<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des Abderrahmane Cherfouh - Kapitalis</title>
	<atom:link href="https://kapitalis.com/tunisie/tag/abderrahmane-cherfouh/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://kapitalis.com/tunisie/tag/abderrahmane-cherfouh/</link>
	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
	<lastBuildDate>Mon, 28 Sep 2026 10:14:00 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=7.1.2</generator>

<image>
	<url>https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/05/cropped-Logo-Kapitalis-32x32.png</url>
	<title>Archives des Abderrahmane Cherfouh - Kapitalis</title>
	<link>https://kapitalis.com/tunisie/tag/abderrahmane-cherfouh/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Un western à l’Onu &#124; Le bluffeur, l’hypocrite et le génocidaire</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/28/un-western-a-lonu-le-bluffeur-lhypocrite-et-le-genocidaire/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/28/un-western-a-lonu-le-bluffeur-lhypocrite-et-le-genocidaire/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 28 Sep 2026 10:13:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abderrahmane Cherfouh]]></category>
		<category><![CDATA[Benjamin Netanyahu]]></category>
		<category><![CDATA[Donald Trump]]></category>
		<category><![CDATA[Emmanuel Macron]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=19715198</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le système de l'Onu dévoyé, entre gesticulations théâtrales, doubles discours diplomatiques et violation systématique du droit. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/28/un-western-a-lonu-le-bluffeur-lhypocrite-et-le-genocidaire/">Un western à l’Onu | Le bluffeur, l’hypocrite et le génocidaire</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Alors que la 81ᵉ session de l’Assemblée générale des Nations Unies vient de s’achever à New York, le monde assiste à l’effritement accéléré du droit international. Entre gesticulations théâtrales, doubles discours diplomatiques et violation systématique des traités, retour sur une séquence politique révélatrice où le cynisme et la force brute tentent de supplanter la règle commune.</em></strong><strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dr Abderrahmane Cherfouh</strong></p>



<span id="more-19715198"></span>



<p class="wp-block-paragraph">La semaine du 22 au 28 septembre 2026 aura offert au monde le spectacle saisissant d’une diplomatie internationale en pleine déchéance. À New York, au siège des Nations Unies, près de 130 chefs d’État et de gouvernement se sont succédé à la tribune de la 81ᵉ Assemblée générale, dans un contexte dominé par les guerres, les crises au Moyen-Orient et les fractures croissantes de l’ordre international — marquant au passage le vide laissé par une cinquantaine d’absents de taille, au premier rang desquels le Chinois Xi Jinping et le Russe Vladimir Poutine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dès l’ouverture, le président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva a rappelé que son pays n’appartenait à personne et qu’il refusait toute ingérence étrangère. <em>«Le Brésil n’est l’arrière-cour de personne»</em>, a-t-il lancé, dans un discours consacré à la souveraineté et au refus des interventions extérieures, donnant par la même occasion une leçon de courage, de bravoure et de dignité à ceux qui redoutent le rugissement de celui qui se prétend l&rsquo;homme le plus puissant du monde (le Brésil est la 10<sup>e</sup> économie mondiale&nbsp;et la première d’Amérique latine).</p>



<h2 class="wp-block-heading">Donald Trump : le bluffeur</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La scène a rapidement été investie par Donald Trump. Fidèle à sa culture du show-business et à sa passion pour la théâtralité, le président américain a une fois de plus confondu l’enceinte sacrée de l’Onu avec un plateau de téléréalité, soufflant le chaud et le froid dans une incohérence spectaculaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dès lors, cette Assemblée générale a pris les contours d’un western crépusculaire. En coulisses comme sur scène, se rejoue une version cynique du film ‘‘<em>Le Bon, la Brute et le Truand’’</em>, où le rôle du <em>«Bon»</em> a définitivement été éjecté du scénario. À l’affiche de ce trio destructeur, le bluffeur, l’hypocrite et le génocidaire se partagent la vedette.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La prestation de Trump a oscillé entre le ridicule et l’effroi. À la tribune, il a brandi des menaces d’une violence inouïe, promettant d’<em>«annihiler»</em> l’Iran et d’expédier le pays <em>«en enfer sans aucune chance de survie»</em>. Puis, quelques instants à peine après avoir prophétisé l’apocalypse, il glissait en coulisses qu’un <em>«accord majeur»</em> serait conclu juste après les élections américaines. Comment prétendre vouloir négocier la paix tout en théâtralisant la destruction totale d’une nation ? Ce bluff récurrent met en lumière une diplomatie à la dérive et l’absence totale de vision stratégique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Emmanuel Macron : l’hypocrite</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour ce qui s’apparente à son ultime discours devant l’Assemblée générale, le président français a voulu incarner la voix de la raison, le droit international et la conscience morale de l’Occident. En qualifiant le drame humanitaire à Gaza de <em>«spectacle qui doit tous nous faire honte»</em>, tout en pointant du doigt les violations quotidiennes liées à la colonisation en Cisjordanie, Emmanuel Macron semblait poser un acte fort.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais en voulant ménager la chèvre et le chou pour ne se mettre à dos aucune alliance, le chef de l’État s’est emmêlé les pinceaux. En quête d’un compromis introuvable, sa diplomatie a paru déconnectée, s’attirant la foudre de Tel-Aviv sans convaincre les défenseurs de la cause palestinienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La fracture la plus profonde réside dans ce que le collectif Euro-Palestine a qualifié de <em>«feinte colère»</em>. Tandis que le président élevait la voix à la tribune pour déplorer le sort des victimes, Paris garantissait une protection logistique essentielle au Premier ministre israélien en autorisant son appareil à traverser l’espace aérien français pour la cinquième fois. Accorder cette facilité de survol à un dirigeant visé par la justice internationale réduit la parole de la France à une posture de façade : pleurer sur les décombres devant les caméras tout en sécurisant le vol du sanguinaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Benjamin Netanyahu : le génocidaire </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Face à une salle désertée par près de quatre-vingts délégations diplomatiques, le Premier ministre israélien a choisi l’attaque frontale et le sarcasme comme ultime ligne de défense. Accusé par Paris et Londres d’étouffer la Palestine sous une politique d’occupation illégale, Benjamin Netanyahu a balayé les critiques d’un revers de main cynique : <em>«Ils accusent le petit Israël de colonialisme&#8230; Pour l’amour de Dieu, ce me semble, ce sont eux qui ont inventé le terme !»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le cœur de la mystification politique réside dans cet artifice. Pour occulter l’illégalité flagrante de l’extension des colonies en Cisjordanie et la réalité des massacres à Gaza, Netanyahu utilise le passé des empires occidentaux comme un bouclier pour ses propres fautes présentes. Invoquer les politiques coloniales du XIXᵉ siècle pour absoudre des annexions et des violations du droit au XXIᵉ siècle relève de l’aberration logique et juridique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La France et le Royaume-Uni tirent précisément leur autorité actuelle sur la scène internationale des leçons douloureuses de leur propre décolonisation. En refusant d’admettre que le monde est désormais régi par le droit international moderne et la Charte des Nations Unies de 1945, le dirigeant israélien s’enferme dans un anachronisme dangereux, substituant la force brute à la règle commune.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces trois acolytes issus du même moule ont scellé définitivement la fin des illusions, précipitant la chute vertigineuse de la crédibilité internationale. Au-delà de leur posture de façade, le bluffeur, l’hypocrite et le génocidaire partagent la même matrice : celle du cynisme absolu et du mépris des règles les plus élémentaires du droit international.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le boycott d’honneur et l’illusion des accords d’Abraham</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’image de ces 77 délégations désertant la salle lors de la prise de parole de Benjamin Netanyahu restera comme un verdict cinglant de la conscience universelle. Face à un pouvoir engagé dans des crimes de masse et un génocide avéré à Gaza, la quasi-totalité du monde arabe et un bloc massif de nations ont opposé la seule réponse digne : le refus de l’écoute.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais cette désertion salubre a rendu plus flagrante encore l’immobilité de trois capitales. Les Émirats arabes unis et Bahreïn, deux États ayant normalisé leurs relations avec Israël dans le cadre des accords d’Abraham, figuraient parmi les délégations restées dans la salle. Le Maroc, autre État arabe ayant normalisé ses relations avec Israël en 2020, n’a pas non plus participé au départ collectif.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par peur, par soumission ou par calcul sordide, ces régimes ont préféré offrir une audience polie à des mains tachées de sang, signant une complicité explicite dans la tragédie en cours et la déchéance de leur propre diplomatie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces régimes prétendent agir au nom de la <em>Realpolitik</em>, ce réalisme froid qui ferait primer les intérêts sécuritaires sur les principes éthiques. Mais l’épreuve des faits a fini par démasquer la naïveté de ce calcul. La montée des tensions régionales avec l’Iran a apporté la preuve éclatante que l’alignement sur Washington et Tel-Aviv n’offre aucune garantie de protection, ignorant le double avertissement d’Henry Kissinger : <em>«L’Amérique n’a pas d&rsquo;amis ni d’ennemis permanents, elle n&rsquo;a que des intérêts»</em>, et <em>«Être l’ennemi de l’Amérique peut être dangereux, mais être son ami est fatal.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Lorsque les territoires du Golfe se sont trouvés exposés aux ripostes directes, les États-Unis n’ont pas agi en bouclier protecteur : ils ont utilisé leurs bases militaires installées dans la région pour mener leurs propres frappes, transformant ces pays en cibles stratégiques et en dommages collatéraux. Payer la normalisation avec Israël au prix d’une abdication morale sur la Palestine n’a donc prémuni ces États contre aucun danger. Loin d&rsquo;être une maîtrise diplomatique, leur présence dans cette salle de l’Onu relève d’une soumission à perte : un marché de dupes où la souveraineté et l’honneur ont été sacrifiés en échange d’une protection illusoire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La fiction des deux États à l’épreuve du réel colonial</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis plus de trois décennies, les chancelleries internationales répètent le même mantra diplomatique : la <em>«solution à deux États»</em>. De tribune en tribune, de l’Assemblée générale des Nations Unies aux communiqués rituels des ministères, cette affirmation est martelée comme un dogme intangible. Pourtant, le décalage entre la rhétorique feutrée des palais diplomatiques et la réalité brutale du terrain n’a jamais été aussi criant. S’accrocher en 2026 à cette formule relève soit d’une paresse intellectuelle coupable, soit d’une lâcheté politique calculée pour éviter d’affronter le vide.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le plan du droit, le consensus international demeure pourtant sans ambiguïté. L’article 49 de la IVᵉ Convention de Genève interdit de manière absolue à une puissance occupante de transférer sa propre population civile dans un territoire occupé. Ce principe fondamental a été réaffirmé par la résolution 2334 du Conseil de sécurité de l’Onu, puis scellé par l’avis consultatif de la Cour internationale de Justice (CIJ) de juillet 2024, qualifiant l’occupation et la colonisation israéliennes d’illégales et exigeant leur cessation immédiate.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais sur le terrain, ce mépris du droit s’est traduit par une ingénierie territoriale dévastatrice. Par le maillage resserré des colonies, des voies de contournement réservées et des avant-postes isolés, la Cisjordanie s’est transformée en un archipel de bantoustans disjoints, enserrant les agglomérations palestiniennes et isolant Jérusalem-Est de son arrière-pays. À cet étouffement géographique s’ajoute l’anéantissement de Gaza, qui a fini de détruire les fondations économiques et sociales indispensables à la viabilité d’un État souverain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à cet engrenage, l’obstination des puissances occidentales à invoquer les <em>«deux États»</em> sans jamais imposer de sanctions contraignantes ne relève plus de la diplomatie : c’est une esquive hypocrite. En laissant s&rsquo;installer un État unique de fait, fondé sur une inégalité institutionnalisée et l’impunité, la communauté internationale s’achète une bonne conscience à bon compte. Il est temps d’en faire le deuil : on ne bâtira pas la paix sur une fiction territoriale que le béton, les bombes et le mépris du droit ont définitivement effacée.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Refuser l’accoutumance pour empêcher l’effacement</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le danger le plus redoutable qui menace la conscience humaine n’est plus seulement la violence des armes, mais l’accoutumance : l’habitude des images de décombres, l’habitude des déracinements de populations, l’habitude des morts comptabilisés à la hâte, des résolutions sans suite et des communiqués rituels. Lorsqu’une tragédie d’une telle ampleur devient familière, elle court le risque mortel d’être réduite à une simple ligne dans la presse, puis à une statistique froide dans un dossier diplomatique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Faut-il pour autant accepter le deuil de la cause palestinienne ? Non. Ce serait confondre la défaillance d’un système diplomatique hypocrite avec l’existence même d’une nation. La Palestine n’est pas un communiqué de l’Onu ni un concept abstrait : elle est une histoire, une mémoire, une identité vivante, un peuple courageux et une exigence irréductible de justice.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le discours d’Emmanuel Macron à l’Onu aura été le chant du cygne d’une diplomatie de la parole incapable de se traduire en actes. Mais la rhétorique ne suffit plus pour préserver un peuple de l’anéantissement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question fondamentale qui se pose aujourd&rsquo;hui à la communauté internationale n&rsquo;est plus de répéter des formules creuses, mais de savoir si nous aurons la lucidité d’arrêter cette <em>Realpolitik</em> sauvage avant que la planète entière ne se transforme en une immense jungle où les plus faibles sont condamnés à disparaître dans le silence complice des puissants.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Médecin algérien, Canada.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/28/un-western-a-lonu-le-bluffeur-lhypocrite-et-le-genocidaire/">Un western à l’Onu | Le bluffeur, l’hypocrite et le génocidaire</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/28/un-western-a-lonu-le-bluffeur-lhypocrite-et-le-genocidaire/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>1</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>France &#124; L’extrême droite aux portes de l’Élysée</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/17/france-lextreme-droite-aux-portes-de-lelysee/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/17/france-lextreme-droite-aux-portes-de-lelysee/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 17 Sep 2026 07:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abderrahmane Cherfouh]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[extrême droite]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Front national]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Marie Le Pen]]></category>
		<category><![CDATA[Marine Le Pen]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=19655060</guid>

