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	<title>Archives des ZLecaf - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des ZLecaf - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Tunisie &#124; Un corridor terrestre vers l’Afrique subsaharienne</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/03/tunisie-un-corridor-terrestre-vers-lafrique-subsaharienne/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 Apr 2026 11:13:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie va lancer des études pour un projet de corridor terrestre continental vers l’Afrique subsaharienne, en coordination avec la Libye.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/03/tunisie-un-corridor-terrestre-vers-lafrique-subsaharienne/">Tunisie | Un corridor terrestre vers l’Afrique subsaharienne</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La Tunisie a annoncé le lancement d’études pour un projet de corridor terrestre continental vers l’Afrique subsaharienne, en coordination avec la Libye. Il s’agit toutefois d’un projet encore au stade préparatoire, et non d’une infrastructure opérationnelle.</em></strong></p>



<span id="more-18579249"></span>



<p>Cette initiative a été présentée par le ministre du Commerce et du Développement des exportations, Samir Abid, lors du Forum économique Tunisie-Niger, tenu mercredi 1<sup>er</sup> avril 2026, au Centre de promotion des exportations (Cepex), à Tunis, en présence d&rsquo;e M. Abdoulaye Seydou, ministre du Commerce de l&rsquo;Industrie du Niger. Le corridor projeté devrait relier le point de passage de Ras Jedir aux marchés du Niger, du Tchad, du Mali, du Burkina Faso et de la République centrafricaine. L’objectif est de réduire les coûts logistiques et de raccourcir les délais de transport des marchandises tunisiennes à destination du sud du Sahara. Et l’enjeu politique et économique est que Tunis transforme en infrastructure un axe stratégique annoncé de longue date, à savoir, renforcer sa présence commerciale en Afrique.</p>



<p>Dans son rapport gouvernemental 2025 à l’Organisation mondiale du commerce (OMC), la Tunisie désigne l’Afrique comme l’un des marchés prioritaires de sa politique commerciale, dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf). La ratification de l’accord par la Tunisie a été finalisée le 7 août 2020, et le pays participe également à l’initiative de développement commercial pilotée par le secrétariat de la Zlecaf.</p>



<p>Assurer la continuité logistique</p>



<p>Cette annonce intervient alors que Cepex a déjà prévu un programme fortement axé sur l’Afrique pour 2026, avec 65 actions promotionnelles et le soutien d’environ 1&nbsp;250 entreprises tunisiennes, notamment des rencontres d’affaires et des initiatives dédiées aux marchés subsahariens. Dans ce contexte, le corridor terrestre est présenté comme un outil permettant d’assurer la continuité logistique d’une présence commerciale qui a déjà généré environ 400 transactions d’exportation dans le cadre de la Zlecaf, en particulier dans les secteurs des composants mécaniques et électroniques, du textile et de l’agroalimentaire.</p>



<p>Ce n’est pas un hasard si le dossier a été présenté au forum avec le Niger, un partenaire qui, actuellement, représente encore une part limitée des échanges bilatéraux&nbsp;: selon les données de &nbsp;2024, les exportations tunisiennes vers Niamey s’élevaient à 5,28 millions de dollars. Le corridor, selon Tunis, devrait précisément servir à combler ce manque, en transformant la frontière de Ras Jedir en une porte d&rsquo;entrée commerciale vers le Sahel et l’arrière-pays africain.</p>



<p>Il ne s’agit pas de l’ouverture immédiate d’une nouvelle route commerciale déjà fonctionnelle, mais plutôt de la transition vers une phase plus concrète, celle des études et de la planification, d’une stratégie par laquelle la Tunisie tente de réduire sa dépendance aux marchés européens traditionnels et de s’imposer comme une plateforme pour le commerce entre la Méditerranée et l’Afrique subsaharienne.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>L. B. </strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/03/tunisie-un-corridor-terrestre-vers-lafrique-subsaharienne/">Tunisie | Un corridor terrestre vers l’Afrique subsaharienne</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>La Tunisie, 5e économie africaine dépendante des importations</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/06/la-tunisie-5e-economie-africaine-dependante-des-importations/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Feb 2026 10:46:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Banque Mondiale]]></category>
		<category><![CDATA[importations]]></category>
		<category><![CDATA[ZLecaf]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie se classe en 5e position des économies africaines les plus dépendantes des importations selon Business Insider Africa.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/06/la-tunisie-5e-economie-africaine-dependante-des-importations/">La Tunisie, 5e économie africaine dépendante des importations</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La Tunisie, dont les importations représentent plus de la moitié de la production économique (56%), se classe en 5<sup>e</sup> position des économies africaines les plus dépendantes des importations, selon <a href="https://africa.businessinsider.com/local/markets/africas-top-10-most-import-dependent-economies/lzq0wfr" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Business Insider Africa</a> (voir classement ci-dessous). Cette forte dépendance aux importations a accentué la pression sur ses réserves de change et contribué à ses crises économiques à répétition.</em></strong> <em>(Ph. Port de Radès)</em>.</p>



<p><strong>Latif  Belhedi</strong></p>



<span id="more-18329495"></span>



<p>Selon les données de la Banque mondiale, plusieurs économies africaines restent fortement dépendantes des importations, ce qui met en évidence des faiblesses structurelles qui continuent de rendre le continent vulnérable aux chocs monétaires, aux perturbations des chaînes d&rsquo;approvisionnement et à la volatilité des prix mondiaux.</p>



<p>Dans certains cas, les importations sont presque égales à la production nationale, ce qui témoigne de la capacité de production intérieure encore très limitée dans une grande partie de l’Afrique.</p>



<p>La Somalie et le Lesotho se classent en tête, les importations représentant 99 % de leur PIB. La dépendance de la Somalie s’explique par des décennies de conflit, une capacité industrielle minimale et une forte dépendance aux importations de produits alimentaires et de carburant. La situation du Lesotho est due à sa petite économie enclavée et à sa forte dépendance commerciale vis-à-vis de l’Afrique du Sud pour les biens de consommation et les intrants industriels.</p>



<p>Les économies insulaires et ouvertes dominent également ce classement. Maurice enregistre des importations représentant 78 % de son PIB, ce qui reflète son intégration au commerce et aux services mondiaux, mais aussi sa dépendance aux importations d’énergie, de matières premières et de produits alimentaires. Le Cap-Vert présente un schéma similaire, où l’isolement géographique limite les possibilités de production nationale.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Faiblesse du commerce intra-africain</h2>



<p>La Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf) a été conçue précisément pour réduire cette vulnérabilité en stimulant le commerce intra-africain, en développant des chaînes de valeur régionales et en remplaçant les importations extra-continentales par une production africaine. Or, les données indiquent que les progrès restent lents.</p>



<p>Plusieurs pays riches en ressources naturelles demeurent fortement dépendants des importations. En Namibie, les importations représentent 68 % du PIB, tandis qu’en Libye, en Guinée, au Mozambique, en Tunisie et en Eswatini, les importations représentent plus de la moitié de leur production économique.</p>



<p>En Libye et en Guinée, l’instabilité politique et les capacités de transformation limitées contraignent les pays à exporter des matières premières tandis que les produits raffinés sont importés.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="800" height="500" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/10-Economies-africaines-dependantes-des-importations.jpg" alt="" class="wp-image-18329523" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/10-Economies-africaines-dependantes-des-importations.jpg 800w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/10-Economies-africaines-dependantes-des-importations-300x188.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/10-Economies-africaines-dependantes-des-importations-768x480.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/10-Economies-africaines-dependantes-des-importations-580x363.jpg 580w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></figure>
</div>


<p>Les lacunes de la mise en œuvre de la Zlecaf demeurent manifestes. Le commerce intra-africain représente encore moins de 20 % du commerce total du continent, contre plus de 60 % en Europe. La faiblesse des infrastructures de transport, les barrières non tarifaires, la faible coordination des politiques industrielles et l&rsquo;accès limité au financement du commerce continuent de compromettre le potentiel de l’accord.</p>



