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	<title>Archives des Albert Camus - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Albert Camus - Kapitalis</title>
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		<title>«Où va aujourd’hui la poésie?»</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 21 Mar 2026 17:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Albert Camus]]></category>
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		<category><![CDATA[Journée mondiale de poésie]]></category>
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		<category><![CDATA[Mohamed Nadir Aziza]]></category>
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		<category><![CDATA[Unesco]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Discours de Mohamed Nadir Aziza à la célébration de la Journée mondiale de poésie,, le 21 mars 2026, à Vérone, Italie. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Ce samedi 21 mars 2026, à Vérone (Italie), l’Académie mondiale de poésie célèbre la Journée mondiale de poésie proclamée par l’Unesco, lors de sa 30<sup>e</sup> Conférence générale qui s’était tenue en 1999 à Paris. Le thème général choisi cette année pour cette célébration qui coïncide avec la commémoration du 25<sup>e</sup> anniversaire de la fondation de l’Académie, est «Où va aujourd’hui la poésie?» pour un échange entre des poètes, membres correspondants de l’Académie, en provenance de 10 pays. Nous reproduisons ci-dessous un résumé de l’intervention du Chancelier fondateur de l’Académie, le Prof. Mohamed Nadir Aziza connu sous son pseudonyme littéraire, Shams Nadir.</em></strong></p>



<p><strong>Mohamed Nadir Aziza</strong></p>



<span id="more-18499881"></span>



<p>Chers amis, Nous voici, aujourd’hui, réunis à la veille de la commémoration du 25e anniversaire de l’Académie mondiale de Poésie pour essayer de répondre à une difficile question :<em>«Que peut la poésie, aujourd’hui, au seuil de ce siècle brutalisé et de ce présent bousculé par la perte du sens, la montée des violences et des inégalités, l’uniformisation des comportements et des modes de vie, quand ce n’est pas par la stridence des bombes, des missiles et des drones qui détruisent bâtiments et habitants et étranglent le chant des oiseaux ?»</em>.</p>



<p>Deux Prix Nobel de littérature s’étaient déjà posé la question : Eugenio Montale se demandait : <em>«La poésie est-elle encore possible ?»</em> A quoi Jean-Marie Gustave Le Clézio répondait : <em>«Le flot de la poésie continuera de couler ?»</em></p>



<p>Il est vrai que, malgré les épreuves, la poésie demeure, cette <em>«animatrice du songe des vivants et cette gardienne de l’héritage des morts»</em> comme la définissait Saint John Perse. Aux mots qui se sclérosent dans la vie quotidienne, la poésie répond en venant les tirer de leur assoupissement et de leur torpeur.</p>



<p>Dans son célèbre discours prononcé à Stockholm, lors de la remise du Prix Nobel de littérature, le grand écrivain, Albert Camus dont il est difficile de distinguer la poésie de la prose dans son écriture cristalline, disait : <em>«Chaque génération se croit vouée à refaire le monde ; la mienne sait pourtant qu’elle ne le refera pas. Mais sa tâche est peut-être plus grande : elle consiste à empêcher que le monde se défasse.»</em></p>



<p>Quel rôle pour nous, les poètes, dans ce monde où le radeau de l’humanité tangue et où chancelle l’espérance ?</p>



<p>Comment clore l’histoire tribale des hommes marquée par les luttes entre les nations et les communautés ethniques ou religieuses ? Comment reprendre le fil d’Ariane pour nous aider à retrouver la sortie du Labyrinthe ? Comment réapprendre à jouer de la lyre d’Orphée pour redonner vie à notre terre meurtrie, empoisonnée par les pollutions de diverses natures et délivrer Eurydice des Enfers.</p>



<p>Pour essayer de peindre, avec les couleurs de l’arc-en-ciel, les murs gris de notre monde blême, mettons-nous à l’écoute de la leçon que nous prodigue un grand poète : le colibri des légendes amérindiennes, le plus petit oiseau du monde.</p>



<p>Un jour, disent ces légendes, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés observaient impuissants le désastre. Seul, le petit colibri s’activait, allant chercher inlassablement quelques gouttes d’eau avec son bec pour les répandre sur le feu.</p>



<p>Agacé par cette agitation qui lui semblait dérisoire, le tatou sort de sa carapace et interpelle le petit oiseau : <em>«Colibri, tu n’es pas fou. Ce n’est pas avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre pareil feu !»</em>. Le colibri lui répondit : <em>«Je le sais, mais je fais ma part».</em></p>



<p>A l’instar de ce sage des forêts, sur les débris de la violence déchaînée par la déraison qui nous encercle, sachons retrouver le geste ample du semeur pour parsemer de graines, de fleurs multicolores la terre, sève nourricière, afin de faire refleurir le printemps.</p>
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		<item>
		<title>‘‘L’Etranger’’ de Camus à l’écran &#124; Absurde et vertige du doute   </title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 14 Nov 2025 06:56:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Albert Camus]]></category>
		<category><![CDATA[Amel Ben Youssef]]></category>
		<category><![CDATA[Benjamin Voisin]]></category>
		<category><![CDATA[François Ozon]]></category>
		<category><![CDATA[L’Etranger]]></category>
		<category><![CDATA[Luchino Visconti]]></category>
		<category><![CDATA[Marcello Mastroianni]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>‘‘L’Étranger’’ de Camus reste une œuvre magnifique, qui appartient à un monde où l’on lisait, doutait et cherchait à comprendre.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/14/letranger-de-camus-a-lecran-absurde-et-vertige-du-doute/">‘‘L’Etranger’’ de Camus à l’écran | Absurde et vertige du doute   </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>‘‘L’Etranger’’, le nouveau film de François Ozon, est une autre adaptation à l’écran du roman homonyme d’Albert Camus. L’auteure de l’article n’a pas résisté à la tentation de le comparer à la première adaptation de Luchino Visconti avec Marcello Mastroianni dans le rôle de Meursault.</em></strong></p>



<p><strong>Amel Ben Youssef *</strong></p>



<span id="more-17889142"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="955" height="960" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Amel-Ben-Youssef.jpg" alt="" class="wp-image-17889177" style="width:200px" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Amel-Ben-Youssef.jpg 955w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Amel-Ben-Youssef-298x300.jpg 298w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Amel-Ben-Youssef-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Amel-Ben-Youssef-768x772.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Amel-Ben-Youssef-120x120.jpg 120w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Amel-Ben-Youssef-580x583.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Amel-Ben-Youssef-860x865.jpg 860w" sizes="(max-width: 955px) 100vw, 955px" /></figure>
</div>


<p>Le nouveau film n’a rien à envier au premier, vu que les deux approches sont différentes et restent toutes deux intéressantes. Visconti, grand metteur en scène classique, avait été fidèle au roman, aux concepts de l’absurde, de l’aliénation, du détachement et du non-sens de la vie. Il avait su aussi mettre le spectateur dans le décor de l’ambiance chaleureuse de l’Algérie, mais a quelque peu occulté le problème de la colonisation.</p>