					<description><![CDATA[<p>Marine Le Pen et l'extrême droite apparaîssent en tête des intentions de vote dans plusieurs scénarios de la présidentielle de 2027.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/17/france-lextreme-droite-aux-portes-de-lelysee/">France | L’extrême droite aux portes de l’Élysée</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Dans un peu moins de sept mois, la France élira son nouveau président. Et, sans surprise désormais, Marine Le Pen apparaît en tête des intentions de vote dans plusieurs scénarios de la présidentielle de 2027. Il y a pourtant un demi-siècle, le parti dont elle a hérité de son père, le Front National (FN), végétait aux marges de la vie politique française. Comment, des casernes d’Alger aux portes de l’Élysée, le lepénisme a-t-il accompli cette incroyable traversée ?</em></strong> <em>(Photo : Tout compte fait, Marine Le Pen n&rsquo;a pas renié grand-chose du passé raciste et xénophobe de son père, Jean-Marie Le Pen).</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Abderrahmane Cherfouh</strong> *</p>



<span id="more-19655060"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Pour comprendre cette ascension, il faut remonter bien avant la création du FN en 1972. Il faut revenir à une France sortie meurtrie par la guerre, à une extrême droite marginalisée après la libération, puis aux guerres coloniales qui vont offrir à une partie de cette famille politique un nouveau terrain de combat.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le legs colonial et raciste de Le Pen père</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Jean-Marie Le Pen appartient à cette génération. Après l’Indochine, il s’engage en Algérie. Élu député en 1956, il rejoint en 1957 le 1<sup>er</sup> régiment étranger de parachutistes et participe à la bataille d’Alger.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le dossier de la torture restera attaché à son nom. Il ne s’agit pas ici de reprendre une accusation sans fondement : témoignages, déclarations publiques de Le Pen lui-même et enquêtes journalistiques ont nourri pendant des décennies un dossier historique particulièrement lourd.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les Algériens, qui connaissent le prix du sang et le prix humain de cette guerre, cette page de l’histoire ne peut évidemment être traitée comme un simple épisode parmi d’autres. Elle ne peut davantage être réduite à une querelle mémorielle entre Français et Algériens. La torture, les exécutions sommaires, les déplacements forcés et les violences faites aux populations civiles relèvent de questions qui dépassent les frontières et les nationalités. Elles touchent à ce qu’il y a de plus fondamental dans l’idée même de dignité humaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est aussi pour cette raison que l’histoire de Jean-Marie Le Pen en Algérie ne peut être séparée de l’histoire politique qui suivra. La guerre d’Algérie appartient au passé, mais certaines des idées, certains des hommes et certains des réseaux qui s’y sont engagés ont continué leur parcours dans la France métropolitaine après 1962.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 1962, l’Algérie devient indépendante. Pour les défenseurs de l’Algérie française, c’est une défaite historique. Certains rejoignent l’OAS, d’autres sont emprisonnés, d’autres encore poursuivent leur combat politique en métropole.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les hommes ne disparaissent pas avec les causes perdues. Les réseaux se recomposent.</p>



<h2 class="wp-block-heading">1972 : la naissance du FN</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le FN est fondé en octobre 1972. Il n’est pas, à l’origine, le simple parti personnel de Jean-Marie Le Pen. Le nouveau mouvement rassemble plusieurs courants de l’extrême droite, avec notamment des cadres issus d’Ordre nouveau, des anciens partisans de l’Algérie française, des nationalistes et des catholiques traditionalistes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les personnalités des débuts figurent François Brigneau et Pierre Bousquet, dont les parcours sont marqués par la collaboration avec les Nazis et, pour le second, par son engagement dans la Waffen-SS.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette généalogie ne signifie évidemment pas que tous les futurs électeurs du FN partageront ces références. Elle permet simplement de comprendre le milieu politique dans lequel le parti prend naissance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À ses débuts, le FN est électoralement marginal. Jean-Marie Le Pen comprend cependant qu’il lui faut sortir du ghetto de l’extrême droite traditionnelle et trouver un thème capable de toucher beaucoup plus largement. Ce thème sera l’immigration.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="OOjCoU5eVT"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/02/lextreme-droite-sinfiltre-dans-la-culture-quotidienne-en-europe/">L’extrême droite s’infiltre dans la culture quotidienne en Europe</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’extrême droite s’infiltre dans la culture quotidienne en Europe » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/02/lextreme-droite-sinfiltre-dans-la-culture-quotidienne-en-europe/embed/#?secret=bqtDOBhWHr#?secret=OOjCoU5eVT" data-secret="OOjCoU5eVT" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">L’immigration, le nouveau créneau porteur</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le FN ne peut plus promettre le retour de l’Algérie française. Il peut en revanche présenter l’immigration comme une menace pour l’identité, l’emploi, la sécurité, le logement ou les prestations sociales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’immigré devient progressivement le bouc émissaire idéal des frustrations sociales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le parti ne parle plus seulement aux anciens militants de l’Algérie française. Il s’adresse au salarié inquiet pour son emploi, au chômeur, à celui qui attend un logement, à celui qui a le sentiment que les partis traditionnels ne l’écoutent plus.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est là que s’opère la première grande transformation du lepénisme : une idéologie marginale devient progressivement une offre électorale nationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est une histoire dramatique pleine de contradictions. Des hommes venus d’ailleurs ont combattu pour la France, parfois comme chair à canon, participé à sa libération, puis contribué à sa reconstruction, souvent dans les emplois les plus difficiles. Et pourtant, celui dont on avait hier besoin des bras allait devenir, dans certains discours politiques, celui dont on conteste aujourd’hui la présence, ainsi que celle de ses enfants et petits-enfants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Hier, on avait besoin de ses bras ; aujourd’hui, sa présence devient un problème, une menace — et parfois même un bulletin de vote à conquérir.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Montretout : la fortune au service d’une ambition</h2>



<p class="wp-block-paragraph">En 1976, la succession d’Hubert Lambert, riche héritier et sympathisant d’extrême droite, dont Jean-Marie Le Pen a hérité, procure à l’agitateur politique une indépendance financière considérable. Le domaine de Montretout, sur les hauteurs de Saint-Cloud, devient à la fois le quartier général, le centre politique et le sanctuaire familial de l’univers lepéniste. Cette aisance matérielle soudaine permet à un chef de parti encore marginal de s’inscrire dans la durée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des polémiques ont entouré cette succession, mais elles ne doivent pas être transformées en accusations que les faits établis ne permettent pas de soutenir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le FN commence réellement à percer au début des années 1980. Aux élections européennes de 1984, la liste conduite par Jean-Marie Le Pen obtient 10,95 % des suffrages exprimés. Mais Jean-Marie Le Pen possède une autre arme : la provocation. En 1987, interrogé sur les chambres à gaz, il parle d’un <em>«point de détail»</em> de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale. Quelques années plus tard, lançant lors d’un meeting son sinistre <em>«Je préfère voir les vaches que les Arabes»</em>, il enfonce le clou de l’outrage calculé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces deux déclarations font le tour du monde. Le Pen choque, ses adversaires condamnent, les médias relaient et le FN occupe l’espace public. La provocation devient une méthode de communication politique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">21 avril 2002 : le plafond de verre se brise</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Puis survient le séisme. Le 21 avril 2002, le plafond de verre se brise. Jean-Marie Le Pen accède au second tour de l’élection présidentielle et provoque un véritable tremblement de terre politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce n’est plus seulement le destin d’un parti marginal qui vacille : ce sont les fondations d’une société multiculturelle construite au fil de plusieurs générations qui commencent à être ébranlées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les répliques de ce séisme seront nombreuses. Elles traverseront la vie politique française, modifieront le débat public et contribueront, année après année, à faire passer certaines idées de la marge vers le centre de la scène politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 21 avril, Jean-Marie Le Pen obtient 16,86 % des suffrages au premier tour et arrive devant Lionel Jospin, qui recueille 16,18 %. Jacques Chirac arrive en tête avec 19,88 %. Le Premier ministre socialiste est éliminé. La France et le reste du monde découvrent avec stupeur que le candidat de l’extrême droite est au second tour.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le phénomène s’explique par plusieurs facteurs : fragmentation exceptionnelle du premier tour, dispersion des candidatures de gauche, abstention et progression du FN&#8230;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais l’événement reste historique. Au second tour, Jacques Chirac obtient 82,21 % des suffrages exprimés contre 17,79 % à Jean-Marie Le Pen. Ces 82,21 % ne constituent évidemment pas un plébiscite personnel pour Jacques Chirac. Des socialistes, des communistes, des écologistes, des centristes, des gaullistes et des électeurs qui n’avaient aucune sympathie particulière pour le président sortant se retrouvent, le temps d’un scrutin, dans le même camp.</p>



<p class="wp-block-paragraph">82,21 % des suffrages exprimés ont alors parlé d’une seule voix : non pas pour Chirac, mais contre Le Pen. On croit avoir fermé la porte. En réalité, elle vient de s’ouvrir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’histoire présidentielle française devrait pourtant nous apprendre à nous méfier des certitudes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 1995, Jacques Chirac est longtemps distancé par Édouard Balladur dans les intentions de vote. Les ralliements à Balladur se multiplient. Puis Chirac remonte. Au premier tour, il obtient finalement 20,8 %, contre 18,6 % à Balladur, tandis que Lionel Jospin arrive en tête avec 23,3 %. Chirac gagne ensuite le second tour.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La leçon est simple : les sondages mesurent une opinion à un moment donné ; ils ne déposent pas les bulletins dans les urnes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2002, presque personne n’avait véritablement prévu l’élimination de Jospin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourquoi faudrait-il considérer aujourd’hui que 2027 est déjà écrite ?</p>



<h2 class="wp-block-heading">Marine Le Pen : de la provocation à la banalisation</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les sondages actuels placent certes Marine Le Pen dans une position particulièrement favorable. Mais une élection présidentielle demeure une rencontre entre une campagne, des candidats, des événements, des choix d’électeurs et un contexte qui peut encore changer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Marine Le Pen a compris ce que son père n’avait jamais réellement pu accomplir : pour atteindre l’Élysée, il ne suffit plus d’être le porte-parole de la colère. Il faut devenir crédible. Elle entreprend donc la <em>«dédiabolisation»</em>. Le vocabulaire change. Certaines provocations sont mises à distance. Le pouvoir d’achat, les services publics, la sécurité, la souveraineté et la protection des classes populaires occupent davantage le discours.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le FN devient RN (Rassemblement national) en 2018. Mais changement de style ne signifie pas disparition du socle politique. L’immigration demeure centrale, l’identité et la sécurité restent des thèmes majeurs et la préférence nationale continue d’occuper une place importante dans le projet.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Jean-Marie Le Pen avait fait de la provocation une arme. Sa fille a fait de la banalisation une stratégie. Et c’est peut-être là sa plus grande réussite : les thèmes autrefois considérés comme ceux de l’extrême droite ont progressivement pénétré le débat général.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="kjbDAmfWmf"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/06/les-binationaux-et-la-montee-de-lextreme-droite-en-france/">Les binationaux et la montée de l’extrême droite en France</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les binationaux et la montée de l’extrême droite en France » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/06/les-binationaux-et-la-montee-de-lextreme-droite-en-france/embed/#?secret=AFexr8VWZE#?secret=kjbDAmfWmf" data-secret="kjbDAmfWmf" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Que reste-t-il de la France des grandes consciences ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette évolution conduit à une question plus large. Que leur arrive-t-il, à ces nouveaux réactionnaires qui semblent parfois avoir oublié une partie de l’histoire intellectuelle de leur propre pays ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il fut un temps où des intellectuels français se trouvaient en première ligne pour défendre des causes que tout semblait condamner : l’affaire Calas, affaire Dreyfus, l’indépendance algérienne, la dénonciation de la torture, la paix au Vietnam&#8230;</p>



