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	<title>Archives des Abdelaziz Guesmi - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Abdelaziz Guesmi - Kapitalis</title>
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		<title>Rétrospective : 1930, la «dernière croisade» à Carthage</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Mar 2023 09:28:09 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Retour sur le Congrès eucharistique de Carthage en 1930. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/21/retrospective-1930-la-derniere-croisade-a-carthage/">Rétrospective : 1930, la «dernière croisade» à Carthage</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Universalité du catholicisme et de la république, nationalisme laïc et extrême-droite… ou quand la France, fille aînée de l’Eglise, insistait, grossièrement, pour évangéliser les Tunisiens et les autres Maghrébins! Mais les résultats sont nuls !</em></strong> <em>(Statue du cardinal Lavigerie à l&rsquo;entrée de la médina de Tunis, démantelée au lendemain de l&rsquo;indépendance de la Tunisie, en 1956).</em></p>



<p>Par <strong>Abdellaziz Guesmi</strong> *</p>



<span id="more-7037554"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/12/Abdelaziz-Guesmi.jpg" alt="" class="wp-image-5434153" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/12/Abdelaziz-Guesmi.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/12/Abdelaziz-Guesmi-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/12/Abdelaziz-Guesmi-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure></div>


<p>En  mai 1930, en présence de l’ambassadeur français (ah la laïcité !), s’est tenu le Congrès eucharistique de Carthage, un rassemblement de clercs et de laïcs en vue de l’évangélisation des musulmans par l’adoration de la Sainte Eucharistie (sacrement qui, selon la doctrine catholique, contient réellement le corps et le sang du Christ sous les apparences du pain et du vin !).</p>



<p>La concomitance du congrès de Carthage avec les fêtes du centenaire de l’Algérie française, le <em>«dahir berbère»</em>, du 16 mai 1930 retirant le fonctionnement de la justice dans les tribus de coutume berbère à l’autorité du Sultan du Maroc – séparant ainsi, un peu plus, les Berbères des Arabes – et le quasi cinquantenaire de l’occupation de la Tunisie ne pouvaient, du point de vue des colons français, qu’exprimer l’universalité du catholicisme et de… la république.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ressusciter le Maghreb latin et chrétien</h2>



<p>La vocation de la France à ressusciter le Maghreb latin et chrétien et  à y restaurer la chrétienté <em>«cassée»</em> par l’émergence de l’islam, pointe fortement la dialectique tissée entre nationalisme laïc et universalité catholique. Mais, c’est l’effet inverse qui s’est produit : on date volontiers de ce congrès le véritable réveil des mouvements nationalistes arabes qui devaient mener à l’indépendance des pays maghrébins.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="dO2ZDkCvn1"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/08/06/la-dette-larme-francaise-de-la-conquete-de-la-tunisie/">La dette, l’arme française de la conquête de la Tunisie</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La dette, l’arme française de la conquête de la Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/08/06/la-dette-larme-francaise-de-la-conquete-de-la-tunisie/embed/#?secret=QIVRxmx8fb#?secret=dO2ZDkCvn1" data-secret="dO2ZDkCvn1" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Le congrès eucharistique de Carthage, demeure généralement dans l’histoire contemporaine de la Tunisie comme un double symbole. Du côté du colonisateur, il fait partie des grandes célébrations de l’empire triomphant. Du côté des Tunisiens, il apparaît comme une provocation chrétienne de plus en terre d’islam, l’effet d’une volonté d’évangélisation illustrée par d’autres signes comme la statue du cardinal d’Alger – et de l’antique siège épiscopal ressuscité de Carthage – Charles Lavigerie<em>», </em>administrateur apostolique du vicariat de Tunis de 1881 à 1884 (celui qui a concilié, avec intérêt, les catholiques avec la république), <em>«le chef de la dernière croisade»</em>, bénissant la foule, installée à l’entrée de la Médina de Tunis, au bas de la rue Jemaa Zitouna qui mène à la mosquée du même nom, haut lieu de l’islam sunnite.</p>



<p>Pourquoi un congrès eucharistique à Carthage? La décision définitive en revient au pape Pie XI, allié des fascistes italiens.</p>



<p>Le Père&nbsp;Boubée, le jésuite qui est la cheville ouvrière de l’organisation du congrès, en attribue l’idée première à l’Académicien Louis Bertrand, le grand admirateur de l’Afrique romaine et… d’Hitler. Bertrand pense d’abord à Beyrouth, <em>«un choix heureux car depuis l’époque des Croisades la vieille métropole syrienne n’aurait jamais vu pareille manifestation chrétienne. On renouerait solennellement une tradition. Mais</em>, se dit-il<em>, le fanatisme musulman est extrêmement susceptible. Ne serait-il pas imprudent d’aller l’inquiéter dans une ville où, somme toute, il est maître ?»</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">A Carthage, <em>«nous sommes chez nous»</em></h2>