<p>Pour les économies africaines les plus dépendantes des importations, la Zlecaf offre une voie de réduction de leur exposition en favorisant l’intégration régionale des secteurs manufacturier, agroalimentaire et énergétique.</p>



<p>Toutefois, sans réformes accélérées, cette forte dépendance aux importations continuera de peser sur les réserves de change, d’affaiblir les monnaies et de freiner la croissance à long terme sur l’ensemble du continent.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/06/la-tunisie-5e-economie-africaine-dependante-des-importations/">La Tunisie, 5e économie africaine dépendante des importations</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Le swahili, langue africaine de l’avenir &#124; Ouverture prometteuse pour l’économie tunisienne</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/09/le-swahili-langue-africaine-de-lavenir-ouverture-prometteuse-pour-leconomie-tunisienne/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 09 Nov 2025 08:39:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[commerce]]></category>
		<category><![CDATA[swahili]]></category>
		<category><![CDATA[ZLecaf]]></category>
		<category><![CDATA[Zouhaïr Ben Amor]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pour conquérir le marché africain, il faut parler ses langues, et notamment la plus importante, le swahili. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/09/le-swahili-langue-africaine-de-lavenir-ouverture-prometteuse-pour-leconomie-tunisienne/">Le swahili, langue africaine de l’avenir | Ouverture prometteuse pour l’économie tunisienne</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Dans l’économie mondialisée d’aujourd’hui, la maîtrise des langues n’est plus un simple atout culturel : c’est un levier de puissance économique. Les grandes puissances l’ont compris depuis longtemps : la Chine a diffusé le mandarin à travers ses Instituts Confucius, les États-Unis ont imposé l’anglais comme lingua franca du commerce, et la France s’appuie sur la Francophonie pour défendre ses marchés. La Tunisie, quant à elle, se trouve à un tournant stratégique : entre son ancrage méditerranéen et son appartenance au continent africain, elle dispose d’un double horizon. Mais pour conquérir réellement le marché africain, il ne suffit pas d’avoir des produits compétitifs : il faut aussi parler la langue de ses futurs partenaires. Et en Afrique, le Swahili s’impose comme la langue de l’avenir.</em></strong></p>



<p><strong>Zouhaïr Ben Amor *</strong></p>



<span id="more-17855483"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Zouhair-Ben-Amor.jpg" alt="" class="wp-image-17518909" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Zouhair-Ben-Amor.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Zouhair-Ben-Amor-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Zouhair-Ben-Amor-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Le swahili (ou <em>kiswahili</em>) n’est pas seulement un moyen de communication ; c’est un passeport culturel qui ouvre les portes d’un immense marché couvrant l’Afrique de l’Est et une partie de l’Afrique centrale. Si la Tunisie veut diversifier ses échanges, réduire sa dépendance à l’Europe et s’ancrer durablement dans le continent qui est le sien, former des étudiants tunisiens au swahili et créer des filières commerciales swahili-Tunisie serait une orientation visionnaire.<br>Parler la langue de ses clients n’est pas une option : c’est la condition d’un partenariat fondé sur la confiance.</p>



<h2 class="wp-block-heading">I. Le swahili, la langue qui relie l’Afrique</h2>



<p><strong>1. Une langue aux racines anciennes et aux ailes modernes</strong> : Le swahili, langue bantoue née sur les côtes de l’océan Indien (Zanzibar, Mombasa, Kilwa), est l’un des plus fascinants produits du métissage culturel africain. Son nom vient de l’arabe <em>sawāḥil</em>, qui signifie « côtes », rappelant son origine maritime et commerçante.<br>Dès le Moyen Âge, les échanges entre navigateurs arabes, marchands persans et populations locales ont donné naissance à une langue fluide, souple, riche en emprunts, parfaitement adaptée aux transactions. C’est ainsi qu’elle s’est imposée comme langue véhiculaire dans toute la région des Grands Lacs, de la Tanzanie à la République Démocratique du Congo, en passant par le Kenya et l’Ouganda.</p>



<p>Aujourd’hui, le swahili est parlé par plus de 200 millions de personnes. C’est la langue nationale de la Tanzanie et du Kenya, langue officielle de l’Union africaine et l’une des rares langues africaines enseignées dans des universités à travers le monde, de Harvard à Tokyo. L’Unesco l’a déclarée <em>«langue mondiale»</em> en 2022, reconnaissant son rôle de lien interafricain.</p>



<p><strong>2. Une langue de commerce et de diplomatie</strong> : L’Afrique de l’Est est l’un des pôles économiques les plus dynamiques du continent. Le Kenya, l’Ouganda, la Tanzanie et le Rwanda forment un marché commun (East African Community) de près de 300 millions d’habitants. Dans cette région, le Swahili est la langue de la rue, du marché, des médias, de l’administration et des affaires. Un entrepreneur parlant Swahili peut communiquer sans interprète de Mombasa à Goma. C’est un atout considérable dans un continent où la diversité linguistique freine souvent les échanges.</p>



<p><strong>3. Une langue de culture et d’identité africaine</strong> : Au-delà du commerce, le swahili est aussi une langue d’identité : elle véhicule la littérature, la musique, la poésie et les valeurs africaines. Des écrivains comme Shaaban Robert ou Euphrase Kezilahabi l’ont hissée au rang de langue littéraire moderne. Les chansons de Miriam Makeba et de Sauti Sol l’ont popularisée. Ainsi, le swahili n’est pas une langue régionale, mais une langue de fierté africaine, un outil d’unité dans la diversité.</p>



<h2 class="wp-block-heading">II. La Tunisie et l’Afrique : une proximité à concrétiser</h2>



<p><strong>1. Une position stratégique sous-exploitée</strong> : Située à la croisée de l’Europe, du Maghreb et de l’Afrique subsaharienne, la Tunisie est un pont naturel entre trois espaces économiques. Son réseau de ports (Radès, Sfax, Zarzis) et son système bancaire développé peuvent servir de base à des échanges Sud-Sud.<br>Pourtant, les relations commerciales de la Tunisie avec le reste du continent restent faibles : moins de 10 % des exportations tunisiennes sont destinées à l’Afrique subsaharienne. Ce déséquilibre s’explique par une tradition économique tournée vers l’Europe et par la méconnaissance linguistique et culturelle du reste du continent.</p>



<p><strong>2. Des signes encourageants</strong> :  Depuis quelques années, plusieurs initiatives témoignent d’une volonté nouvelle :</p>



<p>&#8211; Le Centre de promotion des exportations (Cepex) a ouvert des bureaux de représentation au Cameroun, en Côte d’Ivoire et au Kenya.</p>



<p>&#8211; Le Conseil d’affaires Tunisie-Afrique (TABC) multiplie les forums économiques pour connecter les entreprises tunisiennes et africaines.</p>



<p>&#8211; L’adhésion de la Tunisie à la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf) en 2020 ouvre de nouvelles perspectives : accès à un marché de 1,3 milliard de consommateurs.</p>



<ul class="wp-block-list"></ul>



<p>Mais pour réussir dans l’Afrique de l’Est, il faut une compétence linguistique et culturelle que la Tunisie n’a pas encore développée : le swahili.</p>



<p><strong>3. Un potentiel étudiant et entrepreneurial</strong> : La Tunisie dispose d’un capital humain jeune, formé, polyglotte. Elle pourrait orienter une partie de cette jeunesse vers des carrières africaines : interprétariat, commerce, coopération, services.<br>Des filières universitaires “Swahili et affaires africaines” pourraient être créées, en partenariat avec les universités de Nairobi, de Dar es-Salaam ou de Kigali. Ces étudiants deviendraient les ponts humains entre la Tunisie et les marchés d’Afrique de l’Est.</p>



<h2 class="wp-block-heading">III. Le swahili comme levier d’une stratégie commerciale tunisienne</h2>



<p><strong>1. Diversifier les marchés pour réduire la dépendance européenne</strong> : La Tunisie exporte majoritairement vers l’Union européenne (près de 70 % des exportations). Cette dépendance rend l’économie vulnérable aux fluctuations européennes. Or, les pays d’Afrique de l’Est affichent des taux de croissance de 5 à 7 % par an. Leur demande en biens de consommation, produits pharmaceutiques, matériaux de construction ou services numériques est en pleine expansion. En investissant dans la région swahiliphone, la Tunisie pourrait ouvrir un second souffle économique à ses entreprises exportatrices.</p>