<p>Je dirais également qu’en choisissant Mastroianni, il ne pouvait garantir l’expression physique parfaite du sentiment de l’absurde, de l’aliénation ou du détachement. Mastroianni, à mon sens, était trop méditerranéen et avait trop vécu l’intensité à l’écran pour pouvoir exprimer le vide existentiel et le désenchantement complets.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Meursault dénué de tout attachement</h2>



<p>Ozon, lui, nous a donné une vision plus contemporaine en optant pour le noir et blanc et les prises de vues très esthétiques des ombres, des lumières et des corps, surtout celui de Meursault.</p>



<p>Son choix de Benjamin Voisin est le bon car il pouvait faire de la prestation de ce dernier ce qu’il voulait pour aboutir à un Meursault dénué de tout attachement.</p>



<p>Son engagement intellectuel et <em>«politique»</em> a été lui aussi quelque peu contenu pour le goût du spectateur de nos jours, mais, subtilement et symboliquement, il a été perceptible à travers l’insertion de documentaires de l’Algérie des années 1930, ou du nom de la famille de l’Arabe qui a été tué, ou de quelques clins d’œil humanistes.</p>



<p>Mais ce n’est pas l’essentiel de ce que je voulais dire après avoir vu ce film, ce qui m’a fait réfléchir le plus, c’est cette vérité flanquée au visage que ce genre de film ne peut plus être compris ou ne peut plus atteindre la sensibilité du spectateur tunisien et encore moins du jeune tunisien.</p>



<p>Je suis sûre que la petite élite qui a juste rempli, hier, la salle 𝐿’𝐴𝑔𝑜𝑟𝑎 est sortie avec les mêmes idées qui me préoccupent.</p>



<p>La première raison, c’est que le public formé à jouir de ce genre de spectacle s’est beaucoup réduit.</p>



<p>Dans la Tunisie des années 1970 et 1980, les élèves lisaient Camus, Sartre, Hugo. On étudiait les courants littéraires, on découvrait l’absurde, l’existentialisme, la liberté. Il y avait, dans l’enseignement public, une vraie culture de la pensée.</p>



<p>Depuis les années 1990, tout cela s’est peu à peu effacé. Les programmes sont devenus plus légers, plus techniques, plus orientés vers les examens et les débouchés professionnels. Résultat : cette <em>«élite culturelle»</em> est aujourd’hui vieillissante, réduite à quelques professeurs, anciens étudiants en lettres ou en philosophie, et à quelques passionnés qui, par fidélité, continuent à lire et à réfléchir.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Mal être et embrigadement idéologique</h2>



<p>Quand un film comme ‘‘𝐿’𝐸𝑡𝑟𝑎𝑛𝑔𝑒𝑟’’ sort, il parle une langue que beaucoup de Tunisiens ne comprennent plus. Ce n’est pas par manque d’intelligence, mais parce que le langage de la réflexion et du doute a disparu de l’école et du quotidien.</p>



<p>Nous vivons une époque où les idéaux humanistes se sont affaiblis.</p>



<p>La mondialisation nous pousse à la vitesse, la consommation, l’apparence. La réussite individuelle a pris la place du sens, et l’on ne se donne plus le temps d’interroger l’absurdité de la vie comme le faisait Camus.</p>



<p>En Afrique du Nord, le mal-être existe, bien sûr. Il est profond, parfois douloureux. Mais il est rarement exprimé dans un langage philosophique : il est absorbé par des formes d’embrigadement religieux ou idéologique. On cherche des réponses toutes faites, au lieu d’accepter le vertige du doute.</p>



<p>Or, ‘‘𝐿’𝐸𝑡𝑟𝑎𝑛𝑔𝑒𝑟’’, c’est justement le roman du doute, de la distance, du refus de mentir. C’est peut-être pour cela qu’il résonne si peu aujourd’hui.</p>



<p>Je ne suis pas allée voir le film à 𝑃𝑎𝑡ℎ𝑒́ ou à l’Institut français de Tunisie, j’aurais bien voulu le faire pour voir la réaction des spectateurs, surtout des jeunes.</p>



<p>Finalement, le silence autour de ce film en dit long sur nous. Pour l’anecdote, quand je suis arrivée au guichet pour acheter les tickets, une foule de gens n’avait pas trouvé de places pour le film tunisien ‘‘𝑃𝑎𝑟𝑎𝑠𝑜𝑙’’ (séance du soir), alors qu’il en restait beaucoup pour <em>‘‘L’Etranger’’</em>. Ceci montre combien la culture de la réflexion s’est amenuisée sous nos cieux, combien la parole philosophique s’est dissipée des conversations et des salles de classe.</p>



<p><em>‘‘L’Étranger’’</em> reste une œuvre magnifique, mais elle appartient à un monde où l’on lisait, où l’on doutait, où l’on cherchait à comprendre.</p>



<p>Moi, j&rsquo;ai vu ce film avec une émotion toute particulière, un peu comme si je revoyais un vieil ami.</p>



<p>* <em>Enseignante.</em></p>
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			</item>
		<item>
		<title>‘‘L’Étranger’’ de Camus de nouveau porté à l’écran</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/31/letranger-de-camus-de-nouveau-porte-a-lecran/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 31 Aug 2025 06:29:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>François Ozon adapte à l'écran le roman emblématique d’Albert Camus, ‘‘L’Étranger’’, paru en 1942,</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/31/letranger-de-camus-de-nouveau-porte-a-lecran/">‘‘L’Étranger’’ de Camus de nouveau porté à l’écran</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le cinéma Variété de Marseille ouvrira ses portes le 15 septembre à 19h00 pour l’avant-première du nouveau film de François Ozon, adaptation du roman emblématique d’Albert Camus, ‘‘L’Étranger’’, <strong><em>paru en 1942</em></strong></em>, <em>un drame de 2 heures porté par un casting solide. C’est la seconde fois que ce roman est porté à l’écran, la première fois c’était en 1967 par l’Italien Luchino Visconti, avec Marcello Mastroianni et Anna Karina dans les deux principaux rôles. <a href="https://www.google.com/search?q=Benjamin+Voisin&amp;oq=Benjamin+Voisin&amp;gs_lcrp=EgZjaHJvbWUyBggAEEUYOdIBCDE0NzZqMGo5qAIAsAIB&amp;sourceid=chrome&amp;ie=UTF-8#fpstate=ive&amp;vld=cid:33e3d7c9,vid:n06tkkuAUfc,st:0" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Bande annonce.</a></em></strong></p>



<span id="more-17365758"></span>



<p>Le film plonge le spectateur dans l’Alger des années 1930, où Meursault, un jeune employé d’une trentaine d’années, enterre sa mère sans émotion. Sa vie suit son cours, entre son travail et sa liaison avec Marie, jusqu’au jour où son voisin, Raymond Sintès, l’entraîne dans des histoires troubles qui aboutissent à un drame sur une plage, sous un soleil implacable.</p>



<p>Sous l’œil de François Ozon, <em>‘‘L’Étranger’’</em> frappe par sa tension et sa singularité. L’histoire devient un miroir de l’indifférence et de la solitude humaines. Benjamin Voisin promet un Meursault fragile et troublant, soutenu par un casting solide&nbsp;: Rebecca Marder, Pierre Lottin, Swann Arlaud, Denis Lavant, Jean-Charles Clichet, Jean-Benoît Ugeux.</p>