<p class="wp-block-paragraph">De Rousseau à Voltaire, de Zola à Sartre, la France a connu une longue tradition d’intellectuels considérant que leur rôle n’était pas seulement d’écrire, mais aussi de déranger, de contester et, lorsque leur conscience l’exigeait, de s’opposer à la raison d’État.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Zola avait risqué sa réputation avec <em>«J’accuse»</em>. Pendant la guerre d’Algérie, des intellectuels et des citoyens français avaient choisi l’insoumission plutôt que le silence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui, une partie du paysage intellectuel semble davantage préoccupée par l’audience, la carrière et la visibilité. L’époque a changé. Mais une question demeure : que vaut une intelligence lorsqu’elle n’est plus capable de prendre le risque de défendre une cause impopulaire ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette évolution conduit également à s’interroger sur la capacité de la France à défendre une conception véritablement universelle des droits de l’Homme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est dans ce paysage qu’il faut regarder Gaza. Si j’évoque Gaza, ce n’est pas parce que les victimes sont palestiniennes. C’est précisément parce qu’elles sont des victimes : des femmes, des enfants, des vieillards, des populations civiles. Leur religion ne devrait rien changer à notre indignation. Leur nationalité non plus. Leur appartenance ethnique ou politique encore moins. Un enfant reste un enfant. Une vie humaine reste une vie humaine. La justice n’a pas de passeport. La souffrance n’a pas de religion.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est pourquoi la position de Dominique de Villepin mérite d’être rappelée : il a régulièrement appelé à défendre le droit international et à ne pas détourner le regard devant le drame humanitaire de Gaza.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui mérite d’être retenu ici n’est pas qu’il aurait choisi <em>«le camp palestinien»</em>. C’est qu’il a rappelé que le droit et la dignité humaine ne devraient pas être soumis à la logique des camps. C’est cela, l’universalisme.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des casernes d’Alger aux portes de l’Élysée</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’histoire du lepénisme est finalement celle d’une métamorphose : une génération marquée par les guerres coloniales, l’Algérie française, la décolonisation, la recomposition de l’extrême droite, la naissance du FN, l’immigration transformée en arme électorale, les provocations de Jean-Marie Le Pen, le séisme du 21 avril 2002, puis la dédiabolisation menée par sa fille.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le parti qui végétait aux marges de la vie politique française est devenu une force politique majeure.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Marine Le Pen a déjà atteint deux fois le second tour de la présidentielle et se présente aujourd’hui pour 2027 dans une position particulièrement favorable. Mais rien n’est joué. L’histoire électorale française a suffisamment montré que les certitudes des sondages pouvaient être démenties par le suffrage universel.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="W9IZiBy0ZD"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/01/le-triomphe-annonce-de-le-pen-la-france-joue-avec-le-feu/">Le triomphe annoncé de Le Pen : La France joue avec le feu  </a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le triomphe annoncé de Le Pen : La France joue avec le feu   » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/01/le-triomphe-annonce-de-le-pen-la-france-joue-avec-le-feu/embed/#?secret=UZ7DdnyBNN#?secret=W9IZiBy0ZD" data-secret="W9IZiBy0ZD" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">La question dépasse désormais largement la seule famille Le Pen. Elle concerne une France qui fut longtemps fière de ses grandes consciences, de ceux qui, d’Emile Zola à Gisèle Halimi, de Victor Hugo à Jean-Paul Sartre, choisirent parfois leur conscience plutôt que la raison d’État.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La France des droits de l’Homme saura-t-elle encore reconnaître ce qui a fait sa grandeur ? Retrouvera-t-elle le sursaut républicain qui fut le sien le 5 mai 2002 ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le jour de l’élection, la France des droits de l’Homme saura-t-elle encore dire : basta à l’exclusion, basta au racisme, basta à la politique du deux poids, deux mesures ? Saura-t-elle rester fidèle à ce qu’elle a longtemps prétendu être, ou choisira-t-elle d’abdiquer et de laisser faire ? La réponse appartiendra aux Français.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des casernes d’Alger aux portes de l’Élysée, la marche aura été longue. Mais le dernier mot n’appartient ni aux sondages, ni aux héritiers, ni aux stratèges. Il appartiendra au peuple français.</p>



<p class="wp-block-paragraph">* <em>Médecin algérien, Canada.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/17/france-lextreme-droite-aux-portes-de-lelysee/">France | L’extrême droite aux portes de l’Élysée</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/17/france-lextreme-droite-aux-portes-de-lelysee/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Le spleen des anciens dirigeants </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/11/le-spleen-des-anciens-dirigeants/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/11/le-spleen-des-anciens-dirigeants/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 11 Sep 2026 06:41:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abderrahmane Cherfouh]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmed Benbitour]]></category>
		<category><![CDATA[Angela Merkel]]></category>
		<category><![CDATA[d’Abdelaziz Rahabi]]></category>
		<category><![CDATA[Donald Trump]]></category>
		<category><![CDATA[Ibn Khaldoun]]></category>
		<category><![CDATA[Manuel Valls]]></category>
		<category><![CDATA[Noureddine Boukrouh]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=19615548</guid>

					<description><![CDATA[<p> Privés de leur pouvoir, certains anciens dirigeants ne supportent pas l’anonymat : les attaques personnelles deviennent alors leur seule façon d’exister.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/11/le-spleen-des-anciens-dirigeants/">Le spleen des anciens dirigeants </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Du jour au lendemain, le téléphone se tait et les courbettes cessent. Privés de leur pouvoir, certains anciens dirigeants ne supportent pas l’anonymat : l’amertume et les attaques personnelles deviennent alors leur seule façon d’exister encore. Cette tribune s’intéresse au basculement psychologique et politique qui peut frapper certains anciens hauts dirigeants après la perte de leurs fonctions, et à la manière dont l’amertume peut parfois supplanter la rigueur du débat public.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dr Abderrahmane Cherfouh</strong> *</p>



<span id="more-19615548"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Du jour au lendemain, le téléphone se tait et les courbettes cessent. Privés de leur pouvoir, certains anciens dirigeants supportent difficilement l’anonymat retrouvé : la critique politique peut alors se transformer en attaques personnelles, et le besoin de rester dans la lumière prendre le pas sur la sérénité de l’analyse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ils avaient occupé des postes prestigieux et enviables, constamment sous les feux des projecteurs ; ils avaient côtoyé les cimes et gravité autour du sommet. Adulés, admirés, gâtés, jalousés, ces commis de l’État vivaient, de par leurs fonctions de hauts dirigeants, dans un univers particulier. Disposant de privilèges matériels hors normes — véhicules de fonction avec chauffeur, passages en salons d’honneur, voyages en première classe —, ils s’étaient habitués à une cour de subalternes prompts à applaudir la moindre de leurs interventions. Et puis le couperet tombe. Du jour au lendemain, l’agenda s’évapore, les sonneries se taisent. Démunis de leurs attributs de puissance, les voilà soudain ramenés à la réalité du commun des mortels. C’est le revers de la médaille et parfois une chute vertigineuse qui peut donner le tournis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est là que le drame intime commence. Pour comprendre l’amertume que peuvent éprouver certains serviteurs déchus, il faut mesurer, avec Pierre Bourdieu, la nature particulière de ce qu’il nommait la <em>«noblesse d’État»</em>. Lorsque la fonction confère non seulement un statut mais aussi une définition de soi, sa perte ne relève pas d’un simple changement de carrière : elle peut devenir un déclassement identitaire. La fin du privilège peut alors être vécue comme une mutilation symbolique, poussant certains anciens dignitaires à transformer leur frustration en posture de résistance intellectuelle.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Traverser le creux de la vague</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’histoire de notre région, à travers certaines mémoires vengeresses, tribunes amères ou sorties médiatiques intempestive, montre combien la frontière est parfois mince entre critique légitime et règlement de comptes. Attaquer une politique, un bilan ou une décision appartient au débat démocratique. S’en prendre à la personne de celui que l’on conteste relève d’une tout autre logique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette distinction est essentielle. Un ancien dirigeant ne perd pas son droit à la parole en quittant le pouvoir. Il peut parfaitement critiquer ceux qui lui ont succédé, dénoncer les erreurs d’un système auquel il a appartenu, ou réévaluer sans complaisance les décisions qu’il avait lui-même défendues. Ce qui importe est la qualité de la démonstration. Lorsque l’argument cède la place à l’invective, le débat s’appauvrit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, l’Histoire nous enseigne qu’il est possible de traverser le creux de la vague avec une immense dignité. Face à ceux qui choisissent parfois la vengeance ou le ressentiment, la figure d’Ibn Khaldoun se dresse comme une leçon de dépassement de soi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ancien vizir et grand juge, Ibn Khaldoun a connu, six siècles avant nos élites modernes, l’ivresse des sommets et la violence de la chute. De Tunis à Fès, de Tlemcen à Grenade, il a navigué au plus près des sultans, goûté au prestige social et subi les intrigues de palais, les spoliations et même la prison.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il avait toutes les raisons de nourrir une rancœur féroce contre ceux qui l’avaient trahi. Pourtant, c’est précisément dans les périodes de retrait qu’il va produire une œuvre qui allait traverser les siècles : la <em>Muqaddimah</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Là où le ressentiment aurait pu l’enfermer dans le règlement de comptes, Ibn Khaldoun choisit de comprendre. Sa plume ne s’attarde pas sur les individus qui l’ont spolié ; elle cherche à dégager les mécanismes profonds de l’Histoire. Il transforme son expérience personnelle en réflexion universelle. Sa propre déchéance devient ainsi, non pas une occasion de vengeance, mais une matière à penser.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est peut-être là la véritable grandeur de l’ancien serviteur de l’État : parvenir à transformer l’épreuve personnelle en connaissance plutôt qu’en rancœur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’histoire d’Ibn al-Khatib, immense intellectuel et grand vizir de Grenade, offre un autre éclairage. Ami et rival d’Ibn Khaldoun, il connut lui aussi les retournements de fortune, l’exil, les conflits politiques et les dangers liés à la proximité du pouvoir. Sa trajectoire montre, à l’inverse, combien l’intellectuel engagé dans les luttes de pouvoir peut rester prisonnier des passions de son époque.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Entre Ibn Khaldoun et Ibn al-Khatib, la comparaison est donc moins celle de deux hommes <em>«bons»</em> ou <em>«mauvais»</em> que celle de deux rapports possibles au pouvoir perdu : le premier cherche à prendre de la hauteur par la compréhension ; le second demeure davantage pris dans les turbulences politiques qui finiront par l’emporter.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La leçon est précieuse pour nos dirigeants actuels. En acceptant de perdre le pouvoir temporel, superficiel et éphémère de la cour pour se consacrer à la science, Ibn Khaldoun a conquis une autre forme de pouvoir : celui de la pensée. Il nous rappelle que la véritable grandeur d’un serviteur public ne se mesure pas seulement à la hauteur des fonctions qu’il a occupées, mais à sa capacité à rester debout lorsque le tapis du pouvoir lui est retiré.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le monde continue de tourner sans eux</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’exercice des hautes responsabilités publiques peut en effet créer une illusion trompeuse : celle d’une influence durable. Incapables parfois d’accepter que le monde continue de tourner sans eux, certains anciens responsables cherchent à prolonger leur présence dans l’espace public. L’agressivité sur les réseaux sociaux ou dans les colonnes de la presse peut alors devenir une manière de retrouver l’intensité de la vie publique perdue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à la perte soudaine de leur pouvoir et au silence de leur antichambre, les hauts fonctionnaires et anciens ministres peuvent ainsi suivre plusieurs trajectoires&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>1. l’exil littéraire :</em></strong>&nbsp;la rédaction de mémoires ou de livres de révélations pour revenir sur leur parcours, défendre leur bilan ou régler certains comptes avec leurs anciens alliés&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>2. la reconversion économique :</em></strong>&nbsp;le départ vers le secteur privé, les banques d’affaires ou le conseil, permettant de compenser la perte de l’influence politique par un nouveau statut social et professionnel&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>3. le retrait stratégique :</em></strong><em>&nbsp;</em>la création de réseaux, de clubs de réflexion ou la poursuite d’une activité intellectuelle, transformant le silence politique en période de réflexion et de transmission&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>4. la nostalgie vindicative :</em></strong>&nbsp;la critique systématique et agressive du pouvoir en place, parfois accompagnée d’attaques personnelles. Privé de ses anciennes sollicitations, l’ancien dirigeant peut chercher dans la polémique une manière de retrouver une influence qu’il n&rsquo;exerce plus institutionnellement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces trajectoires ne sont évidemment pas exclusives et ne concernent pas tous les anciens responsables. Il serait injuste de considérer toute critique d’un ancien dirigeant comme l’expression d’une frustration. La question n’est pas de savoir s’il critique, mais comment il critique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Confrontation d’idées ou compétition d’egos</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le phénomène apparaît avec davantage de netteté lorsque l’ancien responsable ne parvient plus à distinguer la critique d’une politique de la dévalorisation de celui qui la représente. Le débat cesse alors d’être une confrontation d’idées pour devenir une compétition d’egos.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On en trouve une illustration récente sur la scène algérienne dans la polémique suscitée par les propos de Noureddine Boukrouh au sujet de Houari Boumédiène. Lors d’une interview diffusée sur les réseaux sociaux, l’ancien ministre avait employé à l’égard du défunt président des qualificatifs particulièrement sévères, dont la formule selon laquelle Boumédiène serait un <em>«ignorant qui ne vaut pas un oignon»</em>. La polémique fut suivie d’excuses publiques de Boukrouh, qui reconnut que ses propos étaient <em>«déplacés»</em> et qu&rsquo;ils avaient été tenus <em>«dans un langage spontané et sous l’effet de l’émotion»</em>. Il précisa néanmoins que ceux-ci ne visaient pas, selon lui, à juger globalement le parcours de Boumédiène, mais s’inscrivaient dans un débat historique relatif à la préparation de la Charte nationale de 1976.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’épisode illustre une frontière fondamentale. On peut contester les choix de Boumédiène, critiquer ses méthodes de gouvernement, discuter son bilan ou revisiter sans complaisance les événements de son époque. Tout cela relève du débat historique. Mais qualifier une personnalité historique d’<em>«ignorant qui ne vaut pas un oignon»</em> ne constitue pas en soi une démonstration historique. L’insulte peut exprimer une conviction ; elle ne la démontre pas.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La réaction à ce type de propos peut d’ailleurs reproduire exactement le même travers. Lorsque la critique répond à l’invective par une autre invective, chacun finit par abandonner le terrain des faits pour celui de la disqualification personnelle. L’histoire devient alors prétexte à querelle plutôt qu’objet de compréhension.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette dérive rappelle, sur un autre registre, le personnage de Jean-Baptiste Clamence dans <em>‘‘La Chute’’</em> d’Albert Camus : cet ancien avocat brillant qui, après sa propre déchéance, se transforme en <em>«juge-pénitent»</em>, distribuant les blâmes aux autres pour continuer à exercer une forme de pouvoir moral. Chez certains anciens responsables en rupture d’influence, la condamnation systématique d’autrui peut produire un mécanisme comparable : juger les autres devient une manière de conserver symboliquement une position d’autorité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La mécanique apparaît également sur la scène internationale. Donald Trump fournit un exemple particulièrement frappant de la difficulté à accepter une défaite politique. Après avoir perdu l’élection présidentielle de 2020 face à Joe Biden, il a refusé de reconnaître sa défaite et mené une campagne visant à contester le résultat. Le point culminant fut la journée du 6 janvier 2021, lorsque ses partisans ont attaqué le Capitole alors que le Congrès procédait à la certification de la victoire de Biden.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ici encore, il convient de distinguer le désaccord politique du comportement qui suit la défaite. Un responsable battu conserve évidemment le droit de contester une politique et de défendre ses convictions. Mais refuser le verdict électoral et mobiliser ses partisans contre le processus institutionnel relève d’une autre logique : celle d’un pouvoir qui refuse d’accepter qu’il puisse être retiré.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On retrouve, sous des formes très différentes, la même difficulté chez certaines figures politiques qui cherchent à prolonger leur existence publique après leur marginalisation. Qu’il s&rsquo;agisse des itinérances politiques d’un Manuel Valls ou des tentatives de retour médiatique d’une Liz Truss, le phénomène rappelle que quitter le pouvoir ne signifie pas nécessairement accepter de quitter la centralité politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Heureusement, tous ne sombrent pas dans cette dérive. Certaines personnalités réussissent une décompression saine en choisissant une rupture nette avec l’arène politique. Angela Merkel, après son départ de la chancellerie, a ainsi choisi une forme de retrait beaucoup plus discrète. D’autres se consacrent à l’écriture, à la recherche, à la transmission ou simplement à une vie privée débarrassée des contraintes de la fonction.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De même, ceux dont la valeur intellectuelle préexistait au décret de nomination peuvent retrouver sans drame le chemin des amphithéâtres, de la recherche ou de l’écriture. L’ancien responsable qui possède une existence intellectuelle indépendante de son titre supporte généralement mieux la disparition du titre lui-même.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l&rsquo;instar d’Ahmed Benbitour ou d’Abdelaziz Rahabi, certaines personnalités algériennes ont choisi de continuer à intervenir dans le débat public sans chercher nécessairement à retrouver les attributs institutionnels du pouvoir. Leur exemple rappelle qu’il existe une autre manière de rester présent : non par le bruit, mais par la réflexion.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La différence entre les deux attitudes est finalement simple. L’homme d’État qui accepte le silence peut transformer sa retraite en temps de réflexion, de transmission et de travail. Celui qui ne supporte pas la disparition des projecteurs risque, à l’inverse, de transformer chaque désaccord en affront personnel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En quittant la pourpre pour la plume, Ibn Khaldoun nous rappelle que le pouvoir politique est éphémère, tandis que la pensée peut traverser les siècles. La véritable dignité d’un ancien responsable ne réside donc pas dans sa capacité à rester constamment visible, mais dans celle de demeurer pertinent lorsque les honneurs ont disparu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Critiquer est un droit. Contester est une nécessité. Réécrire l’histoire pour mieux comprendre le présent est même un devoir. Mais lorsque l’argument cède la place à l’insulte, lorsque la démonstration disparaît derrière le tacle personnel, ce n’est plus la grandeur d’une pensée qui s’exprime : c’est souvent la difficulté à accepter que le monde puisse continuer sans celui qui, hier encore, en occupait le centre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ibn Khaldoun avait compris cette vérité essentielle : lorsque le pouvoir temporel disparaît, il reste toujours deux choix. Maudire ceux qui vous ont remplacé, ou essayer de comprendre pourquoi les choses arrivent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le premier choix nourrit le ressentiment. Le second peut produire une œuvre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est peut-être là que se trouve la véritable différence entre avoir exercé le pouvoir et avoir laissé une trace.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Médecin algérien, Canada</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/11/le-spleen-des-anciens-dirigeants/">Le spleen des anciens dirigeants </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/11/le-spleen-des-anciens-dirigeants/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>2</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Transmed &#124; Du mythe de la «jugulaire» à la réalité des chiffres</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/23/transmed-du-mythe-de-la-jugulaire-a-la-realite-des-chiffres/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/23/transmed-du-mythe-de-la-jugulaire-a-la-realite-des-chiffres/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 23 Aug 2026 07:32:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abderrahmane Cherfouh]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[Elyes Kasri]]></category>
		<category><![CDATA[Galsi]]></category>
		<category><![CDATA[gaz naturel]]></category>
		<category><![CDATA[Gazoduc Transsaharien]]></category>
		<category><![CDATA[Italie]]></category>
		<category><![CDATA[Medgaz]]></category>
		<category><![CDATA[Transmed]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=19485824</guid>

