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	<title>Archives des Ali Khamenei - Kapitalis</title>
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	<title>Archives des Ali Khamenei - Kapitalis</title>
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		<title>D’où provient la résilience du régime iranien ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 05 Aug 2026 08:28:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Comprendre la capacité du régime iranien à résister aux pressions américano-israéliennes exige plus qu’une analyse du pouvoir religieux.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/05/dou-provient-la-resilience-du-regime-iranien/">D’où provient la résilience du régime iranien ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La génération actuellement aux affaires en Iran est composée de personnes qui ne sont ni des novices en politique ni des dirigeants facilement intimidés par les pressions extérieures. Leur longévité leur a conféré une solide expérience, un instinct aigu de survie du régime et une compréhension pragmatique des usages –et des limites– de la coercition comme du compromis.&nbsp;L’administration Trump qui cherche un épilogue au conflit avec Téhéran doit composer avec ces réalités. Ni la guerre ni la paix avec la République islamique ne seront faciles. Ce n’est pas un régime théocratique mais un régime militarisé avec une façade théocratique et c’est cette nuance que l’Occident n’a toujours pas assimilé.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-19378537"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Comprendre la capacité du régime iranien à résister aux pressions américaines et israéliennes exige bien plus qu’une simple analyse de l’establishment religieux. Il est nécessaire d’étudier la génération révolutionnaire qui a renversé le régime du Chah, bâti les institutions de la République islamique et qui exerce aujourd’hui une influence considérable dans le pays, explique l’universitaire irano-américain Mehrzad Boroujerdi, dans le <a href="https://www.nytimes.com/2026/08/02/opinion/iran-revolution-father-murder-boroujerdi-grimm.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">New York Times</a>, qui s’appuie sur une expérience personnelle douloureuse. Son père, cadre du secteur pétrolier iranien, a été assassiné en décembre 1978 par des membres du groupe armé islamiste Mansouroun, quelques semaines seulement avant la victoire de la révolution iranienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Boroujerdi souligne que plusieurs des personnes impliquées dans cet assassinat sont devenues par la suite des figures influentes au sein de l’armée et des services de sécurité iraniens et que certaines figurent encore aujourd’hui parmi les décideurs les plus importants de Téhéran.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ne pas négliger la génération la plus influente</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’universitaire américano-iranien soutient que les administrations américaines successives ont longtemps appréhendé l’Iran uniquement à travers le prisme des théologiens négligeant une autre génération, bien plus influente, en l’occurrence celle des dirigeants issus des organisations révolutionnaires armées, ayant combattu lors de la guerre Iran-Irak puis établi les Gardiens de la révolution et l’appareil sécuritaire et militaire qui est devenu l’épine dorsale du régime.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette génération, née dans les années 1950, a acquis une vaste expérience de la gestion de crise, confrontée aux sanctions, à l’isolement international, aux protestations internes et aux conflits armés.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Slz7e8MWbI"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/06/iran-unite-de-facade-pour-les-adieux-a-khamenei/">Iran | Unité de façade pour les adieux à Khamenei !</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Iran | Unité de façade pour les adieux à Khamenei ! » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/06/iran-unite-de-facade-pour-les-adieux-a-khamenei/embed/#?secret=5j50ainrjm#?secret=Slz7e8MWbI" data-secret="Slz7e8MWbI" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Cette expérience les a rendus plus adaptables aux pressions extérieures et plus conscients des limites du pouvoir et des frontières du compromis politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Boroujerdi indique que son père n’était ni un partisan du Chah ni du mouvement religieux dirigé par l’ayatollah Khomeini. Cependant, il a refusé de participer aux grèves visant à paralyser le secteur pétrolier, ce qui a conduit les groupes révolutionnaires à le considérer comme un ennemi de la révolution. Finalement, il fut assassiné avec un cadre américain de la même entreprise, un acte qui contribua à accélérer l’effondrement de la production pétrolière et à affaiblir le régime du Chah.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Etude du pouvoir iranien post-révolution</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’universitaire affirme que cet incident l’a incité à changer radicalement d’orientation. Il a abandonné ses études d’ingénierie pétrolière pour se tourner vers les sciences politiques, consacrant sa carrière universitaire à l’étude de la structure du pouvoir iranien et des élites apparues après la révolution.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il retrace le parcours de personnalités marquantes, notamment Mohsen Rezaei, qui a fondé et dirigé les Gardiens de la révolution pendant de nombreuses années et qui est aujourd’hui le conseiller militaire du guide suprême Mojtaba Khamanei, Ali Shamkhani, qui a occupé de hautes fonctions dans les domaines de la sécurité et de l’armée avant son assassinat lors du raid aérien israélo-américain de cette année, ainsi que Mohammad Baqer Zolghadr qui occupe actuellement un poste clé au sein du Conseil suprême de sécurité nationale iranien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Boroujerdi, l’assassinat du Guide suprême Ali Khamenei, conjugué aux répercussions de la récente guerre, a renforcé l’influence du pouvoir militaire au détriment de l’establishment religieux. De ce fait, les Gardiens de la révolution sont devenus la force la plus influente dans l’élaboration des politiques de l’État, tout en préservant la façade constitutionnelle du nouveau Guide suprême.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le régime ne s’effondrera pas facilement</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le politologue met en garde contre l’idée que croire à un effondrement facile du régime iranien relève d’une interprétation erronée de la réalité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En effet, l’État iranien dispose d’institutions sécuritaires et militaires bien établies, d’une élite dirigeante dotée d’une longue expérience de gestion des crises, malgré l’escalade des pressions économiques et sociales et le déclin de sa légitimité intérieure.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Boroujerdi conclut que l’Iran est actuellement confronté à un paradoxe complexe: le régime fait face à une accumulation de crises et à des défis sans précédent, tout en conservant une capacité de survie significative. Dès lors, toute politique américaine ou israélienne à l’égard de Téhéran doit impérativement appréhender la véritable nature des centres de pouvoir au sein de l’État et dépasser l’idée reçue selon laquelle ces centres seraient uniquement composés de religieux.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="WabbDDndIz"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/17/fin-de-la-guerre-diran-le-fiasco-de-lamerique-de-trump/">Fin de la guerre d’Iran | Le fiasco de l’Amérique de Trump !</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Fin de la guerre d’Iran | Le fiasco de l’Amérique de Trump ! » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/17/fin-de-la-guerre-diran-le-fiasco-de-lamerique-de-trump/embed/#?secret=0U84GNiZdf#?secret=WabbDDndIz" data-secret="WabbDDndIz" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
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			</item>
		<item>
		<title>Révélations &#124; Comment le Mossad a-t-il recruté Mahmoud Ahmadinejad ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/14/revelations-comment-le-mossad-a-t-il-recrute-mahmoud-ahmadinejad/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Jul 2026 09:35:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ahmadinejad est actuellement assigné à résidence en Iran après que les les autorités ont rassemblé des preuves de ses contacts avec Israël.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>C’est une bombe. Le <a href="https://www.nytimes.com/2026/07/13/us/politics/israel-mahmoud-ahmadinejad-iran.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">New York Times</a> a révélé ce lundi 13 juillet 2026 que l’ancien président iranien Mahmoud Ahmadinejad a été recruté par le Mossad ! Les Israéliens ont commencé à s’intéresser à lui quand ses relations se sont dégradées avec le défunt Guide suprême Ali Khamenei. Ahmadinejad a été empêché à trois reprises de se présenter de nouveau à l’élection présidentielle ce qui a nourri chez lui un profond ressentiment contre le régime et a forgé sa conviction que son retour au pouvoir ne pourrait avoir lieu qu’avec la chute de ce régime. </em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-19221788"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une enquête intitulée <em>«Dans les coulisses de l’opération secrète d’Israël pour recruter Ahmadinejad»</em> et menée par quatre journalistes Mark Mazzetti, Julian E. Barnes, Farnaz Fassihi et Ronen Bergman, le <em>New York Times</em> a révélé, lundi 13 juillet 2026, que l’ancien président iranien Mahmoud Ahmadinejad est assigné à résidence par les services de renseignement des Gardiens de la révolution après que les autorités iraniennes ont découvert ses contacts avec Israël.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le journal américain, Israël a mené pendant des années une opération secrète visant à recruter Ahmadinejad dans le but de l’installer à la tête de l’Iran après la chute du régime. L’enquête s’appuie sur des sources américaines, israéliennes et iraniennes connaissant les détails de l’opération.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Début 2024, un haut responsable du gouvernement hongrois de l’époque a demandé au professeur Gergely Deli, président de la Ludovika University of Public Service (Université Ludovica de l’administration publique) à Budapest, d’inviter Ahmadinejad à une conférence sur le changement climatique. Selon Deli, on lui a indiqué que cette conférence servirait en réalité de couverture à des discussions secrètes entre Ahmadinejad et des responsables des services de renseignement israéliens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré ses craintes de nuire à sa propre réputation et à celle de l’université, il accepta, estimant que si les deux parties étaient disposées à dialoguer, il fallait leur en donner l’occasion.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’enquête rapporte que les gardes du corps d’Ahmadinejad ont déclaré qu’il avait réussi à disparaître au moins deux fois durant sa visite pour assister à de longues réunions. Interrogé, il affirma rencontrer des professeurs d’université. Lors de la conférence, Ahmadinejad prononça un discours en anglais, évoquant <em>«l’humanité commune»</em> et un <em>«ordre mondial en mutation»</em>. Il surprit l’auditoire en ne commençant pas son discours par un verset du Coran. Comme il l’avait fait tout au long de sa présidence, il offrit même au recteur de l’université un exemplaire du ‘‘<em>Livre des Rois</em>’’ * du grand poète persan du X<sup>e</sup> siècle Ferdowsi et reçut de sa main l’emblème de l’université.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="LysIeYYNR8"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/21/la-toile-daraignee-tissee-par-lespionnage-israelien-en-iran/">La toile d’araignée tissée par l’espionnage israélien en Iran</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La toile d’araignée tissée par l’espionnage israélien en Iran » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/21/la-toile-daraignee-tissee-par-lespionnage-israelien-en-iran/embed/#?secret=bGer3eyIIx#?secret=LysIeYYNR8" data-secret="LysIeYYNR8" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">La mue d’Ahmadinejad</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Deli admet avoir servi d’intermédiaire pour faciliter des réunions secrètes. Selon des sources américaines, l’ancien chef du Mossad David Barnea s’était personnellement rendu à Budapest pour rencontrer Ahmadinejad. Le Mossad a ensuite informé la CIA qu’Israël avait financé ses frais d’hébergement et de voyage ces dernières années et que des responsables du renseignement israélien l’avaient rencontré à plusieurs reprises hors d’Iran. Selon l’enquête, Ahmadinejad, qui a été président de l’Iran de 2005 à 2013 et considéré à l’époque comme l’une des figures les plus importantes de la ligne dure –partisan du programme nucléaire iranien, appelant régulièrement à la destruction d’Israël– a progressivement modifié son image après avoir quitté ses fonctions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’enquête indique qu’Ahmadinejad a commencé à adoucir son discours anti-israélien, critiquant l’appareil sécuritaire et la corruption gouvernementale. Il a adopté une apparence plus occidentalisée, appris l’anglais, rencontré fréquemment des civils et s’est présenté comme un homme politique plus modéré. Selon l’un de ses anciens conseillers, Abdolreza Davari, la motivation d’Ahmadinejad n’était pas l’argent mais plutôt le désir de revenir au pouvoir. Un proche collaborateur a déclaré au journal qu’après avoir été disqualifié de la course présidentielle à trois reprises, Ahmadinejad avait conclu qu’il ne pouvait pas revenir au pouvoir tant que le régime en place resterait en fonction.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Renverser le régime</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Selon la même source, Ahmadinejad craignait qu’en cas de guerre et de renversement du régime, les États-Unis et Israël choisissent d’installer un opposant exilé depuis l’étranger. C’est pourquoi il s’est présenté comme quelqu’un capable de diriger le pays de l’intérieur, à l’instar de Boris Eltsine en Russie au lendemain de la chute de l’URSS. La même source a affirmé qu’Ahmadinejad avait déclaré à ses conseillers que s’il dirigeait de nouveau l’Iran, le pays reconnaîtrait Israël et normaliserait ses relations avec ce pays dans le cadre des accords d’Abraham négociés par le président Donald Trump.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon deux sources sécuritaires israéliennes, les services de renseignement israéliens ont suivi de près l’escalade des tensions entre Ahmadinejad et le Guide suprême Ali Khamenei, ainsi que de hauts responsables du régime, notamment après son inéligibilité répétée à la présidence. Parallèlement, selon des sources iraniennes, les services de renseignement des Gardiens de la révolution ont commencé à douter de sa loyauté bien avant ses contacts avec les Israéliens, précisément quand il a&nbsp;adressé des messages publics à Trump en 2017 puis au prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Visite au Guatemala</h2>