<p><strong>2. Parler pour convaincre ou la valeur de la langue</strong> : Dans le commerce africain, la confiance précède la transaction. Parler la langue locale, même imparfaitement, change le rapport : on devient un ami, pas un étranger. Une entreprise tunisienne dont les commerciaux maîtrisent le swahili pourrait négocier sans intermédiaire, comprendre les nuances culturelles, anticiper les besoins. Le swahili ne serait pas seulement un outil de traduction ; il serait un instrument d’influence et d’adaptation.</p>



<p><strong>3. Des secteurs stratégiques</strong> : <strong>1-</strong> <strong>Agro-alimentaire</strong> : la Tunisie peut exporter ses produits transformés (huile d’olive, pâtes, conserves, dattes) dans des pays où la classe moyenne croît rapidement; <strong>2-</strong> <strong>Santé et éducation</strong> : les compétences tunisiennes en médecine et formation peuvent séduire les pays d’Afrique de l’Est, à condition de parler leur langue;  <strong>3- Technologies et services</strong> : la Tunisie, grâce à ses start-ups, pourrait fournir du support client ou de la maintenance technique en Swahili; <strong>4- Tourisme et culture</strong> : en promouvant des circuits Tunisie-Afrique de l’Est, on peut stimuler un tourisme africain encore inexploité.</p>



<ul class="wp-block-list"></ul>



<h2 class="wp-block-heading">IV. Une stratégie linguistique à bâtir</h2>



<p><strong>1. La formation universitaire et professionnelle</strong> : Il s’agirait de créer au sein des universités tunisiennes (Manouba, Carthage, Sfax…) des modules “Langue et affaires swahilies”. Les étudiants y apprendraient non seulement la langue mais aussi l’histoire, la géopolitique et les coutumes économiques de la région.<br>Des stages en Tanzanie ou au Kenya permettraient d’appliquer cette formation.<br>Le modèle pourrait s’inspirer de l’Institut Confucius (pour le mandarin) ou de l’Institut Cervantes (pour l’espagnol). Un Institut du swahili et du commerce africain serait un projet ambitieux mais structurant.</p>



<p><strong>2. L’accompagnement des entreprises tunisiennes</strong> :  Le Cepex et les chambres de commerce pourraient proposer des ateliers <em>“Swahili pour les affaires”</em>, traduisant documents commerciaux et supports marketing. Des interprètes tunisiens formés en Swahili pourraient accompagner les délégations tunisiennes lors des foires africaines (Nairobi International Trade Fair, Dar es Salaam Expo).La langue deviendrait un outil de prospection autant qu’un symbole d’ouverture.</p>



<p><strong>3. Coopération académique et culturelle</strong> : La Tunisie pourrait établir des accords de coopération avec des universités africaines : échange d’étudiants, programmes conjoints, bourses. Des festivals culturels <em>“Tunisie-Afrique de l’Est”</em>, intégrant musique et cinéma swahili, renforceraient la visibilité de la Tunisie dans ces pays. La culture serait l’avant-poste du commerce.</p>



<h2 class="wp-block-heading">V. Les bénéfices attendus</h2>



<p><strong>1. Pour les étudiants tunisiens</strong> : Apprendre le swahili, c’est accéder à un marché de 300 millions de personnes. C’est aussi se préparer à des carrières nouvelles :<strong> 1-</strong> interprétariat, traduction, diplomatie économique ; <strong>2-</strong> commerce international ; <strong>3- </strong>représentation d’entreprises tunisiennes dans l’Est africain ; <strong>4-</strong> coopération culturelle et humanitaire.</p>



<p>Les étudiants arabophones et francophones tunisiens disposent déjà d’une ouverture linguistique naturelle. En y ajoutant le swahili, ils deviendraient des médiateurs africains recherchés.</p>



<p><strong>2. Pour les entreprises tunisiennes</strong> : La maîtrise du swahili offrirait un accès direct à des marchés souvent négligés. Cela permettrait aussi de réduire les coûts d’intermédiation, d’éviter les malentendus contractuels et de construire des relations plus durables. Une entreprise tunisienne qui se présente en swahili gagne immédiatement en crédibilité ; elle montre qu’elle ne vient pas vendre, mais collaborer.</p>



<p><strong>3. Pour l’économie nationale</strong> : En diversifiant ses débouchés, la Tunisie renforcerait sa résilience économique. La coopération Sud-Sud, encouragée par l’Union africaine, trouverait ici un terrain concret : une Tunisie qui parle swahili serait un acteur africain à part entière. Cette orientation pourrait aussi inspirer d’autres pays du Maghreb à investir dans la dimension linguistique de leurs relations africaines.</p>



<h2 class="wp-block-heading">VI. Défis et conditions de réussite</h2>



<p><strong>1. Le réalisme économique</strong> : Certes, apprendre le swahili ne suffira pas à ouvrir les marchés. Il faudra accompagner cette ouverture linguistique d’une stratégie logistique et financière : liaisons aériennes, accords douaniers, facilités bancaires. Mais la langue est la première pierre, celle qui fonde la confiance.</p>



<p><strong>2. La volonté politique</strong> : Les autorités tunisiennes devraient intégrer la dimension linguistique à la diplomatie économique.<br>Créer un programme national de coopération linguistique africaine, financé par les ministères de l’Enseignement supérieur et du Commerce, serait un signal fort. L’Afrique ne doit plus être un “marché alternatif” mais un partenaire prioritaire.</p>



<p><strong>3. L’investissement dans le temps</strong> : Apprendre une langue et bâtir une culture d’affaires nécessitent des années. Les résultats ne seront pas immédiats, mais ils seront durables. Comme l’a montré l’exemple de la Turquie avec ses instituts Yunus Emre en Afrique, la diplomatie linguistique finit toujours par rapporter, économiquement et symboliquement.</p>



<p><strong>VII. Vers une Tunisie trilingue du futur : Arabe, Français, Swahili</strong> : Le multilinguisme tunisien est déjà une richesse : l’arabe structure la pensée, le français ouvre sur l’Europe, l’anglais sur la technologie. Mais le swahili ouvrirait une troisième fenêtre, celle de l’Afrique. Il compléterait l’identité méditerranéenne de la Tunisie par une identité africaine assumée. Une Tunisie capable de communiquer en arabe, français et swahili deviendrait une plateforme linguistique unique entre le Nord et le Sud du continent.</p>



<p><strong>VIII. Une auberge de langues pour un continent d’avenirs</strong> : Le commerce n’est pas qu’une question de chiffres ; c’est une affaire d’humanité. Parler la langue de l’autre, c’est lui tendre la main avant même de signer un contrat.<br>Le swahili, langue d’échange et d’unité, offre à la Tunisie une chance historique : celle de redevenir ce qu’elle a toujours été, un carrefour de civilisations et de marchés.</p>



<p>Si demain, dans un bureau de Nairobi ou sur un quai de Mombasa, un jeune Tunisien s’adresse à son interlocuteur en swahili pour lui proposer un partenariat, ce ne sera pas seulement une transaction commerciale : ce sera la preuve que la Tunisie a compris le message du siècle — l’économie de demain sera culturelle, ou ne sera pas.</p>



<p>Parler la langue de ses futurs clients, c’est investir dans la compréhension ; et comprendre, c’est déjà commercer.</p>



<p><em>* Universitaire.</em></p>



<p><strong>Bibliographie</strong></p>



<p>Union Africaine, <em>Agenda 2063 : The Africa We Want</em>, Addis-Abeba, 2015.</p>



<p>Zlecaf, <em>Rapport annuel sur l’intégration africaine</em>, 2023.</p>



<p>Cepex, <em>Stratégie Tunisie–Afrique 2022–2025</em>, Tunis, 2022.</p>



<p>GIZ Tunisie, <em>Promoting Export Activities to Sub-Saharan Markets</em>, Tunis, 2023.</p>



