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	<title>Archives des Allemagne - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Allemagne - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>L’industrie automobile allemande se reconvertit dans l’armement</title>
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		<pubDate>Thu, 29 Oct 2026 06:27:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>L’essor automobile chinois et son expansion mondiale pousse l’industrie allemande vers la production d’armement. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/29/lindustrie-automobile-allemande-se-reconvertit-dans-larmement/">L’industrie automobile allemande se reconvertit dans l’armement</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’essor automobile chinois pousse l’industrie allemande vers la production d’armement. Des usines reconverties et des salariés réaffectés alors que l’Union européenne (UE) tente de rééquilibrer ses échanges commerciaux avec le dragon asiatique.</em></strong><em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Jens Kastner</strong> <em>*</em></p>



<span id="more-19878792"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="201" height="251" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/10/Jens-Kastner.jpg" alt="" class="wp-image-19878829"/></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Derrière l’usine Volkswagen d’Osnabrück, ville de l’ouest de l’Allemagne, des centaines de T-Roc Cabriolet neufs attendaient sur des wagons de marchandises, au soleil du début de l’automne, leur livraison aux concessionnaires. Devant l’entrée principale, la scène laissait entrevoir l’avenir de ce site automobile vieux de 125 ans : des véhicules VW peints en camouflage vert olive étaient transportés par camion, tandis que des autocollants sur les lampadaires appelaient les salariés à se rebeller contre la militarisation annoncée de l’usine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plusieurs salariés de passage ont accueilli froidement les tentatives de <em>, <a href="https://substack.com/redirect/82506b63-1b98-4161-93e9-c4a5e494c21b?j=eyJ1IjoiaTFlbHQifQ.Hq9qAIq7zpkEpiC_jKxZ1S8NBly1ZqUcW7etgzodmC4" target="_blank" rel="noopener">Nikkei Asia</a></em> de recueillir leur avis sur une nouvelle qui a fait l’effet d’une bombe : soumis à une intense pression de ses concurrents chinois, VW cessera la production automobile à Osnabrück à l’été 2027.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Début septembre, la société VW s’est entendue sur les conditions de vente de l’usine à un consortium comprenant Aurelius Capital, basé à Tel-Aviv, et la Basse-Saxe, le Land allemand où se trouve le site et deuxième actionnaire de VW. L’armurier israélien Rafael Advanced Defense Systems doit en être le principal partenaire industriel, avec des projets de production d’équipements de défense antiaérienne, potentiellement sur le modèle du Dôme de fer israélien.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Volkswagen assume ses responsabilités envers Osnabrück»</em>, avait alors déclaré le directeur général Oliver Blume dans un communiqué. <em>«Avec l’accord conclu aujourd’hui, nous franchissons une étape importante pour ouvrir à ce site un nouvel avenir industriel.»</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Réorientation de la puissance manufacturière allemande vers l’armement</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette décision reflète les préoccupations sécuritaires croissantes de l’Europe, mais aussi les profondes mutations structurelles qui traversent l’industrie automobile allemande. Les voitures chinoises affluent dans l’UE, malgré les droits compensateurs imposés par le bloc aux exportations chinoises de véhicules électriques à la fin de 2024. Dans le même temps, des marques allemandes historiques comme VW perdent du terrain en Chine et ailleurs, tandis que leurs concurrents chinois, tels BYD, Geely et Xpeng, montent en puissance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus tôt ce mois-ci, VW a fait état d’une baisse de 14,3 % de ses livraisons mondiales au troisième trimestre, son plus mauvais résultat depuis plus de quatre ans, avec un plongeon de 38,5 % en Chine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon les estimations de Citi, la part de marché cumulée des constructeurs chinois en Europe occidentale a atteint 13,1 % en août, soit 5,5 points de pourcentage de plus qu’un an auparavant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les conséquences se font déjà sentir dans les suppressions d’emplois. VW prévoit de supprimer jusqu’à 100 000 postes dans le monde d’ici à la fin de la décennie. Mais à Osnabrück, où l’usine ne tourne qu’à environ 20 % de ses capacités, le passage à l’armement promet de sauver quelque 1 200 emplois sur 1 800.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«C’est une tentative de la dernière chance de la Basse-Saxe pour maintenir l’usine en activité et éviter les suppressions d’emplois, et ce sont incontestablement les entreprises de défense, plutôt que les constructeurs automobiles, qui ont les cartes en main»,</em> explique Matthias Schmidt, de Schmidt Automotive Research.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«La stratégie à long terme des constructeurs allemands consiste à accroître leur production automobile en Amérique du Nord et en Chine et à développer des concepts propres à chaque marché, ajoute Schmidt. L’époque où l’on fabriquait une voiture en Europe pour l’exporter dans le monde entier est révolue, à l’exception des modèles haut de gamme produits en petites séries.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 15 octobre, l’Institut de l’économie allemande a signalé que le déficit commercial de l’Allemagne avec la Chine devrait dépasser cette année les 100 milliards d’euros, soit une hausse d’environ 90 milliards d’euros depuis 2019. L’essentiel de cette augmentation se concentre dans les trois secteurs clés de l’économie : l’automobile, l’électrotechnique et la construction mécanique.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" width="800" height="600" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/10/Deficit-commercial-allemand-avec-la-Chine.jpg" alt="" class="wp-image-19878925" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/10/Deficit-commercial-allemand-avec-la-Chine.jpg 800w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/10/Deficit-commercial-allemand-avec-la-Chine-300x225.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/10/Deficit-commercial-allemand-avec-la-Chine-768x576.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/10/Deficit-commercial-allemand-avec-la-Chine-580x435.jpg 580w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Ces chiffres alarmants ont incité des dirigeants européens, dont le chancelier allemand Friedrich Merz, à réclamer un renforcement des instruments de défense commerciale et ont poussé le bloc au bord d’une guerre commerciale avec la Chine. Celle-ci a été évitée, au moins temporairement, grâce à un accord conclu plus tôt ce mois-ci à Beijing, aux termes duquel Bruxelles s’apprête à mettre en place une mesure de sauvegarde limitant les importations de véhicules hybrides. La Chine se verrait attribuer un quota initial de 350 000 véhicules, qui augmenterait de 6 % par an.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le commissaire européen au Commerce Maros Sefcovic a toutefois averti qu’il ne s’agissait que d’<em>«une première étape»</em> pour résorber le déficit quotidien du bloc avec la Chine, qui dépasse le milliard de dollars.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce que l’on appelle le <em>«choc chinois»</em> n’est qu’une des raisons qui poussent à réorienter la puissance manufacturière allemande vers l’armement. L’invasion de l’Ukraine lancée en 2022 par la Russie, proche partenaire de la Chine, a joué un rôle moteur. L’Allemagne est désormais le pays qui consacre le plus de moyens à la défense parmi les membres européens de l’Otan.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Fédération allemande de l’industrie automobile (VDA) a indiqué à <em>Nikkei Asia</em> que les entreprises du secteur recevaient de nombreuses demandes sur les possibilités d’utiliser ou de reconvertir leurs chaînes de production pour fabriquer des armes. La Fédération allemande des industries de sécurité et de défense (BDSV) s’attaque à cette question avec l’initiative Auto2Defence, qui vise à répondre à la fois aux inquiétudes concernant l’emploi et la sécurité en mobilisant les salariés, les usines et le savoir-faire technique disponibles dans l’automobile.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Les services des constructeurs automobiles dont les effectifs avaient gonflé au fil des ans sont aujourd’hui réduits, et les salariés concernés cherchent désormais un emploi stable»</em>, explique Joshua Krebs, directeur général du cabinet de recrutement WK. <em>«Les suppressions de postes chez les constructeurs entraînent directement des difficultés pour les équipementiers, touchant de nombreux métiers de l’ingénierie et de l’administration. Mais l’industrie de défense propose aujourd’hui des rémunérations globales bien plus élevées aux travailleurs qualifiés, en particulier aux ouvriers, comme les soudeurs.»</em></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" width="800" height="600" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/10/Depenses-militaires-allemandes.jpg" alt="" class="wp-image-19878918" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/10/Depenses-militaires-allemandes.jpg 800w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/10/Depenses-militaires-allemandes-300x225.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/10/Depenses-militaires-allemandes-768x576.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/10/Depenses-militaires-allemandes-580x435.jpg 580w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading">La liste des reconversions d&rsquo;usines s’allonge</h2>