<p class="wp-block-paragraph">D’après l’enquête, les premiers contacts entre Ahmadinejad et Israël auraient eu lieu lors de sa visite au Guatemala en 2023, où il était invité à participer à une conférence sur l’environnement. Les autorités iraniennes ont tenté de l’empêcher de quitter le pays mais après qu’il se soit barricadé à l’aéroport pendant des heures et ait rendu l’incident public, il a finalement été autorisé à partir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon l’enquête, l’opération a culminé fin février de cette année, au début du conflit israélo-iranien. Ce récit journalistique indique qu’une attaque israélienne a endommagé la résidence d’Ahmadinejad à Téhéran, précisément le bâtiment de sécurité et son véhicule blindé. Peu après, une Peugeot noire est arrivée sur les lieux, Ahmadinejad y est monté et a pris la fuite.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des sources américaines et iraniennes ont affirmé que la voiture transportait des agents du Mossad qui l’ont conduit vers un lieu secret en Iran. Cependant, selon ces mêmes sources, Ahmadinejad aurait été déçu par l’opération de sauvetage et le plan visant à le réinstaller au pouvoir. Il a ensuite quitté les lieux dans des circonstances mystérieuses.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Suite à cela, il est allégué que les services de renseignement iraniens ont commencé à enquêter sur ses liens avec Israël et ont recueilli de nombreux renseignements sur ses activités. Selon quatre sources iraniennes de haut rang citées dans l’enquête, Ahmadinejad a été retrouvé et il est actuellement assigné à résidence par les services de renseignement des Gardiens de la révolution, après que les autorités ont rassemblé des preuves de ses contacts avec Israël.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis son arrestation, il n’était pas apparu en public jusqu’à la semaine dernière, lorsqu’il a brièvement assisté aux funérailles du Guide suprême Ali Khamenei. Des vidéos de la cérémonie le montrent debout, la tête baissée, entouré de gardes du corps. Les anciens présidents iraniens Hassan Rouhani et Mohammad Khatami n’ont pas assisté aux obsèques. Le Mossad n’a pas répondu aux questions du <em>NYT</em> à ce sujet, de même qu’un porte-parole d’Ahmadinejad.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Le Livre des Rois ou Shâhnâmeh est une épopée retraçant l’histoire de l’Iran depuis la création du monde jusqu’à l’arrivée de l’Islam.</em></p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="N00YVeJA3v"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/03/en-iran-la-guerre-a-cede-la-place-a-la-paranoia/">En Iran, la guerre a cédé la place à la paranoïa !</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« En Iran, la guerre a cédé la place à la paranoïa ! » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/03/en-iran-la-guerre-a-cede-la-place-a-la-paranoia/embed/#?secret=cwGgWl76NP#?secret=N00YVeJA3v" data-secret="N00YVeJA3v" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/14/revelations-comment-le-mossad-a-t-il-recrute-mahmoud-ahmadinejad/">Révélations | Comment le Mossad a-t-il recruté Mahmoud Ahmadinejad ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Au sommet de l’Otan, Trump mélange le miel et le fiel !</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/11/au-sommet-de-lotan-trump-melange-le-miel-et-le-fiel/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 11 Jul 2026 11:15:19 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le message de Donald Trump au sommet de l'Otan à Ankara offrait un contraste saisissant entre optimisme et pessimisme, miel et fiel.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/11/au-sommet-de-lotan-trump-melange-le-miel-et-le-fiel/">Au sommet de l’Otan, Trump mélange le miel et le fiel !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Arrivé au sommet annuel de l’Otan à Ankara animé de ressentiment et n’épargnant pas plusieurs pays européens de ses griefs habituels, le message d’adieu de Donald Trump, mercredi 8 juillet 2026, offrait pourtant un contraste saisissant entre optimisme et pessimisme.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-19206675"></span>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://www.theguardian.com/us-news/2026/jul/08/trump-nato-threats-mishaps" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Guardian</a> rapporte qu’en s’adressant aux journalistes en présence de son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky, le président américain a surpris tout le monde en témoignant de son affection pour une alliance qu’il avait pourtant fustigée la veille, évoquant notamment la sempiternelle querelle concernant le Groenland.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Nous venons de terminer notre réunion de l’Otan et ce fut une excellente réunion ! Il y avait beaucoup d’affection et d’unité dans cette salle aujourd’hui. On ne pouvait pas espérer mieux»</em>, a déclaré Trump.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un revirement de situation frappant par rapport à la veille, lorsque le président américain, assis aux côtés du secrétaire général de l’Otan Mark Rutte avait débité une litanie de griefs bien rodée, notamment un manque de soutien perçu dans la guerre contre l’Iran et le refus de l’Espagne de se conformer aux nouveaux objectifs de dépenses de défense.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une concorde inespérée</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Même Zelensky, autrefois la cible de violentes réprimandes publiques dans le Bureau ovale, semblait avoir gagné en estime auprès de Trump. <em>«Nous avons de bonnes nouvelles à nous dire»</em>, a-t-il déclaré, évoquant les perspectives d’un accord pour mettre fin à la guerre de quatre ans et demi entre l’Ukraine et la Russie. Il ajouté concernant son homologue ukrainien : <em>«Il a fait un travail remarquable»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette concorde inattendue s’expliquait en partie par Scott Bessent, le secrétaire au Trésor américain, qui, invité par Trump à décrire cette réunion harmonieuse, a déclaré : <em>«Monsieur, tous les Européens vous attribuent le mérite d’avoir sauvé l’Otan et ils veulent faire ce qu’ils ont à faire et vous êtes là pour ça»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’atmosphère s’est assombrie lorsque la conversation a porté sur l’Iran, avec lequel Trump avait récemment signé un fragile mémorandum d’entente instaurant un hypothétique cessez-le-feu de 60 jours, que Washington ne s’est pas gêné de rompre à plusieurs reprises.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le président américain a d’ailleurs lui-même déclaré mercredi que le cessez-le-feu était pratiquement rompu, après que les forces américaines ont frappé des cibles iraniennes la veille. Il a affirmé que l’Iran avait violé les termes de l’accord en attaquant trois navires dont un pétrolier qatari (pays intermédiaire dans les négociations) dans le détroit d’Ormuz, voie de passage stratégique vitale, censément rouvert en vertu du récent accord.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="tWGl8GOiCx"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/10/otan-une-alliance-militaire-en-crise-didentite/">Otan | Une alliance militaire en crise d’identité</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Otan | Une alliance militaire en crise d’identité » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/10/otan-une-alliance-militaire-en-crise-didentite/embed/#?secret=GyhUdoAOkL#?secret=tWGl8GOiCx" data-secret="tWGl8GOiCx" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Des comptes à régler avec l’Iran</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Nous avons des comptes à régler»</em>, a-t-il déclaré au cours d’un long monologue évoquant les soi-disant transgressions iraniennes passées, notamment la fabrication d’engins explosifs improvisés qui ont tué et blessé de nombreux soldats américains en Irak et en Afghanistan.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors qu’il y a à peine deux semaines, il avait salué son propre accord comme étant nécessaire pour éviter une catastrophe économique comparable à la Grande Dépression* si le détroit d’Ormuz restait fermé, Trump a désormais écarté toute possibilité d’accord avec les dirigeants iraniens qu’il avait pourtant récemment qualifiés de plus raisonnables après l’assassinat de personnalités clés.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Ils violent l’accord chaque jour. Ils mentent, ils trichent, ils tuent. Ils tuent depuis 47 ans. Ils ont coulé l’USS Cole»</em>, a déclaré le président américain, faisant référence au rôle présumé de l’Iran dans l’attentat d’Al-Qaïda contre un navire de guerre américain en octobre 2000. Quand on veut tuer son chien, on l’accuse de rage&nbsp;!</p>



<p class="wp-block-paragraph">S’étant déjà contenté de la réouverture du détroit d’Ormuz – par lequel transite 20% des approvisionnements mondiaux en carburant –, Trump a affirmé que l’objectif était désormais la<em> «dénucléarisation»</em>, une allusion à la capacité de l’Iran à se doter de l’arme nucléaire et un objectif censé être atteint par la négociation durant le cessez-le-feu de 60 jours.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Nous allons conclure un accord. Nous pourrions même nous en passer, car, vous savez quoi, c’est plus simple»</em>, a-t-il déclaré d’un ton menaçant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les circonstances ne semblaient pas propices à la négociation, malgré un bref hommage rendu à Steve Witkoff, son principal émissaire, à Jared Kushner, son gendre, et à JD Vance, qui ont joué un rôle déterminant dans le cessez-le-feu.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«J’ai toujours été un négociateur mais je ne crois pas à une telle approche avec eux. Peut-être une attaque d’envergure, qui ferait des ravages»</em>, a-t-il déclaré.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">À plusieurs reprises, son discours a dérapé dans des lapsus et des erreurs d’appellation vaguement comiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À un moment donné, évoquant des missiles censés viser le porte-avions USS Abraham Lincoln, il a déclaré qu’ils avaient été tirés par <em>«la République islamique du Japon»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Il confond les noms des pays et des dirigeants  </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au beau milieu d’un discours enflammé sur la destruction des forces armées iraniennes, il a brusquement changé de sujet pour affirmer : <em>«L’un des sujets que nous allons aborder aujourd’hui, c’est que nous allons leur donner le droit de fabriquer des missiles Patriot»</em>, il parlait bien sûr de l’Ukraine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À une autre occasion, après une série de questions sur la guerre russo-ukrainienne, il a demandé aux journalistes s’ils avaient une question pour le <em>«président Poutine»</em>, tandis que Zelensky, l’adversaire acharné du dirigeant russe, était assis à quelques mètres de lui. Ce moment rappelait une gaffe similaire de Joe Biden lors du sommet annuel de l’Otan à Washington en 2024, peu après le débat télévisé désastreux avec Trump à Atlanta qui a finalement mis fin à sa candidature à la présidence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sans doute conscient de cela, Trump a eu une tentative de dissimulation maladroite, persistant et insistant sur le fait qu’il voulait dire Poutine, car il avait un appel téléphonique prévu avec lui plus tard.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, son erreur la plus révélatrice a sans doute été sa méprise sur le nom du défunt guide suprême iranien, Ali Khamenei, inhumé cette semaine lors de funérailles nationales, quatre mois après avoir été tué dans une frappe israélienne au début de la guerre.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Ils voulaient aller aux funérailles de Khomeini»</em>, a déclaré Trump, écorchant le nom de Khamenei et le confondant avec celui de l’ayatollah Rouhollah Khomeini, le guide suprême de la révolution iranienne de 1979, qui a instauré des décennies d’hostilité envers Washington après le siège de 444 jours de l’ambassade américaine à Téhéran et la prise d’otages de 52 Américains.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* La Grande Dépression est la plus grave crise économique mondiale du XXe siècle, déclenchée par le krach boursier de Wall Street en octobre 1929 et s’est étendu jusqu’au début de la Seconde Guerre mondiale.</em></p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="7S0A3owqvB"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/06/les-americains-se-desengageront-de-lotan-des-2027/">Les Américains se désengageront de l’Otan dès 2027 </a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les Américains se désengageront de l’Otan dès 2027  » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/06/les-americains-se-desengageront-de-lotan-des-2027/embed/#?secret=5JAgY2abR9#?secret=7S0A3owqvB" data-secret="7S0A3owqvB" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<item>