<p>BAD, <em>Perspectives économiques régionales – Afrique de l’Est 2024</em>, Abidjan, 2024.</p>



<p>TDB, <em>East Africa Growth Outlook</em>, Nairobi, 2024.</p>



<p>INS Tunisie, <em>Commerce extérieur de la Tunisie – Rapport 2023</em>, Tunis, 2024.</p>



<p>Unesco, <em>Swahili: A World Language of the Future</em>, Paris, 2022.</p>



<p>World Economic Forum, <em>Swahili: The Language Linking Africa</em>, Genève, 2023.</p>



<p>Mazrui, A. &amp; Mazrui, A., <em>The Power of Babel: Language and Governance in the African Experience</em>, University of Chicago Press, 1998.</p>



<p>Nurse, D. &amp; Hinnebusch, T., <em>Swahili and Sabaki: A Linguistic History</em>, University of California Press, 1993.</p>



<p>Mulokozi, M. M., <em>The Development of Swahili as a National and International Language</em>, University of Dar es Salaam Press, 2002.</p>



<p>Ngũgĩ wa Thiong’o, <em>Decolonising the Mind: The Politics of Language in African Literature</em>, Heinemann, Nairobi, 1986.</p>



<p>Shaaban Robert, <em>Kusadikika: A Philosophical Novel in Swahili</em>, Nairobi, 1951.</p>



<p>Kezilahabi, E., <em>Rosa Mistika</em>, Dar es Salaam University Press, 1971.</p>



<p>Observatoire Tunisien de l’Économie, <em>Tunisie et Afrique subsaharienne: potentiels et obstacles à l’intégration commerciale</em>, 2022.</p>



<p>Ministère du Commerce et du Développement des Exportations (Tunisie), <em>Plan Afrique 2025: diversification et partenariats stratégiques</em>, Tunis, 2024.</p>



<p>TABC, <em>Actes du Forum Tunisie–Afrique de l’Est 2023</em>, Tunis, 2023.</p>



<p>Ould-Mohamedou, M., <em>La Tunisie dans le concert africain: entre héritage méditerranéen et avenir subsaharien</em>, Revue des Mondes Africains, 2021.</p>



<p>Banque Mondiale, <em>Unlocking North Africa’s Potential Through Sub-Saharan Integration</em>, Washington D.C., 2022.</p>



<p>OCDE, <em>Perspectives économiques de l’Afrique: Transformation structurelle et industrialisation inclusive</em>, Paris, 2023.</p>



<p><em>“Swahili gaining global momentum”</em>, **Africa Renewal –&#8230; Africa Renewal – United Nations, 2022.</p>



<p><em>“Why businesses should learn Swahili”</em>, The Africa Report, 2023.</p>



<p><em>“Kenya, Tanzania and the power of a shared language”</em>, BBC Africa, 2022.</p>



<p><em>“Tunisia’s gateway to Sub-Saharan Africa”</em>, Oxford Business Group, 2023.</p>



<p><em>“African Continental Free Trade Area: Opportunities for Tunisia”</em>, Trade.gov, 2024.</p>



<p><em>“Building bridges through language: The Swahili advantage”</em>, WeForum.org, 2023.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/09/le-swahili-langue-africaine-de-lavenir-ouverture-prometteuse-pour-leconomie-tunisienne/">Le swahili, langue africaine de l’avenir | Ouverture prometteuse pour l’économie tunisienne</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Un vent de reprise souffle sur l’économie tunisienne</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/08/un-vent-de-reprise-souffle-sur-leconomie-tunisienne/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Oct 2025 08:25:44 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Après plusieurs années de croissance atone, la Tunisie semble amorcer une phase de stabilisation et de redressement économique. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/08/un-vent-de-reprise-souffle-sur-leconomie-tunisienne/">Un vent de reprise souffle sur l’économie tunisienne</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Après plusieurs années de croissance atone, la Tunisie semble amorcer une phase de stabilisation et de redressement économique. Selon la Banque mondiale, le pays devrait enregistrer une croissance de 1,9 % en 2025, contre 1,4 % en 2024, portée par le tourisme, l’agriculture et les industries exportatrices. Le Fonds monétaire arabe anticipe même une hausse jusqu’à 3,2 %, à condition de poursuivre les réformes structurelles et d’améliorer le climat des affaires.</em></strong> <em>(Ph. Port de Radès : la connectivité portuaire et logistique demeurent le talon d’Achille de l’économie tunisienne). </em></p>



<p><strong>Sabrine Bouzeriata </strong>*</p>



<span id="more-17615545"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Sabrine-Bouzeriata.jpg" alt="" class="wp-image-17394193" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Sabrine-Bouzeriata.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Sabrine-Bouzeriata-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Sabrine-Bouzeriata-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p><a></a>La Tunisie a lancé sa stratégie nationale d’industrialisation et d’innovation 2035, en partenariat avec la Banque africaine de développement (BAD). Les objectifs : créer 840 000 emplois industriels et porter la valeur des exportations à 36 milliards de dinars d’ici 2035. Et les axes clés : innovation, durabilité, internationalisation et intégration régionale.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un potentiel industriel solide</h2>



<p>Selon la BAD,<em> «la Tunisie dispose d’un potentiel industriel solide, à condition de soutenir les PME et de renforcer les chaînes de valeur locales»</em>.</p>



<p><a></a>En plus de l’Union européenne (UE), son partenaire historique stratégique qui représente encore entre 70 à 80% de ses échanges, la Tunisie développe des alliances économiques régionales et internationales avec l’Afrique par l’intégration au Marché commun de l&rsquo;Afrique orientale et australe&nbsp;(Comesa) et à la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf) pour accéder à de nouveaux marchés.</p>



<p>Au Moyen-Orient, elle relance ses anciens partenariats avec les Émirats arabes unis et l’Arabie Saoudite pour l’investissement et l’innovation technologique, notamment dans l’intelligence artificielle.</p>



<p>Ces initiatives renforcent la diversification économique et positionnent le pays comme un hub régional pour les PME et les jeunes talents.<a></a></p>



<h2 class="wp-block-heading">PME et innovation, moteurs du renouveau</h2>



<p>Les PME, représentant plus de 90 % du tissu économique tunisien, bénéficient désormais d’une attention particulière.</p>



<p>La stratégie nationale vise à simplifier les procédures administratives ; faciliter l’accès au financement ; et encourager l’innovation et l’internationalisation.</p>



<p>Ces mesures sont essentielles pour stimuler l’emploi et renforcer la résilience économique face aux défis internationaux.<a></a></p>



<p>Malgré des défis persistants (surendettement, infrastructures vétustes, instabilité politique…), plusieurs indicateurs sont encourageants : une inflation en baisse à 5,6 % en avril 2025, son plus bas niveau depuis 2021 ; un déficit du compte courant réduit à 1,7 % du PIB&nbsp;; une possibilité d’augmenter le PIB de 4 à 5 % grâce à l’amélioration de la connectivité portuaire et logistique, qui demeure le talon d’Achille de l’économie tunisienne et tarde à être améliorée comme le préconise les experts et les partenaires internationaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une économie qui se relève</h2>



<p>Ces chiffres traduisent sinon une reprise économique après une des années de croissance atone, du moins de redressement progressif et de consolidation d’un modèle économique plus résilient et qui demeure attractif pour les investisseurs dans certains secteurs, comme les énergies renouvelables et l’innovation technologique.</p>



<p><a></a>Les initiatives récentes montrent que la Tunisie se redresse avec détermination, avec un modèle économique qui allie industrialisation, innovation et ouverture internationale. Les alliances africaines et arabes, la promotion des PME et l’accent mis sur les startups innovantes constituent autant de leviers pour transformer cette reprise fragile en croissance durable et inclusive.</p>



<p>La Tunisie avance avec prudence mais détermination. Un nouveau souffle économique traverse le pays, porté par la jeunesse, les entrepreneurs et la volonté de créer un avenir stable et prospère.</p>