<p>La plage, le soleil de plomb, le drame : on ressent la fatalité de Camus transposée à l’écran. Une joie pour les amateurs de cinéma et de littérature, qui pourront vivre cette expérience unique dès le 15 septembre à Marseille.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Djamal Guettala </strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="L&#039;ÉTRANGER Bande Annonce (2025) Benjamin Voisin, Pierre Lottin" width="1160" height="653" src="https://www.youtube.com/embed/n06tkkuAUfc?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/31/letranger-de-camus-de-nouveau-porte-a-lecran/">‘‘L’Étranger’’ de Camus de nouveau porté à l’écran</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>La loi déshumanise la société, oui mais la loi divine ou la loi humaine ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/18/la-loi-deshumanise-la-societe-oui-mais-la-loi-divine-ou-la-loi-humaine/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Jun 2025 08:53:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Albert Camus]]></category>
		<category><![CDATA[Franz Kafka]]></category>
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		<category><![CDATA[Le Mythe de Sisyphe]]></category>
		<category><![CDATA[Le Procès]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Avec son usage actuel, la loi nous écrase par la bureaucratie et par le système lui-même, qui s’ingénie à rester inaccessible et indéchiffrable. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/18/la-loi-deshumanise-la-societe-oui-mais-la-loi-divine-ou-la-loi-humaine/">La loi déshumanise la société, oui mais la loi divine ou la loi humaine ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Dans la <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/26/peuple-en-liberte-conditionnelle-ou-comment-la-loi-deshumanise-la-societe/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">première partie de cet article</a> une analyse arendtienne du ‘‘Procès’’ de Franz Kafka, était&nbsp;censée nous éclairer sur le malaise sociétal, naturellement sans la prétention de le dissiper, nous a emmené à comprendre qu’avec son usage actuel, la loi nous condamne et nous écrase par la bureaucratie et par le système lui-même, qui s’ingénie à rester inaccessible et indéchiffrable. La loi nous soumet donc de cette façon à un assujettissement indiscutable, la société nous pousse toujours plus à accepter notre sort et ne peut donc être que l’autre instrument de la loi visant à nous asservir. Toutefois, cette analyse n’élucide que partiellement la vraie raison de cet assombrissement général de l’humeur et nous nous proposons donc d’essayer d’étendre un peu plus l’analyse en tentant une approche métaphysique.</em></strong></p>



<p><strong>Monem Lachkam</strong>&nbsp;* &nbsp;</p>



<span id="more-16795421"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img decoding="async" width="352" height="508" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/06/Monem-Lachkam.jpg" alt="" class="wp-image-16795908" style="width:200px" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/06/Monem-Lachkam.jpg 352w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/06/Monem-Lachkam-208x300.jpg 208w" sizes="(max-width: 352px) 100vw, 352px" /></figure>
</div>


<p>Ontologiquement&nbsp;<em>‘‘Le Procès’’</em>&nbsp;de Kafka est une allégorie de la vie avec ses lois que tout le monde subit, que personne n’a choisie, et auxquelles personne ne peut ni accéder ni échapper. Le désarroi et l’angoisse de Joseph K., le héros, du&nbsp;<em>‘‘Procès’’</em>&nbsp;face à cette justice sibylline et abstruse ne sont-ils pas les mêmes qu’on ressent face à cet univers, à cette vie, aux lois qui les régissent et qui nous soumettent sans qu’on puisse rationnellement connaître leurs origines, leurs initiateurs ni leur sens ?</p>



<p>Par voie d’analogie, l’être humain est face à des règles, des dogmes, des normes et des préceptes auxquels il est soumis, qui l’ont précédé, qui lui survivront et qui resteront pour lui abscons, impénétrables et insondables. La mort constitue le principal de ces préceptes, d’où la question fondamentale pour Albert Camus dans&nbsp;<em>‘‘Le Mythe de&nbsp;Sisyphe’’</em>, sur le suicide : est-ce que la vie vaut la peine d’être vécue ?</p>



<h2 class="wp-block-heading">Cette impérieuse volonté de comprendre</h2>



<p>L’être humain est né sans l’avoir choisi, subira la mort que ça lui convienne ou pas, perdra des proches, subira la maladie et il obéira à des règles fixées d&rsquo;avance sans avoir la possibilité de les discuter, de les comprendre et ne pourra donc jamais contester ce qu’il n’a jamais consenti. Ça me rappellera toujours une amie très chère, qui boude le bon dieu pour avoir créé la mort.</p>



<p>Il est vrai que d’avoir à subir des règles dont on ignore l’origine et le fondement puisse paraître dénué de sens. Le sens des choses est bien entendu une quête universelle et chacun d’entre nous cherche à donner un sens aux choses de la vie. Le plus commun et ce que certains qualifient du plus trivial, est de se fier et de se reposer sur la religion. Ceux qui veulent comprendre sans être obligés&nbsp;de passer par le confort théologique, ils s&#8217;embarquent forcément dans ce que Camus qualifie de&nbsp;<em>«l’absurde»</em>&nbsp;et qui n’est autre que cette impérieuse volonté de comprendre devant un univers impénétrable.</p>



<p>J’ai toujours respecté et je dirais même admiré mes amis&nbsp;athées&nbsp;car j&rsquo;ai toujours pensé que le vrai courage était de choisir la lucidité quand l’aveuglement est plus commode.</p>



<p>Pour qu’il n’y&nbsp;ait&nbsp;pas de méprise, ceci n’est en rien un réquisitoire contre les croyants ou du moins pas tous. Cette admiration n’est pas non plus pour tous les athées, en tout cas pas pour ceux qui se sont arrêtés&nbsp;à la négation. Cette catégorie de personne, celui qui assimile tout en bloc et que Kafka appelle&nbsp;<em>«le résigné»</em>,&nbsp;et les athées passifs, sont en général les plus subversifs et je ne pense pas prendre un énorme risque d’erreur en affirmant qu’ils constituent la majorité citoyenne sous nos cieux.</p>



<p>Le résigné accepte mal les échanges, il est d&rsquo;autant plus agressif que doté d’une croyance qu’il sait fragile et son agressivité traduit souvent la peur d’être déstabilisé et que sa foi ne soit irrémédiablement ébréchée.</p>



<p>L’athée passif est une personne qui assimile la négation généralement par influence ou par commodité partisane, pensant qu’il suffisait de tout remettre en question et de tout rejeter sans autre effort mental, que c’est d’ores et déjà l’éminence intellectuelle.&nbsp;Ce sont&nbsp;habituellement les plus rigides, qui croient avoir la science infuse, les plus sardoniques et qui n’ont généralement comme éléments de langage que des truismes et des stéréotypes trop souvent répétées, devenues usées et sans originalités. Ce sont ceux-là mêmes qui tiennent des réflexions du genre : ou dieu existe et qu’il est responsable du mal ou que l’homme est responsable du mal et que dieu n’est pas tout puissant. Les personnes qui tranchent aussi facilement dans un sens ou dans l’autre sont généralement les plus intolérants, les plus sectaires et les plus fanatiques.&nbsp;Ce sont&nbsp;ceux-là mêmes que l’on voit à des heures de grandes&nbsp;écoutes&nbsp;dans les médias, ou devant un grand auditoire, ou même en aparté&nbsp;à&nbsp;s’enflammer et&nbsp;à&nbsp;palabrer en dépréciant, en dénigrant et en pourfendant l’autre, pensant, vraisemblablement par atavisme, que leur valeur est inversement proportionnelle à celle de l’autre.</p>