<p class="wp-block-paragraph">En juin, Forvia, fournisseur de technologies automobiles, a accepté de céder son site d’Augsbourg, dans le sud de l’Allemagne, à General Dynamics European Land Systems (GDELS), qui fabrique des véhicules militaires à roues et à chenilles ainsi que des systèmes d’artillerie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À Berlin, le géant allemand de l’armement Rheinmetall reconvertit l’ancien équipementier automobile Pierburg dans la production de munitions d’artillerie. Par ailleurs, Rheinmetall travaille avec Continental pour reprendre des salariés touchés par la restructuration de l’équipementier, en proposant dans un premier temps des possibilités de reclassement à une centaine de personnes au maximum sur le site Continental de Gifhorn.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mercedes-Benz serait en pourparlers avec le fabricant de chars franco-allemand KNDS pour lui céder une usine de véhicules utilitaires près de la capitale. Plus tôt cette année, KNDS a noué un partenariat avec l’équipementier Draexelmaier pour produire des superstructures destinées au véhicule blindé à roues Boxer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Hensoldt, spécialiste de l’électronique de défense, a lancé en mars un partenariat avec l’équipementier Aumovio lui permettant de reprendre des centaines de salariés qualifiés. Hensoldt recrute aussi activement du personnel chez Bosch, géant allemand des pièces automobiles, ainsi que chez Continental.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«La demande de technologies de défense modernes connaît actuellement une très forte croissance, et avec elle nos besoins en ingénieurs hautement qualifiés»</em>, a déclaré Oliver Doerre, directeur général de Hensoldt. <em>«De nombreuses compétences de l’industrie automobile — notamment dans le développement de systèmes, les logiciels ou l’électronique — correspondent parfaitement aux technologies que nous développons.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré ces initiatives, les experts soulignent que la reconversion des usines peut être complexe et que la cession du site d’Osnabrück ne constitue pas nécessairement un modèle reproductible. En effet, Osnabrück n’est pas une usine automobile classique : elle est passée dans le giron de VW après la faillite de Karmann, un fabricant de plus petite taille spécialisé dans le travail du métal pour des marchés de niche.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«L’usine est déjà tournée vers les composants et le travail spécialisé du métal, ainsi que vers la transformation en petites séries de voitures Volkswagen en versions spéciales, ce qui la rend plus facile à adapter à la production de défense que les usines automobiles classiques à gros volumes»</em>, explique Pieter Wezeman, chercheur principal au programme sur les transferts d’armes de l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (Sipri).</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Ses caractéristiques laissent penser qu’elle pourrait être reconvertie plus rapidement pour des tâches telles que la fabrication de corps de missiles ou d’actionneurs que pour des assemblages à forte composante électronique»</em>, précise-t-il.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le puissant syndicat allemand IG Metall souligne lui aussi que la fabrication d’armements obéit à une tout autre logique que la production automobile, optimisée pour les marchés mondiaux, des volumes maximaux, des chaînes d’approvisionnement en flux tendus et une maîtrise rigoureuse des coûts.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«La production de défense suit une logique fondamentalement différente»</em>, explique Jan Mentrup, porte-parole d’IG Metall associé aux négociations collectives de l’usine d’Osnabrück.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Il existe certes des points de convergence technologique, notamment dans les systèmes de propulsion, les plateformes de capteurs et les faisceaux de câbles. Mais certains domaines, comme les systèmes de conduite de tir, les technologies de chiffrement et les systèmes de communication sécurisés, restent inaccessibles à une usine automobile civile sans des années de développement d’environnements d’essai et d’architectures de sécurité spécifiques»</em>, poursuit-il.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mentrup ajoute que les caractéristiques des usines automobiles, telles que l’interconnexion des chaînes d’approvisionnement et les infrastructures numériques, peuvent devenir des <em>«vulnérabilités»</em> d’un point de vue militaire. <em>«La production doit rester opérationnelle même face aux menaces hybrides, aux cyberattaques, au sabotage ou aux perturbations logistiques.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Si le passage à la défense peut contribuer à protéger l’industrie automobile allemande du choc chinois, certains envisagent aussi que les constructeurs européens cherchent un répit en fabriquant sous contrat pour des marques chinoises ou en leur vendant des lignes de production sous-utilisées. Des marques chinoises ont déjà pris des initiatives pour exploiter les capacités inutilisées de leurs concurrents occidentaux en France et en Espagne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon des informations de presse publiées en mai, le constructeur chinois de véhicules électriques Xpeng discutait avec VW de l’acquisition de capacités de production excédentaires en Europe. Oliver Blume a rapidement assuré aux salariés qu’il n’y avait <em>«actuellement aucun projet ni aucune discussion avec des constructeurs chinois»</em>, tout en reconnaissant l’existence de surcapacités.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce mois-ci, un porte-parole de Xpeng a refusé de commenter les <em>«rumeurs»</em>, tout en indiquant à <em>Nikkei Asia</em> que l’entreprise produisait actuellement quatre modèles chez le fabricant sous contrat Magna, en Autriche, et en confirmant qu’elle discutait avec différents partenaires potentiels pour développer sa production en Europe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Matthias Schmidt, le spécialiste de l’automobile, estime que VW pourrait finir par envisager une autre option : <em>«produire en Allemagne, pour les clients européens, des modèles Volkswagen dérivés de modèles chinois actuellement commercialisés uniquement en Chine, en particulier la VW ID. Unyx 09, une berline haut de gamme entièrement électrique»</em>. Fabriqué par la coentreprise de VW dans l’Anhui avec l’entreprise publique chinoise JAC, ce modèle intègre des systèmes informatiques fonctionnant avec les processeurs d’intelligence artificielle Turing développés par Xpeng.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cela améliorerait le taux d’utilisation des capacités et aiderait aussi VW <em>«à transférer en Europe certaines des méthodes de production économiques et très efficaces utilisées en Chine»</em>, avance Schmidt.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un porte-parole de VW a déclaré à <em>Nikkei Asia</em> qu’<em>«il s’agit de spéculations que nous n’avons expressément pas alimentées en tant qu’entreprise. Bien au contraire : en interne, nous disons qu’en l’état actuel des choses, c’est plutôt improbable»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Pour une politique commerciale européenne plus incisive envers la Chine</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que les industriels allemands tentent de trouver un équilibre entre leur réorientation vers l’armement et la préservation de plus d’un siècle de tradition automobile, les frictions commerciales semblent appelées à durer. Les exportations chinoises continuent de s’envoler, et les analystes soulignent que les voitures hybrides ne représentent qu’une petite part des échanges bilatéraux. Sefcovic a promis que <em>«là où le dialogue ne permettra pas d’aboutir, l’UE utilisera ses instruments pour assurer un rééquilibrage»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce mois-ci, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a annoncé que le bloc élaborerait dès décembre un nouvel instrument de diversification commerciale pour contribuer à corriger le déséquilibre des échanges et à réduire les risques, ainsi qu’un mécanisme de solidarité lorsqu’un État membre subit des mesures coercitives ou des représailles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une observatrice appelle toutefois la Commission européenne à adopter une politique commerciale envers la Chine encore plus incisive.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«L’Europe a raison de défendre ses intérêts économiques, mais les coups de menton ne font pas une stratégie»</em>, estime Cristina Vanberghen, responsable du secteur diplomatique à l’université d’État d’Erevan, en Arménie, et spécialiste de la Commission européenne. <em>«Une politique commerciale qui fait abstraction des représailles et du réseau des interdépendances nuira aux industries mêmes qu’elle prétend protéger.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les principaux négociateurs de l’UE et de la Chine doivent reprendre leurs discussions au début de l’année prochaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Journaliste et analyste freelance allemand.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">D’après <em><a href="https://substack.com/redirect/82506b63-1b98-4161-93e9-c4a5e494c21b?j=eyJ1IjoiaTFlbHQifQ.Hq9qAIq7zpkEpiC_jKxZ1S8NBly1ZqUcW7etgzodmC4" target="_blank" rel="noopener">Nikkei Asia</a>.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Deux soldats ukrainiens auraient saboté les gazoducs Nord Stream 1 et 2    </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/20/deux-soldats-ukrainiens-auraient-sabote-les-gazoducs-nord-stream-1-et-2/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 Oct 2026 10:46:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Allemagne]]></category>
		<category><![CDATA[gaz russe]]></category>
		<category><![CDATA[Serhii Kuznetsov]]></category>
		<category><![CDATA[Ukraine]]></category>
		<category><![CDATA[Zelensky]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un soldat des forces spéciales ukrainiennes accusé d’avoir saboté, en septembre 2022, les gazoducs sous-marins Nord Stream 1 et 2 en mer Baltique. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/20/deux-soldats-ukrainiens-auraient-sabote-les-gazoducs-nord-stream-1-et-2/">Deux soldats ukrainiens auraient saboté les gazoducs Nord Stream 1 et 2    </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Un procès historique s&rsquo;est ouvert devant un tribunal à Hambourg, en Allemagne : Serhii Kuznetsov, un soldat des forces spéciales ukrainiennes est accusé d’avoir saboté, en septembre 2022, les gazoducs sous-marins Nord Stream 1 et 2 en mer Baltique, qui approvisionnent l’Allemagne en gaz russe. Ce fut l’un des grands mystères du début de la guerre en Ukraine.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Habib Glenza</strong>, <em>à Lödz</em></p>



<span id="more-19826854"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Au début, des accusations ont été portées contre la Russie, mais très vite, le soupçon s’est tourbé vers l’Ukraine qui avait tiré profit de l’attaque contre le Nord Stream et qui pouvait être, de ce fait, à l’origine de cette opération.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les autorités allemandes ont mené l’enquête et ont remonté la piste jusqu’à Kuznetsov, un soldat ukrainien stationné en Italie. Son extradition a été demandée, il a été arrêté et est actuellement jugé en Allemagne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Kuznetsov a comparu pour la première fois devant le tribunal allemand, le mercredi 14 octobre 2026, faisant preuve d’un calme olympien. Il a même souri à plusieurs reprises.</p>



<h2 class="wp-block-heading">De graves accusations contre l’Ukraine</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Kuznetsov nie catégoriquement toute implication dans l’attaque contre le Nord Stream. L’Ukraine nie également tout lien avec le sabotage du gazoduc. Nicola Canestrini, l’avocat de la défense, a déclaré à la BBC que l’accusation ne reposait sur aucune preuve : <em>«Ils n’ont trouvé aucun témoin, aucune preuve médico-légale, pas d’ADN, pas d’empreintes digitales, rien !»</em> Comme si un agent des forces spéciales pouvait laisser ce genre d&rsquo;indices lors de ses missions secrètes ! </p>



<p class="wp-block-paragraph">La défense a également fait valoir que Kuznetsov se trouve dans une position de faiblesse, puisqu’il est un soldat affecté à des opérations secrètes et ne peut pas parler de ce qu’il a fait aux dates auxquelles il est accusé d’avoir attaqué le Nord Stream. Argument très commode pour éviter de répondre aux questions des juges ! </p>



<p class="wp-block-paragraph">Un autre suspect impliqué dans l’attaque du Nord Stream se trouve en Croatie et lutte pour éviter son extradition vers l’Allemagne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Deux hypothèses sont avancées. La première suggère une implication des États-Unis dans les attaques contre le Nord Stream.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le journaliste chevronné Seymour Hersh (lauréat du prix Pulitzer pour avoir révélé des crimes commis par l’armée américaine, comme le massacre de Mỹ Lai au Vietnam) a publié un rapport faisant état de l’implication directe de plongeurs de la marine américaine. Ce rapport a été réfuté et contesté par d’autres journalistes, qui ont souligné les incohérences des preuves présentées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La seconde, avancée par des analystes et des journalistes spécialisés, suggère une hypothèse plus réaliste : la CIA était au courant du sabotage avant qu’il ait lieu, mais a décidé de le laisser se produire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’attaque contre le Nord Stream aurait eu pour but de démontrer à l’Europe et à l’Allemagne en particulier que la guerre en Ukraine avait des conséquences directes sur son territoire. Il s’agissait d’un moyen de contraindre l’Union européenne à s’impliquer davantage dans la guerre et à soutenir Zelensky.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="5mqiEwXr4s"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/21/le-piege-de-nord-stream-de-leau-dans-le-gaz-russe-leurope-et-lillusoire-puissance/">‘‘Le piège de Nord Stream’’ : De l’eau dans le gaz russe ? L’Europe et l’illusoire puissance</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘‘Le piège de Nord Stream’’ : De l’eau dans le gaz russe ? L’Europe et l’illusoire puissance » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/21/le-piege-de-nord-stream-de-leau-dans-le-gaz-russe-leurope-et-lillusoire-puissance/embed/#?secret=WtXJ8ptY3g#?secret=5mqiEwXr4s" data-secret="5mqiEwXr4s" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Le procès des ambiguïtés occidentales </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce procès est délicat pour l’Ukraine comme pour l’Allemagne. Toutes deux sont alliées contre la Russie. Mais la justice allemande ne peut ignorer ce qui a porté un coup dur à une infrastructure vitale pour l’économie du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, ce procès soulève un autre débat : est-il acceptable que l’Ukraine et la Russie bombardent des cibles non militaires telles que des infrastructures énergétiques, des centres de données ou des installations logistiques ? Ces attaques constituent-elles des crimes de guerre ? Poutine et Zelensky devraient-ils tous deux être jugés pour les avoir commis ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette affaire est un sujet épineux pour les puissances occidentales. S’il s’agit d’un sabotage perpétré par l’Ukraine, c’est une grave erreur, mais l’Ukraine est un pays ami qu’il faut protéger. Que faire&nbsp;? Noyer le poisson&nbsp;? C’est peut-être cette hypothèse qui fait sourire Kuznetsov, très à l’aise lors de son procès qui devrait se terminer en février 2027.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En conclusion, la position occidentale concernant la guerre russo-ukrainienne alterne le clair et l’obscur, le chaud et le froid, et enveloppe d’un voile d’ambiguïté des motivations des différents protagonistes, notamment l’Ukraine, la Russie et l’Allemagne qui en ont été les plus affectés jusque-là.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/20/deux-soldats-ukrainiens-auraient-sabote-les-gazoducs-nord-stream-1-et-2/">Deux soldats ukrainiens auraient saboté les gazoducs Nord Stream 1 et 2    </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Crise en Allemagne &#124; Arrêt du moteur économique de l’Europe</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 26 Sep 2026 06:52:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’Allemagne, moteur économique de l’Europe, fait face à un effondrement pouvant impacter fortement l’Europe. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/26/crise-en-allemagne-arret-du-moteur-economique-de-leurope/">Crise en Allemagne | Arrêt du moteur économique de l’Europe</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’Allemagne, autrefois considérée comme le moteur économique de l’Europe, fait aujourd’hui face à un effondrement structurel qui pourrait avoir des conséquences dramatiques non seulement pour l’Europe, mais pour l’économie mondiale. Ce phénomène, que certains experts appellent déjà «la fin du moteur de l’Europe», s’explique par une combinaison de crises internes, notamment une dépendance excessive à l’énergie russe, une transition ratée vers les énergies renouvelables, et une désindustrialisation rapide. Cet article explore les causes profondes de cet effondrement économique, les conséquences pour l’Union Européenne (UE), et ce que cela signifie pour le futur de l’économie mondiale.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Habib Glenza&nbsp;</strong></p>