					<description><![CDATA[<p>Réponse à l’article intitulé «La Tunisie goulot énergétique de l’Europe et jugulaire de l’Algérie» d'Elyes Kasri. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/23/transmed-du-mythe-de-la-jugulaire-a-la-realite-des-chiffres/">Transmed | Du mythe de la «jugulaire» à la réalité des chiffres</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>En réponse à l’article intitulé <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/22/la-tunisie-goulot-energetique-de-leurope-et-jugulaire-de-lalgerie/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">«La Tunisie goulot énergétique de l’Europe et jugulaire de l’Algérie»</a>, et afin d’apporter ma contribution sur les enjeux énergétiques et stratégiques régionaux, j’ai tenu à proposer une analyse rigoureuse et documentée. Face aux postures alarmistes et aux contresens techniques qui cherchent à altérer la perception des relations entre nos deux pays, cette contribution s’attache à déconstruire les chiffres avec méthode, tout en réaffirmant la profondeur des liens fraternels et institutionnels qui unissent l’Algérie et la Tunisie.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dr Abderrahmane Cherfouh *</strong></p>



<span id="more-19485824"></span>



<p class="wp-block-paragraph">En instrumentalisant la peur pour se tailler un costume de sauveur, Elyes Kasri accumule les contresens techniques, les contrevérités économiques et les manipulations politiques. Une remise au point méthodique s’impose.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>1. L’illusion du corridor unique : l’Algérie, puissance multi-vectorielle</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’affirmation selon laquelle l’Europe et l’Algérie dépendraient de manière absolue du sol tunisien pour assurer leurs flux gaziers relève d’une méconnaissance des réalités industrielles. L’Algérie n’est nullement tributaire d’un réseau terrestre unique. Grâce au gazoduc&nbsp;Medgaz, qui la relie directement à l’Espagne sans passer par aucun pays tiers, et à ses méga-complexes de liquéfaction de Skikda et d’Arzew, elle dispose d’un accès maritime direct aux marchés mondiaux. Sa flotte de méthaniers navigue librement en Méditerranée et vers l’Atlantique, s’affranchissant de toute contrainte de transit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Loin d’être une chimère ou un projet théorique, la dimension stratégique du&nbsp;Gazoduc Transsaharien (TSGP)&nbsp;est aujourd’hui une réalité opérationnelle. Les accords trilatéraux définitifs ayant été signés entre l’Algérie, le Niger et le Nigeria, et les travaux de chantier étant officiellement engagés sur le terrain, ce mégaprojet continental consacre définitivement l’Algérie comme le hub énergétique incontournable reliant l’Afrique subsaharienne à l’Europe.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>2. Confusion entre exportations et production globale :</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour bâtir sa théorie d’un rapport de force asymétrique, l’auteur opère un glissement chiffré trompeur. Il évoque un volume d’exportation de 52 milliards de mètres cubes (bcm) comme s&rsquo;il s’agissait de la totalité de la ressource algérienne. C’est omettre que la production brute de l’Algérie oscille en réalité&nbsp;entre 100 et 135 milliards de mètres cubes par an. Plus de la moitié de cette ressource est consommée localement — alimentant 99 % de l’électricité algérienne — ou réinjectée dans les gisements pour en optimiser le rendement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Surtout, s’agissant du TransMed : la redevance de transit en nature (5,25 %) perçue par Tunis couvre&nbsp;entre 60 % et 66 % de la consommation nationale tunisienne de gaz naturel. Parler de <em>«serrer la jugulaire»</em> ou menacer ce flux ne provoquerait pas la ruine d&rsquo;Alger, mais la coupure immédiate du réseau électrique tunisien. L’interdépendance énergétique n’est pas une arme d’oppression : elle est le socle d’une sécurité partagée.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>3. Un arbitrage industriel classique, non une «guerre psychologique»</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Qualifier les études relatives au gazoduc sous-marin Galsi (vers la Sardaigne) d’<em>«agression»</em> ou de <em>«guerre psychologique»</em> destinée à faire capituler la Tunisie relève d’une rhétorique victimaire. Dans le secteur des hydrocarbures, la recherche de routes alternatives constitue la norme de gestion des risques pour un État qui investit&nbsp;60 milliards de dollars&nbsp;afin de porter sa production à 200 milliards de m³. La faisabilité des conduites en eaux profondes est éprouvée — comme le prouve le Medgaz —, et attribuer des intentions machiavéliques à des études de planification industrielle traduit une déconnexion inquiétante avec la réalité des marchés.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>4. Une menace pour la signature diplomatique de la Tunisie</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Inviter les négociateurs tunisiens à exiger unilatéralement une hausse de la redevance (à 8 ou 10 %) en facturant la <em>«protection militaire»</em> des conduites terrestres repose sur une confusion juridique grave. La sécurisation des infrastructures sur son territoire relève de la souveraineté et de la sécurité nationale de la Tunisie, non d’un service marchand facturable à un tiers. Prôner la remise en cause des traités sous le ton de la sommation entacherait la signature de l’État tunisien auprès de ses partenaires internationaux et européens — à commencer par l’Italie —, pour qui la sécurité juridique des contrats est non négociable.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>5. Démasquer les entrepreneurs de la discorde</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Derrière l’usage d’un vocabulaire d’une rare violence (<em>«tenir par la jugulaire»</em>,&nbsp;<em>«capitulation»</em>) se cache la véritable intention : saborder les relations fraternelles et historiques entre deux pays frères. Les entrepreneurs de la discorde, en rupture d’influence, tentent de sacrifier l’intérêt supérieur des deux peuples.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En cherchant à substituer au principe sacré du&nbsp;<em>«Khawa-Khawa»&nbsp;</em>(fraternité) la logique destructrice d’une&nbsp;<em>«Adawa-Adawa»</em>&nbsp;(animosité), ils offensent l’Histoire et la dignité de la diplomatie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les relations entre l’Algérie et la Tunisie ne se jouent pas dans une arène où l’un doit être lésé pour que l’autre triomphe. Elles reposent sur une solidarité organique, éprouvée par les épreuves de l’Histoire, un respect strict des souverainetés et une communauté de destin qu’aucun messianisme de circonstance ne saura altérer.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Médecin, Canada.</em></p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="rO1yrHWn66"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/22/la-tunisie-goulot-energetique-de-leurope-et-jugulaire-de-lalgerie/">La Tunisie, goulot énergétique de l’Europe et jugulaire de l’Algérie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Tunisie, goulot énergétique de l’Europe et jugulaire de l’Algérie » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/22/la-tunisie-goulot-energetique-de-leurope-et-jugulaire-de-lalgerie/embed/#?secret=icKQdQrxiA#?secret=rO1yrHWn66" data-secret="rO1yrHWn66" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/23/transmed-du-mythe-de-la-jugulaire-a-la-realite-des-chiffres/">Transmed | Du mythe de la «jugulaire» à la réalité des chiffres</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/23/transmed-du-mythe-de-la-jugulaire-a-la-realite-des-chiffres/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>7</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Tunisie &#8211; Algérie &#124; Non à la spoliation, à l’intimidation et à la vassalisation !</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/09/tunisie-algerie-non-a-la-spoliation-a-lintimidation-et-a-la-vassalisation/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/09/tunisie-algerie-non-a-la-spoliation-a-lintimidation-et-a-la-vassalisation/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 09 Aug 2026 08:20:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abderrahmane Cherfouh]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[Elyes Kasri]]></category>
		<category><![CDATA[hirak]]></category>
		<category><![CDATA[junte militaire]]></category>
		<category><![CDATA[Mouradia]]></category>
		<category><![CDATA[Transmed]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=19406797</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le gazoduc Transmed n’est pas une fleur faite à la Tunisie ; c’est le ballon d’oxygène vital pour l'Algérie. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/09/tunisie-algerie-non-a-la-spoliation-a-lintimidation-et-a-la-vassalisation/">Tunisie &#8211; Algérie | Non à la spoliation, à l’intimidation et à la vassalisation !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>À la demande pressante d’amis chers et de confrères dont le patriotisme commande le respect, il convient aujourd’hui — à contre-cœur et en me pinçant très fort le nez — de descendre dans l’arène. L&rsquo;objectif est de dissiper le tissu de contes de fées et de<a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/09/tunisie-algerie-le-litige-frontalier-entre-lhistoire-et-le-droit/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> contre-vérités</a> crasses que le soi-disant Dr Abderrahmane Cherfouh a commis dans les colonnes de Kapitalis pour tenter de faire taire la critique et de délégitimer mes analyses sur les relations tuniso-algériennes.</em></strong> **</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Elyes Kasri</strong> *</p>