<p>Je ne dis pas que ces gens-là sont dangereux, mais je dis que le danger et la subversion ont plus de chance de s’épanouir chez celui qui arrive à statuer d’une façon aussi sommaire dans des sujets aussi existentiels et d’être convaincu sans avoir engagé le moindre petit effort afin d’étayer ses convictions, que l’enfer est systématiquement l&rsquo;autre.</p>



<p>L’absurde est proportionnel à notre avidité de compréhension et de rationnel et inversement à notre disposition à s’accommoder de concepts ne tolérant aucune analyse logique.</p>



<p>Ce que Camus appelle l’absurde et qui n’est autre que cette impérieuse quête de sens de cette vie, devant cet univers irrationnel, passe pour lui par trois étapes : la négation, la révolte et puis l’amour. On est tenté vouloir déductivement exclure d’emblée ceux qui, par identité ou par naissance, ont assimilé un sens à leurs&nbsp;vies, qui les a précédés, qu’ils se sont interdits&nbsp;de discuter et qu’il se sont imposés&nbsp;comme seule alternative, mais là non plus, rien n’est moins certain, car chacun s’accommode à sa façon de ses incertitudes. Cette servitude volontaire est probablement le choix le plus confortable et je ne suis pas sûr que la qualifier d’ignorance sacrée lui convient vraiment !&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Avant de s’étaler dans l’absurde que Kafka avait évoqué avant Camus, sans l’avoir nommé ni théorisé, et avant d’essayer de le comprendre dans notre société méditerranéenne, exposons brièvement ce que Kafka appelle la résignation.&nbsp;</p>



<p>La parabole de la loi de Kafka, compliquée et complexe, vous donne l’impression qu’elle est écrite pour vous et particulièrement pour certains moments de votre vie : un homme arrive devant la porte de la loi et demande au gardien de le laisser entrer, c’est possible lui explique le gardien mais le moment n’est pas encore venu. Il lui explique aussi qu&rsquo;une fois dedans, il aura affaire à beaucoup d’autres gardiens et qu’il lui faudra composer avec eux. Il attend alors des années et à la fin de sa vie il pose la question au gardien : mais pourquoi est-ce que pendant tout ce temps je n’ai vu personne entrer ? Mais parce que cette porte était faite pour vous, que maintenant il était trop tard, lui a-t-il dit,&nbsp;et il&nbsp;ferma la porte définitivement et s’en alla. Le désarroi&nbsp;de cet homme&nbsp;était que la loi était faite pour&nbsp;lui&nbsp;et qu’il était puni du fait de lui avoir obéi.</p>



<p>La volonté suprême ou la loi suprême revêt à nos yeux nous les humains un aspect illogique voire magnifiquement absurde mais ce n’est peut-être que notre limite de compréhension qui nous les présente ainsi.</p>



<p>Les résignés sont donc ces personnes qui ont trouvé une religion, une tradition ou une légende, qu’ils ont assimilées&nbsp;intégralement sans se donner la peine de douter, d’envisager un tant soit peu d’autres&nbsp;alternatives ni même d’essayer de se trouver une raison de l’adopter.</p>



<p>Les résignés sont aussi, à mon avis, ceux qui se sont arrêtés&nbsp;à la négation, qui n’ont comme prouesse intellectuelle que de demander à l’autre de prouver ces croyances et qui se sont donc accommodés&nbsp;de leurs&nbsp;totale incompréhension comme d’une fatalité. On a l’impression que leur négation est plus un rejet qu’un besoin de comprendre et qu’ils se sont emprisonnés&nbsp;dans cette négation, qui si elle était saine et qu’elle était suivie du cheminement logique de la raison, aurait donné une révolte qui se serait soldée&nbsp;par ce que Camus appelle l’amour.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>La loi ou les règles nous sont imposées et personne ne peut le nier; la mort nous est imposée et tout ce qu’on peut faire, c’est essayer de comprendre. Les moins malheureux sont ceux qui ont leurs évidences malgré le fond d’incertitude auquel personne n’y&nbsp;échappe, mais ni l’évidence ni le doute ni la négation ne nous empêchent&nbsp;de vivre avec le désarroi et l’angoisse en prime.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’absurdité d’avoir vécu sans aucune raison</h2>



<p><em>‘‘Le Procès’’</em> devient alors une métaphore de la vie, qui nous donne la liberté d’agir avec une soumission non choisie au jugement de l’autre selon sa propre compréhension de la loi et avec comme seule certitude notre propre finitude. La vie devient alors cette gigantesque scène où on s’affirme en agissant et où on est jugé pour chaque action. Exister est donc une forme de procès où la société nous juge et nous condamne selon sa propre compréhension de la loi et pour avoir osé exercer notre liberté et donc pour avoir osé vivre. La mort vient alors nous ouvrir les yeux sur l’absurdité d’avoir vécu sans aucune raison, en obéissant à une loi qui n’a été écrite par personne et qui a été revue et amendée par chacun. Par voie de conséquence, le fait qu&rsquo;elle soit juste ne devient qu’une candide illusion. Le paradoxe devient donc ce choix qui s’impose à nous de se résigner, d’obéir et de vivre comme cet homme qui a attendu des années devant la porte de la loi et qui s’est vu refuser la lumière, ou se révolter contre une loi dédaléenne avec le risque de devenir indéniablement fou et qui ne le deviendrait pas en se révoltant contre la mort ?</p>



<p>Ce combat n&rsquo;est pas très différent de celui de Meursault dans <em>‘‘L’étranger’’</em> de Camus, qui a été condamné à la peine capitale pour avoir tué accidentellement un homme, non pas principalement pour son acte mais surtout parce qu’il n’a pas pleuré aux funérailles de sa mère et pour ne pas avoir exprimé de remord. Il a accepté son jugement quand il a fini par intégrer l’absurdité de sa situation.</p>



<p>Kafka avait déjà introduit la notion de l’absurde que Camus définit&nbsp;comme étant la confrontation entre cet univers et ces lois irrationnelles et ce désir éperdu de clarté dont l’appel résonne au plus profond de l’homme.</p>



<p>Le sens de la vie n’a jamais ou très peu posé de problème pour un monde où chacun s’est trouvé son dieu créateur, car le sens de la création est admis, c’est la genèse, le bien et le mal et même les catastrophes naturelles rentreraient dans ce cadre&nbsp;en contribuant&nbsp;d’une certaine manière au schéma de l’existence.</p>



