d’autres parieurs anonymes, cette carte est <em>«un gribouillis incohérent et décousu digne d’un dessin d’enfant de cinq ans !»</em>. Elle ne leur est d’aucune utilité pour les aider dans leur pari.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une force économique redoutable</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ces individus parient sur la prise de la gare de la ville par les forces russes, les mises sur ce seul événement dépassant le demi-million de dollars. Cette scène illustre le fossé moral total entre le parieur en ligne et la réalité sanglante sur le terrain. Aucune compassion pour les victimes, seul l’appât du gain importe.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’enquête indique que la plateforme Polymarket n’est plus une simple application de paris, elle est devenue une force économique redoutable. Alors que son volume d’échanges avoisinait les 400 millions de dollars en juillet 2024, elle est désormais capable d’atteindre ce montant en une seule journée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec l’essor de cette plateforme, des signes inquiétants sont apparus : les parieurs ne se contentaient plus d’observer les événements mais tentaient de <em>«manipuler la réalité»</em> et de la façonner à leur avantage financier.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des journalistes menacés</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Aisha Down, auteure de l’enquête, relate des incidents choquants où des parieurs ont menacé des journalistes de terrain, exigeant qu’ils modifient leurs reportages, car un seul mot pouvait entraîner la perte ou le gain de centaines de milliers de dollars.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’enquêtrice alerte sur l’impact économique plus large, citant des experts en conception de marchés de l’Université de Columbia qui avertissent que Polymarket commence à acquérir le statut de <em>«référence absolue»</em>.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le danger réside dans le fait que de grandes institutions financières, et même d’importantes banques internationales, ont commencé à citer les probabilités de la plateforme dans leurs rapports d’analyse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette dépendance ouvre la porte à la manipulation des marchés mondiaux. Un petit groupe de parieurs peut injecter des fonds dans un pari particulier pour en modifier les cotes, créant ainsi une fausse impression d’<em>«information privilégiée»</em> sur des événements politiques ou économiques majeurs, ce qui pourrait engendrer des turbulences au sein des fonds de pension et d’investissement internationaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le pouvoir de l’argent</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’un des aspects les plus complexes de l’enquête concerne la détermination de la <em>«vérité»</em> en cas de conflit. Si des parieurs divergent sur l’issue d’un événement – ​par exemple, s’il s’agissait d’une invasion ou d’une simple incursion–, la plateforme ne fait appel ni à des arbitres internationaux ni à des institutions juridiques. La décision est prise par un système de vote numérique basé sur une cryptomonnaie appelée UMA.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les votants sont totalement anonymes et les plus fortunés d’entre eux disposent d’un pouvoir de vote considérable. En fin de compte, la vérité est donc déterminée par le point de vue de ceux qui possèdent le plus d’argent, qui sont souvent aussi ceux qui misent le plus.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’enquête explore également la dimension humaine de ce phénomène à travers des entretiens avec des utilisateurs de ces plateformes, comme Joseph Francia, qui perçoit ces paris comme un moyen d’émancipation financière et justifie la moralité des paris sur les guerres en affirmant qu’ils apportent de la <em>«clarté»</em> au milieu du brouillard de la propagande politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette prétendue clarté a un prix élevé à savoir la marchandisation de la mort et de la destruction. Les spéculateurs ne se contentent plus d’observer l’effondrement des régimes ou les attaques contre les installations pétrolières, ils attendent ces catastrophes avec l’ardeur d’un investisseur avide de profit, une pratique que l’Institute for the Study of War a qualifiée d’<em>«exploitation répugnante»</em> de ses travaux de recherche.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Paris contradictoires, gain garanti</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a même ceux qui font des paris contradictoires sur deux plateformes de prédiction différentes. Début mars, une alerte de ce type signalait deux cotes différentes, proposées par Polymarket et un autre site de prédiction en ligne, Kalshi, concernant le choix de Mojtaba Khamenei comme prochain guide suprême de l’Iran.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Voici comment cela fonctionne : misez 33,6 centimes sur <em>«oui»</em> chez Polymarket et 47 centimes sur <em>«non»</em> chez Kalshi, la plateforme concurrente. Vous dépenseriez 80,6 centimes pour ces deux paris mais l’un des deux serait forcément gagnant que Mojtaba Khamenei soit choisi ou non comme successeur à son père. Le gain pour un pari correct est de 1$, ce qui signifie que la différence de 19,4 centimes représente le profit. Misez 1 000$ et vous gagnerez 194$.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’enquête du <em>Guardian</em> dresse un tableau sombre d’un avenir où les prédictions mondiales sont gérées par un <em>«casino»</em> numérique non réglementé et tire la sonnette d’alarme face à cette évolution qui menace non seulement l’intégrité journalistique mais aussi la stabilité mondiale en rendant les catastrophes <em>«rentables»</em> pour ceux qui parient dessus.