<span id="more-19406797"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/06/Elyes-Kasri.jpg" alt="" class="wp-image-352204"/></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Ce texte de la plume indigeste du Dr Cherfouh ne relève ni de la réflexion ni du débat d&rsquo;idées, mais d&rsquo;une tentative de voltige informationnelle assez pathétique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Accuser un diplomate tunisien de <em>«diaboliser»</em> l’Algérie parce qu’il dissèque les leviers d’influence d’un pays voisin est un procédé d&rsquo;intimidation intellectuelle usé jusqu&rsquo;à la corde.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Passer au scalpel les impostures de ce censeur d’opérette permet de trancher dans le vif d&rsquo;une relation bilatérale que certains tentent de faire avaler sous perfusion sentimentale.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>1- L’imposture morale </strong>: avant d’ausculter la souveraineté tunisienne, Dr Chelfouh, en mal de reconnaissance, devrait interroger son effroyable désertion morale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Voilà un clinicien qui a choisi de s&rsquo;installer confortablement au Canada, fuyant la misère politique et économique de son propre pays pour aller soigner les rhumes à Montréal.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En s’exilant pour son confort personnel, il a délibérément choisi de priver ses concitoyens de ses prétendus talents, foulant aux pieds le serment d’Hippocrate avec un cynisme consommé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est depuis son exil doré, bien au chaud à des milliers de kilomètres, que Dr Cherfouh s’improvise général en chef du patriotisme maghrébin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Son indignation sélective et sa sémantique, si lourdement calquée sur les communiqués de presse des officines de la Mouradia, trahissent sa véritable fonction : celle de prête-nom pour la propagande d’un régime militaire aux abois.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La plume du Dr Cherfouh n’est pas guidée par la fraternité, elle est simplement téléguidée. Le public tunisien refuse de recevoir des ordonnances géopolitiques d’un expatrié qui a troqué son stéthoscope contre les basses œuvres de la guerre psychologique régionale.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>2- La nature prédatrice de la junte d’Alger : </strong>&nbsp;Dr Cherfouh tente de draper la junte d’Alger dans les vertus de la fraternité maghrébine. La réalité politique est une insulte à ce concept.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Algérie est gouvernée par une oligarchie militaire prédatrice, une gérontocratie de généraux à médailles qui maintient son propre peuple sous une chape de plomb d’un autre âge, étouffe l’expression populaire, embastille les journalistes au moindre mot et a totalement assassiné l’élan démocratique du Hirak.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce paternalisme de caserne, où un régime despotique, liberticide et corrompu se pique de donner des leçons de morale et de bon voisinage par l’intermédiaire du soi-disant Dr Chelfouh, est d’un comique absolu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de la farce rhétorique, il faut appeler les choses par leur nom : le régime militaire d’Alger s’est érigé en principale menace contre les aspirations démocratiques, de justice sociale et de progrès du peuple tunisien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En exportant son modèle autocratique et liberticide par un chantage permanent, la Mouradia cherche activement à étouffer le pluralisme tunisien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce pouvoir gérontocratique ne peut tolérer l’émergence d’une véritable démocratie moderne et progressiste à ses portes, de peur qu’elle ne serve d’exemple à une jeunesse algérienne opprimée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Saboter le progrès institutionnel et social de la Tunisie est une stratégie de survie pour cette junte kleptocrate.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un régime qui traite ses propres citoyens en sujets terrorisés n’a aucune légitimité pour venir dicter les frontières de la liberté d’expression ou des analyses diplomatiques en Tunisie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Que ces messieurs les généraux balaient d’abord les cours de leurs propres prisons avant de vouloir régenter l’esprit critique tunisien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De plus, de la <em>«décennie noire»</em> aux maquis du GSPC et d’Aqmi, Alger a toujours utilisé la porosité terroriste transfrontalière comme un bouton de pression politique pour forcer Tunis à l’alignement.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>3- Le chantage au Transmed </strong>ou le paradoxe d’un cordon ombilical vital&nbsp;: l’arrogance d’Alger atteint son paroxysme lorsque, par la voix du Dr Cherfouh, elle présente le transit du gaz comme une <em>«faveur»</em> ou une obole charitable accordée à la Tunisie. C’est un contresens économique absolu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le régime algérien est en situation de faillite systémique sur tous les plans. Il ne survit artificiellement que grâce à la rente des hydrocarbures, dont une part majeure transite par le gazoduc Transmed via le sol tunisien pour alimenter l’Italie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Transmed n’est pas une fleur faite à la Tunisie ; c’est le ballon d’oxygène vital de la Mouradia, la laisse énergétique sans laquelle le budget de l’État algérien s’effondrerait instantanément.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et pourtant, par un renversement burlesque des réalités, Alger utilise ce tuyau indispensable à sa propre survie comme une arme de chantage pour vassaliser la Tunisie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce piratage commercial s&rsquo;appuie sur une spoliation tarifaire évidente :</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>1 &#8211; une redevance tunisienne dérisoire de 5,25 %.</strong> Pour 400 kilomètres d’infrastructures lourdes qui hypothèquent le territoire national, la Tunisie ne perçoit qu’une maigre redevance, un taux dérisoire bloqué par les menaces d’Alger depuis des décennies;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>2- le modèle souverain du Maroc </strong>: à titre de comparaison, sur l’ancien gazoduc GME, le Maroc avait imposé un taux de 7 % à 10 % des volumes, assorti du transfert de la propriété intégrale des installations à l’État marocain après 25 ans.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Autant dire qu’à Alger, on sait compter quand il s’agit d’exploiter les voisins à vil prix, tout en se permettant de menacer de fermer les vannes à la moindre velléité d’indépendance diplomatique et d’expression des aspirations démocratiques de la Tunisie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La diplomatie n’est pas une affaire de sensiblerie mémorielle ni de slogans lénifiants comme le <em>«khawa-khawa»</em> bon pour les naïfs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie n’a besoin ni de la protection étouffante ni des conseils d’un pays en faillite systémique qui ne produit rien d’autre que du ressentiment.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En analysant lucidement les risques de cette dépendance structurelle, les observateurs indépendants font leur strict devoir d’expertise et de patriotisme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les valets d’influence de la Mouradia, qu’ils écrivent masqués derrière la fausse identité du soi-disant Dr Cherfouh depuis son exil doré et pantouflard au Canada ou à découvert, doivent comprendre que la Tunisie n’est pas et ne sera jamais la 70<sup>e</sup> wilaya algérienne. Surtout qu’elle a toujours, tout au long de son histoire plusieurs fois millénaire, gouverné ce territoire voisin à partir de Carthage, Dougga, Kairouan, Mahdia et Tunis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le droit à la liberté d’opinion et d’analyse géopolitique restera libre, souverain et totalement imperméable aux intimidations des censeurs d’Alger ou d’ailleurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un vieux proverbe tunisien dit :.ما دواء الفم الابخر كان السواك الحار</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Ancien ambassadeur. </em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>** La rédaction : avec cette réponse, on clos ce débat qui ne saurait s&rsquo;éterniser. </em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Les précédents éléments de ce débat tuniso-algérien sur Kapitalis : </em></strong></p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="wp5uySbXRw"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/30/les-menaces-reelles-a-la-stabilite-tunisienne/">Les menaces réelles à la stabilité tunisienne  </a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les menaces réelles à la stabilité tunisienne   » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/30/les-menaces-reelles-a-la-stabilite-tunisienne/embed/#?secret=DPH8FFX6Tv#?secret=wp5uySbXRw" data-secret="wp5uySbXRw" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="o3R0sfDGrK"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/30/tunisie-algerie-les-graines-de-la-discorde/">Tunisie-Algérie | Les graines de la discorde</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie-Algérie | Les graines de la discorde » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/30/tunisie-algerie-les-graines-de-la-discorde/embed/#?secret=h4DdyvGPwb#?secret=o3R0sfDGrK" data-secret="o3R0sfDGrK" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="g7ZqNi4P65"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/01/en-diabolisant-lalgerie-on-dessert-les-interets-de-la-tunisie/">En diabolisant l’Algérie, on dessert les intérêts de la Tunisie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« En diabolisant l’Algérie, on dessert les intérêts de la Tunisie » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/01/en-diabolisant-lalgerie-on-dessert-les-interets-de-la-tunisie/embed/#?secret=S3Edq3HXDp#?secret=g7ZqNi4P65" data-secret="g7ZqNi4P65" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="xIYvTNOios"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/06/tunisie-algerie-aux-origines-dun-contentieux-territorial/">Tunisie &#8211; Algérie | Aux origines d’un contentieux territorial</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie – Algérie | Aux origines d’un contentieux territorial » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/06/tunisie-algerie-aux-origines-dun-contentieux-territorial/embed/#?secret=NdPXFu2oS9#?secret=xIYvTNOios" data-secret="xIYvTNOios" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="P0QSnTOt7C"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/09/tunisie-algerie-le-litige-frontalier-entre-lhistoire-et-le-droit/">Tunisie &#8211; Algérie | Le litige frontalier entre l’histoire et le droit</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie – Algérie | Le litige frontalier entre l’histoire et le droit » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/09/tunisie-algerie-le-litige-frontalier-entre-lhistoire-et-le-droit/embed/#?secret=49EqZcbabL#?secret=P0QSnTOt7C" data-secret="P0QSnTOt7C" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"> </p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/09/tunisie-algerie-non-a-la-spoliation-a-lintimidation-et-a-la-vassalisation/">Tunisie &#8211; Algérie | Non à la spoliation, à l’intimidation et à la vassalisation !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/09/tunisie-algerie-non-a-la-spoliation-a-lintimidation-et-a-la-vassalisation/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>19</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Tunisie &#8211; Algérie &#124; Le litige frontalier entre l’histoire et le droit</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/09/tunisie-algerie-le-litige-frontalier-entre-lhistoire-et-le-droit/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/09/tunisie-algerie-le-litige-frontalier-entre-lhistoire-et-le-droit/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 09 Aug 2026 07:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abderrahmane Cherfouh]]></category>
		<category><![CDATA[Abderrahmane Fékih]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[El Borma]]></category>
		<category><![CDATA[Ferhat Abbas]]></category>
		<category><![CDATA[Habib Bourguiba]]></category>
		<category><![CDATA[Sitep]]></category>
		<category><![CDATA[Sonatrach]]></category>
		<category><![CDATA[Sonelgaz]]></category>
		<category><![CDATA[Steg]]></category>
		<category><![CDATA[Transmed]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=19401619</guid>

					<description><![CDATA[<p>Retour sur les différends territoriaux et énergétiques relatifs aux relations entre l'Algérie et la Tunisie,</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/09/tunisie-algerie-le-litige-frontalier-entre-lhistoire-et-le-droit/">Tunisie &#8211; Algérie | Le litige frontalier entre l’histoire et le droit</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>En réaction à l’article de M. Abderrahmane Fékih intitulé <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/06/tunisie-algerie-aux-origines-dun-contentieux-territorial/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">«Tunisie-Algérie / aux origines d’un contentieux territorial»</a> et à sa prise de position ravivant des griefs territoriaux et énergétiques relatifs aux relations algéro-tunisiennes, ce texte entend apporter un point de vue fondé sur la rigueur du droit international public (uti possidetis juris, Convention de bornage de 1970) ainsi que sur la réalité des enjeux techniques et économiques (gisement d’El Borma, partenariat gazier TransMed). L’objectif de cette contribution est de proposer une analyse objective et apaisée, démontrant que la solidité stratégique entre la Tunisie et l’Algérie repose sur des traités souverains incontestables et ne saurait être altérée par des récits d’amertume ou des tentatives de déstabilisation mémorielle.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dr Abderrahmane Cherfouh *</strong></p>