		<title>Iran &#124; Unité de façade pour les adieux à Khamenei !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 06 Jul 2026 09:44:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les funérailles de l’ayatollah Ali Khamenei sont un répit alors que les tensions n’en finissent au sein du régime en Iran.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/06/iran-unite-de-facade-pour-les-adieux-a-khamenei/">Iran | Unité de façade pour les adieux à Khamenei !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Les funérailles de l’ayatollah Ali Khamenei et des membres de sa famille assassinés le samedi 28 février 2026 au premier jour de la guerre israélo-américaine déclenchée contre l’Iran ont débuté le vendredi 3 juillet -journée dédiée aux condoléances des délégations officielles étrangères- et se poursuivront jusqu’au jeudi 9 juillet, jour de l’enterrement du Guide suprême dans la ville sainte de Mashhad. Cette semaine funéraire est une sorte de répit alors que les tiraillements et les tensions n’en finissent pas concernant les négociations avec les Américains.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-19155842"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Lorsque les dirigeants iraniens et les plus hauts gradés de l’armée se sont réunis pour rendre un dernier hommage au défunt Guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, lors des funérailles nationales qui ont débuté vendredi 3 juillet, l’objectif était de projeter une image de force, de résilience et d’unité au lendemain de la guerre contre les États-Unis et Israël, écrit le <a href="https://www.nytimes.com/2026/07/04/world/middleeast/iran-supreme-leader-funeral-divisions.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">New York Times</a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La fanfare militaire a joué l’hymne national et des responsables qui n’étaient pas apparus ensemble en public depuis la guerre ont défilé côte à côte, notamment le président de la République, le président du Parlement, le chef du pouvoir judiciaire et les hauts commandants des Gardiens de la révolution, a souligné le journal américain, ajoutant que cette scène a offert un bref répit après des semaines et des jours de luttes intestines ouvertes et amères entre hauts responsables et personnalités politiques iraniennes au sujet des négociations avec les États-Unis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les rivaux s’accusaient mutuellement de délire, de trahison, de complot en vue d’un coup d’État, de désobéissance au nouveau Guide suprême et de manipulation.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Besoin de vengeance ou de négociation ?</h2>



<ul class="wp-block-list"></ul>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Je crache sur cette époque où notre guide est assassiné et où on discute ensuite de paix avec les États-Unis»</em>, déclara Hassan Rahimpour Azghadi, idéologue radical de premier plan, lors d’un rassemblement à Téhéran. Il ajouta que <em>«ce dont nous avions besoin, c’est de la&nbsp; vengeance et non des négociations»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’ayatollah Mojtaba Khamenei tenta d’apaiser la controverse en publiant une déclaration écrite soigneusement formulée, mais cela ne fit qu’exacerber la crise. Lors de leurs rassemblements nocturnes, ses partisans radicaux scandèrent qu’ils ne céderaient pas tant que le Guide suprême n’apparaîtrait pas en personne ou ne diffuserait pas un enregistrement audio.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mojtaba va-t-il apparaître à Mashhad ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">On ignore encore si Khamenei, âgé de 56 ans, assistera aux funérailles de son père cette semaine.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il était également absent mercredi de la cérémonie commémorative en l’honneur de son épouse, tuée avec leur fils adolescent et plusieurs autres membres de leur famille le premier jour de la guerre, lorsque les forces américaines et israéliennes ont bombardé leur résidence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les organisateurs des funérailles ont néanmoins tenté de présenter la cérémonie comme un adieu au père, tout en réaffirmant leur allégeance au fils.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Deux membres des Gardiens de la révolution et une personne impliquée dans l’organisation des funérailles ont indiqué que Mojtaba Khamenei avait fait part aux autorités de son souhait d’y participer. Ils ont expliqué qu’il souhaitait assister à l’inhumation au mausolée de l’imam Reza* à Mashhad le 9 juillet et diriger la prière funéraire pour son père.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Khamenei avait déclaré, lors de sa première allocution publique après son entrée en fonction en mars, avoir vu le corps de son père.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces personnes, qui ont requis l’anonymat car elles n’étaient pas autorisées à s’exprimer sur les mesures de sécurité, ont ajouté que les services de sécurité avaient jusqu’à présent rejeté l’idée de sa participation, craignant qu’Israël ne tente de l’assassiner pendant la cérémonie ou de suivre ses déplacements pour localiser sa cachette.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ujMX0I2uSe"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/17/fin-de-la-guerre-diran-le-fiasco-de-lamerique-de-trump/">Fin de la guerre d’Iran | Le fiasco de l’Amérique de Trump !</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Fin de la guerre d’Iran | Le fiasco de l’Amérique de Trump ! » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/17/fin-de-la-guerre-diran-le-fiasco-de-lamerique-de-trump/embed/#?secret=VVAKJv9OIs#?secret=ujMX0I2uSe" data-secret="ujMX0I2uSe" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Divisions au sein du mouvement conservateur</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’absence de Khamenei a soulevé des questions quant à savoir qui dirige réellement le pays et a fait ressurgir des divisions internes d’une manière inédite.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La semaine dernière, la retransmission en direct du discours du président du Parlement Mohammad Bagher Ghalibaf a été brutalement interrompue alors qu’il expliquait les détails de l’accord de cessez-le-feu et il a été retiré de l’antenne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cet incident a déclenché une vague de critiques, avec des appels à la destitution du directeur de la télévision d’État, un partisan de la ligne dure nommé par le défunt Guide suprême.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis des mois, la télévision d’État ne cesse d’amplifier ses attaques contre l’équipe de négociation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lors de rassemblements nocturnes à Téhéran, les conservateurs ont exigé que les négociateurs soient jugés, voire exécutés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministre des Affaires étrangères Abbas Araqchi qui avait participé aux négociations, a également été accueilli par des chants hostiles lors de sa visite dans un sanctuaire chiite en Irak, pendant une partie des cérémonies funéraires. Des images vidéo ont montré des pèlerins iraniens scandant : <em>«Mort aux négociateurs!»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’analyste politique radical Fouad Izadi a qualifié le gouvernement et l’équipe de Ghalibaf à la télévision d’État d’<em>«imbéciles sans cervelle»</em> et qu’ils se faisaient des illusions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Iran est depuis longtemps en proie à d’intenses rivalités politiques qui éclatent parfois au grand jour. Cependant, ces divisions opposaient traditionnellement les conservateurs aux réformistes, les uns attachés à l’idéologie anti-occidentale de la Révolution islamique, les autres aspirant, souvent en vain, au changement. Aujourd’hui, après la mort du Guide suprême, qui détenait l’autorité suprême sur toutes les questions majeures, les conservateurs eux-mêmes sont divisés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une faction se dit pragmatique, arguant que la survie du régime exige la fin des hostilités avec les États-Unis et l’ouverture de l’économie. L’autre faction, une minorité de radicaux, rejette toute concession à Washington, y compris sur la question nucléaire, et estime que l’Iran peut l’emporter en poursuivant la guerre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quatre hauts responsables iraniens et deux membres des Gardiens de la révolution affirment que ces divisions publiques ne sont qu’un aspect d’une lutte plus profonde qui se déroule en coulisses. Ils décrivent une bataille acharnée où chaque camp tente de gagner les faveurs du nouveau Guide suprême et de contrôler l’avenir du système politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour l’instant, selon eux, la faction pragmatique, qui comprend de hauts commandants des Gardiens de la révolution, Ghalibaf, le président Massoud Pezeshkian et le secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale, Mohammad Bagher Zolghadr, a l’avantage.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette faction a ignoré les clameurs des conservateurs et a fait pression pour des décisions cruciales, notamment l’acceptation d’un cessez-le-feu, l’engagement de négociations directes avec le vice-président américain J.D. Vance, et la signature d’un accord avec le président Donald Trump.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon des responsables iraniens, le rejet de l’accord par les conservateurs les plus radicaux s’explique en partie par leur conviction que les négociations actuelles vont au-delà de l’accord nucléaire de 2015 et pourraient ouvrir la voie à des changements fondamentaux si l’Iran et les États-Unis parviennent à une réconciliation après 47 ans d’hostilité.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Nous voulons un accord global qui écarte la menace de guerre et nous permette de prospérer économiquement»</em>, a déclaré Mehdi Rahmati, analyste proche du gouvernement. <em>«Les gens veulent simplement vivre»</em>, a-t-il ajouté. Selon lui, le président Pezeshkian a récemment déclaré que Khamenei avait accepté la décision de parvenir à un accord diplomatique avec les États-Unis et qu’il rejetait la soumission à la volonté d’une minorité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Jusqu’à présent, il reste difficile de crier victoire définitivement dans les négociations car les pourparlers sont au point mort, Trump a menacé de reprendre la guerre et la région a connu de brèves escarmouches.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cela a donné aux conservateurs les plus radicaux l’occasion d’affirmer que faire confiance aux États-Unis est naïf et que Khamenei, loin d’être naïf, n’aurait jamais pu accepter cette ligne de conduite.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Y a-t-il un coup d’État?»</em> a demandé le religieux et parlementaire conservateur Mahmoud Nabavian sur les réseaux sociaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Profond malaise au sein du régime </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un message vidéo, le député Kamran Ghazanfari a déclaré que <em>«le gouvernement complotait pour maintenir le Parlement fermé afin que les députés ne puissent pas s’opposer au quasi-coup d’État en cours contre le Guide suprême»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis le début de la guerre, les Gardiens de la révolution ont consolidé leur pouvoir et dirigent de facto le pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Signe du passage d’un pouvoir absolu sous le père à une approche plus collective sous le fils, le vice-président chargé des affaires exécutives, Mohammad Jafar Ghaempanah, a déclaré que le nouveau Guide suprême n’avait pas le dernier mot.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il a expliqué que l’avis du Guide suprême devait être discuté et pris en compte au même titre que celui des autres responsables, ajoutant : <em>«Si nous ne faisions qu’appliquer les décisions du Guide suprême, à quoi bon avoir un parlement et un Conseil suprême de sécurité nationale ?»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">De telles déclarations auraient été impensables sous le défunt Guide suprême.