<p>Bertrand songe alors à Carthage&nbsp;: <em>«Là, rien à craindre des susceptibilités islamiques. Nous sommes chez nous, sur cette colline de Byrsa chantée par Virgile, baptisée par le sang de Félicité et Perpétue, illustrée par la mort de Saint-Louis, rachetée enfin par la France et par le Cardinal Lavigerie</em>.</p>



<p>&nbsp;L’année 1930 correspondait aussi au quinzième centenaire de la mort de l’Africain Saint-Augustin fêté parallèlement à Bône-Hippone (actuelle Annaba). Des liaisons spéciales entre Carthage et Bône sont d’ailleurs prévues pour permettre aux pèlerins d’assister aux deux festivités.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="4pcuHgKkph"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/06/12/esclavage-colonisation-et-racisme-se-re-approprier-lhistoire/">Esclavage, colonisation et racisme : Se ré-approprier l’histoire</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Esclavage, colonisation et racisme : Se ré-approprier l’histoire » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/06/12/esclavage-colonisation-et-racisme-se-re-approprier-lhistoire/embed/#?secret=dgAIkoQ0k4#?secret=4pcuHgKkph" data-secret="4pcuHgKkph" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>L’Archevêque Alexis Lemaître poursuit&nbsp;: <em>«Ces liens, sous lesquels ont gémi si longtemps les chrétiens de Tunis, sont aujourd’hui rompus. Sous l’égide de la France libératrice, il vous appartient de préparer à Notre-Seigneur un autre triomphe, où la sainte hostie sera suivie encore “par une foule”, mais libre maintenant et en habit de fête, sous le regard émerveillé de ceux qui ne partagent pas notre foi»</em>.</p>



<p>Le socialiste Jules Ferry – à l’origine de l’occupation de la Tunisie – ne dit-il pas, dans un autre registre, la même chose&nbsp;!</p>



<p>A Carthage, <em>«nous sommes chez nous»</em>, disait Bertrand. N’est ce pas là, déjà, le cri de ralliement de l’extrême-droite française actuelle!</p>



<p><em>* Proviseur à Grenoble.</em> </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/21/retrospective-1930-la-derniere-croisade-a-carthage/">Rétrospective : 1930, la «dernière croisade» à Carthage</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Rétrospective : le 24 avril 1881, les tribus tunisiennes résistent aux occupants français</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/13/retrospective-le-24-avril-1881-les-tribus-tunisiennes-resistent-aux-occupants-francais/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 Mar 2023 09:09:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Comment  le peuple tunisien a résisté dès les premiers instants aux occupants français. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/13/retrospective-le-24-avril-1881-les-tribus-tunisiennes-resistent-aux-occupants-francais/">Rétrospective : le 24 avril 1881, les tribus tunisiennes résistent aux occupants français</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Contrairement à ce que nous disent les partisans de la colonisation, si tant est qu’un peuple puisse accepter d’être colonisé, non, mille fois non, le peuple tunisien n’a jamais accepté le protectorat français !</em></strong> <strong><em>Et y résisté dès les premiers instants. </em></strong><em>(Illustration: la prise du Kef à travers des gravures françaises d&rsquo;époque).</em></p>



<p>Par<strong> Abdellaziz Guesmi </strong>*</p>



<span id="more-6925847"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/12/Abdelaziz-Guesmi.jpg" alt="" class="wp-image-5434153" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/12/Abdelaziz-Guesmi.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/12/Abdelaziz-Guesmi-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/12/Abdelaziz-Guesmi-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure></div>


<p>Le Kef, le 24 avril 1881, Jules Ferry, président du Conseil des ministres français, ordonne à l’armée française de pénétrer en Tunisie afin de sécuriser <em>«ses frontières algériennes&nbsp;!»</em>, victimes d’incessantes attaques de la part des populations tunisiennes.</p>



<p>S’il est vrai que des tribus algériennes et tunisiennes refusent les frontières artificielles imposées par le colon, Il s’agit là d’un prétexte fallacieux pour occuper la Tunisie.</p>



<p>Alors que le général Delebecque attaque la région de Tabarka, l’armée française, forte de 5000 hommes, sous l’autorité du général Logerot, se met en branle pour attaquer le Kef.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le Bey regarde ailleurs</h2>