<span id="more-19401619"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Ceci dit, M. Fékih, je prends acte avec satisfaction de votre ton courtois et de votre attachement à la fraternité algéro-tunisienne, des sentiments que je partage du fond du cœur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, la <em>«vérité historique»</em> que vous cherchez à me rappeler ne relève pas de faits oubliés, mais d’une grille de lecture anachronique. Rétablir la vérité, ce n’est pas déterrer des griefs éteints par le droit international ; c’est rappeler avec sérénité que la solidité de nos liens repose sur des traités souverains et des engagements que nos deux nations ont réellement choisis d’honorer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à des récits qui risquent d’installer une défiance artificielle entre deux peuples frères, l’examen du droit, de la réalité du terrain et de nos accords bilatéraux le prouve : entre l’Algérie et la Tunisie, la solidarité stratégique n’est pas une illusion, mais un choix fondamental scellé par l’Histoire, basé sur le respect mutuel et le bon voisinage.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="y4R5HlRaVo"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/30/les-menaces-reelles-a-la-stabilite-tunisienne/">Les menaces réelles à la stabilité tunisienne  </a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les menaces réelles à la stabilité tunisienne   » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/30/les-menaces-reelles-a-la-stabilite-tunisienne/embed/#?secret=UPO7SimbmZ#?secret=y4R5HlRaVo" data-secret="y4R5HlRaVo" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">I. Le droit international et la souveraineté territoriale</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le plan du droit international, votre position repose sur une confusion majeure entre les différends franco-tunisiens de l’époque coloniale et les obligations d’un État algérien souverain ayant acquis son indépendance en 1962.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En qualifiant de<em> «mauvaise foi»</em> le refus de l’Algérie indépendante de céder des territoires délimités sous la colonisation, vous fermez les yeux sur une règle fondamentale du droit international public : le principe de l’<em>uti possidetis juris</em>&nbsp;(<em>«vous posséderez ce que vous possédiez»</em>). Consacré en Afrique dès juillet 1964 par la Déclaration du Caire de l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA), ce principe veut que les nouveaux États accèdent à l’indépendance dans les frontières administratives héritées de la puissance coloniale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette règle n’a pas été conçue pour avantager l’Algérie aux dépens de la Tunisie ou d’un autre pays, mais pour offrir un cadre clair, capable d’éviter les déchirements, la guerre, les luttes fratricides, le sang et le chaos sur le continent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Remettre en cause les tracés hérités au nom de prétentions historiques antérieures ouvrirait une boîte de Pandore aux conséquences imprévisibles pour toute la région — qu’on pense aux découpages coloniaux ayant amputé l’Algérie à l’Ouest au profit de la Moulouya, ou aux dynamiques transfrontalières des populations touarègues au Sud.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est précisément pour prémunir le continent contre ces querelles sans fin que le droit international a tranché.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dès son accession à la souveraineté le 5 juillet 1962, l’Algérie héritait donc légitimement de son territoire dans ses contours existants. Vouloir opposer un arrangement politique provisoire, discuté dans la douleur de la guerre de libération (comme les échanges entre Ferhat Abbas et Habib Bourguiba), à une norme internationale impérative constitue un anachronisme juridique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie souveraine du président Bourguiba l’avait d’ailleurs parfaitement compris. En signant la Convention de bornage du 6 janvier 1970, elle réglait définitivement, et dans un esprit de fraternité, la question des frontières communes. Parler aujourd’hui de <em>«spoliation»</em>, c’est méconnaître le droit international, mais c’est aussi effacer la signature de l’État tunisien lui-même.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par conséquent, vous tentez d’expliquer l’abandon des revendications tunisiennes par un soi-disant <em>«rapport de forces» </em>défavorable, suggérant que Habib Bourguiba aurait plié sous la contrainte face à une Algérie menaçante et mieux armée. Cette lecture simpliste fait injure à la mémoire et à la stature diplomatique du Combattant suprême.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les années 1960, l’Algérie sortait à peine d’une guerre de libération éprouvante et se concentrait tout entière sur sa reconstruction. Elle n’a jamais menacé la Tunisie d’une quelconque intention belliqueuse. Habib Bourguiba, fin diplomate, intelligent et respecté sur la scène internationale, n’a pas cédé à la peur. Visionnaire, il a agi en homme d’État (voir mon article publié dans<em> Kapitalis : «Israël-Palestine : Et si les Arabes et les Palestiniens avaient écouté Bourguiba en 1965 ?»</em>). En adhérant à la Charte de l’OUA en 1964 et en signant la Convention de 1970, il a fait le choix de la raison, de la stabilité et de l’avenir du Maghreb. Réduire cette décision mûrie à une capitulation est une contrevérité qui altère la portée d’un engagement historique.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="vYtBFAxyBA"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/01/en-diabolisant-lalgerie-on-dessert-les-interets-de-la-tunisie/">En diabolisant l’Algérie, on dessert les intérêts de la Tunisie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« En diabolisant l’Algérie, on dessert les intérêts de la Tunisie » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/01/en-diabolisant-lalgerie-on-dessert-les-interets-de-la-tunisie/embed/#?secret=gjybr1ujWM#?secret=vYtBFAxyBA" data-secret="vYtBFAxyBA" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">II. La réalité technique d’El Borma et les enjeux énergétiques</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Vous allez plus loin dans le procès d’intention en réveillant la légende urbaine du <em>«puits oblique»</em> que l’Algérie aurait creusé pour <em>«détourner le pétrole tunisien»</em> à El Borma. Ce récit spectaculaire, très populaire sur les réseaux sociaux, ne résiste pas un instant à la réalité géologique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le gisement d’El Borma est un réservoir pétrolier continu qui s’étend de part et d’autre de la frontière. En matière d’hydrocarbures, l’exploitation d’une nappe commune suit les lois de la physique des fluides, pas des scénarios de piraterie industrielle. Loin des théories du complot, la gestion d’El Borma a toujours fait l’objet d’échanges techniques réguliers entre les compagnies nationales des deux pays (Sitep et Sonatrach) pour exploiter la ressource de manière rationnelle et respectueuse de la souveraineté de chacun. Transformer un enjeu technique classique en preuve d’<em>«ingratitude»</em> relève du raccourci politique et déforme la réalité de notre coopération. Les ingénieurs tunisiens ne sont pas si naïfs ni aussi dupes pour ne pas découvrir un soi-disant détournement de pétrole à El Borma.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En qualifiant l’attitude de l’Algérie d’<em>«acte prédateur»</em>, vous vous éloignez de la rigueur historique pour privilégier l’émotion et les accusations personnelles. Si l’Algérie s’était comportée en <em>«prédateur»</em>, comment expliquer des décennies de partenariat stratégique, le partage des retombées du gazoduc TransMed qui traverse le territoire tunisien vers l’Europe, ou les approvisionnements énergétiques d’urgence accordés lors des moments critiques ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il n’y a pas meilleure illustration que le dernier message daté du 4 août 2026 adressé par la Tunisie à l’Algérie : une lettre de remerciement de la Steg aux dirigeants de Sonelgaz pour son soutien décisif en approvisionnement électrique, signée par Fayçal Trifa, PDG de la STEG.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La vraie fraternité ne consiste pas à ignorer les divergences, mais à savoir les résoudre par le dialogue et le droit. Réduire plus de soixante ans de solidarité à une rhétorique de la prédation est une posture qui ne sert ni la vérité, ni les intérêts de nos deux peuples.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En demandant <em>«un peu d’humilité»</em> et en ramenant la coopération énergétique à une simple fatalité géographique, vous faites une erreur de lecture sur la diplomatie interétatique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La sécurité énergétique et la solidarité régionale ne relèvent ni de la charité paternaliste, ni de la condescendance, mais d’un partenariat réfléchi. Le passage du gaz algérien par la Tunisie via le TransMed est un accord équilibré : il offre à la Tunisie des redevances précieuses et une énergie sécurisée, tout en assurant à l’Algérie un accès fiable au marché européen.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Rappeler ces faits n’a rien d’arrogant ; c’est un acte de clarté. L’arrogance consisterait plutôt à balayer d’un revers de la main des décennies d’accords et de solidarité concrète pour nourrir une méfiance artificielle et préfabriquée entre deux peuples voisins.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En ironisant sur les livraisons de gaz, vous confondez aussi soutien tarifaire et don budgétaire. Personne n’a jamais prétendu que l’Algérie versait une aide directe sans contrepartie. La réalité repose sur deux leviers bien réels : la redevance de transit perçue par la Tunisie sous forme de gaz, et des contrats d’approvisionnement à long terme conclus entre Sonatrach et la Steg.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bénéficier de ces conditions n’a rien d’un mythe : c’est le résultat concret d’une alliance solide. Nier cette réalité sous prétexte qu’il ne s’agit pas de charité relève de la querelle de mots et d’un orgueil mal placé. Sans ces accords stratégiques, la facture énergétique pèserait bien plus lourdement sur les ménages et les finances publiques tunisiennes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">III. Dépasser le ressentiment et construire le Maghreb</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Voici une autre perle de votre part : en appelant à <em>«rendre à César ce qui appartient à César»</em> tout en peignant l’État algérien sous les traits d’un voisin dominateur, vous montrez les limites de votre démarche, qui préfère l’amertume à l’examen des faits.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Que faudrait-il <em>«rendre»</em> alors que le droit international, la déclaration de l’OUA de 1964 et la Convention de 1970 ont fixé nos frontières de manière claire et définitive ? L’Algérie n’a rien confisqué à la Tunisie, ne lui a rien annexé ; elle a partagé avec elle les épreuves de l’Histoire et les exigences du voisinage.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En tout état de cause, les relations privilégiées entre la Tunisie et l’Algérie ne font pas que des heureux. Nombreux sont ceux qui voient d’un mauvais œil cette entente solide entre les deux États. Il faut porter un regard lucide sur ce phénomène récurrent : il existe des voix et des intérêts qui guettent le moindre grain de sable, la moindre tension diplomatique ou médiatique pour tenter de fragiliser les relations entre nos deux pays et les discréditer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces entrepreneurs de la discorde exploitent chaque faille pour nourrir le ressentiment et affaiblir l’axe algéro-tunisien. Céder à la surenchère mémorielle, c’est offrir une victoire à ceux qui redoutent un Maghreb stable et uni.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La critique et le débat sont des droits fondamentaux. Chaque citoyen algérien ou tunisien a le droit de porter un regard exigeant sur l’axe Alger-Tunis, mais l’injure, la provocation, la haine et l’atteinte à la dignité sont à bannir et à dénoncer. La liberté d’expression trouve sa limite lorsqu’elle se transforme en insulte.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Réduire une alliance stratégique, essentielle à notre sécurité commune et à notre stabilité énergétique, à un procès d’intention est une erreur de perspective.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les peuples tunisien et algérien sont unis par des liens fraternels trop anciens pour s’effriter face à des discours d’amertume. Ce que nous devons viser, ce n’est pas le réveil de vieilles querelles, mais une ambition partagée, fondée sur le respect mutuel, la vérité des faits et la souveraineté de nos nations.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Médecin algérien basé au Canada.</em></p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ZZgq5g5mKc"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/06/tunisie-algerie-aux-origines-dun-contentieux-territorial/">Tunisie &#8211; Algérie | Aux origines d’un contentieux territorial</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie – Algérie | Aux origines d’un contentieux territorial » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/06/tunisie-algerie-aux-origines-dun-contentieux-territorial/embed/#?secret=m6vNSbJ3sJ#?secret=ZZgq5g5mKc" data-secret="ZZgq5g5mKc" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/09/tunisie-algerie-le-litige-frontalier-entre-lhistoire-et-le-droit/">Tunisie &#8211; Algérie | Le litige frontalier entre l’histoire et le droit</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/09/tunisie-algerie-le-litige-frontalier-entre-lhistoire-et-le-droit/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>6</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Etats-Unis &#124; La force au mépris du droit</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/05/etats-unis-la-force-au-mepris-du-droit/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/05/etats-unis-la-force-au-mepris-du-droit/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 05 Jan 2026 08:20:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abderrahmane Cherfouh]]></category>
		<category><![CDATA[Amérique latine]]></category>
		<category><![CDATA[Donald Trump]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Nicolas Maduro]]></category>
		<category><![CDATA[Venezuela]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=18199654</guid>

					<description><![CDATA[<p>Tout indique que Trump et ses conseillers restent inébranlables dans leur détermination à dominer le monde sur terre, sur mer et dans l’air. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/05/etats-unis-la-force-au-mepris-du-droit/">Etats-Unis | La force au mépris du droit</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>«Il ne faut pas être trop ambitieux , il faut être réaliste&nbsp;et ne pas considérer que le droit international peut et doit triompher&nbsp;partout sur la planète, mais d’abord dans les zones où il rejoint l’intérêt des principales puissances», déclarait Henry Kissinger, l’ancien secrétaire d’Etat des États-Unis.&nbsp;Cette vieille doctrine américaine a encore été confirmée dans l’agression américaine contre le Venezuela, un Etat souverain, samedi 3 janvier 2026, au mépris des règles les plus élémentaires du droit international.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Abderrahmane Cherfouh</strong> *</p>