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="0sivqNnRkB"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/15/iran-etats-unis-la-paix-des-puissants-les-blessures-des-peuples/">Iran &#8211; Etats-Unis | La paix des puissants, les blessures des peuples</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Iran – Etats-Unis | La paix des puissants, les blessures des peuples » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/15/iran-etats-unis-la-paix-des-puissants-les-blessures-des-peuples/embed/#?secret=Rfyyauh9pQ#?secret=0sivqNnRkB" data-secret="0sivqNnRkB" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Gouverner à distance</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’absence de Khamenei de la scène publique et son incapacité à résoudre le conflit interne ont suscité des interrogations au sein des cercles politiques iraniens quant à la viabilité de son maintien au pouvoir à distance, selon quatre responsables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Son premier véritable défi a été de mener les négociations avec les États-Unis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lors de la phase finale des négociations, alors que Khamenei hésitait à approuver l’accord de cessez-le-feu initial, le président Pezeshkian lui a rendu visite, selon quatre responsables au fait des détails de la rencontre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le président a informé le Guide suprême que la situation économique était catastrophique, que le blocus naval américain paralysait le pays et qu’il démissionnerait si l’accord était rejeté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouverneur de la Banque centrale, Abdolnasser Hemmati, a écrit à Khamenei pour l’informer que le pays était confronté à une grave crise budgétaire et que les stocks essentiels de nourriture et de médicaments seraient épuisés d’ici la fin août si le blocus naval se poursuivait. Il a expliqué que l’Iran n’était plus en mesure de vendre son pétrole ni de trouver d’autres routes commerciales pour les volumes nécessaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon des responsables, ces lettres ont été un facteur déterminant dans la décision finale de Khamenei de soutenir l’accord.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une brève déclaration, le Guide suprême a indiqué qu’il s’opposait à l’accord <em>«par principe»</em> mais a chargé le président de poursuivre les démarches s’il obtenait l’aval du Conseil suprême de sécurité nationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pezeshkian a déclaré que le Conseil avait approuvé l’accord par 12 voix contre 1.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après les funérailles de son père, Mojtaba Khamenei devra prendre une série de décisions importantes, notamment la nomination d’un nouveau chef du pouvoir judiciaire, du directeur de la télévision d’État, du commandant des Basij et de d’un nouveau chef d’état-major.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon des responsables iraniens, ces nominations révéleront le camp qu’il privilégie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Gardiens de la révolution et Ghalibaf comptent parmi ses plus proches alliés et ont soutenu son accession au pouvoir, tandis que les conservateurs les plus radicaux ont soutenu un autre candidat.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Nous assistons à une véritable période de tensions politiques, une lutte pour l’avenir du pays»</em>, a déclaré Vali Nasr, expert iranien et professeur à l’université Johns Hopkins. Il a ajouté : <em>«Si les pragmatiques l’emportent, les conservateurs les plus radicaux seront marginalisés et c’est pourquoi ils se battent avec autant d’acharnement»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Le mausolée de l’imam Reza situé dans la ville sainte de Machhad dans le nord-est de l’Iran abrite la tombe d’Ali al-Reza, le 8<sup>e</sup> des douze iams du chiisme duodécimain et attire chaque année entre 20 et 30 millions de visiteurs.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<item>
		<title>Israël &#124; Netanyahu tire fierté de ce dont il devrait avoir honte</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 23 Mar 2026 07:30:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Un État comme Israël qui tue autant de dirigeants ne peut être un membre respectable de la communauté des nations.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/23/israel-netanyahu-tire-fierte-de-ce-dont-il-devrait-avoir-honte/">Israël | Netanyahu tire fierté de ce dont il devrait avoir honte</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Israël a déjà éliminé une grande partie des directions qui l’entourent. Les cimetières du Moyen-Orient sont pleins à craquer des tombes d’hommes d’État, de commandants, de scientifiques, de journalistes et même d’intellectuels qu’Israël a assassinés. Un État qui tue autant de dirigeants ne peut être un membre respectable de la communauté des nations.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Gideon Levy *</strong></p>



<span id="more-18506370"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/02/Gideon-Levy.jpg" alt="" class="wp-image-11747504" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/02/Gideon-Levy.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/02/Gideon-Levy-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/02/Gideon-Levy-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Deux hommes en cravate, souriants, traversent le hall d’un immeuble de bureaux. Leur anglais est soigné. <em>«Je suis vivant, mais j’ai cette carte»</em>, dit l’un d’eux en sortant de la poche de sa veste une carte à poinçonner comme celles qu’on utilisait autrefois dans les bus israéliens, bus qu’il n’a d’ailleurs jamais pris.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Ne la lisez pas»</em>, dit-il à son compagnon, faisant semblant de lui cacher la carte. Le second détourne le regard. <em>«Aujourd’hui, j’ai effacé deux noms sur cette carte, et vous voyez combien il m’en reste à faire sur cette série»</em>, dit le premier, tout en partageant le secret.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Assassin et fier de l’être &nbsp;</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Vous savez ce qui est bien ?»</em> demande le second. <em>«Mon nom ne figure pas sur cette carte.»</em> Les deux éclatent d’un rire qui détend l’atmosphère. <em>«Vous êtes sur la liste des gentils»</em>, rassure le premier son ami. <em>«Épaule contre épaule, nous nous débarrassons de ces fous furieux»</em>, dit-il en sortant à nouveau la carte de sa poche. <em>«Nous les éliminons»</em>, se vante-t-il. <em>«J’adore ça»</em>, répond son ami.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce n’est pas une série criminelle, ni un film de mafia, ni des assassinats dans la pègre, ni des tueurs à gages. Il s’agit du Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu, et de l’ambassadeur des USA en Israël, Mike Huckabee,&nbsp;qui envisage un État juif du Nil à l’Euphrate&nbsp;à leur image et à leur ressemblance, et qui tirent fierté d’actes de meurtre. Il n’y a pas d’autre mot pour le décrire. Netanyahou a publié la vidéo sur ses comptes de réseaux sociaux, fier d’être un parrain de la pègre. Il joue bien son rôle.</p>



<figure class="wp-block-embed aligncenter is-type-rich is-provider-twitter wp-block-embed-twitter"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="twitter-tweet" data-width="550" data-dnt="true"><p lang="en" dir="ltr">Crossing names off the list is good &#8211; doing it shoulder to shoulder with our American friends is even better.<br><br>Good to see Ambassador <a href="https://twitter.com/GovMikeHuckabee?ref_src=twsrc%5Etfw">@GovMikeHuckabee</a>. Always a pleasure.<br><br>🇮🇱🇺🇸 <a href="https://t.co/FZrZN03IZI">pic.twitter.com/FZrZN03IZI</a></p>&mdash; Benjamin Netanyahu &#8211; בנימין נתניהו (@netanyahu) <a href="https://twitter.com/netanyahu/status/2033938254831956091?ref_src=twsrc%5Etfw">March 17, 2026</a></blockquote><script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Mais Netanyahou n’a pas besoin de faire preuve de talent d’acteur : la vidéo est fidèle à la réalité, ce n’est pas une fiction, mais un documentaire. Israël comme organisation criminelle, Netanyahu comme le chef de la mafia. Lui et les auteurs de la vidéo méritent des éloges pour leur honnêteté et leur volonté de montrer les choses telles qu’elles sont. Israël comme une mafia. Il devrait avoir honte d’en être fier. La Bulgarie utilisait autrefois des parapluies empoisonnés pour éliminer des dissidents et en a aujourd’hui honte. Israël tue par frappes aériennes et en tire fierté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pendant qu’il se réjouit, l’imagination s’emballe, et les médias ainsi que le public tremblent d’excitation à chaque assassinat.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Israël a déjà éliminé une grande partie des directions qui l’entourent. Les cimetières du Moyen-Orient sont pleins à craquer des tombes d’hommes d’État, de commandants, de scientifiques, de journalistes et même d’intellectuels qu’Israël a assassinés. Du poète Ghassan Kanafani à Beyrouth en 1972 au&nbsp;haut responsable iranien de la sécurité Ali Larijani&nbsp;à Téhéran en 2026, les cartes de la mort d’Israël se remplissent, jusqu’à ce qu’elles soient remplacées par de nouvelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La cible de l’assassinat, qui n’a pas été assassinée parce qu’elle n’est jamais née, ni la victime de l’assassinat sans successeur. Une seule différence entre les séries criminelles et les assassinats réels : sur Netflix, il reste parfois une place pour s’interroger sur la légitimité des actes. Dans le&nbsp;<em>true crime</em>&nbsp;israélien, ces questions ne se posent pas. Ils sont considérés non seulement comme légitimes, mais aussi comme une source de fierté.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Deviner la prochaine cible</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Quelle est la meilleure chose qu’Israël ait faite ces deux dernières années ?&nbsp;L’opération des bipeurs&nbsp;? Une fierté nationale pour avoir estropié des centaines de personnes et tué des dizaines d’autres ? Ou peut-être l’élimination de Hassan Nasrallah et de ses hommes, de Yahya Sinwar et de son frère Mohammed, de l’ayatollah Ali Khamenei et de ses étudiants, de Khan Younès à Téhéran. Quel beau monde nous avons créé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les commentateurs des médias israéliens rivalisent pour deviner la prochaine cible et celle d’après, traçant des X. Le Premier ministre et l’ambassadeur tournent une vidéo écœurante sur les assassinats ciblés. <em>«J’adore ça»</em>, dit l’ambassadeur, les yeux pétillants. Mais au-delà du prétentieux <em>«quels héros nous sommes»</em>, on ne peut échapper à la vérité : l’assassinat est un euphémisme pour le meurtre. Ses planificateurs et ses exécutants sont des meurtriers. Un État qui tue autant de dirigeants ne peut être un membre respectable de la communauté des nations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quand le Premier ministre se vante de sa carte de pointage meurtrière, il n’est pas étonnant que des policiers des frontières assassinent une famille palestinienne pour le plaisir. Quand l’ambassadeur usaméricain dit qu’il <em>«adore ça»</em>, il ne faut pas s’étonner du dégoût qu’inspire son pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La guerre est une chose laide. Les assassinats politiques n’en sont pas une composante inévitable ; ce sont des actes de meurtre.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>D&rsquo;après <a href="https://archive.ph/QyPwx">Haaretz </a>/ Traduit par <a href="https://tlaxcala-int.blogspot.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Tlaxcala</a></em></strong></p>
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		<title>Iran &#124; Comment Mojtaba Khamenei est-il devenu Guide ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 19 Mar 2026 06:55:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ali Khamenei]]></category>
		<category><![CDATA[Ali Larijani]]></category>
		<category><![CDATA[États-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Gardiens de la révolution]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Massoud Pezeshkian]]></category>
		<category><![CDATA[Mohammad Ali Aziz Jafari]]></category>