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/17/paris-en-ligne-polymarket-le-casino-des-guerres-et-des-catastrophes/">Paris en ligne | Polymarket, le casino des guerres et des catastrophes !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Ukraine / Iran &#124; Quand l’ordre mondial vacille…</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 28 Mar 2026 06:14:24 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Avec la guerre d'Iran, Le monde évolue vers une configuration plus multipolaire, où plusieurs centres de pouvoir coexistent. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>«Novus Ordo Seclorum», la devise latine signifiant «Nouvel Ordre des Siècles», figurant au revers du Grand Sceau des États-Unis et sur le billet de 1 dollar, se fragilise. Le monde ne s’effondre pas. Mais il n’est plus certain de lui-même. Et ne sait plus où il va. Et cette incertitude, désormais la chose au monde la mieux partagée, par les riches comme par les pauvres, n’est pas sans conséquence&nbsp;sur les équilibres géopolitiques, l’économie mais aussi l’inconscient des peuples.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Manel Albouchi</strong></p>



<span id="more-18529839"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1.jpg" alt="" class="wp-image-15290578" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Pendant des décennies, un équilibre s’est imposé. Il reposait sur trois piliers : le pétrole, le dollar et la puissance militaire. Structuré depuis la Bretton Woods et consolidé par des institutions comme le Fonds monétaire international (FMI), cet ordre mondial a permis de stabiliser les échanges, d’organiser les alliances et de sécuriser les flux énergétiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les années 70, l’arrimage du pétrole au dollar a renforcé cette architecture. Le système du pétrodollar a durablement lié le triptyque. Et ce modèle a tenu non seulement parce qu’il était efficace, mais parce qu’il était perçu comme fiable.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le monde dans un entre-deux &nbsp;</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui, nous ne sommes ni face à un effondrement, ni dans une stabilité retrouvée. Nous sommes dans ce que l’on peut appeler un espace liminal : un moment de transition où les structures anciennes persistent, tandis que les nouvelles ne sont pas encore stabilisées. Dans cet entre-deux, les repères deviennent flous&nbsp;: &nbsp;les certitudes s’érodent, les équilibres se tendent. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les crises récentes en donnent une première lecture. La guerre entre la Russie et l’Ukraine a déjà profondément perturbé les marchés énergétiques. Avec la guerre en Iran, la hausse des prix du gaz et du pétrole ne va pas cesser ce qui se répercutera sur les prix du transport, des engrais, des céréales et autres produits agricoles, entraînant des pénuries alimentaires et une hausse de l’inflation dans de nombreuses régions du monde. Mais ces phénomènes ne sont pas seulement économiques. Ils signalent une transformation plus profonde : le système fonctionne encore, mais il ne produit plus le même sentiment de sécurité. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un système sous contrainte</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ces évolutions peuvent être éclairées à travers une grille simple : la pyramide de Maslow. Lorsque le besoin le plus fondamental (<em>«se nourrir»)</em> est affecté, ce n’est pas seulement l’économie qui vacille. C’est l’ensemble de la structure sociale qui est fragilisée. Les tensions remontent ensuite dans le système : insécurité économique, instabilité sociale, polarisation politique…</p>



<p class="wp-block-paragraph">Autrement dit, ce qui commence à la base finit par affecter l’ensemble de l’ordre mondial.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le même temps, les équilibres globaux évoluent. Des stratégies de dédollarisation émergent, notamment dans le cadre des Brics. Des accords commerciaux en monnaies locales se développent. Les chaînes d’approvisionnement se fragmentent sous l’effet des rivalités et des sanctions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le monde évolue vers une configuration plus multipolaire, où plusieurs centres de pouvoir coexistent sans qu’un cadre unique ne s’impose clairement. Ce mouvement ne marque pas la disparition de l’ordre actuel, mais sa transformation progressive.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’Iran&nbsp;: point de tension révélateur</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte, certains espaces concentrent les enjeux. L’Iran en est un exemple central. Par sa position stratégique (notamment autour du détroit d’Ormuz) et par son rôle dans les équilibres énergétiques, il se trouve au cœur des tensions régionales et internationales. Mais au-delà de ces éléments, il joue aussi un rôle de révélateur. Ce qui s’y cristallise dépasse les intérêts nationaux : il s’agit d’une expression des tensions d’un système global en transition. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une dimension reste souvent sous-estimée dans l’analyse géopolitique : celle de l’inconscient collectif. Un ordre mondial ne repose pas uniquement sur des institutions ou des rapports de force. Il repose aussi sur des représentations partagées : la croyance dans la stabilité d’une monnaie, la confiance dans les alliances, l’idée que le système est durable. Lorsque ces représentations se fragilisent, même sans rupture immédiate, l’ensemble devient plus instable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le système international continue de fonctionner. Le dollar reste dominant. Les échanges se poursuivent. Mais quelque chose a changé. Ce n’est pas seulement l’équilibre des puissances. C’est la manière dont cet équilibre est perçu. Ce qui vacille aujourd’hui, ce n’est pas seulement un ordre mondial, c’est la croyance qu’il était immuable. Dans cet espace liminal, le monde ne disparaît pas. Il se redéfinit. Et dans ces moments de transition, une chose devient décisive : la capacité à lire non seulement les faits visibles, mais aussi les transformations invisibles qui traversent les sociétés et l’inconscient collectif.</p>