<span id="more-18199654"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Le viol du droit international par Donald Trump échappe à toute sanction et ne suscite que des réactions timides et mitigées de la part du monde&nbsp;soi-disant libre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le viol du même droit international par Israël se poursuit depuis 77 ans et il échappe à toute sanction.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De nos jours, les États-Unis sont économiquement les plus forts et militairement les plus puissants. Ils dictent le droit. Ils imposent leur loi. Mais la dernière agression américaine contre un Etat indépendant et l’enlèvement de son président a mis à nu le monde irrationnel dans lequel nous vivons où règne la loi du plus fort, ouvrant la voie à toutes les dérives et tous les abus. Les pays du monde entier sont désormais avertis&nbsp;: le droit international est une vieille fiction qui a fait son temps. Le droit est désormais au bout des fusils. &nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans sa préparation de l’enlèvement de Nicolas Maduro et de son épouse et de leur exfiltration, Trump a mis une impressionnante machine de propagande accusant Maduro d’être un narcotrafiquant inondant les Etats-Unis de cocaïne et faisant des milliers de victimes parmi les Américains, ce qui est, bien sûr, loin d’être prouvé. </p>



<h2 class="wp-block-heading">La démocratie, Trump n’en a que faire</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Maduro est, également, accusé d’être un dictateur qui a écrasé et affamé son peuple alors que lui et sa bande menait une vie de luxe. Cela est certes juste et prouvé, mais est-ce la raison pour laquelle on a été le chercher jusque dans sa chambre à coucher ? </p>



<p class="wp-block-paragraph">Non, bien sûr. La démocratie, Trump n’en a que faire, et la liberté du peuple vénézuélien est le dernier de ses soucis. Seul le pétrole dont regorge le sol de ce pays latino-américain l’intéresse, et lui-même le crie sur tous les toits.     </p>



<p class="wp-block-paragraph">Comment cette propagande américaine savamment orchestrée, utilisant des techniques ultrasophistiquées, ne fascinerait-elle pas le commun des mortels et le citoyen lambda de tous pays ? Les actes d’accusation portées contre Maduro ressemblent à s’y méprendre à ceux qui étaient formulés,&nbsp;il y a presque 23 ans, contre le régime de Saddam Hussein et ses soi-disant armes chimiques de destruction massive constituant une supposée menace pour la paix dans le monde.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il n’y a aucun doute sur le fait que Maduro a toutes les caractéristiques d’un dictateur détesté par son peuple et qui exerçait un pouvoir absolu qui lui permettait de tenir le pays d’une main de fer, de museler la presse, d’emprisonner ses opposants et de s’enrichir illicitement. Débarrasser le Venezuela de ce dictateur est au cœur de la propagande de Trump pour justifier son intervention dans ce pays. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour des centaines de millions d’opprimés de la planète écrasés par des dictatures malveillantes et des régimes autoritaires, cela représente un fort message d’espoir qu’un jour, ils pourront se libérer, eux aussi, du joug de leurs oppresseurs. Et présentement, la question qui est sur toutes les lèvres est la suivante : à  qui le tour ? Sauf que, et cela est de notoriété publique, un grand nombre de dictateurs à travers le monde sont des alliés des Etats-Unis qui les protègent, y compris en dans cette Amérique Latine que les Américains considèrent comme leur <em>«espace vital»</em>.   </p>



<h2 class="wp-block-heading">Un homme dangereux que rien ne semble pouvoir arrêter</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, après sa rhétorique annexionniste voulant que le Canada devienne le 51<sup>e</sup> État des États-Unis, Trump a également réitéré sa volonté de conquérir le Groenland. <em>«Nous avons besoin du Groenland absolument»</em>, a-t-il lancé, sans ciller. Mais pour le moment, son objectif affiché est clair : diriger le Venezuela, imposer sa mainmise sur ses richesses pétrolières, prélude au remodelage géostratégique de l’ensemble l’Amérique du Sud. Ce qui fait de la Colombie et du Cuba, les deux Etats qui résistent encore à ses élans impérialistes, des probables prochaines cibles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On voit bien que cet homme&nbsp;est, dans l’incohérence même de sa démarche au regard du reste du monde, est conséquent avec lui même et rien ne semble pouvoir l’arrêter. Ses déboires passés et sa grande amitié avec le pédophile Jeffrey Epstein ne semblent pas l’affecter outre mesure. Pas plus que son soutien indéfectible au criminel&nbsp;de guerre et génocidaire recherché par la Cour pénale international, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cet homme est un danger pour l’humanité. Ses méthodes brutales révulsent, notamment la manière inhumaine avec laquelle il fait expulser les immigrés et les accusations&nbsp;racistes du genre de celles lancées contre les Haïtiens&nbsp;: <em>«A Springfield, ils mangent les chiens, ils mangent les chats, ils mangent les animaux domestiques des gens qui habitent là. Voilà ce qui se passe dans notre pays et c’est une honte».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Tout indique désormais que Trump&nbsp;et la clique de ses conseillers restent inébranlables dans leur détermination&nbsp;à dominer le monde sur terre, sur mer et dans l’air. De grosses tempêtes pointent à l’horizon.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Médecin, Canada.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="17iIzmLQPn"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/04/que-nous-apprend-lagression-americaine-contre-le-venezuela/">Que nous apprend l’agression américaine contre le Venezuela ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Que nous apprend l’agression américaine contre le Venezuela ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/04/que-nous-apprend-lagression-americaine-contre-le-venezuela/embed/#?secret=Yp3Ek6fjdu#?secret=17iIzmLQPn" data-secret="17iIzmLQPn" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/05/etats-unis-la-force-au-mepris-du-droit/">Etats-Unis | La force au mépris du droit</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/05/etats-unis-la-force-au-mepris-du-droit/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>6</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>A vos masques, le coronavirus revient !</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/05/a-vos-masques-le-coronavirus-revient/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/05/a-vos-masques-le-coronavirus-revient/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 05 Jan 2025 07:44:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abderrahmane Cherfouh]]></category>
		<category><![CDATA[ARN messager]]></category>
		<category><![CDATA[confinement]]></category>
		<category><![CDATA[Coronavirus]]></category>
		<category><![CDATA[Covid-19]]></category>
		<category><![CDATA[distanciation sociale]]></category>
		<category><![CDATA[Moderna]]></category>
		<category><![CDATA[omicron]]></category>
		<category><![CDATA[OMS]]></category>
		<category><![CDATA[pandémie]]></category>
		<category><![CDATA[Pfizer]]></category>
		<category><![CDATA[port de masque]]></category>
		<category><![CDATA[santé publique]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=15087885</guid>

					<description><![CDATA[<p>Les nouvelles souches de Covid-19 sont certes moins dangereuses que celles d’il y a cinq ans, mais elles peuvent être mortelles. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/05/a-vos-masques-le-coronavirus-revient/">A vos masques, le coronavirus revient !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>En ce début de 2025, les symptômes du Covid-19 sont toujours ceux liés à la circulation du variant Omicron (et ses sous-lignages), majoritaire dans le monde. Les plus fréquemment observés sont la fatigue, le mal de tête, la fièvre, la toux et l’écoulement nasal. Les nouvelles souches sont certes moins dangereuses que celles d’il y a cinq ans, mais elles peuvent être mortelles, avertissent les responsables de la santé publique à travers le monde.</em></strong> <strong><em>Il ne fallait pas plus pour voir fleurir de nouveau les masques dans les lieux publics. </em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dr Abderrahmane Cherfouh *</strong></p>



<span id="more-15087885"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a cinq ans, en janvier 2020, le Covid-19 a envahi le monde et chamboulé la vie de l’humanité entière. Le danger est venu de l’infiniment petit et il a causé d’énormes dégâts&nbsp;: plus de 20 millions de morts d’après l’Organisation mondiale de la santé&nbsp;(OMS).<strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cinq ans après, cette pandémie n’a pas encore livré tous ses secrets. Certaines questions restent toujours sans réponses.<strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les chercheurs et les scientifiques, le coronavirus a été&nbsp; un accident de la nature, ce qui n’est pas l’avis des théoriciens du complot qui affirment qu’il est le résultat d’une manipulation humaine voulue et planifiée, sans apporter la moindre preuve.<strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au départ, il y a eu un vecteur animal, probablement le pangolin qui contamine une personne sur un marché public à un endroit situé près d’un laboratoire de biologie à très haute sécurité à Wuhan en Chine. Cette personne va à son tour contaminer des dizaines, des milliers et des millions d’autres&#8230; Bientôt, c’est toute l’humanité qui sera concernée, le virus ayant trouvé un terrain propice à sa propagation rapide, par contaminations successives, et à une vitesse devenue incontrôlable.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La vie sur terre s’est figée</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La pandémie va profiter de l’ignorance, de l’inexpérience, de l’inconscience, de la négligence, ainsi que de la grande mobilité des personnes et de leurs rassemblements (avions, bateaux, trains, autobus, stades, cinémas, réunions, marchés, concerts, fêtes…)&nbsp;pour se propager&nbsp;à la vitesse de l’éclair. La densité des populations aidant, de villages en villes, de régions en territoires, de pays en continents, la pandémie a pris son envol et gagné toutes les régions du monde, même les plus reculées et les plus enclavées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec l’installation de la pandémie, la vie sur terre s’est figée, en attendant que le miracle se produise. Et avant le développement des premiers vaccins, il a fallu un an de confinement, de distanciation sociale, du port de masque, d’attente fébrile et de sacrifices. C’était, souvenons-nous, un vrai cauchemar planétaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour endiguer cette terrible pandémie qui risquait de tout emporter, il fallait trouver le plus vite possible un vaccin capable d’en venir à bout. Des dizaines de laboratoires à travers le monde se sont lancés dans une course contre la montre pour développer ledit vaccin. Et en un an à peine, le miracle s’est produit. Pour y parvenir, Pfizer et Moderna ont utilisé une nouvelle technologie, l’ARN messager.&nbsp;Des années de recherche antérieures – y compris des découvertes récompensées par un prix Nobel – ont été essentielles au fonctionnement de cette nouvelle technologie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les vaccins développés ont été très utiles et ont prouvé leur efficacité, malgré le scepticisme affiché par certains. Ils ont, en tout cas, réussi à limiter la propagation de la pandémie, à prévenir ses formes graves et à éviter beaucoup d’hospitalisations et de décès.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, en cinq ans, au moins cinq variants du coronavirus ont émergé et ont été classés comme préoccupants par l’OMS : Alpha, Bêta, Gamma, Delta et Omicron et font l’objet d’une surveillance très accrue parce qu’ils sont plus contagieux, résistants à la vaccination et parfois associés à un risque accru de maladie grave.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des questions encore sans réponses </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte, deux questions taraudent encore l’esprit des chercheurs et auxquelles on n’a pas pu répondre scientifiquement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1- Pourquoi le Covid-19 a-t-il épargné les enfants? Plusieurs hypothèses ont été émises à ce propos mais qui ne sont pas encore étayées par des études sérieuses et des preuves irréfutables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">2- Pourquoi la catastrophe annoncée dans les pays africains n’a-t-elle pas eu lieu? Vu l’extrême pauvreté sévissant dans les pays africains, le peu de moyens dont ces pays&nbsp; disposent et leurs systèmes de santé défaillants et mal préparés, des experts de tous bords ont prévenu contre une hécatombe en Afrique avec des dizaines de millions de morts. Il n’en fut rien. L’Afrique a été le continent le moins touché. Et c’est dans les pays développés, plus organisés et mieux équipés, que le virus a fait le plus de ravages. Comment&nbsp; expliquer&nbsp;ce paradoxe?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au moment où l’on agite à nouveau la menace d’un possible retour de la pandémie avec des virus mutants et où les masques reviennent en force dans les lieux publics partout dans le monde, ces questions reviennent au cœur de l’actualité. Seule consolation : aujourd’hui, on est mieux préparés et mieux outillés pour faire face à toute éventualité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">* <em>Médecin.   </em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/05/a-vos-masques-le-coronavirus-revient/">A vos masques, le coronavirus revient !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/05/a-vos-masques-le-coronavirus-revient/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Algérie : Pour Tebboune, contre Sansal  </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/31/algerie-pour-tebboune-contre-sansal/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/31/algerie-pour-tebboune-contre-sansal/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 31 Dec 2024 09:30:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelmadjid Tebboune]]></category>
		<category><![CDATA[Abderrahmane Cherfouh]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[Boualem Sansal]]></category>
		<category><![CDATA[colonisation]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=15032074</guid>