<p>* <em>Journaliste et écrivaine. </em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="tEUb1PJy3V"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/05/ocs-quelle-place-pour-la-tunisie-dans-la-recomposition-mondiale/">OCS | Quelle place pour la Tunisie dans la recomposition mondiale?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« OCS | Quelle place pour la Tunisie dans la recomposition mondiale? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/05/ocs-quelle-place-pour-la-tunisie-dans-la-recomposition-mondiale/embed/#?secret=dUtPgw8mkb#?secret=tEUb1PJy3V" data-secret="tEUb1PJy3V" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Intra-African Trade Fair (IATF) &#124; Entre ambitions et déceptions</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 04 Sep 2025 06:50:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[commerce intra-africain]]></category>
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		<category><![CDATA[Leith Lakhoua]]></category>
		<category><![CDATA[ZLecaf]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ecart abyssal entre les discours politiques enthousiastes et la réalité amère vécue par les entrepreneurs africains sur le terrain.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/04/intra-african-trade-fair-iatf-entre-ambitions-et-deceptions/">Intra-African Trade Fair (IATF) | Entre ambitions et déceptions</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Alors que les dirigeants africains et les délégations économiques se réunissent une nouvelle fois pour célébrer les ambitions du commerce intra-africain lors de l’<a href="https://2025.iatf.africa/newfront">Intra-African Trade Fair</a> (IATF), du 4 au 10 septembre 2025, à Alger, un silence assourdissant plane sur l’écart abyssal entre les discours enthousiastes et la réalité amère vécue par les entrepreneurs sur le terrain.</em></strong></p>



<p><strong>Leith Lakhoua *</strong></p>



<span id="more-17381867"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/10/Leith-Lakhoua.jpg" alt="" class="wp-image-321007"/></figure>
</div>


<p>L’IATF est présenté comme le fer de lance de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf), un cadre destiné à dynamiser les échanges et à unir le continent. Pourtant, sur le terrain, les obstacles protectionnistes, le manque de coordination et l’absence de volonté politique effective réduisent souvent ces belles intentions à de simples coquilles vides.</p>



<p>Le récit officiel est séduisant : un marché uni de 1,3 milliard de personnes, une croissance économique boostée par la libre circulation des marchandises. Mais pour de nombreuses entreprises, la réalité est tout autre.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des barrières qui persistent</h2>



<p>Prenez l’exemple récent et emblématique d’une société tunisienne spécialisée dans le montage d’usines clés en main. Après avoir remporté un marché, elle s’est retrouvée paralysée par le blocage arbitraire de ses machines et équipements aux frontières algériennes. Ce cas n’est pas isolé ; il est symptomatique d’un malaise profond.</p>



<p>Comment peut-on parler d’intégration économique lorsque des produits africains se voient refuser l’entrée sur le territoire d’un pays voisin, sous des prétextes administratifs opaques ou pour des raisons protectionnistes déguisées ? Cette situation révèle un manque criant de coordination entre les administrations douanières et une absence de volonté politique pour appliquer les principes pourtant largement affichés.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des fissures structurelles</h2>



<p>L’IATF brille par ses annonces de milliards de dollars de deals et ses promesses de collaboration. Mais une fois les lumières éteintes et les stands démontés, que reste-t-il ? Trop souvent, les mêmes vieux démons ressurgissent : la bureaucratie kafkaïenne, les réglementations contradictoires d’un pays à l’autre et une méfiance tenace qui étouffe l’initiative privée.</p>



<p>La question se pose : ces grands événements ne servent-ils qu’à offrir une vitrine politiquement correcte, une poudre aux yeux pour masquer l’incapacité des États membres à harmoniser leurs politiques et à véritablement coopérer ?</p>



<p>Cette absence de coordination a un prix. Elle freine la croissance économique en empêchant les entreprises de saisir des opportunités transfrontalières, décourage les investisseurs qui voient dans ces blocages un risque politique et administratif rédhibitoire, et, <em>last but not least</em>, maintient le continent dans une dépendance aux marchés extérieurs, alors même que l’objectif affiché est l’autosuffisance et le commerce entre pairs.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Passer des paroles aux actes</h2>



<p>L’idée de l’IATF et de la Zlecaf est puissante et nécessaire. Mais il est urgent que les États membres dépassent les beaux discours et s’attaquent enfin aux véritables barrières.</p>



<p>Cela nécessite une volonté politique ferme de simplifier et d’harmoniser les procédures douanières, la création de mécanismes de règlement des différends efficaces et rapides pour les entreprises confrontées à des blocages arbitraires, et une véritable transparence dans les règles et réglementations commerciales.</p>



<p>Le potentiel de l’Afrique est certes immense. Mais il ne se réalisera pas grâce à des foires commerciales si celles-ci ne sont pas suivies d’actions concrètes et coordonnées. Il est temps de combler le fossé entre les ambitions affichées et la coopération effective. Le temps des excuses est révolu ; celui de l’action est indispensable.</p>



<p><em>* Consultant en logistique et organisation industrielle. </em></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Pour un partenariat triangulaire Tunisie-Afrique-Espagne</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/09/pour-un-partenariat-triangulaire-tunisie-afrique-espagne/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 09 Jul 2025 10:40:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Africa Spain Summit]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Anis Jaziri]]></category>
		<category><![CDATA[Espagne]]></category>
		<category><![CDATA[TABC]]></category>
		<category><![CDATA[ZLecaf]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le président du Tunisia Africa Business Council, Anis Jaziri, a participé au Africa Spain Summit, qui s’est tenu à Madrid du 6 au 8 juillet 2025. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/09/pour-un-partenariat-triangulaire-tunisie-afrique-espagne/">Pour un partenariat triangulaire Tunisie-Afrique-Espagne</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le&nbsp;président du Tunisia Africa Business Council (TABC), Anis Jaziri,&nbsp;a participé au&nbsp;Africa Spain Summit, qui s’est tenu à Madrid du 6 au 8 juillet 2025. Cet événement de haut niveau est organisé par One Africa Forums et réunit des responsables politiques, des institutions panafricaines et européennes, des chefs d’entreprises et des experts internationaux engagés pour bâtir un partenariat Afrique–Espagne plus stratégique, résilient et durable.</em></strong></p>



<span id="more-16994081"></span>



<p>Jaziri est intervenu dans un panel consacré au thème <em>«Zlecaf vs MACF : construire un partenariat Afrique–Espagne résilient et durable»</em>, qui a permis de débattre de la manière dont la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf) pourrait redéfinir les relations commerciales entre l’Afrique et l’Espagne, notamment face au défi du Mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (MACF).</p>



<p>Les discussions ont également porté sur les tensions entre industrialisation et exigences environnementales, les modèles de coopération innovants et les secteurs prioritaires pour une croissance partagée et inclusive.</p>



<p>Le sommet a également été l’occasion pour M. Jaziri de mettre en avant les relations économiques solides entre la Tunisie et l’Espagne. Les échanges commerciaux bilatéraux dépassent actuellement les 6 milliards de dinars tunisiens, avec un excédent favorable à la Tunisie de 200 millions de dinars. L’Espagne se positionne comme le sixième investisseur étranger en Tunisie, avec des investissements cumulés atteignant 2,5 milliards de dinars.</p>



<p>M. Jaziri a profité de cette tribune pour présenter la prochaine édition de la conférence internationale Financing Investment and Trade in Africa (Fita2026), prévue les 28 et 29 avril 2026 à Tunis. Il a appelé les opérateurs économiques espagnols à y participer et à considérer la Tunisie comme un hub stratégique vers l’Afrique, dans le cadre des accords de la Zlecaf.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="538" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/Anis-Jaziri-TABC-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-16994118" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/Anis-Jaziri-TABC-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/Anis-Jaziri-TABC-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/Anis-Jaziri-TABC-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/Anis-Jaziri-TABC-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/Anis-Jaziri-TABC-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/Anis-Jaziri-TABC-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/Anis-Jaziri-TABC.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<p>M. Jaziri a également présenté l’initiative Tunisia Consortium for African Development (Tucad), nouvelle plateforme portée par TABC pour accélérer la réalisation de projets structurants en Afrique, notamment dans les secteurs de l’énergie, des infrastructures et de l’agro-industrie. Ce projet vise à rassembler les acteurs économiques tunisiens engagés en Afrique et à les connecter avec des partenaires financiers et techniques internationaux.</p>