<span id="more-19697968"></span>



<p class="wp-block-paragraph">L’économie allemande a longtemps reposé sur trois piliers fondamentaux : l’excellence de son industrie manufacturière, l’énergie bon marché, et une croissance axée sur les exportations. Cependant, ces trois éléments, qui sont interdépendants, se trouvent aujourd’hui en crise.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Allemagne est célèbre pour ses produits industriels de haute qualité, notamment les automobiles, les machines-outils et les équipements électroniques. Mais aujourd’hui, les industries lourdes traversent une période difficile. Les géants allemands de l’automobile, tels que Volkswagen, BMW et Mercedes-Benz, connaissent une baisse de production et une réduction des investissements.Les entreprises industrielles font face à des coûts de production de plus en plus élevés et à une concurrence accrue des fabricants chinois, notamment dans le domaine des véhicules électriques.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Allemagne a&nbsp;longtemps&nbsp;bénéficié d’un approvisionnement en gaz russe à bas prix. Mais suite&nbsp;au conflit russo-ukrainien, l’Allemagne a perdu cet avantage stratégique. L’arrêt des livraisons de gaz, suite à la destruction des pipelines Nord Stream, a fait exploser les prix de l’énergie, rendant les coûts industriels insoutenables. En conséquence, de nombreuses entreprises allemandes ont déménagé leur production vers des pays où l’énergie est moins coûteuse, comme la Chine et les États-Unis. Ce phénomène de délocalisation accélère le processus de désindustrialisation.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les conséquences de la crise économique allemande&nbsp;</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’Allemagne, en tant que première économie de l’UE, a toujours été le moteur de la croissance européenne. Mais si l’Allemagne entre en récession, l’impact se fait sentir bien au-delà de ses frontières. La crise économique allemande menace de fragiliser l’ensemble du modèle économique européen.&nbsp;L’Allemagne est le principal partenaire commercial de nombreux pays européens. Si l’économie allemande ralentit, cela réduit la demande de biens en provenance d’autres États membres de l’UE. Par exemple, les pays du Sud, comme la France, l’Italie et l’Espagne, qui dépendent des exportations vers l’Allemagne, pourraient se retrouver confrontés à un manque de demande. Une récession allemande pourrait donc plonger l’UE dans une crise de croissance généralisée.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La baisse de compétitivité de l’Allemagne pourrait également avoir un impact négatif sur l’euro. L’euro, étant la monnaie partagée par de nombreux pays européens, est fortement influencé par la santé économique de ses principaux acteurs, dont l’Allemagne. Une crise prolongée dans ce pays pourrait faire chuter la valeur de la monnaie européenne, augmentant les coûts pour tous les pays membres de l’ensemble.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’industrie automobile allemande, pilier de l’économie du pays, traverse une crise sans précédent. La concurrence croissante des fabricants chinois a mis à mal les entreprises allemandes. Volkswagen, BMW et Mercedes-Benz ont annoncé des fermetures de sites de production en Allemagne et une réduction de leurs effectifs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le secteur automobile allemand est également confronté à une pression supplémentaire avec la réduction de la demande en Chine. Le marché chinois, qui représentait une part importante des ventes pour ces géants allemands, connaît une évolution rapide avec la montée en puissance des fabricants locaux. En conséquence, l’exportation de véhicules allemands vers la Chine a chuté, ce qui affecte directement la rentabilité des entreprises allemandes.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="rmauWV4NzU"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/20/lallemagne-face-a-une-vague-de-faillites-sans-precedent/">L’Allemagne face à une vague de faillites sans précédent</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’Allemagne face à une vague de faillites sans précédent » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/20/lallemagne-face-a-une-vague-de-faillites-sans-precedent/embed/#?secret=NBQ4GUGTJj#?secret=rmauWV4NzU" data-secret="rmauWV4NzU" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">Un gouvernement paralysé face à la crise</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’un des problèmes majeurs de l’Allemagne réside dans sa politique intérieure. Le pays souffre d’une paralysie politique qui empêche toute action décisive face à la crise. En attendant, le pays ne parvient pas à élaborer un plan de relance économique face aux défis colossaux ci-haut évoqués.&nbsp;En effet, le cadre budgétaire rigide imposé par la constitution allemande, ainsi que les règles de l’UE, limitent sévèrement la capacité du gouvernement à investir massivement dans l’infrastructure énergétique et industrielle nécessaires pour relancer l’économie. L’incapacité de prendre des mesures radicales dans cette période de crise est une des raisons pour lesquelles l’Allemagne, et avec elle l’Europe, se trouvent dans une impasse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un autre facteur aggravant est la crise démographique à laquelle l’Allemagne est confrontée. La population allemande vieillit rapidement, ce qui provoque une diminution de la population active. Cela représente une menace directe pour l’économie allemande, car moins de travailleurs sont disponibles pour soutenir les industries et financer les systèmes sociaux, notamment les pensions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si l’immigration n’est pas augmentée, cela pourrait entraîner des pénuries de main-d’œuvre et, par conséquent, une stagnation économique. Dans ce contexte, la montée de l’extrême-droite avec son discours populiste antimigrants, ne va guère faciliter la relance économique par l’injection de forces vives.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les scénarios envisageables pour l’avenir</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que l’Allemagne navigue difficilement dans cette crise, plusieurs scénarios sont envisageables pour l’avenir de l’UE.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un premier scénario pourrait être un déclin maîtrisé où l’Allemagne, au lieu de dépendre de son industrie lourde, se réoriente vers des secteurs comme les services, la finance, ou la santé.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un deuxième scénario pourrait être la fragmentation de l’UE, où l’Allemagne et d’autres pays du Sud se retrouvent dans des conflits économiques et politiques.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, un scénario plus sombre envisage une montée de l’extrémisme et du nationalisme en Allemagne, créant un environnement politique instable qui pourrait avoir des conséquences désastreuses pour l’UE.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La crise économique allemande est bien plus qu’un simple problème national. C’est un défi systémique qui touche l’ensemble de l’Europe. Si l’Allemagne ne parvient pas à surmonter cette crise, cela pourrait entraîner une période prolongée de stagnation économique pour l’UE, avec des conséquences mondiales.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le déclin de l’Allemagne est un avertissement pour toute l’Europe : le modèle économique mondial fondé sur des exportations bon marché, de l’énergie fiable et une compétitivité industrielle est peut-être révolu. L’avenir de l’UE dépendra de sa capacité à se réinventer face à ces défis. Et elle ne donne pas l’impression d’être sur la voie d’y parvenir. Elle se cherche encore, et tâtonne, alors que les bruits de bottes résonnent à ses frontières orientales.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="1GLzv1sz2d"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/20/lallemagne-et-ses-grands-chantiers-en-retard/">L’Allemagne et ses grands chantiers en retard</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’Allemagne et ses grands chantiers en retard » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/20/lallemagne-et-ses-grands-chantiers-en-retard/embed/#?secret=o8QUSHQzqC#?secret=1GLzv1sz2d" data-secret="1GLzv1sz2d" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">Effort de guerre ou suicide programmé ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’implication de l’UE, notamment l’Allemagne, dans le conflit russo-ukrainien est l’une des causes majeures de la crise de l’industrie lourde allemande, surtout que l’Ukraine ne fait pas partie de l’Otan et de l’UE. Malheureusement, la majorité des politiciens européens agissent dans le sens des intérêts du complexe militaro-industriel mondial, qui tire profit des guerres, et non de celui des populations, européennes ou autres. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis le début de l’invasion russe en février 2022, le soutien total de l’UE et de ses États membres à l’Ukraine s&rsquo;élève à 216,3 milliards d’euros (chiffres actualisés à la mi-2026), presque le double de l&rsquo;aide des Etats-Unis, estimée entre 114 et 175 milliards de dollars, selon les rapports officiels du Congrès américain et l’institut Kiel.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour ne rien arranger, le Parlement allemand vient d’approuver des dépenses militaires massives de plus de 300 milliards d’euros ! Cette masse d’argent va malheureusement tomber dans l’escarcelle des industriels de l’armement, au lieu de profiter au peuples allemands et européens&nbsp;qui s’apprêtent à&nbsp;vivre des moments très difficiles.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pis encore&nbsp;: les milliards d’euros d’aide à l’Ukraine vont servir à financer l’achat d’armement américain et non européen.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si ce n’est pas là de l’aveuglement politique, cela lui ressemble beaucoup.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<item>
		<title>Forsa Street 2026 &#124; Deux jours pour l’emploi et la formation des jeunes Tunisiens</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 20 Sep 2026 06:29:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les 19 et 20 septembre 2026, la Cité de la culture de Tunis se transforme en un immense terrain d’orientation pour la jeunesse.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/20/forsa-street-2026-deux-jours-pour-lemploi-et-la-formation-des-jeunes-tunisiens/">Forsa Street 2026 | Deux jours pour l’emploi et la formation des jeunes Tunisiens</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Les 19 et 20 septembre 2026, la Cité de la culture de Tunis se transforme en un immense terrain d’orientation pour la jeunesse. Pour sa 7ᵉ édition, Forsa Street ouvre gratuitement ses portes aux jeunes et les invite à explorer, station après station, tous les chemins possibles vers l’emploi, la formation et l’entrepreneuriat en Tunisie comme à l’étranger. Une initiative du Centre tuniso-allemand pour la migration et le développement (ZME) et de l’Agence tunisienne pour l’emploi et le travail indépendant (Aneti).</em></strong></p>