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		<title>Pétrole &#124; Drones ukrainiens pour protéger les installations d’Aramco</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 15 Mar 2026 08:31:14 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le géant pétrolier Saudi Aramco est en pourparlers avancés pour l'achat de systèmes d’interception de drones auprès de l’Ukraine. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/15/petrole-drones-ukrainiens-pour-proteger-les-installations-daramco/">Pétrole | Drones ukrainiens pour protéger les installations d’Aramco</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le <a href="https://www.wsj.com/livecoverage/us-israel-iran-war-2026/card/saudi-aramco-in-talks-to-buy-ukrainian-drones-to-protect-oil-fields-OeOLvO58Rgo4tDqV7e4q" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Wall Street Journal</a> a révélé que le géant pétrolier Saudi Aramco est en pourparlers avancés pour l&rsquo;achat de systèmes d’interception de drones auprès de l’Ukraine, pays qui a acquis une solide expérience en faisant face à des milliers de drones kamikazes notamment iraniens lancés au-dessus de ses villes et de ses centrales électriques par la Fédération de Russie. </em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18477771"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le journal américain, Aramco via un intermédiaire saoudien, est en pourparlers avec des entreprises ukrainiennes de premier plan telles que SkyFall et Wild Hornets pour l&rsquo;achat de modèles avancés de drones intercepteurs* (P1-Sun et Sting), ainsi que de systèmes de guerre électronique produits par Phantom Defense.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces systèmes ont été spécifiquement conçus pour détruire les drones Shahed iraniens avant qu’ils n’atteignent les cibles en l’occurrence dans ce cas les infrastructures pétrolières saoudiennes. La Russie utilise ces drones de manière intensive contre l’Ukraine depuis 2022.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Expertise en matière de <em>«survie»</em></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les ingénieurs ukrainiens n’ont pas développé ces armes dans des laboratoires discrets. Au lieu de cela, ils ont procédé à la rétro-ingénierie des drones iraniens qui s’abattaient sur leurs habitations, obtenant ainsi les signatures radar et thermiques les plus précises de ces menaces.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce moment marque la transformation de l’Ukraine, qui passe d’un pays en quête d’aide militaire à un pays vendant son expertise en matière de <em>«survie»</em> au monde entier. Chaque drone intercepteur livré à l’Arabie saoudite finance la défense ukrainienne et réduit sa dépendance vis-à-vis de l’Occident.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Acheter auprès de l’Ukraine plutôt qu’auprès de géants comme Lockheed Martin ou Raytheon revient à admettre que les systèmes occidentaux onéreux (comme le Patriot, dont le missile coûte 3 millions de dollars) ne sont pas économiquement viables comparés à un drone qui ne coûte que 20 000 dollars. Un ratio coût/investissement de 150:1 représente une perte stratégique pour le pays qui se défend.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour l’Iran, cet accord marque le début de la fin de l’avantage stratégique conféré par les drones Shahed, qui ont menacé la navigation dans le détroit d’Ormuz et frappé des infrastructures vitales. Ils devront désormais faire face à des drones intercepteurs conçus par ceux qui les affrontent depuis des années maintenant.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une course contre la montre</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Avec 20 millions de barils par jour perturbés dans le détroit d’Ormuz et le déclenchement de la guerre avec l’Iran, Aramco se lance dans une course contre la montre pour sécuriser ses gisements et se installations avec des systèmes ayant fait leurs preuves sur le terrain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a affirmé cette semaine que des spécialistes ukrainiens se trouvaient au Qatar, aux Émirats arabes unis et en Arabie saoudite pour aider ces pays à faire face aux attaques de drones Shahed iraniens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Shahriar Amouzegar, chargé d’affaires iranien en Ukraine, a réagi, samedi 14 mars 2026, à cette assistance ukrainienne aux pays de Golfe dans un entretien avec l’AFP, il a déclaré : <em>«En ce qui concerne les mesures prises par l’Ukraine au Moyen-Orient contre les drones, nous les considérons essentiellement comme une blague et un geste purement symbolique»</em>. <em>«La présence de l’Ukraine dans cette guerre n’a pas vraiment d’importance pour nous. Nous ne la prenons pas très au sérieux»</em>, a-t-il renchéri. Il a également affirmé que Téhéran dispose de nouvelles technologies et d’innovations qui permettront de neutraliser tous ces efforts.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le diplomate iranien a toutefois averti qu’avec son soutien aux pays du Golfe, l’Ukraine entre désormais de fait dans une phase de confrontation directe avec Téhéran.<em> «Elle s’est rangée aux côtés de nos ennemis»</em>, a-t-il dit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est à indiquer que l’Ukraine a officiellement déployé des escadrons de drones intercepteurs et une équipe d’experts militaires en Jordanie afin de coordonner la protection de la base aérienne de Muwaffaq Salti où un drone kamikaze iranien a détruit un radar AN/TPY-2, composant essentiel du système de défense antimissile américain Thaad (Terminal High Altitude Area Defense) d’une valeur de 300 millions de dollars.