<p>L’armée ottomane du Bey regarde ailleurs. Le souverain et ses acolytes, après avoir ruiné le pays, vont le céder à l’étranger.</p>



<p>Alors les vaillantes tribus Ferchichi, Charen, Ouergha, Zoughlami, Mejri, Hammami, Zlass viendront à la rencontre des intrus. Le combat sera désespéré.</p>



<p>Le 24 au matin, l’agresseur quitte le bordj de Sidi-Youssef (côté algérien) et pénètre sur le territoire de la tribu tunisienne des Charen à Sakiet. Les escarmouches débutent. Les Charen partent aux combats, souvent avec des bâtons et des armes rudimentaires et subissent des pertes douloureuses. Leurs voisins Ouergha et Zoughlami harcèlent les soldats au niveau de la mine de plomb et tout au long de l’actuelle route qui va de Sakiet au Kef. La situation est dramatique. En attendant, L’armée beylicale du prince Ali Bey ne répond à aucune demande de secours… bien au contraire !</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="YGkIWJcTm3"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/27/retrospective-la-revolte-des-frachiches-de-1906/">Rétrospective : la révolte des Frachiches de 1906  </a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Rétrospective : la révolte des Frachiches de 1906   » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/27/retrospective-la-revolte-des-frachiches-de-1906/embed/#?secret=MMfKwqKcUm#?secret=YGkIWJcTm3" data-secret="YGkIWJcTm3" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Mohammed Sadok, le bey de Tunis, donne l’ordre aux chefs indigènes de licencier leurs soldats; il recommande de ne pas défendre le Kef et de ne pas contrarier les opérations des troupes françaises&nbsp;!!! Ce qui a pour effet d’exaspérer les tribus hésitantes.</p>



<p>Le 24 au soir, la colonne armée française couchait sur les bords de l’Oued-Mellègue. Les très braves Ferchichi tentent de couper la route à un adversaire surarmé. Les pertes, côté Ferchichi, se comptent par dizaines.</p>



<p>La journée du 25 avril est parsemée d’affrontements meurtriers pour les tribus.</p>



<p>Le 25 avril au soir, la colonne française campe sur les hauteurs qui bordent l’Oued-Remel à quelques kilomètres du Kef. Les Majer, rancuniers, ne veulent pas défendre le Kef (Ali Ben Ghedham un chef Majri de la révolte de 1864 a été emprisonné au Kef), mais répondent à la demande d’aide de leurs cousins Ferchichi. Ils attaquent le campement de l’oued-Remel. La contre-attaque française est assassine.</p>



<p>Les notables du Kef, inquiets pour le sort de la ville, cherchent à négocier avec l’agresseur. Toute idée de résistance frontale est alors abandonnée. Une députation ira le dire au général Logerot de la part du Khalifa, du cadi et de plusieurs notables keffois. Les portes de la ville du Kef sont ouvertes ainsi que la Casbah où le général va mettre garnison. </p>



<figure class="wp-block-gallery aligncenter has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-1 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="538" data-id="6926075" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Kef-Fort-et-vieille-ville-1-1024x538.gif" alt="" class="wp-image-6926075" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Kef-Fort-et-vieille-ville-1-1024x538.gif 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Kef-Fort-et-vieille-ville-1-300x158.gif 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Kef-Fort-et-vieille-ville-1-768x403.gif 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Kef-Fort-et-vieille-ville-1-580x305.gif 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Kef-Fort-et-vieille-ville-1-860x452.gif 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Kef-Fort-et-vieille-ville-1-1160x609.gif 1160w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="447" data-id="6926074" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Occupation-du-Kef-3.jpg" alt="" class="wp-image-6926074" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Occupation-du-Kef-3.jpg 600w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Occupation-du-Kef-3-300x224.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Occupation-du-Kef-3-580x432.jpg 580w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>
</figure>



<h2 class="wp-block-heading">Ali Bey obéit à son maître</h2>



<p>Le 27 avril, Logerot quitte Le Kef, passe par Nebeur et occupe Souk El Arba (futur Jendouba) le 29 avril. C’est là qu’il reçoit Ali Bey qui campe à peu de distance avec l’armée beylicale. Logerot ordonne à Ali Bey de repartir pour <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Tunis">Tunis</a>. Le traître obéit à son maître et rentre au Bardo.</p>