<span id="more-19674494"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Au cœur de l’événement, un labyrinthe interactif géant composé de 40 panneaux répartis en huit couloirs thématiques. Les jeunes visiteurs y parcourent, étape par étape, les différentes voies possibles : l’emploi, l’éducation, la formation professionnelle, l’enseignement supérieur ou l’entrepreneuriat.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À chaque station, ils ne se contentent pas de regarder : ils construisent concrètement leur projet professionnel, accompagnés directement par des conseillers qui les guident et leur donnent des recommandations personnalisées. L’objectif est simple mais ambitieux : rendre visible la diversité des chemins possibles, en Tunisie ou à l’international, avec un focus particulier sur les opportunités en Allemagne et donner à chaque jeune les outils pour mieux s’orienter.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Forsa Street n’est pas un salon classique : c’est un espace de dialogue direct entre les jeunes, les institutions tunisiennes et des acteurs internationaux. Des organisations comme le DAAD, le Goethe Institut, l’OIM, l’AHK Tunisie et Erasmus+ y animeront des ateliers thématiques consacrés à l’étude, la formation en alternance (Ausbildung) et l’emploi en Allemagne ; au cadre légal du placement à l’international ; à la préparation à la vie active : réussir un entretien d’embauche et bâtir un projet professionnel ; et aux programmes de bourses pour la mobilité internationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour marquer cette édition anniversaire, une nouveauté : une expérience en réalité virtuelle (VR) qui plonge le visiteur dans toutes les étapes de la migration vers l’Allemagne, de la recherche d’information jusqu’à l’intégration.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Forsa Street 2026 marque aussi une étape stratégique : elle scelle le passage de relais entre le Centre tuniso-allemand et l’Aneti, qui prendra désormais en charge la conception du contenu et la communication de cette action phare. Ceci permettra de garantir que l’initiative continue de bénéficier durablement aux jeunes Tunisiens, portée par les institutions nationales.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/20/forsa-street-2026-deux-jours-pour-lemploi-et-la-formation-des-jeunes-tunisiens/">Forsa Street 2026 | Deux jours pour l’emploi et la formation des jeunes Tunisiens</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Le faux débat sur l’islam en Europe</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/16/le-faux-debat-sur-lislam-en-europe/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 16 Sep 2026 07:10:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Marine Le Pen]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les allégations selon lesquelles l’islam en tant que religion menacerait l’Europe sont fausses, estime le journal britannique The Economist. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/16/le-faux-debat-sur-lislam-en-europe/">Le faux débat sur l’islam en Europe</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Alors que l’islam est attaqué de toutes parts en Europe et sans aucune nuance par les partis d’extrême droite qui ont le vent en poupe et que les musulmans sont stigmatisés, le magazine britannique</em></strong> <a href="https://www.economist.com/leaders/2026/09/10/the-truth-and-the-lies-about-islam-in-europe" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong><em>The Economist</em></strong></a> <strong><em>affirme dans un éditorial cette semaine que les allégations selon lesquelles l’islam en tant que religion menacerait l’Europe sont fausses mais que l’islamisme en tant qu’idéologie et l’islamophobie nourrie par l’extrême droite constituent bel et bien un danger. Les musulmans ne représentent que 6% de la population européenne qui compte plus de 500 millions d’habitants donc la fable de l’islam conquérant chère à l’extrême droite pour insuffler une peur panique aux électeurs ne tient pas.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-19654443"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Dans cet éditorial intitulé <em>«La vérité et les mensonges à propos de l’islam en Europe»</em>, publié à l’occasion du 25<sup>e</sup> anniversaire des attentats du 11 septembre 2001, l’auteur constate que la peur de l’islam s’intensifie dans les pays européens, la moitié de la population estimant désormais que l’islam est incompatible avec les valeurs occidentales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 6 septembre, le parti populiste de droite Alternative pour l’Allemagne (AfD) a remporté 44% des voix en Saxe-Anhalt, son plus large score à ce jour lors d’une élection régionale, mettant en garde contre <em>«l’islamisation»</em> de l’Allemagne et menaçant de déportations forcées.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">La paranoïa de la droite extrême</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le même week-end, en Grande-Bretagne, des centaines d’individus masqués ont occupé la ville de Douvres, plaque tournante de l’immigration clandestine entre la France et l’Angleterre, scandant <em>«Arrêtez les embarcations»</em> et <em>«Jésus est le Roi»</em>. Cet épisode montre que souvent l’immigration est liée à la religion musulmane et à la menace qu’elle constituerait pour l’Occident chrétien.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">En France, l’appel de Marine Le Pen à interdire le port du voile dans les lieux publics recueille le soutien de 60% des électeurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le magazine britannique constate que cette obsession s’est enracinée en Amérique. La crainte n’est plus celle du terrorisme, comme après le 11 septembre, mais celle d’un <em>«complot islamique»</em> visant à prendre le contrôle de l’Europe de l’intérieur, tandis que des membres de l’administration Trump mettent en garde contre le <em>«déclin de la civilisation européenne»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette vision nuit aux relations transatlantiques et est fondamentalement erronée. L’Europe n’est confrontée à aucune menace de domination islamique, à aucune radicalisation massive des musulmans ni à une éradication de sa culture.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>The Economist</em> rapporte qu’il n’existe pas de <em>«zones de non-droit»</em>, la charia n’est pas intégrée au droit national et aucune <em>«grande alternative»</em> démographique ne se profile à l’horizon.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, le véritable danger qui menace l’Europe selon le magazine britannique est différent. Il s’agit de l’extrémisme alimenté par l’islamisme (la conviction que l’État doit imposer les principes islamiques) et la paranoïa de la droite extrême attisée par les réseaux sociaux. La gauche aggrave la situation en niant les menaces, certes modestes mais bien réelles, que représente l’islam politique. Les responsables politiques du centre font de même, en gardant le silence par crainte d’être accusés de racisme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette dynamique pourrait déjà nuire aux démocraties libérales en Europe, non pas en les remplaçant par un système de califat mais en ralentissant l’intégration et en favorisant des politiques qui porteraient durablement atteinte à leurs libertés.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="j4QE2QsXXc"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/25/les-musulmans-europeens-confrontes-a-une-inquietante-vague-de-racisme/">Les Musulmans européens confrontés à une inquiétante vague de racisme</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les Musulmans européens confrontés à une inquiétante vague de racisme » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/25/les-musulmans-europeens-confrontes-a-une-inquietante-vague-de-racisme/embed/#?secret=XwtiDOas5J#?secret=j4QE2QsXXc" data-secret="j4QE2QsXXc" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Les musulmans représentent 6% de la population européenne</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><em>The Economist</em> affirme que ces craintes extrêmes sont facilement démasquées. Malgré une immigration record en provenance de pays à majorité musulmane, les musulmans ne représentent que 6% de la population européenne, qui compte plus de 500 millions d’habitants. Si les nouveaux arrivants ont généralement plus d’enfants que les immigrés nés dans le pays, les taux de fécondité tendent à converger en deux générations. En réalité, la plupart des immigrés musulmans souhaitent rester et vivre dans leur nouveau pays et non imposer une version des sociétés qu’ils viennent de quitter.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Également, les enfants de migrants ont plutôt de bons résultats à l’école. En Grande-Bretagne, 67% des Bangladais ayant passé des tests standardisés en 2021 étaient inscrits à l’université avant l’âge de 19 ans, contre 38% des Britanniques blancs. De nombreux musulmans sont engagés en politique, comme en témoignent la ministre de l’Intérieur britannique, Shabana Mahmood, et le maire de Londres, Sadiq Khan. À bien des égards, les attitudes des musulmans peuvent être similaires à celles des autres Européens. Un sondage réalisé par le magazine auprès de musulmans britanniques a révélé peu d’opposition au travail des femmes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>The Economist</em> s’interroge sur les motivations de tant d’Européens à s’opposer à l’islam et considère que certaines positions répandues chez les musulmans nourrissent cette méfiance envers l’Islam. Les sondages du magazine montrent que 52% des musulmans considèrent l’homosexualité comme immorale et que les jeunes musulmans (41% des moins de 35 ans) sont plus enclins que les musulmans plus âgés (25%) à penser que la violence est justifiée en cas d’insulte au Prophète.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ne pas confondre l’islamisme politique et l’islam comme religion</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour autant, selon le magazine britannique, le fait d’avoir des opinions socialement conservatrices ne constitue pas en soi une menace. Certains militants d’extrême droite en Europe ne sont pas moins hostiles aux homosexuels qu’aux musulmans qu’ils condamnent mais certaines de ces positions devraient inquiéter les libéraux qui ont longtemps cru que les sociétés ouvertes finiraient par rendre les gens plus tolérants.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>The Economist</em> insiste sur le fait que le danger provient de l’islamisme en tant qu’idéologie politique et ne doit pas être confondu avec l’islam en tant que religion. L’islam n’est pas le problème en soi, c’est l’islamisme qui peut l’être. Contrairement aux djihadistes du 11 septembre, la plupart des islamistes ne prônent pas la violence mais beaucoup se livrent à de l’infiltration, c’est-à-dire qu’ils infiltrent les institutions démocratiques pour promouvoir un programme illibéral. Le principal danger de l’infiltration réside au niveau local. De petits réseaux bien organisés peuvent prendre le contrôle d’une école, d’une mosquée, d’un conseil municipal ou d’une association caritative, utilisant ces institutions pour décourager l’intégration et imposer une conformité religieuse aux autres musulmans vivant à proximité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les services de sécurité européens sont de plus en plus préoccupés par ces islamistes non violents. En France, les autorités craignent l’infiltration clandestine des Frères musulmans. Un rapport officiel publié l’année dernière mettait en garde contre le risque que l’islamisme ne menace, à terme, les lois laïques et les droits des femmes. Toutefois, cette perspective semble désormais improbable. Le ministère français de l’Intérieur estime que seuls 139 des 2 800 lieux de culte musulmans sont liés aux Frères musulmans. Les principales victimes sont d’autres musulmans.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la moitié des douze circonscriptions de Blackburn, dans le nord de l’Angleterre, les musulmans représentent plus de 60% de la population, et dans deux d’entre elles, ce chiffre dépasse les 80%. Dans ces zones, les femmes peuvent se sentir contraintes de se soumettre aux conseils de la charia pour les questions concernant leur famille. Les musulmans LGBTQ+ et les personnes de tendance libérale sont également victimes d’intimidation. Les musulmans qui n’adhèrent pas à la charia se plaignent que les autorités occidentales, par crainte d’être accusées de racisme s’ils réagissent, ne leur accordent pas la même protection qu’aux citoyens non musulmans.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à ces réalités, <em>The Economist</em> met en garde contre le danger de l’islamisme, arguant que ces menaces locales pourraient se transformer en menace continentale du fait de leur instrumentalisation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est dans l’intérêt des islamistes d’affirmer que toute critique de leur projet politique est une attaque contre l’islam lui-même. La gauche populiste, notamment La France insoumise et le Parti vert britannique, a tendance à qualifier de racistes ceux qui soulèvent les questions liées à l’immigration, à la criminalité et à l’Islam politique. Et de son côté, la droite populiste attise souvent la peur en prétendant que tous les musulmans représentent une menace.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elon Musk compte parmi les plus fervents défenseurs de cette rhétorique, utilisant les réseaux sociaux pour façonner la perception mondiale de l’islam et soutenant la droite antimusulmane en Europe, du parti Alternative pour l’Allemagne (AfD) à Tommy Robinson, l’agitateur britannique qui fera l’objet d’une série de podcasts dès cette semaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les solutions proposées par la droite populiste ne sont pas moins extrêmes que celles offertes par les islamistes dont elle prétend protéger l’Europe. Les promesses d’expulsions massives, de ségrégation et d’interdictions vestimentaires terrorisent les musulmans, entravent leur intégration et les poussent dans les bras des extrémistes. Tout pays qui met en œuvre de telles politiques se rendra compte que la haine qu’elle déchaîne causera des dommages profonds et durables.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="fNcBQEZO2B"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/11/les-allemands-musulmans-craignent-la-montee-de-lislamophobie/">Les Allemands musulmans craignent la montée de l’islamophobie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les Allemands musulmans craignent la montée de l’islamophobie » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/11/les-allemands-musulmans-craignent-la-montee-de-lislamophobie/embed/#?secret=ASx0csInZO#?secret=fNcBQEZO2B" data-secret="fNcBQEZO2B" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Les musulmans européens s’intègrent progressivement</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Par conséquent, les responsables politiques européens doivent proposer une alternative. La violence et les menaces de violence doivent être poursuivies en justice mais il ne doit y avoir aucun tabou au nom de la sensibilité culturelle, la liberté d’expression n’est pas l’ennemie de la tolérance mais bien une condition essentielle à celle-ci.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La solution ne sera pas rapide mais l’espoir est permis. Les musulmans européens s’intègrent progressivement, à l’instar des vagues précédentes de migrants catholiques, juifs et caribéens dans les pays d’accueil. L’arrivée de ces groupes avait suscité une vive inquiétude quant à leur intégration. Finalement, tous ont trouvé leur place. Les musulmans trouveront la leur aussi si la division et la suspicion n’entravent pas leur intégration.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Succès électoral de l’extrême droite en Allemagne, gueule de bois en Europe</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 09 Sep 2026 07:04:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[AFD]]></category>
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		<category><![CDATA[extrême droite]]></category>
		<category><![CDATA[Saxe-Anhalt]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le parti d’extrême droite AfD (Alternative pour l’Allemagne) a réalisé une performance historique lors d'élections  régionales.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Lors des élections régionales du dimanche 6 septembre 2026 dans le Land de Saxe-Anhalt, le parti d’extrême droite AfD (Alternative pour l’Allemagne) a réalisé une performance historique en récoltant&nbsp;43,8% des suffrages, devançant massivement les conservateurs de la CDU et les socio-démocrates du SPD, les deux principaux partis de gouvernement en Allemagne.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-19602115"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Cette percée historique inquiète, toutefois, il convient de rappeler que dans cet État fédéré de l’Allemagne de l’Est, le vote pour l’AfD est depuis dix ans le double de la moyenne nationale. De plus, le parti n’a pas obtenu la majorité absolue dans le Parlement régional pour pouvoir diriger le gouvernement régional*.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Les chiffres parlent d’eux-mêmes. L’AfD a presque doublé son score lors des élections régionales de dimanche en Saxe-Anhalt, atteignant 43,8 % des voix»</em>, c’est par ce constat que Jon Henley commence son analyse dans <a href="https://www.theguardian.com/world/2026/sep/07/afd-germany-far-right-saxony-anhalt-nationalist-wave-europe-analysis" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Guardian</a>. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le même temps, la CDU, parti de centre-droit du chancelier Friedrich Merz, s’est effondrée à 17,2%, soit moins de la moitié de son score obtenu lors du même scrutin il y a cinq ans et le SPD, parti de centre-gauche et autre grand parti au pouvoir en Allemagne depuis une soixantaine d’années, a péniblement recueilli 9,3% des suffrages. Force est de constater que le centre n’a pas résisté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On ignore encore si l’AfD, dont la section locale en Saxe-Anhalt, dans l’est de l’Allemagne, est officiellement classée comme <em>«extrême droite avérée»</em> par les services de renseignement intérieur allemands, parviendra à former un gouvernement régional, elle compte 39 députés sur 83 au Parlement, soit un nombre insuffisant pour obtenir la majorité absolue.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une onde de choc en Europe</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce résultat représente néanmoins le meilleur score jamais obtenu par le parti dans un État fédéré allemand et le rapproche plus que tout autre parti d’extrême droite depuis la Seconde Guerre mondiale de former gouvernement fût-il régional et non national ! Il a provoqué une onde de choc en Europe, les nationalistes célèbrent une <em>«victoire historique qui n’est qu’un début»</em>, tandis que les dirigeants traditionnels mettent en garde contre un <em>«moment grave»</em> pour l’Europe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Suède organise des élections législatives le week-end prochain. La France sera confrontée à une élection présidentielle cruciale au printemps prochain. Des élections législatives importantes se tiendront en Italie, en Espagne et en Pologne plus tard dans l’année. Les partis d’extrême droite sont en tête des sondages dans tous ces pays et le centre de l’Europe craint une vague nationaliste continentale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, il serait judicieux de ne pas tirer de conclusions hâtives d’un seul résultat électoral dans un Land allemand bien particulier. La Saxe-Anhalt, notent les analystes, compte à peine 1,8 million d’électeurs et constitue depuis longtemps un bastion de l’extrême droite. Lors des élections fédérales et régionales de la dernière décennie, le soutien à l’AfD y a systématiquement été le double de la moyenne nationale.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ttwEwBaoJi"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/20/lallemagne-face-a-une-vague-de-faillites-sans-precedent/">L’Allemagne face à une vague de faillites sans précédent</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’Allemagne face à une vague de faillites sans précédent » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/20/lallemagne-face-a-une-vague-de-faillites-sans-precedent/embed/#?secret=4DPgRWqSV0#?secret=ttwEwBaoJi" data-secret="ttwEwBaoJi" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Tarik Abou-Chadi, professeur de politique européenne à l’université d’Oxford explique : <em>«La Saxe-Anhalt ne devrait pas servir de base à des conclusions générales sur la sociologie électorale de l’AfD»</em>. Néanmoins, l’AfD est en tête des sondages nationaux. Elle est également en tête –bien que dans une course beaucoup plus serrée avec le SPD– dans le Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, où des élections régionales sont prévues ce mois-ci, et elle occupe la deuxième place même à Berlin, pourtant réputée pour son orientation libérale. Son essor s’inscrit dans une marche d’une décennie menée par les partis d’extrême droite à travers l’Europe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Près d’un électeur européen sur quatre vote désormais pour des partis d’extrême droite, selon une étude menée par Matthijs Rooduijn, politologue à l’Université d’Amsterdam. Cette proportion a presque quintuplé depuis le milieu des années 1990 et a connu une hausse particulièrement marquée ces trois dernières années.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette analyse, réalisée par plus de 150 politologues dans 31 pays, révèle que la proportion d’Européens ayant voté pour un parti d’extrême droite lors des dernières élections nationales de leur pays a dépassé les 23% en 2026, contre environ 10% il y a dix ans et environ 5% en 1995.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les partis populistes d’extrême droite sont aujourd’hui au pouvoir au sein de coalitions gouvernementales en Croatie, en République tchèque, en Italie et en Finlande, soutiennent un gouvernement minoritaire de droite en Suède et sont en tête des sondages en Autriche, en Belgique, en France et en Allemagne (et, jusqu’à très récemment, au Royaume-Uni).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ils ont également subi des défaites récentes, notamment aux Pays-Bas, où le parti de la liberté (PVV) de Geert Wilders a perdu près d’un tiers de ses sièges pour terminer deuxième l’année dernière, et en Hongrie, où le Fidesz de Viktor Orbán a été largement battu par son rival de centre-droit en avril.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’extrême droite est là pour durer</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La tendance semble claire. Comme l’a déclaré Cas Mudde, de l’Université de Géorgie, spécialiste reconnu de l’extrême droite européenne, après la défaite d’Orbán : <em>«L’extrême droite est là pour durer et nombre de ses partis sont aussi bien implantés que les partis traditionnels. À l’instar des autres partis, leur soutien électoral fluctue»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette progression électorale constante s’est produite malgré le refus des partis traditionnels, dans des pays comme la France et l’Allemagne, de collaborer avec l’extrême droite, ce qui a conduit certains observateurs à affirmer que le <em>«cordon sanitaire»</em> a désormais échoué voire s’est révélé contre-productif.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En excluant l’AfD, soutiennent-ils, les partis traditionnels allemands l’ont en réalité renforcée : le parti a été protégé par des compromis et des échecs inhérents au pouvoir. Parallèlement, le centre s’est trouvé vidé de sa substance, il a été contraint à des alliances fragiles et instables, fondées sur des consensus et, surtout, peu de résultats concrets, ce qui frustre davantage les électeurs et renforce le soutien aux extrêmes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Il existe une dynamique politique qui s’auto-alimente et favorise la montée en puissance de l’AfD»</em>, explique Mujtaba Rahman, du cabinet de conseil en gestion des risques Eurasia Group qui ajoute : <em>«Plus les résultats électoraux sont faibles, moins il y a de points d’accord au sein de la coalition et moins les résultats politiques sont concrets. Moins les résultats sont concrets, plus la frustration de l’électorat est grande et plus le score de l’AfD est élevé»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De nombreux politologues affirment cependant que blâmer le système de coalition est une excuse et les données suggèrent que les partis d’extrême droite ne s’affaiblissent pas lorsqu’ils sont au pouvoir, mais se renforcent : une étude récente portant sur des gouvernements dans 57 pays a révélé que les partis d’extrême droite entrés au pouvoir obtenaient en moyenne un score supérieur de six points de pourcentage lors des élections suivantes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des électeurs désabusés par la flambée des prix</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Outre l’incapacité persistante des gouvernements traditionnels à répondre aux attentes des électeurs désabusés par la flambée du coût de la vie, c’est avant tout la normalisation et l’intégration progressive des idées d’extrême droite qui ont alimenté –et continuent d’alimenter– sa progression constante, soutiennent les politologues.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les recherches suggèrent que l’attitude des électeurs envers les thèmes centraux de l’extrême droite, comme l’immigration, n’a pas fondamentalement évolué au fil du temps mais que ces thèmes ont pris une importance accrue dans leurs décisions de vote. La banalisation de ces thèmes par les médias et par les partis traditionnels qui les adoptent sans hésiter a légitimé les idées d’extrême droite.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Tout le débat sur le succès ou le renforcement de l’extrême droite par le cordon sanitaire passe complètement à côté du sujet»</em>, affirme Gabriela Greilinger, politologue austro-hongroise qui ajoute : <em>«Les politiques et les idées d’extrême droite occupent déjà une place centrale dans le débat public, que l’extrême droite soit au pouvoir ou non. Leurs idées ne sont pas censurées»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* L’Allemagne qui est un État fédéral est composée de 16 États fédérés (Länder), chacun d’entre eux est dirigé par un gouvernement régional (Landesregierung) qui doit bénéficier du soutien de la majorité absolue du Parlement régional (Landtag).</em></p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="9r3lsyss9P"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/20/lallemagne-et-ses-grands-chantiers-en-retard/">L’Allemagne et ses grands chantiers en retard</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’Allemagne et ses grands chantiers en retard » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/20/lallemagne-et-ses-grands-chantiers-en-retard/embed/#?secret=BtvsJKOaTR#?secret=9r3lsyss9P" data-secret="9r3lsyss9P" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<item>
		<title>Volkswagen &#124; Le conseil de surveillance valide 100 000 suppressions de postes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 05 Sep 2026 08:31:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[AUTO]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Audi]]></category>
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		<category><![CDATA[Volkswagen]]></category>
		<category><![CDATA[Wolfsburg]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>100 000 suppressions de postes sont prévues d’ici la fin de la décennie, soit environ 15 % des effectifs mondiaux du groupe Volkswagen. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/05/volkswagen-le-conseil-de-surveillance-valide-100-000-suppressions-de-postes/">Volkswagen | Le conseil de surveillance valide 100 000 suppressions de postes</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Réuni le 3 septembre 2026, le conseil de surveillance de Volkswagen a approuvé à l’unanimité le «Plan d’avenir 2030», qui porte à 100 000 le nombre total de suppressions de postes prévues d’ici la fin de la décennie, soit environ 15 % des effectifs mondiaux du groupe. Ce chiffre additionne 50 000 nouveaux départs à l’échelle mondiale aux 50 000 déjà actés en Allemagne depuis 2024, principalement chez la marque Volkswagen.</em></strong></p>