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Les drones intercepteurs sont conçus pour neutraliser d’autres drones, notamment les modèles kamikazes, en les percutant directement. Souvent pilotés en réalité virtuelle (FPV) et peu coûteux (quelques milliers d’euros), ils offrent une défense économique et efficace contre les menaces à basse altitude, atteignant des vitesses de plus de 300 km/h.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/15/petrole-drones-ukrainiens-pour-proteger-les-installations-daramco/">Pétrole | Drones ukrainiens pour protéger les installations d’Aramco</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>L’Europe aura-t-elle besoin du pétrole russe ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 14 Mar 2026 06:48:29 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La Russie prête à fournir à nouveau l’Europe en pétrole et gaz, dans le cadre d'une coopération exempte de considérations politiques.   </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/14/leurope-aura-t-elle-besoin-du-petrole-russe/">L’Europe aura-t-elle besoin du pétrole russe ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Vladimir Poutine serait prêt à approvisionner à nouveau l’Europe en pétrole et en gaz, mais seulement si les pays européens s’engagent dans une coopération à long terme exempte de considérations politiques. Ce qui équivaudrait à un abandon de l’Ukraine et des Etats baltes par Bruxelles. Le président russe demanderait clairement qu’on le laisse faire ce qu’il veut comme on le fait du reste avec son alter égo américain Donald Trump.</em></strong><em> (Carte: Gazoducs et oléoducs russes irriguant l&rsquo;Union européenne avant la guerre en Ukraine). </em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Habib Glenza</strong>, <em>à Lodz (Pologne)</em></p>



<span id="more-18474126"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/05/Habib-Glenza.jpg" alt="" class="wp-image-155577"/></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">La guerre menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran a bouleversé les calculs stratégiques mondiaux, le pétrole et le gaz connaissant une baisse de production suite au chaos récemment déclenché au Moyen-Orient par ces deux Etats arrogants et belliqueux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La crise a offert à Moscou une opportunité de manœuvres diplomatiques, et Poutine n’a pas tardé à tenter de tirer profit de la situation pour renforcer la Russie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lors d’une rencontre télévisée consacrée au marché pétrolier et gazier, le chef du Kremlin a tendu une main à l’Union européenne en proposant de fournir des hydrocarbures à l’ensemble de la zone.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Moscou profite de la crise</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Selon l’agence de presse ukrainienne&nbsp;<em>United 24</em>, organe de presse du gouvernement, Poutine a déclaré que la Russie n’avait jamais refusé de collaborer avec les entreprises européennes dans le secteur pétrolier et gazier. Il a également affirmé être ouvert à une coopération renouvelée avec l’Europe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, l’aide du président russe aurait un prix. Il a présenté cette aide comme une assistance conditionnée à la reprise par l’Europe de sa coopération pétrolière et gazière avec la Russie, tout en soulignant qu’elle devait être exempte de toute considération politique</p>



<p class="wp-block-paragraph">Poutine a expliqué que, face à la crise énergétique croissante, la Russie continuerait de fournir du pétrole à ses partenaires commerciaux fiables, notamment en Asie et dans les États membres de l’UE que sont la Hongrie et la Slovaquie. Il a toutefois indiqué être disposé à collaborer de nouveau avec d’autres pays européens.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le pétrole n’a pas d’odeur</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Si les entreprises et les acheteurs européens décident soudainement de se réorienter et de nous offrir une coopération durable à long terme, exempte de pressions politiques… alors qu’ils le fassent. Nous n’avons jamais refusé»</em>, a déclaré Poutine, selon le&nbsp;<em>Moscow Times</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Nous sommes prêts à travailler avec les Européens, mais nous avons besoin de signaux de leur part indiquant qu&rsquo;ils sont prêts et disposés à travailler avec nous et à garantir cette durabilité et cette stabilité»</em>, a ajouté Poutine, sans ironie aucune, mais en goûtant à l’avantage substantiel que lui donne la crise actuelle de l’énergie provoquée par ses adversaires supposés et alliés providentiels, les Etats-Unis, en lançant la guerre contre l’Iran. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>United 24</em>&nbsp;a noté que les remarques de Poutine intervenaient alors que le prix du pétrole brut Brent atteignait 119 dollars le baril le 9 mars, soit son niveau le plus élevé depuis que le Kremlin a ordonné l’invasion de l’Ukraine en février 2022.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien que Poutine ait indiqué dans son discours que la hausse du prix du pétrole n’était probablement que temporaire, il a affirmé, selon&nbsp;<em>Bloomberg</em>, qu’il était important pour les entreprises russes de tirer profit du déséquilibre entre l’offre et la demande d’hydrocarbures. Il semble également vouloir profiter du choc pétrolier pour ramener l’Europe à son ancienne dépendance aux hydrocarbures russes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le giron énergétique russe </h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’Europe a longtemps dépendu de la Russie pour son approvisionnement en pétrole et en gaz, mais après l’invasion russe de l’Ukraine, les nations européennes ont commencé à se détourner des hydrocarbures russes et à poursuivre une politique d’indépendance énergétique dans le cadre du plan REPowerEU.