<p>À travers sa participation active à ce sommet, M. Jaziri a porté la voix des entrepreneurs africains et mis en lumière les opportunités concrètes d’un partenariat triangulaire entre la Tunisie, l’Afrique et l’Espagne. Un partenariat fondé sur l’investissement, l’innovation, l’intégration régionale et la durabilité.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/09/pour-un-partenariat-triangulaire-tunisie-afrique-espagne/">Pour un partenariat triangulaire Tunisie-Afrique-Espagne</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Le potentiel inexploité d’exportation de la Tunisie vers l’Afrique subsaharienne estimé à 520 M$</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/10/le-potentiel-inexploite-dexportation-de-la-tunisie-vers-lafrique-subsaharienne-estime-a-520-m/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Jun 2025 11:58:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[afrique subsaharienne]]></category>
		<category><![CDATA[Cepex]]></category>
		<category><![CDATA[certificats d’origine]]></category>
		<category><![CDATA[échanges commerciaux]]></category>
		<category><![CDATA[exportations]]></category>
		<category><![CDATA[Mourad Ben Hassine]]></category>
		<category><![CDATA[ZLecaf]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=16742657</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le potentiel inexploité d’exportation de la Tunisie vers l'Afrique subsaharienne estimé à 1,5 MDT, soit l’équivalent de 520 millions de dollars.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/10/le-potentiel-inexploite-dexportation-de-la-tunisie-vers-lafrique-subsaharienne-estime-a-520-m/">Le potentiel inexploité d’exportation de la Tunisie vers l’Afrique subsaharienne estimé à 520 M$</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>En 2024, les échanges commerciaux entre la Tunisie et l’Afrique subsaharienne ont atteint 1,6 million de dinars tunisiens (MDT). Ces échanges ont généré un excédent commercial à la faveur de la Tunisie, avec des recettes d’exportation de l’ordre de 1,3 MDT. Toutefois, le potentiel inexploité d’exportation de la Tunisie vers cette région est estimé à 1,5 MDT, soit l’équivalent de 520 millions de dollars.</em></strong> <a href="http://urlr.me/tsZCM4" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Vidéo de l’entretien</a>.</p>



<span id="more-16742657"></span>



<p>C’est ce qu’a précisé Mourad Ben Hassine, Pdg du Centre de promotion des exportations (Cepex), dans un entretien avec l’agence Tap, pour présenter la 1<sup>ère</sup> édition de la manifestation Africa Business Partnership Days (ABPD 2025) qui se tiendra du 23 au 25 juin 2025, destinée au développement des partenariats entre la Tunisie et les pays d’Afrique subsaharienne.</p>



<p>Ben Hassine a souligné que la Tunisie pourrait doubler ses exportations vers l’Afrique subsaharienne, à travers la diversification des produits exportés, qui devraient être à haute valeur ajoutée.</p>



<p><em>«Le marché d’exportation de la Tunisie ne se contente pas uniquement des produits agroalimentaires et des industries de transformation; il concerne, désormais, les composants automobiles, ayant une forte valeur ajoutée et où la Tunisie dispose d’un avantage compétitif»</em>, a-t-il noté.</p>



<p>A cet égard, Ben Hassine a précisé que les études ont montré que la demande du marché africain sur les composants automobiles ou les produits ayant une forte valeur ajoutée, serait en hausse au cours des prochaines années.</p>



<h2 class="wp-block-heading">275 opérations dans le cadre de la Zlecaf</h2>



<p>La Tunisie compte parmi les premiers pays qui exportent vers cette région moyennant&nbsp;des certificats d’origine établis dans le cadre de la zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf), a avancé Ben Hassine, ajoutant que, jusqu’à présent, la Tunisie a réalisé 275 opérations d’exportation par les certificats d’origine vers des pays africains, dans le cadre de l’accord de la Zlecaf.</p>



<p>Le PDG du Cepex a souligné que les échanges commerciaux réalisés dans le cadre de l’accord de la Zlecaf sont effectués sans obstacles douaniers.</p>



<p>Ainsi, chaque pays africain membre de la Zlecaf présente une liste des produits pour lesquels le pays s’engage durant cinq ans à réduire les droits douaniers. La réduction est de l’ordre de 20% chaque année, de telle manière qu’au bout de 5 ans, ces produits seront totalement exonérés, a-t-il encore expliqué.</p>



<p>Dans les cinq&nbsp;prochaines années, 90% des produits seront échangés sur le continent africain sans droits de douane, souligne Ben Hassine.</p>



<p>Bientôt, le nombre des entreprises possédant des certificats d’origine établis dans le cadre de l’accord de la Zlecaf devra atteindre 300, ce qui va impulser les exportations tunisiennes vers le marché africain, a encore dit Ben Hassine.</p>



<p>Le certificat d’origine permet aux entreprises exportatrices de bénéficier d’importantes réductions sur les droits de douane, lesquels devraient être progressivement éliminés à partir du 1<sup>er</sup> janvier 2026.</p>



<p>L’Accord de la Zlecaf, entré en vigueur en mai 2019 et ratifié par la Tunisie le 7 août 2020, est l’un des projets phares de l’Union africaine (UA). Il a pour objectif de renforcer la coopération sud-sud et de promouvoir une Afrique plus intégrée, prospère et pacifique, conformément à l’Agenda 2063 de l’UA.</p>



<p>Ce projet vise également à consolider les relations commerciales entre les 55 États membres de l’UA, créant ainsi un marché de plus de 300 millions de consommateurs et générant un volume d’échanges annuel de 3 400 milliards de dollars. L’accord a pour ambition de lever les barrières douanières qui entravent la libre circulation des marchandises et des services entre les pays africains.</p>



<p><a href="http://urlr.me/tsZCM4" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Vidéo de l’entretien</a>.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="AeRnKPJmBe"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/09/tunis-accueille-la-1ere-edition-des-africa-business-partnership-days/">Tunis accueille la 1ère édition des Africa Business Partnership Days</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunis accueille la 1ère édition des Africa Business Partnership Days » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/09/tunis-accueille-la-1ere-edition-des-africa-business-partnership-days/embed/#?secret=lKrXV0fqqj#?secret=AeRnKPJmBe" data-secret="AeRnKPJmBe" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Alliance TAA &#8211; TABC │Pour un hub automobile africain en Tunisie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/09/alliance-taa-tabc-%e2%94%82pour-un-hub-automobile-africain-en-tunisie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 09 May 2025 06:29:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Anis Jaziri]]></category>
		<category><![CDATA[hub automobile]]></category>
		<category><![CDATA[mobilité électrique]]></category>
		<category><![CDATA[Myriam Elloumi]]></category>
		<category><![CDATA[TAA]]></category>
		<category><![CDATA[TABC]]></category>
		<category><![CDATA[ZLecaf]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La TAA et le TABC signent un partenariat stratégique à l’occasion de la Fita 2025. </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La Tunisian Automotive Association (TAA) et le Tunisia Africa Business Council (TABC) ont signé, à Tunis, le 6 mai 2025, un partenariat stratégique à l’occasion de la Fita 2025. Cette alliance vise à renforcer le rayonnement du secteur automobile tunisien sur le continent africain et à consolider la position de la Tunisie comme plateforme industrielle de référence en Afrique.</em></strong></p>



<span id="more-16468482"></span>



<p>Ce partenariat repose sur une vision partagée de développement industriel et de coopération Sud-Sud, en tirant parti de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf) et du Marché commun de l’Afrique orientale et australe (Comesa).</p>



<p>Ensemble, la TAA et le TABC s’engagent à promouvoir l’expertise tunisienne dans l’automobile, notamment dans les domaines de la mobilité électrique, de la fabrication intelligente et des composants innovants.</p>



