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	<title>Archives des Afrique du Nord - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Afrique du Nord - Kapitalis</title>
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		<title>Exposition à Tunis sur l’exil des Républicains espagnols en Afrique du Nord</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Jun 2026 08:37:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Médina de Tunis va abriter une exposition documentaire sur l’exil des républicains espagnols en Afrique du Nord entre 1936 et 1962. .</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/10/exposition-a-tunis-sur-lexil-des-republicains-espagnols-en-afrique-du-nord/">Exposition à Tunis sur l’exil des Républicains espagnols en Afrique du Nord</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>«De l’exode et du vent. L’exil espagnol au Maghreb (1939-1962)» est le titre d’une exposition documentaire sur l’exil des républicains espagnols en Afrique du Nord. Elle se tiendra à l’Espace culturel municipal Sainte-Croix, rue Jemaâ Ez-Zitouna, à la Médina de Tunis du 18 juin au 15 juillet 2026.</em></strong></p>



<span id="more-18893818"></span>



<p class="wp-block-paragraph">L’exposition, organisée par l’ambassade d’Espagne, l’Institut Cervantes et la municipalité de Tunis, en collaboration avec les Archives nationales de Tunis et avec le soutien de Casa Árabe, sous la direction artistique de Juan Valbuena Carabaña et la direction scientifique de José M. Santacreu Soler de l’Université d&rsquo;Alicante, retrace l’histoire des milliers de réfugiés espagnols qui furent accueillis en Tunisie et dans d’autres régions du Maghreb.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À travers des photographies, des documents d’archives, des lettres et des objets personnels, l’exposition reconstitue les parcours individuels et collectifs de ces exilés entre 1939 et 1962, année où les processus d’indépendance dans la région scellèrent définitivement la fin de cette diaspora.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec plus de 80 pièces réparties dans quatre salles, l’exposition aborde l’exil à travers quatre sentiments — la peur, l’indignation, l’espoir et la résignation — et rappelle à la mémoire des hommes et des femmes dont l’histoire reste encore peu connue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les documents proviennent d’archives familiales, d’institutions universitaires et de fonds documentaires d’Espagne, de Tunisie, d’Algérie et du Maroc.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’exposition, produite par Casa Árabe, avec le soutien du ministère espagnol de la Politique territoriale et de la Mémoire démocratique, est présentée à Tunis dans le cadre de la coopération culturelle hispano-tunisienne et en collaboration avec les Archives nationales de Tunisie, sous le slogan <em>«La ligne la plus courte entre deux personnes est une histoire bien racontée»</em>.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/10/exposition-a-tunis-sur-lexil-des-republicains-espagnols-en-afrique-du-nord/">Exposition à Tunis sur l’exil des Républicains espagnols en Afrique du Nord</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Numides, Berbères, Amazighs &#124; Enjeux terminologiques pour un roman historique</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/10/numides-berberes-amazighs-enjeux-terminologiques-pour-un-roman-historique/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Jun 2026 07:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
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		<category><![CDATA[Ridha Ben Slama]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pour définir la population d'Afrique du Nord, trancher entre Numides, Berbères et Amazighs relève autant de l'histoire que de la politique.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/10/numides-berberes-amazighs-enjeux-terminologiques-pour-un-roman-historique/">Numides, Berbères, Amazighs | Enjeux terminologiques pour un roman historique</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Quelques lecteurs de <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/16/la-saga-massyle-aux-confins-de-carthage-au-coeur-de-la-tunisie/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">‘‘La Saga Massyle’’ </a>ont pris la peine de me contacter pour obtenir des éclaircissements sur l’absence de recours aux termes de «Numides, Berbères, Amazighs» dans mon roman. Cette abstention est justifiée, elle est le résultat d’une recherche approfondie, pour éviter d’utiliser des désignations de manière interchangeable ou anachronique en évoquant des populations nord-africaines de l’antiquité.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ridha Ben Slama</strong> *</p>



<span id="more-18892682"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/Ridha-Ben-Slama-2.jpg" alt="" class="wp-image-16957652" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/Ridha-Ben-Slama-2.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/Ridha-Ben-Slama-2-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/Ridha-Ben-Slama-2-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Pour garantir l’authenticité d’un roman historique comme <em>‘‘La Saga massyle’’,</em> le choix du terme adéquat pour désigner la population du royaume n’est pas une question anodine. Trancher entre <em>«Numides, Berbères et Amazighs»</em> constitue un défi à la fois historique, linguistique et politique. Chaque appellation porte une charge temporelle et symbolique bien précise et son emploi anachronique peut trahir une réalité que le roman cherche précisément à restituer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’analyse de la justesse historique et linguistique de ces termes révèle un décalage important entre la perception des observateurs gréco-romains de l’Antiquité et la réalité sociopolitique des populations autochtones de l’Afrique du Nord. L’examen détaillé, de la pertinence de ces appellations, a été effectué en recourant aux travaux de plusieurs chercheurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les termes <em>«Numide»</em> et <em>«Numidie»</em> ne sont pas des endonymes – c’est-à-dire des noms que ce peuple s&rsquo;est donné lui-même –, mais des exonymes créés par les Grecs anciens (<em>Nomados</em>, Νoμάδες) puis latinisés par les Romains (<em>Numidae</em>).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les Grecs, ce mot désignait littéralement les <em>«nomades»</em>, ceux qui vivent de l’élevage itinérant et déplacent leurs troupeaux selon les saisons. Cette étymologie est aujourd’hui largement contestée par les historiens modernes qui la jugent abusive ou inexacte.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un cliché orientalisant</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dès la haute Antiquité, ces populations – notamment les Massyles et les Massaesyles – n’étaient pas uniquement des pasteurs errants. Elles possédaient une culture agricole développée, cultivaient le blé et s’organisaient autour de structures villageoises et urbaines sédentaires bien avant l’unification du royaume. Qualifier ce peuple de <em>«nomade»</em> revient donc à effacer sa complexité économique et sociale au profit d’un cliché orientalisant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, parler de <em>«la Numidie»</em> comme d’une entité homogène pour la période préromaine manque de précision historique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’origine, le territoire était fragmenté en plusieurs entités tribales distinctes. Les deux principales étaient les Massaesyles à l’ouest (bassin de la Moulouya jusqu’à la Tafna/Chélif) et les Massyles à l’est (jusqu’aux frontières territoriales de Carthage), dont est issu le lignage de Zelalsen.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’appellation politique globale de <em>«Numidie»</em> ne prend un sens géopolitique réel qu’à partir du règne du roi Massinissa (202 à 148 av. J.-C.), qui, en s’alliant à Rome lors de la deuxième guerre punique, unifie les deux royaumes rivaux et fait passer la <em>«Numidie»</em> du statut de simple concept géographique grec à une réalité politique et territoriale.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="F7siIGSBTM"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/16/la-saga-massyle-aux-confins-de-carthage-au-coeur-de-la-tunisie/">‘‘La Saga Massyle’’ | Aux confins de Carthage, au cœur de la Tunisie</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘‘La Saga Massyle’’ | Aux confins de Carthage, au cœur de la Tunisie » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/16/la-saga-massyle-aux-confins-de-carthage-au-coeur-de-la-tunisie/embed/#?secret=jLm0Bebjkr#?secret=F7siIGSBTM" data-secret="F7siIGSBTM" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, la justesse géographique du terme <em>«numide»</em> varie considérablement selon l’époque à laquelle on se réfère. Sous Zelalsen et son fils Gaya, le royaume s’étendait de Sarim Batim (actuelle Constantine) à la lisière du territoire carthaginois. Sous Massinissa, le domaine royal se déployait de l’est de l’actuel Maroc jusqu’aux portes de la Libye, englobant une grande partie du nord de la Tunisie et de ce qui est devenu l’Algérie actuelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après la défaite de Jugurtha (105 av. J.-C) et l’intégration progressive à l’Empire romain, la <em>«Numidie»</em> fut morcelée. Jules César créa l’<em>Africa Nova</em>. Plus tard, l’administration de l’Empire circonscrit la <em>«province romaine de Numidie»</em> à une zone beaucoup plus restreinte, dissociée de la Maurétanie à l’ouest et de la Proconsulaire à l’est.