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les importations de l’UE de pétrole russe ont également diminué. En 2022, ces importations représentaient 27 % du total ; ce chiffre est tombé à seulement 2 % en 2025. Seuls deux États membres de l’UE importent encore du pétrole russe&nbsp;: la Hongrie et la Slovaquie, qui ne font pas mystère de leur tropisme russe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En janvier 2026, les États membres de l’UE ont formellement adopté des politiques visant à supprimer progressivement les importations de gaz naturel acheminé par gazoduc et de gaz naturel liquéfié en provenance de Russie et ont également prévu de présenter une proposition législative visant à interdire toutes les importations de pétrole russe au plus tard en 2027.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sauf que, sous la pression de la crise énergétique actuelle, qui semble appelée à s’aggraver, l’Europe pourrait commencer à lorgner de nouveau le pétrole et le gaz russes, plus accessibles et moins chers. Et Poutine ne manquerait pas de leur en faire payer le prix politique. &nbsp;&nbsp;</p>
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		<title>Appel à la formation d’un réseau mondial «La paix c’est maintenant !»</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/09/appel-a-la-formation-dun-reseau-mondial-la-paix-cest-maintenant/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 09 Mar 2026 06:37:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le parti LFI appelle à la formation d’un réseau mondial «La paix c’est maintenant !» pour diffuser dans tous les peuples la volonté de paix. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Dans un appel lancé le 4 mars 2026 sur son<a href="https://lafranceinsoumise.fr/.../appel-pour-la-paix-lonu.../" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> site web </a>et que nous reproduisons ci-dessous, le parti La France Insoumise appelle à la formation d’un réseau mondial «La paix c’est maintenant !» pour diffuser dans tous les peuples la volonté de paix et coordonner les actions de résistance à la logique de guerre !  L’appel a été lancé à l’initiative de dix dirigeants de LFI, dont son président </em>Jean-Luc Mélenchon.</strong></p>



<span id="more-18451286"></span>



<p class="wp-block-paragraph">La guerre totale n’est pas inéluctable. Il faut agir. L’appel <em>«La paix c’est maintenant !»</em> le propose.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis le 28 février 2026, les armées des États-Unis d’Amérique et d’Israël ont commencé une guerre contre l’Iran et le Liban. Les bombardements ont déjà fait tant de morts ! Il s’agit, pour les États-Unis comme pour Israël, d’imposer leur domination par la force. À présent, cette nouvelle guerre met en grand danger, non seulement la région, mais le monde entier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comme avec le génocide impuni à Gaza, une nouvelle fois, le droit international est foulé aux pieds, l’Onu est méprisée. L’un et l’autre avaient été construits pour prévenir les enchaînements vers la guerre totale. Ils sont pour l’Humanité un bien commun à protéger et à développer. C’est pourquoi les violations de ces règles ne doivent jamais être encouragées et toujours condamnées surtout lorsqu’elles sont le fait des États les plus puissants. Ce fut le cas de la quasi-totalité de la communauté mondiale quand, en février 2022, la fédération de Russie a envahi l’Ukraine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On a vu depuis où conduisent le silence et l’inaction. Ils encouragent le crime. Ainsi avec le génocide commis par le gouvernement de M. Netanyahu depuis octobre 2023. En RDC et au Soudan, les agresseurs se sont sentis excusés. Puis ce fut l’enlèvement du Président vénézuélien, le durcissement du siège de Cuba et les menaces contre la Colombie et le Panama. Et l’on a vu Donald Trump parler de l’annexion du Canada et du Groenland.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans chaque circonstance, notre choix de la paix et de la diplomatie ne signifie jamais l’accord politique obligé avec le gouvernement victime de l’agression. Nous défendons ce qui est bon pour tous et voudrions voir s’appliquer si notre propre pays était agressé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour construire la paix dans ce monde où nous sommes tous liés, il faut en finir avec la politique du double standard des droits. Il est urgent de stopper l’escalade vers la guerre totale dans laquelle nous sommes tous entraînés. Les peuples doivent prendre la parole, les Nations unies doivent être confortées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous sommes des responsables politiques, parlementaires, syndicalistes, responsables associatifs et d’ONG, artistes, intellectuels, tous militants de la paix. Alors, nous appelons à réinvestir le système onusien et à lui donner les moyens pour se hisser à la hauteur de ce moment où la civilisation humaine tout entière est menacée d’un embrasement destructeur général. Nous appelons à la formation d’un réseau mondial <em>«La paix c’est maintenant !»</em> pour diffuser dans tous les peuples la volonté de paix et coordonner les actions de résistance à la logique de guerre !</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="724" height="1024" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/03/Appel-France-Insoumise-pour-la-paix-724x1024.jpg" alt="" class="wp-image-18451321" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/03/Appel-France-Insoumise-pour-la-paix-724x1024.jpg 724w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/03/Appel-France-Insoumise-pour-la-paix-212x300.jpg 212w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/03/Appel-France-Insoumise-pour-la-paix-768x1086.