<p>La nouvelle de la prise du Kef cause une grande effervescence qui amène de nombreuses tribus à se confédérer. Le caïd des Neffati, Ali ben Khalifa, est désigné chef mouvement de révolte.</p>



<p>Les tribus les plus puissantes (Ferchichi, Majer, Zlass, Hamamma), persuadent les tribus moins importantes de prendre les armes contre le Bey et les envahisseurs.</p>



<p>Le 20 juin, toutes les populations nomades de la Tunisie sont insurgées. Elles iront assiéger Tunis, Sousse, Kairouan……</p>



<p>A Sousse, c’est une canonnière française qui ouvre le feu sur la foule!</p>



<p>A Kairouan, les Zlass et les Frachiches déposent tous les représentants du pouvoir du Bey et tiennent la ville sainte pour un temps.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="vw32nEMItn"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/28/retrospective-les-beni-khemir-ou-laprete-au-combat/">Rétrospective : les Beni Khémir ou l’âpreté au combat</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Rétrospective : les Beni Khémir ou l’âpreté au combat » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/28/retrospective-les-beni-khemir-ou-laprete-au-combat/embed/#?secret=acxiIOZZsL#?secret=vw32nEMItn" data-secret="vw32nEMItn" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Ces mêmes Zlass, alliés aux Souassi et aux Ouled Saïd et réunissant 6000 insurgés,&nbsp; attaquent l’armée française à Bir Hfaidh (vers Hammamet) et à El-Arbaïn où ils pénètrent au cœur du dispositif défensif français.</p>



<p>A Sfax insurgée, la marine française tire aux canons, depuis le rivage, et abat 800 civils.</p>



<p>A Gabes, face à la résistance héroïque des tribus, l’armée se retire.</p>



<p>Le mouvement insurrectionnel était dirigé, chez les Zlass, par El Hadj Hassein Ben Messai, caïd des Oulad-Iddir; chez les Frachiches, par El-Hadj Harrat, caïd des Oulad-Nadji; chez les Hammama, par Ahmed Ben Youcef, caïd des Oulad-Redhouan, chez les Ouled Ayar, Ali Ben Ammar.</p>



<p>Malgré l’échec de l’insurrection, la France et ses supplétifs locaux n’ont jamais réussi à tenir ni la frontière ni le pays des tribus.</p>



<p>L’ancienne <em>Sicca Veneria</em>, attendra plusieurs décennies avant de retrouver sa liberté.  En attendant, aucun panneau, aucun monument,  ne signalent les hauts faits de résistance du peuple tunisien. C’est regrettable.</p>



<p>* <em>Proviseur à Grenoble.</em></p>



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<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="538" data-id="6926020" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Gare-du-Kef-1024x538.gif" alt="" class="wp-image-6926020" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Gare-du-Kef-1024x538.gif 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Gare-du-Kef-300x158.gif 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Gare-du-Kef-768x403.gif 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Gare-du-Kef-580x305.gif 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Gare-du-Kef-860x452.gif 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Gare-du-Kef-1160x609.gif 1160w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Ancienne gare du Kef.</em></figcaption></figure>



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<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="538" data-id="6926019" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Le-Kef-2-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-6926019" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Le-Kef-2-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Le-Kef-2-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Le-Kef-2-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Le-Kef-2-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Le-Kef-2-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Le-Kef-2-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Le-Kef-2.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Le Kef, une forteresse imprenable depuis l&rsquo;époque romaine. </em></figcaption></figure>
</figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/13/retrospective-le-24-avril-1881-les-tribus-tunisiennes-resistent-aux-occupants-francais/">Rétrospective : le 24 avril 1881, les tribus tunisiennes résistent aux occupants français</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Rétrospective : Sayyida Al-Hurra, la guerrière de la contre-Reconquista</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/04/retrospective-sayyida-al-hurra-la-guerriere-de-la-contre-reconquista/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 04 Mar 2023 09:54:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelaziz Guesmi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Sayyida Al-Hurra, reine de Tétouan, fut l’unique reine gouvernante d’un Etat musulman de toute l’Histoire, </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/04/retrospective-sayyida-al-hurra-la-guerriere-de-la-contre-reconquista/">Rétrospective : Sayyida Al-Hurra, la guerrière de la contre-Reconquista</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>En mémoire de «la Noble Dame» ou de «la dame émancipée», l’unique reine gouvernante d’un Etat musulman de toute l’Histoire, Sayyida Al-Hurra Bint Ali Ibn Rachid, née à Grenade en 1485, morte Tétouan (Maroc) en 1542, fût la reine de Tétouan et de sa région de 1515 à 1542.</em></strong></p>



