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Hausse du prix de certains médicaments | Un mal nécessaire

Hausse du prix de certains médicaments | Un mal nécessaire

Selon Naoufel Amira, ancien président du Syndicat des pharmaciens d’officine de Tunisie (Spot), la mise à jour et l’ajustement (traduire : la hausse) des prix d’un certain nombre de médicaments, dont se plaignent les citoyens, n’ont pas permis de couvrir les coûts supportés par la Pharmacie centrale, qui, on le sait, fait face à de grandes difficultés financières et a du mal à s’acquitter des dettes qu’elle a contactées auprès d’un certain nombre de fournisseurs étrangers.

Dans une déclaration, mardi 4 août 2026, à l’agence officielle Tap, M. Amira a expliqué que la révision des prix des médicaments de référence a concerné une large gamme de produits, précisant que cette mesure s’inscrit dans le cadre de la révision périodique des tarifs — déjà effectuée l’année dernière ainsi qu’en 2018 et 2019 — mais que ces ajustements n’ont pas suffi à couvrir le coût initial des médicaments.

Pour M. Amira, la hausse du prix de certains médicaments n’est pas excessive, l’augmentation n’étant souvent que de quelques dinars. Le but n’est pas tant d’impacter le pouvoir d’achat du citoyen – même si c’est, au final, la conséquence immédiate et directe de l’opération, dirions-nous – que de contribuer à couvrir une partie des coûts et à soulager les finances de la Pharmacie centrale.

Le pharmacien a attribué la controverse actuelle concernant les nouveaux tarifs à ce qu’il a qualifié de manque de connaissances suffisantes, ainsi qu’à une désinformation délibérée de la part de certaines parties, soulignant que le rétablissement de l’équilibre financier de la Pharmacie centrale demeure une garantie fondamentale pour la sécurité sanitaire et la poursuite de l’approvisionnement du marché en médicaments importés.

M. Amira a insisté sur le fait que les prix des médicaments en Tunisie, suite à la récente mise à jour, restent acceptables et abordables, appelant à éviter de prendre position sans tenir compte de l’intérêt des citoyens ni de leur droit d’accéder aux médicaments nécessaires à leurs besoins thérapeutiques.

Il convient de noter que la Pharmacie centrale a publié, le 24 juillet, la circulaire n° 30 de la même année mettant à jour les codes de certains médicaments et augmentant réviser leurs prix.

I. B.

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