<p>Le sens de la vie et sa raison deviennent la question originelle dès lors que dieu est déclaré mort comme l’a décrété Nietzsche. L’absurde est donc la prise de conscience de l’absence de sens de ce monde, on est à la recherche d’un sens à notre vie mais dans l’impossibilité d’en trouver. Vient alors la révolte qui n’est autre que le refus de l’indifférence face à cette absence de sens. La révolte ne nie pas l’absurdité mais la transcende en la rendant humaine. Vient alors l’amour comme source d’espoir et comme dépassement de l’égoïsme, c’est ce qui permettrait de se sortir de l’isolement et de la solitude.</p>



<p>Le problème de la révolte chez Camus est qu’il l’a décidée&nbsp;absolue. Elle ne peut pas se solder par la découverte d’un sens à la vie, il l’exclut&nbsp;catégoriquement. Il a traité Jaspers et Kierkegaard d’apôtres de la pensée humiliée&nbsp;pour avoir dit, le premier&nbsp;:&nbsp;<em>«L’échec ne montre-t-il pas, au-delà de toute explication et de toute interprétation possible, non le néant mais l’être de la transcendance ?»</em>&nbsp;Et le deuxième pour avoir réclamé le troisième sacrifice, exigé par Ignace, celui dont Dieu se réjouit le plus :&nbsp;<em>«le sacrifice de l’Intellect»</em>.</p>



<p>Pourquoi exclure irrévocablement la possibilité de trouver un sens à la vie ou une logique à ses croyances ? Jaspers, Kierkegaard et Chestov, il est vrai, donnent plutôt l’impression d’avoir abdiqué mais non pas sans une certaine logique. Sinon quelle serait la logique dans un univers censé constitué de 95 % de matière et d’énergie noire, qu’on appelle noire uniquement parce qu’on ne peut pas la voir et qu’on n’a aucune preuve de son existence ? L’existence de cette énergie noire est admise par la quasi-totalité des scientifiques malgré qu’elle ne soit que le fruit de déductions, démontrée par des formules abstraites afin d’expliquer maints phénomènes, tels que la gravité qui maintient l’équilibre cosmique et la complexité de la vitesse d’expansion de l’univers, sans que son existence ne soit jamais démontrée. Elle le sera très probablement un jour, comme l’ont été les trous noirs annoncés en 1916 et observées directement la première fois en 2016. Et le déiste Michio Kaku, qui pense avoir trouvé la preuve de l’existence de dieu, n&rsquo;est pas un apôtre de la pensée humiliée, osons l’espérer ! ?</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une philosophie séduisante de la vie</h2>



<p>L’absurde de Camus reste une philosophie séduisante de la vie, en dehors du fait qu’elle&nbsp;ne&nbsp;soit parfois dans une exclusion qui ne souffre le moindre petit doute. Décider de l’impossibilité totale et définitive d’accéder d’une manière logique ou scientifique aux mystères de la vie, si on y consent, ne peut que brider la liberté et l’intelligence humaine. N’envisager que l’amour comme issue n’est pas loin de l’idée du surhomme de Nietzsche avec les ambiguïtés en moins, surtout que&nbsp;<em>‘‘Le Mythe de&nbsp;Sisyphe’’</em>&nbsp;a vu le jour en 1942, et qu’à l’époque l’idée du surhomme a été crucialement salie&nbsp;par les véhémences nazies.&nbsp;</p>



<p>Croire ou ne pas croire n’est pas un choix ni le fruit d’une réflexion pour tout le monde. Quand on a choisi de s’engager dans une longue quête à la recherche d’un sens à la vie, quelle&nbsp;qu’en&nbsp;soit l’issue,&nbsp;cette recherche&nbsp;ne peut&nbsp;qu’être&nbsp;que&nbsp;saine et riche, parce qu’elle est née d’un doute, construite sur le doute et restera bénie par le doute.</p>



<p>La résignation et l’assimilation d’une croyance ou la négation réactionnelle, par un oppositionnisme quasi morbide sans véritable réflexion ni approfondissement, sont à l’origine de ce qu’il y a de plus mauvais chez l’être humain. Les élus de cette calamité sont généralement reconnaissables à leur ouïe partiale, étroite et irritable, à leurs convictions à peine voilées&nbsp;que, plutôt que de les agacer avec de futiles palabres, on devrait profiter et apprendre tant qu’ils sont là et à leurs répliques qui se résument à peu près à des aphorismes de salon.</p>



<p>Quant à mon amie qui punit le bon dieu pour avoir créé la mort, je ne sais pas si c’est une résignée qui accepte l’idée d’un créateur et chose curieuse elle compose avec lui d’égal à égal, si elle est dans une négation tronquée ou si ce n’est qu’une révoltée&nbsp;qui s’accommode avec ce que Camus appelle la pensée humiliée. Je ne lui ferai naturellement pas l’affront d’essayer de la classer mais je pense que dans l’absurde de Camus, on ne peut raisonnablement se figurer, plus absurde. Et je ne peux pas finir sans lui citer l’ange Gersade dans&nbsp;<em>‘‘Zadig’’</em>&nbsp;de Voltaire qui dit :&nbsp;<em>«Selon les ordres immuables de celui qui embrasse tous, il n’y a point de hasard, tout est épreuve, punition, récompense ou prévoyance, s’il n’y avait que du bien et point de mal, cette terre serait une autre terre.»</em></p>



<p><em>* Chirurgien à Gafsa.&nbsp;&nbsp;</em></p>



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		<title>Les révolutions de la «liberté totale» à la «totale destruction»</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 14 Dec 2024 09:18:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Albert Camus]]></category>
		<category><![CDATA[justice]]></category>
		<category><![CDATA[liberté]]></category>
		<category><![CDATA[Monia Kallel]]></category>
		<category><![CDATA[révolte]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La révolte, loin d’être une exaltation destructrice, est avant tout un appel à préserver ce qui rend la vie humaine supportable.</p>
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<p><strong><em>La révolte, loin d’être une exaltation destructrice, est avant tout un appel à préserver ce qui rend la vie humaine supportable. À protéger l’équilibre fragile entre justice et liberté. Et, surtout, à refuser que la violence, même au nom des idéaux les plus nobles, devienne une fin en soi.</em></strong></p>



<p><strong>Monia Kallel *</strong><strong></strong></p>



<span id="more-14872461"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/12/Monia-Kallel.jpg" alt="" class="wp-image-14872475" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/12/Monia-Kallel.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/12/Monia-Kallel-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/12/Monia-Kallel-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Aujourd’hui, Camus nous regarde. Il nous observe avec les yeux brillants de l’analyste qui a démonté les ressorts (historiques, idéologiques et psychologiques) des révolutions européennes des XIXe et XXe siècles. Qui a interrogé les discours et les actes des révolutionnaires (français, russes, allemands, italiens, espagnols). Qui a disséqué les mécanismes transformant les révoltes en révolutions, et les révolutions en tragédies.<strong></strong></p>



<p>Aujourd’hui, Camus nous observe et nous interpelle, lui pour qui l’art n’est pas <em>«une réjouissance solitaire»</em>, mais un moyen d’émouvoir les hommes et de leur offrir <em>«une image privilégiée des souffrances et des joies communes»</em> (discours de réception du prix Nobel, 1957).</p>