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Finalement, cette appellation <em>«Numide»</em> est doublement problématique&nbsp;: elle réduit un peuple d’agriculteurs, de bâtisseurs et de cavaliers émérites à de simples <em>«nomades»</em>, et elle projette rétrospectivement sur les périodes antérieures une dénomination qui ne prend sens qu’à partir du II<sup>e</sup> siècle av. J.-C. Pour toutes ces raisons, le terme a été écarté du roman <em>‘‘La Saga massyle’’</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’ancêtre éponyme légendaire </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le terme <em>«Amazigh»</em> (au pluriel <em>Imazighen</em>) pose lui aussi d’importants défis historiographiques, linguistiques et politiques. Il est aujourd’hui privilégié comme un endonyme valorisant en réaction au mot <em>«Berbère»</em> (issu du gréco-latin <em>Barbarus</em>, <em>«sauvage/étranger»</em>), son utilisation universalisante pour désigner l’ensemble des populations autochtones d’Afrique du Nord soulève plusieurs difficultés historiographiques et linguistiques majeures.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Historiquement, ces populations ne se définissaient pas à travers une identité pan-berbère unique, mais par leurs affiliations tribales, régionales ou dialectales. Le mot <em>Amazigh</em> ou ses variantes (<em>Amahagh</em>, <em>Amacheq</em>) n’était utilisé de manière continue que par certains groupes spécifiques, notamment les Touaregs et certaines tribus du Maroc central ou du Rif.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les chroniqueurs arabes médiévaux, à l’image d’Ibn Khaldoun, utilisaient presque exclusivement le terme <em>Barbar</em> (Berbères) pour désigner l’ensemble de ces peuples. Le mot <em>Mazîgh</em> n’y apparaissait que sous une forme mythologique, désignant l’ancêtre éponyme légendaire de la race. L’extension du terme <em>Amazigh</em> à l’ensemble des berbérophones (Kabyles, Chaouis, Mozabites, Chleuhs, Rifains, Touaregs, Siwis) est une construction politique et académique récente, née dans la seconde moitié du XX<sup>e</sup> siècle, elle est portée par des mouvements culturels, notamment l’Académie berbère (<em>Agraw Imaziɣen</em>), fondée à Paris en 1966, par un groupe d’intellectuels et de militants, principalement kabyles. Le projet est porté par l’écrivain et ancien officier de l’ALN Mohand Arav Bessaoud (secrétaire de l’association), le linguiste Mohand Saïd Hanouz (président) et des militants comme Abdelkader Rahmani, Youcef Medkour ou Amar Naroun.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’affirmation quasi systématique selon laquelle <em>Amazigh</em> signifie textuellement <em>«homme libre»</em> est scientifiquement contestée par les linguistes. En linguistique historique berbère, la racine M-Z-Ɣ est originellement liée aux notions de <em>«noblesse»</em>, de<em> «courage»</em> ou de <em>«dignité»</em> (<em>mmuzeɣ</em> : être noble / généreux). C’est l’explorateur et diplomate Léon l’Africain qui, au XVI<sup>e</sup> siècle, qui a popularisé en Europe la traduction par <em>«homme libre»</em>. Les <em>«mouvements militants»</em> contemporains ont largement adopté cette traduction, car elle offrait un contrepoint politique parfait à l’histoire des dominations successives et au sens péjoratif du mot <em>«berbère»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le plan de la justesse historique, le mot est lié aux Mazices (ou <em>Mazyces</em>, <em>Maxyes</em>), une confédération tribale antique signalée par les auteurs gréco-romains (comme Hérodote). Le problème réside dans le fait que les Romains utilisaient <em>«Mazices»</em> pour désigner une tribu spécifique, souvent située vers la Tripolitaine ou la Maurétanie Césarienne, et non pour qualifier l’ensemble des populations de l’Afrique du Nord.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Utiliser <em>Amazigh</em> pour englober toute l’Antiquité nord-africaine revient à appliquer de manière rétroactive le nom d’une fraction à la totalité du peuple.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En résumé, le terme <em>«Berbère»</em> est directement issu du grec <em>Barbaros</em> et du latin <em>Barbarus</em>, terme désignant initialement tout étranger ne parlant pas grec — par imitation onomatopéique incompréhensible —, puis rapidement connoté de <em>«sauvage»</em> ou <em>«inculte»</em>. Adopté par les Arabes sous la forme <em>Barbar</em>, il fut massivement employé par les chroniqueurs médiévaux comme Ibn Khaldoun, qui consacra aux peuples berbères une large partie de ses <em>Prolégomènes</em> (<em>Muqaddima</em>).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le terme <em>«Amazigh»</em> plaque un concept d’unité nationale et philosophique moderne (<em>«les hommes libres de Tamazgha») </em>sur une Antiquité et un Moyen Âge où la réalité était avant tout celle d’un archipel de confédérations locales indépendantes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La colonisation oppose Arabes et Berbères </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Sous la colonisation française, le terme <em>«Berbère»</em> devint un outil politique, appliqué par l’administration pour désigner les populations jugées non arabes et potentiellement assimilables à la civilisation occidentale. Comme <em>«Numide»</em> et <em>«Amazigh»</em>, le terme <em>«Berbère»</em> recouvre une réalité extrêmement hétérogène.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les populations dites berbérophones partagent certes des langues de la même famille linguistique (<em>le berbère ou tamazight</em>), mais leurs structures sociales, leurs organisations politiques et leurs pratiques culturelles différaient considérablement d’une région à l’autre, et d’une époque à une autre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’instrumentalisation coloniale de l’identité berbère – que l’historiographie moderne qualifie de <em>«politique berbère»</em> ou de <em>«mythe berbère»</em> – constitue l’un des exemples les plus documentés de la stratégie du <em>«diviser pour régner»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour asseoir sa domination en Afrique du Nord, l’administration coloniale française (principalement en Algérie et au Maroc) a cherché à fracturer la société autochtone en opposant artificiellement deux blocs : les Arabes et les Berbères. Dès le XIX<sup>e</sup> siècle, les bureaux arabes et l’armée coloniale théorisent une différenciation raciale et sociologique entre les populations des plaines et celles des montagnes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les idéologues coloniaux présentent le <em>Berbère</em> comme travailleur, sédentaire, attaché à sa terre, démocrate (via les assemblées de villages ou <em>Djemâas</em>) et superficiellement islamisé. On lui invente parfois de lointaines racines chrétiennes ou européennes (gothiques, romaines) pour justifier une supposée proximité avec l’Occident.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’inverse, l’<em>Arabe</em> est dépeint par la vulgate coloniale comme nomade, paresseux, fataliste et profondément soumis au dogme religieux. Cette grille de lecture visait à prouver que les Kabyles étaient <em>«assimilables»</em> à la civilisation française, à l’inverse des Arabes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au Maroc, sous le protectorat du Maréchal Lyautey puis de ses successeurs, cette doctrine s’est traduite par une tentative de ségrégation juridique institutionnelle. Le 16 mai 1930, les autorités françaises font signer au jeune sultan Mohammed V un décret resté célèbre : le Dahir berbère. Ce texte soustrait les tribus amazighes de l’Atlas au droit musulman classique (la <em>Charia</em>) et à l’autorité des tribunaux du Sultan (le <em>Makhzen</em>), pour les soumettre au droit coutumier berbère (<em>Izref</em>) et aux tribunaux pénaux français.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Loin de diviser le pays, le Dahir berbère provoque une immense vague de protestations pan-marocaines. Les intellectuels arabophones et les chefs de tribus amazighes s’unissent pour dénoncer une tentative d’évangélisation forcée et de partition de l’Empire chérifien.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’amazighité comme revendication politique  </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cet évènement marque l’acte de naissance du Mouvement national marocain moderne. Bien que la France ait cherché à flatter la spécificité culturelle amazighe pour des raisons géopolitiques, son action sur le terrain n’a jamais visé le développement de l’amazighité en tant que culture souveraine.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="u3MPxMaTEL"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/06/carthage-la-tunisienne-nos-ancetres-les-massyles-2-2/">Carthage, la «Tunisienne» | Nos ancêtres les Massyles (2-2)</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Carthage, la «Tunisienne» | Nos ancêtres les Massyles (2-2) » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/06/carthage-la-tunisienne-nos-ancetres-les-massyles-2-2/embed/#?secret=j2T425EEFy#?secret=u3MPxMaTEL" data-secret="u3MPxMaTEL" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">La création de chaires d’études berbères à Alger ou à Rabat servait avant tout à fournir du renseignement militaire et ethnographique pour mieux contrôler les populations. L’<em>«école de la République»</em> imposait le français, tandis que l’administration coloniale unifiait ses documents officiels en français ou en arabe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’impact le plus lourd de cette instrumentalisation s’est fait sentir après la décolonisation. Les régimes postindépendance, obnubilés par l’unité nationale et dont certains étaient acquis à l’idéologie du panarabisme, ont perçu toute revendication culturelle ou linguistique comme une <em>«création coloniale»</em> ou une tentative de division fomentée par l’Occident.