<p>Pa<strong>r Abdellaziz Guesmi *</strong></p>



<span id="more-6789810"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/12/Abdelaziz-Guesmi.jpg" alt="" class="wp-image-5434153" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/12/Abdelaziz-Guesmi.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/12/Abdelaziz-Guesmi-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/12/Abdelaziz-Guesmi-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure></div>


<p>La perte du paradis de l’enfance andalouse dont elle fut chassée en 1492 est le Fil d’Ariane de sa vie, une&nbsp; blessure, née de cet arrachement qui déterminera ses choix et ses actions.</p>



<p>Mais, face à sa haine sans limite envers les usurpateurs espagnols, elle est destituée en 1542 suite à un complot familial ourdi par des traîtres.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une féroce envie de revanche</h2>



<p>Descendante d’une famille andalouse expulsée d’Espagne, toute sa vie est marquée par la volonté de prendre sa revanche sur les chrétiens ibériques. Théoricienne de la contre-Reconquista, son combat pour expulser les Espagnols et les Portugais de Sebta et de Melilla, comme préalable à la libération d’Al-Andalus, est à méditer.</p>



<p>Considérée comme l’une des personnalités les plus importantes de l’Occident musulman de son époque, Sayyida est connue aussi pour son alliance avec le corsaire ottoman Kheireddine dit Barberousse, dans leur lutte commune pour dominer la Méditerranée et empêcher l’expansion des Européens.</p>



<p>Sayyida Al-Horra est la fille du prince Ali Ben Moussa Ben Rachid el-Idrissi El-Alami Ben Mchich, de l’aristocratie andalouse, qui a combattu à Grenade, aux côtés du dernier roi, Boabdil, pour arrêter l’avancée des chrétiens dans les ultimes bastions musulmans en Andalousie.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="frLiTLKMlU"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/02/retrospective-la-chute-de-grenade/">Rétrospective : la chute de Grenade</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Rétrospective : la chute de Grenade » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/02/retrospective-la-chute-de-grenade/embed/#?secret=ItkH3y6QQP#?secret=frLiTLKMlU" data-secret="frLiTLKMlU" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Ali était le prince de Chefchaouen, petite ville rifaine, et de sa région qui incluait aussi Tétouan et les tribus qui vivaient entre Sebta, Tanger, Asilah et Ksar Elkebir.</p>



<p>Sa mère était d’origine espagnole. Convertie à l’islam, elle avait pris le nom de Zahra Fernández. Deux enfants naissent du mariage d’Ali et de Zahra : Ibrahim et Al-Horra. Le lieu de naissance est important car toute sa vie a été déterminée par les événements de sa petite enfance. En filigrane, on sent une béance à combler. Une féroce envie de revanche.</p>



<p>Au décès de son père, et contrairement aux règles de succession dynastique, elle est désignée Sultane-gouvernante avant même son frère, tellement elle était apte au pouvoir.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Libre de la tutelle des hommes</h2>



<p>Son nom est toujours précédé dans les sources arabes par «<em>Sayyida</em>» ou «<em>Sitt</em>». Le premier la range parmi les «<em>maîtres</em>» (<em>Al-Asyâd</em>), qualificatif accordé aux descendants d’une lignée prophétique. Pour certaines sources, les parents lui ont donné le nom d’Al-Horra en souvenir de la première Aicha Al-Horra qui était la mère du sultan Abou Abdallah (Boabdil) Ben Al Ahmar, dernier roi de Grenade. Ce nom avait, du reste, un très bon écho chez la communauté andalouse, installée à l’époque à Chefchaouen et à Tétouan. Il l’a prédestinée à être libre de la tutelle des hommes.</p>



<p>Mariée à Hassan Ben Ali Al-Mandri, un Grenadin installé à Tétouan, Sayyida retrouve un milieu andalou cultivé et raffiné comme celui où elle avait grandi en Espagne musulmane. Ce mariage permet à son mari, neveu du fondateur de Tétouan, de devenir gouverneur, représentant du père de Sayyida Al-Hurra. Au décès de son mari, Sayyida épouse le sultan de Fès, mais refuse de l’accompagner à sa capitale, ce qui représente une réelle manifestation d’indépendance de la part d’une femme de l’époque.</p>