<h2 class="wp-block-heading">La religion révolutionnaire</h2>



<p>Avec la légèreté d’un danseur, la patience d’un artisan et les scrupules d’un sculpteur de pierre, il nous décrit les manifestations et les dangers de ce qu’il appelle <em>«la religion révolutionnaire»</em>.</p>



<p><em>«Pour tous les opprimés, la révolution est la fête, au sens sacré du mot. Une fête sans commencement ni fin»</em> nourrie par <em>«la joie de tout détruire»</em>. Les révolutionnaires aspirent à la <em>«liberté totale»</em> à travers la <em>«totale destruction»</em>.</p>



<p>Camus, le Français d’Algérie, qui fut marginalisé de son vivant — trop antisoviétique pour les uns, trop silencieux sur la question algérienne pour les autres —, a-t-il une chance d’être entendu aujourd’hui?</p>



<p>En ce XXIe siècle, où les espoirs soulevés par les révoltes arabes s’effacent, où résonnent ici et là le tumulte des villes saccagées, les craquements des effigies du pouvoir déboulonnées, le crépitement des mitrailleuses, les hurlements de victoire ou de détresse, la voix de Camus persiste : ténue, fluette, mais vibrante.</p>



<p>Elle vibre dans les murmures des citoyens hésitants, dans la solitude de ceux qui placent les principes au-dessus des résultats, et dans le silence de ceux qui n’adhèrent pas aux trompeuses logiques binaires : maîtres/esclaves, vainqueurs/vaincus, bons/méchants&#8230;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les nouveaux inquisiteurs</h2>



<p><em>«Tout détruire, c’est se vouer à construire sans fondations; il faut ensuite tenir les murs debout, à bout de bras. Celui qui rejette tout le passé sans en rien garder de ce qui peut servir à vivifier la révolution, celui-là se condamne à ne trouver de justification que dans l’avenir et, en attendant, charge la police de justifier le provisoire»,</em> écrit le Prix Nobel de littérature<em>.</em> Et de conclure, sans équivoque : <em>«Le nihilisme s’achève en terrorisme.»</em> Les<em> «nouveaux inquisiteurs»</em>, théoriciens, idéologues et hommes d’action, ont planté la roue infernale des révolutions qui, précise-t-il, va <em>«de la liberté illimitée»</em> au <em>«despotisme illimité»</em>.</p>



<p>L’auteur de <em>‘‘L’Homme révolté’’</em> (1951) ne propose pas de solutions, mais il nous offre une précieuse boussole : la révolte, loin d’être une exaltation destructrice, est avant tout un appel à préserver ce qui rend la vie humaine supportable. À protéger l’équilibre fragile entre justice et liberté. Et, surtout, à refuser que la violence, même au nom des idéaux les plus nobles, devienne une fin en soi.&nbsp;</p>



<p>* <em>Universitaire.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="l0uAKGYK9m"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/19/crepuscule-de-philippe-claudel-verite-efficiente-et-verite-effective/">‘‘Crépuscule’’ de Philippe Claudel : «vérité efficiente» et «vérité effective»</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘‘Crépuscule’’ de Philippe Claudel : «vérité efficiente» et «vérité effective» » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/19/crepuscule-de-philippe-claudel-verite-efficiente-et-verite-effective/embed/#?secret=FGrqK1QWRi#?secret=l0uAKGYK9m" data-secret="l0uAKGYK9m" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p></p>
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		<title>Le poème du dimanche : ‘‘Vêpres’’ de Henry Bauchau</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/11/le-poeme-du-dimanche-vepres-de-henry-bauchau/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 11 Aug 2024 05:53:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Albert Camus]]></category>
		<category><![CDATA[Henry Bauchau]]></category>
		<category><![CDATA[Jean Amrouche]]></category>
		<category><![CDATA[Malines]]></category>
		<category><![CDATA[poète belge]]></category>
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					<description><![CDATA[<p> Henry Bauchau, est l’une des figures majeures de la littérature belge.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Né en 1913 à Malines, en Belgique, Henry Bauchau, est poète, romancier, nouvelliste et dramaturge de langue française. L’une des figures majeures de la littérature belge.</em></strong></p>



<span id="more-13747429"></span>



<p>Son œuvre, importante, aux accents chrétiens, est marquée par l’occupation allemande qui détruit la maison familiale dans le Louvain.</p>



<p>Militant contre la guerre, il s’oppose au colonialisme en Algérie, travaille pour l’éditeur Edmond Charlot et se lie d’amitié avec Albert Camus et Jean Amrouche.</p>



<p>Sa poésie évolue peu à peu vers les philosophies extrême-orientales, mêlée à une foi mystique. Il décède en 2012.</p>



<p>Il a notamment publié <em>Géologie</em> (Gallimard, 1958); <em>Célébration</em> (L’Aire, 1992); <em>Poésie complète</em> (Actes Sud, 2009).</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Tahar Bekri</strong></p>