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette suspicion historique a lourdement pesé pour la reconnaissance officielle de la langue et de l’identité <em>«amazighes»</em> au Maroc et en Algérie jusqu’au début des années 2000, avec l’officialisation du tamazight dans la Constitution marocaine de 2011 et la Constitution algérienne de 2016.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quant à la création du drapeau amazigh (appelé <em>Anay Amaziɣ</em>), c’est une aventure militante, artistique et politique née au cœur de l’exil parisien des années 1960 et 1970. Conçu à l’origine comme un emblème associatif discret, il est devenu le symbole transnational de l’identité, reliant les populations de l’oasis de Siwa en Égypte jusqu’aux îles Canaries. Le drapeau est indissociable de l’Académie Berbère (<em>Agraw Imaziɣen</em>), une association fondée à Paris en 1966. Face à la politique d’arabisation stricte menée par les régimes post-indépendance en Algérie, ces exilés cherchent à conceptualiser une identité visuelle et culturelle commune.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est précisément au courant de l’année 1970 que l’Académie Berbère concevait et présentait la toute première mouture de ce drapeau. Une partie de la symbolique des couleurs s’inspire de bannières plus anciennes. Amar Naroun mentionne notamment un étendard tricolore similaire brandi par son grand-père lors de l&rsquo;insurrection de 1854 en Kabylie, menée par la résistante Lalla Fadhma N’Soumer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 1971, le design se fige avec l’ajout central d&rsquo;un glyphe de l’alphabet tifinagh : la lettre ⵣ (le <em>Yaz</em>), tracée en rouge vif. Chaque élément de la bannière a été pensé pour représenter <em>Tamazgha</em>, le territoire historique des <em>«Berbères»</em>, à travers sa géographie et sa philosophie. Le bleu (bande supérieure)représente la mer Méditerranée et l’océan Atlantique, les frontières maritimes du monde amazigh. Le vert (bande centrale) symbolise la nature, la fertilité de la terre et les montagnes verdoyantes (le Tell, le Rif, l’Atlas). Le jaune (bande inférieure) évoque le sable chaud du vaste désert du Sahara, territoire des Touaregs. Le Yaz rouge (ⵣ) : Cette lettre de l’alphabet néo-tifinagh correspond au son « Z ». Placée au centre, elle représente l’être humain debout, reliant le ciel et la terre. Sa couleur rouge symbolise la vie, la dignité (concept d’<em>Asfel</em>) et le sang versé par les ancêtres pour préserver leur culture.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce drapeau devient un symbole de ralliement public fort lors du Printemps berbère de 1980 en Algérie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 1997, le Congrès Mondial Amazigh (CMA) se réunit à Tafira, dans les îles Canaries. Les délégués venus de tous les pays d’Afrique du Nord et de la diaspora décident d’adopter formellement comme le drapeau culturel et identitaire officiel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 30 août est célébré internationalement par les militants comme la Journée mondiale du drapeau amazigh.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En résumé, aucun des trois termes n’est pleinement satisfaisant à l’échelle de l’Antiquité :</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&#8211; «Numide»</em> est un exonyme gréco-latin fondé sur une étymologie erronée, qui ne correspond à une réalité géopolitique cohérente qu’à partir du II<sup>e</sup> siècle av. J.-C.&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&#8211; «Amazigh»</em> est un endonyme valorisant, mais son usage pan-identitaire est une construction politique du XX<sup>e</sup> siècle, anachronique pour l’Antiquité&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&#8211; «Berbère»</em> est un terme péjoratif d’origine étrangère, largement instrumentalisé par la colonisation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour un roman historique situé dans l’Antiquité, la solution la mieux préconisée consiste à employer les dénominations tribales et régionales telles qu’elles existaient dans les sources antiques : Massyles, Massaesyles, Garamantes, Nasamons, Musulamii, etc. Ces appellations permettent de restituer la diversité réelle des peuples d’Afrique du Nord, sans projeter sur eux des catégories anachroniques — qu’elles soient gréco-romaines, arabes médiévales ou militantes contemporaines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">* <em>Ecrivain. </em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Note&nbsp;:</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>1-&nbsp;&nbsp; Salem Chaker, «Origine(s) berbère(s) : Linguistique et préhistoire», Encyclopédie berbère [En ligne], 35 | 2013. Hélène Claudot-Hawad, Gabriel Camps, Jehan Desanges…</em></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Souveraineté énergétique et IA en Afrique du Nord</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 15 May 2026 09:51:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique du Nord]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[Arthur Mensch]]></category>
		<category><![CDATA[InstaDeep]]></category>
		<category><![CDATA[intelligence artificielle]]></category>
		<category><![CDATA[Karim Beguir]]></category>
		<category><![CDATA[Mistral AI]]></category>
		<category><![CDATA[Naâmen Bouhamed]]></category>
		<category><![CDATA[réacteur nucléaire à sel fondu]]></category>
		<category><![CDATA[souveraineté énergétique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’Afrique du Nord, qui importe les services numériques, doit produire son énergie et ses modèles, solutions et data centers IA.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/15/souverainete-energetique-et-ia-en-afrique-du-nord/">Souveraineté énergétique et IA en Afrique du Nord</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Lors de son audition à l’Assemblée nationale française le 12 mai 2026, Arthur Mensch, cofondateur de la start-up Mistral AI, a posé un diagnostic sans appel pour l’Europe (<a href="https://www.youtube.com/watch?si=xSYtzaUZFpWPi5lF&amp;v=kKWOkWv6pJM&amp;feature=youtu.be" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Vidéo</a>) : «Si l’Europe avec la France combine intelligence artificielle et capacité de production électrique, l’Europe et la France peuvent retrouver une part de marché soutenable et indépendante. Sinon, la France et le reste de l’Europe deviennent un État vassal des États-Unis». En Afrique du Nord (Tunisie, Algérie, Libye), cette sonnette d’alarme venue de l’Europe doit résonner avec une intensité particulière. <strong>Et si le réacteur nucléaire à sel fondu (MSR) était l’arme anti-vassalisation face aux Etats-Unis et à l&rsquo;Europe ?</strong></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Naâmen Bouhamed</strong> *</p>



<span id="more-18775616"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Naamen-Bouhamed1.jpg" alt="" class="wp-image-18614746" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Naamen-Bouhamed1.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Naamen-Bouhamed1-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Naamen-Bouhamed1-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Comprendre qu’aujourd’hui l’Europe dépense 1 000 milliards d’euros (1 trilliard) en services IA (cloud, SaaS, modèles, data centers), cela veut dire que cet argent, qui sort de l’économie européenne, est capté presque intégralement par les Gafam et hyperscalers américains dont il finance les centres de R&amp;D (Californie, Texas, Boston).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les hyperscalers sont Google, Amazon et Microsoft pour le cloud. Ces entreprises dominent 66 % du marché. Leur puissance vient de leur capacité à investir des centaines de milliards de dollars US dans des data centers et à capter l’électricité partout dans le monde.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Face à la menace de<em>«vassalisation numérique»</em></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’Europe, l’Afrique du Nord ou toute autre région qui importe ces services sans produire sa propre énergie et ses propres modèles, solutions et data centers IA, devient de fait&nbsp;<em>«un État vassal» </em><em>des Gafam et donc des Etats-Unis.</em><strong><em></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que la France et l’Europe tentent de freiner l’hégémonie des hyperscalers, la Tunisie, l’Algérie et la Libye disposent d’un atout que l’Europe perd : une capacité à construire ex-nihilo une infrastructure cloud et énergétique à très haute valeur ajouté dédiée à l’IA, potentiellement via la technologie de rupture que représente le nucléaire à sels fondus (MSR) et offrir une offre énergétique plus compétitive que l’Europe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’IA générative a aussi créé une nouvelle catégorie d’acteurs : les néoclouds (CoreWeave, Lambda, Nscale). Spécialisés dans les GPU (NVIDIA H100, B200), ils proposent de la puissance de calcul brute pour entraîner des modèles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour l’Algérie et la Tunisie, c’est une opportunité : ces néoclouds sont plus flexibles que les hyperscalers et pourraient être attirés par une énergie abondante et plus compétitive qu’en Europe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Eng. Karim Beguir, cofondateur d’InstaDeep en Tunisie et auteur de l’ouvrage <em>‘‘Le saut décisif’’</em> (AC Édition, Tunis, juillet 2025), partage ce constat. Pour lui, l’Afrique est à un moment charnière. Parlant de la Tunisie et de l’Afrique, il écrit&nbsp;: <em>«Le potentiel est là. Il est temps de construire un avenir basé sur l’innovation, la résilience et l’indépendance technologique» .