		<category><![CDATA[Mojtaba Khamenei]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’accession de Mojtaba Khamenei à la tête de l'Iran, entre intrigues, conciliabules, jeux de pouvoir et rivalités. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/19/iran-comment-mojtaba-khamenei-est-il-devenu-guide/">Iran | Comment Mojtaba Khamenei est-il devenu Guide ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’accession de Mojtaba Khamenei, qui demeure encore invisible depuis son élection, au poste de Guide suprême de la République islamique d’Iran pourrait paraître simple voire prédestinée. Pourtant, il n’en est rien. Entre intrigues, conciliabules, jeux de pouvoir et rivalités, la succession a été tout sauf facile ! De plus, sans le soutien précieux des puissants Gardiens de la révolution, il n’aurait jamais pu devenir Guide car aujourd’hui en Iran ce n’est plus le régime des Mollahs -vieux cliché français périmé- mais le régime des Gardiens !</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18489794"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le <a href="https://www.nytimes.com/2026/03/16/world/middleeast/iran-mojtaba-khamenei-election-supreme-leader.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">New York Times</a>, l’ascension de Mojtaba Khamenei au poste suprême n’est intervenue qu’après une lutte de succession acharnée. Ce processus à haut risque a transformé la République islamique en une version iranienne de Game of Thrones* avec tous les ingrédients qui vont avec : un trône vacant, un conseil de religieux et deux dynasties rivales, la famille Khamenei et la famille Khomeini. Les politiciens se sont disputés le pouvoir, les commandants militaires ont défendu leurs positions et un ancien chef des services de renseignement, tristement célèbre pour avoir orchestré des assassinats, s’est immiscé dans la bataille.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La succession de l’ayatollah Ali Khamenei qui avait dirigé le pays depuis 1989 à travers des décennies de troubles a été ardue. Et durant la guerre contre les États-Unis et Israël, alors que les bombes pleuvaient et que les explosions secouaient la terre, le choix d’un successeur pour un poste à vie devint une véritable épreuve pour la survie du régime.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le <em>NYT</em> précise que le récit des réunions internes, des luttes de pouvoir et des rivalités qui ont propulsé le fils solitaire de l’ayatollah Khamenei, âgé de 56 ans, à la tête du pouvoir, s’appuie sur des entretiens avec cinq hauts responsables iraniens, deux religieux, deux Iraniens proches du bureau du Guide suprême ainsi que trois membres du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) connaissant le processus de sélection. Tous ont requis l’anonymat, n’étant pas autorisés à s’exprimer publiquement sur les délibérations internes au sein du régime.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon tous les témoignages, Mojtaba Khamenei n’aurait pas pu accéder à ce poste si son père était décédé de cause naturelle. L’ayatollah Khamenei avait proposé trois noms de successeurs potentiels à ses proches conseillers et son fils n’en faisait pas partie.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Réunions secrètes</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 3 mars, l’Assemblée des experts –organe composé de 88 hauts dignitaires religieux et constitutionnellement chargé de désigner le Guide suprême– a tenu une réunion virtuelle secrète afin d’entamer un processus qui prendrait fin lorsqu’un candidat obtiendrait une majorité des deux tiers.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus tôt dans la journée, Israël avait bombardé le siège de l’Assemblée à Qom, ville où résident et enseignent de nombreux religieux dans des séminaires chiites, tuant ainsi des membres du personnel administratif.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis l’assassinat de l’ayatollah Khamenei, le 28 février, lors de frappes aériennes le premier jour de la guerre, des factions politiques rivales et des commandants des Gardiens de la révolution s’efforçaient de promouvoir leurs candidats et de consolider leur pouvoir, selon de hauts responsables, des religieux et des membres du CGRI.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les tenants de la ligne dure préféraient ignorer les appels à un changement de régime, tant au niveau national qu’international. Ils souhaitaient s’inscrire dans la continuité de l’ayatollah Ali Khamenei et poursuivre sa politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La faction modérée, quant à elle, prônait la rupture, prônait un nouveau style de gouvernement et la fin des hostilités avec les États-Unis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mojtaba Khamenei bénéficiait du soutien d’alliés puissants : le CGRI et son nouveau commandant en chef, le général Ahmad Vahidi mais aussi le général Mohammad Ali Aziz Jafari, stratège du CGRI durant la guerre en cours, le général Mohammad Bagher Ghalibaf, président du Parlement et ancien du CGRI. Hossein Taeb, ancien chef des services de renseignement du CGRI et cerveau des assassinats à l’étranger, était également de son côté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, l’opposition à Khamenei émergea de milieux inattendus. Ali Larijani**, chef du Conseil suprême de sécurité nationale iranien et dirigeant de facto du pays, déclara à certains membres de l’Assemblée des experts qu’il estimait que le pays avait besoin d’un dirigeant modéré capable d’unifier le pays et que Mojtaba Khamenei serait une source de division.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le président Massoud Pezeshkian, lui-même modéré, ainsi que plusieurs hauts responsables et religieux, ont rejoint l’opposition à la candidature de Mojtaba.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le camp modéré défendait des candidats potentiels : l’ancien président de 2013 à 2021, Hassan Rouhani dont l’influence avait diminué mais qui était un centriste et avait mené les négociations ayant abouti à l’accord nucléaire de 2015 avec les États-Unis mais aussi Hassan Khomeini, petit-fils du fondateur du régime, l’ayatollah Rouhollah Khomeini, proche des partis réformistes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les modérés proposaient également Alireza Arafi, érudit religieux et juriste, comme candidat de compromis. C’est une figure aux solides convictions religieuses mais sans influence politique ou militaire, ce qui le rendait plus facile à gérer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que les discussions au sein de l’Assemblée des experts se poursuivaient concernant les candidats, des responsables ont indiqué que la colère envers le président américain et le Premier ministre israélien alimentait un fort désir de revanche, affaiblissant les efforts des modérés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au fil des débats, les membres de l’Assemblée semblaient moins préoccupés par la recherche d’un dirigeant capable de sortir le pays de sa crise profonde que par la quête d’une nouvelle incarnation de leur chef martyr afin de venger son assassinat.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’ayatollah Mahmoud Rajabi, membre du conseil de l’Assemblée des experts, a précisé lors d’un entretien avec la télévision d’État qu’il y avait différents profils et a déclaré : <em>«Certains ont une vision sociale et politique forte, d’autres une plus grande autorité religieuse, d’autres encore de solides compétences administratives et d’autres enfin la sagesse»</em>, ajoutant que l’Assemblée avait tenté de se réunir en présentiel à cinq ou six reprises mais que les séances avaient été annulées pour des raisons de sécurité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lors du premier tour de scrutin, le 3 mars, Mojtaba Khamenei a obtenu la majorité des deux tiers requise, signe de la victoire des généraux des Gardiens de la révolution. L’Assemblée des experts en a informé les responsables gouvernementaux, qui ont à leur tour prévenu les médias d’État de se préparer à l’annonce de la succession à l’aube du 4 mars mais les choses vont prendre une autre tournure.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Résistance en coulisse&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Larijani a bloqué l’annonce de l’accession de Mojtaba Khamenei au poste de Guide suprême, arguant que cela mettrait sa vie en danger, le président Trump et le ministre israélien de la Défense, Israel Katz, ayant menacé d’assassiner tout successeur. Il a suggéré d’attendre la fin de la guerre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce blocage a permis au camp modéré de tenter une dernière fois de faire pression sur l’Assemblée des experts afin qu’elle revienne sur sa décision. Cependant, la tenue de nouvelles élections exigeait des raisons impérieuses.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Larijani, proche confident d’Ali Khamenei, a soutenu qu’un vote virtuel pour Mojtaba Khamenei était illégal, la Constitution imposant un vote en présentiel. L’Assemblée fut alors informée que Mojtaba Khamenei, qui se remettait de blessures reçues lors du premier jour de la guerre, ne souhaitait absolument pas ce poste. Pour des raisons de sécurité, tout contact direct avec lui était impossible. <em>«Lorsqu’on lui a annoncé son élection, il a déclaré: Je ne veux pas accepter ce poste. Choisissez quelqu’un d’autre»</em>, a indiqué Abdolreza Davari, un homme politique proche de lui, lors d’un entretien téléphonique depuis Téhéran. Et d’ajouter : <em>«C’est une tradition chiite chez les religieux, où une personne décline poliment une charge pour signifier qu’elle ne recherche pas le pouvoir puis l’accepte ultérieurement»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les membres du camp modéré informèrent alors le conseil qu’ils avaient découvert une nouvelle directive importante de l’ayatollah Ali Khamenei et demandèrent une rencontre en personne avec la direction du conseil. Lors de la réunion, deux des plus proches collaborateurs de l’ayatollah Khamenei –un conseiller militaire de haut rang et Asghar Hejazi, son chef de cabinet– témoignèrent que Khamenei leur avait confié ne pas souhaiter que son fils ni aucun autre membre de sa famille lui succède. Ils expliquèrent qu’il avait interdit la succession héréditaire car elle contredisait l’essence même de la révolution islamique de 1979 qui avait renversé la monarchie. Ils présentèrent ensuite un testament écrit reprenant ce message et demandèrent au conseil d’annuler le vote initial.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette décision soudaine choqua les religieux présents à la réunion, selon des responsables et des religieux. Ils demandèrent un délai pour consulter les autres membres. Cette situation a également alarmé les généraux des Gardiens de la révolution, partisans de Mojtaba Khamenei, qui ont lancé une contre-attaque.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une allocution télévisée, l’ayatollah Ali Moallemi, membre de l’Assemblée des experts, a dénoncé les agissements des modérés, les qualifiant de <em>«coup d’État»</em>. Il a déclaré : <em>«On a tenté de modifier l’opinion des membres de l’Assemblée et de nous entraîner dans une autre direction. Des forces extérieures à l’Assemblée ont essayé de nous infiltrer et de nous influencer»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les généraux imposent Mojtaba&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 7 mars, le président Pezeshkian a annoncé que l’Iran cesserait ses attaques contre les États arabes du Golfe et a présenté ses excuses. Il a précisé que la décision de désamorcer les tensions avec ses voisins arabes émanait d’un conseil de transition composé de trois personnes, dont il était membre, assumant temporairement les pouvoirs du Guide suprême jusqu’à l’élection d’un nouveau.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette décision a provoqué la colère des généraux des Gardiens de la révolution, qui mènent la guerre et soutiennent Mojtaba Khamenei, selon des responsables iraniens et des membres des Gardiens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les généraux Ahmad Vahidi et Aziz Jafari ont fait pression sur l’Assemblée des experts pour qu’elle se réunisse immédiatement afin de procéder à un vote final et de proclamer Mojtaba Khamenei nouveau Guide suprême.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Hossein Taeb, ancien chef du service de renseignement des Gardiens de la révolution, a contacté les 88 membres de l’Assemblée des experts et les a exhortés à voter pour Khamenei. Il a affirmé que voter pour le fils de l’ayatollah était un devoir moral, religieux et idéologique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Assemblée s’est réunie à nouveau le 8 mars, également virtuellement, pour examiner les questions soulevées par les modérés. Certains membres ont déclaré qu’ils devaient respecter les souhaits de l’ayatollah Khamenei et exclure son fils. D’autres ont fait valoir que la Constitution ne les obligeait pas à suivre la volonté de l’ancien Guide suprême et qu’ils avaient l’autorité nécessaire pour prendre une décision indépendante. Tous ont convenu que les circonstances de la guerre permettaient de considérer le vote virtuel comme légitime.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Chaque religieux a inscrit le nom de son candidat sur un morceau de papier, l’a plié et l’a placé dans une enveloppe scellée à la cire. Des messagers ont ensuite remis les bulletins en main propre à une commission chargée du dépouillement et de la vérification des votes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mojtaba Khamenei a obtenu 59 voix sur 88, soit la majorité des deux-tiers requise mais loin de l’unanimité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Peu avant minuit, les médias d’État ont annoncé l’élection d’un nouveau Guide suprême en Iran. Les messages de félicitations et les témoignages de loyauté ont afflué pour Mojtaba Khamenei, même de la part de ceux qui avaient tenté d’entraver son accession au pouvoir. Du moins publiquement, les institutions du régime iranien se sont ralliées au nouveau Guide suprême qui n’a pas encore fait d’apparition publique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>*Game of Thrones est une série télévisée mettant en scène neuf familles nobles qui rivalisent pour le contrôle du Trône de Fer dans les sept royaumes de Westeros.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>** L’armée israélienne a annoncé mardi 17 mars 2026 l’<a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/03/iran-qui-succedera-a-layatollah-ali-khamenei/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">assassinat d’Ali Larijani</a> et du général Gholamreza Soleimani, chef des Basij, lors d’une frappe aérienne la veille.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ewdsuSzMUV"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/03/iran-qui-succedera-a-layatollah-ali-khamenei/">Iran | Qui succédera à l’ayatollah Ali Khamenei ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Iran | Qui succédera à l’ayatollah Ali Khamenei ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/03/iran-qui-succedera-a-layatollah-ali-khamenei/embed/#?secret=bUb8NKHyZ2#?secret=ewdsuSzMUV" data-secret="ewdsuSzMUV" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/19/iran-comment-mojtaba-khamenei-est-il-devenu-guide/">Iran | Comment Mojtaba Khamenei est-il devenu Guide ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Iran &#124; L’ultime bataille des Gardiens de la révolution</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Mar 2026 08:07:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La survie du régime des ayatollahs en Iran dépend largement de celle des Gardiens de la révolution qui en est le pilier armé. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/04/iran-lultime-bataille-des-gardiens-de-la-revolution/">Iran | L’ultime bataille des Gardiens de la révolution</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Au lendemain de l’avènement de la révolution islamique en Iran et de son accession au pouvoir, l’ayatollah Khomeini était méfiant à l’endroit de l’armée régulière, héritière de celle du Shah. Il avait décidé de fonder une entité, composée de ses plus fidèles affidés, nommée le Corps de Gardiens de la Révolution islamique (CGRI) dont la mission est d’assurer la pérennité du régime. Au fil des décennies, des guerres, des révoltes réprimées mais aussi à force que le défunt ayatollah Ali Khamenei avançait dans l’âge, le CGRI n’a cessé de gagner en puissance. Aujourd’hui, les Gardiens de la Révolution doivent faire face au feu et à la fureur de la machine de guerre israélo-américaine. C’est la survie du régime et par ricochet la leur qui est menacée.&nbsp;</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18433583"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une enquête consacrée au CGRI publiée dans le <a href="https://www.wsj.com/world/middle-east/the-iranian-force-built-to-defend-the-regime-now-faces-the-ultimate-test-8a1a2cfe" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Wall Street Journal</a>, David S. Cloud et Benoît Faucon considèrent que les frappes aériennes américaines et israéliennes ont certes tué plusieurs hauts dirigeants iraniens en seulement quelques heures dont le Guide suprême l’ayatollah Ali Khamenei, cependant, le vaste appareil sécuritaire qu’ils supervisaient pour assurer la survie du régime demeure intact.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le CGRI est principalement connu comme une force armée comptant quelque 200 000 membres paramilitaires. Mais il fonctionne également comme un gouvernement parallèle et une puissance économique, sa mission principale étant de défendre le régime islamique établi après la révolution de 1979 et d’étendre son influence au Moyen-Orient.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un Etat dans l’Etat</h2>



<p class="wp-block-paragraph">À moins d’être vaincu ou réorienté d’une manière ou d’une autre, le CGRI conservera sa capacité à générer des revenus par des activités illicites et à soutenir des groupes interposés comme les Houthis au Yémen qui harcèlent les États-Unis et leurs alliés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le CGRI possède ses propres branches militaires et de renseignement, distinctes des forces armées traditionnelles, et est profondément implanté dans les secteurs économiques du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Force Al-Qods, unité clandestine, gère les relations de l’Iran avec les groupes armés mandataires de la région, tandis que d&rsquo;autres composantes du CGRI sont responsables du programme de missiles et de la sécurité intérieure.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon des analystes et des dirigeants de l’opposition iranienne, paralyser le CGRI pourrait nécessiter des semaines, voire des mois, de frappes aériennes supplémentaires et d’autres actions militaires. Sans de telles mesures, le régime iranien risque de se maintenir au pouvoir et de devenir encore plus répressif, car les éléments les plus radicaux ayant survécu jusque-là aux frappes américaines et israéliennes vont s’appuyer sur la loyauté du CGRI dans l’espoir d’assurer la pérennité du régime.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Vers un État militaire plus fermé</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Mohammed Al-Basha, fondateur de Basha Report, un cabinet de conseil en gestion des risques basé à Washington, estime que l’assassinat de Khamenei renforce les éléments les plus radicaux et militaristes du régime. <em>«Aucune opposition organisée n’est prête à saisir cette opportunité. Le résultat le plus probable n’est pas une réforme mais une consolidation du pouvoir, nous rapprochant d’un État militaire fermé»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Samedi, le président Donald Trump a appelé les Gardiens de la révolution et la police à <em>«s’intégrer pacifiquement»</em> et à <em>«collaborer»</em> avec les citoyens iraniens opposés au gouvernement. <em>«Nous entendons dire que nombre de membres des Gardiens de la révolution, de l’armée, des forces de sécurité et de la police ne veulent plus combattre et recherchent l’immunité»</em>, a-t-il déclaré sur les réseaux sociaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un noyau dur d’irréductibles</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, les analystes estiment qu’une rupture des Gardiens de la révolution avec 47 ans de régime islamique rigoriste et d’hostilité envers les États-Unis est le scénario le moins probable à court terme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il existe des pragmatiques au sein des Gardiens de la révolution mais leur attachement au fondamentalisme religieux n’en est pas moins fort que celui de Khamenei et des religieux qui ont gouverné à ses côtés. Nombre de leurs dirigeants ont été formés comme combattants lors de la sanglante guerre contre l’Irak dans les années 1980, une période qui a consolidé le rôle central des Gardiens dans le soutien au régime. Sous Khamenei, la domination idéologique s’est encore renforcée, selon les analystes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le système politique iranien pourrait évoluer vers une forme de dictature militaire sous le contrôle des Gardiens de la révolution. Les analystes estiment difficile d’imaginer l’émergence d’une figure comme Delcy Rodríguez, vice-présidente du Venezuela, qui s’est alignée sur Washington depuis l’arrestation de Nicolás Maduro lors d’un raid américain début janvier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Kasra Aarabi, directeur de la recherche sur les Gardiens de la révolution au sein de United Against Nuclear Iran, une organisation politique opposée au régime iranien, se montre tout aussi pessimiste : <em>«Les Gardiens de la révolution constituent une force très radicale et dogmatique. L’idée qu’ils changent de camp me paraît donc peu probable»</em>.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">À Téhéran, les Gardiens de la révolution supervisent des bases dans chacun des 22 arrondissements de la ville. Ces bases sont gérées par des membres du Basij, un groupe paramilitaire de volontaires qui a mené la répression gouvernementale contre les manifestants en janvier, selon un rapport d’Aarabi et de Saeid Golkar, professeur associé à l’Université du Tennessee à Chattanooga. Quelque 3 000 installations plus petites des Basij sont également disséminées dans la plupart des quartiers de Téhéran. Et il existe une infrastructure similaire à travers le pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Richard Fontaine qui dirige le Center for a New American Security, un groupe de réflexion basé à Washington, déclare sur les réseaux sociaux qu’il serait <em>«extrêmement difficile de renverser le régime sans occuper le pays ni déployer de troupes au sol»</em>. Il ajoute : <em>«Les Gardiens de la révolution et les Basij conserveront les armes, contrairement au peuple».</em>&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que les frappes américaines et israéliennes en Iran se poursuivent et s’intensifient, les forces de sécurité ont pris des mesures pour empêcher les manifestants anti-régime de descendre dans la rue, comme ils l’avaient fait en grand nombre en décembre et janvier avant la répression sanglante. La police a installé des points de contrôle dans tout Téhéran, tandis que les Basij organisaient des manifestations anti-américaines dans les universités, souvent foyers de contestation.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Stratégie de «défense mosaïque»</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les dirigeants iraniens se préparaient à une attaque contre le régime susceptible d’entraîner l’effondrement de la chaîne de commandement. En février, les Gardiens de la révolution ont annoncé leur intention de réactiver leur stratégie dite de <em>«défense mosaïque»</em>, qui permet aux commandants de donner des ordres d’une manière indépendante à leurs unités. Cette stratégie visait spécifiquement à renforcer la résilience du pays face aux attaques extérieures.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des responsables iraniens ont déclaré que la République islamique avait préparé quatre niveaux de relève pour chaque poste important, y compris les commandants militaires, en prévision d&rsquo;une campagne militaire prolongée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Outre Khamenei, les attaques américaines et israéliennes de samedi ont tué le commandant en chef des Gardiens de la révolution Mohammad Pakpour laissant penser que les États-Unis cherchent à affaiblir les Gardiens de la révolution. Cependant, Pakpour a été aussitôt remplacé par Ahmad Vahidi qui affiche à son compteur 47 ans au sein des CGRI qu’il a intégré à leur fondation en 1979. Vahidi a dirigé la Force Al-Qods de 1990 à 1997, il a également dirigé l’appareil de renseignement des CGRI et il a occupé les postes de ministre de la Défense et de ministre de l’Intérieur, un dur parmi les durs.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le <em>WSJ</em> rapporte que, selon les analystes, les attaques contre les installations des Gardiens de la révolution pourraient démanteler leur contrôle sur les éléments de rang inférieur et réduire leur capacité à réprimer la dissidence interne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un communiqué publié après l’annonce de la mort de Khamenei, les Gardiens de la révolution ont juré de <em>«s’opposer fermement aux complots internes et externes et de punir ceux qui attaquent la patrie»</em>. Et des responsables politiques ont déclaré que le régime avait élaboré des plans d’urgence en prévision de la mort de Khamenei.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des fidèles du régime affirment que les services de renseignement iraniens avaient élaboré des plans pour qu’un commandant militaire prenne le pouvoir. La transition d’un régime théocratique vers un régime plus militariste est en cours depuis des années, les Gardiens de la révolution ayant pris le contrôle d’une grande partie de l’économie, établi des groupes qui leur sont fidèles dans les universités et les institutions et infiltré l’armée régulière et le gouvernement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est à signaler qu’Ali Larijani, secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, et Mohammad Bagher Ghalibaf, l’actuel président du Parlement, appartiennent au CGRI et leur nom circule dans la course à la succession d’Ali Khamenei.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un message publié samedi sur la plateforme X, Larijani a promis que l’Iran infligerait à Israël et aux États-Unis <em>«une leçon inoubliable»</em>. Quant à Ghalibaf, il a joué un rôle dans la coordination de la riposte militaire lors de l’attaque israélienne et américaine contre l’Iran en juin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, Golkar, estime que l’instauration d’un régime militaire n’était pas inévitable, surtout si Larijani, Ghalibaf ou leurs successeurs étaient tués.</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="L3RpO0SF3a"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/03/iran-qui-succedera-a-layatollah-ali-khamenei/">Iran | Qui succédera à l’ayatollah Ali Khamenei ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Iran | Qui succédera à l’ayatollah Ali Khamenei ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/03/iran-qui-succedera-a-layatollah-ali-khamenei/embed/#?secret=gwuHgmPCEt#?secret=L3RpO0SF3a" data-secret="L3RpO0SF3a" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Iran &#124; Qui succédera à l’ayatollah Ali Khamenei ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Mar 2026 07:54:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p> Qui va succéder à l’ayatollah Ali Khamenei et devenir le nouveau Guide suprême de la République islamique d’Iran ? </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/03/iran-qui-succedera-a-layatollah-ali-khamenei/">Iran | Qui succédera à l’ayatollah Ali Khamenei ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La question est sur toutes les lèvres : Qui va succéder à l’ayatollah Ali Khamenei et devenir le nouveau Guide suprême de la République islamique d’Iran ? Le poste est la clé de voûte d’un système qui repose sur la théorie du velayat-e faqih (tutelle du jurisconsulte) et c’est à l’Assemblée des Experts que va échoir la responsabilité d’élire le successeur de Khamenei qui a occupé le poste pendant presque 37 ans. </em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18430310"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Le quotidien londonien arabophone <a href="https://www.alquds.co.uk/%d9%87%d9%84-%d9%8a%d9%83%d9%88%d9%86-%d8%ae%d8%a7%d9%85%d9%86%d8%a6%d9%8a-%d8%a3%d9%83%d8%a8%d8%b1-%d8%a7%d9%84%d9%86%d8%a7%d8%ae%d8%a8%d9%8a%d9%86-%d9%84%d8%ae%d9%84%d9%8a%d9%81%d8%aa%d9%87-%d9%83/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Al Quds al Arabi</a> est revenu sur cette échéance importante qui intervient en pleine guerre israélo-américaine contre la République islamique et indique que les préparatifs s’accélèrent en vue de l’élection d’un successeur au Guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, assassiné par Israël et les États-Unis le samedi 28 février 2026 au matin. L’attaque, menée par l’aviation israélienne, a ciblé le bureau et la résidence de Khamenei, avenue Pasteur, à Téhéran, alors qu’il présidait une réunion du Conseil supérieur de la défense. Trente bombes ont été larguées sur ce lieu où se trouvait le Guide.