<p><strong>Des engagements opérationnels concrets</strong></p>



<p>La convention, signée par Myriam Elloumi, présidente de la TAA, et Anis Jaziri, président du TABC, prévoit notamment la mise en place d’un accompagnement export via une plateforme dédiée aux entreprises tunisiennes du secteur0;0 l’intégration des chaînes de valeur africaines et le développement de projets structurants à fort impact; l’organisation conjointe d’événements, de missions B2B, et de formations certifiantes en partenariat avec des institutions académiques; et l’échange régulier d’informations sur les opportunités de marché, les tendances industrielles et les partenariats potentiels.</p>



<p><em>«Ce partenariat avec le TABC nous permet d’aligner nos ambitions industrielles avec les besoins croissants du marché africain. Il incarne une volonté claire de faire de la Tunisie une base industrielle compétitive, tournée vers l’Afrique»</em>, a déclaré Myriam Elloumi, présidente de la TAA.<em></em></p>



<p><em>«Ensemble, nous œuvrons à faire émerger une vision panafricaine de l’industrie automobile, portée par les savoir-faire tunisiens et une stratégie d’intégration continentale»</em>, a déclaré Anis Jaziri, président du TABC.<em></em></p>



<p>Le secteur de l’industrie automobile tunisienne regroupe aujourd’hui plus de 280 entreprises, dont une grande majorité exportatrices prêtes à accompagner l’implantation de nouveaux constructeurs, équipementiers et investisseurs étrangers. Grâce à un écosystème dynamique et compétitif, le pays capitalise sur ses atouts technologiques, sa main-d’œuvre qualifiée et ses infrastructures avancées, lui conférant un positionnement de hub stratégique continental, offrant une plateforme industrielle moderne, durable et intelligente pour le marché africain.</p>



<p><strong><em>Communiqué. </em></strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/09/alliance-taa-tabc-%e2%94%82pour-un-hub-automobile-africain-en-tunisie/">Alliance TAA &#8211; TABC │Pour un hub automobile africain en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Qawafel Gathering pour aider les entreprises tunisiennes à se déployer en Afrique</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/24/qawafel-gathering-pour-aider-les-entreprises-tunisiennes-a-se-deployer-en-afrique/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 Dec 2024 07:41:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Amal Mghirbi]]></category>
		<category><![CDATA[Béchir Benbrika]]></category>
		<category><![CDATA[entreprises tunisiennes]]></category>
		<category><![CDATA[Foprodex]]></category>
		<category><![CDATA[Qawafel Gathering]]></category>
		<category><![CDATA[ZLecaf]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Qawafel Gathering amorce les discussions sur les mécanismes et outils de soutien au déploiement des entreprises tunisiennes en Afrique. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/24/qawafel-gathering-pour-aider-les-entreprises-tunisiennes-a-se-deployer-en-afrique/">Qawafel Gathering pour aider les entreprises tunisiennes à se déployer en Afrique</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le projet Qawafel, financé par l’Agence française de développement (AFD) et mis en œuvre par Expertise France, sous l’égide du ministère de l’Économie et de la Planification (MEP), a tenu le 18 décembre 2024 la deuxième édition de son événement phare le Qawafel Gathering pour amorcer les discussions sur les mécanismes et outils de soutien à l’internationalisation des entreprises tunisiennes à l’échelle du continent.</em></strong></p>



<span id="more-14969762"></span>



<p>Cette rencontre a rassemblé des experts, des entrepreneurs et des représentants d’institutions, publiques et privées, pour analyser les obstacles, dévoiler des opportunités stratégiques et partager des recommandations clés.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Outils de soutien pour l’internationalisation</h2>



<p>Parmi les dispositifs présentés, le Fonds de promotion des exportations (Foprodex) s’est imposé comme un levier essentiel pour accompagner les entreprises tunisiennes dans leur développement international.</p>



<p>Ce fonds soutient les entreprises pour leur permettre de réaliser des missions de prospection, de participer à des salons internationaux et de développer leur réseau commercial.</p>



<p>Les subventions offertes couvrent jusqu’à 60% des frais de prospection pour les marchés d’Afrique subsaharienne, reflétant une stratégie visant à encourager les exportations vers cette région prometteuse. Cependant, des améliorations ont été suggérées lors des discussions.<br>Les participants ont notamment insisté sur la nécessité de rendre ce mécanisme plus accessible et adapté aux besoins des startups, qui souvent n’ont pas les ressources nécessaires pour naviguer dans des procédures complexes.</p>



<p>Ils ont également appelé à une simplification et à une clarification des critères d’éligibilité, ainsi qu’à une meilleure communication pour sensibiliser davantage les entreprises à ce dispositif. Ces ajustements viseraient à maximiser l’impact du Foprodex et à renforcer son rôle en tant que catalyseur de la présence tunisienne sur les marchés africains.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le tremplin des accords commerciaux</h2>



<p>La Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf) a été mise en avant comme une opportunité majeure pour accélérer les échanges commerciaux et renforcer l’intégration économique sur le continent.</p>



<p>Depuis sa ratification par la Tunisie, cet accord a permis d’harmoniser les règles tarifaires et d’offrir un cadre favorable aux exportations tunisiennes. Il représente une passerelle essentielle pour les entreprises souhaitant s’imposer sur des marchés stratégiques africains.</p>



<p>Cependant, les participants ont signalé plusieurs défis persistants, notamment la présence de barrières non tarifaires et l’obtention de certifications internationales indispensables pour répondre aux normes du marché. Ces contraintes exigent un soutien renforcé pour aider les entreprises à se conformer à ces exigences et à exploiter pleinement les avantages de la Zlecaf.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’enjeu de l’accès à l’information</h2>



<p>L’accès à une information pertinente et actualisée sur les marchés et les procédures d’exportation constitue un défi majeur pour les entreprises tunisiennes. Pour y remédier, des plateformes comme Africa Trade Agreements centralisent les données essentielles, tandis que des outils comme Trademap et ITC sont encouragés pour une meilleure analyse des opportunités.</p>



<p>Amal Mghirbi, Team Leader du programme d’appui aux accords commerciaux avec l’Afrique à la GIZ, a également annoncé la tenue, dans le cadre d’un partenariat avec le ministère du Commerce et du développement des exportations, de formations spécifiques à partir de fin 2024, visant à accompagner les entreprises dans leur compréhension des accords commerciaux.<br></p>



<h2 class="wp-block-heading">Témoignages d’entrepreneurs</h2>



<p>Béchir Benbrika, Ceo de SmartFarm, a partagé l’expérience de son entreprise dans le secteur de l’Agritech. Grâce au programme Agritech Tunisia, porté par Stecia Internationale, SmartFarm a pu s’implanter sur des marchés comme le Sénégal et la Côte d’Ivoire, en bénéficiant d’un accompagnement déterminant pour limiter les risques financiers et réussir ses premières opérations à l’international. Ce témoignage met en lumière le rôle crucial des programmes structurés pour soutenir les startups tunisiennes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pour un écosystème d’exportation renforcé</h2>



<p>De cette rencontre, plusieurs recommandations majeures ont émergé, notamment :</p>



<p>&#8211; la professionnalisation des entreprises et des structures d’accompagnement : Intégrer les aspects réglementaires dès la structuration des projets et renforcer les compétences des acteurs économiques;</p>



<p>&#8211; l’amélioration des mécanismes de financement : Simplifier les procédures, clarifier les critères d’éligibilité et renforcer la collaboration avec les banques pour faciliter l’accès aux fonds;</p>



<p>&#8211; la valorisation des certifications internationales par la sensibilisation des entreprises à l’importance des normes et certifications pour pénétrer de nouveaux marchés;</p>



<p>&#8211; l’exploitation des opportunités offertes par la Zlecaf en encourageant les entreprises à profiter des réductions tarifaires et des nouveaux réseaux commerciaux créés par cet accord.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un élan prometteur pour l’avenir</h2>



<p>Cette édition du Qawafel Gathering a permis de réaffirmer l’engagement des acteurs économiques tunisiens à exploiter les opportunités qu’offre le continent africain.</p>