</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Voici comment la Tunisie et l’Algérie peuvent transformer la menace de<em> «vassalisation numérique»</em> vis-à-vis des États-Unis en levier de puissance régionale.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="aJoTcG7rMs"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/23/tunisie-le-numerique-ultime-frontiere-de-la-souverainete/">Tunisie | Le numérique, ultime frontière de la souveraineté</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie | Le numérique, ultime frontière de la souveraineté » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/23/tunisie-le-numerique-ultime-frontiere-de-la-souverainete/embed/#?secret=3vz1kKa4BX#?secret=aJoTcG7rMs" data-secret="aJoTcG7rMs" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">L’IA est une guerre des watts donc de l’énergie</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Arthur Mensch le rappelle lors de son audition à l’Assemblé française: les géants américains (OpenAI, Google et les autres ) <em>«finissent de capter l’offre électrique européenne disponible»</em>. Une requête ChatGPT consomme 10 fois plus d’énergie qu’une recherche Google. D’ici 2030, l’IA représentera près de 4 % de l’électricitémondiale. Donc les Gafam achètent et captent aujourd’hui la totalité de la production électrique de l’Europe de demain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La situation en 2026 se présente ainsi :</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>France/Europe</em></strong> : le nucléaire historique est contraint par la maintenance et la gestion des déchets ; les énergies renouvelables (solaire, éolienne…) sont intermittentes. Les data centers américains achètent directement l’électricité européenne aux producteurs, créant des pénuries pour les besoins locaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Algérie et Tunisie</em></strong> : le potentiel solaire est immense (3 000 heures de soleil par an) mais le stockage est défaillant et les infrastructures fragiles malgré les avancées technologiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Tunisie</em></strong> : il y a une dépendance gazière de l’Algérie et une production électrique sous tension estivale, alors que la production du mix énergétique solaire reste encore en sous-capacité (6 à 7% seulement).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une opportunité unique s’offre à la Tunisie : l’IA nécessite une <em>«base load»</em> (puissance constante 24h/24). Le solaire seul ne suffit pas. Le gaz, soumis aux prix mondiaux, détruit la souveraineté. La solution est donc le nucléaire nouvelle génération à sels fondus (MSR).</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Mnc9dZ8z4h"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/21/tunisie-vers-une-independance-technologique-et-economique/">Tunisie | Vers une indépendance technologique et économique</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie | Vers une indépendance technologique et économique » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/21/tunisie-vers-une-independance-technologique-et-economique/embed/#?secret=AQsLeDjuPK#?secret=Mnc9dZ8z4h" data-secret="Mnc9dZ8z4h" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">La MSR comme option stratégique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Contrairement aux réacteurs à eau pressurisée (type français), le réacteur à sels fondus présente des avantages décisifs pour le contexte nord-africain et surtout pour la Tunisie.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>1- Une sécurité inhérente</strong> : en cas de panne, le sel se refroidit et se solidifie, sans fusion du cœur (pas de risque du type Tchernobyl ou Fukushima). Idéal pour une première expérience nucléaire en région sismique modérée.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>2- Une consommation d&rsquo;eau quasi nulle</strong> : les réacteurs classiques mobilisent d’importantes ressources en eau pour le refroidissement. Le MSR utilise du gaz ou de l’air. Dans un Maghreb en stress hydrique, c’est un impératif politique et la solution la plus sécurisée.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>3- Une valorisation des déchets</strong> : certains MSR peuvent consommer du thorium (dont l’Algérie possède des réserves) ou recycler leurs propres déchets, tel que le phosphogypse présent en Tunisie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Karim Beguir, dans <em>‘‘Le Saut décisif’’</em>, insiste sur la nécessité pour l’Afrique d’investir massivement dans <em>«deux piliers»</em> : les capacités de calcul et l’exploitation des énergies renouvelables. Le nucléaire à sels fondus s’inscrit parfaitement dans cette vision, apportant la puissance stable et décarbonée dont la Tunisie et le continent africain ont besoin pour faire fonctionner leurs datacenters.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un Plan d&rsquo;action conjoint :</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Phase 1 (2027-2030)</strong> :</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; un partenariat avec des start-ups internationales spécialisées dans le développement d’une centrale à sels fondus tel que&nbsp;Terrestrial Energy (Etats-Unis), Seaborg (Danemark), ou China Natrium (Chine) qui offrent plusieurs options sur terre ou sur le littoral&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; un co-financement tunisien et algérien pour un démonstrateur MSR de 50 MW dans le sud ou une zone frontalière (Tozeur ou Kasserine), là où l’eau et la densité de population ne sont pas des contraintes&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; la création d’un centre de formation tuniso-algérien.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Phase 2 (2031-2035</strong>) : la Tunisie, via son réseau interconnecté avec l’Algérie, impulse une distribution nationale pour développer une base Africa Data Cities dans les régions de Sfax, Bizerte et El-Ghazala à Tunis, alimentée en très haute tension afin d’offrir une plateforme euro-africaine totalement sécurisée vis-à-vis des Etats-Unis, voire une connexion vers l’Italie et l’Europe pour la revente du surplus.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ne pas refaire l’erreur européenne&nbsp;: </strong>Mensch souligne que si l’Europe importe ses services américains, elle subira un <em>«déficit d’un trilliard d’euros»</em> en recherche et développement. Pour la Tunisie et l’Algérie, le piège serait de se contenter d’être de simples <em>«branchés du cloud américain»</em> sans apporter aucune valeur ajoutée.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Stratégie de captation de la valeur</strong> : créer un modèle <em>«Mistral»</em> tunisien et algérien local et développer des langages (LLM) arabophone, francophone et anglophone, entraînés sur les serveurs alimentés par la centrale MSR tuniso-algérienne. Coût énergétique fixe = avantage compétitif face aux États-Unis.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Levier clé de la commande publique </strong>: comme le préconise Mensch, pour la France et l’Europe, utiliser les 50 % du PIB de l’État (marchés publics, santé, éducation…) pour imposer des clouds souverains.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Afrique du Nord doit adopter une position ferme : interdiction de stockage de données sensibles sur AWS/Azure Google et Microsoft; la Tunisie impose déjà aux administrations de migrer vers une infrastructure nationale garantissant une souveraineté totale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Karim Beguir va plus loin en plaidant pour que <em>«l’Afrique crée ses propres modèles d’IA, à son image, plutôt que d’importer ceux des autres</em>». Selon lui, le continent ne doit pas se contenter d’être un consommateur de technologies venues d’ailleurs, mais doit devenir un acteur à part entière de la révolution en cours.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le levier RH :</strong> Mensch note qu’aujourd’hui, avec les agents Claude, <em>«les ingénieurs (humains) n’écrivent plus de lignes de code»</em> , ce qui multiplie la productivité par 20.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie, qui forme d’excellents ingénieurs — Karim Beguir lui-même tunisien, diplômé de l’École Polytechnique de Paris, en est l’illustration parfaite avec son parcours ayant mené sa startup IA tunisienne &nbsp;InstaDeep jusqu’à un rachat par BioNTech valorisée à plusieurs centaines de millions de dollars — doit cesser de les envoyer en France ou au Canada. Gardons-les sur place pour auditer et réparer les infrastructures IA plutôt que pour coder des logiciels standards.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="qfzfzwi0QE"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/21/la-dependance-a-lia-us-menace-notre-souverainete/">La dépendance à l’IA US menace notre souveraineté</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La dépendance à l’IA US menace notre souveraineté » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/21/la-dependance-a-lia-us-menace-notre-souverainete/embed/#?secret=4c39YxzB7I#?secret=qfzfzwi0QE" data-secret="qfzfzwi0QE" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Géopolitique : le «Neutre numérique»</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Face à la polarisation États-Unis-Chine (et l’Europe tentant de survivre), le tandem Algérie-Tunisie peut jouer la carte du<em> «hub non-aligné»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Pour l’Europe (France, Italie)</em></strong> : proposer un <em>«cloud refuge»</em>. Si les hyperscalers américains captent les data centers allemands ou polonais, les entreprises françaises pourraient délocaliser leurs calculs sensibles en Tunisie, alimentée par l’atome tuniso-algérien, sous juridiction mixte. C’est moins risqué que le Maroc ou l’Égypte (proches d’Israël et des États-Unis).