					<description><![CDATA[<p>Pour le président Abdelmadjid Tebboune, l’écrivain Boualem Sansal a insulté l’Algérie, son peuple, ses héros et ses symboles.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/31/algerie-pour-tebboune-contre-sansal/">Algérie : Pour Tebboune, contre Sansal  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Pour le président Abdelmadjid Tebboune, l’écrivain Boualem Sansal est porté au pinacle en France parce qu&rsquo;il a insulté l’Algérie, son peuple, ses héros et ses symboles.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Abderrahmane Cherfouh</strong>&nbsp;*</p>



<span id="more-15032074"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Dans&nbsp;son dernier discours prononcé devant les deux chambres du Parlement, réunies en cession extraordinaire, le&nbsp;président Abdelmadjid Tebboune a évoqué pour la première fois l’affaire Sansal et il n’est&nbsp;pas allé&nbsp; de main morte en déclarant&nbsp;: <em>«Vous envoyez un imposteur qui ne connaît pas son identité, ni son père, et qui dit que la moitié de l’Algérie appartient à un autre État»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les propos du président Tebboune ont suscité le courroux de certaines personnes mal intentionnées&nbsp;qui sont allées vite en besogne en les qualifiant de <em>«pas dignes d’un président»</em>. Ils interviennent dans une période de vive tension entre la France et l’Algérie et ne font qu’ajouter de l’huile sur le feu, estiment-ils.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien entendu, ces critiques émanent du camp des sympathisants de la coalition franco-israélienne&nbsp;et de son soldat de service Sansal, qui avait&nbsp; insulté, toute honte bue, l’Algérie, son peuple, ses héros et ses symboles, un&nbsp; auteur porté au pinacle par tous ceux qui ne portent pas&nbsp;l’Algérie dans leur cœur ou lui vouent une haine viscérale.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant le président Tebboune n’a fait que répéter une vérité qui ne souffre aucune contestation&nbsp;et il a été très clair dans son discours, alors que d’autres ont&nbsp; voulu donner une autre interprétation&nbsp;à ses propos. Il n’a pas voulu dire que c’est un b&#8230;, comme ont voulu laisser entendre certains.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avant de citer Sansal, le président Tebboune,&nbsp;parlant de sa propre personne, a dit qu’il est le fils de Ben Boulaid, d’Amirouche, d’El Haouès, de&nbsp;Lotfi, de Boubaghla, de tous des martyrs, et des grands héros de la révolution. Comme tous les Algériens jaloux de leur pays, Tebboune a dit qu’il sait d’où il vient en s’identifiant&nbsp;aux héros algériens qui ont libéré l’Algérie et il se sent leur fils spirituel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par contre, Sansal, en choisissant le camp de la France fasciste, n’a pas de père révolutionnaire à qui&nbsp;il peut s’identifier. Il a du mal à reconnaître les héros algériens qui ont libéré le pays; il les compare même à des Nazis. Il regrette même l’indépendance de l’Algérie, discours que tiennent à longueur de journée les anciens partisans et les nostalgiques de l’Algérie française qui n’ont jamais accepté l’indépendance de l’Algérie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour cette raison, la majorité des Algériens reproche à Sansal sa malhonnêteté et&nbsp;son ingratitude envers le pays qui l’avait nu naître, l’avait formé,&nbsp;lui avait permis de devenir un haut fonctionnaire.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Sansal, l’Algérie se résume à <em>«un truc»</em> qu’on peut coloniser. Et s’il est adulé en France c’est pour ses discours anti-algériens, et sa fascination affichée pour la France et Israël auxquels il voue une admiration sans bornes et qui lui servent de modèle et de référence, préférant devenir leur porte-parole attitré en défendant farouchement leurs thèses suprémacistes et xénophobes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Médecin, Canada.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>La rédaction</strong>: Nous publions cette tribune sans en partager certaines positions qui nous semblent excessives. Sans entrer dans le fond de cette affaire Sansal, nous déplorons l&rsquo;incarcération de cet écrivain de 75 ans pour avoir seulement exprimé des opinions. </em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="LC17yQK4VS"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/26/boualem-sansal-le-voltaire-des-arabes-adule-en-france-emprisonne-en-algerie/">Boualem Sansal, le «Voltaire des Arabes» : adulé en France, emprisonné en Algérie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Boualem Sansal, le «Voltaire des Arabes» : adulé en France, emprisonné en Algérie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/26/boualem-sansal-le-voltaire-des-arabes-adule-en-france-emprisonne-en-algerie/embed/#?secret=wH2EOoydhh#?secret=LC17yQK4VS" data-secret="LC17yQK4VS" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/31/algerie-pour-tebboune-contre-sansal/">Algérie : Pour Tebboune, contre Sansal  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/31/algerie-pour-tebboune-contre-sansal/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>20</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Les Algériens soudés face aux assauts hostiles</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/16/les-algeriens-soudes-face-aux-assauts-hostiles/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/16/les-algeriens-soudes-face-aux-assauts-hostiles/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 16 Dec 2024 08:33:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abderrahmane Cherfouh]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique du Nord]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[Bachar al-Assad]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[occident]]></category>
		<category><![CDATA[Russie]]></category>
		<category><![CDATA[sionisme]]></category>
		<category><![CDATA[Syrie]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=14895985</guid>

					<description><![CDATA[<p>Après la Syrie, à qui le tour? Voilà la question qui taraude l’esprit de nombreux observateurs, qui tous pointent l’Algérie comme la prochaine cible à abattre.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/16/les-algeriens-soudes-face-aux-assauts-hostiles/">Les Algériens soudés face aux assauts hostiles</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Après la Syrie,&nbsp;à qui le tour? Voilà la question qui taraude l’esprit de nombreux observateurs,&nbsp;qui tous pointent l’Algérie comme la prochaine cible à abattre. Ainsi, cette ancienne théorie visant la déstabilisation de l’Algérie qu’on croyait morte et enterrée refait surface à la suite de la chute du régime de Bachar Al-Assad.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Abderrahmane Cherfouh *</strong><strong><em></em></strong></p>



<span id="more-14895985"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Par ses prises de position et pour avoir défié l’ordre établi et la feuille de route tracée par l’oncle Sam&nbsp;et ses vassaux européens, pour avoir soutenu la Palestine contre le génocide pratiqué par l’État génocidaire d’Israël avec l’accord des États-Unis et pour ne pas avoir établi des relations diplomatiques avec Israël,&nbsp;l’Algérie&nbsp; est dans l’œil du cyclone de la coalition occidentalo-sioniste et en toute logique,&nbsp;tout le monde en est convaincu, y compris les plus sceptiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, les regards des géopoliticiens, des Nostradamus des temps modernes et des propagandistes zélés sont tournés vers l’Algérie. C’est le sujet&nbsp;sur toutes les lèvres en ce moment. Et les spéculations vont bon train et ne font que s’amplifier. Les débats autour&nbsp;des récents développements de la situation en Syrie suscitent encore&nbsp;beaucoup de réactions et ont tendance à aller dans toutes les directions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Certes, nul ne remet en cause, le fait que l’Algérie, de par sa position géographique et son immense territoire, et pour les raisons&nbsp;déjà évoquées, soit soumise à des pressions&nbsp;et fasse l’objet de manœuvres de déstabilisation, vu qu’elle partage&nbsp;plus de 6 385 km de frontières terrestres avec ses pays voisins.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une période de grande&nbsp;instabilité</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il est vrai que&nbsp;la situation actuelle est devenue très préoccupante et problématique pour l’Algérie qui doit mettre beaucoup de moyens pour préserver son intégrité territoriale, surtout que ses frontières sont très sensibles&nbsp;pour la simple raison que tous ses&nbsp;voisins connaissent malheureusement&nbsp;une période de grande&nbsp;instabilité constituant une menace réelle et des dangers permanents pour l’ensemble de la région subsaharienne&nbsp;à cause des&nbsp;luttes fratricides, des conflits internes entre différentes ethnies, de la présence de groupes terroristes, des déplacements des populations qui fuient leurs pays et toutes les conséquences dramatiques que cela peut engendrer pour les pays&nbsp;d’Afrique du Nord, qui ne peuvent accueillir toutes ces malheureuses populations au risque de leur propre déstabilisation.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="jvrTgci2kI"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/14/apres-la-syrie-lalgerie-en-ligne-de-mire/">Après la Syrie, l’Algérie en ligne de mire ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Après la Syrie, l’Algérie en ligne de mire ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/14/apres-la-syrie-lalgerie-en-ligne-de-mire/embed/#?secret=cZSLz37Z6q#?secret=jvrTgci2kI" data-secret="jvrTgci2kI" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, la déstabilisation&nbsp;ne devient possible que si elle rencontre un terrain favorable et les luttes fratricides sont son terrain idéal. Or, il ne faut oublier que quand la décennie noire s’est achevée, l’Algérie était&nbsp; en proie à une mutation tumultueuse, elle pansait ses blessures mais elle était toujours debout. Elle a lutté pour ne pas sombrer dans l’obscurantisme et elle a gagné, acquis de l’expérience et retenu les leçons du passé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est vrai que des officines spécialisées n’ont pas attendu la chute du régime d’Al-Assad&nbsp;pour souffler sur des feux et allumer des contre-feux, au nom des droits de l’homme, de la démocratie, de la liberté de pensée,&nbsp;de l’État de droit, etc. Le génocide actuel en Palestine a montré au monde comment ces discours sonnent creux et mis à nu le véritable visage de cet Occident qui a perdu toute crédibilité, en appliquant la politique des<em> «deux poids deux mesures»</em> et en violant lui même les lois qu’ils avaient établies.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous savons aussi que l’Occident&nbsp;ne dort pas sur ses lauriers et ne fait pas de cadeau à ceux qui osent lui tenir tête. L’exemple de la Russie en est la parfaite illustration. Les Occidentaux ont tout fait pour provoquer la Russie en la poussant à attaquer l’Ukraine pour pouvoir trouver le prétexte pour la déstabiliser. Ayant échoué devant la détermination de la Russie, ils s’apprêtent à négocier avec Poutine auquel ils ont du mal à imposer leurs diktats.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">La France et ses relais sionistes</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Contre l’Algérie, la France et ses relais sionistes&nbsp;ont déjà prévu plusieurs scénarios. On assiste depuis quelque temps à un pilonnage médiatique sans précédent de l’Algérie, de son peuple et de ses institutions. Les attaques et les insultes fusent de tous côtés, sans pourtant réussir à ébranler la confiance des Algériens qu’on a vus&nbsp;soudés face à ces assauts répétés et profondément unis, s’opposant à l’injustice et vibrant au rythme des mêmes sentiments. Ils &nbsp;savent se défendre et rendre coup pour coup à toute attaque de la part de ceux qui tentent de toucher à sa souveraineté.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="L0ZtzypJX2"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/13/avec-la-chute-de-bachar-al-assad-la-naissance-douloureuse-dun-nouveau-moyen-orient/">Avec la chute de Bachar Al-Assad, la naissance douloureuse d’un nouveau Moyen-Orient</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Avec la chute de Bachar Al-Assad, la naissance douloureuse d’un nouveau Moyen-Orient » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/13/avec-la-chute-de-bachar-al-assad-la-naissance-douloureuse-dun-nouveau-moyen-orient/embed/#?secret=NgtNtLnelC#?secret=L0ZtzypJX2" data-secret="L0ZtzypJX2" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Pour ce faire et sournoisement, cet axe hostile commence à avancer ses pions et mobiliser ses relais pour torpiller l’unité de l’Algérie et porter atteinte à son intégrité territoriale. La  machine infernale est mise en branle et occupe le terrain en multipliant les déclarations provocatrices, injurieuses et des contrevérités historiques d’essence raciste, à travers une certaine presse révisionniste qui se déchaîne contre l’Algérie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tout le monde connaît la puissance de la presse, surtout celle intéressée, partie prenante de cet Occident qui n’hésite pas à broyer toute nation qui lui résiste et qui n’applique pas ses directives et ne se soumet pas à son désidérata,&nbsp;et combien cette puissance peut être néfaste et dangereuse pour les pays qui ne courbent pas l’échine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On a pu le constater ces derniers jours avec la contribution de plusieurs intellectuels de service, tous acquis aux thèses de l’extrême droite française et de la doctrine sioniste, qui n’ont pas hésité à se déclarer plus Français&nbsp;que les Français.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cela est clair et est connu par tous les hommes et toutes les femmes de bonne volonté que compte l’Algérie, mais il ne faut pas non plus être alarmiste et exagérer, l’Algérie est capable de se défendre et a les moyens pour contrecarrer toute force qui vise à lui nuire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">* <em>Médecin basé au Canada.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="F0hUuc1xns"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/13/la-tunisie-dans-la-reconfiguration-des-equilibres-geostrategiques/">La Tunisie dans la reconfiguration des équilibres géostratégiques</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Tunisie dans la reconfiguration des équilibres géostratégiques » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/13/la-tunisie-dans-la-reconfiguration-des-equilibres-geostrategiques/embed/#?secret=1P3joQNZRr#?secret=F0hUuc1xns" data-secret="F0hUuc1xns" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/16/les-algeriens-soudes-face-aux-assauts-hostiles/">Les Algériens soudés face aux assauts hostiles</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/16/les-algeriens-soudes-face-aux-assauts-hostiles/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>11</slash:comments>
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