<span id="more-19575149"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Après près de deux ans de tensions ouvertes, ponctuées de manifestations à Wolfsburg et Zwickau et d’une pétition syndicale signée par plus de 200 000 personnes, la direction et les représentants des salariés ont trouvé un compromis qui évite, au moins temporairement, l’affrontement frontal redouté depuis l’été. Le vote ne règle pas tout : le sort de quatre usines allemandes majeures, Emden, Zwickau, Hanovre et l’usine Audi de Neckarsulm, reste en suspens, reporté à des échéances allant de 2031 à 2034.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un compromis négocié pied à pied</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le vote de vendredi a été précédé, la veille, d’une réunion de la commission de présidence du conseil, avant la séance plénière de l’organe de contrôle du groupe à Wolfsburg. En son sein, salariés et actionnaires pèsent à parts égales, et les représentants du personnel disposent, via le système allemand de cogestion, d’un poids déterminant sur les questions touchant aux sites industriels, une architecture qui a longtemps limité la capacité de la direction à imposer une restructuration rapide.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà du volume d’emplois supprimés, le <em>«Plan d’avenir 2030»</em> redessine en profondeur le modèle industriel du groupe. Volkswagen prévoit de réduire de moitié sa gamme de modèles d’ici 2035 et de diminuer de 75 % la complexité de son offre, en resserrant les plateformes techniques et les architectures logicielles pour éliminer les doublons. L’objectif financier affiché est une marge opérationnelle de 9 % en 2030, contre à peine 3,8 % au premier semestre 2026, soutenue par 135 milliards d’euros d’investissements programmés entre 2027 et 2031 dans les usines, la recherche et les nouvelles technologies. Le groupe reconnaît par ailleurs une surcapacité de plus de 500 000 véhicules par an en Europe, conséquence directe de la pression concurrentielle chinoise et du recul de la demande sur le Vieux Continent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La gouvernance elle-même doit être <em>«simplifiée»</em>, sans que les modalités précises aient été détaillées. Le projet le plus sensible sur ce terrain, le détachement de la marque Volkswagen en société distincte, continue de se heurter à l’opposition du comité d’entreprise et du Land de Basse-Saxe, qui y voient une menace pour les droits de codécision garantis par la loi spécifique à la gouvernance du groupe adoptée en 1960.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Quatre usines dans l’incertitude</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Deux fermetures sont déjà actées : celle de Dresde, et l’arrêt de la production automobile à Osnabrück, prévu pour 2027. Le sort de quatre autres sites reste en revanche ouvert. Selon des informations de la <em>WirtschaftsWoche</em> reprises par <em>Reuters</em> début septembre, le directoire a proposé au conseil de surveillance l’arrêt d’ici 2034 de :</p>