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/03/Appel-France-Insoumise-pour-la-paix-1086x1536.jpg 1086w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/03/Appel-France-Insoumise-pour-la-paix-580x820.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/03/Appel-France-Insoumise-pour-la-paix-860x1216.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/03/Appel-France-Insoumise-pour-la-paix-1160x1641.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/03/Appel-France-Insoumise-pour-la-paix.jpg 1448w" sizes="(max-width: 724px) 100vw, 724px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://lafranceinsoumise.fr/.../appel-pour-la-paix-lonu.../" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Partagez l&rsquo;appel.</a></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="xmPmyUlOmW"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/28/iran-melenchon-une-voix-ponderee-contre-la-guerre/">Iran | Mélenchon, une voix pondérée contre la guerre !</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Iran | Mélenchon, une voix pondérée contre la guerre ! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/28/iran-melenchon-une-voix-ponderee-contre-la-guerre/embed/#?secret=VT6swLRL7y#?secret=xmPmyUlOmW" data-secret="xmPmyUlOmW" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Quand l’Estonie défie la Russie !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 02 Mar 2026 10:32:08 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>«Si la Russie envahit notre territoire, alors en nous mènerons la guerre sur le territoire russe», a déclaré un responsable estonien.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>«Si la Russie envahit notre territoire, alors en déclenchant la résistance, nous mènerons la guerre sur le territoire russe», a déclaré le ministre estonien des Affaires étrangères, Margus Tsahkna, dans un entretien au journal </em>The Telegraph<em>. A-t-il vraiment mesuré ses paroles en affirmant que son pays ne serait pas une cible facile en cas d’agression russe, tout en avertissant que toute attaque conduirait à un transfert du conflit sur le territoire russe ?  </em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Habib Glenza</strong></p>



<span id="more-18426334"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une autre interview accordée à <em>Deutsche Welle </em>(DW), le chef de la diplomatie estonienne a balayé les craintes concernant la vulnérabilité de son pays face à une éventuelle invasion russe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Interrogé sur le fait que l’Estonie soit souvent désignée comme une cible prioritaire en raison de sa position géographique, il a répondu&nbsp;:<em> «Mais dans la vraie vie, nous augmentons considérablement nos capacités»</em>. <em>«Je pense que l’Otan est plus forte que jamais. Nous avons déjà de nouveaux plans de défense, ce qui signifie que nous ne nous contentons pas d’attendre. Si la Russie envahit notre territoire, alors en déclenchant la résistance, nous mènerons la guerre sur le territoire russe.»</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Les louvoiements de l&rsquo;Europe</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Margus Tsahkna rejette l’idée que l’Estonie soit le pays le plus vulnérable d’Europe. Il assure que la résistance estonienne mènerait à un déplacement de la guerre sur le sol russe. Et critique les tentatives de négociation directe avec Vladimir Poutine.  </p>



<p class="wp-block-paragraph">Il exprime, cependant, et à juste titre, son inquiétude quant à la volonté politique de l’Europe de faire face à la menace russe. <em>«Nous nous inquiétons de l’Europe, de savoir si l’Europe est prête à prendre une décision, à se lever, à devenir plus forte»</em>, a-t-il admis. Tout en qualifiant de <em>«totalement erronée» </em>l’hypothétique envoi d’un émissaire européen au Kremlin, auquel il prévoit un retour humiliant qui affaiblirait la position de l’Ukraine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces déclarations interviennent alors que plusieurs personnalités politiques européennes, dont le Premier ministre letton Evika Silina et le président estonien Alar Karis, ont récemment&nbsp;appelé à la nomination d’un envoyé spécial européen&nbsp;pour négocier avec la Russie. En décembre dernier, le président français Emmanuel Macron avait également exprimé sa conviction de la nécessité de trouver une solution pour&nbsp;interagir directement avec le dirigeant russe. Selon les médias, l’ancien président finlandais Sauli Niinistö serait&nbsp;considéré comme le favori&nbsp;pour ce poste.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le potentiel militaire en place</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les déclarations du ministre des Affaires étrangères&nbsp;estonien font «rire et pleurer à la fois», car elle font craindre que l’Etat profond européen soit disposé à sacrifier l’Estonie, après&nbsp;avoir sacrifié l’Ukraine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce tout petit pays de moins de 46 000 km<sup>2</sup> dispose d’une armée de 7 700 soldats dont 1000 placés dans une base située à&nbsp;la frontière&nbsp;avec la Russie.&nbsp;L’Allemagne lui a récemment&nbsp;envoyé 44 tanks et 350 soldats comme aide militaire et c’est tout ce que peut aligner ce pays balte pour affronter la Russie, laquelle compte 17 millions de km2, 1,5 million de soldats, des milliers d’ogives nucléaires, d’avions, de tanks, de drones, de missiles, etc.! Aussi les déclarations&nbsp;du ministre estonien des Affaires étrangères peuvent-elles paraître insensées. Sur qui l&rsquo;Estonie va-t-elle compter pour <em>«mener la guerre sur le territoire russe»</em>&nbsp;? Apparemment sur l’Otan, l’Union européenne, les pays scandinaves (Suède, Norvège, Danemark, Islande&nbsp;et Finlande) et, bien entendu, les Etats-Unis. Mais ces pays sont-ils prêts à voler à son secours au risque de se trouver engagés dans une guerre qu’ils cherchent à éviter ? Si oui pourquoi ne sont-ils pas intervenus en Ukraine comme ils l’ont promis&nbsp;?