</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Rapport de force</em></strong> : si la Tunisie et l’Algérie contrôlent à la fois la puissance électrique (MSR-nucléaire) et le stockage physique (data centers), elles deviennent le point d’entrée obligé de l’IA en Afrique. Les Gafam devront payer un tribut ou accepter des clauses de souveraineté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Karim Beguir estime que le potentiel économique de l’IA en Afrique pourrait atteindre 2,9 billions de dollars d’ici 2030<em>.</em> Mais pour y parvenir, le continent doit sortir des modèles économiques obsolètes axés sur la main-d’œuvre bon marché et les matières premières, et oser ce qu’il appelle <em>«le saut décisif»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’alliance entre MSR et IA souveraine est la clé de ce bond en avant.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Conclusion : le temps est compté</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Mensch donne un horizon de 2 ans avant que le marché ne soit verrouillé par les Gafam et donc les Etats-Unis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour le Maghreb, le calcul est simple : le soleil est intermittent, le gaz est politique, mais une centrale nucléaire à sel fondu est souveraine. Comme le rappelle Karim Beguir dans son ouvrage déjà cité&nbsp;: «<em>L’avenir est là, et l’Afrique peut encore façonner son propre destin — si elle ose franchir le pas</em>».</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie doit immédiatement lancer le chantier juridique du cloud souverain tuniso-algérien. Elle doit impulser avec l’Algérie et la Libye une dynamique sur le nucléaire civil et signer un accord de coopération technique pour un MSR avant fin 2027.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si nos pays attendent que l’Europe ait construit sa réponse au défi américain, il sera trop tard.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le réacteur nucléaire à sels fondus n’est pas une option énergétique : c’est le seul chemin pour que l’IA en Tunisie et en Algérie soit un outil d’émancipation pour toute l’Afrique, et non un simple pipeline de données vers la Silicon Valley et la mainmise des USA sur l’Europe et l’Afrique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Consultant International France-Tunisie.</em></p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="8WlzhGA9Or"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/02/bizerte-vers-lemergence-dun-hub-numerique-sud-mediterraneen/">Bizerte | Vers l’émergence d’un hub numérique sud-méditerranéen</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Bizerte | Vers l’émergence d’un hub numérique sud-méditerranéen » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/02/bizerte-vers-lemergence-dun-hub-numerique-sud-mediterraneen/embed/#?secret=9c6ikIPhBQ#?secret=8WlzhGA9Or" data-secret="8WlzhGA9Or" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/15/souverainete-energetique-et-ia-en-afrique-du-nord/">Souveraineté énergétique et IA en Afrique du Nord</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Joey R. Hood &#124; La Tunisie «exportateur de stabilité» pour les pays du Sahel</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/27/joey-r-hood-la-tunisie-exportateur-de-stabilite-pour-les-pays-du-sahel/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Apr 2026 06:10:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique du Nord]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Joey R. Hood]]></category>
		<category><![CDATA[Méditerranée]]></category>
		<category><![CDATA[Sahel]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Joey R. Hood, ancien ambassadeur américain à Tunis (2023-2025) souligne l’importance stratégique de la Tunisie pour les États-Unis.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/27/joey-r-hood-la-tunisie-exportateur-de-stabilite-pour-les-pays-du-sahel/">Joey R. Hood | La Tunisie «exportateur de stabilité» pour les pays du Sahel</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Dans une étude intitulée «Réévaluation de l’importance stratégique de la Tunisie pour les États-Unis», publié par le site de <a href="https://www.stimson.org/2026/reassessing-tunisias-strategic-importance-for-the-united-states/?utm_source=Stimson+Center&amp;utm_campaign=b24d429e71-NA+Weekly%2FNAP%2FNA+Digest+3.18.26_COPY_01&amp;utm_medium=email&amp;utm_term=0_-aa501f377b-634321396" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Stimpson Center</a>, Joey R. Hood, ancien ambassadeur américain à Tunis (2023-2025), estime que Washington pourrait «tirer parti de la Tunisie en matière de sécurité régionale, de stabilité économique et de coopération axée sur le Sahel».</em></strong></p>



<span id="more-18695674"></span>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«La Tunisie fait rarement la une des journaux, pourtant sa situation géographique, sa main-d’œuvre et ses partenariats de sécurité en font un pivot discret en Afrique du Nord et au Sahel»</em>, écrit-il. Aussi soutient-il que <em>«négliger la Tunisie risque de céder de l’influence à des concurrents et de passer à côté d’une voie rentable vers la stabilité régionale.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le diplomate explique dans sa note d’analyse comment les États-Unis et leurs partenaires peuvent s’appuyer sur la coopération sécuritaire existante entre Washington et Tunis pour soutenir les pays sahéliens, <em>«tout en privilégiant un engagement économique axé sur l’investissement et adapté aux réalités politiques actuelles.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«En repositionnant la Tunisie comme un partenaire à la fois sécuritaire et économique, les décideurs politiques </em>|américains]<em> peuvent promouvoir la stabilité sans interventions à grande échelle»</em>, affirme-t-il, en rappelant, à ce propos, les nombreux atouts géostratégiques et économiques de la Tunisie, dont sa position centrale en Méditerranée et, surtout, le fait qu’elle <em>«compte régulièrement parmi les pays affichant le pourcentage le plus élevé de diplômés en sciences, technologies, ingénierie et mathématiques (STEM) au monde.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’objectif des États-Unis et leurs partenaires en Tunisie serait d’aider le pays à devenir un <em>«exportateur de stabilité»</em> pour les pays du Sahel. <em>«Par le biais de formations, d’exercices et de ponts aériens, l’armée tunisienne peut soutenir le développement des forces antiterroristes, de police et de maintien de la paix sur l’ensemble du continent africain, d’une manière trop coûteuse ou trop complexe pour que les États-Unis et l’Europe puissent le faire seuls. De cette façon, la Tunisie et ses partenaires peuvent offrir une alternative viable aux mercenaires russes et aux autres influences étrangères dans les États sahéliens, qui ne font qu’aggraver l’instabilité»</em>, soutient-il.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.</strong></p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="HKL9nAotnk"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/26/troubles-au-mali-la-tunisie-doit-securiser-ses-frontieres-terrestres/">Troubles au Mali | La Tunisie doit sécuriser ses frontières terrestres !</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Troubles au Mali | La Tunisie doit sécuriser ses frontières terrestres ! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/26/troubles-au-mali-la-tunisie-doit-securiser-ses-frontieres-terrestres/embed/#?secret=M502uJ3DvJ#?secret=HKL9nAotnk" data-secret="HKL9nAotnk" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/27/joey-r-hood-la-tunisie-exportateur-de-stabilite-pour-les-pays-du-sahel/">Joey R. Hood | La Tunisie «exportateur de stabilité» pour les pays du Sahel</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Réunion à Tunis de la Commission militaire mixte italo-tunisienne</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 28 Mar 2026 06:53:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique du Nord]]></category>
		<category><![CDATA[Allessandro Prunas]]></category>
		<category><![CDATA[défense]]></category>
		<category><![CDATA[Italie]]></category>
		<category><![CDATA[Khaled Shili]]></category>
		<category><![CDATA[Matteo Perego di Cremnago]]></category>
		<category><![CDATA[Méditerranée]]></category>
		<category><![CDATA[Sahel]]></category>
		<category><![CDATA[sécurité]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Khaled Shili et Matteo Perego di Cremnago président la réunion à Tunis de la Commission militaire mixte italo-tunisienne. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/28/reunion-a-tunis-de-la-commission-militaire-mixte-italo-tunisienne/">Réunion à Tunis de la Commission militaire mixte italo-tunisienne</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>«À Tunis, lors d’une rencontre avec le ministre de la Défense nationale de la République tunisienne, Khaled Shili, nous avons examiné les relations entre nos deux nations, dans le cadre plus large des dynamiques de défense et de sécurité en Méditerranée, au Sahel et en Afrique du Nord, zones d&rsquo;intérêt stratégique pour l&rsquo;Italie et l&rsquo;ensemble du continent.»</em></strong></p>