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un conseil provisoire aux commandes</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Afin d’éviter un vide du pouvoir, l’article 111 de la Constitution iranienne stipule qu’un conseil provisoire composé de trois membres exerce les pouvoirs du Guide suprême en cas de décès, de démission ou de destitution de ce dernier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le conseil provisoire actuel est composé de Massoud Pezeshkian en sa qualité de président de la République, Gholamhossein Mohseni Ejei en sa qualité de chef du pouvoir judiciaire et l’ayatollah Ali Reza Arafi, désigné par le Conseil des gardiens de la Constitution (organe iranien cumulant les fonctions de Conseil constitutionnel et de Commission électorale).&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’urgence d’élire le Guide suprême est dictée par la nécessité de préserver la stabilité intérieure dans le pays, étant donné que le Guide suprême est la plus haute autorité politique, religieuse et militaire du pays. Il incarne <em>vilayat-e faqih</em> dans le système de la République islamique et est également le Commandant suprême des forces armées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Conformément à la Constitution iranienne, l’élection du Guide suprême relève de la compétence de l’Assemblée des experts, appelée en persan <em>«Majlis-e Khabargan-e Rahbari»</em>. Cette assemblée est composée de 88 membres, élus au suffrage universel direct, pour un mandat de huit ans. Le peuple iranien renouvelle donc son élection tous les huit ans. L’Assemblée exerce diverses fonctions dont celle d’élire le Guide suprême. Elle a également le pouvoir de contrôler l’action du Guide suprême et de le révoquer ou de le confirmer dans ses fonctions, à condition qu’il soit jugé apte à remplir ses devoirs sur les plans religieux, politique, intellectuel et physique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Guide suprême est élu au scrutin secret, et le candidat qui obtient la majorité absolue des suffrages exprimés par les membres présents est déclaré Guide suprême. L’Assemblée des experts n’a élu le Guide suprême qu’une seule fois et ce, en juin 1989, jour du décès de l’Imam Khomeini, fondateur de la République islamique, lorsque Khamenei a été élu à ce poste.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Khamenei, alors président de la République (il l’a été de 1981 à 1989), n’était pas un candidat pressenti pour succéder à Khomeini. Cependant, Hashemi Rafsanjani (président de 1989 à 1997) a relaté une anecdote qui a bouleversé la donne. Il a déclaré que lors d’une rencontre avec Khomeini, il l’avait interrogé sur son choix de successeur, ce à quoi Khomeini aurait répondu: <em>«Vous avez Khamenei»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Khamenei annonça son refus de briguer la succession de Khomeini mais l’Assemblée des experts l’élut Guide suprême. On peut donc affirmer que le décideur ultime concernant le successeur de Khomeini était Khomeini lui-même, conformément au souhait rapporté par Rafsanjani.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces dernières années, le débat s’est intensifié quant à la personne qui succédera au Guide suprême Khamenei s’il venait à disparaître, compte tenu de son âge avancé de 86 ans (il est né le 17 juillet 1939).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce besoin est devenu encore plus pressant suite aux menaces directes des États-Unis et d’Israël d’assassiner Khamenei surtout durant la guerre israélo-américaine contre l’Iran en juin 2025.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Spéculation sur le nom du nouveau Guide</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Khamenei avait proposé plusieurs noms pour lui succéder mais ces noms sont restés secrets. Par conséquent, l’Assemblée des experts devrait avoir la tâche aisée d’élire le nouveau Guide suprême, surtout après l’assassinat de Khamenei par Israël.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toute discussion concernant le nom du nouveau dirigeant iranien relève encore de la spéculation. Auparavant, l’ancien président Ebrahim Raissi qui avait à la fois un profil théocratique et politique était pressenti mais il a trouvé la mort dans un accident d’hélicoptère le 19 mai 2024, accident qui aurait été causé par une panne technique lors de son retour d’une brève visite en Azerbaïdjan (allié d’Israël) mais les circonstances de cette mort demeurent suspectes.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un autre nom qui circule est celui de Mojtaba, le fils de Khamenei. Proche de son père depuis des années, il a accès à tous les dossiers clés concernant l’Iran et ses alliés dans la région. Il entretient également des relations privilégiées avec le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI), acteur majeur de la scène iranienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le nom de l’ancien président Hassan Rouhani est également évoqué. Sous sa présidence, l’accord nucléaire de 2015 a été conclu sous l’égide de Barack Obama, dans le cadre du groupe 5+1 (les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’Onu et l’Allemagne).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le nom d’Ali Larijani, chef du Conseil suprême de sécurité nationale, a aussi été mentionné, mais ses chances sont moindres car ce n’est pas un religieux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les autres noms qui circulent figurent Mohsen Ejei, actuel chef du pouvoir judiciaire, l’ayatollah Ali Reza Arafi, membre du Conseil de direction intérimaire et l’ayatollah Sadeq Larijani, ancien chef du pouvoir judiciaire (frère d’Ali Larijani).</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’autres noms, plus surprenants, pourraient également être évoqués, connus seulement de Khamenei et de son entourage. Toutefois, il est clair que les qualités les plus importantes que le nouveau dirigeant devra posséder, outre son rang religieux, seront sa détermination à affronter les États-Unis et Israël après qu’ils ont lancé leur deuxième guerre contre l’Iran et assassiné Khamenei.</p>
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		<title>L’assassinat de Khamenei, un jour d’infamie qui aura des conséquences</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Mar 2026 06:53:23 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La guerre actuelle contre l’Iran menée par Trump à l'instigation de Netanyahu, réalise d’autres objectifs que ceux proclamés par ses auteurs. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/03/lassassinat-de-khamenei-un-jour-dinfamie-qui-aura-des-consequences/">L’assassinat de Khamenei, un jour d’infamie qui aura des conséquences</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La guerre américaine actuelle contre l’Iran décidée sans consultation du Congrès, à l&rsquo;instigation de Netanyahu, réalise d’autres&nbsp;objectifs que ceux proclamés par ses auteurs, en particulier l’interdiction de tout approvisionnement chinois en pétrole dans le Golfe hors de tout contrôle américain, ainsi que le renforcement de la supériorité militaire d’Israël sur les pays de la région, à même de lui permettre d’annexer sans opposition notable&nbsp;les territoires arabes de l&rsquo;Euphrate au Nil ainsi que le dit la Bible, selon ses seuls intérêts et besoins, en s’assurant les conditions économiques adéquates à son développement au détriment des peuples de la région.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dr Mounir Hanablia</strong> *</p>



<span id="more-18430050"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Les férus de la seconde guerre mondiale se souviendront du célèbre passage du discours du Président Roosevelt, qualifiant le 7 décembre 1941, date de l’attaque japonaise contre Pearl Harbour, de <em>«jour d’infamie»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En effet des discussions avaient lieu entre des représentants des deux nations au moment où l’attaque s’était produite. Les Iraniens et les Américains s’étaient séparés à l’issue de discussions difficiles sans conclure, et pourtant ces derniers&nbsp;n’ont pas hésité à déclencher les hostilités, en arguant d’une<em> «fenêtre d&rsquo;opportunité»</em>.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a des normes dans les relations internationales que l’on pensait définitivement établies. Depuis la paix de Westphalie de 1648,&nbsp;les rapports entre États obéissent à certaines règles dans le but d’éviter les conflits armés, et lorsqu’ils sont inévitables, d’atténuer les horreurs semblables à celles dont la Guerre de Trente Ans a été le théâtre.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le droit international ignoré par les puissants</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi un protocole a été établi visant à épargner l’intégrité physique des rois, afin que les réalités issues des conflits armés qui sont l’exception se traduisent&nbsp;par des accords perpétuant la paix. Ce ne fut pas là une nouveauté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si on en revient aux guerres féodales en Europe, les seigneurs et les rois, faits prisonniers, étaient épargnés puis libérés contre rançons conséquentes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Or depuis le génocide de Gaza perpétré par l’armée israélienne utilisant les armes américaines les plus sophistiquées, ces normes que l’on qualifie depuis la création de l’Onu de droit international sont ignorées non par les instances chargées de les établir et de les contrôler, mais par les belligérants les plus puissants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a eu l’enlèvement du président vénézuélien en exercice par l’armée américaine agissant sous les ordres du président Trump.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On se souvient qu’en juin dernier à l’issue de la guerre des 12 jours menée par Israël contre l’Iran, l’armée américaine avait effectué un bombardement massif sur les installations nucléaires de Ferdaous et Natanz alors que des discussions se poursuivaient pour obtenir l’abandon du programme iranien d’enrichissement de l’uranium.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a trois jours une opération militaire américaine de grande envergure a débuté par l’assassinat des plus hauts dirigeants iraniens, et particulièrement Ali Khameneï, l’autorité ultime de l’Etat dans son pays, dans un bombardement massif de son domicile où pas moins de trente bombes de grande puissance ont été utilisées. Qu’ils aient été qualifiés de <em>«clique de voyous»</em> par le commanditaire de leur exécution importe peu.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un vengeur tombé de la Bible</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le fait notable est la mort de l’ancien président Ahmadinejad dans les mêmes circonstances à son domicile dans un bombardement. Il était devenu la bête noire des sionistes lorsqu’il avait appelé à la destruction de l&rsquo;État d’Israël.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi et dans une guerre du XXI<sup>e</sup>&nbsp;siècle menée grâce à la collaboration d’Amazon, Google, Elon&nbsp;Musk et l’intelligence artificielle, Netanyahu s’adjugeait-il l’aura d’un vengeur tombé de la Bible. Or le droit divin ne s’accorde que peu avec les conventions de Genève protégeant les populations civiles contre les méfaits de la guerre, en particulier lorsqu’il s’agit d’usurpation de territoire et de nettoyage ethnique. Et on peut donc comprendre l’insistance du Président Trump à créer ce fameux Conseil de la Paix réservé aux milliardaires, et à liquider les instances internationales issues de l’Onu qui ont inculpé son sbire et mentor de génocide.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ces conditions il paraît douteux qu’il y eût eu préalablement à cela une quelconque volonté de résoudre pacifiquement le conflit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut en effet noter que les discussions engagées pour obtenir la dénucléarisation de l’Iran avaient abouti à des concessions substantielles par ce pays. Elles auraient donc pu se poursuivre pour en obtenir davantage. Mais selon de nombreux commentateurs, la guerre avait déjà été décidée depuis le 29 janvier dernier, date de la visite effectuée par Netanyahu à Mar-a-Lago, lieu de résidence de Donald Trump.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut donc convenir que tout cela n’avait été qu’une mise en scène destinée à permettre à l’armée américaine de parfaire ses préparatifs. Une fois&nbsp;achevés, la mise en branle de la machine de&nbsp;guerre devenait inévitable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est inutile de rappeler toutes les péripéties qui ont jalonné le cours des relations irano-américaines, en 1953 avec le renversement de Mossadegh, ou depuis 1979, date de la révolution islamique,&nbsp;la prise d’otages à l’ambassade américaine de Téhéran, la mort des 250 marines dans une attaque suicide à Beyrouth en 1983, en passant par le soutien américain apporté à Saddam Hussein pour envahir l’Iran durant une guerre de huit ans.