Raconter et protéger l’un des écosystèmes insulaires les plus précieux et les moins connus de la Méditerranée. Tel est l’objectif de «Perle de la Méditerranée», une nouvelle revue consacrée à l’archipel tunisien de La Galite, situé au large des côtes septentrionales du pays. Le premier numéro, couvrant la période de janvier à juillet 2026, vient de paraître.
Cette initiative, annoncée par l’association environnementale tunisienne Méditerranée Action Nature (MAN) et relayée par l’agence de presse TAP, s’inscrit dans le projet «Consolidation d’une gestion efficace et durable de l’archipel de La Galite», financé par le Critical Ecosystem Partnership Fund (CEPF), un fonds international dédié à la conservation de la biodiversité.
La publication vise à sensibiliser le public à l’importance de la protection des écosystèmes marins et terrestres de l’archipel, à valoriser son patrimoine historique et culturel, et à documenter les actions de conservation menées sur place, tout en favorisant le partage des connaissances entre chercheurs, associations environnementales et institutions.
Le premier numéro propose plusieurs rubriques thématiques, notamment «Activités environnementales» — consacrée aux programmes et initiatives de protection — et «Sous la loupe», qui examine en détail les caractéristiques des espèces animales et végétales ainsi que des habitats naturels. Un espace est spécifiquement dédié à l’histoire de l’archipel, tandis que la rubrique photographique «Images de La Galite» invite les lecteurs à découvrir les paysages insulaires, la faune marine et la richesse biologique de la zone.
Situé à environ 46 kilomètres au nord du Cap Negro, l’archipel comprend l’île principale de La Galite et plusieurs îlots environnants. Cette zone, qui se distingue par une grande biodiversité marine et terrestre, constitue un patrimoine naturel tunisien majeur, faisant l’objet de programmes de conservation et de suivi environnemental.
Le projet soutenu par le CEPF, confié à l’association MAN, bénéficie d’un financement d’environ 170 000 dollars pour la période allant de décembre 2025 à décembre 2028.
Parmi les interventions prévues figurent le renforcement de la participation des acteurs locaux à la gestion de la zone, l’implication des pêcheurs dans le suivi des écosystèmes coralligènes, la promotion de pratiques touristiques durables ainsi que la définition d’actions en faveur de la restauration écologique des milieux terrestres.
Cette initiative s’inscrit dans le cadre d’un engagement plus large de la Tunisie visant à renforcer la protection de son patrimoine marin.
Selon l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), les aires protégées couvrent actuellement moins de 3 % des eaux marines tunisiennes, alors que le pays a lancé un programme visant à contribuer à l’objectif international de protéger au moins 30 % des écosystèmes terrestres et marins d’ici 2030.
I. B. (avec Ansa).



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