<span id="more-18530208"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Ce commentaire a été rédigé par le sous-secrétaire à la Défense, Matteo Perego di Cremnago, en mission en Tunisie où, le 26 mars 2026, accompagné de l’ambassadeur d&rsquo;Italie en Tunisie, Alessandro Prunas, il a eu une rencontre qualifiée de <em>«cordiale et productive» </em>avec le ministre de la Défense nationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La réunion, selon un communiqué, représente une importante opportunité d’approfondir le partenariat stratégique entre l’Italie et la Tunisie, une <em>«coopération fondée sur une amitié historique, une confiance mutuelle et des objectifs communs</em>, <em>qui constitue un élément central de la dynamique économique, de défense et de sécurité de la Méditerranée, du Sahel et de l&rsquo;Afrique du Nord, zones d&rsquo;intérêt stratégique pour l&rsquo;Italie et l’ensemble du continent»</em>, a souligné le responsable italien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En marge de la rencontre ce dernier a participé à la vingt-septième réunion de la Commission militaire mixte italo-tunisienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au cours des discussions, l’engagement de l’Italie, notamment dans le cadre du plan Mattei, en faveur d’un modèle de coopération fondé sur des relations d’égal à égal a été réaffirmé.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«La sécurité de l’Italie et de l’Europe est étroitement liée à la sécurité, au développement et à la stabilité de l’Afrique»</em>, a souligné M. Perego.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/28/reunion-a-tunis-de-la-commission-militaire-mixte-italo-tunisienne/">Réunion à Tunis de la Commission militaire mixte italo-tunisienne</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Tataouine se prépare à faire face à l’invasion des criquets</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/10/tataouine-se-prepare-a-faire-face-a-linvasion-des-criquets/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Mar 2026 10:34:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique du Nord]]></category>
		<category><![CDATA[Agriculture]]></category>
		<category><![CDATA[criquets pèlerins]]></category>
		<category><![CDATA[Maroc]]></category>
		<category><![CDATA[Mongi Chniter]]></category>
		<category><![CDATA[Tataouine]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un atelier de sensibilisation à l’invasion de criquets pèlerins s’est tenu à Tataouine pour préparer les agriculteurs à cette menace.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/10/tataouine-se-prepare-a-faire-face-a-linvasion-des-criquets/">Tataouine se prépare à faire face à l’invasion des criquets</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><br><strong><em>Le délégué régional au développement agricole de Tataouine, gouvernorat situé dans le sud-ouest de la Tunisie, Mongi Chniter, a confirmé à <a href="https://www.mosaiquefm.net/ar/%D8%A3%D8%AE%D8%A8%D8%A7%D8%B1-%D8%AA%D9%88%D9%86%D8%B3-%D8%AC%D9%87%D8%A7%D8%AA/1508061/%D8%AA%D8%B7%D8%A7%D9%88%D9%8A%D9%86-%D8%A7%D8%B3%D8%AA%D8%B9%D8%AF%D8%A7%D8%AF%D8%A7%D8%AA-%D9%84%D9%85%D9%82%D8%A7%D9%88%D9%85%D8%A9-%D9%84%D9%84%D8%AC%D8%B1%D8%A7%D8%AF-%D8%A7%D9%84%D8%B5%D8%AD%D8%B1%D8%A7%D9%88%D9%8A" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Mosaique FM</a> qu’un atelier de sensibilisation à l’invasion de criquets pèlerins s’était tenu au sein du département régional de la vulgarisation et de la production agricoles.</em></strong></p>



<span id="more-18459145"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Cet atelier visait à mieux préparer les acteurs locaux du secteur à la lutte contre cette invasion, qui pourrait potentiellement atteindre la Tunisie prochainement si les conditions météorologiques sont favorables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tout en soulignant l’importance cruciale de s’attaquer à ce problème pour préserver le niveau de la production agricole au terme d’une saison hivernale plutôt pluvieuse, le délégué a ajouté que la session avait porté sur la situation actuelle des essaims de criquets pèlerins en Afrique du Nord, notamment au Maroc, ainsi que sur une évaluation complète des ressources et des capacités disponibles pour lutter contre ce ravageur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette évaluation a concerné à la fois l’atelier central de la délégation et les ateliers organisés dans les différentes unités de vulgarisation agricole du gouvernorat. L’objectif est de remédier aux éventuelles lacunes et d’assurer une répartition efficace des tâches et des rôles, garantissant ainsi des interventions de qualité et un suivi continu.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/10/tataouine-se-prepare-a-faire-face-a-linvasion-des-criquets/">Tataouine se prépare à faire face à l’invasion des criquets</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Europe-Maghreb-Afrique &#124; Les voies du codéveloppement  </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/16/europe-maghreb-afrique-les-voies-du-codeveloppement/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 16 Feb 2026 08:23:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique du Nord]]></category>
		<category><![CDATA[afrique subsaharienne]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[énergies renouvelables]]></category>
		<category><![CDATA[hydrogène vert]]></category>
		<category><![CDATA[Kristalina Georgieva]]></category>
		<category><![CDATA[Maroc]]></category>
		<category><![CDATA[migration]]></category>
		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans ses relations avec le Sud de la Méditerranée, l'Europe privilégie le contrôle des migrations sur les échanges économiques. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/16/europe-maghreb-afrique-les-voies-du-codeveloppement/">Europe-Maghreb-Afrique | Les voies du codéveloppement  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Bien que l’Union européenne (UE) ait actuellement des accords commerciaux avec plusieurs pays sud-méditerranéens, le contrôle des migrations a été sa principale priorité ces dernières années. Plutôt que le développement des échanges commerciaux et l’intégration économique. Pourtant, ces trois blocs voisins auront beaucoup à gagner à impulser leurs échanges commerciaux et l’investissement dans les infrastructures énergétiques, technologiques et de transport.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Benjamin Fox</strong></p>



<span id="more-18366346"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Les liens économiques entre l’Afrique du Nord et l’Europe pourraient accroître l’économie de la région de 67 milliards de dollars (56,8 milliards d’euros), a déclaré Kristalina Georgieva, directrice générale du Fonds monétaire international (FMI). S’exprimant lors d&rsquo;une conférence à Alger le 5 février 2026, elle a présenté un nouveau rapport du Fonds indiquant qu’un ensemble de réformes visant à renforcer les liens économiques entre l’Afrique du Nord, l’Europe et l’Afrique subsaharienne pourrait stimuler les exportations nord-africaines de 16 % et le PIB de plus de 7 %, soit une augmentation de la production économique de 67 milliards de dollars.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mme Georgieva a souligné que les droits de douane moyens à l’importation en Afrique du Nord s’élèvent à 7 %, un taux supérieur à celui de nombreux pays d’Asie du Sud, du Golfe, de l’UE et d’Afrique subsaharienne.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Réduire les barrières commerciales</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que l’Europe absorbe la majeure partie du commerce de l’Afrique du Nord, les échanges entre l’Afrique du Nord et l’Afrique subsaharienne sont négligeables, ne représentant que 4 % des exportations et à peine 1 % des importations, a ajouté Mme Georgieva.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon la DG du FMI, la réduction des barrières commerciales intra-africaines, notamment les droits de douane, et le renforcement des réseaux de transport et des oléoducs régionaux permettraient de générer l’essentiel des gains économiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«L’Europe cherche à développer ses partenariats commerciaux. L’Afrique subsaharienne cherche à exploiter le potentiel de ses vastes ressources et de sa population. Et l’Afrique du Nord offre de nombreuses opportunités d’investissement et de partenariat»</em>, a déclaré Mme Georgieva.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La faiblesse du commerce intra-africain, qui représente moins de 20 % du commerce total du continent, constitue un problème économique persistant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les dirigeants africains se sont engagés à créer une Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf), mais l’harmonisation de la réglementation prendra probablement des décennies.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pacte pour la Méditerranée</h2>