<p class="wp-block-paragraph">•&nbsp;Emden, qui produit aujourd’hui les ID.4 et ID.7, avec une fermeture envisagée en 2031 ;</p>



<p class="wp-block-paragraph">•&nbsp;Zwickau, qui assemble les ID.3, ID.4, ID.5, l’Audi Q4 e-tron et la Cupra Born, et emploie environ 9 200 salariés ; sa fermeture est également envisagée en 2031, le site tournant déjà en deux équipes au lieu de trois, faute de débouchés suffisants ;</p>



<p class="wp-block-paragraph">•&nbsp;Hanovre, dédiée à l’assemblage d’utilitaires, avec une échéance 2032 ;</p>



<p class="wp-block-paragraph">•&nbsp;Neckarsulm, l’usine Audi qui produit les A5, A6, A8 et e-tron GT, visée pour 2034.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces quatre sites représenteraient à eux seuls environ 40 000 emplois. Le directeur général du groupe, Oliver Blume, a reconnu ne pas voir aujourd’hui d’utilisation compétitive suffisante de ces installations pour la décennie 2030, tout en précisant qu’aucune fermeture n’a été formellement décidée à ce stade.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le vote du 3 septembre a validé le cap financier et le volume global de suppressions de postes, mais a repoussé l’arbitrage site par site : le point le plus explosif du dossier reste à trancher.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le vote unanime obtenu à Wolfsburg donne à Volkswagen des objectifs financiers et stratégiques clairs et rendus publics, et aux syndicats des garanties sur l’absence de fermetures immédiates et le maintien de la codécision. Le destin des quatre usines encore menacées reste ouvert, reporté à un rendez-vous ultérieur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’après <a href="https://faustotounsi.substack.com/p/volkswagen-and-the-art-of-compromise" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Fausto Giudice</a>.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="9Lp9q9wEoN"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/18/un-trou-de-11-milliards-deuros-pese-sur-lavenir-de-volkswagen/">Un trou de 11 milliards d’euros pèse sur l’avenir de Volkswagen</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Un trou de 11 milliards d’euros pèse sur l’avenir de Volkswagen » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/18/un-trou-de-11-milliards-deuros-pese-sur-lavenir-de-volkswagen/embed/#?secret=jTWx6UWzy2#?secret=9Lp9q9wEoN" data-secret="9Lp9q9wEoN" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Ce que le choix énergétique allemand dit à la Tunisie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Sep 2026 08:53:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelwaheb Ben Moussa]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[Allemagne]]></category>
		<category><![CDATA[énergie]]></category>
		<category><![CDATA[Johann Wadephul]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L'Algérie pourrait contribuer au remplissage des capacités allemandes de stockage de gaz, Mais que peut apporter la Tunisie à ce partenariat ? </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/02/ce-que-le-choix-energetique-allemand-dit-a-la-tunisie/">Ce que le choix énergétique allemand dit à la Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Lors de la récente visite en Tunisie du ministre allemand des Affaires étrangères, Johann Wadephu, les échanges ont porté sur la coopération bilatérale, les investissements, la transition énergétique, le numérique, la formation et les relations entre la Tunisie et l’Europe.</em></strong> <strong><em>Mais un signal venu d’Alger au même moment mérite d’être décodé à Tunis.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Abdelwaheb Ben Moussa *</strong></p>



<span id="more-19554890"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Abdelwahab-Ben-Moussa.jpg" alt="" class="wp-image-18394138" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Abdelwahab-Ben-Moussa.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Abdelwahab-Ben-Moussa-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Abdelwahab-Ben-Moussa-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Johann Wadephul a déclaré que l’Algérie pourrait contribuer au remplissage des capacités allemandes de stockage de gaz, qualifiant Alger de <em>«partenaire fiable»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette déclaration concerne d’abord l’Allemagne et l’Algérie. Mais pour la Tunisie, elle constitue surtout un rappel : dans la nouvelle géoéconomie européenne, les pays qui disposent d’un actif stratégique ont aussi un levier de négociation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question n’est donc pas de savoir pourquoi Berlin se tourne vers Alger. Elle est de savoir pourquoi Tunis ne transforme pas encore suffisamment ses propres atouts en actifs stratégiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Qu’est-ce que la Tunisie peut offrir à une Europe qui cherche à réduire ses vulnérabilités et à diversifier ses interdépendances ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">La réponse ne se trouve probablement pas dans le gaz. Elle se trouve dans ce que la Tunisie possède déjà — sa proximité avec l’Europe, son potentiel renouvelable, sa position méditerranéenne, ses compétences, son industrie, ses infrastructures et son ouverture africaine — mais qu’elle doit encore transformer en capacités économiques durables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le débat tunisien est trop souvent construit à partir de ce que demandent nos partenaires : coopération migratoire, sécurité, stabilité, énergie, investissements ou financement. Leurs projets, parfois clé en main, deviennent les nôtres.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette approche mérite d’être inversée. Avant de demander ce que l’Europe peut apporter à la Tunisie, il faut déterminer ce que la Tunisie veut devenir pour l’Europe. Cette question oblige à regarder nos vulnérabilités : déficit énergétique, besoin de devises, faiblesse de l’investissement productif, difficultés logistiques, dépendance technologique, perte de certaines compétences et accès encore insuffisant aux marchés africains.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais elle oblige également à regarder nos atouts : proximité du marché européen, position méditerranéenne, potentiel renouvelable, base industrielle déjà intégrée à plusieurs chaînes européennes, compétences techniques et numériques et proximité avec l’Afrique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La stratégie consiste à transformer nos vulnérabilités en priorités et nos atouts en avantages.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h2 class="wp-block-heading">L’Europe comme accélérateur industriel</h2>