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Néanmoins, lorsque ses ambitions nucléaires eurent été avérées, ce pays a été soumis à un embargo international visant à asphyxier son économie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">De fausses négociations pour préparer une vraie agression</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le Plan d’action global commun&nbsp;établi sur un programme nucléaire contrôlé par les inspections de l’Agence internationale de l’énergie atomique en 2015 et avalisé par le président Obama, dont on pensait qu’il marquerait la fin du contentieux, a été dénoncé par son successeur Trump immédiatement après son élection, à l’instigation du premier ministre israélien Netanyahu. L’embargo contre l’Iran a donc été renforcé. Jusqu’à ce que l’annonce par Netanyahu du projet de normalisation politique avec l’Arabie Saoudite et du programme de corridor économique depuis les rives de l’Océan Indien jusqu’à&nbsp;Israël, à travers la péninsule arabique, les Emirats arabes unis et la Jordanie, constitue le facteur décisif&nbsp;à l’origine du 7 octobre 2023, et de l’irruption du Hamas, du Hezbollah, et des Houthis du Yémen, sur le théâtre des opérations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le programme envisagé ferait&nbsp;d’Israël la plaque tournante économique et financière du Moyen Orient au même titre que Singapour en Asie, tout en marginalisant le Canal de Suez et le détroit d’Ormuz, une perspective&nbsp;que nul régime politique en Iran ne peut accepter, pour ne pas&nbsp;dire l’un quelconque déjà soumis à un embargo sévère et ayant d’autant plus de raisons de miser sur l’énergie nucléaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">On n’en finira pas de sitôt avec la question iranienne</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La question iranienne peut donc être momentanément écrasée sous les bombes, mais elle n’en continuera pas moins à l’avenir à se poser avec acuité, même après le départ des mollahs. Il ne faut pas oublier que l’ambition du Shah d&rsquo;Iran était déjà de doter son pays de la technologie nucléaire et on peut se demander si cela n’avait pas été la véritable raison&nbsp;pour laquelle il avait été délaissé par ses parrains américains.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’autre part, la question de la légitimité de l’usage de la violence par les grandes puissances, en dehors des lois internationales, reste posée. Le gouvernement israélien renvoie l’origine de la guerre au 7 octobre et à la pluie de missiles qui s’est abattue sur son territoire depuis Gaza, le Sud Liban, et le Yémen.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En réalité, sa&nbsp;gestion génocidaire de la guerre à Gaza n’a eu dès&nbsp;le départ qu’un but, créer les conditions politiques et militaires adéquates nécessitant l’intervention américaine pour frapper l’Iran et abattre son régime. Or, des raisons propres, l’Amérique en avait: l’&rsquo;interdiction aux Chinois de l’accès au pétrole iranien; le rétablissement de son prestige, terni par son incapacité à assurer la liberté de navigation à l’entrée de la mer Rouge, sérieusement entravée par les Houthis; le solde définitif des comptes avec ceux jugés responsables de la prise d’otage de l’ambassade en 1979, des enlèvements et des attentats de Beyrouth dans les années 80 qui constituaient pourtant des réponses à l’invasion israélienne du Liban et à la destruction de Beyrouth en 1982.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De tout ceci on peut conclure plusieurs choses. La guerre américaine actuelle décidée sans consultation du Congrès, à l&rsquo;instigation de Netanyahu, réalise d’autres&nbsp;objectifs que ceux proclamés par ses auteurs, en particulier l’interdiction de tout approvisionnement chinois en pétrole dans le Golfe hors de tout contrôle américain, ainsi que le renforcement de la supériorité militaire d’Israël sur les pays de la région, à même de lui permettre d’annexer sans opposition notable&nbsp;les territoires arabes de l&rsquo;Euphrate au Nil ainsi que le dit la Bible, selon ses seuls intérêts et besoins, en s’assurant les conditions économiques adéquates à son développement au détriment des peuples de la région. Que le colonialisme israélien et l’impérialisme américain aient trouvé là une occasion&nbsp;de plus de réaliser leurs objectifs ne peut être nié.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, les liquidations bibliques des dirigeants et des présidents risquent&nbsp;de ne pas s’avérer suffisantes au Moyen-Orient ou ailleurs pour dissuader les peuples de lutter pour recouvrer leurs droits nationaux et s’assurer les moyens de défendre leurs pays contre les agresseurs. Et l’intelligence artificielle est une arme à double tranchant. Si le président américain et le Premier ministre israélien forts d’une supériorité technologique qui ne peut être qu’éphémère, continuent d’assassiner ainsi leurs ennemis, il faut s’attendre à ce qu’un jour ou l’autre, ils soient eux-mêmes liquidés. Cela s’était déjà produit à Dallas en novembre 1963. L’Amérique continuera sans doute à mener des guerres d’agression. Mais si les peuples de la terre n’ont plus foi en sa parole, comment pourra-t-elle s’assurer sans s’épuiser les collaborations nécessaires à sa paix et à sa sécurité ?&nbsp; &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Médecin de libre pratique.</em></p>



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		<title>L’Iran à l’instant de vérité &#124; Le drapeau rouge et le vide </title>
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		<pubDate>Tue, 03 Mar 2026 06:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La mort d’Ali Khamenei ne referme pas une époque : elle l’ouvre brutalement. L’Iran se tient aujourd’hui dans cet instant suspendu. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/03/liran-a-linstant-de-verite-le-drapeau-rouge-et-le-vide/">L’Iran à l’instant de vérité | Le drapeau rouge et le vide </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La mort d’Ali Khamenei, annoncée le 1ᵉʳ mars 2026 dans le sillage de frappes israélo-américaines visant des centres stratégiques iraniens, ne referme pas une époque&nbsp;: elle l’ouvre brutalement. L’Iran se tient aujourd’hui dans cet instant suspendu&nbsp;: entre cuirasse et métamorphose. Une métamorphose qui suppose un risque plus grand encore&nbsp;: celui d’exister sans ennemi.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Manel Albouchi</strong></p>



<span id="more-18426477"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1.jpg" alt="" class="wp-image-15290578" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Depuis 1989, le Guide suprême n’était pas seulement un chef religieux. Il était le point d’agrégation des tensions, l’instance d’arbitrage ultime, le filtre symbolique entre la nation et le chaos du monde. Sa succession ne sera pas uniquement religieuse&nbsp;; elle sera stratégique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La faille du système</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Khamenei n’occupait pas seulement une fonction institutionnelle. Il tenait une place psychique totale. Il était ce pare-excitation freudien par lequel la nation métabolisait l’agression du monde. Il absorbait l’angoisse extérieure pour la transformer en discours, en Loi, en direction. Dans l’imaginaire collectif, il portait l’archétype du Père primordial&nbsp;: celui qui tient la frontière, qui nomme l’ennemi, qui garantit la continuité. Et, lorsque le Père tombe, les projections se retirent brutalement. La structure reste debout mais la peau se fissure. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une économie psychique d’Etat</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis la guerre Iran-Irak (1980–1988), la République islamique a structuré sa matrice autour d’un mot <em>«résistance»</em>&nbsp;: résistance militaire, résistance économique, résistance culturelle. Et cette doctrine n’est pas pure rhétorique. Elle a produit une dissuasion asymétrique (missiles, réseaux régionaux alliés), une adaptation prolongée aux sanctions, une autonomie relative dans certains secteurs stratégiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais toute architecture défensive finit par devenir structure mentale. Ce qui fut stratégie est devenu identité et ce qui fut réponse est devenu réflexe. La résistance est devenue une économie psychique d’État&nbsp;: le monde attaque, la nation souffre, la souffrance prouve l’existence, l’existence justifie la rigidité. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un Moi-peau rigide &nbsp;</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Didier Anzieu parlait du Moi-peau comme de cette enveloppe qui protège le sujet contre la désintégration. L’Iran a construit un Moi-peau collectif solide, épais, presque cuirassé. La protection est devenue rigidité, la cohésion compression et la peau trop épaisse a fini par étouffer la respiration interne. Toute fissure peut être vécu comme une écorchure menaçant la survie même du corps national.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La mort du Guide est une entaille majeure&nbsp;: elle traverse la cuirasse et expose la vulnérabilité longtemps contenue.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une architecture sous tension &nbsp;</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le régime iranien repose sur une structure duale&nbsp;: institutions élues (présidence, Parlement) et tutelle théocratique exercée par le Guide suprême, le Conseil des gardiens et le Corps des Gardiens de la révolution islamique (CGRI).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis 1989, Khamenei jouait le rôle d’équilibriste entre ces pôles. Son autorité personnelle limitait les conflits ouverts entre conservateurs pragmatiques, factions sécuritaires et religieux doctrinaires. Son décès redistribue les lignes de force&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211;&nbsp;le CGRI pourrait consolider son poids politique et économique&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; les factions conservatrices chercheront à verrouiller la continuité idéologique&nbsp;;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; les segments réformistes, marginalisés ces dernières années, pourraient tenter de rouvrir un espace discursif.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La transition ne sera pas un simple passage de témoin. Elle redéfinira l’équilibre entre autorité religieuse, pouvoir sécuritaire et légitimité populaire. &nbsp; &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le drapeau rouge</h2>



<p class="wp-block-paragraph">À Jamkaran, le drapeau rouge s’est levé. Il renvoie au sang injustement versé, à Karbala, au martyre de l’imam Hussein, à cette mémoire qui ne meurt pas.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la tradition chiite, ce n’est pas un simple étendard&nbsp;: c’est une invocation. Le sang appelle justice. Sur le plan géopolitique, le message est double&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; à l’extérieur&nbsp;: signaler que la réponse sera calibrée&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; à l’intérieur&nbsp;: transformer le deuil en unité, la sidération en mobilisation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais psychiquement, le geste va plus loin. Le drapeau rouge agit comme un activateur collectif. Il simplifie l’angoisse. Il canalise la colère. Il soude la communauté autour d’une équation archaïque&nbsp;: le sang appelle le sang. La blessure cesse d’être effraction brute, elle devient message.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Hisser le drapeau rouge, c’est passer du chaos à la mise en scène. Lier l’énergie traumatique. Ce qui était sidération devient rituel. Ce qui était perte devient Loi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Freud parlait de compulsion de répétition&nbsp;: on rejoue ce que l’on ne parvient pas à transformer en souvenir. À force de répéter le trauma, on finit par en faire une identité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce drapeau est ambivalent&nbsp;: il unit et il enferme. Il offre une cohésion immédiate par la colère, mais il installe la nation dans une boucle mémorielle où la vie ne se conçoit qu’à travers la répétition du sacrifice.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Or une société ne peut vivre indéfiniment dans la dramaturgie du martyre sans épuiser ses forces vitales. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">La question existentielle &nbsp;</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La résistance est l’architecture d’État iranien et son identité profonde. Pourtant, la faille ouverte par la disparition de Khamenei contient une possibilité&nbsp;: <em>«La blessure est l’endroit par où la lumière entre.»</em> Encore faut-il accepter que la lumière transforme ce qu’elle éclaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La disparition du Père confronte l’Iran à son ombre collective&nbsp;: violence refoulée, désir de reconnaissance, fatigue générationnelle, aspiration à la normalité, mais aussi fierté nationale et refus de l’humiliation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les questions sont désormais existentielles. Le régime colmatera-t-il la brèche par la répétition aveugle&nbsp;? Ou acceptera-t-il que cette déchirure devienne un espace de transformation&nbsp;? Peut-on passer de la mémoire du sang à un projet de vie&nbsp;? Peut-on survivre autrement qu’en résistant&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Iran se tient aujourd’hui dans cet instant suspendu&nbsp;: entre cuirasse et métamorphose. Une métamorphose qui suppose un risque plus grand encore&nbsp;: celui d’exister sans ennemi.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="hw2FdxWlrW"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/04/khomeini-et-khamenei-%e2%94%82-a-la-recherche-du-masque-poetique/">Khomeini et Khamenei │ A la recherche du masque poétique</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Khomeini et Khamenei │ A la recherche du masque poétique » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/04/khomeini-et-khamenei-%e2%94%82-a-la-recherche-du-masque-poetique/embed/#?secret=i16pH4Sz0n#?secret=hw2FdxWlrW" data-secret="hw2FdxWlrW" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/03/liran-a-linstant-de-verite-le-drapeau-rouge-et-le-vide/">L’Iran à l’instant de vérité | Le drapeau rouge et le vide </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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