<p class="wp-block-paragraph">De son côté, la commission von der Leyen a également promis de privilégier les relations avec les pays d’Afrique du Nord et du Maghreb, en dévoilant un Pacte pour la Méditerranée en novembre dernier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernement chypriote, qui a pris la présidence tournante de six mois du Conseil de l’UE en janvier, a placé les relations avec la région méditerranéenne au cœur de son programme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La semaine dernière, le président Nikos Christodoulides a déclaré que les premiers projets de coopération concrets, dans le cadre de ce pacte, seraient présentés lors d’un sommet des dirigeants européens à Chypre les 23 et 24 avril.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nicosie jouera un rôle moteur <em>«en s’appuyant sur sa position géographique, sa crédibilité politique et sa connaissance des spécificités de la région»</em>, a ajouté M. Christodoulides.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien que l’UE ait actuellement des accords commerciaux avec certains pays du sud de la Méditerranée, le contrôle des migrations a été sa principale priorité ces dernières années, plutôt que le développement des échanges commerciaux et l’intégration économique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ses accords de <em>«financement contre contrôle des migrants»</em> avec la Tunisie, l’Égypte, la Mauritanie et la Jordanie représentent un montant total de 10 milliards d’euros, et la Commission a mis en avant la baisse du nombre de passages irréguliers par les routes méditerranéennes comme preuve de leur efficacité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, ces accords ont également promis des milliards d’euros d’investissements dans des projets d’énergie verte, notamment l’hydrogène vert, que l’exécutif européen souhaite promouvoir afin de mettre fin à la dépendance persistante des Européens vis-à-vis des combustibles fossiles russes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’attraction des talents du Sud</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Outre les mesures de relance économique, la vice-présidente de la Commission, Dubravka Šuica, a également promis que l’UE renforcerait ses partenariats pour les talents avec le Maroc, la Tunisie et l’Égypte, et faciliterait la délivrance de visas.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le nombre de premiers permis de séjour liés à l’emploi pour les ressortissants de la région a fortement augmenté au cours de la dernière décennie, passant de 34&nbsp;000 en 2013 à 75&nbsp;000 en 2023. Le Maroc, la Tunisie et l&rsquo;Égypte représentent 85&nbsp;% de ces permis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parallèlement, la Commission a proposé d’allouer 42&nbsp;milliards d’euros à la région méditerranéenne dans son prochain cadre budgétaire septennal. La présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, a déclaré que ce montant permettrait de soutenir plus de 100 initiatives concrètes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, les détails concernant la part de ces nouveaux financements restent flous.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«En l’absence de ligne budgétaire dédiée et avec la plupart des fonds extérieurs de l’UE programmés jusqu’en 2027, le succès du Pacte dépendra des contributions des États membres et du secteur privé, notamment pour les nouvelles initiatives régionales»</em>, a déclaré Helena Hahn, analyste politique au sein du groupe de réflexion European Policy Centre.*</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><em>Traduit de l’anglais.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Source</em></strong> : <a href="https://euobserver.com/201812/north-africa-holds-key-to-eu-africa-trade-boost-says-imf-chief/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Euro Oberver</a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Le titre et les intertitres sont de la rédaction. &nbsp;</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/16/europe-maghreb-afrique-les-voies-du-codeveloppement/">Europe-Maghreb-Afrique | Les voies du codéveloppement  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>L’«érosion» géopolitique de l’Afrique du Nord</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/26/lerosion-geopolitique-de-lafrique-du-nord/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 26 Jan 2026 09:45:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
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		<category><![CDATA[Afrique du Nord]]></category>
		<category><![CDATA[colonisation]]></category>
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		<category><![CDATA[frontières]]></category>
		<category><![CDATA[migration]]></category>
		<category><![CDATA[sécurité]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Malgré le potentiel humain, naturel et de positionnement géographique, l'Afrique du Nord peine à honorer les attentes de ses populations. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/26/lerosion-geopolitique-de-lafrique-du-nord/">L’«érosion» géopolitique de l’Afrique du Nord</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Alors que l’opinion publique tunisienne s’émeut à juste titre de l’érosion subie par la colline de Sidi Bou Saïd en fustigeant les abus et le non-respect des normes d’aménagement et de prévention de l’érosion risquant de compromettre sérieusement un joyau architectural et touristique, la question pourrait être, dans une certaine proportion, extrapolée vers le constat de non-succès, pour ne pas dire les choses plus crûment, de l’Afrique du nord, zone géopolitique dont le bilan sur tous les plans sociaux, économiques, démocratiques, sécuritaires et diplomatiques peut à juste titre être considéré comme une sous-performance et une série d’opportunités perdues, pour le moins que l’on puisse dire.</em></strong> <em>(Ph. Migrants illégaux nord-africains à Lampedusa, Italie).</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Elyes Kasri</strong> *</p>



<span id="more-18289851"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/06/Elyes-Kasri.jpg" alt="" class="wp-image-352204"/></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">De nombreux pays semblent pétrifiés par la nécessité de plus en plus pressante de changement de paradigme socio-économique et de mode de gouvernance en se cachant derrière ou en prenant pour alibi les risques d’instabilité que causerait la perturbation des lignes rouges qui ne sont en fait que des situations de rente calcifiées à force d’intérêts corporatistes ou parasitaires finissant par occulter l’intérêt collectif jusqu’à l’hypothéquer et entraîner tout le système dans une spirale d’inadéquation, de perte de compétitivité avec de sérieux risques de faillite et d’explosion, malgré le potentiel humain, naturel et de positionnement géographique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Réservoir de migrants face à une forteresse assiégée</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’Afrique du nord semble particulièrement vulnérable et volatile peut être en raison d’une configuration territoriale et politique post-coloniale mal assumée et qui, après plus d’un demi-siècle, a démontré son inaptitude à honorer les promesses et attentes de stabilité, d’autodétermination et de liberté des peuples avec les prérequis de démocratie et de bien-être, faisant de cette région un réservoir de migrants de tout genre de l’économique, au politique et l’humanitaire, forçant ainsi l’Europe à s’ériger en forteresse assiégée par une vague migratoire et la hantise d’un raz-de-marée transformé en leitmotiv par une extrême droite en croissance rapide, exploitant avec succès les inadéquations, rigidités et contradictions de son flanc sud en les présentant comme atteignant des seuils alarmants frisant la perte de contrôle et l’explosion socio-sécuritaire avec les retombées migratoires et identitaires assimilées à un grand remplacement.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Remettre en question les tabous post-coloniaux</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Outre des choix économiques et politiques susceptibles d’être considérés à l’origine de cet état des lieux insatisfaisant pour certains et alarmant pour d’autres, il serait judicieux de s’interroger sur les causes profondes qui pourraient émaner d’un tracé colonial des frontières mal assumé ou carrément inassumable et dont les enseignements gagneraient à être tirés d’abord dans la perception des menaces et des obstacles à la stabilité, au développement et à la démocratie, loin des hauts le cœur et des cris effarouchés des tenants du statu quo à tout prix et de la sacralité des frontières héritées de la colonisation, préférant ainsi le confort de l’échec patent sur tous les plans à la nécessité historique d’un bilan serein d’un demi-siècle de déceptions, de soubresauts et d’échecs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tant que l’Afrique du nord n’aura pas eu le courage de remettre en question les lignes rouges et tabous post-coloniaux à tous les niveaux y compris territoriaux et frontaliers, la perspective de la perpétuation des échecs et des menaces du demi-siècle écoulé risque d’être exacerbée à la faveur des mutations géostratégiques et des bouleversements qui se profilent à l’horizon et qui semblent destinées à fracasser le statu quo et forcer le changement qui ne laissera aux peuples que l’option de le subir à leurs dépens faute de l’avoir anticipé et assumé.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Ancien ambassadeur.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/26/lerosion-geopolitique-de-lafrique-du-nord/">L’«érosion» géopolitique de l’Afrique du Nord</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>La Tunisie et les prérequis de sa sécurité</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/14/la-tunisie-et-les-prerequis-de-sa-securite/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Jan 2026 13:00:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique du Nord]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[attaque de Gafsa]]></category>
		<category><![CDATA[Libye]]></category>