<p>Grâce à des discussions constructives, des solutions concrètes ont été identifiées pour renforcer l’écosystème de l’export, améliorer l’accès à l’information et au financement, et encourager une approche plus structurée de l’internationalisation. L’Afrique, véritable marché d’avenir, offre aux entreprises tunisiennes des opportunités à saisir avec ambition et préparation.</p>



<p><strong><em>Communiqué. </em></strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/24/qawafel-gathering-pour-aider-les-entreprises-tunisiennes-a-se-deployer-en-afrique/">Qawafel Gathering pour aider les entreprises tunisiennes à se déployer en Afrique</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Vers un partenariat industriel et énergétique germano-tuniso-africain</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/08/vers-un-partenariat-industriel-et-energetique-germano-tuniso-africain/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 08 Nov 2024 11:48:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Afrika-Verein]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Allemagne]]></category>
		<category><![CDATA[Anis Jaziri]]></category>
		<category><![CDATA[Comesa]]></category>
		<category><![CDATA[TABC]]></category>
		<category><![CDATA[ZLecaf]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Une délégation d'opérateurs tunisiens participe à un forum Germano-Africain en Allemagne? </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le Tunisia Africa Business Council (TABC) a conduit une délégation tunisienne de haut niveau au forum Africa Trade &amp; Invest meets Managing Risk, organisé par Afrika-Verein der deutschen Wirtschaft (German-African Business Association), qui s’est tenu les 6 et 7 novembre à Francfort en Allemagne.</em></strong></p>



<span id="more-14572287"></span>



<p>En marge du forum, une convention de partenariat a été signée entre Anis&nbsp;Jaziri,&nbsp;président TABC, et Christoph&nbsp;Kannengiesser,&nbsp;président&nbsp;d’Afrika-Verein. Les deux institutions vont collaborer étroitement dans des secteurs stratégiques comme l’énergie, la transition verte, l’automobile, la mobilité électrique, l’agroalimentaire, la logistique, l’aéronautique et d’autres domaines. Elles vont œuvrer ensemble pour des projets structurants en&nbsp;Afrique en mettant en exergue les opportunités des accords tels que la&nbsp;&nbsp;Zlecaf et le&nbsp;Comesa, dans une démarche de triangulation Allemagne-Tunisie- Afrique.</p>



<p>Par ailleurs, le président du TABC a participé en tant que speaker à un panel sous le theme <em>«Sharing&nbsp;is&nbsp;Caring: Will&nbsp;regional&nbsp;integration&nbsp;&amp; expansion of&nbsp;trade&nbsp;corridors in Africa&nbsp;be&nbsp;the&nbsp;key&nbsp;to&nbsp;economic&nbsp;growth&nbsp;and&nbsp;peace?»</em>. Modéré par&nbsp;Wiebki&nbsp;Polomka&nbsp;de&nbsp;Afrika-Verein, le panel a vu la participation du ministre du commerce extérieur de la&nbsp;RD Congo, Julien&nbsp;Paluku, la directrice exécutive de la Chambre du commerce du Cameroun Sandra&nbsp;Gouadjio, le chef du projet Union africaine à la Konrad-Adenauer-Stiftung Lukas&nbsp;Kupfernagel&nbsp;et John&nbsp;Mnali,&nbsp;directeur du Centre d’investissement de la Tanzanie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Triangulation Allemagne-Tunisie- Afrique</h2>



<p>Le président de TABC&nbsp;a&nbsp;plaidé&nbsp;en faveur de la Zlecaf et son rôle dans le développement du commerce interafricain et l’intégration régionale. La Tunisie a rejoint les 8 premiers pays membres de cette initiative dès début 2024. La première phase de la mise en place de la&nbsp;Zlecaf prévoit la suppression des droits de douanes sur 90% des produits. Plus que 200 opérations d’exports des produits tunisiens ont été réalisés durant 2024 avec certificat d’origine&nbsp;&nbsp;Zlecaf.</p>



<p>Une session spéciale&nbsp;Tunisie a été organisée lors du forum, sous le thème <em>«Pioneering&nbsp;german&nbsp;tunisian&nbsp;partnership&nbsp;:&nbsp;driving&nbsp;african-european&nbsp;co-development&nbsp;through&nbsp;énergy&nbsp;transition &amp; green transformation»</em>.&nbsp;&nbsp;Cette session, modérée par&nbsp;Mondher&nbsp;Khanfir,&nbsp;VP&nbsp;TABC, a vu la participation de plusieurs membres de la délégation tunisienne. Le sujet évoqué est la triangulation Allemagne-Tunisie-Afrique dans des secteurs stratégiques&nbsp;tels&nbsp;que la transition énergétique et la transformation verte où plusieurs opportunités se présentaient pour les entreprises tunisiennes et allemandes.</p>



<p>Les différentes interventions de cette session se sont portées sur &nbsp;le thème «<em>Évolution des modèles économiques dans l’énergie». </em>Selon Jamil&nbsp;Korked,ceo Ener Net Pro, en Tunisie, les modèles de production et de distribution d&rsquo;énergie sont en pleine transformation, offrant désormais plus de flexibilité au secteur privé pour investir. Cela ouvre la voie à une transition vers des énergies renouvelables et favorise l’implication d’acteurs privés dans des projets de grande envergure, comme ceux liés au solaire et à l’éolien, avec le soutien de l’expertise allemande.</p>



<p>Dans son intervention intitulée <em>«Maturité et potentiel de l’industrie automobile tunisienne»</em>, Mehdi&nbsp;Kallel, ceo Assad Energie Renouvelable, a indiqué que grâce à la présence d’entreprises allemandes, le secteur automobile en Tunisie a acquis une maturité significative. Cela a permis de développer une chaîne de valeur locale forte, incluant des opérateurs tunisiens compétitifs dans la fabrication de pièces d’origine (OEM). Ces opérateurs pourraient étendre leurs activités en Afrique grâce à des partenariats trilatéraux, répondant ainsi à la demande croissante de véhicules et de composants automobiles sur le continent.</p>



<p>Marcus&nbsp;Pratsch&nbsp;(DZ Bank) a, de son côté, parlé des <em>«Besoins d’investissement en Afrique et solutions financières innovantes»</em>. Selon lui, l’Afrique présente un immense besoin d’investissement pour soutenir sa transformation industrielle, qui s’accompagne de risques mais aussi d’opportunités. DZ Bank a développé des instruments financiers innovants pour faciliter des investissements durables, en intégrant la durabilité dans la structure des produits financiers, a(t-il expliqué, ajoutant que ces instruments permettent aux acteurs économiques de répondre aux enjeux environnementaux tout en accédant aux marchés de capitaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un co-développement durable</h2>



<p>Boubaker&nbsp;Siala, Ceo Bako Motors, est intervenu sur <em>«Le rôle de l’innovation dans la transition écologique»</em>, estimant que, pour accélérer la transition écologique, il est crucial de stimuler l’innovation, notamment en facilitant le transfert technologique entre l’Allemagne et la Tunisie. Ceci permettrait non seulement d’améliorer les processus industriels mais aussi de donner un accès aux jeunes entreprises (startups) aux financements nécessaires pour mettre en œuvre leurs idées novatrices, contribuant ainsi à la transformation verte du continent.</p>



<p>Le continent africain peut être approché sous un angle dual,&nbsp;tuniso-allemand, afin de saisir les opportunités d’investissement et de&nbsp;co-développement durable.</p>



<p>La convention signée entre TABC et&nbsp;Afrika&nbsp;Verein à la fin de la session vient sceller un partenariat prometteur mettant l’accent sur un avenir commun axé sur le développement durable et l’intégration des marchés africains et européens.</p>



<p>Outre les participants déjà cités, la délégation tunisienne était composée de Meriem Ben Salah, responsable bureau TABC France, Sami Driss, Pdg Comet, Khamiss Baba, DG Stip, Lamia Hichri, Ceo You Solar, Mohamed Guermazi et Ceo Misfat.</p>



<p><strong><em>D’après communiqué.</em></strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/08/vers-un-partenariat-industriel-et-energetique-germano-tuniso-africain/">Vers un partenariat industriel et énergétique germano-tuniso-africain</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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