<p>Maîtrisant parfaitement l’espagnol, ce qui lui a facilité la communication avec la population locale essentiellement d’origine andalouse et avec l’Espagne elle-même lors des discussions diplomatiques ou pour libérer les captifs chrétiens du royaume, Sayyida était profondément marquée par l’histoire d’Al-Andalus. </p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img decoding="async" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Sayyida-Al-Hurra-2-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-6789984" width="600" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Sayyida-Al-Hurra-2-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Sayyida-Al-Hurra-2-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Sayyida-Al-Hurra-2-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Sayyida-Al-Hurra-2-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Sayyida-Al-Hurra-2-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Sayyida-Al-Hurra-2-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Sayyida-Al-Hurra-2.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure></div>


<h2 class="wp-block-heading">Une haine sans limite envers les spoliateurs espagnols</h2>



<p>Sayyida Al-Hurra est décrite comme l’ennemie jurée des Espagnols et une instigatrice pour la revanche. Sa principale occupation était de lutter contre les chrétiens par tous les moyens dont elle disposait, dont la guerre qui consistait à attaquer la marine marchande. Elle disposait, à Martil, d’un port adapté à ce type de guerre et avait de nombreux navires prêts à se lancer jour et nuit dans des opérations contre les côtes espagnoles. La guerre ne l’empêchait pas de veiller à bien gérer sa ville. Elle réussit la gageure d’être le chef incontesté dans la région grâce à sa détermination et à des alliances précieuses, celles du sultan de Fès et du fameux Kheireddine dit Barberousse, qui opérait à partir d’Alger et dont le seul nom provoquait la terreur chez les plus grands amiraux européens.</p>



<p>Face à son refus de toute concession et à sa haine sans limite envers les spoliateurs espagnols, elle est destituée en 1542 suite à un complot familial ourdi par le père de son gendre Al-Mandri et par son demi-frère Mohammed Ben Rachid, allié à Don Alfonso de Noronha, gouverneur portugais de Sebta et aux Saadiens.</p>



<p>Sayyida meurt en 1542 dans l’ingratitude, mais elle est toujours dans notre mémoire.</p>



<p><em>* Proviseur à Grenoble.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="pm5cQmwRCy"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/06/alhambra-le-massacre-des-abencerage-et-la-chute-dal-andalus/">Alhambra, le massacre des Abencérage et la chute d’Al-Andalus  </a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Alhambra, le massacre des Abencérage et la chute d’Al-Andalus   » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/06/alhambra-le-massacre-des-abencerage-et-la-chute-dal-andalus/embed/#?secret=Ql89jRUILX#?secret=pm5cQmwRCy" data-secret="pm5cQmwRCy" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
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			</item>
		<item>
		<title>Des mots pour le dire : le FMI va-t-il prêter des thunes aux Tunars&#160;?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/13/des-mots-pour-le-dire-le-fmi-va-t-il-preter-des-thunes-aux-tunars/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 13 Jan 2023 10:05:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelaziz Guesmi]]></category>
		<category><![CDATA[FMI]]></category>
		<category><![CDATA[thunes]]></category>
		<category><![CDATA[Tunar]]></category>
		<category><![CDATA[Tunard]]></category>
		<category><![CDATA[tunisiens]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un Tunar sans thunes, est-ce imaginable ? Impossible n'est pas Tunisien...  </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’argent a plusieurs synonymes en français : blé, flouze, fric, grisbi, oseille, pactole, pépètes, pognon, roupie<strong><em>, brique, caillasse</em></strong>… mais aussi thune, mot issu de «touness» ou Tunis. Et en argot français, un Tunisien se dit un Tunard ou un Tunar. Un Tunar sans thunes, est-ce imaginable ? Impossible n&rsquo;est pas Tunisien&#8230; </em></strong> </p>



<p>Par <strong>Abdellaziz Guesmi</strong> *</p>



<span id="more-6049853"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/12/Abdelaziz-Guesmi.jpg" alt="" class="wp-image-5434153" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/12/Abdelaziz-Guesmi.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/12/Abdelaziz-Guesmi-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/12/Abdelaziz-Guesmi-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure></div>


<p>La thune c’est précisément une pièce de cinq francs. «<em>Je suis sûr qu’elle nous prêtera quatre ou cinq tunes de cinq balles»</em> (Vidocq, <em>Mémoire</em>).</p>



<p>Sans une thune, c’est être sans un sou. <em>«Ne plus avoir une thune en poche</em>. <em>Tout un peuple de déchards (&#8230;) de petites pauvresses (&#8230;) qui trouvent chez elle la pâtée et la thune»</em> (Colette).</p>