		<category><![CDATA[sécurité régionale]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie, qui est dans une situation de vulnérabilité, doit se doter d'une doctrine sécuritaire lui permettant de naviguer sans dégâts.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/14/la-tunisie-et-les-prerequis-de-sa-securite/">La Tunisie et les prérequis de sa sécurité</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La Tunisie n’est pas encore parvenue, malgré plus de quinze ans d’expérimentation, à forger un consensus national sur ses référents historiques les plus pertinents et ses objectifs futurs.</em></strong> <strong><em>De manière à pouvoir naviguer avec le minimum de dégâts dans les eaux troubles de la tempête qui se profile à l’horizon.</em></strong> <em>(Photo : Soldat tunisien à Gafsa, lors de l&rsquo;attaque d&rsquo;un commando armé contre la ville en janvier 2080)</em>.    </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Elyes Kasri</strong> *</p>



<span id="more-18234801"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/06/Elyes-Kasri.jpg" alt="" class="wp-image-352204"/></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Elle n’y est pas parvenue dans un monde en pleine mutation géostratégique, face à une accélération de l’histoire avec ses aléas et défis sécuritaires et socio-économiques, avec une scène internationale caractérisée par la fluidité, l’opacité et une mutation déconcertante des valeurs internationales, alors que le droit international établi au siècle dernier donne des signes sérieux d’inopérance et d’obsolescence.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Au cœur de la tempête</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Fragilisée par une dimension géographique rognée par les vicissitude de l’histoire coloniale et une phase post révolutionnaire que certains qualifient de transe et que les indicateurs macroéconomiques pourraient assimiler à une automutilation, la Tunisie se trouve dans une situation de vulnérabilité qui rend vitale la quête de référents historiques pertinents pour l’édification d’une doctrine sécuritaire susceptible de lui permettre de naviguer avec le minimum de dégâts dans les eaux troubles de la tempête qui se profile à l’horizon.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les événements historiques pertinents a plus d’un titre figure l’attaque terroriste de Gafsa en janvier 1980 et ses dessous et péripéties locaux, régionaux et internationaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Apprendre de l’attaque de Gafsa</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Occulter l’attaque de Gafsa, dans laquelle sont impliqués ses deux voisins immédiats : la Libye et l’Algérie **, et la classer comme un fait divers pourrait priver la Tunisie d’éléments importants de perspicacité et d’appréciation de la menace et des prérequis de la sécurité alors que le monde en général entre dans une phase d’instabilité, de mutation et de reconfiguration géopolitiques, où l’Afrique du nord ne pourra pas faire exception surtout que le facteur énergétique semble jouer le rôle de catalyseur des conflits en cours ou en vue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après la Yougoslavie, le Soudan, l’Irak, la Syrie, l’Ukraine, le Venezuela et l’Iran, à qui sera le tour et comment se prémunir de cette déferlante qui prend l’allure d’un tsunami, telle est la question qui gagnerait à être abordée avec sérénité et sagacité en Tunisie loin de tout sentimentalisme et d’illusions motivées par des émotions dont la sincérité et les motifs mériteraient un plus grand recul et une attention particulière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La sécurité de la Tunisie et même sa survie en dépendent.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Ancien ambassadeur. &nbsp;</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>** Entre le 27 janvier, date de l&rsquo;attaque de la caserne de Gafsa par un commando armée infiltré d&rsquo;Algérie, et le 3 février, date de la reprise en main de la situation dans la ville par l&rsquo;armée tunisienne, on a enregistré 48 morts, dont 24 militaires, 21 civils et 3 assaillants Le nombre de ces derniers est estimé à environ 300. </em></p>
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		<title>Ce que l’affaire du Venezuela nous dit</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/04/ce-que-laffaire-du-venezuela-nous-dit/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 04 Jan 2026 07:57:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Venezuela]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les événements du Venezuela pourraient n’être en fin de compte que le prélude d’une tragédie qui frapperait bientôt d'autres pays.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/04/ce-que-laffaire-du-venezuela-nous-dit/">Ce que l’affaire du Venezuela nous dit</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Hier matin, samedi 3 janvier 2026, le président du Venezuela, Nicolas Maduro, a été capturé avec son épouse à Caracas et exfiltré par des unités spéciales américaines. Ces <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/03/venezuela-nicolas-maduro-capture-et-exfiltre-par-les-etats-unis/">événements</a> sont intervenus 36 ans, jour pour jour, après la capitulation de l’ancien président du Panama, Manuel Noriega, qui s’est rendu, le 3 janvier 1990, aux troupes américaines ayant envahi son pays deux semaines auparavant. Aussi répréhensibles moralement et du point de vue du droit international qu’ils puissent paraître, ces événements ne font que refléter la réalité brute et sans fard de notre monde et des véritables rapports de force sur la scène internationale.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Elyes Kasri</strong> *</p>



<span id="more-18192616"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/06/Elyes-Kasri.jpg" alt="" class="wp-image-352204"/></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">De nombreux idéalistes et idéologues gauchistes vont crier au scandale et au banditisme international en feignant d’ignorer que ce qui est arrivé à Caracas pourrait bien être répliqué dans d’autres régions, y compris la nôtre, car si l’Amérique du Sud tombe sous le coup de la fameuse doctrine Monroe [qui établit le continent américain comme sphère d’influence des États-Unis, les positionnant comme protecteurs face aux autres puissances, doctrine qui évoluera vers un interventionnisme pour défendre les intérêts de Washington, Ndlr], l’Afrique du Nord fait partie, qu’on le veuille ou non, de la ceinture sécuritaire de l’Alliance Atlantique avec un dénominateur commun pétrolier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Caracas pourrait n’être en fin de compte que le prélude d’une tragédie qui pourrait frapper bientôt Téhéran et probablement l’Afrique du nord.</p>



<h2 class="wp-block-heading">On ne nargue pas impunément à l’Amérique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Feu Habib Bourguiba l’avait pressenti, il y a plus d’un demi-siècle, notamment en prodiguant de précieux conseils au bouillonnant colonel libyen Mouammar Kadhafi qui a fini par payer lui-même et son pays au prix cher son inconscience et sa transe révolutionnaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’inoubliable discours de Bourguiba du 15 décembre 1972 au Palmarium [où il lui a expliqué qu’on ne s’attaque pas impunément à l’Amérique, quand on n’a pas les moyens économiques, technologiques et militaires pour lui faire face, Ndlr], reste plus que jamais d’actualité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Évidemment, n’est pas Bourguiba qui veut.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, et en dépit de son caractère assez inédit et surprenant, l’opération américaine de neutralisation de la direction politique du Venezuela, pays détenteur des plus grandes réserves mondiales de pétrole et pourtant mal géré et connu plutôt pour les rodomontades pseudo révolutionnaires de ses dirigeants, n’a pas suscité une grande réaction négative chez les Tunisiens car ils ont pendant des décennies entières souffert des effets pernicieux des pétrodollars dans leur voisinage immédiat avec leurs effets inflationnistes et corrupteurs et surtout des pétro-barbouzes, sorte de voyous de quartier dopés aux recettes pétrolières détournées sans vergogne parmi une clique militaire aussi corrompue qu’impopulaire et arrogante.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les Tunisiens et les pétro-barbouzes</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis son indépendance, la Tunisie a payé au prix fort son voisinage plein de pétro-barbouzes et de richesses naturelles détournées et mal utilisées avec tous les effets pervers imaginables sur son économie et sa stabilité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si les enseignements de la fin tragique du bouillonnant colonel libyen et de l’enfer que vit son pays depuis son élimination n’ont pas été suffisamment tirés, il reste à espérer que le sort de Nicolas Maduro et de son pays donneront matière à réflexion aux pétro-barbouzes du coin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sinon, la 6<sup>ème</sup> flotte n’est qu’à quelques encablures. Quant à la Russie et la Chine, elles ont visiblement d’autres chats à fouetter pour le moment que de voler au secours de leurs supposés protégés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">* <em>Ancien ambassadeur.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="yuDZpB4d4I"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/03/venezuela-nicolas-maduro-capture-et-exfiltre-par-les-etats-unis/">Venezuela | Nicolas Maduro «capturé et exfiltré» par les Etats-Unis</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Venezuela | Nicolas Maduro «capturé et exfiltré» par les Etats-Unis » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/03/venezuela-nicolas-maduro-capture-et-exfiltre-par-les-etats-unis/embed/#?secret=28d2r3OgTo#?secret=yuDZpB4d4I" data-secret="yuDZpB4d4I" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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