</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le précédent de la Pologne </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Par ses déclarations, le ministre&nbsp;des Affaires étrangères estonien cherche en réalité à préparer ses concitoyens à une guerre que leurs voisins ukrainiens n’ont pas réussi, eux, à éviter. Ni l’Otan, ni l’Europe, ni à fortiori les Etats-Unis ne se hasarderont à entrer en guerre contre la Russie pour sauver l’Estonie au risque de déclencher une troisième guerre mondiale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Rappelez-vous qu’en 1939, lorsque Hitler&nbsp;a envahi la Pologne, ce pays comptait sur ses deux alliés de taille, l’Angleterre et la France, qui n’ont pas bougé&nbsp;le doigt pour le défendre. La suite, on la connaît… &nbsp; &nbsp;&nbsp;</p>
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		<item>
		<title>Conseil de la paix &#124; Le projet fou de Trump pour dynamiter l’Onu !</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/21/conseil-de-la-paix-le-projet-fou-de-trump-pour-dynamiter-lonu/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 Jan 2026 08:45:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le Conseil de la paix est la dernière trouvaille de Donald Trump dans sa prédication illimitée et sa quête de domination totale du monde.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/21/conseil-de-la-paix-le-projet-fou-de-trump-pour-dynamiter-lonu/">Conseil de la paix | Le projet fou de Trump pour dynamiter l’Onu !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>C’est la dernière trouvaille du président américain Donald Trump dans sa prédication illimitée et sa quête de domination totale du monde. Après l’enlèvement d’un chef d’État et sa volonté agressive de s’emparer de territoires qui ne lui appartiennent pas, le voilà qui annonce un «Conseil de la paix» dont la première mission est la mise sous tutelle de Gaza avant de s’étendre aux autres zones de conflits et in fine de se substituer aux Nations Unies.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18263247"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Pour être membre permanent de ce nouveau <em>«machin»</em>, il faudra verser un milliard de dollars par an, l’ordre du jour est soumis à l’approbation de Trump qui est d’ailleurs le seul à disposer d’un droit de veto, et le seul habilité à interpréter la charte de cette nouvelle institution qui a vocation à faire de lui le maître incontesté et incontestable du monde. Ubu roi dans toute sa splendeur!&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une enquête de Lauren Kaori Gurley et Michael Birnbaum parue dans le <a href="https://www.washingtonpost.com/national-security/2026/01/18/trump-peace-board/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Washington Post</a> rappellent les appels répétés lancés par Trump ce week-end aux dirigeants mondiaux pour qu’ils rejoignent ce nouveau <em>«Conseil de la paix»</em>, qu’il présente comme une organisation internationale de consolidation de la paix.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un responsable américain a confirmé que la cotisation d’un milliard de dollars représente le coût d’une adhésion permanente mais a précisé qu’aucune contribution n’est requise pour y adhérer et que les pays qui ne s’acquitteront pas de cette cotisation bénéficieront d’une adhésion de seulement trois ans.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce responsable américain, qui a partagé ces informations sous couvert d’anonymat, a confirmé l’existence d’un projet de charte pour le conseil proposé mais la Maison-Blanche ne l’a pas rendu public. <em>Times of Israel</em> en a publié une copie en ligne dimanche.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Vendredi, la Maison-Blanche a annoncé en grande pompe la création d’un nouveau conseil dans le cadre du plan de Trump visant à superviser la reconstruction de la bande de Gaza dévastée. Cependant, le projet de charte diffusé ne fait aucune mention directe du territoire palestinien. Cette absence de mention a alimenté les spéculations selon lesquelles Trump chercherait à établir une alternative aux Nations Unies sous l’égide des États-Unis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des dirigeants du monde entier, dont ceux de l’Argentine, du Canada, de l’Égypte, de la France, de la Hongrie, de l’Inde, de l’Italie et de la Turquie, ont été invités à rejoindre cette charte internationale pour la consolidation de la paix. Le roi Abdallah de Jordanie a également été invité, d’après une annonce du ministère jordanien des Affaires étrangères dimanche. L’Égypte et la Turquie ont confirmé avoir reçu l’invitation mais n’ont pas encore indiqué si elles y adhéreraient. Jusqu’à lundi 19 janvier 2026, 60 pays ont reçu de invitations pour rejoindre la nouvelle organisation internationale de Trump.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un organe «plus souple et plus efficace»</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le projet de charte publié par <em>Times of Israel</em> semble conférer au Conseil des pouvoirs bien plus étendus que ceux envisagés par Trump en octobre dernier, lorsqu’il a contribué à négocier le cessez-le-feu à Gaza. Le mois suivant, le Conseil de sécurité de l’Onu a approuvé le plan de Trump visant à créer un Conseil chargé de superviser les efforts de reconstruction de Gaza.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le projet, la mission du Conseil est de <em>«promouvoir la stabilité, rétablir une gouvernance saine et légitime et garantir une paix durable dans les zones touchées ou menacées par un conflit»</em>.