<p>Le<em> «grand Coësre»</em>, c’est-à-dire le chef de ces brigands à la Cour des Miracles, est surnommé <em>«roi de Thunes»</em>. C’est une référence au Roi de Tunis qui n’était pas bien riche et ce titre lui donne une certaine prestance et grandeur. Le<em> «roi de Thunes»</em> est également reconnu comme le prince de l’argot.</p>



<p>On voit l’apparition du mot thunes dès 1628. À cette époque, plus de 30 000 faux mendiants quêtent dans la capitale française. Et quoi de mieux pour attirer regards, pitié et donations que de simuler une infirmité. De retour le soir dans leurs lieux de vie, quartiers souvent mal famés et repoussants, ils peuvent enfin se dépouiller de leurs costumes.</p>



<p>Ainsi disparaissent, dans cette Cour des Miracles, les faux aveugles, faux mutilés ou faux boiteux.<em> «Au Moyen Age, la Cour des Miracles était une cour parisienne abritée par la rue Saint-Sauveur, la rue de la Mortellerie et la rue de la Truanderie. La police ne venait que rarement dans ce quartier délabré et sombre. La Cour logeait des mendiants, des aveugles, des paralysés, des nains et toutes sortes de personnages…»</em>.</p>



<p>Sans transition aucune, le Fonds monétaire international (FMI), que les Tunisiens sollicitent depuis deux ans pour un nouveau prêt de 1,9 milliard de dollars, devrait savoir que les Thunards ne veulent pas d’aumône, mais simplement des thunes, en prêt avec intérêts, pour passer un mauvais cap. Et les mauvais caps pour les Tunars, ça n&rsquo;arrête pas depuis un certain 14 janvier 2011, dont (tiens!) on célèbrera demain le 12e anniversaire. </p>



<p>Honni soit qui mal y pense ! </p>



<p><em>* Proviseur à Grenoble.</em></p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Article du même auteur dans la même série: </em></h4>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="70mH98zMGN"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/11/des-mots-pour-le-dire-quand-un-bghal-cache-une-brele/">Des mots pour le dire : Quand un bghal cache une brèle !  </a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Des mots pour le dire : Quand un bghal cache une brèle !   » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/11/des-mots-pour-le-dire-quand-un-bghal-cache-une-brele/embed/#?secret=WM3VvUvuir#?secret=70mH98zMGN" data-secret="70mH98zMGN" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/13/des-mots-pour-le-dire-le-fmi-va-t-il-preter-des-thunes-aux-tunars/">Des mots pour le dire : le FMI va-t-il prêter des thunes aux Tunars&nbsp;?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Plaidoyer pour des tribunaux de l’eau en Tunisie  </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/17/plaidoyer-pour-des-tribunaux-de-leau-en-tunisie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 17 Dec 2022 09:48:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelaziz Guesmi]]></category>
		<category><![CDATA[Arabo-berbères]]></category>
		<category><![CDATA[canalisations d’eau]]></category>
		<category><![CDATA[déficit hydrique]]></category>
		<category><![CDATA[Horta de Valencia]]></category>
		<category><![CDATA[tribunal de las aguas]]></category>
		<category><![CDATA[tribunaux de l’eau]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le tribunal de l'eau, invention arabo-berbère, se réunit encore aujourd'hui tous les jeudis sur le seuil de la Porte des Apôtres de la Cathédrale de Valence, Espagne.</p>
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<p><strong><em>«Tounes El-Khadra» ou «Tunisie la verte», longtemps chantée par les anciens voyageurs arabes, souffre aujourd’hui d’un énorme déficit hydrique, dû au changement climatique, à la vétusté des installations mais aussi au gaspillage de cette ressource rare. Pour régler ce dernier problème, notre pays pourrait s’inspirer de ce que faisaient nos ancêtres dans l’Espagne andalouse : les tribunaux de l’eau.</em></strong> <em>(Illustration: le tribunal de l&rsquo;eau se réunit encore aujourd&rsquo;hui tous les jeudis sur le seuil de la Porte des Apôtres de la Cathédrale de Valence, Espagne).</em></p>



<p>Par <strong>Abdelaziz Guesmi</strong> *</p>



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<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/12/Abdelaziz-Guesmi.jpg" alt="" class="wp-image-5434153" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/12/Abdelaziz-Guesmi.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/12/Abdelaziz-Guesmi-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/12/Abdelaziz-Guesmi-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure></div>


<p>Le <em>«tribunal de las aguas» </em>(tribunal des eaux) de l’Horta de Valencia, la plus ancienne institution de justice existante en Europe,&nbsp;est une invention arabo-andalouse, toujours vivante… plus de mille ans après. Mais elle a complètement disparu du Maghreb… pour faire moderne sans doute&nbsp;!</p>