<p class="wp-block-paragraph">C’est probablement le premier changement de raisonnement nécessaire. Avant de rêver d’exporter massivement de l’électricité vers l’Europe, la priorité devrait être de réduire durablement notre propre vulnérabilité énergétique, notre déficit en la matière dépassant désormais 60% au moment où le cours mondial de l’énergie flambe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Chaque mégawatt renouvelable produit en Tunisie peut avoir plusieurs valeurs : réduire une importation, améliorer la balance commerciale, alimenter une activité industrielle, développer des compétences et, lorsque les conditions le permettent, être exporté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’ordre des priorités compte. Une politique énergétique géoéconomique tunisienne devrait donc poursuivre simultanément trois objectifs : sécurité énergétique nationale, compétitivité industrielle et capacité d’interconnexion avec l’Europe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le raccordement électrique avec le Vieux Continent ne devrait pas être conçu comme une simple autoroute d’exportation. Il doit devenir une infrastructure permettant à la Tunisie d’augmenter sa valeur dans la chaîne énergétique. Cela implique d’attirer les investissements, mais aussi de développer progressivement la formation, la maintenance, l’ingénierie et les services locaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le véritable indicateur ne devrait donc pas être seulement le nombre de mégawatts installés. Il devrait être la valeur tunisienne créée par chaque unité d’énergie produite.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La relation avec l’Europe ne doit pas être réduite à la question des financements. L’enjeu essentiel est aussi d’utiliser l’accès au marché européen pour augmenter la productivité et la capacité industrielle nationales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie dispose d’une proximité exceptionnelle avec ce continent de 500 millions de consommateurs potentiels. Pourtant, cette proximité n’a pas encore produit toute la valeur qu’elle pourrait générer. L’intégration dans les chaînes européennes reste trop souvent concentrée sur des activités où la valeur ajoutée locale demeure limitée. La prochaine étape doit être celle de la montée en gamme : ingénierie, conception, logiciels industriels, électronique, composants, maintenance spécialisée, services numériques, santé et technologies énergétiques. L’objectif n’est pas seulement d’exporter davantage vers l’Europe. Il est d’exporter davantage de valeur. C’est également là que se joue la réciprocité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Europe apporte des marchés, des capitaux, des technologies et des savoir-faire. La Tunisie doit, en retour, offrir des conditions permettant aux entreprises européennes de produire, d’innover et de se projeter depuis notre territoire vers d’autres marchés.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="538" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/09/Johann-Wadephul-et-Abdelmadjid-Tebboune-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-19554941" style="width:800px;height:auto" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/09/Johann-Wadephul-et-Abdelmadjid-Tebboune-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/09/Johann-Wadephul-et-Abdelmadjid-Tebboune-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/09/Johann-Wadephul-et-Abdelmadjid-Tebboune-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/09/Johann-Wadephul-et-Abdelmadjid-Tebboune-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/09/Johann-Wadephul-et-Abdelmadjid-Tebboune-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/09/Johann-Wadephul-et-Abdelmadjid-Tebboune-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/09/Johann-Wadephul-et-Abdelmadjid-Tebboune.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Johann Wadephul reçu par Abdelmadjid Tebboune : Alger, clou de la tournée maghrébine du responsable allemand. </em></figcaption></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading">Passer de la proximité à la projection et transformer la mobilité en réseau</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La deuxième opportunité insuffisamment exploitée est africaine. La Tunisie dispose d’une proximité géographique, culturelle et économique particulière avec l’Afrique subsaharienne. Mais une proximité ne constitue pas une stratégie. Pour transformer cette position en avantage, il faut des entreprises capables d’opérer durablement en Afrique, des mécanismes de financement adaptés, des assurances, des liaisons logistiques, des partenariats bancaires et des réseaux professionnels.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’enjeu n’est pas de faire de la Tunisie une puissance africaine. Il est d’en faire une plateforme depuis laquelle des entreprises tunisiennes, européennes et africaines peuvent travailler ensemble. Cette fonction pourrait devenir particulièrement intéressante pour les entreprises européennes souhaitant diversifier leurs implantations et accéder davantage aux marchés africains.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie pourrait ainsi transformer sa position géographique en avantage économique : une interface entre l’Europe, le Maghreb et l’Afrique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question des compétences est indissociable de cette stratégie. La Tunisie forme des ingénieurs, médecins, techniciens, informaticiens et autres professionnels recherchés par les économies européennes. La mobilité de ces compétences est une réalité. La question n’est donc plus seulement de savoir comment freiner son exode, mais comment en augmenter la valeur pour l’économie tunisienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cela suppose des partenariats de formation, des certifications communes, des liens structurés entre entreprises et établissements tunisiens et européens et des réseaux permettant aux compétences installées à l’étranger de maintenir des liens économiques avec la Tunisie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La mobilité peut ainsi devenir un réseau économique plutôt qu’une simple perte de capital humain.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Cinq leviers pour changer le rapport de négociation</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ports, réseaux électriques, télécommunications, câbles sous-marins, data centers, routes, rail et plateformes logistiques ne sont pas de simples équipements. Dans une économie mondiale confrontée aux ruptures de chaînes d’approvisionnement, ils deviennent des instruments de résilience.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie doit donc se poser une question simple : ses infrastructures sont-elles suffisamment fiables, rapides et compétitives pour que des entreprises organisent durablement leurs chaînes de valeur autour d’elles ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si la réponse est insuffisante, la géographie ne suffit pas. Il faut investir dans les infrastructures, mais aussi dans leur maintenance, leur redondance, leur sécurité et leur performance. La fiabilité doit devenir elle-même un avantage compétitif tunisien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La stratégie tunisienne peut ainsi être concentrée sur cinq leviers.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le premier, c’est l’énergie. Il s’agit de réduire la vulnérabilité énergétique nationale, développer les renouvelables et utiliser les interconnexions pour créer une base industrielle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le deuxième, c’est l’industrie. Il s’agit de passer progressivement de l’assemblage à davantage d’ingénierie, de conception et de services à forte valeur ajoutée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le troisième, c’est l’Afrique. Il s’agit de construire une plateforme commerciale, financière et logistique permettant aux entreprises tunisiennes et européennes d’accéder aux marchés africains.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le quatrième, ce sont les compétences. Il s’agit de transformer la mobilité professionnelle en réseaux de formation, d’innovation et de création de valeur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le cinquième, ce sont les infrastructures. Il s’agit de faire de la fiabilité énergétique, numérique et logistique un avantage concurrentiel régional.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces cinq leviers ont une logique commune : créer en Tunisie des capacités dont nos partenaires ont intérêt à disposer. C’est ainsi que l’on passe de la dépendance à l’interdépendance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette approche doit également changer notre manière d’évaluer les partenariats.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le véritable test : ce qui reste en Tunisie</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Un projet ne devrait plus être jugé uniquement sur le montant de l’investissement promis. Il faudrait systématiquement demander : Quelle valeur reste en Tunisie ? Quelles compétences sont transférées ? Combien d’entreprises tunisiennes entrent dans la chaîne de valeur ? Quel accès aux marchés est créé ? Quelle capacité nouvelle demeure si le partenaire se retire ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce sont les véritables critères de la réciprocité. Un investissement important peut être économiquement utile sans être stratégiquement transformateur. À l’inverse, un projet plus modeste peut renforcer durablement la position tunisienne s’il crée une capacité industrielle, ouvre un marché et augmente notre pouvoir de négociation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le bon partenariat n’est donc pas nécessairement celui qui apporte le plus de capitaux. C’est celui qui augmente le plus notre capacité future à négocier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La visite du ministre allemand est terminée. L’Allemagne continuera à diversifier ses fournisseurs énergétiques. L’Algérie continuera à valoriser son avantage gazier. La Norvège restera un acteur énergétique majeur. D’autres pays chercheront à prendre leur place dans la nouvelle géographie énergétique et industrielle européenne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie ne gagnera rien à envier les ressources des autres. Elle doit valoriser les siennes. Notre avantage ne sera probablement pas une matière première. Il peut être une combinaison : proximité européenne, énergie renouvelable, industrie, compétences, infrastructures et accès à l’Afrique. Mais cette combinaison ne deviendra un avantage géoéconomique que si nous la transformons en projets, en entreprises, en infrastructures et en chaînes de valeur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le signal envoyé par Berlin à Alger doit donc être lu non comme une occasion manquée, mais comme un rappel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la nouvelle économie de la puissance, les partenaires qui comptent sont ceux qui apportent quelque chose que les autres ont intérêt à sécuriser.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie n’a pas besoin de devenir indispensable à l’Europe. Elle doit devenir suffisamment utile dans plusieurs domaines pour que sa réussite devienne également un intérêt pour ses partenaires. C’est cela, au fond, la véritable réciprocité. Et c’est peut-être la meilleure manière de transformer notre géographie en puissance : ne plus seulement être le pays situé entre l’Europe et l’Afrique, mais devenir le pays dont certaines connexions entre l’Europe et l’Afrique ont besoin.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Ingénieur informatique, cadre d’une banque publique.</em></p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="2wO9psuNHp"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/01/ce-que-leurope-craint-dun-effondrement-tunisien/">Ce que l’Europe craint d’un effondrement tunisien</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Ce que l’Europe craint d’un effondrement tunisien » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/01/ce-que-leurope-craint-dun-effondrement-tunisien/embed/#?secret=lwXvBEUcFa#?secret=2wO9psuNHp" data-secret="2wO9psuNHp" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/02/ce-que-le-choix-energetique-allemand-dit-a-la-tunisie/">Ce que le choix énergétique allemand dit à la Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Ce que l’Europe craint d’un effondrement tunisien</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 01 Sep 2026 09:13:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
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		<category><![CDATA[Moktar Lamari]]></category>
		<category><![CDATA[Sahel]]></category>
		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Quand l’Allemagne montre un intérêt direct à la stabilité tunisienne, c'est l'inquiétude de toute l'Europe  qu'elle exprime. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/01/ce-que-leurope-craint-dun-effondrement-tunisien/">Ce que l’Europe craint d’un effondrement tunisien</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Que l’Allemagne ait un intérêt direct à la stabilité tunisienne, personne ne le conteste. Mais l’Allemagne n’est jamais seule quand elle parle de stabilité et de Sahel à un chef d’État nord-africain : elle parle aussi, de fait, au nom du continent européen qui a fait de la Tunisie son verrou migratoire et énergétique, et qui n’a pas oublié qu’un effondrement tunisien se traduirait par une pression migratoire sur ses propres côtes.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Moktar Lamari</strong> *</p>