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La charte souligne également <em>«la nécessité d’un organe international de consolidation de la paix plus souple et plus efficace»</em> et appelle à la formation d’une <em>«coalition d’États disposés et engagés dans une coopération concrète et une action efficace»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;Un haut responsable européen, s’exprimant sous couvert d’anonymat, a indiqué que les dirigeants européens se consultent actuellement sur les ambitions de Trump pour ce Conseil et que la plupart sont peu susceptibles d’approuver sa composition actuelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, ces mêmes dirigeants hésitent à déclencher un nouveau conflit avec Trump, compte tenu de leur confrontation actuelle au sujet du Groenland et de leur besoin urgent de soutenir l’Ukraine qui subit simultanément un hiver rigoureux et l’escalade des attaques russes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le responsable européen a ajouté qu’il existe une réticence à contribuer de manière substantielle à une nouvelle organisation dominée par la vision de Trump d’un nouvel ordre mondial, même si les Européens restent engagés à financer la reconstruction de Gaza.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le <em>WP</em> cite un responsable américain qui a déclaré que les fonds seraient directement utilisés pour mettre en œuvre la mission du Conseil de paix, à savoir la reconstruction complète de Gaza.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Conseil veillerait à ce que la quasi-totalité des fonds soit utilisée à cette fin et non gaspillée dans les <em>«lourdeurs administratives qui affectent de nombreuses autres organisations internationales»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un conseil «tape-à-l’œil»</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’ancien diplomate américain Aaron David Miller a qualifié le Conseil de Trump de <em>«tape-à-l’œil»</em> et a mis en doute sa capacité à agir efficacement sur la scène internationale. Il a déclaré : <em>«Nous avons besoin d’une diplomatie de terrain, pas de comités de façade ni de l’inclusion d’un grand nombre de pays et de personnalités dans un processus où la plupart d’entre eux n’auront aucun rôle réel. Nous avons besoin de Trump, de Netanyahu, des dirigeants du Hamas à Gaza et ceux présents à l’étranger, du Qatar et de la Turquie»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le projet de la Charte, le Conseil de paix tiendra des réunions de vote au moins une fois par an et son ordre du jour sera soumis à l’approbation du président Trump.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un monde imaginaire lointain</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Miller a ajouté : «Le Conseil de la paix est un concept qui semble relever d’un monde imaginaire lointain, totalement déconnecté des réalités de notre planète. <em>Le Conseil de la paix ne parviendra pas à résoudre le conflit au Soudan. Il n’accomplira pas non plus ce que les médiateurs américains et européens n’ont pas réussi à faire : obtenir un cessez-le-feu en Ukraine»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon la charte, Trump décidera qui sera invité à siéger au conseil. Etvendredi, les sept membres fondateurs du conseil exécutif ont été annoncés, parmi lesquels son gendre Jared Kushner, le secrétaire d’État Marco Rubio, l’envoyé spécial pour le Moyen-Orient et homme fort de la diplomatie américaine Steve Witkopf et l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair. S’y ajoutent trois autres membres : le président de la Banque mondiale Ajay Banga, le conseiller adjoint à la sécurité nationale Robert Gabriel et le milliardaire Mark Rowan.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La charte stipule que les décisions seront prises à la majorité des voix, chaque membre disposant d’une voix. Cependant, le président Trump conserve un droit de veto et possède <em>«l’autorité finale quant à la signification, l’interprétation et l’application de la présente charte»</em>, ce qui place Trump en position de leader incontesté et incontestable.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parallèlement au Conseil de paix, la Maison-Blanche a annoncé vendredi la création d’un comité d’opérations secondaire, le Conseil exécutif de Gaza. Ce conseil comprend Jared Kushner, John Wittkov, Tony Blair, le ministre turc des Affaires étrangères Hakan Fidan et le diplomate qatari Ali Al-Thawadi. Des responsables israéliens ont déjà exprimé leur opposition au plan de Donald Trump. Le bureau de Benyamin Netanyahu a déclaré que l’annonce de ce conseil <em>«n’avait pas été coordonnée avec Israël et contredit sa politique»</em>, en raison de la controverse entourant la présence de diplomates turc et qatari.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les Palestiniens complètement oubliés &nbsp;</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Khaled Elgindy, chercheur palestinien au Centre d’études arabes contemporaines de l’Université de Georgetown, a également critiqué la proposition. Il a écrit sur la plateforme X : <em>«Il n’est fait mention ni des Palestiniens ni de leurs droits ni de leurs intérêts ni même d’un futur État palestinien. Des questions qui ne sont pas une priorité pour Blair ni pour Trump ni pour ce soi-disant Conseil de paix»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Premier ministre canadien Mark Carney a déclaré que Trump lui avait présenté l’idée du Conseil de paix il y a plusieurs semaines et qu’il y avait donné son accord de principe. Il a toutefois indiqué avoir plusieurs questions quant à son fonctionnement. Il a déclaré dimanche à la presse à Doha : <em>«Concernant les modalités du Conseil de la paix, nous n’avons pas encore abordé tous les détails relatifs à sa structure, son fonctionnement, ses sources de financement, etc. Nous discuterons de ces questions dans les prochains jours»</em>.</p>
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