<p>Comme ce tribunal autogérant l’eau, les Arabo-berbères ont également introduit en Al Andalus les canalisations d’eau.</p>



<p>Le nom de la capitale espagnole, Madrid, n’est-il pas issu de l’arabe <em>«majra,&nbsp;majrit» </em>(ruisseau, petits cours d’eau), se prononçant <em>madjriat</em> en arabe classique et <em>madrit</em> en arabo-andalou.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les bons usages des eaux de l’irrigation</h2>



<p>Le tribunal des eaux est l’institution chargée de juger les contrevenants aux bons usages des eaux de l’irrigation. Il s’agit d’un tribunal civil et administratif qui se tient sur la voie publique. Il est en charge d’administrer et de régler les litiges liés à l’irrigation des terres. Il a été classé Patrimoine immatériel de l’humanité.</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="kFZSbFjrWM"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2016/09/24/pour-sortir-la-tunisie-du-stress-hydrique/">Pour sortir la Tunisie du stress hydrique</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Pour sortir la Tunisie du stress hydrique » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2016/09/24/pour-sortir-la-tunisie-du-stress-hydrique/embed/#?secret=VdjVdteFFa#?secret=kFZSbFjrWM" data-secret="kFZSbFjrWM" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>Son origine remonte au temps d’Al-Andalus et particulièrement du Califat de Cordoue (Xe).</p>



<p>Sa création par le Calife Abd Al-Rahman III sous la forme que nous connaissons aujourd’hui date de l’an 960. Sa continuation à l’époque féodale est décidée par l’édit XXXV du roi Jacques Ier d’Aragon, en 1239, par lequel il ordonne que les canaux soient régis <em>«segons que antigament és efo establit e acostumat en temps de sarrahïns (selon les habitudes antérieures qui furent établies au temps des Sarrasins)</em>».</p>



<p>Nous savons qu’au début du XVe siècle les <em>«sequiers»</em> (de l’arabe <em>«sāqiya, séguia» </em>(canal d’irrigation, fontaine) de plusieurs communautés de l’Horta de Valence convoquaient déjà les accusés le jeudi sur la place de la Seu.</p>



<p>Immuablement, depuis mille ans, le Tribunal&nbsp;:</p>



<p>&#8211; se réunit chaque jeudi (jour précédent le vendredi, chômé par les musulmans);</p>



<p>&#8211; à l’extérieur de la cathédrale (l’ancienne mosquée);</p>



<p>&#8211; lors des jugements le droit à la parole est attribué par le président d’un signal du pied, de même que dans beaucoup de tribus berbères d’Afrique du Nord chaque homme savant attribuait la parole aux autres membres de sa tribu.</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ip9jCCok4m"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/01/26/stress-hydrique-tunisie-veritables-defis-ailleurs/">Stress hydrique en Tunisie : Les véritables défis sont ailleurs</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Stress hydrique en Tunisie : Les véritables défis sont ailleurs » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/01/26/stress-hydrique-tunisie-veritables-defis-ailleurs/embed/#?secret=JDKKftkz03#?secret=ip9jCCok4m" data-secret="ip9jCCok4m" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">Responsabiliser davantage les agriculteurs</h2>



<p>Le Tribunal des eaux s‘est propagé en Amérique Latine ibérique… et a complètement disparu au Maghreb&nbsp;!!!</p>



<p>Dans la Tunisie d’aujourd’hui, qui se veut démocratique et participative, et où, par son omniprésence et son omnipotence, l’Etat est en train de détruire l’économie nationale, n’est-il pas temps de responsabiliser davantage les agriculteurs et de redonner vie à cette pratique inventée par nos ancêtres et qui, jusqu’à une date récente, était en vigueur dans la région des oasis, dans le sud de la Tunisie ?    </p>



<p>* <em>Proviseur, Grenoble, France.</em></p>



<h4 class="wp-block-heading">Article du même auteur dans Kapitalis : </h4>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="zOqoftQMcL"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/02/lharissa-dhier-et-daujourdhui/">L’harissa, d’hier et d’aujourd’hui</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’harissa, d’hier et d’aujourd’hui » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/02/lharissa-dhier-et-daujourdhui/embed/#?secret=2MGOGZf2AI#?secret=zOqoftQMcL" data-secret="zOqoftQMcL" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/17/plaidoyer-pour-des-tribunaux-de-leau-en-tunisie/">Plaidoyer pour des tribunaux de l’eau en Tunisie  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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