<p><em>Deuil et mélancolie sous tes yeux ne sont</em></p>



<p><em>plus ténèbres</em></p>



<p><em>Et la sombre musique du temps à ta voix</em></p>



<p><em>redevient brillante.</em></p>



<p><em>Il est vrai que la grâce du matin ne disparaît</em></p>



<p><em>point à l’heure du soir</em></p>



<p><em>Et que le soleil déclinant éclaire encore le sol</em></p>



<p><em>modeste</em></p>



<p><em>J’ai dépensé ma force et fatigué ce jour</em></p>



<p><em>est-ce que peine d’amour pouvait être perdue&nbsp;?</em></p>



<p><em>Dans ce vallon planté de pins et d’oliviers</em></p>



<p><em>la mémoire compose</em></p>



<p><em>Le château du mélèze et la rencontre aventureuse.</em></p>



<p><em>Aujourd’hui comme hier, c’est l’heure du couchant</em></p>



<p><em>La déclivité de l’automne, l’odeur de l’herbe</em></p>



<p><em>Et l’assentiment de la nuit.</em></p>



<p><em>Il te suffit que je me taise</em></p>



<p><em>Rien ne peut plus nous séparer si je travaille</em></p>



<p><em>ta présence.</em></p>



<p><em>Et je sais que dans ton sommeil</em></p>



<p><em>On entend parfois la vie comme un arbre</em></p>



<p><em>Rire merveilleusement en rêve et tout en larmes.</em></p>



<p class="has-text-align-right"><em><strong>La pierre sans chagrin, l’Aire, 1966.</strong></em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="91cX1rB4QS"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/04/28/le-poeme-du-dimanche-le-grand-combat-et-autres-textes-dhenri-michaux/">Le poème du dimanche : ‘‘Le grand combat’’ et autres textes d’Henri Michaux</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le poème du dimanche : ‘‘Le grand combat’’ et autres textes d’Henri Michaux » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/04/28/le-poeme-du-dimanche-le-grand-combat-et-autres-textes-dhenri-michaux/embed/#?secret=g5hmO1ieqn#?secret=91cX1rB4QS" data-secret="91cX1rB4QS" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="LYcxDZzGWd"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/02/13/le-poeme-du-dimanche-je-me-souviens-de-werner-lambersy/">Le poème du dimanche : «Je me souviens» de Werner Lambersy</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le poème du dimanche : «Je me souviens» de Werner Lambersy » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/02/13/le-poeme-du-dimanche-je-me-souviens-de-werner-lambersy/embed/#?secret=n3eljQNf8l#?secret=LYcxDZzGWd" data-secret="LYcxDZzGWd" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>« L&#8217;étranger » d&#8217;Albert Camus adapté en manga</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fawz BenAli]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 May 2023 14:22:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Albert Camus]]></category>
		<category><![CDATA[L&#039;étranger]]></category>
		<category><![CDATA[manga]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Après avoir été adapté au cinéma, en bande dessinée et même en musique et en chorégraphie, le roman culte d’Albert Camus « L’étranger » sort aujourd’hui dans un format manga. Publié en 1942, « L’étranger » est l’un des romans les plus lus à travers le monde. Il s’agit du premier roman d’Albert Camus (1913 – 1960) qui s’inscrit...</p>
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<p><strong><em>Après avoir été adapté au cinéma, en bande dessinée et même en musique et en chorégraphie, le roman culte d’Albert Camus « L’étranger » sort aujourd’hui dans un format manga.</em></strong></p>



<span id="more-7963286"></span>



<p>Publié en 1942, « <em>L’étranger</em> » est l’un des romans les plus lus à travers le monde. Il s’agit du premier roman d’Albert Camus (1913 – 1960) qui s’inscrit dans la trilogie du cycle de l’absurde. Traduit en 68 langues, il met en scène le personnage narrateur de Meursault qui vit en Alger en Algérie française.</p>



<p>« <em>L’étranger</em> » a fait l’objet de plusieurs adaptations cinématographiques dont la plus célèbre est celle de Luchino Visconti, il a également inspiré plusieurs autres romans comme « Meursault, contre enquête » de Kamel Daoud.</p>



<p>Le livre qui a marqué les lecteurs du monde entier vient d’être adapté en manga par Ryota Kurumado. Il sera disponible dès aujourd’hui, mercredi 17 mai, dans les librairies, aux éditions Michel Lafon.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>F.B</strong></p>
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		<title>« Correspondance » d’Albert Camus et Maria Casarès en lecture théâtralisée à l’Institut Français de Tunisie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fawz BenAli]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 26 May 2022 11:16:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Albert Camus]]></category>
		<category><![CDATA[correspondance]]></category>
		<category><![CDATA[Hélène Catzaras]]></category>
		<category><![CDATA[IFT]]></category>
		<category><![CDATA[Maria Casarès]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’Institut Français de Tunisie (IFT) organise une lecture théâtralisée de « Correspondance » d’Albert Camus, ce soir, jeudi 26 mai. La littérature, le théâtre et la musique seront réunis dans l’événement qui aura lieu ce soir à l’auditorium de l’IFT. L’actrice Hélène Catzaras et l’animateur Fawez Ben Tmessek interpréteront des extraits de la célèbre œuvre épistolaire «&#160;Correspondance&#160;»...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><em><strong>L’Institut Français de Tunisie (IFT) organise une lecture théâtralisée de « Correspondance » d’Albert Camus, ce soir, jeudi 26 mai.</strong></em></p>



<span id="more-977395"></span>



<p>La littérature, le théâtre et la musique seront réunis dans l’événement qui aura lieu ce soir à l’auditorium de l’IFT. L’actrice Hélène Catzaras et l’animateur Fawez Ben Tmessek interpréteront des extraits de la célèbre œuvre épistolaire «&nbsp;Correspondance&nbsp;» du grand écrivain français Albert Camus et de l’actrice franco-espagnole Maria Casarès.</p>



<p>«&nbsp;Correspondance&nbsp;» réunit les lettres échangées entre 1944 et 1959 par ces deux grandes figures de la vie culturelle française du 20° siècle. Sensible au talent de l’actrice, Albert Camus lui avait confié le rôle de Martha pour la création du «&nbsp;Malentendu&nbsp;» en 1944. Jusqu’à la mort accidentelle de l&rsquo;écrivain en janvier 1960, Albert et Maria n’ont jamais cessé de s’écrire.</p>



<p>Hélène Catzaras et Fawez Ben Tmessek seront accompagnés au piano par Yassin Vassili Cherif.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>F.B</strong></p>
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		<title>Tunisie : Les Journées Albert Camus dans le cadre du Mois de la Francophonie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fawz BenAli]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 23 Mar 2022 13:50:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Albert Camus]]></category>
		<category><![CDATA[Journées Albert Camus]]></category>
		<category><![CDATA[mois de la francophonie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les Journées Albert Camus se tiennent en ce moment et jusqu’au 28 mars dans différents espaces à Tunis et à Sfax dans le cadre de la célébration du mois de la Francophonie. L’Alliance française de Tunis, en partenariat avec l’Institut Français de Tunis (IFT), organise les Journées Albert Camus, un événement qui a lieu pendant...</p>
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<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/03/Untitled-3-7.jpg" alt="" class="wp-image-385039"/></figure></div>



<p><strong><em>Les Journées Albert Camus se tiennent en ce moment et jusqu’au 28 mars dans différents espaces à Tunis et à Sfax dans le cadre de la célébration du mois de la Francophonie.</em></strong></p>



<span id="more-385022"></span>



<p>L’Alliance française de Tunis, en partenariat avec l’Institut Français de Tunis (IFT), organise les Journées Albert Camus, un événement qui a lieu pendant semaine dans quatre espaces différents&nbsp;: La Faculté des Lettres et des Sciences humaines de Sfax, La Maison de France à Sfax, l’Alliance Française de Tunis et l’IFT.</p>



<p>Une exposition, des conférences, des ateliers, des projections de films et des concours aussi bien pour les adolescents que pour les adultes sont au programme de cet événement qui s’inscrit dans le cadre du Mois de la Francophonie qui marque cette année son grand retour après différents reports causés par la pandémie du Coronavirus (Covid-19).</p>



<p>L’événement qui célèbre l’œuvre immense du grand romancier et philosophe français, a été inauguré par une exposition intitulée « <em>Camus, un héritage pour demain</em> ». Le programme se poursuit notamment avec la projection du film documentaire « <em>Albert Camus, la tragédie du bonheur</em> » (1992), et une rencontre avec l’écrivaine Martine Mathieu-Job autour de son ouvrage « Lettres à Camus » paru en 2021 aux éditions Elyzad.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>F.B</strong></p>
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		<item>
		<title>Ateliers pédagogiques en Tunisie autour des «Carnets» d’Albert Camus</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Dec 2021 08:03:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Albert Camus]]></category>
		<category><![CDATA[Carnets]]></category>
		<category><![CDATA[Clément Vieu]]></category>
		<category><![CDATA[Djerba]]></category>
		<category><![CDATA[Medenine]]></category>
		<category><![CDATA[Naceur Bouabid]]></category>
		<category><![CDATA[Oléa Compagnie Méditerranéenne]]></category>
		<category><![CDATA[Pascal Castelletta]]></category>
		<category><![CDATA[Tunis]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Entre le 29 novembre et le 2 décembre, successivement à Djerba, à Médenine et Tunis, des groupes d&#8217;élèves et d&#8217;étudiants ont participé à des séances d&#8217;expression libre sur des thématiques chères à Albert Camus. Un exercice de communication qui a permis aux participants, accompagnés par un spécialiste, de libérer leur imagination et leur émotion. Par...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/12/15/ateliers-pedagogiques-en-tunisie-autour-des-carnets-dalbert-camus/">Ateliers pédagogiques en Tunisie autour des «Carnets» d’Albert Camus</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/12/Etudiants-tunisiens-Albert-Camus.jpg" alt="" class="wp-image-373519"/></figure></div>