<span id="more-19548542"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Moktar-Lamari.jpg" alt="" class="wp-image-246439" style="width:200px;height:auto"/></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Il faut se méfier des communiqués diplomatiques qui se ressemblent trop pour être honnêtes — et se méfier plus encore de ceux qui ne se ressemblent pas du tout. Explication…</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 31 août, Johann Wadephul, ministre allemand des Affaires étrangères, a atterri à Tunis, dans une visite imprévue et urgente, pour une tournée maghrébine présentée comme une simple courtoisie anniversaire : soixante-dix ans de relations diplomatiques tuniso-allemandes, une délégation d’industriels, des dossiers énergie et chaînes d’approvisionnement automobile.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Rien, en apparence, qui justifie qu’un ministre des Affaires étrangères d’un pays du G7 se déplace en personne, accompagné de son patronat, pour aller souffler des bougies protocolaires. Sauf que le décor a craqué presque aussitôt, et de la façon la plus flagrante qui soit : les deux capitales ont raconté deux rencontres différentes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avant même l’atterrissage, le ministère allemand des Affaires étrangères annonçait sur son propre site que les discussions avec Kaïs Saïed porteraient sur leurs <em>«intérêts communs en faveur de la stabilité de la Tunisie»</em>. Une fois sur place, interrogé par la chaîne publique allemande ARD, Wadephul est allé plus loin encore, évoquant sans détour le terrorisme et la montée de <em>«l’islamisme»</em>, et présentant la migration comme l’un des fils conducteurs de sa tournée nord-africaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En conférence de presse à Tunis, il a par ailleurs insisté sur la volonté allemande d’<em>«exploiter les potentiels mutuels»</em>, en particulier dans <em>«l’approvisionnement en énergie respectueuse du climat»</em> — une manière polie de dire qu’on est venu sécuriser des tuyaux, pas signer des cartes postales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Or aucun de ces trois sujets — Sahel, terrorisme islamiste, énergie climatique — ne figure dans le compte rendu publié depuis le Palais de Carthage.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pas une ligne, pas une allusion. À la place, la présidence tunisienne met en scène un Kaïs Saïed qui disserte sur l’humanité entrant dans une <em>«nouvelle étape de son histoire»</em> nécessitant une pensée fondée sur la liberté et la justice, et qui profite de l’audience pour exiger la révision de plusieurs accords — au premier rang desquels l’accord d’association avec l’Union européenne, jugé trop déséquilibré.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ZkvSY2BLYG"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/17/tunisie-italie-les-tensions-internationales-pourraient-retarder-le-projet-elmed/">Tunisie-Italie | Les tensions internationales pourraient retarder le projet Elmed</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie-Italie | Les tensions internationales pourraient retarder le projet Elmed » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/17/tunisie-italie-les-tensions-internationales-pourraient-retarder-le-projet-elmed/embed/#?secret=incj52YpOl#?secret=ZkvSY2BLYG" data-secret="ZkvSY2BLYG" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Intérêt direct de l’Europe à la stabilité tunisienne</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Deux ministères, une seule et même rencontre, et pourtant deux comptes rendus qui pourraient décrire deux réunions tenues à des années de distance. Ce genre de dissonance ne s’invente pas dans un simple exercice de communication maladroit ; il trahit deux agendas qui se sont croisés dans la même salle sans jamais vraiment se parler — l’un venu évaluer un risque, l’autre venu réciter un grief.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Que l’Allemagne — troisième marché à l’export pour la Tunisie, pilier de l’approvisionnement automobile européen, hôte de 7 500 étudiants tunisiens et de milliers de soignants tunisiens dans ses hôpitaux — ait un intérêt direct à la stabilité tunisienne, personne ne le conteste. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais l’Allemagne, dans l’architecture européenne, n’est jamais seule quand elle parle de stabilité et de Sahel à un chef d’État nord-africain : elle parle aussi, de fait, au nom d’un continent qui a fait de la Tunisie son verrou migratoire et énergétique, et qui n’a pas oublié qu’un effondrement tunisien se traduirait en semaines, pas en mois, par une pression migratoire sur ses propres côtes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On ne dépêche pas le chef de sa diplomatie, escorté d’industriels et suivi d’un crochet immédiat à Alger pour discuter interconnexions électriques, si le seul enjeu a trait à un anniversaire à souligner.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On le fait quand on veut prendre le pouls d’un pays avant qu’il ne s’arrête de battre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et ce pouls, aujourd’hui, est franchement inquiétant. Pendant que Wadephul serrait des mains à Carthage, des quartiers entiers de Tunis, de Sfax, du Kef, de Djerba ou de Gabès continuaient de vivre au rythme de coupures d’eau et d’électricité répétées, parfois plusieurs fois par jour — le symptôme le plus visible d’un réseau Steg en déficit structurel de production que plus aucun décret présidentiel ne peut masquer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des menaces terroristes en Tunisie sont probables selon des sources proches de la chancellerie allemande.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À cela s’ajoutent des pénuries récurrentes de médicaments essentiels dans les pharmacies, remontées presque chaque semaine par la société civile et les syndicats de la santé, signe que même la chaîne d’approvisionnement pharmaceutique, pourtant vitale, craque sous la pression budgétaire et le manque de devises.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les trois ingrédients de l’embrasement social</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce sont exactement les trois ingrédients — eau, courant, médicaments — dont l’histoire politique récente du monde arabe a montré qu’ils précèdent, presque toujours, l’embrasement social. Ce n’est pas un hasard si le crochet algérien de Wadephul porte précisément sur l’offre électrique : Berlin cherche, très concrètement, des solutions de dépannage énergétique pour un voisin tunisien exsangue, faute de pouvoir compter sur une réforme interne que le régime refuse d’engager.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Rien de tout cela ne serait alarmant si le contexte politique tunisien n’était pas déjà à ce point tendu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un pouvoir réélu à 90,7 % sur une participation de 28,8 %, une opposition emprisonnée par dizaines, un Premier ministre limogé presque chaque année, une dette publique qui frôle 85 % du PIB, un déficit qui se creuse de nouveau : la marge de manœuvre du régime pour absorber un choc social supplémentaire est proche de zéro.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quand l’eau, l’électricité et les médicaments manquent en même temps, la colère ne cherche plus de porte-parole partisan ; elle descend dans la rue directement, comme on l’a vu ailleurs dans la région ces derniers mois.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et c’est précisément ce scénario que l’Europe, par la voix de son émissaire allemand, semble être venue évaluer de très près — sans jamais le dire tout haut. La visite protocolaire de Wadephul n’est peut-être qu’une couverture élégante pour une question bien plus brutale que Berlin, et derrière elle Bruxelles, se pose désormais sans détour : combien de temps le système Saïed peut-il encore tenir avant que la rue ne tranche à sa place ? </p>



<p class="wp-block-paragraph">Economiste universitaire. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Blog de l&rsquo;auteur:</strong> <a href="https://www.facebook.com/groups/375846620757494" target="_blank" rel="noreferrer noopener">E4T</a>.</p>



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<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>L’Allemagne face à une vague de faillites sans précédent</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 20 Aug 2026 07:32:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Allemagne]]></category>
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		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’économie allemande traverse sa crise la plus profonde de l’après-guerre avec une quatrième année consécutive de production industrielle en chute.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’économie allemande traverse «sa crise la plus profonde de l’après-guerre», a averti mardi 18 août 2026 la première fédération industrielle du pays, reprochant au gouvernement son inaction malgré une quatrième année consécutive de production industrielle en chute.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Habib Glenza</strong>, <em>à Lodz.</em> &nbsp;</p>



<span id="more-19465778"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Longtemps considérée comme le modèle économique à suivre, l’Allemagne traverse aujourd’hui une crise d’une ampleur rarement observée depuis la Seconde Guerre mondiale. En 2025, plus de 17 600 entreprises ont déposé le bilan, un niveau inédit depuis plus de deux décennies, avec une accélération marquée ces derniers mois. Derrière ces chiffres, une réalité brutale : près de 48 entreprises ferment chaque jour. Ce phénomène ne concerne pas uniquement les petites structures, mais touche également des&nbsp;géants industriels, révélant un affaiblissement global du tissu économique.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le moteur économique de l’Europe en train de lâcher</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Contrairement à un krach boursier brutal, la crise actuelle en Allemagne s’installe progressivement, rendant son impact encore plus dangereux. Les faillites augmentent mois après mois, affectant tous les secteurs clés, de l’industrie lourde à la construction. Ce caractère diffus empêche une réaction rapide des marchés et des gouvernements, laissant le temps aux déséquilibres de s’ancrer durablement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette lente érosion du tissu économique est particulièrement préoccupante car elle pourrait contaminer l’ensemble de la zone euro. Dans ce climat d’incertitude prolongée, diversifier ses investissements devient vital, et l’achat d’or représente une valeur refuge fiable face aux crises systémiques qui s’installent dans la durée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le modèle allemand repose en grande partie sur le fameux <em>«Mittelstand»</em>, un réseau dense de PME familiales, souvent très spécialisées et leaders mondiaux. Ces entreprises représentent plus de 99 % du tissu économique et emploient des millions de personnes. Pourtant, ce pilier historique montre aujourd’hui des signes de faiblesse inquiétants. La hausse des coûts, la baisse de la demande et les contraintes réglementaires pèsent lourdement sur leur rentabilité. Lorsque ce cœur industriel ralentit, c’est toute l’économie qui vacille.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;une des causes profondes : la rupture avec le gaz russe</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les sanctions de l’Union européenne (UE) contre la Russie, notamment la rupture avec le gaz russe bon marché. En boycottant l&rsquo;achat du gaz russe, les politiciens de l’UE, en particulier les Allemands, les Anglais, et les Français, ont cru mettre à plat l’économie&nbsp;russe. Aujourd’hui, les sanctions imposées à&nbsp;la Russie se sont retournées contre toutes les économies&nbsp;des pays de l’UE, en particulier contre celle de&nbsp;l’Allemagne qui entraînera&nbsp;dans sa chute les autres économies de l’Europe&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, la crise actuelle résulte d’une accumulation de facteurs structurels. La flambée des prix de l’énergie, notamment après la rupture avec le gaz russe, a multiplié les coûts de production. À cela s’ajoute la hausse rapide des taux d’intérêt, qui freine les investissements et alourdit le coût du crédit. La transition énergétique, bien que nécessaire, impose également des dépenses considérables aux entreprises. Enfin, le ralentissement du commerce mondial et le retour du protectionnisme, à l’instigation des Etats-Unis de Donald Trump, compliquent les exportations, pilier du modèle allemand. Face à ce cocktail toxique, il devient indispensable d’adopter une stratégie patrimoniale défensive, en intégrant par exemple l’or comme actif de protection contre les turbulences économiques</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce que traverse l’Allemagne dépasse largement une simple récession conjoncturelle. Il s’agit d’une transformation structurelle profonde de son modèle économique. L’industrie, historiquement basée sur une énergie abondante et bon marché, doit désormais se réinventer dans un environnement plus contraignant et compétitif.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parallèlement, le pays accuse un retard dans la digitalisation et les technologies émergentes comme l’intelligence artificielle. Cette double transition, énergétique et technologique, s’annonce longue, coûteuse et incertaine. Dans ce contexte, sécuriser une partie de son patrimoine avec&nbsp;de l’or tangible constitue une décision prudente et stratégique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">2026 : une année charnière aux perspectives incertaines             </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les prévisions économiques pour 2026 restent prudentes, avec une croissance faible et des faillites qui devraient continuer à augmenter, bien que plus lentement. Le pic de la crise pourrait être proche, mais ses effets s’inscriront dans la durée. De nombreuses entreprises envisagent déjà de délocaliser leur production vers des zones où les coûts sont plus compétitifs, notamment aux États-Unis ou en Europe de l’Est. Cette recomposition industrielle aura des conséquences majeures sur l’emploi et la stabilité économique du continent européen. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Investir en Allemagne en 2026 nécessite une approche sélective et stratégique. Miser sur l’ensemble du marché peut s’avérer risqué, notamment en raison de l’exposition à des secteurs en difficulté comme l’automobile ou la chimie. En revanche, certaines niches, notamment dans les technologies industrielles avancées ou l’efficacité énergétique, peuvent encore offrir des opportunités intéressantes à long terme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, dans un environnement aussi incertain, il est essentiel de diversifier ses placements et de ne pas dépendre uniquement des marchés financiers traditionnels.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La situation actuelle en Allemagne agit comme un signal d’alerte pour l’ensemble de l’économie européenne. Ce qui était autrefois un modèle de stabilité devient aujourd’hui un terrain d’incertitudes. Entre transition énergétique, mutation industrielle et tensions géopolitiques, les défis sont nombreux et les solutions encore floues. Pour les investisseurs, l’heure n’est plus à l’improvisation mais à la prudence et à l’anticipation.&nbsp;</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="X0Epaoze2Z"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/20/lallemagne-et-ses-grands-chantiers-en-retard/">L’Allemagne et ses grands chantiers en retard</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’Allemagne et ses grands chantiers en retard » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/20/lallemagne-et-ses-grands-chantiers-en-retard/embed/#?secret=NC7KrJ24Zc#?secret=X0Epaoze2Z" data-secret="X0Epaoze2Z" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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