<p><strong><em>Entre le 29 novembre et le 2 décembre, successivement à Djerba, à Médenine et Tunis, des groupes d&rsquo;élèves et d&rsquo;étudiants ont participé à des séances d&rsquo;expression libre sur des thématiques chères à Albert Camus. Un exercice de communication qui a permis aux participants, accompagnés par un spécialiste, de libérer leur imagination et leur émotion.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Naceur Bouabid *</strong></p>



<span id="more-373518"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/04/Naceur-Bouabid.jpg" alt="" class="wp-image-295058"/></figure></div>



<p>Nos jeunes élèves et étudiants étaient loin d’imaginer qu’ils seraient capables, en l’espace de quelques heures, de telles prestations, et de s’aventurer aussi rapidement dans un exercice périlleux qui ne leur était pas coutumier. Ils l’ont fait, pourtant, en s’affranchissant, en si peu de temps, de toutes les entraves de communication, des pesanteurs sociales souvent accablantes, du trac de la première mise à l’épreuve, pour affuter leur imaginaire, prendre conscience de leur potentiel corporel et émotionnel et aboutir à une expression libre en rapport avec la thématique, choisie préalablement de concert avec leurs professeurs respectifs, parmi celles chères à Camus, communément abordées dans son œuvre.</p>



<p>C’était lors de l’atelier pédagogique Action et Médiation <em>«Autour des Carnets d’Albert Camus»</em> tenu en Tunisie, entre le 29 novembre et le 2 décembre, successivement à Djerba, à Médenine et Tunis, dans le cadre d’un partenariat pilote entre, d’une part, Oléa Compagnie Méditerranéenne, représentée lors de cette tournée tunisienne par Clément Vieu, son directeur artistique, et la Faculté des sciences humaines et sociales de Tunis (département de français), le lycée pilote de Médenine et le lycée Ibn Arafa à Djerba, d’autre part, représentés respectivement par Dorra El Bessi, Hafidha Lamine et Hichem Trabelsi, tous professeurs de français.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/12/Etudiants-Djerba.jpg" alt="" class="wp-image-373520" width="500"/><figcaption><em>A Djerba.</em></figcaption></figure></div>



<h2 class="wp-block-heading">Libérer la parole </h2>



<p>C’était un moment fort de dialogue libre, d’échange et de mise en situation entre l’animateur-médiateur de l’atelier, Pascal Castelletta, acteur français de cinéma et de théâtre, professeur, coach et metteur en scène, et son audience composée tantôt d’élèves, tantôt d’étudiants ayant en partage la jeunesse de l’âge et de l’esprit, public visé prioritairement par ce projet. Fort de sa longue expérience d’enseignant de théâtre, mais aussi de son travail qu’il avait construit sur la médiation avec le théâtre forum, il n’a pas mis longtemps, confronté à ce nouveau public visé, et faisant usage d’un vocabulaire adapté à son audience, pour le jauger, le faire participer, l’impliquer de façon à lui faire libérer la parole en toute confiance et à faire émerger la quintessence de ce moment de dialogue et d’échange.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/12/Etudiants-Medenine.jpg" alt="" class="wp-image-373521" width="500"/><figcaption><em>A Medenine.</em></figcaption></figure></div>



<p>Le résultat qui s’est ensuivi était saisissant et prégnant, tant à Djerba, à Médenine qu’à Tunis: confiés au maître, gagnant progressivement en confiance, et disponibles à l’écoute et à l’apprentissage, ils se sont laissés faire, amadouer, pour vaincre leurs peurs, oser être eux-mêmes face aux autres et dégager tout le potentiel émotionnel en possession. <em>«Dans ce cadre précis de la tournée des  »Carnets d’Albert Camus », il s’agit précisément pour moi, en tant qu’animateur et médiateur, en m’appuyant sur des thématiques centrales de l’œuvre d’Albert Camus, de ses combats politiques et de sa vie philosophique, de proposer des modules de médiation, de théâtre en action avec la participation active des lycéens. En venant en Tunisie, je ne savais pas avec quelle jeunesse j’allais travailler. Je savais que j’allais travailler avec des jeunes que je ne connaissais pas, je me suis, donc, préparé en amont pour voir ce que je pouvais faire et proposer. Mais quelle n’a pas été ma surprise de me retrouver face à une jeunesse sensible, de percevoir leurs manières d’être, comment ils fonctionnent, tout l’intérêt qu’a suscité chez ces jeunes ce projet et leur désir de connaissance»</em>, dira à la fin Pascal Castelletta de ces jeunes élèves et étudiants.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Genèse du projet </h2>



<p>Les Carnets d’Albert Camus couvrent vingt-quatre ans de la vie du romancier, écrits de ses propres mains entre mai 1935 et décembre 1959, soit quelques jours avant de se tuer accidentellement en rentrant à Paris en voiture le 4 janvier 1960. Publiés de manière posthume entre 1962 et 1989, d’abord par sa femme, Francine Camus, puis par Catherine, sa fille, ils sont repris par Stéphane-Olivier Bisson, metteur en scène, qui connaît parfaitement l’œuvre de Camus, et qui décide, avec l’accord de la fille du romancier, de visiter ces<em>  »Carnets »</em> et de travailler profondément l’adaptation des vingt-quatre années de la vie de l’écrivain au théâtre, de les mettre en corps et en mouvement sur scène.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/12/Etudiants-Tunis.jpg" alt="" class="wp-image-373522" width="500"/><figcaption><em>A Tunis. </em></figcaption></figure></div>



<p>A travers le spectacle produit, fruit de cette profonde adaptation, il restitue sur scène, en une heure dix, en mêlant des fragments de paroles d’une rare beauté, à une pensée aiguisée et à une voix rêveuse et envoûtante, des extraits des<em>  »Carnets » </em>abordant les traces de la vie quotidienne du romancier en Algérie, à Paris sous l’Occupation, pendant la Guerre froide, au cours de ses incessants voyages en Italie, au Brésil, en Grèce, et surtout, comme le précise l’initiateur de ce projet <em>«l’empreinte de sa pensée et de sa conscience, celle d’un homme fragile et combatif, s’efforçant de d’être heureux, amoureux de la beauté du monde.»</em></p>



<p>* <em>Professeur de Français et activiste de la société civile.</em></p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Articles du même auteur dans Kapitalis : </em></h4>



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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/12/15/ateliers-pedagogiques-en-tunisie-autour-des-carnets-dalbert-camus/">Ateliers pédagogiques en Tunisie autour des «Carnets» d’Albert Camus</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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